Affaire Benalla : Macron éclaboussé - Les questions SMS #cdanslair 19.07.2018
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse partielle
La sécurité du président n'est-elle pas exclusivement du ressort des agents publics ?
- 0:10OuverteRéponse partielle
Pourquoi un président se dote-t-il d'un chargé de mission qui ordonne sa sécurité ?
- 0:49OuverteRéponse partielle
Dernier avertissement de l'Élysée : cela veut-il dire qu'Alexandre Benalla en a déjà eu auparavant ?
- 0:55OuverteRéponse partielle
Des comportements déplacés de Benalla depuis la présidence Macron ?
- 1:18OuverteRéponse partielle
La personnalité violente de Benalla était-elle connue ?
- 1:48OuverteRéponse partielle
Des abus pendant la campagne : flashballs ou boucliers refusés par le trésorier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:27InvitéFait
« Dans une campagne électorale, on comprend que c'est toujours des zones grises et que cet individu a été directeur de la sécurité pendant la campagne, pourquoi pas ? »
- 1:50InvitéFait
« Il voulait que l'équipe de Macron investisse dans des flashballs ou des boucliers, et ça a été refusé par le trésorier. »
- 4:00PrésentateurFait
« Ce monsieur n'était là qu'à titre d'observateur. »
- 4:11InvitéFait
« Il n'aurait pas dû pouvoir passer à l'acte. »
- 4:25InvitéFait
« La justice était-elle au courant de cette affaire avant qu'elle ne sorte dans la presse ? Non, visiblement, puisque le parquet vient d'ouvrir son enquête. »
- 5:17InvitéFait
« Comment sont recrutés les gros bras des partis ? »
- 5:25PrésentateurFait
« Il avait travaillé, il avait même créé des sociétés de sécurité privées. »
- 5:50InvitéFait
« Il faut être un militant du parti pour pouvoir être dans le service d'ordre. »
- 7:55InvitéFait
« Le fusible Gérard Collomb pourrait-il sauter ? »
Temps de parole
- Présentateur25 %
- Invité23 %
- Invité 222 %
- Invité 315 %
- Invité 49 %
- ?7 %
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Pourquoi
la sécurité du président n'est-elle pas exclusivement du ressort des agents publics ? Tout
à
fait. Le fait qu'il
y ait
un chargé de mission qui visiblement puisse donner des ordres à des services officiels, des gendarmes, des policiers, le service de protection des hautes personnalités, enfin tout ce qui est la tierie de sécurité, c'est déjà étrange. Pourquoi un président se dote-t-il d'un chargé de mission qui ordonne sa sécurité ? Dans une campagne électorale, on comprend que c'est toujours des zones grises et que cet individu a été directeur de la sécurité pendant la campagne, pourquoi pas ? Mais quand on arrive à l'Élysée et qu'on est chef de l'État, il y
a
des professionnels pour ça. Il y
a
des services de renseignement, des gendarmes,
des
policiers. Il ne
faut
pas en sortir, ne serait-ce que parce qu'eux sont dans une hiérarchie où on connaît les chaînes de décision, les chaînes de responsabilité. Dernier avertissement, c'est le terme qu'a utilisé en effet Bruno Roger Petit, le porte-parole de l'Élysée ce matin. Cela veut-il dire qu'Alexandre Benalla en a déjà eu auparavant ?
Avec
lequel ? On n
'a
pas d'éléments
?
Oui, enfin des avertissements en tout cas au rond, parce qu'il
y
a eu quelques petits comportements déplacés depuis la présidence d
'Emmanuel Macron. Il y a
un journaliste de public Sénat qui se souvient bien des
interventions de Benalla qui a été
expliqué,
et
puis il y
a
un militant communiste aussi, il y
a
quelques témoignages qui sont sortis.
Donc il ne découvre pas la personnalité en plus de
ce personnage. Il a son choix apparemment, il est
violent.
Voilà, et Arnaud Montebourg également, qu'il avait eu à son service lorsqu'il était ministre, je crois, s'en était dégagé Manu Militari parce qu'il avait fait un accident, enfin il avait perpétré un accident, M. Benalla, et que ça avait tourné à la Rix, enfin ça avait tourné de façon extrêmement violente, et M. Montebourg lui-même avait dit « je n'en veux plus ». Donc la personnalité, indépendamment de sa fonction, effectivement la légitimité de son rôle, la personnalité de ce monsieur était connue d'un peu tout le monde. C'est très curieux.
Et des abus pendant la campagne, il voulait que l'équipe de Macron investisse dans des flashballs ou des boucliers, et ça a été refusé par le trésorier. Ce personnage ne discrédite-t-il pas les services de police ? C'est assez curieux, mais on l'apprendra peut-être, que les services de police officiels n
'aient
pas protesté contre l'influence visiblement très forte de cet individu dans l'entourage du président et sur sa sécurité. Peut-être l'ont-ils fait d'ailleurs, peut-être qu'à l'intérieur du
cabinet… C'est un
aboutissement d'ailleurs de ça, aujourd'hui, d'une petite guerre de police
contre l'Élysée. On sait que les
présidents sont très paranoïaques à ce sujet. Ils se méfient tantôt de la police, tantôt de la gendarmerie, qui est censé les protéger ou pas. Il y a toujours des intrigues autour de cette question de la protection, et c'est un rôle très exposé. Donc effectivement, il peut y avoir des règlements de compte entre eux. Emmanuel Macron n'est-il pas l'objet d'un chantage de la part d'Alexandre Benalabra
?
La théorie du complot ressurgit instantanément ? Bon,
on n'en sait rien. On sait-il
beaucoup sur l'avis privé
d'Emmanuel Macron ? Ça, on est dans
l
'exploitation politicienne par l'opposition,
qui veut nous faire
croire que derrière une affaire déjà gravissime, il y a plus, il y en a d'autres. Pourquoi ne parle-t
-on
pas des victimes ? Ont-elles porté plainte ? Vous en parliez tout à l'heure, en effet. C'est vrai que c'est étrange pour
l'instant. J
'imagine qu'elles seront entendues dans le cadre de l'enquête préliminaire, mais pour l'instant, on ne sait pas de qui il s'agit. Elles n
'ont
pas été identifiées par la presse, en tout cas.
Comment
expliquer que cet homme portait un brassard de policier ? Qui le lui a fourni ? À quel niveau de responsabilité
? Ça
aussi, c'est
une des
zones...
L'Inspection Générale de la Police
Nationale, qui a été saisie, on l'a appris
tout à l'heure par Gérard
Collomb, devra indiquer cela. Ne faut-il pas s'inquiéter quand les forces de l'ordre sont accompagnées de barbouzes, sans que cela les gêne ?
Ça,
ça accrédite la thèse qui circule beaucoup dans les manifestations. Il y
a
des éléments infiltrés, des provocateurs. Donc, ça va beaucoup faire fantasmer les gens qui, depuis longtemps, s'inquiètent de ça. Donc, il va falloir aussi que les policiers, sans doute, rassurent sur ce point-là. Et ça va donner du gras à moudre à une partie de l'opposition, vous le disiez
tout à l'heure. Mais ça, c'est normal. Qui va vouloir
organiser des manifestations.
La France
insoumise, notamment. Et oui, et qui va avoir, évidemment, cet élément à
charge.
Il faut quand même
rappeler
tout de même que ce monsieur n'était là qu'à titre d'observateur. Rappelons-le, tout de même, juridiquement, il n'était là qu
'à titre d'observer. Enfin, il n'a
pas fait qu'observer. Ça veut dire que la police sélectionne mal et encadre mal ses observateurs. Il n'aurait pas dû pouvoir passer à l'acte. Il aurait dû avoir quelqu'un qui lui dise, mais tu es observateur, tu restes là et tu ne bouges pas. La justice était-elle au courant de cette affaire avant qu'elle ne sorte dans la presse ? Non, visiblement, puisque le parquet vient
d'ouvrir son
enquête.
On a déclenché
son enquête par le préliminaire que
dans
la journée. Autre question.
Autre
question.
Quelles
sont les peines encourues pour violence volontaire et usurpation d'identité ?
Là,
c'est difficile. Je ne sais pas si autour de la table...
La
prison, en tout cas. Enfin, je veux dire, des peines de prison à la clé.
Au moins prison avec sursis, oui, absolument.
Avec sursis, peut-être. Après,
l
'enquête va devoir déterminer exactement le cadre dans lequel les violences sont exercées. Est-ce qu'avant la scène filmée, il y a de la part des victimes, des provocations, des jets de pierre, etc., qui pourraient donner des arguments à la défense ? Et puis, si on retrouve ces victimes, quelles ont été les conséquences ? Est-ce qu'elles ont été blessées grièvement ou pas pour juger de la gravité de la sanction,
de la peine ? Même si c
'était de
la
victime défense, il n'en bénéficie pas de toute façon, Benalla. Puisqu'il n'a pas à faire usage de la force, il n'est pas habilité ce jour-là à le faire. Comment sont recrutés les gros bras des partis
? Ça, c
'est vrai que depuis toujours, ça existe, je veux dire.
C'était le cas de M. Benalla. Il avait travaillé, il avait même créé des sociétés de sécurité privées. Donc ça,
ce
sont des viviers, notamment pour les partis politiques, dans lesquels ils puisent, ils piochent pour assurer leur propre protection. Ça peut être aussi des policiers
en
retraite,
ça
peut être des militants qui ont le goût pour ça. Ça s'est toujours fait de manière un peu improvisée, un peu par le système D, avec toujours la nécessité d'être un fidèle de la cause politique. Il faut être un militant du parti pour pouvoir être dans le service d'ordre. – Et ce n
'est
pas que pour faire le coup de poing, c'est tout simplement pour protéger. –
C
'est pour protéger contre les mouvements de foule, dans les meetings, contre les…
– Très
utile. – Bien sûr.
–
Il peut être
très utile
et très répandu. – Ah oui, bien sûr, tous les partis ont l'organisé, et en particulier dans les périodes de campagne électorale, quand il y a des meetings et des rassemblements qui nécessitent un service d'ordre. Ce serait une faute que de
ne pas en avoir. – Pour le
président de la République et les ministres, il y a quand même un corps structuré de protection des hautes personnalités, de gens totalement affûtés, professionnels. Donc on peut se demander, effectivement, quelle est la mission de cette personne, mission et fonction qui existaient, encore une fois, avant Emmanuel Macron. Donc c'est un
point d'interrogation. – C'est ça qui me
frappe, c'est la collusion entre, normalement, on a quelqu'un du GSPR, donc ce service de protection des hautes personnalités, et on a, sur toutes les images,
à
chaque fois, Benalla, qui est un chargé de mission, en
charge de la
sécurité. – Le
président, c
'est troublant. – Le président a aussi un net de camp.
–
Oui, s'il a besoin de quelqu'un, il
peut
lui rendre des services pratiques hors sécurité, il a aussi cela. Donc pourquoi avoir ajouté ce chargé de mission, entre le GSPR, chargé de la sécurité du président, l'aide de camp et tout ce que l'État fournit déjà au président ?
– De la part d'Emmanuel
Macron, c'est une bizarrerie, c'est une erreur.
–
Pourquoi la personne agressée par Alexandre Benalla n'a pas déposé plainte ? On a répondu en partie tout à l'heure, j'allais dire peut-être aussi parce que, malheureusement,
ce
genre de scène arrive fréquemment dans
des manifestations qui dégénèrent. – Le
1er mai, c'était le fameux jour des Black Blocs, des 1200, mais qui étaient ailleurs. Mais ce que je veux dire, c'est que ce jour-là, il y avait une grosse pression et une intensité dans le maintien de l'ordre. Alors, à la place de la contre-escarpe, ce n'est sans doute pas le cas, on n'avait pas entendu parler jusqu'à présent, ce qui rend les choses un peu curieuses. Mais voilà, il y avait quand même ce contexte qui compte.
– Il y a
des vidéos qui tournent sur les réseaux sociaux, mais encore une fois, fake news ou pas, il faudra que la justice le dise, où cet individu en question aurait été filmé avant comme étant des violences policières. On n'en sait rien à ce stade, mais effectivement, que faisait-il avant pour qu'on arrive à cette scène finale-là ? –
Le
fusible Gérard Collomb
pourrait
-il sauter ? – Moi, j'ai du mal à penser que ça remonte au niveau ministériel. Parce que c'est vrai que la préfecture de police ou les services du ministère de
l
'Intérieur auraient dû eux-mêmes activer l'article 40. On peut comprendre que quand l'Elysée parle, Beauvaux se taisent. En revanche, au sein de l'Elysée, là, il y
a
eu des fautes commises et là, on doit attendre des sanctions. – Gérard
Collomb,
qu'est
-ce
que
vous en pensez ? – Non,
je pense la même chose, pour différentes raisons, notamment la personnalité de Gérard Collomb qui est très proche d'Emmanuel Macron. Et puis, il y a des raisons beaucoup plus proches, des responsabilités, comme on le disait, beaucoup plus proches d'Emmanuel Macron, qui sont les membres de son cabinet. Et notamment, je n'ai rien contre ce monsieur, mais tout de même, encore une fois, c'est lui qui a été récipendière de la vidéo, du directeur de cabinet de M. Strautza, qui pourrait être, entre guillemets, le fusible. Qui dit fusible, dit que la responsabilité est ailleurs. Donc, je ne veux pas parler de fusible, mais en tout cas, l'élément qui pourrait peut-être dégorger la crise.
–
La seule chose qu'on peut dire au sujet du ministre de l'Intérieur, c'est que
régulièrement,
on évoque son possible départ.
Il
fait partie des ministres qui
sont… – Remaniables.
– Remaniables. – Ce
n'est
pas tout de suite, il
y a
la loi de l'immigration qui arrive en deuxième lecture à l'Assemblée la semaine prochaine, et il sera encore là.
–
Comment cet événement est-il perçu à l'étranger ? Je crois que c'est un peu tout pour… –
Pour
l'instant, j
'ai vu que la presse allemande s'en était
emparée.
– Pardon ?
– Il y a eu des titres dans la presse allemande, avec les images, sur un collaborateur d'Emmanuel Macron qui commet des violences dans les manifestations. Enfin, voilà, ça peut atteindre l'image de la présidence française.
– C
'est vrai que pour l'instant, les
bleus ont
encore la faveur de la presse internationale. Arnaud Montebourg avait renvoyé cet individu, vous l'avez rappelé tout à l'heure. Comment peut-on le retrouver à un tel poste ? – Normalement, on enquête sur ceux qui sont engagés à l'Elysée, qui vont entrer à l'Elysée, il y
a
des enquêtes, c'est tout à fait normal, il y
a
même parfois des surveillances. Et c'est très curieux que l'incident majeur qui lui avait valu d'être évincé de
l
'entourage d'Arnaud Montebourg ait pas mis la puce à l'oreille du président de la République. Alors s'il y en a eu d'autres ensuite parce qu'il avait le sang un peu chaud, ça aurait dû servir d'alerte, et le dernier avertissement, on n'aurait pas dû en arriver là. – Mais ce sont des postes, des jobs, j'allais dire assez particuliers.
– Il
ne faut pas non plus imaginer que c'est une fonction extraordinaire. –
Non mais il y a une proximité.
– Oui,
il
y a une proximité, mais il n'a rien à voir encore une fois avec le patron de la direction des services de protection des personnalités publiques. ça reste quand même un petit maillon. Cette personne n'a pas des galons, il n
'est
pas sorti des grandes écoles. Alors effectivement, il a un titre chargé de mission, encore une fois, pas officiel. Ce n
'est
pas non plus un élément fort sur lequel Emmanuel Macron, quel qu'il soit le président de la République, aurait eu le CV sur le bureau et ce serait lui, le directeur des ressources humaines, qui aurait embauché. Ça reste quand même un petit maillot. – Non, mais c'est son parcours
peut-être,
et notamment le fait qu'il ait été
durant la campagne. – On aurait dû alerter le président sur le côté un petit
peu instable
de ce
collaborateur. – On aurait dû l
'alerter.
–
Et
nous verrons en effet dans les prochaines heures si des sanctions sont prises. Et si le président prend la parole, même si vous nous avez dit tout à l'heure, Christophe Barbier, il ne faut pas qu'il parle, il faut qu'il agisse. –
Merci
beaucoup à tous les quatre, merci d'avoir participé à cette émission. Évidemment, nous nous retrouvons demain bien sûr. Merci à l'équipe qui a préparé ce C'est dans l'air. Ce soir, la Redif, 22h40, très bonne soirée sur France 5.
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