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InterviewUnion Populaire Républicaine· 7 avril 2017 26 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalDéfense

François Asselineau invité de Marie-Aline Méliyi sur LCI - 07/04/2017

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Sur la frappe américaine en Syrie, vous dites que c'est illégal. Pouvez-vous développer ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Vous comparez cette situation à la guerre en Irak. Pourquoi ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La France doit-elle suivre les États-Unis dans cette intervention ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi vouloir sortir de l'Union européenne et de l'OTAN ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les Français devraient-ils voter pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10François AsselineauFait
    « Il y a un droit international entre les nations. Un état n'a pas le droit de faire ce que vient de faire Donald Trump. »
  • 4:30François AsselineauFait
    « La France est devenue un satellite de Washington comme l'Allemagne. »
  • 6:30François AsselineauFait
    « L'Union européenne nous place sous la tutelle de l'OTAN par l'article 42 du traité de l'Union européenne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

là où Barack Obama avait abandonné ou alors est-ceponsable d'intervenir sans mandat de l'ONU ? C'est non seulement irresponsable mais c'est illégal. Il y a un droit international entre les nations.

Un état n'a pas le droit de faire ce que vient de faire Donald Trump. D'ailleurs, Donald Trump et si vous me le permettez est en train de devenir le cypras américain. C'est-à-dire qu'après s'être fait élireir justement en annonçant que l'OTAN était une structure obsolète et en annonçant qu'il voulait renouer de bonnes relations avec la Russie, il est en train de revenir aux airements de l'administration antérieure.

Je me permets quand même de signaler que sur cette affaire, on ne sait absolument pas ce qui s'est passé. On en est on en est rendu à à apprendre les informations qui nous parviennent au compte goutte. Mais enfin, on n quand même pas des des poussins de la veille.

Rappelez-vous comment la guerre en Irak a été déclenchée. Paraît-il que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive ? On se rappelle comment le secrétaire d'État à l'époque euh Colin Powell avait agité une fiole devant le Conseil de sécurité des Nations Unies comme étant la preuve euh que Saddam Husin détenait des armes de destruction massive.

Quelques mois, attendez, quelques mois après, on a appris que c'était faux. Il y avait jamais eu d'armes de destruction massive. Rappelez-vous ce qui s'est passé avec le massacre de la Gouta.

Je crois que c'était le 26 août 2013. Aussitôt, il y avait eu des il y avait eu un bombardement chimique. Aussitôt, ça avait été le régime de Bachirassad qui avait été accusé.

Maintenant, vous examiner 3 ans après ce qui s'est passé ou 4 ans après, le mystère reste entier. Mais il y a quand même eu un rapport du très prestigieux Massocius Institute of Technology, c'est-à-dire un des endroits les plus célèbres des États-Unis d'Amérique en matière de de fiabilité des analyses qui dit "Non, en fait, c'était pas Bachirad, c'était en fait les rebelles." Donc moi là, je suis sidéré que l'on puisse 24 heures après des événements ou 48 heures dire d'un seul coup et voilà en fait on recommence les scénarios antérieurs.

Monsieur Trump n'a pas le droit en terme international de faire ce qu'il a fait et la France n'a pas le droit de suivre ça. Il y a un droit, il y a une charte à l'Organisation des Nations Unies. On va y revenir.

En tout cas, c'est l'argument avancé par la Russie allié de Bachar Alassad. On écoute le ministre russe des affaires étrangères. Il s'agit d'un acte d'agression sous un prétexte fallacieux.

Toute la situation fait penser à l'année 2003 quand les États-Unis, la Grande-Bretagne avec leurs alliés ont fait éruption en Irak sans l'assentiment du Conseil de sécurité et en violation flagrante du droit international. Mais à l'époque, ils avaient au moins essayé de fournir des [Musique] preuves. Cette fois-ci, on n'a même pas pris la peine de fournir des preuves.

On s'est appuyé sur des photographies. On a une fois de plus spéculé sur des photos d'enfants. Vous l'avez rappelé depuis mardi soir, l'enquête n'a pas encore eu lieu, mais déjà en 2013, il y avait eu des soups d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien et des observateurs internationaux avaient constaté que des armes chimiques avaient bien été utilisées.

Donc, est-ce qu'on doit laisser le peuple syrien pris en étu entre Bachar Alassad et Daesh ? Non, mais je rappelle encore une fois que les les affirmations qui avaient eu lieu en 2013 ont été ensuite démentées et que actuellement le ministère reste entier mais que les meilleurs spécialistes doutent de plus en plus que ce fut le régime de Bacher qui avait procédé à ça. Je rappelle aussi quelque chose, c'est qu'il y a quand même l'organisation pour l'interdiction des armes chimiques qui est une une filiale de l'ONU qui a vérifié que le régime syrien avait détruit toutes ses armes chimiques quand même.

Donc la comment dirais-je l'analyse faite par la Russie selon laquelle ce bombardement parmi garde aurait aurait frappé un un hangar détenant où il y aurait eu des armes chimiques détenues par les rebelles justement de Daesh ou d'Al Nostra. C'est une information qu'il faut quand même prendre en considération. Faites confiance au régime syrien qui a détruit ces armes.

Écoutez c'est pas moi qui fait confiance. Ça a été validé par l'ensemble des experts de l'ONU. Donc ça a été validé.

Par ailleurs, il y a quelque chose que je voudrais dire, c'est qu'il y a pas que la Russie qui proteste, c'est que depuis sur ces affaires syriennes, c'est d'arriver six fois au conseil de sécurité, la Chine a également opposé son vétole des à l'ensemble des opérations. C'est-à-dire que contrairement à ce que l'on veut faire croire aux Français, la grande majorité des États du monde en réalité continue à reconnaître Bachir et Hassad comme étant le président des Syriens. C'est ça la réalité.

Il faut tenir compte du droit international. Encore un mot, il y a aussi une opération de politique intérieure américaine, je pense, parce que Donald Trump a annoncé ce bombardement au moment même où il recevait en Floride le président chinois Sijingping. Donc c'est aussi à mon avis une façon de montrer ses muscles face à la grande puissance chinoise montante et l'inquiétude des États-Unis de voir se constituer un bloc entre la Russie et la Chine pour éventuellement torpiller leur influence mondiale.

Alors François Hollande, lui veut poursuivre la réponse américaine au niveau international. Il va réunir un conseil de défense ce soir. On l'écoute et on vous fait réagir après.

François Hollande qui désigne Bachar Lassad comme le seul responsable des frappes américaines en Syrie. Il a d'ailleurs publié un communiqué commun avec Angela Merkel. On écoute le chef de l'État.

Après nous avoir informé, les Américains ont décidé de frapper un certain nombre d'installations en Syrie. Je considère que cette opération était une réponse. Elle doit maintenant être poursuivie au niveau international dans le cadre des Nations- Unies si c'est possible de façon à ce que nous puissions aller jusqu'au bout des sanctions contre Bachar et Hassad et empêcher qu'il y ait de nouveau utilisation des armes chimiques et écrasement par ce régime de son propre peuple.

On a compris hein que François Hollande veut agir dans le cadre d'un mandat de l'ONU hein si les soupçons sur l'utilisation d'armes chimiques sont avérés. Est-ce que la position de la France est juste ? Mais non, écoute, c'est excusez-moi, moi ce que je viens d'entendre, c'est que monsieur Holland se grange.

Vous savez, la France est devenue un satellite de Washington comme l'Allemagne, exactement comme on disait de la Tchécoslovaquie ou de la Pologne qui étaient des satellites de Moscou du temps de l'Union soviétique. Je suis désolé, monsieur Hollande vient de dire des choses absolument scandaleuses dans la bouche d'un chef de l'État français puisqu'il approuve une agression contre un État souverain, ce qui, j'insiste, est contraire au droit international. et il incrimine tout de suite Bachir et Assad dans cette dans la responsabilité de cette de ce bombardement.

Encore une fois, on ne on ne on ne sait rien. Je voudrais d'ailleurs dire à ce propos et de toute façon, il aura pas il aura pas le soutien de l'ONU. Il y aura de toute façon la Russie et la Chine qui vont opposer leurs véau.

Ils l'ont déjà dit. Donc de toute façon, monsieur Hollande parle pour ne rien dire. Il agite l'Organisation des Nations- Unies, mais en fait il est en faveur d'action unilatérales dirigées par Washington.

C'est ça la réalité. La France n'est plus une puissance souveraine qui mène comme je souhaite moi à ce que devrait faire la France, c'est avoir la même position que la Chine en définitive qui est très prudente et qui dit "On n'a pas le droit de faire ce que viennent de faire les États-Unis, il faut une enquête indépendante de l'Organisation des Nations- Unies. Pour l'instant, on ne sait pas ce qui s'est passé et de toute façon, un état n'a pas le droit de se faire justice soi-même.

C'est comme c'est comme c'est comme un particulier. Un particulier en France n'a pas le droit de se faire justice soi-même. Alors, si vous étiez élu président de la République, donc vous refuseriez d'intervenir en Syrie, même s'il y a des réfugiés massivement qui quittent leur pays parce qu'ils accusent Bachar Al-Assad de gazer son peuple.

Mais ça c'est vous qui le dites. Il y en a certains, c'est les réfugiés syriens qui le disent. Oui, il y en a quelques-uns qui le disent.

Mais enfin la grande majorité des Syriens semble-t-il sont plutôt du côté de Bachirass ? Moi ce que je vois sur quels éléments vous appuyez pour savoir que peuple derrière parce que parce que parce que parce que lorsqu'un peuple veut se débarrasser d'un président de la République et bien il le sent. On le voit monsieur Bacher Alassad ne tiendrait pas depuis plusieurs années s'il n'avait pas le soutien d'une certaine partie de sa population.

La situation est complexe. Vous savez d'un côté et le réseau je n'ai pas je n'ai pas dit que la situation n'était pas complexe. Voilà moi ce que je fais c'est que vous savez ce que disait Charles de Gaulle dans les mémoires de guerre. vers l'Orient compliqué, je partais avec des idées simples.

Les idées simples, c'est faire respecter le droit international de toute façon. Et puis une autre idée simple, c'est que nous sommes peut-être au bord d'une troisème guerre mondiale. Quand je vois des gens comme monsieur Macron qui est d'une folle incompétence, d'une folle irresponsabilité, qui dit qu'il faut faire une intervention militaire en Syrie, monsieur Macron ne se rend pas compte ce qu'il y a en face.

En face, il y a la Russie qui est quand même la deuxème puissance nucléaire. Donc avec l'accord de la Russie, il ne dit pas qu'il faut partir sans l'accord de la Russie. Écoutez, ce n'est pas ce que j'ai vu.

Moi, ce n'est pas ce que j'ai vu. Il le dit dans le cas de l'ONU, c'estàdire qu'il ne faut pas qu' encore une fois en tout cas, il a il a il a pris note paraît-il de du bombardement. Monsieur Macron approuve totalement les bombardements fait par fait par les États-Unis.

Donc monsieur Macron qui n'a d'ailleurs aucune expérience internationale et c'est quelqu'un qui a 38 ans qui n'a pas d'expérience internationale, il est là en train de dire au français la fleur au fusil, on va aller intervenir sur une information qui est sortie d'un chapeau. D'ailleurs, il y a aussi autre chose que je voudrais dire. Pourquoi est-ce qu'on parle toujours de la Syrie et qu'on ne parle jamais de ce qui se passe au Yémen ou de ce qui se passe au Congo où il y a des centaines des milliers de morts tous les jours qui sont là et jamais personne n'en parle dans les grands médias occidentaux ?

Ça veut donc dire qu'il y a des intérêts puissants derrière l'affaire syrienne et que ces mêmes intérêts n'ont pas intérêt à ce que l'on parle de ce qui se passe à l'est du Congo ou en ou Yémen. Alors écoutez ces réactions politiques vous évoquez Emmanuel Macron. Il y a évidemment ceux qui sont partagés euh qui émettent des réserves sur l'action de Donald Trump sans constatation avec l'ONU et ceux qui soutiennent le président américain.

Il m'a paraît euh étonnant d'agir avant d'avoir le résultat d'une enquête internationale indépendante euh sur ce sujet. C'est vrai que la frappe américaine rentre quand même un peu en contradiction avec les engagements qu'avait pu prendre Donald Trump lorsque il a dit que les États-Unis n'avaient pas vocation à être le gendarme du monde et que il voulait rompre avec l'ingérence qui avait été de mise lors des dernières administrations américaines. Bon, je prends note de l'intervention américaine et de cette réaction.

Mon souhait pour ma part, c'est qu'il y ait véritablement une action coordonnée sur le plan international en représaille au régime de Bachar Assad et en tout cas aux crimes qui ont été commis. Écoutez, je sais pas si aujourd'hui il s'agit d'envoyer des des militaires sur le terrain et de de je pense surtout que il faut trouver une solution politique, qu' y a pas de solution militaire. C'est quoi ?

Bah, la solution politique c'est que on en finisse avec le régime de Bach de Bachar Alassad par des négociations qui intègrent toutes les parties au conflit dont l'opposition syrienne qui n'est pas une opposition terroriste. Est-ce que c'est parfaitement la Russie ? Est-ce que c'est parfaitement Bachar Elassad ?

Quelle solution politique si onintervient pas sur le terrain ? Alors, je vois je viens réécouter monsieur Macron, il n'a pas du tout parlé de l'ONU, il parle d'une coalition internationale. Ça veut dire États-Unis, Royaume-Uni, France.

Donc c'est bien. Non non. Il a dit clairement en tout cas hier dans écoutez ça je ne sais pas si vous êtes la porte parole de monsieur mais jeedis je redis les faits je redis les faits mais moi je ne l'ai pas vu.

Je n'ai pas entendu que monsieur Macron et parlé de l'ONU. Moi ce que je dis c'est que et je suis le seul candidat à le dire la France doit d'abord sortir de l'Union européenne et de l'OTAN puisque l'Union européenne par l'article 42. Alors je sais que les gens rient quand je cite les articles, mais figurez-vous que c'est important qu'un président de la République sache de quoi il parle, n'est-ce pas ?

Est-ce que vous confiez les manettes d'un d'un avion à quelqu'un qui ne sait pas piloter un avion ? Moi, je sais de quoi je parle. J'ai une grande expérience au niveau international.

J'ai été pendant plus de 2 ans au cabinet du ministre d'affaires étrangères. L'Union européenne nous place sous la tutelle de l'OTAN par l'article 42 du traité de l'Union européenne. Et tant qu'on restera dans ces deux structures qui sont l'Union européenne et l'OTAN, nous allons être entraînés comme on le voit maintenant vers des conflits de plus en plus meurtriés et un risque de 3è guerre mondiale.

L'Europe c'est la guerre. Vous dites ce n'est pas notre affaire, on t'en occupe pas. Je ne dis pas que ça n'est pas notre affaire.

Je dis de toute façon que la France a été complètement discréditée dans cette dans cette opération alors qu'elle avait un jeu à jouer. Si la France avait joué le jeu habituel qu'elle a avec son influence justement en Syrie, au Liban et au Moyen-Orient, c'est-à-dire en se gardant de prendre partie pour les uns ou pour les autres, elle aurait pu être au contraire une puissance d'équilibre qui aurait à mon avis pu faire apparaître une un message de paix et une solution pacifique et politique. On en est désormais très loin.

La France a été mise en hor jeu par notre alignement complet derrière Washington. Alors en France, dans cette campagne où rien ne se déroule comme prévu, les électeurs ont sorti les sortants, ils manifestent une envie de de renouvellement. Pourquoi devrait-il voter pour vous, vous qui êtes diplômé d'HC, de l'ENA, aux fonctionnaires, vous avez travaillé dans des cabinets ministériels, vous avez même été élu conseillé de Paris sur une liste de gens Tibéri, vous êtes un produit du système finalement.

Mais moi, j'ai jamais parlé de système, pas de système. Pourquoi est-ce que les Français devraient voter pour moi ? Parce que d'abord, je suis quelqu'un d'honnête.

Je ne suis pas quelqu'un sorti du serrail politique. Je ne suis pas quelqu'un qui suit financé par des grandes puissances d'argent. Je ne suis pas quelqu'un qui lance des des formules marketing.

Moi, je connais mes dossiers. Je suis quelqu'un de compétent. Et par ailleurs, j'insiste au cours de cette élection présidentielle sur ce qu'est le président de la République.

Je ne confonds pas le président de la République avec le premier ministre. Le président de la République, en vertu de l'article 5 de la Constitution, premièrement doit veiller au respect de la Constitution. C'est ce que je fais justement en rappelant sans cesse les articles.

Deuxièmement, le président de VO de la République est le garant de l'indépendance nationale. Moi, j'aimerais savoir comment les autres candidats affirment être le garant de l'indépendance nationale. Quand je vois par exemple que monsieur Mélenchon, la réaction de monsieur Mélenchon sur cette affaire syrienne, elle est comme d'habitude.

Elle est chèvre chou, c'est un oxyor. En fait, monsieur Mélenchon, s'il était élu serait le CPRAS français comme d'ailleurs Donald Trump et le CPRAS américain. Moi, les choses à point sont toujours claires et nettes.

Et vous savez, j'ai fait là une série de meetings dans le sud de la France. Hier à Bordeaux, il y avait 1000 personnes. La veille à Toulouse, il y avait 1100 personnes.

L'avantil, enfin 3 jours avant à Montpellèvre, il y avait 1300 personnes. Et je suis là, je suis revenu en train dans la dans le métro, dans le train, dans le tramou à Bordeaux. Les gens viennent me voir, me prennent en photo, ils me disent "C'est vous qui allez être surprise." Vous êtes vous êtes très clair hein sur votre volonté de sortir de l'Union européenne et de la zone euro, c'est votre mesure phare.

Mais à l'heure où trois/4 des Français sont encore opposés à une sortie de l'Union européenne, quels arguments vous avancez pour les convaincre ? Bah, d'abord d'abord je ne sais pas si ce sondage est vrai. Voilà.

Moi, vous savez, les sondages, il y a des sondages qui me donnent à 0,0. Bon, les sondages officiels, mais quand on va voir les sondages me concernant sur internet, excusez-moi, mais je crève tous les plafonds, donc il y a quand même un problème. Alors, les médias disent "Oui, c'est parce qu'il fait agir ces cybermilitants et alors les autres, ils ont pas de cybermilitants." Paraît-il que monsieur Macron ou monsieur Mélenchon sont des champions.

Monsieur Macron de la modernité, monsieur Mélenchon serait un champion d'internet. Pourquoi ils envoi pas ? Moi ce que je vois c'est que sur le fond, mais il y a quand même des gens qui sont rétiscents sur le fond.

Le dit quoi ? Bien ça si moi j'entre si je dis ce que je dis et si une majorité des Français n'est pas d'accord, ça prouve quoi ? Ça prouve que je suis quelqu'un d'honnête.

Ça prouve que je suis pas un politicien verreux qui est là en train de surfer sur l'opinion publique. Je suis donc le contraire d'un populiste. Si je dis ce qu'il y a et même si une majorité des Français en effet est contre, et bien c'est justement l'objectif d'une campagne électorale que d'expliquer aux Français pourquoi nous devons sortir en urgence.

Expliquez-nous justement. On doit sortir en urgence de l'Union européenne de l'euro pour d'abord rendre aux Français leur démocratie. sortir de l'euro parce que l'euro est en train de s'effondrer.

Malheureusement, on n' jamais le temps d'expliquer. Je renvoie les téléspectateurs à notre site upr.f.

Sortir de l'Union européenne parce que quel que soit le président de la République qui sera élu au mois de mai, sauf si c'est moi puisque moi je propose de sortir de l'Union européenne, tous les autres proposent de renégocier les traités à laqu Voilà. Moi, je fais l'article 50, c'est pas radical. C'est comme madame Thérésa ma elle elle a lancé la procédure de l'article 50.

Ça n'a strictement rien ni de ni de radical ni d'extrémiste. Elle a été obligée de le faire valider par le Parlement britannique. Oui, mais parce que euh mais ça c'est les ce sont les procédures euh ce sont les procédures britanniques.

Moi si je suis élu, je l'aurais été sur un mandat extrêmement clair. C'est le moins qu'on puisse dire, vous l'avez dit vous-même. Donc je ne vais pas ensuite faire un référendum pour demander au français est-ce que vous êtes d'accord pour que je mette en œuvre le programme que pour le sur lequel je viens d'être élu.

Mais si c'est quelqu'un d'autre que moi qui est élu, on va avoir la politique du rapport des grandes orientations de politique économique qui est fixé tous les ans par la Commission européenne en vertu de l'article 121 du traité. J'invite tous les téléspectateurs à aller sur notre site internet, ils verront une fenêtre pop-up, ils découvriront à quelle sauce nous allons être mangés. C'est la raison pour laquelle vous savez les Français sont furieux parce que ils votent à droite, ils votent à gauche.

Ils ont toujours la même politique depuis 25 ans. Ils sont furieux de ça, ils comprennent pas. Moi, je suis le seul qui leur explique pourquoi.

Concrètement, que répondez-vous à des patrons de PME qui se disent si on sort de la zone euro, et bien la monnaie va être dévaluée et ça va menacer nos exportations ? Alors, je réponds que selon le fond mon international, Natix 6, inget, le nouveau franc devrait perdre à peu près 6 à 10 % de sa valeur par rapport au cours pivot de l'euro vis-à-vis du dollar. Bon, ça c'est un je signale que l'euro a perdu 25 % de sa valeur par rapport au dollars au cours des trois dernières années.

Deuxièmement, ça va au contraire dynamiser les exportations si le franc est un petit peu déprécié. Ça va rétablir la compétitivité externe de notre économie. Ça va faire plonger de 1 à de le nombre de chô de millions le nombre de chômeurs.

C'est pas moi qui le dis, c'est une étude qui avait été publique. Les autres pays remettront aussi des barrières douanières. Mais ça n nous n'en savons rien.

Ça sera justement l'objet des négociations. Mais prenez un exemple, la Suisse. La Suisse pas un pays extrémiste.

C'est pas c'est un pays qui n'est ni dans l'Union européenne ni dans l'euro. Est-ce que la Suisse n'exporte pas ? Est-ce qu'on voit pas des produits nisselés partout ?

Est-ce que la Suisse n'exorte pas la des produits chimiques, des produits d'horlogerie, des produits du de comment dirais-je de de du verre et cetera, des produits agroalimentaires ? C'est une très grande puissance industrielle qui exporte et qui importe. Il y a effectivement un tarif extérieur qui est peut-être appliqué à certains produits suisses.

Le tarif extérieur commun de l'Union européenne, c'est 3 % de la valeur. Imaginez que nous soyons obligés de rétablir 3 % de droits de douane vis-à-vis par exemple de l'Allemagne. Qu'est-ce que ça changera ?

Si notre France se déprécie de 10 %, les Allemands, vous savez, ils vont continuer à acheter des produits français. Le monde entier va continuer à vouloir acheter du champagne, des parfums. Et sur la question de la dette qui est détenue à 60 % par des investisseurs étrangers, est-ce qu'il n'y a pas un risque qu'on paye plus cher et que ça touche le pouvoir d'achat des Français ?

Peu importe qui détient la dette, ce qui importe c'est quel est le droit qui régit la dette. Or, 97 % des de la dette publique française a été rédigé sous sous le droit national, sous le droit français et 99 % 98,5 % de la dette des particulers. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'il y a un grand principe international qui s'appelle lax monétaée. Ça veut dire que les dettes seront remboursées dans la monnaie en cours au moment du remboursement, c'està-dire le franc. Contrairement à une légende entretenue par la propagande, si nous sortons de l'euro et bien nous avons nous aurons un nouveau franc et les dettes seront remboursées au franc au taux de change officiel.

Il fran qui risque d'être d'être plus faible. Mais non, mais ça sera Mais ça c'est si vous voulez regardez ce qui s'est passé au moment du passage du Marc à l'Euro. Il y avait des investisseurs étrangers qui détenaient des créances sur le gouvernement, sur l'État allemand.

Ils avaient c'était des créances en marque. Lorsque l'Allemagne est passée du marque à l'euro, il y a un certain nombre d'investisseurs, ça ne leur a pas fait très plaisir parce qu'ils ont estimé que l'euro intégrant les pays du sud serait sans doute une monnaie plus faible que le marc, ce qui d'ailleurs est vrai. Et bien, ils ont quand même été obligés de subir la lexe monétaé et personne n'a protesté.

D'ailleurs, regardez ce qui se passe sur les marchés internationaux. Lorsque l'Allemagne fait des emprunts, elle obtient des taux d'intérêt qui sont plus faibles que ceux qui sont facturés à la France. Et ceux qui sont facturés à la France sont beaucoup plus faibles que ceux qui sont facturés à la Grèce.

Pourquoi cette différence de taux d'intérêt ? La réalité, c'est que les marchés financiers internationaux, lorsqu'ils fixent des taux d'intérêt pour les les trésors publics respectifs, ils intègrent l'hypothèse que l'euro explose et donc il faut payer une prime de risque supplémentaire à la Grèce. ou à la France si ce risque se se révèle, ils n'auront rien à dire puisqu'ils auront joué et puis voilà.

Si vous êtes élu, avec qui vous gouvernez ? Parce qu'il faut bien une majorité à l'assemblée pour appliquer sa politique. Notez bien que c'est la même question que vous pourriez poser à madame Le Pen à Emmanuel Macron, à Marine Le Pen très régulièrement.

Voilà. OK, moi si je suis élu, je vais avoir, ça sera un bouleversement de la scène politique. C'est loin que l'on puisse dire déjà le premier bouleversement, il va avoir lieu le soir du 23 avril, le soir du premier tour parce que moi, je suis très confiant, vous savez quand je réunis des milliers de personnes dans les dans les dans les dans les meetings, les gens sourient, les gens rient même lorsque je leur dis que nous sommes crédités de 0 % alors qu'on a fait près de 1 % il y a un an et demi alors qu'on était beaucoup plus petit et que je n'étais pas connu.

Donc je pense que je vais faire un score tout à fait significatif et si d'aventure je suis au deuxième tour et ben vous savez il va y avoir à ce moment-là des quantités d'offres et de ralliments. Mais je voudrais dire quelque chose c'est que je ne suis pas seul, on a dépassé les 23200 adhérents et que nous avons de nombreux talents maintenant à l'Union populaire républicaine. Par exemple, sur les questions monétaires, je cite souvent Vincent Brousseau qui est quand même l'un des meilleurs experts mondiaux de l'Euro.

Il a travaillé 15 ans à la BCE et il a travaillé 6 ans au service de la politique monétaire. Nous avons à à l'UPR des gens qui travaillent discrètement bien entendu des haut fonctionnaires qui travaillent qui sont au quai d'Orsse qui sont au ministère des financeces qui sont dans différents ministères et qui discrètement me font passer des dossiers. Nous avons du monde à l'UPR.

Alors, il y a une attaque que vous ne supportez pas, c'est celle de conspirationniste. Vous êtes classé comme théoricien du complot par l'observatoire du conspirationnisme et vous répondez comme hier à à euh à Bordeaux, hein, on a écouté votre meeting en préparant cette émission et vous dites "C'est un comble qu'on m'accuse d'être complotiste quand on voit François Fillon qui parle de cabinet noir ou quand on voit Emmanuel Macron qui accuse la Russie de vouloir le déstabiliser." Mais certaines de votre déclarations peuvent surprendre.

On va écouter ce que vous disiez au 20h de TF1. Voici autre collègue de BFM qui nous explique que le FBI a aidé des musulmans à commettre des attentats. C'est pas moi, c'est BFM.

Moi, moi traite de complotisme. Mais en fait, moi je cherche ça, c'est le journal Le Monde, le FBI mis en cause dans l'organisation d'attentat par des Américains musulmans. Donc Bokoaram, c'est la CIA, ce sont les services secrets américains ainsi que Daesh et le marathon.

Écoutez, je vais pas vous sortir ici tous mes documents. Non, c'était votre crédau. C'est c'est Je voulais savoir si vous le pensiez.

Non, mais ça n'est pas un crédau, monsieur. Ça n'est pas un crédau. C'est que vous pensez que les États-Unis financent réellement Daesh ?

Mais encore une fois, je vais répéter exactement ce que je disait sur TF1. C'est pas un crédau, ce sont des informations que vous donnez vous-même, que donnent vos collègues. C'est quand même ça extraordinaire.

L'observatoire de Conspiracy Watch, j'invite les téléspectateurs qui s'y intéresse à aller regarder qui est derrière. C'est la nébuleuse de madame Caroline Foureste et cetera qui d'ailleurs a été interdite d'antenne pour ses mensonges avérés par par monsieur Ruckier. Je l'ai pas inventé.

Nous avons effectivement une petite structure qui est là pour balancer des fausses informations. Mais soyons sérieux, effectivement. Euh monsieur Fillon a été traité de complotiste par monsieur Beirou.

Monsieur Macron dit que en fait c'est Vladimir Poutine qui manipule l'élection présidentielle en France. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Moi, j'en ai assez de ces histoires de complotisme parce que ça veut dire que c'est maintenant une espèce de chasse aux sorcières, un maccartisme qui qui prétendrait interdire aux Français ou à tout autre peuple de réfléchir par eux-mêmes et de douter ce qui a fait la vous savez ce qui a fait la grandeur de l'Occident dans la pensée, dans l'esprit de la pensée, dans la philosophie universelle, la grandeur de l'Europe pour le coup en matière de pensée, c'est justement la faculté de douter, la faculté de remettre en cause au crible de sa raison personnelle tous les dogmes de son époque.

Donc, sans parler de complot, est-ce que vous pensez réellement que ce sont les États-Unis qui ont intérêt à financer l'État islamique ? Écoutez, c'est pas moi qui l'ai dit, c'est Donald Trump. C'est Donald Trump qui pendant sa campagne avait dit que c'était Obama et Madame Clinton qui avaiit financé dout mais mais on peut douter bien entendu, on peut douter de tout.

Moi ce que je sais c'est que il faut bien comprendre que en Syrie et Daesh, ils ont des armes, des armes américaines et britanniques. Elles ont été découvertes notamment lorsque Alep a été libéré de Daesh. Et bien ces armes, elles viennent d'où ?

Elles sont financées par qui ? Voilà, ce sont les bonnes informations. Et vous savez, les Français ne s'y trompent pas.

Moi, je suis en permanence abordé dans la rue par des gens qui me disent "Monsieur, vous avez raison. Il y en a marre qu'on nous force à agobber des bobars. Vous avez raison, il faut continuer à faire ce que vous faites.

Vous êtes un homme droit, intègre et qui dit la vérité. Alors, une image dans vos meetings, il n'y a évidemment pas de drapeau européen parce que vous voulez sortir de l'Union européenne, il y a le drapeau français et puis il y a également ceux de l'ONU et de l'Organisation internationale de la francophonie. Pourquoi ?

Alors vous, je ben c'est très c'est c'est je vous remercie de souligner ça. Tous les candidats ou presque tous parlent devant le drapeau français et le drapeau de l'Union européenne qui est en fait l'ancienne héraldique du Saint Empire romain germanique bleu aux étoiles d'or. C'est en fait un drapeau de soumission à un pouvoir qui n'est pas celui des citoyens français.

Madame Le Pen quand elle parle, elle parle uniquement devant le drapeau bleu blanc rouge. C'est une c'est un système de un signe, un symbole de renfermement sur soi-même. Moi, je parle devant le drapeau de la République française, devant le drapeau de la Révolution française, mais aussi devant le drapeau de l'Organisation des Nations Unies.

Parce que je le disais tout à l'heure, vous savez, je suis très très logique. Moi, je veux rétablir le droit international. Je veux que la France soit en bon terme avec l'ensemble des pays du monde.

Et pourquoi je veux sortir de l'Union européenne ? Parce que si vous y réfléchissez en profondeur, en fait, c'est un apparta de planétaire qui ne dit pas son nom. En fait, la construction européenne est une vieille idée complètement anachronique.

Dans le monde d'aujourd'hui. Il y a des nous devons avoir des relations avec le monde entier, avec la Russie, la Chine, le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud et cetera et cetera et l'organisation de la francophonie. Parce que je dis que au français Oui. parce que je dis aux français que le français, la langue française est en très forte croissance.

C'est un formidable message d'espoir. Notre avenir passe très largement avec les pays de la francophonie, notamment les pays d'Afrique. Vous savez, il y aura 760 millions de francophones en 2060.

La langue française sera la trisème langue la plus parlée au monde et ce sera pour nous un formidable moyen d'exister au 21e siècle. Le message est passé. Merci François Solino d'avoir été notre invité sur LCI.

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