Émission Spéciale Élections Municipales 2026 | Chaque voix compte - 20/03/26
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] [musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte. On est ensemble pour une heure de débat et d'analyse. À mes côtés ce soir, Loup Fritel de Paris Match et Bertrand Perrier.
Bonsoir à tous les deux. Bonsoir. Euh veille de weekend, veille d'élection.
J'espère que vous êtes en forme fou parce que je compte sur vous pour cette spéciale municipale. Et oui, ce soir, on fait le bilan de cette entre deux tours des municipales marqué par des alliances surprises et des rebondissements. On vous emmènera à Toulouse où le PS s'est rangé derrière le candidat de la France insoumise.
On ira à Strasbourg où les écologistes vont tenter de sauver un de leurs bastions. On s'arrêtera aussi à Briont où le candidat les républicains s'est allié à celui du Rassemblement national. Et bien sûr, on essaiera d'y voir plus clair [musique] à Paris.
Alors, les électeurs vont-ils suivre les consignes de leur partie ? Qui sortira gagnant de la guerre des gauches ? Et la main tendue par le RN à la droite se concrétisera-t-elle dans les urnes ?
On va en débattre dans un instant. Bertrand, qu'est-ce que tout cela vous a inspiré pour votre chronique ? Alors, on va parler d'un ovni de cet entre deux tours, l'alliance technique.
À tout à l'heure, Bertrand et à mes côtés ce soir Christelle Krappelet. Bonsoir, vous êtes directrice opinion de l'Institut de sondage Ipsos BVA et vous êtes le partenaire de LCP pour ces municipales. Benjamin Morel, bonsoir.
Bonsoir. Vous êtes constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à l'université Paris Pantéon SAS et vous venez de publier nos communes un avenir civique à [musique] réinventer aux éditions Terre à Terre. Enfin Jean-Garic, bonsoir.
Nos téléspectateurs vous connaissent bien. Vous êtes historien, fin connaisseur de l'histoire politique et parlementaire française. Voilà pour le sommaire.
Installez-vous confortablement dans votre fauteuil. Chaque voix compte. C'est parti.
On savait que cet entre deux tours serait explosif avec des mains tendues, des alliances parfois inattendues et quelques coups tordus. On a désormais la photographie globale de la situation avant le verdict des urnes dimanche. On fait le point avec Marion Becker. [musique] 155 communes sur les plus de 35000 sont concernées par le second tour dimanche. 94 % des communes ont déjà leur mère élu au premier tour.
Pour les autres, plusieurs configurations dans les bureaux de vote avec 16 quincagulaires, soit 5 candidats qui s'affrontent, 159 quadrangulaires, 803 triangulaires dont Paris, Marseille ou Nice et 548 duels notamment à Lyon, Bordeaux et Toulouse. Un entro de tour marqué par des fusions et des désistements. À gauche, des listes socialistes se sont alliées à la France insoumise pour ne pas perdre de grandes villes comme Toulouse ou Nant et ce malgré la consigne nationale.
Aucune règle n'a été clairement posée par la direction du Parti socialiste. Les acteurs locaux ont donc fait ce qu'ils pouvaient ou ce qu'ils pensaient devoir faire, d'où la confusion. Après les municipales viendra le moment de la clarification.
Les écologistes assument. Je ne comprendrai pas et je le pose avec beaucoup de fermeté et de responsabilité, je ne comprendrai pas que nous prenions le risque de perdre une ville simplement parce que nous avons des différents sur tel ou tel propos et j'en ai. Mais maintenant je pense que la responsabilité c'est de protéger les citoyens et citoyennes surtout à l'heure tout dernier mot et les insoumis se placent en faiseur de roi.
Ce premier tour acte la progression de la France insoumise et du rassemblement national aux élections municipales. L'extrême droite est présente dans 103 seconds tours sur 228 grandes villes. Elle attendu dès dimanche sa main à la droite.
C'est le début d'une clarification, c'est municipal, aussi bien à gauche qu'à droite. Pardon, je peux pas vous dénoncer les alliances contre nature entre la gauche et la LFI et ne pas regarder ce qui se passe aussi à droite avec ce glissement vers le Rassemblement national. L'autre enjeu de ce scrutin, c'est la participation très faible.
Dimanche dernier, seul 57 % des Français s'étaient déplacés. Que de rebondissement dans cette entre deux tours. Benjamin Morel, on commence peut-être par vous.
Qu'est-ce que vous retenez vous comme fait majeur ? Alors, il y a plusieurs faits majeur et je crois qu'il faut jamais l'oublier. Le premier fait le premier fait majeur, c'est quand même l'abstention.
Le champ politique local n'échappe aujourd'hui plus à la crise politique. On la voit notamment chez les jeunes. Les personnes âgées continuent à se déplacer, ils sont encore branchés sur les politiques locales.
C'est beaucoup moins le cas pour les plus jeunes d'entre nous. Et ça c'est quand même un problème parce que ça veut dire que le local n'est plus vraiment un barrage à la crise démocratique. L'autre élément bah c'est une percée qui n'est pas général des insoumis mais qui existe dans les bons endroits.
En gros, avec 600000 voix, les insoumis ont réussi à prendre au piège le PS et à le contraindre à bouger sa ligne et à se mettre sur une position d'ambiguïté. Et ça ben ça va s'en ressentir pour la suite de ces élections municipales et pour les équilibres internes à la gauche. Et là Jean-Luc Mélenchon a fait un très bon coup politique.
Jean- Gar, on a vu un peu la diversité des alliances qui se sont nouées dans cette entre deux tours. Est-ce que ça manque pas un peu de clarté pour les électeurs tout cela ? Pour le moins, il faut quand même rappeler que Bruno Roter le rappelait, vous avez plus de la moitié des communes de plus de 9000 habitants qui sont déjà aux mains des républicains. [grognement] Et en deuxème position, vous avez les socialistes.
Ce qui veut dire que les éléments de stabilité existent aussi et que les vieux partis sont encore là. Mais ce que perçoivent les citoyens, ce que perçoivent ce que perçoit l'opinion publique, c'est évidemment cette percée assez comment dire localisé de la France insoumise d'un côté et du Rassemblement national de l'autre qui là aussi réalise des percés mais surtout dans deux régions qui sont le Sud-Est et et le Nord, des régions des régions de forte implantation du Rassemblement national. Ce qui veut dire que ce ce que je retiens moi de cette de ces élections entre autres, c'est que on retrouve cette extrême fragmentation qu'on avait en 2024 et que cette fragmentation là est appelée à s'installer durablement notre dans notre paysage politique.
Le comment dirais-je le le faux semblant, c'est que cette par rapport à cette fragmentation, vous avez une tendance d'un côté à l'Union des droites, de l'autre côté un rassemblement des gauches, une sorte de nouveau front populaire. les deux étant préamptés par ceux qui sont les plus forts h localement et opportunément. Mais on va voir ce que ça va donner.
Mais si vous voulez sur le fond des choses et par rapport à une histoire un peu plus longue, ce qui est intéressant c'est de voir cette fragmentation là parce que vous allez la retrouver au moment de l'élection présidence dans un an. Christelle Crapelet, le regard de la spécialiste d'opinion. Alors, moi je trouve qu'on a des résultats assez contrastés, qu'il faut bien regarder ce qui se passe euh selon dans selon les configurations locales.
Et ce qui a été intéressant notamment dans ces villes à Enjeu, là où il y a un second tour, on a vu quand même une mobilisation un petit peu plus forte, même si au global elle est elle est en retrait et dans certaines grandes villes, une mobilisation qui est vraiment significative, hein, je pense notamment à Lyon. C'est pas le cas partout et je pense qu'il faut vraiment voilà regarder ville par ville et ce sera intéressant de voir notamment au regard des fusions qui ont lieu euh voilà à gauche, on aura l'occasion d'en reparler, bah comment vont se comporter les électeurs notamment euh socialistes ? Je voulais Oui, je voulais vous poser la question mais alors sans rentrer dans le détail ville parleville mais globalement est-ce que les électeurs suivent à la fois les alliances et les consignes de votes qui leur sont données par leur parti ?
Alors, de moins en moins, ils sont quand même de moins en moins vraiment euh comme voilà euh à suivre comme un seul homme ce qui ce qui va être euh de dicté par euh par les partis. Surtout que la ligne du Parti socialiste, elle est pas non plus extrêmement claire. Dans dans notre dans notre enquête, on avait par exemple sur les sympathisants euh socialistes les 2/3 qui étaient opposés euh à la fusion.
Ça c'est la position de principe mais il est pas du tout dit voilà que localement selon voilà la l'enjeu qui est dans leur ville il se mobilise et aille quand même voter pour une liste qui a fusionné même si sur le principe il n'y était pas favorable. Loufritel un mot de de cet entre deux tours. Ce qui est aussi frappant, c'est le taux d'abstention en réalité et je pense qu'on aura le temps d'y revenir.
L'absence de possibilité de panacher notamment dans les communes de moins de 1000 habitants fait que beaucoup quand vous aviez une liste unique, beaucoup d'électeurs ne sont pas allés voter parce que ils n'avaient pas cette possibilité catartique dont vous aviez parlé la dernière fois Benjamin, il y a pas la catarcisse d'aller pouvoir bifer un nom et reconstituer finalement un un hémicycle municipal à sa main et c'est assez assez flagrant. C'est la plus importante, c'est le plus importante taux d'abstention depuis le début de des municipales sous 5e République hors Covid. Euh Bertrand Perrier, moi ce qui m'a frappé, c'est évidemment l'ingérence du national dans le local euh à la fois à Paris évidemment.
Alors là, on a appris que peut-être Emmanuel Macron s'était mêlé du tout euh Nice où évidemment euh Rotaillot refuse de prendre partie en faveur de l'un ou de l'autre et laisse arbitrer les électeurs. Euh Bordeaux où on a su qu'il y avait aussi eu beaucoup d'interférence du du national sur le local. Donc j'ai trouvé que c'était très intéressant de voir comment euh le National avait aussi eu son rôle à jouer dans les reports de voie, dans les consigne de vote au niveau local.
Et ce qui vous a marqué Bertrand ? Bah c'est ce que vous avez choisi comme thème pour votre chronique Perrier tranche c'est maintenant. Et aujourd'hui Bertrand, bah c'est une chronique en forme de coup de gueule démocratique.
Pourquoi ? Oui, parce que là on va s'intéresser évidemment et c'est passionnant, mais il faut bien dire que le spectacle est assez navrant et il faut vraiment y croire pour s'y intéresser. Ça fait 8 jours que le champ des idées, que le champ de la dignité a été totalement déserté au seul profit du balai décomplexé des stratégies partisanes, des tractations d'appareil, des alliances de circonstances et des marchandages de couloir.
Et voici que soudainement, sous nos yeux ébais ou conster, c'est selon la carpe et le lapin s'embrassent, les chiens et les chats fusionnent, les ennemis jurés d'hier posent côte à côte et tout sourire pour les photographes. Les digs ont sauté une à une et les principes proclamés il y a quelques jours encore, la main sur le cœur sont jetés aux oubliettes. Bref, de façon totalement ouverte, il n'est plus question que de place et de rang, de poste et de posture. une séance d'exposition à ciel ouvert d'ambition purement personnelle qui n'est pas jolie jolie et dans tout cela, les électeurs il d'avoir un peu de mal à s'y retrouver.
Oui. Alors, il faut pas non plus être naïf. On sait très bien que l'entre de tours est le moment du money time au double sens du terme d'ailleurs financier et chronologique de ce scrutin et que donc on peut se découvrir finalement plus d'affinité que d'opposition avec d'autres candidats.
Mais là où ça devient nouveau, c'est que il y a l'éruption dans cette ce processus d'un élément hétérodoxe qui est la France insoumise. Et c'est ça qui a conduit à l'apparition de cet OVNI de l'entre de tour qui est pour moi fascinant qui est l'alliance technique. Alors dans une alliance classique, on sait comment ça fonctionne, on fait au moins semblant de trouver des terrains de convergence idéologique entre des listes qui étaient rivales au premier tour.
Mais dans une alliance technique, on ne s'embarrasse plus de questions programmatiques. On assume pleinement ouvertement qu'on se partage juste des places. Et donc à Nant, à Brest, à Lyon, à Grenoble, à Besançon.
PS et LFI ont conclu des alliances pudiquement qualifiées de technique allant parfois jusqu'à expliquer que ils allaient faire alliance pour le 2e tour mais que les candidats qui viendraient de la liste LFI siégeraient dans l'opposition comprenne qui pourra. Et cette stratégie ne fait pas l'unanimité. Alors oui, bien sûr, il y a encore ça et là des colonnes vertébrales idéologiques qui résistent à cette épidémie de scoliose.
Je pense à Benoît Paillant qui a déposé à Marseille sa liste à l'identique dès lundi matin à Pierrive Bournael qui a renoncé à ses ambitions personnelles parisiennes pour ne pas rejoindre la liste d'At ou encore à Philippe de Certine qui s'est retiré sous pression mais sans consigne électorale à Bordeaux. Mais mais ces municipales ont remontré de façon inédite qu'on peut fusionner sans un semblant même d'idées communes. Il n'est même plus besoin d'invoquer un front républicain ou un front antifasciste.
On invoque la fusion technique et là on est dans le froid calcul politicien. On revendique d'être à la fois dans la majorité et dans l'opposition. Bref, le chat de Schröinger, celui qui est à la fois mort et vivant est appelé aux urnes.
Et on sera dimanche soir en ouvrant la boîte si le chat est vivant ou mort. On est très impatient [rires] de savoir. Une réaction en plateau.
Benjamin Morel. Oui. Alors, c'est très très intéressant la question des fusions techniques.
En droit, ça existe pas. Il y a pas de fusion technique. En réalité le juge de paix en la matière, ça sera quelle est la tête du conseil municipal le soir du second tour ?
Tout bêtement parce que une fusion technique, c'est une fusion sans programme commun. Mais si vous dépendez par exemple dans une mairie socialiste du groupe LFI pour faire voter votre budget, si vous n'avez pas de majorité absolue tout seul, la fusion, elle peut pas être technique. Il va falloir que les insoumis votent le budget.
Et donc à partir de ce moment-là, il y a nécessairement un projet commun et vous êtes nécessairement prisonnier du groupe avec lequel vous avez fusionné. On voulait dire que c'est un piège tendu par LFI finalement au reste de la gauche. Ils vont imposer leur vue de si la négociation a été mauvaise dans la répartition des places et que en effet le PSU de la gauche hors LFI n'a pas de majorité absolue, le maire sera dans la main dans les mains de la FI et donc on verra au soir du second tour si les socialistes ont bien négocié ou si au contraire la fusion technique était qu'une idée et qu'en réalité et ben cette idée va devoir se concrétiser avec un vrai programme derrière sans quoi le maire n'aura pas de majorité et donc le maire ne pourra pas vraiment être maire.
Jean- Garry que vous vouliez réagir aussi je crois. Alors, je vais un peu vous étonner parce que je vais un peu aller à rebour de ce qui vient d'être dit en réalité. Non pas que je ne sois pas autant choqué par ces euh ces fameux accords techniques, ces fameuses alliances techniques, mais parce que en réalité à mon à mon sens, et c'est ce qu'on voit pendant ces élections, elle reflète un rapprochement en réalité, un rapprochement profond des positions d'une part de la gauche non LFI avec LFI et de l'autre côté de la droite dite du gouvernement avec le Rassemblement national.
Du côté des droites, on sait bien depuis quelques années, on le voit avec l'évolution d'un Bruno Rotaillot et autres, que les positions de la droite dit classique se sont radicalisé, notamment en matière d'identité, d'immigration, de de sécurité. Et du côté de la gauche, je rappelle ce qu'était le nouveau Front populaire et je rappelle ce que sont les positions des uns et des autres sur un certain nombre de de problème, y compris d'ailleurs sur ce problème épineux de la gestion de l'antisionisme et de l'antisémitisme où on n' pas toujours trouvé du côté de la gauche classique la condamnation nécessaire de ce qui pouvait apparaître comme un encouragement à l'antisémitisme. Ce que je veux dire par là, c'est que c'est vrai que que ces alliances sont purement opportunistes et en cela, elles doivent nous interpeller parce que c'est un un mauvais coût supplémentaire à la perception de la démocratie.
Mais en réalité, à mon sens, elle révèle quelque chose qui est une évidence aujourd'hui. C'est une radicalisation symétrique de d'un côté de la gauche, d'un autre côté de la droite au profit évidemment de ceux qui sont de plus en plus dominants dans ces dans ces familles. Euh Christelle Crappelet, euh on vient de voir le coup de gueule de de Bertrand Perrier. nos reporters qui sont allés sur le terrain et qui ont fait plusieurs reportages là qu'on va voir ce soir nous disent qu'ils ont jamais vu des électeurs aussi exaspérés.
Est-ce que c'est quelque chose que vous avez pu mesurer vous dans vos dans vos enquêtes d'opinion ? Ah oui, ça c'est sûr que le mécontentement, la colère, c'est des choses qu'on voit énormément dans les enquêtes. On est presque il y a quasiment personne qui se dit heureux et satisfait et en colère contre quoi ?
Contre qui est-ce que c'est un peu tout. Il y a quand même de la de du ressentiment à l'égard de des politiques en général. on voit une distanciation de plus en plus forte à l'égard du personnel politique.
Un rejet aussi bah qui se manifeste aussi par cette abstention hein, le sentiment que finalement bah ça ne va rien changer à ma vie quotidienne, que les hommes et les femmes politiques pensent surtout à leurs intérêts, qu'ils sont corrompus. Tout ça c'est des idées qui progressent dans l'opinion et qui favorisent cette colère. Après, il y a aussi une colère sociale avec voilà des préoccupations sur son pouvoir d'achat, une inquiétude à l'égard de l'avenir, un sentiment de déclassement qui se rajoute et qui se superpose et qui crée effectivement un état d'esprit assez morose quand même chez de nombreux Français.
Mais est-ce que bah tout ce que vient de décrire Bertrand, c'est-à-dire toute cette tambouille politicienne un peu des alliances, des désistements, des consignes de vote, ça peut pas mettre encore plus en colère les électeurs qui vont peut-être rester chez eux ? Et je pense que ça sera vraiment intéressant de voir, je reviens sur les les sympathisants socialistes, parce que c'était eux qui sur le papier étaient le plus hostile à ces fusions. Est-ce qu'ils vont considérer que c'est de la tambouille, que c'est n'importe quoi euh et voilà trouver enfin être un peu dans dans le rejet ou est-ce que quelque part pour certains ça peut aussi les rassurer paradoxalement cette fusion technique en se disant que derrière c'est pas une fusion programmatique, c'est juste du pragmatisme pour que la ville ne passe pas à droite à l'extrême droite.
Les deux configurations peuvent peuvent exister et je pense que voilà c'est en regardant les résultats qu'on verra voilà comment se sont comportés ces électeurs là et quels sont les résultats et on pourra en tirer un certain nombre d'enseignements à ce moment-là. Jean-Garic d' juste une petite incidente, n'oublions pas que et à droite et à gauche, prendre la fameuse impression les électeurs sont favorables à l'alliance, aux unions, à l'Union des droites. Une grande majorité des électeurs de droite sont pour l'Union des droites et à gauche, une grande majorité des électeurs de gauche reste encore favorable à l'Union de la gauche.
Sauf les sympathisants socialistes qui le sont un peu moins qui le sont un peu moins. Et si vous prenez l'ensemble de de la gauche, vous voyez que cette dynamique là qui est historique, à gauche, c'est quelque chose d'historique, ben elle est encore présente. Et ça c'est quand même c'est quand même très intéressant cette cette gauche de monsieur Olivier Fort, ça n'est pas la gauche de de François Hollande ou de Bernard Casneuve.
Et je pense qu'on a vécu un peu sur sur cette illusion qui fait qu'aujourd'hui on est étonné par ce qui arrive. Alors d'ailleurs, on peut être par la position de François Hollande qui nous disait qu'il y aurait pas d'alliance mais qui soutient son son disciple à TUL qui lui accepte cette alliance. C'est quand même très choquant.
Mais enfin bon, on on est là aussi dans, je le répète, dans des choses qui se rapprochent sur le plan idéologique. Alors, on va passer en revue les différentes familles politiques justement en commençant par la gauche parce que c'est là qui s'est passé le plus de choses. Euh, on vient de voir dans le sujet de Marion Becker la consigne qui avait été donnée par Olivier Fort.
Pas d'accord national avec Lfi mais pas de véto à des alliances locales. Ben, on va s'arrêter sur ce qui s'est passé à Toulouse où le PS a rejoint la liste du candidat de la France insoumise pour essayer de ravir la mairie à la droite. C'est un reportage d'Elsa Mondingava et Eva Billon.
Capit P cap Capit Au premier tour, François Piquemal a créé la surprise en arrivant en 2è position derrière le maire sortant mais devant le candidat socialiste. L'insoumis réalise de très bons scores dans les quartiers populaires. Vous savez ce que c'est avec monsieur Mou ?
Les logements ils augmentent, le transport il augmente, tout a augmenté. Mais il reste à convaincre ceux qui ne sont pas allés voter. On y va.
Faut mobiliser mobiliser c'est ce dimanche he qu' a pas une voix qui manque il faut aller chercher chaque voix parce que ça va être très serré à ses côtés le candidat socialiste François Brillançon arrivé 3e dimanche a très rapidement annoncé une fusion de sa liste avec celle des insoumis mais c'est la gauche qui va gagner une fusion critiquée par une partie du PS elle a été critiquée par les gens qui ne vivent pas à Toulouse et elle a été plébiscitée et encouragée par toutes les Toulousaines et les Toulousains. Et moi, c'est ce qui m'importe. Les commentaires parisiens qui parlent de Toulouse.
J'ai envie de vous dire que je m'en fiche en fait. Depuis lundi, un vent d'espoir s'est levé. Les gens savent qu'il y a une possibilité d'en finir avec 12 ans, d'un système de monsieur Moudin et d'une droite qui se radicalise.
On prend le soleil. Oui, mais il faut en profiter parce qu'alors tantôt c'est le vent, on a froid, tantôt c'est le soleil. La radicalité de son adversaire, c'est aussi l'angle d'attaque du maire sortant Jean-Luc Moudin pour mobiliser les abstentionnistes, il y en a beaucoup.
Et puis tous les socialistes qui ont été trahis par leur partis et qui ne s'attendaient pas à ça et à être je dirais soumis aux insoumis. Devant les journalistes, il insiste sur le danger que représenterait d'après lui l'élection de François Piquemal. Ah pour moi c'est le chaos qui s'installe à la mairie.
Le seul fascisme que nous risquons, c'est le fascis le fascisme de l'extrême gauche et du mélanchonnisme. Et selon Jean-Luc Moudin l'inquiétude est réelle. Les réactions que je vois sur le terrain depuis le début de la semaine sont encourageantes.
Euh des électeurs qui avent pas voté veulent voter et ne veulent pas du tout que l'extrême gauche soit aux commande du Capitol. Et puis je rencontre aussi des électeurs qui ont voté pour monsieur Brillançon qui sont sidérés par sa trahison. Alors, que feront vraiment ceux qui ont voté PS au premier tour ?
Ils sont partagés. Je voterai François Picemal et la liste d'union. Moi, je pense que ils ont bien fait.
Ça s'est très bien passé. En plus, il y a pas eu la campagne dans la campagne électorale, il y a pas eu d'invective, d'insultes. Moi, je vais voter Mouk.
Pour vous, Picmal, c'est impossible. Picmal, c'est possible. C'est Mélenchon qui est impossible.
Maintenant, c'est Mélenchon qui est pas qui est pas fréquentable. Voilà. Vous vous appelez comme W Stein et tout est sorti.
Un second tour qui s'annonce donc très serré. Les derniers sondages donne les deux candidats à quasi égalité dans la course au Capitol. Euh Benjamin Morel, on pensait que le PS ne salirait à LFI que pour sauver certains de Sébastiens.
Là, c'est pas le cas de figure. À Toulouse, il se range derrière LFI pour ravir la mairie à la droite. Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça dit de la situation de la gauche ?
Ça dit deux choses. D'abord, ça dit que malgré tout, vous avez une proximité entre les appareils partisans. Enfin, ils ont fait campagne ensemble il y a 1 an et demi.
Ils ont fait campagne ensemble il y a 3 ans. Et donc à partir de là, vous avez une porosité militante. C'est pas des gens qui sont dans leur couloir depuis des décennies en fait.
Ils ont l'habitude de travailler ensemble. Il y a des rapprochements au-delà des personnalités de Jean-Luc Mélenchon et cetera. Ensuite, ça dit quelque chose de la féodalisation des partis.
La féodalisation d'un parti, c'est quand l'intérêt local prime sur l'intérêt national. Il était peut-être pas dans les intérêts du PS de faire ses alliances. Il est dans l'intérêt des maires de Rennes, de Limoge, de Clamontferrand et bien de rentrer dans des logiques d'alliance.
Ce qui est intéressant, c'est que ça Jean-Luc Mélenchon l'avait théorisé. Il voulait pas de féodo dans son parti. Il voulait pas de gens qui fassent primer leur intérêt à eux sur la ligne du parti et qu'il ne pourrait dont il ne pourrai pas potentiellement se débarrasser si demain il lui cassait les pieds.
Là si on applique mal qui était le maire de Toulouse, LFI également a des intérêts locaux et ces intérêts locaux et ben peuvent conduire parfois certains LFI à dire à Jean-Luc Mélenchon là tu vas très loin parce que si tu continues demain moi je perds la mairie. Et donc ça reconfigure les rapports de pouvoir au sein des partis et ça ça peut changer la chose quels que soient les partis de gauche pour l'avenir. Euh le regard de l'historien Jean- Garic peut-être sur ces gauches irréconciliables qui n'en finissent pas de se se réconcilier finalement.
Alors d'abord la mythologie antifasciste ou de l'ant-fascisme c'est une supercherie totale. Là-dessus, il faut être bien d'accord. Le le fascisme n'existe pas en France si ce n'est sous forme de groupuscule.
Et même dans les années 30 où ça a été le moteur du Front populaire, il y avait très très peu en réalité de de groupes fascistes dans la vie politique française. Ça c'est la première chose. Maintenant voir cette cette alliance là, je pense que je vous parlais tout à l'heure de cette porosité entre les entre les deux gauches.
C'était souligné par Benjamin. Historiquement, il y a un peuple de gauche et un peuple de gauche qui au deuxème tour des élections en général se se se rassemble pour battre pour battre la droite. Là, dans le cas de figure, vous avez un Jean-Luc Moudin qui ne peut pas être considéré comme une sorte d'archétype de l'extrême droite française.
C'est c'est le moins qu'on puisse dire. Il est très probable qu'une partie de de cette gauche socialiste, enfin des électeurs de la gauche modérée euh à Toulouse et il y a une grande tradition là aussi, une gauche radicale, la dépêche du midi, c'est une c'est une gauche très particulière dans le dans le radicale au sens parti radical de gauche du parti radical de gauche, c'està-dire plutôt modéré. ou je pense que ils vont y regarder à à deux fois avant de se reporter sur un candidat de de la France insoumiste.
Ça a été dit d'ailleurs par un des intervenants, ça ne vaut pas sondage mais là on voit très très bien que pour le coup la différence entre les deux gauches, elle va sans doute être je suppose qu'elle va jouer un rôle majeur. Là-dessus, Christelle Krapelet, est-ce que pour un électeur toulousain, voter Picmal, c'est différent de voter Mélenchon ? Alors bah, on a vu dans on a vu dans le reportage un des électeurs exprimait clairement que Picmal oui mais Mélenchon non.
Et on voit bien quand même le poids euh de Jean-Luc Mélenchon et l'imaginaire qui est derrière. Et c'est intéressant pour Toulouse parce qu'effectivement si LFI euh remporte cette mairie, c'est la 3è ville de France, je crois maintenant. Donc on en parlera. ce sera vraiment un symbole très très fort.
Donc je pense quand même que l'ombre de de Jean-Luc Mélenchon plane sur cette élection et qu'une partie effectivement des électeurs de centre gauche quand en face ils ont un Jean-Luc Moudin qui effectivement n'est pas d'extrême droite et même plutôt centriste et modéré et bien ils peuvent se tourner plutôt vers un vote pour pour Jean-Luc Mond combien même ils auraient voté à gauche au premier tour Loufritel il y a un élément quand même c'est que depuis 2001 à l'exception de 2007 on travaille aujourd'hui enfin en tout cas les les électeurs doivent doivent voter avec une donnée, c'est celle du Front Républicain. Et en l'occurrence, ces alliances qu'on voit aujourd'hui, c'est une version déclinée de ce qui existe dans chaque élection. Depuis, on l'a vu en 2022 contre la gauche pour le coup, on l'a vu en 2024 contre le RN et honnêtement le la gauche a pris ce réflexe de s'unir aussi parce qu'au départ il y avait ce péril difasciste.
C'est une version atrophiée d'un phénomène qui existait de façon très très ciblée et dans des cas de figure extrêmement extrêmement précis. C'est et c'est pour ça aussi que vous avez la droitaire qui elle se retrouve au prise avec le cordon sanitaire qu'elle avait quand même érigé avec avec le RN et qui se retrouve avec en face une gauche qui elle va réussir à s'allier. H J'aimerais qu'on évoque aussi le cas de figure bah des candidats PS qui ont décidé de ne pas s'aller à LFI.
Bertrand parlait de Benoît Paillon à Marseille. Euh, il y a aussi Nathalie Appéré à à Rennes. Il y a évidemment Emmanuel Grégoire à Paris dont on parlera tout à l'heure.
Euh, est-ce que c'est un paris risqué ou ça peut être un paris gagnant ? Ben, les deux, mais c'est un paris qui est un paris rationnel. Je veux dire, je n'insulte pas les valeurs des uns et des autres.
Je suppose qu'ils en ont, mais il y a parfois une possibilité plus simple d'avoir des valeurs quand vous vous dites que les reports de voix seront plus simples. En l'occurrence, pour beaucoup de mesires qui ont fait alliance avec la FI, c'était ça ou la mort. À Marseille, c'est moins évident.
C'est-à-dire que malgré et si on exclut dans un premier temps le retrait de Sébastien Des Logogu, c'était bien parti pour Benoît Paillant. Là bah c'est évidemment très très bien parti. Idem pour Emmanuel Grégoire et ensuite il y a un arbitrage.
Ce que je gagne avec un retrait d'un candidat à la FI bah je risque de le perdre au centre. Et donc c'est un paris le fait que le candidat à l'I finisse par se retirer qu'à marseillais ou qu'il y a un cas qui ait une forme de toboggan avec un candidat la FI ben qui par votre utile baisse et de l'autre côté la possibilité en se distant de la FI d'aller manger sur le centre c'est un paris et on verra dimanche s'il a été gagnant et ça peut être très intéressant à Lyon de voir ça parce que à Lyon c'est pas un PS c'est un écolo mais en l'occurrence le LFI a fait 10 % il dépasse de Jean-Michel Holas mais pas énorm énormément non plus. Est-ce que LFI va faire office de de enfin va en rebuter des électeurs ?
Est-ce que ça risque pas lui coûter son élection ? D'amot Bertrand Per juste Nathalia Perry, elle en a pas besoin. Donc en réalité, elle va être élue toute seule et donc pourquoi s'embaraisserait-elle pour son mandat d'une alliance dont elle n'a pas besoin pour être élu ?
Et souvent, c'est d'ailleurs dans ces endroits-là qu'il n'y a pas eu d'alliance, là où il n'y avait pas un énorme risque de perdre des bastions. Alors, c'est un peu moins le cas effectivement pour Emmanuel Grégoire quand même, il y a une forme un peu de de Paris mais on compense à Rouan ou à des villes à Nancy où ils ont quand même moins de risque et là ils ont pas fait de fusion. Votre regard sur le paris qu'a fait LFI dans ces élections qui était de se présenter dans des villes moyennes, des grandes villes essentiellement les villes de banlieu aussi et de devenir incontournable dans ces villes-là.
Est-ce que c'est un paris gagné pour vous ? Alors, c'est un paris qui globalement est gagné dans le sens où voilà, ils avaient décidé en 2020 d'enjamber l'élection. Là, ils en faisaient un peu un laboratoire.
Le fait est qu'ils vont avoir euh un certain nombre de conseillers municipaux. Ils vont avoir des symboles forts. Ils vont gagner euh ils ont gagné déjà euh Saint-Denis peut-être peut-être Roubet.
Euh ils sont rentrés aussi, ils se sont remis au centre du jeu. En ça, la stratégie quand même de de Jean-Luc Mélenchon, elle a fonctionné. Après, ce n'est pas non plus un paris totalement gagné dans le sens où il faut relativiser, on l'a dit tout à l'heure, un peu la percée de Halafi notamment dans la banlieue dans un certain nombre de de banlieux, ils font peut-être pas d'aussi bon scores qu'attendu.
C'est ce que c'est ce que semble dire l'OP hein, qui a qui a fait la moyenne des scores obtenus par les candidats LFI partout où ils sont présentés et qui ont comparé ça dans les mêmes communes au score aux européennes et à la présidentielle. Et on voit les chiffres s'affichés. Effectivement, ça a fortement chuté au municipal.
C'est pour ça queon parfois à globaliseral de symboles qui sont réels et qui sont forts et qu'il faut relativiser leur percé elle sera pas si forte et partout mais quand même le paris qui était de faire de cette élection un laboratoire de montrer qu'il pouvait s'implanter localement de créer effectivement des des élus peut-être un peu plus forts localement a été a été quand même relativement payant. On va on va avancer, on va s'intéresser à un cas de figure différent à gauche à présent qui s'est produit dans une ville qui est aux mains des écologistes mais où la mer sortante est menacé à la fois par la droite et par la socialiste Catherine Trotman. Il s'agit donc de Strasbourg.
Maité Frémon et Aziz Auguse se sont rendus sur place. [musique] Strasbourg, première ville d'Alsace, 290000 habitants. À l'affiche, une triangulaire et derrière un marchandage et des alliances inites et même insolites.
Bonjour monsieur pour les élections municipales de dimanche. Opération tractage pour la mer sortante. Pour ce second tour, Jean Barzegan s'unit avec les insoumis et pour la soutenir, François Ruffin fait le déplacement.
Bah oui, un match ça se joue jusque dans les dernières minutes. Voilà donc faut jouer le match. Il faut qu'au dimanche soir il y ait pas de regret.
Exement tout faire pour gagner. La mer sortante est arrivée en 3e position dimanche dernier. Les électeurs comprennent c'est ce qu'ils nous ont dit ce matin.
Voilà, c'est le nouveau front populaire, c'est la nues forces de gauche rassemblé. Dans les rues du centre-ville, Jeanette elle ne comprend pas. Son vote de dimanche est encore incertain.
Ça me dérange parce que elle fille euh c'est hors de question pour moi. Donc voilà, Marine partage son avis. C'est un peu comme si on perdait nos convictions profondes.
Voilà, même si les mairies ne sont plus sont davantage des des votes de personnes que de parties, mais c'est il y a certaines associations qui sont très choquantes. Enfin, à mes yeux du moins après voilà, elle aussi a fait alliance. Arrivé en tête, la socialiste Catherine Trottman s'unit avec le candidat Horizon.
Résultat, le Parti socialiste lui enlève son investiture. Notre rassemblement a peut-être dérouté à Paris, mais il a rassuré à Strasbourg. Robin vote à gauche et cette alliance, il ne la voit pas d'un très bon œil.
Et sur son projet pour la ville, il y a tout qui est un peu qui a un retour en arrière quoi, que ce soit sur les mobilités, sur les sur la culture et cetera et et voilà. et puis bon l'a prouvé en en saliant avec l'autre macronis quoi. Donc mais pour cet électeur c'est tout simplement le jeu de la démocratie. [musique] Il faut être pragmatique, il faut chercher de solutions qui correspondent peut-être à la spécificité régionale.
Ces 40 nuances de gauche désarsonne Benoît. On a plus du tout le PS à gauche quoi. Du coup, on n plus très à l'aise.
Moi, je suis plus très à l'aise avec ça. Des électeurs de gauche un peu perdus et le candidat les républicains arrivés en 2è position lui déplore un spectacle désolant. En 2020, j'ai fait ce type d'alliance de deuxème tour.
Les Strasbourgeois ne comprennent pas parce qu'en fait tout ça ressemble à des négociation d'arrière boutique pour des postes. Les écologistes perdront-ils une de leurs principales villes à Strasbourg ? Ce second tour reste très incertain.
Benjamin Morel, on parlait du manque de clarté pour les électeurs tout à l'heure. Là, c'est presque un manque de logique, on va dire. C'est-à-dire qu'on a une candidate socialiste qui va s'allier avec un candidat de centre droit de centre droit qui tourne le dos aux candidats de la droite et on a les écologistes qui choisissent de s'allier aux insoumis alors que c'est les socialistes qui étaient arrivés devant.
Comment ils peuvent s'y retrouver les électeurs ? On les voit déboussolés là dans ce reportage. Bah du point de vue des logiques d'appareil, c'est pas complètement absurde hein.
Si vous êtes Catherine Trottman, vous pouvez pas vous allier avec votre gauche parce que par définition votre principal concurrent pour la mairie, c'est la mer sondante qui est Europe écologie des verts qui fait alliance avec les insoumis. Donc vous tournez vers votre droite mais vous entendez le l'électeur qui dit bah pour moi le PS maintenant n'est plus de gauche. La question ensuite c'est est-ce que c'est payant ?
Et là il est pas tout à fait certain. C'est-à-dire que il y avait en effet une forme de blocage stratégique pour Catherine Trottman, elle a été poussée à cette alliance. La question c'est est-ce qu'au bout du compte il y a le moindre électeur Horizon qui va la choisir elle plutôt que le candidat droite restant et est-ce que elle va pas perdre des oailles du côté de la gauche ?
Et donc c'est un paris ce paris. On verra dimanche s'il est gagnant et ça montre qu'en effet il y a une forme de trouble aujourd'hui dans les à la fois les appareils politiques et le jeu des blocs qui font que et bien ce trouble au sein de l'électorat peut également conduire ensuite à une forme de désorientation. Jean- Garcic sur le bilan des écologistes, ils avaient un peu la surprise des municipales en 2020.
Ils ont gagné plusieurs grandes villes. On disait que là ils étaient menacés dans ces bastions là. Est-ce que c'est réellement le cas ?
On voit qu'à Strasbourg là c'est peut-être jouable pour eux qu' à Lyon aussi. En tout cas, il est vraisemblable qu'il ne réaliseront pas partout les scores qu'ils avaient réalisés lors de des dernières élections marqués par une très faible participation notamment. On savait que un certain nombre d'entre eux dans les grandes villes avaient dû leur leur succès à cette faible participation.
Mais dans le cas Strasbourg, c'est quand même un cas assez intéressant, y compris, j'allais dire historiquement parce que le retour de Catherine Trotman qui était une recardienne qui incarne justement une hypothèse de gauche social-démocrate qui a un petit peu disparu du Parti socialiste. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs on en a gentiment exclu. C'est quand même très très intéressant.
Là, on est vraiment au cœur, je pense, des gauches irréconciliables parce que d'un côté, vous avez Catherine Trottman qui incarne cette gauche social-démocrate dont je persiste à penser qu'elle a encore quelque chose, une chance d'intéresser une partie des des citoyens. Et puis de l'autre côté, vous avez une une écologiste assez proche des positions de LFI sur un certain nombre de questions. Donc vous avez là quelque chose qui est un vrai un vrai affrontement entre ces deux gauches.
Le problème évidemment pour Catherine Trotm, ça a été ça a été souligné, c'est de trouver justement une manière de d'accommoder sa son positionnement à gauche avec l'alliance avec avec Horizon, c'est-à-dire de reconstruire là encore quelque chose de nouveau, un nouvel espace politique. Elle peut le faire sur son simple nom, sur sa popularité locale parce qu'elle est ancien maire de Strasbourg. Et effectivement ce qui est plus difficile à faire à l'échelle nationale, ça à l'échelle locale peut être fait autour de son nom. justement Bertrand Perrier.
Ce qui est intéressant aussi dans cette alliance qu'elle fait avec Pierre Jacubovic, c'est que en réalité dans l'équilibre des forces, Pierre Jacubovit au premier tour, il fait un score assez faible, assez faible, 5 % et donc elle va perdre l'investiture PS pour aller chercher une liste qui a fait 5 % à laquelle elle va donner six places, dont quatre éligibles sur sa propre liste. Ça dit aussi une forme de fébrilité peut-être aller chercher euh enfin le prix est est cher à payer de de cette alliance avec Horizon. Christel Krapel, comment l'écologie se positionne aujourd'hui dans les priorités des électeurs par rapport à il y a il y a 6 ans ?
Alors, par rapport à il y a 6 ans, en terme de priorité, c'est sûr que l'écologie n'est plus en tête alors que c'était quand même très haut dans les préoccupations en 2020. Aujourd'hui, ça a été supplanté notamment au plan local par la sécurité qui est devenu vraiment un enjeu très très fort notamment dans les grandes villes. Pour autant, on a souvent tendance à dire bah c'est terminé, bah clash écologiste, les Français ne s'intéressent plus à l'environnement.
C'est pas vrai. Ça reste une préoccupation qui est forte notamment en terme de de pollution et même localement quand on leur demande est-ce que c'est un enjeu ? Ils nous disent oui.
Mais quand ils doivent hiérarchiser, quand ils doivent dire quel est le sujet qui est le plus important pour eux, c'est vrai qu'il privilégient plutôt d'autres problématiques et notamment la sécurité. Lou Frel, un mot. Non, mais ce qui ce qui est intéressant, c'est qu'en l'occurrence, vous avez euh l'allégorie là quand vous avez ce genre d'alliance de ce qu'appelait euh de de ce que le RN appelait l'UMPS.
Et en fait, vous avez quelques cas comme ça à Carcasson par exemple, vous avez des listes de gauche et de droite qui se mettent ensemble contre le RN. Mais ici en l'occurrence une vieille gauche social-démocrate assez universaliste avec Horizon contre la nouvelle gauche plus identitaire mais ça risque fortement de favoriser en fait le Rassemblement national et je pense que sincèrement ces élections vont favoriser le Rassemblement national. C'estàd que vous avez toujours un clivage enfin pardon un front républicain qui prime sur l'autre.
Vous pouvez pas être front contre trois fronts en même temps. Il y a toujours un récit qui se met en route que on passe tout ce deuxème tour à parler des alliances à gauche. Bien c'est une bonne configuration pour que le RN lui puisse travailler en de façon plus douce et plus plus secrète.
Ben vous faites la la transition vers justement la partie suivante de notre émission. la droite, le Rassemblement national. Euh, on a vu que l'entre de tour a été marqué par la main tendue euh par Jordan Barnella dès dimanche soir aux électeurs de droite.
Une main qui a été saisie immédiatement par le candidat LR à Bri controert. Il a décidé de s'allier au candidat du RN pour battre la gauche. Alors, Bri contre était le laboratoire d'une future union des droites à la présidentielle ?
C'est un reportage en Sainmar de Baptiste Garg Chartier et Pierre Beretta à Abri contre Robert. L'annonce fait l'objet d'un coup de tonner dans ce bastion de gauche. En fait, on s'est rassemblé au second tour.
D'accord. la liste terraine et la liste LR et puis et puis on va faire une union pour essayer de battre la gauche. Une alliance LRN, une des seules de France dans cet entre de tours.
En réalité, les Briards ont voté à plus de 41 % pour nos délistes. Donc, on a réussi à s'entendre pour un accord de gouvernement local municipal pour améliorer le quotidien des habitants. Dans cette commune de 19000 habitants, une telle alliance est historique.
Dans les rues, certains électeurs sont encore abasourdis. un peu un peu assis par terre. Oui.
Pourquoi ? Bah parce que je comprends pas ce genre de de pratique. Très surprise de ce retournement de stinuation.
Après, je sais pas actuellement ce que je vais faire dimanche au vote. C'est dire que cette alliance, elle vous choque ? Oui.
Mais d'autres ne sont pas du même avis et saluent fièrement cette fusion. Pour moi, c'est pas significatif cette fusion. Niveau national, c'est différent.
Ouais, bien sûr. Mais au niveau local ici, non. So brilliant.
Non, je suis pas inquiet. Non, pour moi ça me choque pas. Faut bien qu'on fasse si on veut éliminer le maire d'ici, faut faire alliance.
Depuis sa mai le maire sortant socialiste craint de ne pas être réélu dimanche. Qu'il va falloir que je jongle là parce que avec tout ça, c'est bien chargé. Il faut aller faire du porte à porte, aller récupérer les les abstentionnistes et ça ça va pas être facile.
Il n'en croit toujours pas ses yeux. Cette alliance est dit-il une trahison pour les électeurs. Ils ont beau me dire que c'est une liste sans étiquette, faut être gonflé là quand l plus et dire que c'est sans étiquettes.
Enfin donc le risque est certain donc ça me fait peur pour les briards. Le candidat des républicains nous a alors accordé une explication par téléphone. Il sera bien allié au RN en 3e position sur cette liste commune lui justifie son choix.
Quand on a discuté de la fusion, on s'est mis d'accord sur le projet. D'ailleurs, on était très très proche à 90 % et quand j'ai exposé mes conditions, ils ont accepté toutes mes conditions. Parité dans nos policiers et mon programme à 100 %.
La liste du centre arrivée en seconde position dimanche dernier et espère déjouer les pronostics. On va gagner, ça va jouer à quelques voies près. Alors, pas question de se retirer.
Pourquoi je me retirerai sincèrement ? Parce que vous avez deux aventuriers, deux pistoléros qui s'unissent ensemble. Mais non, il suffit simplement de dire aux gens ne votez pas pour ces aventuriers et puis c'est tout.
Au premier tour, près d'un électeur sur deux, ne s'est pas déplacé pour aller voter. Alors dimanche, tout peut encore basculer avec les abstentionniste qui pourrai faire la différence. Benjamin Moral, si on prend un peu de hauteur, finalement, il y a assez peu de candidats à droite qui ont saisi cette main tendue par Jordan Bardella.
Je crois qu'il y a un candidat de droite à Reince, un candidat LR sur l'île de la Réunion. Est-ce que ça veut dire que cette main tendue, c'est un échec ? Bah tout à l'heure, on parlait de la gauche et on disait en gros, on a souvent la valeur de ses intérêts.
La droite a dans assez peu d'endroits eu réellement intérêt à se rapprocher du RN. Donc d'une certaine façon, c'était facile d'être droit dans ses bottes. Et donc dans ce cadre-là et ben si vous voulez, il y a cet élément.
Après, on assiste et d'ailleurs un maintien très intéressant, c'est celui de Martine Vassal à Marseille. Marseille, si Martine Vassal se retirait, que faisaient ces électeurs ? Ils allaient probablement pas beaucoup chez Benoît Paillant.
Et donc là, on voit que infin quand la droite se maintient et bien potentiellement elle gêne le RN et que là-dessus le Front républicain probablement a vécu. Donc il y a cet élément-là. Et ensuite sur euh je dirais la question euh des unions des droites et de LR, vous avez une situation politique qui fait que malgré tout, on a un affaiblissement de la droite classique dans les grandes villes.
Euh le PS est fort dans les grandes villes mais est affaibli dans les villes moyennes. Les LR sont forts dans les villes moyennes mais plus affaiblis dans les grandes villes. Dernier point, il m'apparaît pas moindre, les vraies bassions du RN, c'est pas les grandes villes. on dit "Ah le n'a pas beaucoup progressé parce que regardez dans les centre-ville, ils sont pas trop à Paris." Ouais, c'est pas nouveau.
C'est souvent les petites villes, les villes où il y avait qu'une seule liste, les villes où infinait les 95 % d'élus dès le premier tour dont on ne commentera pas les résultats dimanche. Et donc, on a malgré tout une poussée du RN, mais cette poussée, elle est fondamentalement souterraine. Le vrai 3è tour au-delà des élections intercommunales, ça va être ensuite les élections sénatoriales.
Et là, on verra ce que feront les grands électeurs du péri urbain et du rural. et si l'ERN en effet confirme ou ne confirme pas. Lou Frel, là on entre vraiment dans votre champ de compétence parce que pour Paris Match, vous suivez à la fois la droite et le rassemblement national.
Est-ce nous aider à y voir plus clair sur la ligne du RN ? On s'était habitué au ni droite ni gauche de Marine Le Pen. Là, on entend Bardella qui tient un discours différent.
Quelle est la ligne du du RN là-dessus ? Aujourd'hui, au Rassemblement national, c'est une direction bicéphale. Donc, en l'occurrence, la ligne de Marine Le Pen et la ligne de Jordan Bardela, ce sont deux lignes qui existent et qui sont celles du parti.
C'est vrai que ça peut paraître étonnant. Mais Marine Le Pen, en réalité, elle concentre beaucoup plus ses forces sur ses bastions historiques qui sont dans le nord. Euh ces plus proches sont élus dans le nord et ceux-là ne diront jamais qu'ils veulent l'union des droites.
Ils diront toujours qu'ils sont inis et que leur ennemi c'est les l'UMPS dont on parlait tout à l'heure parce que leur électorat dans les Haut de France hein vient en partie de la gauche et il et encore aujourd'hui ils réussissent à faire basculer d'ex d'ex communistes d'ex socialistes. Vous pouvez pas leur dire on fait l'Union des droites et puis c'est un électorat beaucoup plus populaire. La question par exemple de de l'aide sociale là-bas est très importante.
C'est moins dans le discours de Jordan Mardella qui lui au contraire a quelque chose de beaucoup plus austère de ce point de vue. C'est aussi deux stratégies qui vont avec des élections différentes. Marine Le Pen, elle elle veut être présidente de la République et jamais, elle le dit, peut-être qu'elle changera d'avis, jamais elle ne sera premier ministre de Jordan Bardella.
Jordan Bardella, lui, il a été programmé pour devenir premier ministre, donc faire une stratégie d'alliance. Son but, c'est pas de faire 50,1 % euh dans toutes les Frances. Son but c'est de trouver un socle euh d'alliance de 40 % avec un programme clair, stable, pourquoi pas avec les LR.
Lui dit qu'il a un étose de droite en l'occurrence, c'est pas du tout la même chose. La question c'est est-ce que Jordan Bardella sera le candidat à la présidentielle ? Dans ce cas, oui, ça rebattra les cartes.
Pour l'instant, c'est une complémentarité qui se vaut tout à fait. Le seul ennui, c'est qu'en fait au RN, là on arrive sur quelque chose de beaucoup plus anthropologique. Les militants, les cadres ne sont pas des personnes qui ont frayé avec LR ou avec ceux qu'on peut retrouver chez Reconquête ou ceux qu'on peut retrouver chez l'UDR ou alors très à la marge.
Et en fait la question aussi de l'alliance politique, elle se fait avec des gens que vous connaissez. Les ceux de Martine Vassal, ils connaissent pas ceux du Rassemblement national. Et si Martine Vassal se reste aussi, c'est parce que elle a l'impression que elle a déjà perdu le plus d'électeurs possible en faveur de Franck Alisio.
Peut-être qu'il y en aura encore. Mais il y a tout de même un bon tiers qui ira sur le bloc central parce qu'eller a choisi depuis quelques mois, peut-être quelques années en tout cas officiellement de travailler avec le bloc central. Et d'ailleurs Bruno Rotaillot se voit avec Édouard Philippe.
Jean-Garry, quel regard l'historien porte sur ce que l'extrême droite appelle l'Union des droites ? C'est une vieille chose qui existe depuis les débuts de la 3e République dans les années 1870. Les l'échec de l'Union des droites a permis à la République d'exister.
Bon, je passe là-dessus mais c'est pour vous dire à quel point c'est ça a toujours été problématique. Euh une alliance, c'est tributaire du rapport de force entre les deux partenaires. Et euh des facto euh ce qui s'est passé depuis quelques années, c'est qu'on a vu euh euh la la percée, euh je dirais extraordinaire au sens de originel du terme de du Rassemblement national qui devient le partenaire majeur de de de ces alliances.
Ce qui veut dire que dans dans toute alliance des LR avec le le Rassemblement national, y compris à l'échelle locale, il y a évidemment le risque de se faire totalement avaler. On verra très bien que pour l'élection présidentielle, il y aura la tentative au moins d'un candidat LR. On il n'est pas concevable précisément que les LR acceptent une union des droites, une candidature d'union des droites pour le premier tour de l'élection de l'élection présidentielle.
Donc cette cette question de de l'union des droites est un piège pour les Républicains. Ça peut fonctionner éventuellement dans quelques dans quelques communes. On verra si ça fonctionne euh à euh à Briont mais c'est quelque chose qui sur le fond est est un piège.
Ça a toujours été un piège quand les communistes se sont alliés dans l'union de la gauche avec les socialistes. Ils se sont complètement effacés du paysage et ont laissé François Mitteran remporter la partie en 1981. Mais là le les LR sont confrontés à la même chose.
Ils sont en voie de disparition comme entité nationale. Ils ont des ils ont des des bastions dans les dans les villes moyennes. Ils n'ont pas intérêt ils n'ont pas intérêt à se à s'allier avec le Rassemblement national.
Bertrand Perriez dans cette situation droite extrême droite, il y a une situation qui est particulière, c'est celle de Paris euh où Sarah Knafo qui peut se maintenir choisi de ne pas le faire. On va en parler de Paris. On a un chaque chose en son temps.
Euh moi j'ai une dernière question quand même sur ce qui se passe à Nice, enfin ce qui s'est passé dans cet entre de tour à Nice où on a vu un Bruno Rotaillot qui avait du mal à soutenir Christian Estros face à Eric Sioti. Ça dit quoi de de la droite aujourd'hui Benjamin Morel ? Alors, je pense que Lourd a peut-être un meilleur regard que moi sur sur cet espace, mais euh pour Reno Rotailloto, pour Brono Rotaillot, c'est pas forcément un mauvais coup parce que venir au secours de la défaite de Christian Estros ne lui aurait à peu près rien rapporté.
En revanche et bien il ménage l'avenir et potentiellement un électorat qui peut se replier sur Dati à Paris, on va bientôt parler de Paris et de l'autre côté un électorat qui pourrait éventuellement se reporter sur lui en cas d'une présidentielle et donc adresser un message à cet électorat arriver si ce n'est au secours de la victoire en tout cas ne pas bloquer la victoire d'Éric Sioti à Nice c'est pas nécessairement de mauvaise tactique. d'un mot euh Christelle Crapelet parce qu'il faut qu'on avance. L'Union des droites comme on dit euh elle s'est faite ou pas déjà dans l'électorat de droite ?
À quel point elle est elle est faite ? J'avais envie de dire qu'effectivement même s'il y a des réticences au niveau des appareils et des militants au niveau des sympathisants, des personnes qui nous disent qu'elles sont proches du RN ou proche de LR, on va dire que la digue a largement sauté hein puisque quand on les a on leur a posé la question sur la fusion des listes en cas de deuxème tour entre LR et le Rassemblement national, vous avez les 3/4 des sympathisants RN qui sont pour et les 2/ tiers des sympathisants LR qui le sont également. Donc on voit bien dans l'opinion que voilà le chemin de l'Union des droites a largement progressé.
Allez, on va s'attaquer à à Paris à présent. Emmanuel Grégoire avait une avance confortable au soir du premier tour, mais depuis beaucoup d'eau a coulé sous les pont de la scène et la configuration du second tour n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était dimanche soir. On voit cela avec Baptiste Gargy Chartier.
À seulement de jours du second tour, le suspense est total à Paris. Un tout dernier sondage donne Emmanuel Grégoire et Rachidati au coude à coude avec un seul point d'écart. Une fin de campagne sous haute tension lorsque cette semaine le candidat socialiste lâche cette accusation sur les ondes.
Emmanuel Macron est intervenu pour faire en sorte que l'extrême droite se retire au profit de sa candidate. Depuis Bruxelles, Emmanuel Macron réagit avec ce démenti. Ces propos n'ont aucun sens.
Il déshonore un peu la personne qui l'ai dit comme ça à l'emporte-pièce parce que c'est c'est bon, c'est pas sérieux. Donc non, je ne connais pas madame Knafo à titre personnel et je n'interviens pas du tout dans ces municipales. Sarah Knafo l'excandidate reconquête juge ses accusation totalement fausse et infondée.
Ça s'appelle un mensonge. Il pense que tout ne repose que sur les magouilles. Et ben moi je lui dis je vais vous surprendre monsieur Grégoire parce que mon retrait ne repose sur aucune magouille.
Une campagne acharnée où tous les candidats y vont de leurs commentaires. Ce matin encore, Rashid Adati enfonce le clou et cible frontalement son rival de gauche. Ça n'est pas digne de quelqu'un qui prétend à être maire de Paris.
Il faut être dans les faits la réalité. Il ne peut pas défendre son bilan, donc ils sont dans l'outrance. Les électeurs que nous avons rencontrés ce matin sont parfois déboussolés par l'étrange tournure de cet entre de tours.
Ils se tapent tous dessus. Je comprends pas ce qui se passe avec eux. Euh, il y a aucune sincérité.
À partir du moment où ils se renient eux-mêmes, vous qu'on les croit. On a quasiment pas parlé de budget de d'augmentation des impôts et de la dette et cetera et donc le choix est quand même très difficile. Un scrutin à l'issue très incertaine qui pourrait se jouer très probablement à quelques milliers de voix ce dimanche.
Christel Craplet, je commence par vous. On voit que là les électeurs bah ils ont tous un avis sur ce qui s'est passé à Paris dans cette entre deux tours. Faut qu'il y a eu plein de rebondissements.
On a compris que ça va se jouer sur les reports de voix à la fois de Sarah Knafo et et Pierrve Bournael qui se sont retirés et puis sur la capacité de Sopia Chikuru à garder ses électeurs face au candidats du PS. Vous en pensez quoi ? Bah effectivement, on va y avoir un jeu de vaste communiquant et il va falloir regarder tous ces électorats là comment ils se reportent.
On peut supposer et c'est ce que montre un peu les les enquêtes qui ont été publiées que du côté de l'électorat de Sarah Knafo, il y a une très très grande majorité qui se reporte sur l'électorat de de Rachida Dati. Chez Sopia Chikirou, je pense qu'elle va quand même conserver un socle assez important. Donc il y aura mais tout va se jouer dans cette petite frange qui peut-être va vouloir faire un vol utile malgré quand même une campagne extrêmement violente entre Emmanuel Grégoire et et Sopia Chiquerou.
Et enfin bien sûr tout va se jouer au niveau des électeurs de de Pierri Bournael. Et là pour le coup à l'image bah de Pierrive Bournael lui-même, on peut penser qu'un certain nombre d'entre eux ne seront pas vraiment tentés par un vote d'ATI. Et c'est un peu là que se joue la victoire ou pas d'Emmanuel Grégoire.
On a vu que les instituts de sondage ont eu du mal à évaluer les rapports de force à Paris au premier tour. Là on voit qu'on a deux sondages qui donnent un à deux points d'écart et un deux points d'avance pour Emmanuel Grégoire sur Rachidati. Puis un autre qui lui donne 7 points d'avance.
Qu'il faut-il croire ? Et et pourquoi c'est aussi difficile visiblement de faire du des sondages à Paris ? Parce que vous avez beaucoup tout simplement des lecteurs indécis he qui peuvent aussi changer changer d'avis.
Il y a eu un débat qui a pu aussi éventuellement faire bouger des lignes. Je pense que quand même ce que montrent ces enquêtes, c'est que c'est quand même assez serré euh même s'il y en a un qui montre que l'écart est un peu plus important et je pense que le résultat voilà sera quand même relativement serré dimanche. En tout cas, on verra ce que Juste une question, est-ce que le la le paramètre Pierrif Bournael est-ce qu'il donne cette incertitude au vote dans la mesure où on sait qu'une partie de ces électeurs votent pour Rachidatim mais une autre on a pas du tout envie.
Plutôt sur Emmanuel Grégoire. Bah c'est de toute manière c'est la question des reports de voie effectivement qui qui fait l'ensemble mais dans les dans les intentions de vote en tout cas dans un certain nombre de sondages qui ont été publié ça tendait quand même à montrer qu'ils étaient partagés et que le résultat final de ce fait était assez serré quand même. Les les deux ralliments ne sont pas de même nature parce que Emmanuel Pierre Bournael c'est s'est rallé même s'il ne l'a pas fait personnellement en contrepartie d'un certain nombre de de postes sur la liste alors que Sarah Knafo qui pouvait aussi prétendre s'est rallé sans rien suscitant d'ailleurs dans son propre camp un certain nombre de réserves parce que elle aurait pu aller chercher des conseillers d'arrondissement, elle aurait pu aller chercher des conseillers de Paris, elle a choisi de se faire en quelque sorte arraquer et de ne pas le faire et au sein de son propre corps, ça ne se fait pas l'unanimité alors que effectivement il y a une porosité plus grande probablement entre l'électorat KNAFO et l'électorat Dati, mais ce choix fait ne fait pas l'unanimité alors qu'elle aurait pu encore une fois capitaliser sur son score du premier tour et chercher une confirmation au second tour plutôt que sans contrepartie se désister en faveur de de DATI mais dans un [raclement de gorge] marché qui n'existe pas entre les deux.
L'oufrit l'un des faits marquants de l'entre tours, ce sont les accusations lancées hier par Emmanuel Grégoire qui affirme qu'Emmanuel Macron est intervenu directement pour obtenir le retrait de la candidature de Sarah Knafo. On a le monde aujourd'hui qui affirme euh et bien qu'il l'aurait euh il se serait adressé à Vincent Boloré, il lui aurait fait passer un message pour obtenir ce désistement de Saracnafo. Est-ce que vous de de votre côté vous avez des éléments là-dessus ?
C'est alors moi je parle avec ces équipes et elle bien sûr ni complètement cette cette injonction. Faut pas oublier, j'ai pas le fin mot de l'histoire, mais faut pas oublier aussi que Sarah Knafo sa candidature, pourquoi elle a eu cette dynamique ? Parce qu'elle s'est présenté sur une promesse c'était celle de ne pas faire perdre la droite.
Tous entendu, lâchez-vous. Si vous avez envie de voter, venez voter pour moi. C'est toujours mieux que de se réfugier dans l'abstention.
En fait, elle a créé aussi pas mal d'électeurs pour Rachi Nadati. En revanche, si elle voulait garder aussi cette cette auréole d'une certaine façon, et bien il fallait qu'elle sortir parce que il était évident que si euh Rachid Alati voulait obtenir les voix de Pierre Bournael, ça devait se faire sans elle. Donc elle en avait conscience.
C'est vrai qu'à moment Noé, dans son camp, ils se sont pris à rêver euh à plus parce que il a été donné à 13,5 14 % parfois dans les sondages. Donc euh elle a commencé à expliquer que il y aurait un une proposition en tout cas d'accord programmatique de fusion mais euh forcé de constater aussi que dans la nuit de dimanche à lundi, personne était certain qu'elle soit au second tour. C'était très tendu.
Déjà, elle partait de loin, déjà ses proches étaient contents qu'elle fasse plus de 8 % mais elle a été aussi très désillusionnée par ce score. Jean-arry, au-delà du retrait de Sarah Knafo, il y a aussi les consignes qui ont été données dans cet entre deux tours pour Paris à la fois par Jordan Bardella et par Marine Le Penseigne de battre la gauche. Est-ce que ça s'est déjà produit dans l'histoire du RN qu'il y ait des consignes comme ça donné par le parti dans un scrutin où lui-même était éliminé ?
C'est un vrai tournant historique. C'est un vrai tournant euh le le il y a il y a toujours eu a priori ça c'était du temps de Jean-Marie Le Pen mais aussi de Marine Le Pen cette cette espèce de de de barrière absolue. Euh il fallait battre l'UMPS, il fallait battre le système et donc on ne pouvait pas s'allier donner l'impression qu'on s'alliait avec une partie de de ce système.
Ça c'est vraiment un tournant majeur. Est-ce que c'est un tournant qui vient de l'influence de Jordan Bardella qui lui dès le soir de de l'élection a manifesté cette volonté d'une union des droites qui suit aussi, on l'a rappelé, les les deux tiers plus des tiers des électeurs de droite qui veulent qui veulent cette union. En tout cas, sur le plan euh stratégique et sur le plan politique, au-delà même du plan stratégique, c'est une c'est une donnée euh majeure.
Euh c'est moins étonnant en réalité du côté d'une d'une Sarafo parce que le l'électorat de de Saracnafo, il est assez proche de celui des des républicains. Euh à Paris, c'est pour le Rassemblement national. de toute façon c'était perdu de toute façon et c'est et c'est et c'est là que que c'est très intéressant de voir comment le Rassemblement national est venu se se superposer à cette alliance qui se faisait finalement sans eux.
C'est-à-dire que si jamais s'il arrivait que Rachida Dati ce qui sera difficile parce que je pense qu'il y a paradoxalement plus de réserve de voie aujourd'hui pour Emmanuel Grégoire que pour Rachida Dati. Mais s'il arrivait qu'elle gagne à Paris alors Saraknafo aurait fait un paris gagnant. Et je pense que c'est à long terme ce qu'elle vise et le Rassemblement national pourrait dire aussi que ils ont d'une certaine manière participer à cette victoire.
Benjamin Morel en quelques mots parce qu'on arrive à la fin de l'émission dimanche soir tout le monde semblait estimer qu'Emmanuel Grégoire avait presque gagné l'élection. On voit que dans cette entre tour il s'est passé beaucoup de choses. Est-ce que son paris de refuser toute alliance avec Lfi était le bon ?
à voir hein là évidemment je veux pas faire l'élection avant mais le Exactement mais le paris si vous voulez d'Emmanuel Grégoire il est simple c'est de dire Sarah Knafo ne se serait peut-être pas retiré mais quand même elle se soit retirée vous avez une Sopia Shikirou dont un certain nombre d'électeurs finiront par voter utile contre Rash Dadati et de l'autre côté et bien la personnalité de Rash Tadati est repoussoire pour une partie de l'électorat Bournael qui ne serait pas qui ne se serait pas rallié à à Grégoire si jamais il avait fait alliance avec Chikirou mais qui pourrait éventuellement cette fois-ci voter pour lui. C'est un Paris qui est un paris relativement risqué mais qui au vu de son avance du premier tour est un paris relativement cohérent également. Donc à partir de là c'était sans doute le meilleur.
Il faut voir que malgré tout la configuration est la pire pour lui. Chikirou reste présente. Knafo et Bournael ne sont pas là.
Les instituts de sondage parent sous votre contrôle près premier tour disait que c'était toujours perdu pour lui dans cette configuration. Les derniers sondages montrent que c'est pas le cas. Donc là, il fait un choix stratégique dans une configuration qui n'est pas très favorable.
Verdict dimanche dans les urnes. Merci beaucoup à tous les cinq d'être venu sur le plateau de de chaque voix compte. C'était passionnant.
Il reste plus qu'à voter dimanche et euh à vous installer devant LCP Public Sénat dimanche soir avec vous Jean-Garic. Je crois que vous êtes de notre soirée électorale dès 19h30 avec Elsava et Steve Jourdin. Puis à 21h30, ce sera Adeline François et Thomas Hug. tous les résultats, toutes les réactions et puis nos reporters sur le terrain puisque nous serons à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse et Toulon.
Je vous souhaite une bonne soirée et un bon weekend sur LCP. [musique] huh
Bruno Retailleau