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InterviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 14 septembre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueLogementImmigration & asileÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Laurent Jacobelli : « La priorité nationale est la pierre angulaire de notre programme »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Au fondamental, on va en parler avec Laurent Jacobelli. Bonjour.

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    On va revenir sur ce discours de rentrée de Marine Le Pen et ses propositions.

  • 0:57RelanceÉludée

    Comment l'est-il y a ?

  • 1:42FerméeÉludée

    Mais il n'y a pas de risque de scission ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    On a vu que Jordan Bardella, l'anniversaire de Jordan Bardella a été souhaité en direct au début du meeting, c'est très bien. Mais on se pose la question de savoir pourquoi il n'a pas eu le droit à la parole finalement.

  • 3:27OuverteRéponse directe

    On va rentrer dans le détail de son discours. La première mesure sociale sera de garantir à tous les Français d'être prioritaires chez eux.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:14InvitéChiffre
    « il y a 2,8 millions de Français qui attendent un logement social. »
  • 3:56InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, il y a 70% des Français qui seraient éligibles à un logement social. »
  • 4:15InvitéFait
    « La priorité nationale, la plupart des pays au monde le font. »
  • 5:35InvitéFait
    « Aujourd'hui, la France, elle est surendettée. Aujourd'hui, la France, elle est en décroissance. »
  • 10:54InvitéChiffre
    « Il y a 96 millions de mètres carrés aujourd'hui qui appartiennent à l'État et qui sont inexploités. »
  • 13:19InvitéChiffre
    « le litre serait à 1,84 litre d'essence et non pas à 2,20 euros. »
  • 13:30PrésentateurChiffre
    « 15 milliards pour les caisses de l'État. »
  • 22:11InvitéChiffre
    « Un demi-million de migrants légaux par an, pratiquement un million de migrants illégaux en France, 20 milliards sont dépensés dans l'aide sociale aux migrants par an. »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Présentateur16 %
  • Laurent Jacobelli9 %
  • ?5 %

≈ 21,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Discours de rentrée de Marine Le Pen-Irène,

0:14
Locuteur

un

0:14
Présentateur

beau monde la candidate du RN qui a fait le serment de tout donner pour conduire à la victoire. Un discours centré sur le logement et une première mesure, la priorité nationale à Saint-Retour. Au fondamental, on va en parler avec Laurent Jacobelli. Bonjour.

0:25
Locuteur

Bonjour. Merci beaucoup

0:26
Présentateur

d'être avec nous, députée de Moselle. Porte-parole du Rassemblement National, une interview en partenariat avec la presse régionale qui est représentée ce matin par Stéphane Vernet de Ouest France. Bonjour Stéphane.

0:36
Laurent Jacobelli

Bonjour Auréane, Laurent Jacobelli, bonjour. Bonjour.

0:38
Locuteur

On

0:38
Présentateur

va revenir sur ce discours de rentrée de Marine Le Pen et évidemment sur ses propositions. Mais d'abord un mot, puisque cette rentrée, elle a été marquée par les divergences entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. On va y revenir, je sais que vous n'aimez pas ce mot. Marine Le Pen qui n'a quasiment pas cité Jordan Bardella dans son discours. Jordan Bardella qui n'avait pas l'air aux anges à la fin de celui-ci. Comment l'est-il y a

0:58
Locuteur

?

0:58
Invité

Non, mais alors je vais vous épargner quelque chose parce que sinon vous allez passer neuf mois épouvantables avec une loupe en essayant de voir si quelqu'un se gratte l'oreille, quelqu'un hausse les sourcils à un moment. En espérant trouver un moment, vous pourrez dire Marine Le Pen et Jordan Bardella ne s'entendent pas, c'est faux. Voilà, Marine Le Pen a commencé son discours, ayez l'honnêteté de le dire, en souhaitant un joyeux anniversaire à Jordan Bardella, ce qui est plutôt sympathique comme démarche et non pas du tout

1:20
Locuteur

hostile.

1:21
Invité

Repris par l'ensemble de la salle. Donc honnêtement, moi je veux bien rentrer dans ce jeu-là. On peut refaire Dallas, on peut écrire Closer, mais je pense que le débat politique et les besoins de Français méritent autre chose. Marine Le Pen, Jordan Bardella font campagne ensemble. Marine Le Pen sera présidente de la République et Jordan Bardella conduira son gouvernement. C'est clair, depuis le début, ils font campagne ensemble. Il

1:42
Locuteur

n'y a pas de

1:42
Présentateur

risque de scission ?

1:43
Locuteur

Mais évidemment non. C'est un ennemi politique, par

1:44
Présentateur

exemple, qui dit que le RN veut évincer la ligne Bardella.

1:46
Invité

Mais qui dit ça ?

1:47
Présentateur

Sarah Knafow.

1:48
Invité

Mais d'accord, c'est une ennemi politique. C

1:50
Locuteur

'est une ennemi politique. Mais si

1:51
Invité

vous écoutez Sarah Knafow et que vous lisez Libération, évidemment vous aurez une vision déformée de la réalité. Écoutez-nous plutôt, on le vit au quotidien, tout va bien. Ça en doit être peut-être certain, mais tout va bien.

2:01
Laurent Jacobelli

On a vu que Jordan Bardella, l'anniversaire de Jordan Bardella a été souhaité en direct au début du meeting, c'est très bien. Mais on se pose la question de savoir pourquoi il n

2:10
Locuteur

'a

2:10
Laurent Jacobelli

pas eu le droit à la parole finalement. C'était ça son cadeau d'anniversaire, une remise en place en bonne et due forme.

2:16
Invité

Donc on va passer l'interview là-dessus.

2:17
Locuteur

Non, non, c'est

2:18
Invité

juste pour

2:18
Laurent Jacobelli

savoir. Pourquoi est

2:19
Locuteur

-ce

2:19
Laurent Jacobelli

qu'il n

2:19
Locuteur

'a

2:19
Laurent Jacobelli

pas pris la parole en fait ? C'est le fief de Marine Le Pen, Hénin-Beaumont,

2:23
Locuteur

d'accord.

2:24
Invité

D'habitude, les deux s'expriment. Je vais vous répondre. Regardez depuis que Marine Le Pen est députée, elle fait sa rentrée à Hénin-Beaumont. Et depuis le début, elle est seule à parler pour sa rentrée. Ça n'a jamais été différemment. Quand elle a Hénin-Beaumont, c'est ça

2:36
Locuteur

?

2:36
Invité

Donc il n'y

2:38
Locuteur

a

2:38
Invité

pas de changement en fait. C'est-à-dire que même quand les choses sont habituelles et classiques, vous vous dites, tiens, tiens, tiens, il y a quelque chose. Mais je vous le dis encore, vous êtes des journalistes, vous faites très bien votre travail, regardez nos mesures, regardez ce dont les Français ont

2:52
Locuteur

besoin.

2:53
Invité

Cette espèce de feuilleton qui n'existe pas vous amuse peut-être. Moi, elle ne me dérange pas parce qu'on répond et on sait bien que ce n

2:59
Locuteur

'est

2:59
Invité

pas la vérité. Je ne

3:00
Locuteur

suis

3:00
Invité

pas sûr que c'est ce qu'attendent les Français.

3:01
Laurent Jacobelli

De votre point de vue, Marine Le Pen a réussi à rentrer en campagne. Oui,

3:05
Locuteur

clairement,

3:05
Invité

c'est un beau discours, un discours présidentiel avec un vrai programme, avec des vraies solutions à des problèmes que vivent les Français. Elle a parlé du logement. Au moment où on se parle,

3:14
Locuteur

il

3:14
Invité

y a 2,8 millions de Français qui attendent un logement social. La construction de logement a diminué de 39

3:20
Locuteur

% depuis l'arrivée d

3:22
Invité

'Emmanuel Macron. Donc ça, c'est concret et ça touche les Français.

3:24
Locuteur

On

3:24
Présentateur

va rentrer dans le détail de son discours. La première mesure sociale sera de garantir à tous les Français d'être prioritaires chez eux. Ce qu'a dit hier Marine Le Pen, c'est le retour aux fondamentaux de ce qu'était le Front National à l'époque. Ce n

3:36
Locuteur

'est

3:36
Présentateur

pas le discours qu'elle tenait en 2022.

3:37
Invité

Ah si, on a toujours fait de la priorité nationale une des pierres angulaires de notre politique sociale.

3:42
Locuteur

Mais on

3:42
Présentateur

ne parlait quasiment plus. En 2022, c'était pouvoir d'achat, pouvoir d'achat.

3:45
Locuteur

Mais

3:45
Invité

on parle aussi pouvoir d'achat, mais les deux sont liés. Quand des Français travaillent, payent des impôts, cotisent et qu'ils ont besoin d'un logement social, je rappelle qu'ils ont 2,8 millions en attente et qu'on leur dit non, vous n'êtes pas prioritaire chez vous, alors ce n'est plus possible. Aujourd'hui, il y a 70% des Français qui seraient éligibles à un logement social.

4:04
Locuteur

Il

4:04
Invité

n'y

4:04
Locuteur

en

4:04
Invité

a que 11% qui habitent à un logement social. Ce chiffre augmente à 33% chez les étrangers et même à 50% chez les étrangers venant d'Afrique. Donc vous voyez bien qu'il y

4:14
Locuteur

a

4:14
Invité

une disproportion totale. La priorité nationale, la plupart des pays au monde le font.

4:18
Locuteur

Mais comment vous la mettez en

4:19
Présentateur

place concrètement ?

4:21
Invité

C'est très simple. Il y a un logement vacant. Il y a plusieurs candidats. À dossier équivalent, il y a un candidat présenté par une famille française et un dossier présenté par une famille étrangère. La famille française passe avant.

4:33
Présentateur

Mais comment ? C'est

4:34
Locuteur

-à

4:34
Présentateur

-dire que

4:34
Locuteur

ce

4:34
Présentateur

n

4:34
Locuteur

'est

4:34
Présentateur

pas une rupture de l'égalité devant la loi ?

4:36
Locuteur

Non, c'est l

4:36
Invité

'égalité des citoyens. La déclaration des droits de l'homme est très claire. On parle de citoyens et donc les citoyens français, chez eux, passent avant ceux qui ne sont pas citoyens français. Dans ce studio, vous tournez des émissions de public Sénat. Si quelqu'un vient de LCI, de BFM ou de CNews et veut emprunter votre plateau, si vous avez une émission, vous prendrez

4:54
Locuteur

la priorité. Ce n'est pas exactement comparable.

4:55
Présentateur

Mais on sait que le Conseil constitutionnel a déjà censuré, limité des mesures qui visaient à restreindre l'accès aux prestations sociales aux étrangers, même en situation régulière. Comment vous faites, du coup, avec le Conseil constitutionnel pour mettre en place cette mesure de priorité nationale pour le logement ? Ce

5:11
Locuteur

n'est

5:11
Présentateur

pas anticonstitutionnel.

5:12
Invité

Nous mettrons simplement une condition supplémentaire sur la nationalité. L'idée n'est pas d'interdire le logement social à d'autres que les citoyens français. L'idée est qu'ils aient la priorité. Mais excusez-moi, je ne comprends même pas ce qui choque, en fait. Quand on a cotisé soi-même,

5:27
Locuteur

ses parents, ses grands-parents... Vous

5:30
Invité

savez, moi, le discours, rien n'est possible,

5:33
Locuteur

on

5:33
Invité

ne peut rien changer. Je ne peux plus l'entendre. Voilà. Aujourd'hui, la France, elle est surendettée. Aujourd'hui, la France, elle est en décroissance. Aujourd'hui, les Français voient leur pouvoir d'achat baisser. Aujourd'hui, les

5:41
Locuteur

Français voient leur système social décliné. Les politiques qui

5:45
Présentateur

font des promesses qui ne tiennent pas.

5:46
Locuteur

Est-ce que là,

5:46
Présentateur

vous

5:47
Locuteur

ne risquez pas de faire

5:47
Invité

la même chose ? Marine Le Pen a commencé son discours très clairement. Je suis candidate, je serai votre présidente et j'appliquerai mon programme. Je le dis à tous les Français qui nous regardent, vous aurez la priorité chez

5:59
Locuteur

vous. C'est très bien,

5:59
Laurent Jacobelli

sauf que la manière dont vous présentez les choses, les chiffres que vous affichez,

6:02
Locuteur

en

6:02
Laurent Jacobelli

fait, 70% de Français éligibles, 11% simplement… Vérifiable. Non, mais c'est vérifiable, sauf que la façon dont vous présentez les choses donne l'impression qu'en réalité, les citoyens français ne peuvent pas avoir accès aux logements sociaux. Or, le problème du logement social, c'est qu'il n'y

6:15
Locuteur

en

6:15
Laurent Jacobelli

a pas assez. C'est d'abord un problème de construction et de disponibilité des logements.

6:19
Invité

Vous avez tout à fait raison. Il y a deux problèmes. L'accès aux logements sociaux existants et la construction de logements sociaux. Et c'est pour ça que là aussi, nous prenons des mesures, notamment pour desserrer les taux normatifs qui pèsent sur les promoteurs. Depuis les lois votées par M. Édouard Philippe, les conditions pour construire un logement d'habitation sont telles que le surcoût est énorme. Vous

6:43
Locuteur

parlez du

6:43
Laurent Jacobelli

RE-2020 que Marine

6:44
Invité

Le Pen a dit. Je voulais éviter les termes trop techniques, mais oui,

6:47
Locuteur

le RE-2020

6:49
Invité

qui rend la construction quasiment impossible. Il faut desserrer les taux,

6:52
Locuteur

il

6:52
Invité

faut garder quelques normes, évidemment, celles qui sont utiles. Tout ce qui est accessoire, il faut arrêter.

6:57
Présentateur

Juste, pardon, pour finir concrètement sur cette histoire de priorité nationale

7:00
Locuteur

pour le logement.

7:01
Présentateur

Non, pas du tout, mais j'aimerais comprendre. Par exemple, une aide soignante qui est étrangère, mais en situation régulière en France. Est-ce qu'avec votre mesure, elle devra quitter son logement social ?

7:10
Invité

Non, non, nous ne demanderons pas à ceux qui ont aujourd'hui un logement social de partir. Mais elle

7:15
Locuteur

ne pourra plus y accéder.

7:16
Invité

Bien sûr, elle pourra rester chez elle et tranquillement. Nous parlons de l'accès au logement social. On ne

7:21
Locuteur

va

7:21
Invité

pas changer les règles en cours de route. Ça ne se fait pas et ce ne

7:24
Locuteur

serait

7:24
Invité

d'ailleurs pas applicable et profondément pas humain. Ce n

7:27
Locuteur

'est

7:27
Invité

pas du tout l

7:27
Locuteur

'idée. Donc vous

7:28
Présentateur

n'expulsez personne ?

7:29
Invité

Mais évidemment non.

7:30
Présentateur

Mais ça veut dire que cette même aide soignante, donc étrangère en situation régulière, elle ne pourra plus accéder à un logement social une fois que vous se repouvoir.

7:36
Invité

Je vais vous le dire autrement. Vous avez deux aides-soignantes qui gagnent le même salaire, qui sont dans la même situation, dans la même zone géographique. L'une est française, l'autre est étrangère. La française aura accès au logement social en priorité.

7:51
Locuteur

Sur

7:52
Présentateur

la loi SRU, c'est la loi qui instaure un quota pour les maires, un quota de logements sociaux. Vous voulez la supprimer ?

7:59
Locuteur

Ça ne marche pas.

7:59
Présentateur

Même pas la réviser, la supprimer. Ce n

8:01
Locuteur

'est

8:01
Présentateur

pas une manière de s'attaquer au logement social ?

8:03
Invité

Non, au contraire. Discuter avec les maires, et je voyais qu'il y en avait un tout à l'heure sur votre plateau, M. De Cala, le maire de Hallot, c'est aujourd'hui, on a

8:11
Locuteur

mis les maires… C'est qui dit,

8:11
Présentateur

il faut la revoir, mais il ne

8:12
Locuteur

faut

8:12
Présentateur

pas la supprimer. Oui,

8:13
Invité

mais on a mis les maires aujourd'hui dans une situation inextricable. Il y a une double exigence qui fait que ce n

8:19
Locuteur

'est

8:19
Invité

pas possible. On leur dit en même temps, la loi zéro artificialisation nette, ces noms de codes inventés par les technocrates sont imprononçables. Cette ZAN, cette loi ZAN qui dit, attention, pour protéger l'environnement, etc., vous ne pouvez plus construire. Et en même temps, on leur dit, il faut construire du logement social. Bon, écoutez, c'est compliqué pour eux. Non, il faut arrêter avec cette loi SRU qui met beaucoup de communes dans la difficulté. Par contre, il faut inciter au logement social. J'ai appelé tout à l'heure une mesure qui était celle du desserrement des états d'énormes. Il faut aussi dire qu'il y

8:51
Locuteur

aura

8:51
Invité

un accès à la propriété pour les habitants en logement social au bout d'un certain nombre d'années.

8:55
Locuteur

Ils

8:55
Invité

pourront acheter leur appartement et le loyer qu'ils auront versé sera considéré comme un apport, ce qui veut dire qu'il y aura des besoins nouveaux et les promoteurs pourront construire à nouveau. Ce sera dans l'intérêt général, l'intérêt des communes, l'intérêt du secteur du BTP qui va mal. Et comme vous le savez, quand le bâtiment va, tout va et donc ça créera de

9:13
Locuteur

l

9:13
Invité

'emploi. Et le secteur social puisque ça permettra l'hébergement. Vous voulez

9:16
Locuteur

créer une

9:16
Laurent Jacobelli

espèce de location-vente pour le… On peut l'appeler comme

9:20
Invité

ça si ça peut

9:21
Locuteur

permettre

9:21
Laurent Jacobelli

de faire

9:22
Locuteur

reprendre. Oui, bien sûr.

9:24
Présentateur

Marine Le Pen qui a aussi défendu une loi anti-squat. Alors on a l'impression, quand on l

9:28
Locuteur

'a

9:28
Présentateur

entendu hier, qu'elle en parlait comme d'une révolution. Vous savez qu'il y a déjà une loi anti-squat.

9:32
Invité

Oui, mais je sais aussi que beaucoup de propriétaires, et j'en reçois beaucoup dans ma permanence, ont leur appartement squatté et ne peuvent pas le reprendre. Une loi, quand elle ne marche pas, il faut la changer. Là aussi, je vais revenir à un principe de base.

9:42
Locuteur

J

9:42
Invité

'ai l'impression aujourd'hui de dire des évidences, mais comme notre monde est devenu fou, il faut parfois remettre, permettez-moi l'expression, l'églige au milieu du village. Quand on possède un bien immobilier, que ce bien est exploité ou habité par quelqu'un d'autre qui n'a pas le droit d'y être, il faut rendre le bien à son propriétaire. La force de la loi est là, je le dis clairement, pour expulser les voyous qui prennent la propriété d'un autre. Le

10:06
Locuteur

droit à la propriété est

10:08
Invité

essentiel.

10:08
Présentateur

Il y a déjà une loi qui existe.

10:10
Locuteur

Qu

10:10
Présentateur

'est-ce que votre loi ferait de plus que ce qu

10:12
Locuteur

'il n'y a

10:13
Invité

pas ? Action immédiate, obligation pour les préfets d'envoyer les forces de l'ordre. Il faut agir. Aujourd'hui, vous avez tout un tas de recours, tout un tas d'astuces,

10:21
Locuteur

que

10:22
Invité

les squatteurs connaissent très bien d'ailleurs, pour qu

10:24
Locuteur

'ils

10:24
Invité

ne quittent pas leur logement. On connaît les astuces, on connaît les moyens qu'ils ont de

10:27
Locuteur

frouder.

10:28
Présentateur

Il y

10:29
Locuteur

a

10:29
Présentateur

une loi de 2023 qui, elle, est appliquée. Le Sénat a voté une loi en janvier pour renforcer cette... Mais pourquoi vous ne

10:37
Locuteur

vous

10:37
Présentateur

en êtes pas emparé à l

10:37
Locuteur

'Assemblée nationale si c'était si important pour vous ? Ce sont des lois de

10:39
Invité

communication. Et aujourd'hui, alors peut-être que ça vous a échappé, mais on est ici sur Public Sénat, mais à l'Assemblée nationale, nous n'avons pas la majorité. Non, mais vous avez des niches. Oui, d'accord, mais personne ne vote nos lois par principe. Donc on le fera quand Marine Le Pen sera présidente de la République. Et puis, il y a plein d'autres choses à faire. Il y a 96 millions de mètres carrés aujourd'hui qui appartiennent à l'État et qui sont inexploités. Des bâtiments publics qui ne sont pas utilisés. On parlait tout à l'heure de besoins en logement. Voilà une piste pour aller trouver des surfaces. Il y a des bureaux aujourd'hui qui ne sont pas exploités.

Eh bien, par un jeu fiscal, il sera moins intéressant aujourd'hui d'avoir des bureaux vides que des bureaux occupés et ça pourra amener des espaces pour le logement. C'est un plan complet, en fait, loin des erreurs du passé. La loi SRU est une erreur, la loi ZAN est une erreur. Eh bien, corrigeons nos erreurs.

11:26
Laurent Jacobelli

Vous avez les promoteurs qui vous diront que parfois, c'est plus coûteux de réhabiliter des logements, de vieux bureaux en logement.

11:34
Locuteur

Ça peut servir

11:34
Invité

aussi à du logement de qualité, à du logement social. Vous savez, les promoteurs, moi, quand je les vois, ce n

11:39
Locuteur

'est

11:39
Invité

pas ce qu

11:40
Locuteur

'ils

11:40
Invité

me disent. Ils me

11:40
Locuteur

disent aujourd

11:41
Invité

'hui, on est empêché de construire, alors qu'il y

11:43
Locuteur

a

11:43
Invité

du besoin. Et vous les avez consultés pour les mesures que vous annoncez

11:46
Locuteur

?

11:46
Invité

Bien sûr, nous parlons à tout le monde. Nous parlons au maire, nous parlons évidemment aux promoteurs. Nous parlons à ces Français aussi, qui cherchent un logement, qui ont le droit à un logement, mais qui n'en trouvent pas, et qui voient passer devant la file d'attente d'autres qui sont en France depuis moins

11:59
Locuteur

longtemps

11:59
Laurent Jacobelli

et qui n'ont pas cotisé. Marine Le Pen a aussi proposé hier le principe de la portabilité des emprunts. Le fait que si vous avez un logement, vous avez contracté un emprunt à un certain taux, des années plus tard, vous le revendez pour en acheter un autre, les taux d'intérêt ayant augmenté, vous auriez gardé le même taux d'intérêt qu'au départ. Ça, c'est possible ? Bien

12:19
Locuteur

sûr que c'est possible. Qu'est-ce que

12:20
Laurent Jacobelli

ça implique financièrement ?

12:21
Invité

Ça implique tout simplement de la constance de la part des banques. Si vous avez un prêt sur 20 ans à 3,5%, ça ne changera rien pour la banque. Si au bout de 15 ans, vous vendez votre billet et que vous en achetez un autre, les 5 ans seront reportés sur le deuxième achat. La banque continue à faire ses bénéfices. Il faudra peut-être allonger d'ailleurs la durée maximale des prêts, mais pour celui qui vend et qui achète, ça permet de faire tourner le marché. Lui-même va acheter quelque chose d'autre et son ancien logement va être vendu. L'idée, c'est de rendre le marché plus fluide, plus créateur d'emplois et plus accessible aux Français.

12:52
Présentateur

Les Français préoccupés par le logement, préoccupés également par la hausse des prix à la pompe, est-ce que vous, Laurent Jacobéli, vous souhaitez que le mouvement des Gilets jaunes reparte

12:59
Locuteur

?

12:59
Invité

Je ne le souhaite pas. Si les gens veulent manifester et qu'ils le font dans le calme et selon les règles…

13:04
Locuteur

Mais vous les appelez à manifester

13:05
Invité

? Non, pas du tout. Vous

13:06
Locuteur

irez

13:07
Présentateur

vous-même sur les comptes

13:07
Locuteur

?

13:07
Invité

A priori, ce n

13:08
Locuteur

'est

13:08
Invité

pas prévu. Vous savez, moi j'irai sur les routes. Marine Le Pen qui proposera de faire baisser la TVA sur les énergies de 20% à 5,5%. Aujourd'hui, avec notre mesure, le litre serait à 1,84 litre d'essence et non pas à 2,20

13:24
Locuteur

euros.

13:24
Invité

On est à peu près le seul pays à ne pas prendre des mesures. Quand vous faites le

13:29
Locuteur

plein d'essence… Et Maud Bréjon,

13:29
Présentateur

vous avez répondu hier, 15 milliards pour les caisses de l'État. Vous trouvez-vous les 15 milliards ?

13:33
Invité

Si Maud Bréjon savait compter, elle ne serait pas dans la majorité. Voilà. Clairement, ces gens qui donnent des leçons, qui appauvrissent les Français et qui endettent la France…

13:41
Locuteur

Ça n

13:41
Invité

'a pas de coût pour le financement de

13:42
Locuteur

l

13:42
Invité

'État.

13:42
Locuteur

Donc, leçon

13:42
Invité

à donner à personne. Si Maud Bréjon voyait un peu plus loin que le bout de son nez, elle verrait qu'une essence chère, c'est moins de consommation de la part des Français, moins de consommation, c'est moins de TVA qui rentre dans les caisses de l'État. Donc, elle devrait y penser, vu l'état des caisses de la France. Et puis, en même temps, ça veut dire des producteurs français qui vendent moins, et donc des pertes d'emplois et donc des pertes de cotisations. Donc, s'ils avaient un tout petit peu de profondeur de vue, ils verraient qu'il est urgent de sauver le pouvoir d'achat des Français pour sauver l'emploi des Français et pour sauver l'économie de la France.

Mais s'ils avaient cette intelligence, on s'en serait aperçu.

14:17
Locuteur

Pourquoi,

14:18
Présentateur

compte tenu de l'État de nos finances publiques, vous ne défendez pas plutôt des mesures ciblées pour les Français les plus modestes, pour les gros rouleurs, pour ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler, plutôt qu'une baisse des taxes qui, finalement, va profiter à tous ?

14:28
Locuteur

Parce

14:28
Invité

que les usines à gaz, ça suffit, les usines à gaz, ça ne marche pas. Là encore, en Moselle, j'ai vu des entrepreneurs qui m

14:33
Locuteur

'ont

14:33
Invité

dit oui, je pourrais avoir accès à l'aide ciblée. Il y a tellement de paperasse pour tellement peu d'argent à la fin que ça ne m'intéresse pas. Et je vois les mêmes entrepreneurs qui refusent des chantiers parce qu'ils sont trop loin et que ça coûte trop cher en essence. Des Français qui restent chez eux parce que le coût de l'essence ferait qu'ils iraient payer pour aller au boulot. La situation n'est pas tenable. Je rappelle, quand vous payez 2,20

14:53
Locuteur

euros

14:53
Invité

le litre, il y a plus de 50% qui vont dans les caisses de l'État. Le premier profiteur de guerre s'appelle l'État.

14:59
Présentateur

Marine Le Pen, qui a dit samedi, préférait un budget imparfait mais opérationnel plutôt qu'une loi spéciale. Est-ce que ça veut dire que le RN ne censura pas le budget

15:07
Invité

? Non, ça veut dire que, simplement, nous nous plaçons, nous, dans l'idée de gagner. Voilà. Marine Le Pen veut être présidente de la République et nous la soutenons pour ça.

15:14
Locuteur

Mais

15:15
Présentateur

le budget, c'est avant la présidentielle ?

15:16
Locuteur

Bien

15:16
Invité

sûr. Et donc, quand elle arrivera à la présidence de la République, quand Jordan Bardella arrivera à Matignon, ils corrigeront le budget. Et donc,

15:23
Locuteur

il

15:23
Invité

est plus simple de corriger un budget existant que de partir d'une loi spéciale.

15:27
Locuteur

Il

15:27
Invité

faudrait

15:27
Locuteur

6 mois de boulot.

15:28
Présentateur

Est-ce qu'en décembre, vous allez censurer ou pas le budget ?

15:30
Invité

C'est très simple. On fera comme on l'a toujours fait. Si le budget est inacceptable, c'est-à-dire qu'il y

15:35
Locuteur

a

15:35
Invité

une hausse d'impôts, s'il

15:36
Locuteur

y a

15:36
Invité

une perte de pouvoir d'achat

15:37
Locuteur

programmée...

15:37
Présentateur

Le gouvernement ne

15:38
Locuteur

dit

15:38
Présentateur

pas de hausse d

15:39
Locuteur

'impôts.

15:39
Invité

Oui, mais confiance modérée dans la parole du gouvernement. Alors, nous censurerons. Si, en revanche, il nous écoute, il écoute nos propositions, et nous allons sortir un contre-budget le 7 octobre, eh bien, alors, nous aurons une démarche tout à fait objective. Nous ne nous interdisons à rien. Moi, je vois la gauche radicale qui dit « Quoi qu'il arrive, nous censurons » parce qu

15:58
Locuteur

'elle

15:58
Invité

n'a aucun espoir de gagner. Une espèce de centre mou qui dit « Quoi qu'il arrive, nous laisserons passer » parce qu'ils n'ont aucun espoir de gagner. Nous, on a l'espoir

16:05
Locuteur

de gagner. Mais

16:06
Présentateur

donc, vous allez discuter avec Sébastien Lecourne ?

16:07
Invité

Nous allons faire des propositions. C'est M. Lecourne lui-même qui, je crois, a envoyé une lettre aux parlementaires en leur demandant de discuter. Ce sera quoi, les lignes rouges dans votre budget ? L'impôt. On l'aurait vu, nous sommes le pays le plus taxé d'Europe et on est celui qui va le moins bien. Donc, pas de hausse d'impôt. Voilà, par exemple,

16:26
Locuteur

une lignes rouges très claire. Donc, s'il n'y a pas de hausse d

16:27
Présentateur

'impôt, il n

16:27
Locuteur

'y a

16:27
Présentateur

pas de censure du Rennes ?

16:28
Invité

Nous verrons le budget. Il ne

16:29
Locuteur

faut

16:29
Invité

pas que le pouvoir d'achat non plus par une autre mesure des Français soit affecté. Donc, nous regarderons ce qu

16:34
Locuteur

'ils

16:34
Invité

nous proposent. S'il y a une dégradation de l'État de la France prévisible, c'est non. S'il y a un engagement de la France au-delà de l'élection présidentielle sur des mesures qui ne marchent pas, ce sera non. Si c'est quelque chose de plus neutre et qui nous permettra, nous, en mai, de faire un nouveau budget, un correctif

16:51
Locuteur

du budget... C'est quoi neutre ? Est-ce que, par exemple,

16:53
Présentateur

taxer les retraités, c'est neutre ? Non,

16:55
Invité

c'est une taxe, non

16:55
Locuteur

?

16:56
Présentateur

Donc, rien, il

16:57
Locuteur

ne faut

16:57
Présentateur

pas

16:57
Locuteur

toucher aux

16:58
Présentateur

retraités ?

16:58
Locuteur

Pas

16:58
Laurent Jacobelli

d'impôt supplémentaire. Ce principe du budget réversible,

17:01
Locuteur

c

17:01
Laurent Jacobelli

'est Sébastien Lecornu qui l'a annoncé lui-même en disant qu'il ferait un budget qui pourrait être changé par le futur

17:07
Locuteur

ou la future

17:07
Laurent Jacobelli

présidente de la République. Encore faut-il que ce futur chef de l'État ait la majorité à l'Assemblée pour pouvoir refaire le budget ? Est-ce que ce sera votre cas ? Est-ce que vous avez la certitude, aujourd'hui, en cas de victoire, le Rassemblement National aura la majorité à l'Assemblée Nationale ?

17:21
Invité

Nous nous battons

17:22
Locuteur

pour

17:22
Invité

sauver notre pays. Nous nous battons pour gagner. On ne se bat pas pour faire des hypothèses. Et si les poissons avaient des ailes ?

17:29
Locuteur

Et

17:29
Invité

si... Voilà. On se bat pour que Marine Le Pen soit présidente de la République. Jordan Bardella, chef de gouvernement, avec une Assemblée majoritaire.

17:36
Locuteur

On

17:36
Invité

fait sur le terrain une campagne quotidienne. Mes collègues députés RN font un boulot formidable, ainsi que nos alliés d'Éric Ciotti. Donc, oui, nous aurons la majorité et on se bat pour

17:45
Locuteur

ça. Avec vos alliés d'Éric

17:45
Laurent Jacobelli

Ciotti, c'est

17:46
Locuteur

ça ?

17:47
Invité

Évidemment. Et tous ceux qui voudront nous rejoindre, parce que, je le rappelle, nous tendons la main à tous les patriotes sincères. Moi, je ne peux pas croire que les élus de terrain LR, les électeurs LR, aient envie de continuer à travailler à la sape de la France. Ils veulent sauver ce pays. La plupart sont des

18:02
Locuteur

vrais patriotes. Bruno Retailleau, c

18:03
Présentateur

'est la sape de la France

18:03
Locuteur

?

18:03
Invité

Bruno Retailleau est un macroniste. Voyez le bilan de Macron.

18:07
Locuteur

Ce

18:07
Présentateur

n

18:07
Locuteur

'est

18:07
Présentateur

pas ce qu

18:07
Locuteur

'il

18:07
Présentateur

dit.

18:08
Locuteur

Ah

18:08
Invité

oui, non, mais les gens qui mentent en politique,

18:12
Présentateur

je vous tendais la main au LR

18:13
Locuteur

?

18:13
Invité

Évidemment qu'ils travaillent avec nous. Il y a plein de députés LR qui font un boulot formidable, des élus locaux LR qui font un boulot formidable et qui se trouvent contraints par la politique de leur chef, toujours en quête d'alliances improbables et de postes bien rémunérés. Eux,

18:28
Locuteur

ils

18:28
Invité

ne sont pas dans cette logique. S'ils veulent travailler avec nous, travaillons ensemble. Ce pays a

18:32
Locuteur

besoin d'être sauvé.

18:33
Présentateur

Il

18:34
Locuteur

y en a déjà qui vous ont dit oui. Pardon ?

18:34
Présentateur

Il y en a déjà qui vous ont dit oui. Est-ce que vous avez des élus LR, des parlementaires LR qui disent « je travaillerai avec vous

18:39
Locuteur

» ?

18:39
Invité

En tout cas, il

18:40
Locuteur

y

18:40
Invité

en a qui envisagent l'idée mais je ne vous donnerai évidemment aucun nom aujourd'hui. Stéphane ? D'ailleurs, je dis LR parce que c'est le plus évident, mais si quelqu'un d'un autre parti a envie de sauver ce pays et est

18:51
Locuteur

d'accord

18:51
Invité

avec la plupart de nos mesures, qu'il vienne.

18:54
Locuteur

Ça

18:54
Invité

va jusqu'où ? Des gens qui respectent la démocratie, qui respectent le scrutin populaire.

19:00
Locuteur

Je

19:00
Invité

pense qu'elle est

19:00
Locuteur

sûre. Parce que tout à l'heure, Sarah Knafo, c'est votre

19:01
Présentateur

ennemi ?

19:03
Invité

Politique, pas l'ennemi

19:03
Présentateur

humain.

19:04
Locuteur

Oui,

19:04
Présentateur

ça j'ai bien compris. Mais donc elle, vous ne l'appelez pas pour rejoindre

19:06
Locuteur

? Si elle en a envie,

19:08
Invité

je crois qu'elle n

19:09
Locuteur

'est

19:09
Invité

pas dans cette logique,

19:12
Présentateur

elle

19:12
Invité

a envie d'un grand remplacement politique, elle veut remplacer le RN. C'est ça son ambition, nous on veut sauver la France. Mais si demain, elle change d'état d'esprit, vous savez, on ne va pas mettre un videur à l'entrée. Tous ceux qui sont sincères, tous ceux qui veulent sauver le pays pourront travailler avec nous. La dernière fois qu'on a fait campagne aux législatives, le slogan était pour un gouvernement d'union nationale, on ne

19:34
Locuteur

peut

19:34
Invité

pas mieux dire.

19:35
Locuteur

Quels

19:36
Laurent Jacobelli

sont les prochains thèmes mis en avant par Marine Le Pen après le logement ? Comment est-ce que vous allez faire campagne ? C'est quoi votre stratégie ? Aller voir les Français,

19:43
Invité

proposer des mesures.

19:44
Locuteur

Donc

19:44
Invité

des

19:44
Laurent Jacobelli

déplacements de terrain ?

19:45
Locuteur

Bien sûr,

19:46
Invité

des déplacements de

19:46
Locuteur

terrain. D'autres grands

19:47
Laurent Jacobelli

meetings ou

19:47
Locuteur

pas ?

19:47
Laurent Jacobelli

Des mesures où

19:48
Invité

il

19:48
Laurent Jacobelli

y aura des grands meetings.

19:49
Invité

Le prochain grand rendez-vous,

19:51
Locuteur

c'est Orléans ? C'est le 25 octobre à Orléans. Ça, c'est le

19:53
Invité

congrès du parti ? Oui, mais il

19:54
Locuteur

y

19:54
Invité

aura après le congrès un grand meeting, ouvert à tous, avec Jordan Bardala et Marine Le Pen. On a la chance d'avoir deux leaders populaires, les deux personnalités politiques préférées des Français. Donc ils vont sillonner la France, parfois séparément. Et alors je compte sur vous pour à chaque fois ne pas dire qu'ils ne sont pas ensemble, ça ne va pas. Parfois ensemble, pour peut-être vous rassurer et vous tranquilliser.

20:14
Locuteur

Non mais un mot, parce que pardon, Jordan Bardala,

20:16
Présentateur

il ne sillonne pas que la France. Il va aussi, outrement, un déplacement qui a beaucoup fait parler il y a quelques jours. Il n'était pas validé par Marine Le Pen, ce déplacement ?

20:24
Invité

Ce déplacement était prévu. Là encore, ils discutent ensemble.

20:28
Locuteur

Vous

20:28
Invité

savez, chacun n'est pas dans son bureau à 30 kilomètres de l'autre. Donc on se parle, on discute. Et

20:34
Locuteur

j'ai envie de dire que

20:35
Présentateur

Marine Le Pen savait qu'il allait signer cet accord avec Nigel Farage et savait ce que contenait cet accord ?

20:39
Invité

Mais cet accord, il a été mal interprété, alors sciemment ou pas, par un certain nombre d'adversaires politiques. D'ailleurs, je préfère le terme adversaire à ennemis, qui n

20:47
Locuteur

'est

20:47
Invité

pas le bon. Un certain nombre d'adversaires politiques ou un certain nombre de journalistes. Mais cet accord, c'est quoi ? C'est que les migrants doivent savoir

20:54
Locuteur

qu

20:54
Invité

'en France et en Angleterre, ils seront renvoyés chez eux, pour ne pas qu'ils viennent, en fait.

20:59
Locuteur

Ils sont d'abord renvoyés vers la France. Surtout

21:00
Invité

renvoyés en France. S'ils sont repris en mer dans le trajet de la France vers l'Angleterre. Oui, mais

21:06
Locuteur

y compris dans

21:06
Laurent Jacobelli

les eaux internationales

21:08
Locuteur

britanniques. Imaginez l'inverse.

21:09
Invité

Là encore, un peu de hauteur de vue. Le migrant qui sait que s'il est pris en pleine mer, il va aller en Angleterre. Mais son but est atteint, puisqu'il veut aller en Angleterre. Et que beaucoup de ceux qui sont à Calais ne viennent pas pour rester en France, mais viennent pour aller en Angleterre. Nous, on leur dit, on leur envoie un signal. La France et l'Angleterre. Si vous débarquez en France dans l'espoir d'aller en Angleterre, ne débarquez pas en France parce que vous n'irez pas. Et donc, c'est l'intérêt des deux pays. C'est ça qu'il faut comprendre. Vous

21:31
Laurent Jacobelli

croyez vraiment que ça va suffire

21:32
Locuteur

?

21:32
Laurent Jacobelli

Ah,

21:33
Locuteur

mais il n'y a pas que ça.

21:33
Laurent Jacobelli

Non, mais comment vos électeurs apprécient ce genre de choses, en fait ? Parce que finalement, ce que fait Jordan Bardella, c'est de s'engager au nom de la France en disant, moi, Premier ministre, la France reprendra les migrants qui traversent la Manche, y compris ceux qui sont pris

21:47
Locuteur

dans

21:48
Laurent Jacobelli

les eaux internationales britanniques.

21:49
Locuteur

Si un migrant

21:49
Invité

arrive en Angleterre, c'est l'Angleterre qui le renverra chez lui. Voilà. Si un migrant est en France, pas

21:55
Locuteur

en Angleterre, et n'arrive pas en Angleterre, c'est parce qu'il est pris sur les eaux

21:58
Invité

internationales ou les eaux françaises ou britanniques, il sera expulsé de France. Mais c'est évidemment logique. C'est pour tarir le flux. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que la situation actuelle ne nous convient pas. Un demi-million de migrants légaux par an, pratiquement un million de migrants illégaux en France, 20 milliards sont dépensés dans l'aide sociale aux migrants par an. Cet argent, nous allons le rendre aux Français et nos frontières, nous allons les contrôler.

22:23
Locuteur

Juste dernier mot. C

22:23
Invité

'est la détermination d'un Premier ministre futur, je l'espère, qui est Jordan Bardella, pour appliquer une politique avec laquelle nous aurons un contrat avec les Français. Et nous remplirons notre contrat.

22:32
Présentateur

Nigel Farage, c'est un Brexiteur. Est-ce que ça veut dire que vous voulez en revenir au Frexit ?

22:36
Invité

Bien sûr que non. Nous pouvons dialoguer avec celui qui sera probablement le futur Premier ministre du Royaume-Uni, sans pour autant adopter son programme. Parler avec les autres pays de l'Union Européenne, parler avec nos autres partenaires, y compris hors Union Européenne comme le Royaume-Uni, c'est normal quand on s'apprête à gouverner. Notre président de la République a voulu donner des leçons à la Terre entière. Il était isolé de la Terre entière. On veut travailler avec les dirigeants et pas les regarder de haut.

23:01
Présentateur

Merci Laurent Jacobéli.

23:01
Locuteur

Merci beaucoup d

23:02
Présentateur

'avoir été notre invité. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.