Reconversion des éleveur·ses : un avenir en commun pour les humains et les animaux | #AMFIS2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
alors bonjour à toutes et à tous donc bienvenue donc dans cette conférence organisée par le groupe condition animale de la France insoumise qui s'intitule reconversion des éleveurs un avenir en commun pour les humains et les autres animaux donc pour rappel le Groupe condition animal de la France insoumise est rattaché à l'espace programme donc de la France insoumise et nous sommes le groupe en charge de l'élaboration du programme sur cette thématique à chaque échéance électorale et notamment au ur du livret thématique sur la condition animale qui est valable donc pour chaque élection et qui vient compléter le programme donc autant pour les élections européennes que législatives et cetera donc nous organisons des actions où nous venons également en soutiens à des actions et à des associations partout en France donc en faveur des animaux et vous pouvez retrouver donc tout notre travail ainsi que celui de nos élus députés eurodéputés élus locaux sur nos réseaux sociaux donc groupe condition animale la France insoumise ou animaux insoumis sur X donc Twitter sur Facebook sur Instagram et sur trades donc pourquoi cette conférence sur la reconversion des éleveurs d'abord je rappelle brièvement que tous les rapports toutes les études que ce soit donc du GC à Solagro en passant par la Cour des comptes le scénario after et cetera recommande une diminution de la consommation de protéines d'origine animale une DI diinution des cheptel et une consommation de protéines végétales plus élevées donc les conséquences sur l'environnement mais aussi sur la santé aujourd'hui elles ne sont plus à démontrer et notre système économique favorisant donc les fermes usines et les élevages intensifs mais en difficulté les personnes qui travaillent dans ce secteur d'activité qui sont souvent soumis à l'endettement à une charge de travail considérable au détriment de leur vie familiale de leur santé avec rarement la possibilité de prendre des congés de simples jours de faut et pouvant mener malheureusement dramatiquement jusqu'au suicide donc à cela s'ajoute l'âge vieillissant des agriculteurs et des agricultrice dont plus de la moitié partira à la retraite d'ici 5 à 10 ans et du côté des animaux rappelons que les animaux d'élevages sont des êtres sentiant donc la sentience c'est un concept scientifique et qui désigne la capacité d'éprouver des choses subjectivement d'avoir des expériences vécues ce qui leur arrive leur importe ils ressentent la peur la joie le plaisir et la douleur exactement comme l'être humain rien qu'en France c'estes 3 millions d'animaux terrestres sentiant qui sont abattus chaque jour dans les abattoirs et 200000 animaux aquatiques d'élevage sans compter du tout la pêche il est donc nécessaire à la fois de mettre fin à l'élevage intensif et de réduire drastiquement notre consommation de protéines d'origine animale c'est ce que propose le programme de la France insoumis mise avec notamment une réduction de 50 % des produits d'origine animale pour y arriver et loin des idées reçues et des clivages que l'on pourrait imaginer entre les intérêts des éleveurs et des éleveuses et des et les intérêts des animaux nous souhaitons envisager des perspectives qui prennent en considération les intérêts de chacun et chacune et nous devons prévoir un accompagnement politique des éleveurs et des éleveuses qui souhaitent se reconvertir afin qu'il et elle puissent amorcer une transition qui leur permettent de vivre mieux que ce soit financièrement ou en terme de temps retrouvé pour elles et eux et avec leurs proches et ainsi diminuer également les souffrances et le nombre de victimes animales et permettre un avenir en commun entre les êtres humains et les autres animaux donc pour parler de tout ça donc j'ai le plaisir d'être accompagné aujourd'hui donc à ma droite de Brigitte gautière cofondatrice de l'association L214 Jean-Marc charrier Jean-Marc charrier ancien éleveur reconverti antispéciste et auteur du livre qui est juste ici les vaches pleurent dans les coulisses des élevages et Anne stambac terenoir député de la France insoumise donc je présenterai également le travail de de deux associations qui travaillent concrètement sur le sujet de la reconversion des éleveurs et des éleveuses l'association coexisté fondée par Virginia Marcus et l'association transitera fondé par syver dumazel et enfin nous aurons un temps d'échange avec vous dans le public donc je vais de ce pas passer la parole à Brigitte gautière qui va donc ben nous dresser un bilan un constat de la situation actuelle que soit pour les animaux les éleveurs et puis présenter quelques perspectives est-ce que là ça fonctionne oui bonjour tout le monde euh bah ravi de de vous retrouver avec toute cette chaleur humaine mais pas que j'ai l'impression encore que est-ce que cette chaleur n'est pas amenée par les êtres humains euh donc je vais je vais voir je vais essayer de poser un un un un petit constat effectivement comme comme point de départ mais mais tu en as déjà dit beaucoup euh mais déjà de quoi parle-t-on là on va parler de reconversion des éleveurs en France on a alors d'après l'INC de 200000 exploitation agricole avec des animaux 145000 qui sont consacrés à l'élevage d'après des chiffres que j'ai trouvé sur le ministère de l'Agriculture euh voilà de quoi on va parler de ces personnes qui ont des exploitations avec des animaux aujourd'hui et des personnes qui en dépendent qui travaillent on peut parler des des ramasseurs de volaill on peut ramasser on peut parler aussi des des ouvriers d'abatoir et cetera et cetera enfin ça représente un certain nombre de personnes euh il y a une majorité des éleveurs qui ont finalement peu d'animaux mais il y a une majorité des animaux qui sont en élevage intensif hein on chiffre à peu près à 60 % des animaux qui tiennent dans 3000 exploitations voilà sur les 145000 ou 200000 qui existent sur le milliard d'animaux abattus chaque année là je parle des animaux terrestres donc les 3 millions par jour que que tu mentionnais tu es en France ça ne compte pas les importations euh 80 % n'ont jamais posé une pâte dans un prê euh c'est 80 % des poulets c'est 100 % des lapins c'est 95 % des cochons 97 % des dindes 94 % des animaux de Bouchie des veau de boucherie euh ce sont des des des chiffres qui sont assez loin de l'image d'épinale qu'on peut avoir de l'élevage si vous fermez les yeux et que vous dites ah c'est quoi un élevage généralement on imagine une vache euh au milieu d'une prairie euh sans doute avec son vaau en plus on l'imagine on a vraiment une image assez faussée de ce que vive euh la majorité des des animaux euh chez les bovvins y compris il y a beaucoup de de bovvins qui sont aujourd'hui à l'intérieur notamment dans les élevages dans les élevages laitiers on avait réussi à empêcher la ferme des mil000 vaches dans la Somme mais il y a des centres d'engraissement qui sont en fonctionnement avec plus d'animaux que ça euh déjà et sur les 1 vaches on était du coup au côté de la Confédération paysane de Picard nature et puis coordonné par novicen qui était l'association de Riverin qui s'est monté dès les origines du projet euh et ça continue la ferme des mil vaches quand j'ai été appelé la première fois c'était en fin 2011 donc c'était il y a déjà un petit moment mais ça continue vous avez entendu parler par pas loin d'ici de l'élevage de Perin dans la Drome qui veut passer de 30000 poulets aujourd'hui ce qui est déjà juste énorme à 142000 de main euh qui veut sortir 1 million de poulet par par an en ce moment aussi on parle de la ferme du pré super nom joliment évocateur ferme du pré donc c'est un élevage intensif de poulepondeuse euh qui avait des poulpons de encage qui les a reconvertis au sol et euh alors ils ont euh 320000 poules par bâtiment euh et juste pour vous dire au départ par bâtiment il y avait non 320000 c'est le nouveau projet ils ont 160000 poules par bâtiment et auparavant dans le même bâtiment il faisait tenir 200000 poules pour de en cage c'est-à-dire que le fait d'être passé à cage à auol juste 40000 de moins il y a comme un petit anentourloupe quelque part les conditions d'élevage au sol c'est toujours pas une patte dehors hein euh donc voilà et ça c'est en cours la l'enquête publique vient de démarrer donc on voit qu'on on va vers oui et l'objectif de la ferme du pré c'est de retourner à 1,2 millions de poule pondeuse dans cet élevage en permanence 1,2 million c'est sur trois sites c'est dans plusieurs bâtiments je crois qu'ils en ont le projet d'en avoir neuf mais ça reste enfin voilà pour la poule individu ça reste des conditions absolument ubues que chaque cellule il y a 10000 animaux dedans 10000 poules les poules pour ceux qui n'en connaissent pas euh si vous n'en avez jamais croisé ce sont des oiseaux arboricol donc ils vivent dans la jungle normalement leurs ancêtres c'était des des des animaux de la jungle qui aiment se faire se percher pour échapper aux prédateur d'en bas et être sous du feuillage pour se protéger des prédateurs d'en haut donc voilà est-ce que une vie encage et leur tribu euh c'est euh une dizaine quelques dizaines d'individus donc là 10000 ça commence à faire un petit peu beaucoup d'autant que au niveau de la densité c'est super important bon alors quel est le problème parce que finalement ce serait des pommes de terre peut-être on y verrait un petit peu moins d'inconvénient encore queon pourrait se interroger sur les conditions de culture mais là c'est des animaux et l'industrie de la viande elle nous entretient des mythes que les animaux c'est fait pour ça euh que les animaux bah ils ont pas de conscience ou en tout cas ils en ont un petit peu moins que nous euh voilà donc c'est c'est peut-être pas si grave ils ont pas d'intelligence et puis surtout c'est le bien-être animal le projet de la ferme du pré c'est pour le bien-être animal bon B on peut se poser la question 2 secondes he enfin évidemment c'est des êtres doués de sensibilité évidemment leur vie elle peut se passer bien ou mal tous et tout on le sait hein euh et même du point de vue scientifique les études scientifiques montrent bah évidemment les souffrance même en 2009 linra sétait fendu d'un rapport une expertise collective sur les animaux qui sont élevés pour la consommation alimentaire en 2009 l'expertise douleurs animales où il relevait un certain nombre de pratiques dans les élevage dans les abattoirs qui était source de souffrance très claire pour les animaux imaginez-vous quand vous castrez des cochons à vif ils éprouvent de la souffrance euh voilà je pourrais en en citer plein sur ce Tru et sur la conscience donc on va plus loin c'est pas juste être doué de sensibilité c'est aussi la question de la conscience et la conscience il y a plusieurs études qui sortent les unes après les autres mais qui sont TARDIS finalement par exemple la déclaration de Cambridge de neuroscientifique elle date de 2012 où il reconnaissait les substrats de la conscience aussi pour bah en tout cas tous les vertébrés et puis elle a été renforcée par celle de New York tout récemment qui dit bah ouais il y a aussi des indvertébrés céphalopodes et cetera les poissons qui sont qui sont aussi conscient donc on est différent des autres animaux mais on est aussi très différents entre nous euh mais aussi semblable donc sans doute à un moment il y avait une question de survie euh de de l'humanité enfin des êtres humains au fait de consommer des animaux dans le passé euh effectivement ou peut-être ailleurs dans le monde encore aujourd'huihi euh il y a des questions de survie qui se posent mais ici non non là on va pas se mentir on est plutôt sur un système de domination qui s'est ancré euh et puis bah on est aux universités de de la France insoumise on peut parler de capitalisme capitalisme la racine du capitalisme c'est capoute c'est la tête de bétail voilà capitalisme il se fonde sur l'exploitation des des animaux voilà et tout le monde y perd euh voilà on ne se contente pas de tuer les animaux ce qui serait déjà assez dramatique mais en plus on les élève de façon d'une façon où en tout cas on est certain qu'il souffre donc les animaux on a dit tout le monde h perd hein les animaux c'est 1 milliard chaque année et ça ne compte que euh les animaux terrestres animaux aquatiques effectivement ce en aquaculture euh et il y a ceux euh qui sont euh pêchés en plus grand nombre on estime à peu près à 3000 milliards le nombre d'animaux victimes euh des activités humaines euh dans le monde donc 3000 milliards d'animaux aquatiques euh au niveau des animaux terrestres euh ti de autour de 70 milliards et la France prend bien sa part dans dans dans ce massacre euh on peut parler de mutilation de génétique d'entassement on a fait vraiment de la vie des autres animaux un enfer mais c'est pas seulement un enfer pour les autres animaux c'est aussi un enfer euh pour beaucoup d'humains euh des éleveurs qu'on peut rencontrer alors qui nous rencontre en disant dites pas qu'on s'est rencontré euh si vous avez pu avoir l'occasion écouter ou de lire Nicolas Le Gendre qui a écrit le livre silence dans les champs il parle de la pression qui est mise sur les acteurs des systèmes agroalimentaires pour ne pas parler pour ne pas témoigner alors que on le sait voilà ces personnesl qualifient le système agricole aujourd'hui avec les contrats d'intégration avec les systèmes de coopératives avec les banques avec les syndicats avec le pouvoir politique qui parle d'esclavage moderne donc on on va parler euh d'endettement malgré des subventions qui sont quand même euh assez remarquables hein un éleveur bovin viande euh touche en moyenne donc 100 % des éleveurs bovvin touche à priorie en France en tout cas et il touche en moyenne 50000 € par an pour tirer un revenu qui les maintient tout juste la tête hors de l'eau euh on parle de malainlettre tu tu l'as rappelé hein euh qui peuvent conduire jusqu'au suicide alors souvent on dit oui c'est les animalistes c'est les gens qui luttent pour l'environnement qui fait que il y a une pression sur les éleveurs et tout ça mais euh alors avant L214 malheureusement c'était déjà le cas euh le monde agricole il est en crise depuis au moins 40 ans euh avec une industrialisation de l'élevage euh avec effectivement un système qui a fait de eu des des des rouages d'un système bien hilé on va citer quelques acteurs moi je vais citer LDC LDC c'est le numéro 1 de la volaille en France du poulet issu d'élevage intensif sous génétique à croissance ultra rapide en 35 jours vous avez un poulet de 2 kg titre dans réussir revue agricole rappelons que les journaux agricoles professionnels appartiennent quasiment en totalité en partie ou en majorité à la FNSEA le bénéfice annuel de LDC s'envole sur fond d'inflation plus 35 % entre 2000 22 et entre en 2023- 2024 euh un bénéfice net sur un an de 300 million une marge opérationnelle qui passe de 5,1 à 6 %. et en ce moment LDC achète des élevages en Pologne Charal Charal il cache ses comptes comme ça c'est plus facile pour négocier voilà négocier d'une part avec les les supermarchés et d'autre part avec avec les éleveurs Lactalis 12000 00 producteurs 300 millions ils ont mis de côté pour faire face à un contentieux fiscal je sais pas moi si j'ai un contentieux fiscal je pense que je provisionne pas 300 millions je B qui provisionne ici 300 millions mais je pense que c'est pas c'est pas la majorité ils ont 30 milliards de chiffres d'affaires on est en facee de Mastodon et puis la la coperle par exemple et autres abatotoire qui profitent de salariés qui sont en situation de précarité il y a eu beaucoup de personnes sans papier aussi à la coperle il y a eu un un une affaire qui est sortie il y a il y a quelques années euh l'abattoire de Blancafort aussi sur laquelle justement tu t'étais rendu où bah les personnes qu'on a pu rencontrer sur place nous ont dit bah en fait sur cet abattoir on a eu trois suicide en en 6 mois là dernièrement euh donc voilà des conditions épouvantables ramasseur de volail c'est pareil c'est l'exploitation des personnes les plus précaires donc surproduction euh production intensif production de masse l'impact sur la santé sur la santé générale avec les eonoses on nous parle de grippe avière de grippe porsine euh d'antibiorésistance 100 millions de morts d'ici 2005 ans en 2050 si on ne fait rien euh l'impact sur l'environnement les gaz à effet de serre euh l'élevage alors en fonction des chiffres en France on serait à 19 % à peu près dû aux activités d'élevage ammoniaque particules fines les nitrates les algues vertes euh voilà on n fait pas des des petites terines d'apéro des algues vertes euh et puis l'accaparement des ressources et et l'impact ailleurs la déforestation les expropriations les spoil les spoilation la France est importatrice de soja du Brésil la ferme du prê d'ailleurs l'aliment dans le dossier public là c'est l'aliment ils font leur aliments sur place youou avec du soja OGM d'où vient-il on n produit pas en France et si on fait le ratio en France souvent on dit les mangeurs de soja pour les person personn qui choisissent de ne plus consommer de produits d'origine animale et en fait en consommant de la viande en moyenne en France on consomme entre 50 et 60 kg de soja par personne donc en réalité ceux qui mangent le plus de soja c'est pas les végétariens et les végan la France elle importe aussi de la viande majoritairement de l'UE et donc on parle de mesures miroir mais quand ça vient de l'Union européenne c'est pas si évident que ça de se dire bah on va mettre une mesure miroir les autres pays produisent de la même façon les autres pays européens produisent de la même façon que en France et même en France notamment au niveau de l'élevage des poulets on fait partie des pays qui mettent le plus de poulet par mètre carré euh voilà et corrélé à la consommation de masse bah c'est notre environnement alimentaire aujourd'hui on a l'illusion du choix parce qu' il y a 10 marques de jambons 10 formes de jambons différents mais en réalité on n pas le choix notre environnement alimentaire notre environnement socioculturel notre environnement physique nous pousse à consommer des produits d'origine animale euh voilà et bah B c'est Mélanie Joy he qui avait dit notre environnement on nous fait penser que la viande c'est normal c'est nécessaire c'est naturel et puis bah la viande c'est bon et si on mange pas de viande bah on va manger un petit peu fadas donc tout ça c'est un environnement qui est issu d'une culture mais qui est aussi issue de renforcements qui sont faits par une industrie de la viande ou bah consommatrices et consommateurs sont des débouchés économiques et peu importe d'ailleurs les conséquences sur leur propre santé on peut parler de la prévalence de certains de certaines maladies dites modernes euh et beaucoup consomment de la viande sans y faire attention quand on consomme du jambon c'est pas de la viande des lardon c'est pas de la viande du poulet c'est pas de la viande des nuggets c'est pas de la viande des cordons bleus c'est pas de la viande et alors les poissons al c'est pas pas des animaux enfin bon onarrive même pas à à le percevoir euh pourtant euh une majorité de personnes et notamment les éleveurs euh mais je pense que Jean-Marc en parlera bien mieux que moi on choisit euh d'aller sur des carrières avec les animaux parce que c'est la compagnie des animaux qui leur plaisait et puis ils se sont retrouvés enferrés dans un truc je sais pas si vous avez vu le documentaire fait par Cyril diyon animal où il y a deux témoignages euh celui d'un éleveur de lapin qui dit à quel point il est pieds et points liés dans le système endetté euh à pas pouvoir même s'exprimer librement et puis de l'autre côté un éleveur de de vache euh qui laisse à peu près dans la pampa c'est lui qui se déplace euh et euh il euh quand Bella et vipula lui pose la question de mais quand vos vaches partent à l'abattoir parce qu'il parle de l'amour qu'il a pour ses vaches en fait il s'est mis à pleurer parce que lui il veut bien vivre avec des animaux mais voilà et pour en pour en vivre pour en survivre il faut les vendre à l'abattoir sauf que c'est pas du tout son son projet de vie alors le projet de L214 c'est c'est notre projet euh ce serait de passer à moin 100 % on ne consomme plus aucun produit d'origine animale on arrête de nuire aux animaux euh on on cononstruit une société dans laquelle les animaux humains et les nonhains vivent en bonne intelligence euh voilà moins 100 % euh c'est marrant j'ai fait le la même intervention devant pendant le le Space à Rennes devant un parterre d'éleveur c'est pas tout à fait le même accueil voilà voilà mais voilà donc ça c'est notre position extrémiste il manque des syllabbles extrêmement pacifiste voilà euh et on sait que notre société peut-être elle est pas prête aujourd'hui mais ce qu'on propose c'est ce moins 50 % dont tu as parlé d'ici 2030 - 50 % d'animaux tués pour la consommation alimentaire française parce qu'il faut compter aussi les importations on importe à peu près 50 % des poulets par exemple qui sont consommés en France alors 64 % des gens quand on les interroge quel que soit leur mouvance politique quel que soit leur proximité politique sont OK pour 50 % d'ici 2030 avec des politiques publiques qui sont costaud là-dessus et quand on pose la question de l'élevage intensif des élevages qui laissent pas sortir les animaux à l'extérieur on a 90 % voilà enfin c'est des scorses voilà de dictature les gens ne veulent pas élevage qui ne laisse aucun accès à l'extérieur aux animaux euh donc développer cette société de coopération ça ça semble important travailler la transition ensemble la planifier la planifier avec les gens qui survivent aujourd'hui des de de l'exploitation des animaux c'est possible et on peut commencer par l'élevage intensif de par les malheurs que ça provoque pour tout le monde pour les animaux euh en particulier accompagner les reconversions et il y a des lueurs d'esploir d'espoir au Pays-Bas là il y a encore de jour un article de presse disait qu'il y avait des fonds qui étaient débloqués approuvés par Bruxelles pour la transition eux ils sont en train de lutter contre les émissions d'azote et donc c'est sur cette considération là qu'ils sont partis là-dessus ils ont 3 milliards sur la table pour faire ces ces reconversion je rappelle la PAC en France c'est 9 milliards d'euros par an qui arrive donc 3 milliards pour les reconversions c'est quand même pas mal et puis accompagner la transition les conversions du milieu AG cole sans oublier les conversions alimentaires avec la la consommation on est encore à 84 kg par an et par personne en France 84 kg le double de la moyenne mondiale le double de ce qu'on consommait dans les années 50 donc voilà donc la transition alimentaire ça passe aussi par ce qui se passe dans les supermarchés dans les restaurants les messages publics la publicité les promotions sur les produits les professionnels de santé les professionnels des métiers de l'agroalimentaire de la santé de la restauration euh voilà on aurait vraiment tous à y gagner alors nous comment on y participe et ben en fait il y a quelques éleveurs qui viennent vers nous et nous on peut les mettre en contact avec transiterra avec coexister parce qu'ils viennent vers nous voilà moi j'ai même eu un il s'est présenté au téléphone en disant je suis un éleveur de pomme de terre voilà mais dans la les filières pommes de terre on a les mêmes problèmes on a les mêmes problèmes de d'intégration de coopérative et cetera donc je lu ai dit que malheureusement on allait pas pouvoir consacrer du temps là-dessus mais mais c'est pour dire notre milieu agricole et effectivement en grande souffrance il y a beaucoup de choses à faire et on peut y arriver et je trouve que les les associations qui accompagnent les éleveurs nous on est le Bad Cop on peut pas être le good COP en même temps et c'est super qu'il y ait des associations qui fasse de l'accompagnement là où nous on est peut-être un petit peu plus remuant même si on peut accompagner aussi hein et et de réussir à à faire des transitions en ne laissant personne de cé et en allant vite on a vraiment tous à y gagner merci merci Brigitte donc je vais passer la parole maintenant à Jean-Marc donc tu vas pouvoir nous parler de ton expérience personnelle comment tu es devenu éleveur comment et pourquoi tu as décider de te reconvertir éventuellement les freins que tu as pu rencontrer ou les aides et ben voilà si tu as autes expérien également de d'leveurs ou d'leveuse autour de toi qui ont eu les mêmes expériences voilà nous les partager et bien merci je savais pas trop par où commencer en prenant la parole et puis bah la question c'est pourquoi j'ai voulu devenir éleveur et pourquoi je suis sorti de l'élevage la question la réponse elle est très simple parce que j'aimais les animaux ouais dans les deux cas euh j'ai j'ai un parcours un peu atypique parce que j'ai grandi dans la ferme de de mon grand-père et euh c'éit une ferme un peu atypique qui s'est professionnalisé sur le tar et on avait pas mal d'animaux qui n'étaient pas exploités en fait sur sur cette sur cette ferme et ce qui m'a permis d'entretenir des liens assez particulier avec avec ces animaux au même titre que qu'on a des des qu'on entretient des liens avec un chien ou un chat et ben moi j'avais des liens comme ça avec des vaches des moutons et des chèvres euh donc j'ai j'ai pu voir quelque chose de de différent que ce qu'on peut voir habituellement d'un animal dit de rente en fait euh donc à un moment ben j'ai choisi de de enfin je voulais travailler au contact des animaux donc j'ai choisi de faire une formation d'agriculteur et puis moi j'avais dans l'idée de de faire du lait parce que même si je connaissais quand même la réalité de ce que ça implique mais dans dans mon esprit je voulais faire un peu mieux et puis je me disais je vais garder mes vaches jusqu'à le jusqu'à la fin de leur vie lesvau je trouverai des solutions pour qu'il y en ait le moins possible qui qui qui ailleent à l'abattoir j'avais plein de plein d'idées comme ça et c'était d'une naïveté et quand je suis arrivé à l'école d'agriculture j'ai compris euh dans la douleur ce que c'était un animal de rente pour pour voilà pour un éleveur on parle de l'amour des éleveurs pour leurs animaux et puis c'est vrai que moi moi je remets pas en doute queil y a beaucoup d'éleveurs qui qui ont envie de travailler au contact des animaux par affection par amour mais en fait il y a pas de place pour l'amour dans ce système ça n'existe pas c'est tout est conditionné dans un élevage un animal il a avant même d'être né il est destiné à produire un produit X du lait de la viande principalement et donc la la la vie de cet animal elle sera conditionnée par par ça c'est-à-dire que une vache laitière en moyenne elle fait trois lactations donc euh elle sera inséminée à l'âge de de de 18 mois à peu près elle va enfin elle sera inséminée pour avoir son premier veau autour des 2 ans à peu plus de 2 ans ensuite elle est réinséminée à chaque fois donc elle produit du lait elle est en donc en lactation 330 jours en moyenne par année tout en étant gestante euh et ensuite elleit voilà elle fait entre tro et qure lactations et puis puis elle part à l'abattoir pendant qu'elle a encore une valeur sur le sur le marché de la viande parce que c'est c'est un équilibre en fait assez délicat de de de maintenir un haut niveau de production chez chez une vache tout en tout en essayant d'en tirer le maximum à la fin de sa sa vie une vache Latière elle est toujours toujours dans un équilibre et qui est très fragile il faut pas grand-chose pour qu'une vache parte à la ré forme ce qu'on appelle la réforme c'est elle va à l'abattoir euh encore un euphémisme pour pour justifier un petit peu le le le sort de de de de l'animal et euh il y a énormément de raisons pour lesquelles une vache peut peut franchir cette ligne rouge et puis là il y a pas de sentiment il y a pas voilà un éleveur ne réfléchit pas et ça je peux vous dire que quand quand j'ai commencé à dire que je voulais garder mes vaches jusqu'à la fin de leur vie quand j'étais à l'école l'agriculture et ben j'ai passé pour un gros dé mais littéralement hein et euh voilà donc j'ai j'ai dû me conformer un peu au système il fallait faire un peu des compromis et puis à un moment donné j'ai enfin je je suis parti de la France je suis retourné en Suisse parce que je suis d'origine suisse et j'idéalisais un peu le système j'idéalisais le système suisse alors je vais pas faire le tout le aujourd'hui je vais pas vous parler d'élevage industriel je pense que personne je pense qu'il y a plus beaucoup de gens pour défendre l'élevage industriel euh mais ce que j'ai vu dans le dans ce que j'appelle les élevages carte postales c'est c'est l'image d'Épinal c'est c'est la vache qui est au près et cetera et ben la logique c'est la même la logique ne diffère pas c'est exactement pareil et et c'est dans ces élevage là que j'ai aussi vu enfin dans les autres aussi parce que j'ai eu l'occasion de travailler de voir un nombre assez important de de type d'élevage dans ma carrière si je peux dire ça ainsi et euh j'ai vu des choses assez similaires par exemple dans l'élevage laitier il y a les cornages des bovins à l'époque on écornait les bovins donc pour écorner il faut il faut leur appliquer un fer brûlant sur le le le Cornillon donc la la naissance de la corne on écornais sans anesthésie et sans même de d'anesthésie locale et ça et ça neffleurit pas les esprits de le faire et je me suis retrouvé donc au lycée agricole où un atelier c'était ça on apprenait à écorner les veaux et euh voilà moi j'ai refusé de le faire parce que je voilà on voyait bien que que ces animaux cé c'était littéralement de la torture mais ça ça ça ça faisait pas réagir grand monde hein pour les gens c'était normal et puis voilà il y avait pas pas réellement d'empathie pour ces pour ces Vau et des des des choses comme ça j'en ai vu des tonnein que ce soit les manipulations des bovins pour les charger pour pour quand il y a des soins faire quand il faut les mettre dans une cage de contention euh quand il faut conditionner une vache pour l'attraire parce qu'on dit souvent ouais mais les vaches quand c'est l'heure elles viennent oui oui elles viennent oui oui ça c'est vrai pas toujours mais elles viennent mais il faut bien comprendre que c'est c'est un conditionnement une une primip part euh donc une une génice qui a son premier vaau elle se laisse pas traire c'est c'est tout un conditionnement et c'est même souvent un conditionnement qui se fait de manière assez brutale he c'est on a toutes sortes de de techniques qui est de de de d'appareils pour les entraver pour pour les empêcher de de de mettre des coups de pattes et de en fait d'enlever la machine à trait enfin le faisceau de traite qui qui qui est sur les mamelles euh donc ça c'est un conditionnement qui prend plus ou moins longtemps en fonction de de de l'animal et aussi des je dirais de l'état de sa mamelle parce que voilà c'est des des vaches à au potentiel de rendement on ont des quand elles mettent bas ont souvent des odèmes très douloureux aux mamell parce que ils ont des quantités de lait euh qui sont qui qui voilà qui sont pas naturells dans le sens où ça ça permet de nourrir beaucoup plus que qu'un seul veau puis qu' règle générale elles ont un veau voire rarement deux euh on a des des vaches à Ha potentiel de rendement qui peuvent produire euh 10000 kg de lait par lactation donc sur ce 330 jours faites le calcul alors c'est pas linéaire hein c'est la la la production elle elle elle augmente après elle diminue petit à petit au fil de la laation mais pour dire que c'est des quantités de lait assez importantes le record est de 20000 kg d'une vache israélienne euh 20000 kg en une lactation je sais pas c'est c'est énorme ce qui génère tout plein de problèmes métaboliques des problèmes de de de pâtes des des problèmes de mamelles justement des mamelles douloureuses mais aussi des mamelles qui sont plus sensibles aux mamites et qui génèent des problèmes qui peuvent aussi amener une vache à la réforme par exemple une une vache qui devient trop sensible au mamites et qui a un taux de cellule trop important dans le lait qui est le lait qui est payé à la qualité donc il y a trois enfin il y a plusieurs critères don le le le le taux de protéine dans le lait le taux butyrique et le taux de cellulaire et quand ce taux cellulaire est trop important euh bah souvent on la garde pas parce que c'est voilà ça c'est un lait qui est de moins bonne qualité donc il sera moins bien rémunéré tout ça pour dire que le le le quotidien de ces vaches fltière que ce soit dans un élevage où elles voient pas le le soleil ou dans un élevage où elles vont à l'alpage et en tout cas en été et puis cette élevage l'image qu' qu'on aime bien un petit peu entretenir dans le dans le dans le marketing je dirais euh et ben c'est vache c'est c'est une vie de souffrance c'est c'est et puis je parle pas de la séparation des veau on a des vaches qui surtout les jeunes vaches qui qui appelle des qui appelleent leur veau pendant des jours hein j'aiétais témoin il y avait une fameuse vidéo qui avait été diffusée mais je crois par l 214 euh où on voit une vache qui poursuit le le la camionnette où il y a son beau dedans et puis je me rappelle avoir vu des commentaires qui disaient non non mais ça c'est c'est monté enfin que cétait ça se passe pas toujours comme ça et cetera mais moi ça j'ai vu je l'ai vu je je peux témoigner de ça plusieurs fois ou dans une situation assez similaire euh euh l'attachement des des des des des vaches à leur veau et inversement il est il est évident euh et et et ça quiconque observe un peu ces animaux pour ce qu' sont parlait de la conscience mais ça fait aucun doute que que ces animaux ont une conscience euh moi j'ai créé des amitiés avec avec des des des baches avec des cochons euh euh des chefs tous tous les animaux de la ferme et ça fait aucun doute que ces animaux ont une conscience euh d'ailleurs j'avais je percevais la peur des des des vaches en regardant leurs yeux et j'ai lu récemment une étude éthologique qui démontre effectivement que le le le niveau de stress et de peur est proportionnel au blanc ce qu'on peut percevoir du blanc de l'œil de l'animal et mais voilà et ça je l'ai vu sans faire enfin quiconque observe un animal peut le voir sans faire une étude scientifique [Musique] donc c'est voilà c'est c'est c'est c'est un milieu qui est rude ça a été dit hein d'ailleurs ça ça m'amuse quand on dit que c'est la pression des animalistes qui qui rendent le le métier rude alors ça c'est des conneries hein je peux vous dire c'est c'est des grosses conneries à l'époque moi il y les animalistes étaient pas encore sortis du bois et c'était la même chose moi j'ai des amis qui on fini dans l'alcool les suicides j'ai aussi des connaissances qui qui se sont suicidé c'est un métier qui est à haut risque par rapport à ça euh j'ai aussi été personnellement en souffrance aussi dans ma ferme du fait de devoir de devoir mettre des voies à l'abattoir donc moi la particularité c'est que je je j'utilisais le lait de mes vaches pour engraisser des veaux de lait dit de lait donc c'est des veaux qui sont qui sont élevés pour d'une façon ce que la chair soit rosée euh et et qui en fait qui se nourrissent que de lait et euh et le le premier veau que j'ai euh que j'ai euh enfin de mon atelier c'est-àdire de de de parce que moi j'aiexploité la ferme de mon grand-père et donc j'ai mis en place voilà cet élevage et donc le premier niveau qui était sous ma responsabilité que j'ai dû mettre à l'abattoir ça a été un drame parce que j'avais je l'avais élevé comme comme j'avais l'habitude de de me comporter avec les animaux et ça a été vraiment un événement marquant le moment où il a fallu le charger dans la bétaillère où le veau me suit il me fait confiance he il me suit tranquille il monte dans le dans la bétaillère je je le laisse et au moment de remonter la rampe je je croise le regard de ceau qui panique qui et qui qui veut me suivre pour sortir mais qui veut pas rester dans la dans et c'est le dernier regard que j'ai de de de soau et et ça ça a été un événement marquant euh qui m'a obligé à me couper de de de mes émotions et de de plus m'attacher à ces animaux ce qui a rendu mon travail complètement inintéressant et euh voilà de fil en aiguille il y a eu un moment c'était trop je pouvais plus euh je pouvais plus tolérer euh ce ce le fait de de de trahir ces animaux euh de de les de les de les destiné à la mort euh et sans compter voilà tout ce que je voyais aussi euh dans d'autres exploitation je travaill aussi en parallèle dans une autre exploitation où j'ai vu le le le l'élevage de de cochon sur kaiboti voilà l'inommable euh voilà c'est c'est c'est enfin j'étais témoin de ce que c'est ce genre d'élevage et et il y a pas de mots pour décrire le le l'horreur de de de ça et puis le le ce qui a été dit aussi c'est que le le le système en fait prend au piège les agriculteurs et et en fait il y a il y a une espèce de de mentalité ou de culture je sais pas comment le le nommer euh c'est comme si l'élevage était immuable c'est comme cétait quelque chose qui était dont on pouvait pas se passer faut bien produire de la nourriture alors qu'on sait que on produit plus de nourriture en produisant des végétaux qu'en qu'en élevant des animaux à qui on a donné ses végétaux c'est c'est en fait c'est l'élevage c'est plus un gaspillage alimentaire que que vraiment de la la production pr parler en fait c'est une production pour répondre à je sais pas si c'est un enfin c'est pas un besoin en tout cas vital parce qu'on peut très bien se passer de de produits d'origine animale j'en suis un un bon exemple euh même si je suis un peu le le l'antithèse du végan animaliste en bref et le le le le le système est est ainsi fait que on fait penser aux gens que on nous enfin que c'est que c'est nécessaire de de de l'élevage est nécessaire pour nourrir la population alors que au contraire on produit moins en élevant des animaux mais il y a ce ce oui ce truc où on dit les animaux sont faits pour ça alors qu'en fait ces animaux pour de le droit on se permet de dire qu'ils sont faits pour ça euh une vache une vache de race enfin de n'importe quelle race en fait c'est c'est c'est le c'est des ancêtres de l'oroc qui qui qui n'ont plus rien à voir avec ce que ce qu'était leur ancêtre originel en fait c'est des animaux qui ont été sélectionnés génétiquement pour produire un produit X et et qui n'ont et qui pour la plupart enfin pour beaucoup sauraient même pas se débrouiller dans la nature tout seul euh et et on nous fait croire que ça c'est normal cet animal qu'on a créé que l'humain a créé à travers la sélection génétique que c'est normal qu' qu'il est destiné à une à une mort une mort prématurée parce que c'est ça la vie d'un animal d'levage une vache ça vit ça peut vit jusqu'à 25 ans à peu près et en moyenne bah dans l'industrie laitière une vache vit jusqu'à 6 7 ans euh un taorillon vit jusqu'à 18 mois un vaau de lait vit jusqu'à 6 mois un cochon vit jusqu'à 6 mois alors qu'il peut vivre 20 ans une poule vit une poule pondeuse vit 18 mois alors qu'elle peut vivre 10 ans voilà c'est c'est ça la réalité d'un des animaux d'élevage et et derrière derrière je pense qu'il y a aussi un ouais une culture alimentaire enfin il y a il y a quelque chose autour de l'alimentation ou et qui est tenu par des gros groupes ce qui a été dit hein Lactalis qui est un des plus gros groupes agroalimentaires mondial euh j'en passe et et ces gens-là en fait ils ont pas intérêt à à ce que à ce que ça change et euh le le l'élevag euh paysans comme on le dit des fois donc les petits élevages famillaux euh ils ont pas intérêt non plus à ce que ça à ce que ça change c'est euh ils ont la main mise sur le sur les sur le le monde agricole et euh et c'est très juste hein l'endettement c'est quelque chose de de catastrophique moi j'ai eu la chance parce que j'ai j'ai euh j'ai juste pas mis le doigt dans l'engrenage comme j'étais pas propriétaire du foncier qui appartenait à ma famille j'ai pu sortir enfin facilement ça pas été simple mais j'ai pu sortir sans en en sortant financièrement euh une fois qu'on a mis le doigts dedans c'est c'est c'est c'est une horreur pour vous dire moi j'avais j'avais déjà le projet enfin tout était ficelé au niveau comptable et cetera j'avais un taux d'endettement qui fait peur je crois que j'étais à 150 % d'endettement pour pouvoir m'installer et c'était la norme c'était y a rien de rien de très choquant alors normalement un particulier il peut s'enter qu'à 33 % une une exploitation aujourd'hui une exploitation agricole je dirais en Europe je pense au sens large en tout cas en France et en Suisse si vous coupez les subventions il y a plus d'agriculture et je pense que c'est valable pour toute l'Europe si s'il y a pas de subvention il y a plus d'agriculture l'agriculture est en ruine les subventions permett tout juste de de de maintenir la tête hors de l'eau comme ça a été dit ça je peux le confirmer on ne gagne pas enfin euh on ne gagne pas sa vie en tout cas pas raisonnablement et décemment en faisant de l'élevage euh bah moi-même j'étais déficitaire sur mon exploitation euh et ça génère ça enfin c'est c'est c'est un système qui va à à l'envers du bon sens si vous je sais pas vous produisez n'importe quoi et puis que vous pouvez pas vous rémunéer et rentrer dans vos frais votre entreprise fait faillite bah dans la agriculture c'est quasiment l'entier des fermes sont en faillite en fait d'un point de vue comptable et c'est qu un système qui est maintenu voilà au sens large les banques les les les industries agroalimentaires et cetera donc pour revenir un petit peu à mon parcours euh d'accord je ça ça été ça a été quand même compliqué de sortir il y a quand même beaucoup de pression il y a beaucoup de la pression familiale parce que c'est quelque chose voilà d'un peu il y a cette cette comment on dit euh perpétuation hein de père en fils et cetera il y a des choses comme ça il y a y a y a tout le le le le le l'entourage le le enfin le système met la pression pour pour pour pour maintenir dans dans dans là-dedans donc ça é ça a été assez difficile quand même de de de de sortir de ça j'ai pu j'ai j'ai j'ai pu ensuite après avoir pratiqué quelques travail j'ai travaillé chez LDC d'ailleurs tris mois j'ai j'ai finalement je j'ai fait une une formation d'éducateur pour voilà pour passer la page et puis je suis revenu enfin je suis revenu à mes idéos d'enfant où et c'est pour ça que je suis devenu militant animaliste et qu'aujourd'hui je défends le le droit fondamental des animaux à vivre voilà je vais je vais je vais conclure là parce que je pourrais parler encore merci beaucoup Jean-Marc donc je pense qu'effectivement ton témoignage est très intéressant et ça serait vraiment intéressant de l'écouter beaucoup plus longtemps pour ça je vous invite à lire son livre et à l'acheter qui est juste ici parce que vraiment il est passionnant vous avez toute son expérience que soit à l'école d'agriculture son expérience dans l'élevage il y a de l'éthologie enfin voilà il y a un peu de tout et c'est très émouvant aussi et voilà on se rend compte de beaucoup de choses on apprend beaucoup de choses donc voilà si vous voulez aller plus loin que ce témoignage ben voilà n'hésitez pas à la fin à à venir le voir et à acheter son livre voilà pour la petite parenthèse donc je vais vous présenter très rapidement le travail de deux associations qui travaille donc sur l'accompagnement des éleveurs et des éleveuses qui souhaitent se reconvertir donc d'abord l'association coexisté qui a été fondé en 2021 par Virginia Marcus en Suisse et qui est composé à la fois d'un sanctuaire pour animaux et d'un volet sur l'accompagnement des éleveurs et des éleveuses avec des expériences réussies en Suisse et puis plus récemment en France également euh le travail de cette association est plutôt axé sur l'accompagnement des petits éleveurs donc paysans euh qui pour des raisons morales principalement ne souhaitent plus tuer leurs animaux bah comme Jean-Marc euh et qui souhaitent vivre mieux d'un point de vue à la fois matérielle et puis en terme de temps retrouvé et cetera donc on y reviendra dans quelques instants et la seconde association c'est l'association transitera qui a été fondé en 2022 par Silver du Mael en France et qui aide à la transition ou à la transmission vers des productions végétal donc l'association transitera elle elle est plutôt orientée vers l'élevage intensif et vers la conversion des bâtiments fermés parce que souvent c'est un problème on se dit mais qu'est-ce qu'on va faire des bâtiments fermés on va pas pouvoir faire de la plantation à la place et bien là c'est plutôt pour développer des productions de champignons de chanres ou de micropousces qui sont particulièrement adapté à la culture en bâtiment donc il proposent des solutions de restructuration donc ils ont mené un travail prévisionnel sur les coûts de restructuration et les bénéfices qui peuvent être attendus par éleveur et par éleveuse donc en fonction de de la surface du bâtiment de ses caractéristiques ça au niveau de l'isolation l'éclairage les caillbotil le seul a jourer et cetera donc pour pouvoir convertir le bâtiment et dans le cadre d'une transition vers la production de champignons par exemple on va se demander de quoi on a besoin en terme de luminosité en terme d'humidité de CO2 les étagères pour mettre les champignons et cetera et donc tout est calculé au niveau des coûts et des bénéfices pour aider à la transition donc les résultats cette étude ils seront disponibles très prochainement sur leur site internet et le but c'est de donner aux éleveurs ben la capacité de transitionner dans de bonnes conditions il propose aussi des solutions de diversification et donc dans ce cadre là c'est pas une une transition totale et une reconversion totale mais ça a quand même un impact positif quand même que ce soit économique écologique ou en terme de diminution des souffrances des animaux et ils aident donc les éleveurs à se diversifier et aller vers des productions végétales alternatives pour des exemples de cas euh qu'ils aident actuellement ou qu'ils ont pu aider euh ils tent principalement des des éleveurs actifs qui ne veulent pas vendre dans le casadre des transitions hein c'est principalement des éleveurs actifs qui ne veulent pas vendre mais qui veulent avoir plus de revenus et plus de temps libre euh par exemple ils ont aidé une éleveuse en Bretagne qui avait un élevage laitier et qui est passé sur de l'agrotourisme donc l'association les a aidé euh pour toute la partie commerciale euh un autre exemple un éleveur dans le valdoise qui a stoppé son élevage Litier et qui s'est redirigé vers une pension pour chevaux chevaux notamment à la retraite et dans ces cas-là l'objectif c'est de pouvoir réutiliser les capitaux qui ont déjà été investis soit dans les étables ou dans les prêts pour capitaliser un revenus intéressant et gagner en temps libre pour eux-mêm d'autres aides sont les aides à la transmission où là le but est d'aider à transmettre les bâtiments à quelqu'un qui voudrait s'installer pour des productions végétales alternative comme on l'a dit tout à l'heure comme les micropouss ou les champignons et cetera et euh c'est un travail donc de mise en relation de porteurs de projet avec des éleveurs intensifs qui veulent transmettre leur bâtiment pour tout ça donc ils ont quand même identifié des freins à la transition il y a notamment une étude qui a été produite et qui est sortie en 2024 sur les freins et les politiques publiques qui pourraient pasalier à ces freins donc au niveau des freins il y a le frein psychologique avec une aversion au risque les freins économiques évidemment avec des éleveurs déjà endettés qui ont peu d'accès au capital à l'emprunt qui ont du mal à investir qui dégagent peu de revenus et cetera des freins opérationnels savoir quoi faire des animaux comment les placer dans des sanctuaire et cetera et des freins sur les verroues technologiques l'utilisation des bâtiments qui sont spécialisés quelquefois dans une seule spécialité donc ils ont identifié cinq mesures principales pour per à cela d'abord introduire des formations initiales et dans les formations initiales et continues les risques liés à l'élevage intensif que soit des risques sociétaux et économiques comme le coût de l'énergie de l'alimentation animale l'adaptation au changement climatique qui a aussi un impact là-dessus des risques de politique publique avec des modifications de la législation par exemple un éleveur en cage si effectivement il y a la fin de l'élevage en cage ben ça c'est important qu'il soit formé dès le début sur le risque que cela peut engendrer financièrement pour lui les opportunités économiques liées à la production de certains végétaux lié ou non à la production bah de tout ce qui peut être nouvelle nouveaux nouvelles protéines végétales ensuite une autre mesure des primes de compensation pour les transition agricole des programmes de soutien financier pour les transmissions pour soutenir notamment les nouveaux agriculteurs et nouvelles agriculturist porteur de projets qui rachèteraient les élevages pour les transformer en production végétale également offrir des emprunts à taux faiblebl ou taux zéro aux éleveurs et aux éleveuses qui veulent transitionner et enfin financer des études indépendantes donc financer la recherche sur l'aide à la transition donc voilà le travail donc de l'association transitera et pour le travail de l'association coexista alors ce n'était pas prévu sur le programme mais il s'avère que dans le public nous avons donc Astrid préveau qui est présente qui travaille à l'association coexisté et qui est en charge du développement des partenariats et de la levée fond de l'association donc plutôt que ce soit moi qui présente l'association où elle travaille ben voilà on va lui laisser la parole 5 minutes [Applaudissements] merci merci beaucoup si vous permettez je vais juste me servir à boire avant de commencer à parler mer merci beaucoup Galia et bah du coup je suis ravie d'être ici pour présenter l'association donc coexister c'est comme tu disais une association qui a été créée par Virginia Marcus en Suisse euh et désormais nous avons deux branches une une branche suisse et une branche française la vision que porte coexister c'est la coexistence interespèces entre les humains et les autres animaux la mission qu'on porte en rapport avec cette vision c'est de mettre en pratique cette coexistence interespèces puisque comme on disait un petit peu plus tôt les espèces d'animaux dit de rente ce sont des animaux qu'on connaît quasiment uniquement à travers le prisme de la production et de l'alimentation mais qu'on connaît très peu au final en tant qu'animaux et en tant qu'individus donc nous on s'est vraiment posé la question de comment faire pour apprendre à connaître ses animaux apprendre à à cohabiter avec eux dans ce cadre on a plusieurs axes d'action la première chose c'est que en 2018 quand l'association a été fondée très rapidement on a mis en place un sanctuaire pour animaux rescapés de boucherie et donc ce sanctuaire il permet d'accueillir actuellement une quarantaine d'animaux donc dis deorente principalement on a des gros animaux donc des cochons des beau vins et des moutons et ça en fait également un lieu éducatif puisque on met en place des événements et des formations pour les personnes pour apprendre à à coexister avec ces animaux et également pour former notamment des vétérinaires qui enfin des élèves vétérinaires qui autrement ne connaissent quasiment pas ces animaux mis à part pour la production de viande et de lait et ce qui a ce qui a débouché un petit peu de ces deux axes à la fois du côté sanctuaire et du côté éducatif c'est l'accompagnement à la reconversion des éleveurs et des éleveuses euh ça ça s'est fait de façon un petit peu organique alors d'abord il y a eu un groupe de travail qui a été formé et dont Jean-Marc a fait partie pour essayer de mener une réflexion sur sur la reconversion des éleveurs et des éleveuses et à partir du moment où en 2021 un premier couple d'éleveurs et d'éleveuses ont toqué à la porte de coexister pour une aide à la reconversion à partir de là tout s'est débloqué et ça a fait un peu un effet boule de neige puisque Ben eux déjà sont allés très vite enfin ils étaient prêts on va dire à se lancer dans cette reconversion et donc non seulement c'est allé assez vite au niveau de leur projet de reconversion mais en plus Stéphane donc le mari du couple lui était très très favorable au fait d'en parler publiquement il avait vraiment envie de partager son expérience et de dire à quel point ça lui avait changé la vie de se reconvertir et donc étant donné qu'il en a parlé notamment dans les médias bah forcément ça a fait effet boule de neige et donc il y a d'autres personnes qui sont venues nous solliciter par la suite euh nos trois axes d'action sont très complémentaires aussi et c'est vrai que par rapport à ça ben on est aussi en complémentarité avec transitera dans le sens où donc transitera c'est plus le côté bâtiment le côté écologique économique nous c'est vraiment sur le côté éthique et c'est pour la raison éthique que les éleveurs et les éleveuses viennent nous solliciter et le sanctuaire par rapport à ça c'est vraiment la base de nos actions dans le sens où étant donné que ça fait 5 ans que Virginia vit avec des animaux m H24 qu'elle gère le quotidien la logistique en fait elle a une vie d'éleveuse quasiment sauf que c'est pas avec la la même finalité et là elle est même en train de passer ses qualifications d'agricultrice donc en fait les éleveurs et les éleveuses qui viennent nous solliciter savent que on n'est pas du tout hors sol on sait de quoi on parle on parle le même langage on comprend leurs difficultés et même si on n' pas les mêmes bah la même finalité d'envoyer les animaux à l'abattoir on on sait comment ça se passe le sanctuaire ça permet également aux éleveurs et aux éleveuses de venir expérimenter sur le terrain une réalité complètement différente avec les animaux le quand ils viennent au sanctuaire pour une première visite et pour un premier contact le fait de pouvoir bah s'allonger à côté de de vaches de cochons et cetera et qu' a pas justement ce rapport de d'exploitation avec l'animal pour certains ça crée un déclic et ça permet de bah de se rendre compte qu'on peut fonctionner justement différemment avec ces animauxlà euh moi j'ai en tête un une discussion qui avait eu lieu lorsque j'étais présente sur le sur le sanctuaire un un couple d'éleveurs qui était en cours de reconversion à ce moment-là qui eux donc élevai des des vaches et qui ont demandé à Virginia mais je sais plus pour quelle opération est-ce que tu as pas peur que les vaches te chargent et elle disait mais non en fait les vaches là elles sont libres elles ont pas de contrainte donc elles ont pas de raison de me charger et rien qu'un petit enfin une petite discussion comme ça ça permet de voilà de switcher un petit peu la la la vision qu'on peut avoir de l'animal et bah la peur aussi des fois qu'on peut avoir de l'animal parce que effectivement une vache qui pèse 800 kg bah si a charge c'est c'est quand même pas rien mais voilà on se rend compte que quand les animaux sont libres de leurs mouvements qui sont pas qui sont pas sous contraintte comme bah parler Jean-Marc tout à l'heure par exemple des des jeunes Génis qui qui valent pour la première fois à qui on retire le veau où là effectivement ça peut être dangereux si on leur impose pas ces choses-là le rapport change complètement euh Virginia Marcus également ce qu'on peut dire c'est que elle a une formation d'éducatrice sociale et donc dans euh dans ce cet accompagnement à la reconversion des éleveurs et des éleveuses c'est un volet qui est très important parce que ça permet justement de bah de pouvoir faire le lien avec tout le côté psychos-ocial de cette reconversion parce que pour ces éleveurs et ces éleveuses qui viennent nous solliciter évidemment c'est un énorme pas à passer et euh les principaux frein on en reparlera un peu tout à l'heure mais voilà il y a beaucoup de freins qui sont psychologiques et qui sont sociaux parce que bah vouloir sortir de l'élevage ça peut vouloir dire se couper de sa famille se couper de ses amis donc voilà cette formation d'éducatrice ça permet ça donc de gérer ce côté ce côté psychologique et euh ok je je vais accélérer et euh et voilà de de faire s'il faut des médiations aussi avec avec les familles euh le fonctionnement donc nous on fonctionne uniquement sur sollicitation des éleveurs et des éleveuses eux-mêmes et elles-mêm on va pas toquer à la porte des gens pour leur dire bonjour monsieur bonjour madame reconvertissez-vous s'il vous plaît c'est justement on a la chance que euh bah Virginia soit assez assez bien médiatisée en Suisse euh que Stéphane donc lui-même est est été médiatisé au niveau de sa reconversion donc ce sont les personnes elles-mêmes qui viennent nous solliciter euh soit pour entamer directement une une reconversion soit pour juste prendre un premier contact et et prendre des informations euh cependant on on commence à collaborer également avec des institutions là on va entamer une collaboration en octobre avec le service vétérinaire du canton de veau donc c'est un canton suisse et l'idée c'est de pouvoir enfin que le canton puisse diriger vers nous des éleveurs et des éleveuses qui seraient en difficulté notamment lorsqu'il y a des cas de négligence sur les animaux que bah plutôt que de juste laisser l'éleveur en détresse en lui retirant ses animaux bah que l'éleveur puisse être redirigé vers nous pour qu'on l'aide à monter un nouveau projet et voilà ce qui peut éviter des des drames des suicides ou autes euh donc nous notre notre fonctionnement c'est que donc je parlais du soutien moral on fait un soutien logistique financier s'il a besoin sachant que ce qu'on vise c'est dans tous les cas l'autonomie de la personne l'idée c'est pas de mettre la personne sous perfusion financière comme c'est le cas avec les subventions le ce qu'on vise c'est vraiment que la personne donc monte son projet avec notre accompagnement mais que assez rapidement la personne deviennent autonome avec son propre projet on n pas de modèle prédéfin pour pour une personne donc on fait vraiment en fonction des besoins de chaque éleveur éleveuse en fonction de ses envies d'abord en fonction de ses possibil ilité logistique financière forcément s'il y a de l'endettement ça va pas être forcément le même projet la même chose que pour quelqu'un qui est pas endetté mais par contre on on ne dit pas à la personne bah toi tu as été éleveur de beauvin donc tu feras C et toi tu as été éleveur de cochon donc tu feras ça on voit vraiment ce qui est ce qui est possible ce qui est faisable et ce qui est ce qui est réalisable l'idée derrière tout ça c'est qu'on crée un nouveau modèle économique quelque part puisque donc notre accompagnement il comprend aussi la mise en lien avec des partenaires et je vais citer notamment New Roots qui est une marque de fromages végétaux et donc New Roots déjà nous soutient depuis financièrement depuis le début depuis la création du sanctuaire et maintenant ce qu'ils font également c'est que donc ils commandent leurs matières premières une partie de leurs matières première chez des éleveurs reconvertis notamment en Suisse allemande il y a beaucoup plus d'éleveurs reconvertis que que du côté enfin français francophone il y a plus de 140 éleveurs et éleveuses qui se sont déjà reconvertis depuis 2018 en Suisse allemande et euh donc il y a il y en a beaucoup qui sont restés dans le milieu agricole qui font pousser des légumineuses notamment des poischiches et du Lupin et donc new root va se fournir en poisiche et en Lupin pour faire ses fromages auprès de ces éleve enfin anciens éleveurs éleveuses euh Stéphane dont je vous parlais tout à l'heure est devenu boulanger pâtissier 100 % végétal et euh donc lui dans le sens inverse c'est lui qui se fournit chez New Roots donc en fait ça crée un espèce de cercle vertueux économique comme ça de de solidarité quelque part et ça crée toute une nouvelle une nouvelle économie euh je vais voilà je vais je vais conclure je vais arrêter là bah en gros au niveau de la France très rapidement là on a lancé la branche française en 2024 donc c'est encore tout nouveau on a déjà donc une éleveuse qui est en cours de reconversion c'est documenté sur vakita donc vous pouvez regarder le le reportage euh et bah au niveau de la France on est en train de de chercher des des nouveaux partenariats auprès des chambres d'agriculture on a eu deux réponses positifes donc voilà de deux possibilités et on est en train de développer également des des partenariats avec des entreprises comme New Roots donc si vous en connaissez on est également très preneuse désolé d'avoir dépassé merci merci beaucoup Astrid pour cette intervention du coup au pied levés du coup on a un peu juste sur le temps donc je vais très vite passer la la parole à Anne qui va faire le lien entre tout ça et puis le programme de la France insoumise euh je sais pas si on aura vraiment le temps pour des questions der hier peut-être une à de Max mais c'est pas sûr donc on verra après l'intervention de Anne bonjour à toutes et à tous ravi d'être avec vous du coup ben je vais essayer de de faire plus vite mais donc ben ravi de participer à à cette table ronde la la question de de la de la reconversion des des éleveurs pour nous en fait elle s'instè vraiment dans un dans un plan global c'est ça qu'il faut bien comprendre c'est dans notre dans le cadre de notre planification écologique alors quand je parle planification écologique hein attention je ne parle pas de l'ersat qui a essayé de nous nous nous pondre Emmanuel Macron parce que saz ça fait 2 ans à peu près qu'il a qu'il a repris nos mots mais qui les a complètement vidé de sens il a juste enchaîné les plans parce que dans planification il y a plan on les a vu défiler tous les deux mois il y a eu le plan c'est quoi forêt en premier je crois après pifas e euh qu'est-ce qu'on a eu aussi canicule enfin bon bref à chaque fois ils ont rien à voir les uns avec les autres il y a aucune cohérence globale mais ils sont tous sur le même modèle il y a quelques mesures sans grand intérêt peu ou pas de budget mais un numéro vert bref non plus sérieusement il a terminé quand même cit la la fin de l'année dernière en présentant justement son sa planification écologique la fameuse écologie à la française je sais pas si vous souvenez bon en gros c'est une écologie où on sens pas grand chose nous quand on parle de planification écologique ça veut dire qu'on réfléchit et qu'on s'organise collectivement pour faire face au défis climatiqu à la à l'effondrement de la biodiversité et c'est un un plan global ambitieux que je trouve moi enthousiasment parce qu'en fait c'est vraiment se poser des questions centrales mais qu'est-ce que qu'est-ce qu'on veut comme industrie qu'est-ce qu'on veut comme énergie comment on va protéger l'eau et bien sûr un des aspects absolument essentiels de cette planification c'est quel système alimentaire on veut en l'occurrence comment on en change et comment change notre système agricole qui va avec pour ça on a on a tout un plan que vous pouvez retrouver dans dans espace programme sur sur notre site qui s'appelle c'est l' un plan donc pour l'alimentation pardon qui s'appelle bien nourrir tout le monde qu'on avait éoché lors des des des élections de de 2022 et là le le but c'est bien ça c'est de sortir de la logique productiviste exportatrice des destructrice donc du système agroalimentaire dominant qu'on vit aujourd'hui qui est défendu bec et ongle par la FNSEA et par tout l'agro buusiness et comment au contraire on va produire une alimentation saine accessible pour tous et qui reste dans le cadre des limites planétaire parce que vous savez que nous on veut se fixer comme règle la règle verte c'est-à-dire le fait de ne pas prendre à la terre plus qu'elle ne peut régénérer seul donc ça ça implique deux changements capitaux et qui marchent de paire le premier c'est la sortie de l'élevage intensif et la deuxième c'est la diminution de nos consommations de de produits animaux et pour cela évidemment il faut penser la reconversion des éleveurs ce que nous faisons aujourd'hui ensemble je rappelle quand même sortir deélevage intensif je pense que tout le monde a conscience de la nécessité je veux quand même insister sur l'urgence il y a beaucoup qui a été dit alors je vais passer vite mais moi je vous donne quand même un chiffre qui m'interpelle toujours beaucoup c'est quand on rapporte le nombre de d'animaux élevés à la biomasse terrestre d'une manière générale au jourd i 2 tiers des mammifères sur cette planète ce sont des animaux d'élevage du bétail des 3/4 près des 3/4 des oiseaux c'est de la volaille d'élevage ça dit quand même l'ampleur de la situation et la pression en fait qu'on met forcément sur cette planète on est dans une espèce de folie collective je disis que le fin 2022 en Chine je sais pas si vous avez vu ils ont ils ont lancé c'est même plus une fermeusine à ce stade c'est un espèce de bunkeer de 26 étages pour élever 1,2 enfin produire 1,2 million de de por par an enfin c'est c'est des conditions absolument épouvantables enfin c'est voilà c'est des bonqueœurs complètement hygiénisés enfin bon n'importe quoi quand on voit les imag on a l'impression d'être face à une fiction dystopique et et pourtant c'est bien ce qui est en train de se passer alors bien sûr on en est pas là en France heureusement mais quand même ça a été dit tout à l'heure mais je le rappelle aujourd'hui 60 % des animaux élevés vivent sont élevés dans 3 % des fermes en France c'est le résultat d'une enquête de de Greenpeace l'année dernière c'est 8/ 10 qui sont élevés dans les dans des conditions intensives et ça ça vient pas nulle part c'est le résultat de la ce qu'on appelait la révolution verte dans les années 50 60 qui qui visait à moderniser les campagnes à tel terme moderniser et surtout à augmenter la productivité à Touva et aujourd'hui ça a marché on a une production agricole qui est doublé par rapport à cette époque làà mais surtout une production agricole qui est centrée et c'est comme ça que ça a été pensé autour de la production industrielle de viande je donne un chiffre pour l'illustrer en 2000 on sait que 70 % de la surface agricole utile en France était à destin tion de l'alimentation des animaux je crois que c'est encore plus important aujourd'hui ça ça ça en dit beaucoup tu ça a été évoqué tout à l'heure par Jean-Marc on pourrait inverser la donne enfin c'est il y a une forme de gaspillage si je peux m'exprimer ainsi et et d'ailleurs si le sujet vous intéresse je vous renvoie à l'ouvrage Bidos de Fabrice Nicolino qui explique très bien toute l'histoire et la puissance de l'industrie de l'industrie de la viande c'est passionnant bref on a développé les fermes usines dans les années 70 c'est un un milieu effectivement dans les dans lequel les animaux sont considérés comme des machines Chine et et qui vivent du coup des souffrances inacceptables beaucoup a été dit là-dessus j'en rappelle juste une qui fait écho à ce que disait tout l'HE Jean-Marc pour la question des vaches laitière maintenant qui a une énorme production de lait euh par exemple pour les poulets on utilise maintenant des enfin dans dans le système industriel on utilise des ce qu'on appelle des souches génétiques à croissance rapide donc ils grossissent le plus vite possible pour atteindre donc en quatre fois plus vite que dans les années 50 leur poids auquel on veut les on veut les abattre et euh et vous vous avez certainement vu ces images du coup ça donne des oiseaux qui qui ne peuvent même pas porter leur propre poids tellement leur poitrine s'est développé rapidement des des des problèmes respiratoires bref c'est des animaux qui qui ont fait une vie de souffrance de de A à Z quoi mais en plus c'est un système qui est complètement euh enfin qui a un impact considérable sur nos conditions de survie futures sur cette planète pareil beaucoup a été dit donc je je brasse rapidement mais c'est une atteinte massive à l'eau parce que ça en consomme beaucoup trop je rappelle que derrière 1 kil de bœuf c'est 15000 l d'eau c'est 100 100 beignoirs à peu près on pollue l'eau euh donc je renvoie aux algues vertes bien sûr en Bretagne les Pors là-bas c'est autant d'excréments que 60 millions d'habitants donc évidemment que ça ça peut pas ça peut pas fonctionné l'antibiorésistance qui se développe à tel point que les scientifiques craignent que euh la mort par euh infection euh bactérienne redevien une cause principale donc de de mortalité à à l'horizon 2050 alors qu'on pense en être débarrassé c'est aussi un rôle majeur dans le développement la diffusion des eonos ça a été dit du coup on a un risque de pandémie majeure qui nous qui nous PLNE audessus de la tête en permanence un un rôle majeur dans l'émission de gaz à effet de serre par le le méthane qui est un gaz 28 fois plus chauffant que le CO2 qui vous savez dû en partie à la au ruminant et au beauin la Cour des comptes avait préconisé en 2023 la cour des compes c'est pas des gauchistes écologistes le couteau entre les dents hein ils avaient préconisé une réduction du chptel bin en France justement pour qu'on remplisse nos nos obligations en terme de gaz à émission gaz à effet de serre c'est aussi un facteur majeur de CO2 d'émission de CO2 par les transports parce que ces animaux on a une politique complètement exportatrice exportatrice et donc les animaux on les envoie au quatre coins du monde dans des camions dans des bateaux ça peut durer des jours et des jours là aussi au prix au prix de souffrance si ça vous intéresse je vous renvoie au travail de la commission d'enquête parlementaire du Parlement européen qui avait eu lieu en 2020 sur le la question spécifique du transport des animaux manuel bonpard il y avait d'ailleurs participer et il y avait un rapport qui a été voté à l'unanimité par le Parlement c'est pas c'est pas si fréquent et qui faisait état justement du fait qu'on évidemment on ne pouvait absolument pas respecter les besoins biologiques des animaux dans ces dans ces conditions aussi émission de de CO2 de par la déforestation massive ça ça a été dit j'y reviens pas pour alimenter nos animaux ici en Europe et en France 2,8 millions de tonnes de sougur importé par an quand même pour nos animaux ici et qui dit déforestation dit destruction d'habitat donc destruction de biodiversité là-bas mais aussi chez nous parce qu'ici pour nourrir nos animaux on développe des monocultures immenses sans et sans arbres qu'on arrose en plus de pesticides ça c'est catastrophique pour les populations d'insectes qui sont en déclin phéineux on parle de 70 à 80 % enfin c'est un truc ahurissant et derrière les populations d'oiseaux il y a une étude du CNRS l'année dernière qui a fait beaucoup de bruit parce qu'on s'est rendu compte qu'en 40 ans on avait perdu 25 % de nos populations d'oiseaux bref c'est absolument colossal et il est urgent urgent d'en sortir c'est pour ça que dans notre plan c'est un point majeur celui de planifier la sortie de l'élevage industriel en accompagnant justement les agricultrices les agriculteurs dans cette transition ça veut dire budgétiser dès qu'on est au pouvoir donc normalement ça devrait être bientôt là au de budgtiser donc dans le projet de loi de finance une aide à la transition justement pour les éleveurs notamment ceux qui sont système industriel et qui voudrai changer de qui voudrai changer de pratique tout ça ça ne peut fonctionner que si avec on a une politique publique forte pour la végétalisation de l'alimentation j'ai envie d'insister là-dessus parce que dans notre plan c'est écrit noir sur blanc on a un objectif de diminution de 50 % de nos consommations de protéines animales euh c'est raccord avec l'ensemble des des des recommandations scientifiques de par le monde et j'insiste là-dessus parce que j'aimerais bien qu'on arrête de traiter ce sujet par-dessus la jambe y compris pardon mais aussi dans nos rangs enfin en tout cas on considère pas ça comme si important que ça et pourtant c'est un enjeu absolument capital moi je me souviens quand ma collègue Francesca paskini qui était député eurcollé g vert enfin du groupe des écologistes euh sur la précédente mandature elle avait proposé une loi pour mieux manger et dont un des articles visait à augmenter l'offre végétarienne dans dans la restauration collective ce qui est tout à fait ce qu'on propose nous aussi à la France insoumise mais il faut voir franchement je crois qu'en 2 ans c'est le soir où j'ai entendu le plus de bêtises dans l'Assemblée nationale et pourtant je vous assure que des fois faut s'accrocher mais là j'aurais pu faire un bingo quoi ils étaient tous en plus trop contents alors de l'extrême droite à l'extrême centre là unanime pour expliquer à quel point les écologistes étaient idiots ah là là ils veulent nous empêcher de manger de la viande ils sont à la Solle des Américains F ou n'importe quoi un vrai bingo mais ça ça dit beaucoup en fait or on ne peut pas sortir de du système que je viens de décrire si euh en parallèle on n'a pas une politique forte pour baisser notre consommation de produits animaux et augmenter du coup la production et la consommation de de produits végétaux déjà c'est une question de souveraineté alimentaire je parlais tout à l'heure de des préconisations de la Cour des comptes si on décide nous de de baisser nos de diminuer nos cheptels mais que en contrepartie on importe du bœuf Brésilien en en masse et du lait de Nouvelle-Zélande vous comprenez bien que ça n'a strictement aucun intérêt au contraire et et même donc par rapport à ce que donc le programme que porte la France insoumise qui est un programme de retour à une agriculture globale à taille humaine et donc dans le cadre de l'élevage à un élevage paysan ça c'est pas possible non plus si on nengage pas une vraie réduction de notre consommation production de de de protéines animal parce que sinon on a tout simplement pas la place de de produire pour répondre à la la demande enfin en tout cas ce qui ce qui est aujourd'hui consommé en France je disait que c'était 84 kg de viande par an par personne bon voilà c'est complètement colossal donc évidemment qu'on aurait pas la possibilité de le faire euh en en en respectant le le le programme que qu'on s'est fixé en terme d'agriculture à taille humaine et respectueuse de de du vivant des conditions écologiques autour euh c'est en plus c'est vertueux il y a tu parlais je crois tout à l'heure Galia de du plan after 2050 qui a été établi par par Solagro en 2016 eux dans leur scénario qui inclut euh une une baisse de 50 % justement la production de protéines animal il il trouve que c'est un système du coup qui produit 125000 emplois supplémentaires par rapport au scénario qu'on vit actuellement donc il y a vraiment tout intérêt à aller dans cette direction et si on veut pas rester dans l'incantation c'estàdire juste il faut sortir de l'élevage intensif il faut prévoir et organiser la transition des éleveurs de manière sérieuse la transition donc des éleveurs en intensif en industriel qui veulent changer de système et par ailleurs c'est aussi un changement qui est nécessaire pour eux pareil ça a été beaucoup dit les les les agriculteurs on l'a bien entendu hein en en début d'année dernière leur colère dans les rues parce qu'ils n'arrivent pas à vivre de leur métier aujourd'hui c'est pour ça que d'ailleurs nous on défend des des prix planchés je fais une petite parenthèse mais parmi les agriculteurs d'une manière générale ce sont encore les éleveurs qui souffrent le plus je disais que le on compte au moins un taux de 25 % de pauvreté chez les éleveurs bvin c'est absolument colossal il a été beaucoup question de dette je vais peut-être insister ça a été évoqué mais sur la question des des des éleveurs qui sont en en contrat d'intégration euh qui en fait se se retrouve complètement coincé pied et point lié avec euh avec l'agroindustrie ça veut dire quoi ça veut dire qu'en fait ils sont sous contrat avec une grosse société qui leur euh qui leur livre en fait des des jeunes animaux à engresser donc en encadrant toutes leur pratique d'élevage ils ont pas leur mot à dire euh en leur en leur filant les intrans qui vont avec donc les antibiotiques par exemple l'alimentation euh et qui récupèrent à la fin donc leur production un tarif qui ne peuvent absolument pas négocier et qui bien souvent ne leur permet absolument pas de vivre euh souvent c'est des gens en fait en plus il y avait un autre projet mais que les banques ont refusé tu Jean-Marc évoqué tout à l'heure le rôle des banques et de tout un système derrière qui va dire bah non votre projet là non par contre si vous partez sur ce projet intégré hors sol et cetera là on vous soutient bref c'est comme ça que certains éleveurs donc se retrouve en enfer je renvoie à ce sujet vers un reportage qui a été publié dans Les l'émission Les les pied sur terre de France Culture qui s'appelait éleveur enchaîné c'est un reportage d'iness Luro c'est l'incroyable journaliste qui est arrivé est le scandale des agues vertes pareil petite parenthèse si vous n'avez pas lu la BD ou vu le film faites-le c'est important bref dans ce reportage il a des témoignages absolument édifiant une une éleveuse de veau qui qui explique à quel point elle a découvert qu'elle se retrouvait dans un métier qui n'avait rien à voir avec celui qu'elle voulait qu'elle voulait faire à l'origine encore une fois ça rejoint le le témoignage de Jean-Marc précédemment elle dit par exemple à un moment donné qu'ils ont bah finalement elle découvre qu'elle se retrouve empoisonné volontièirement la population parce que ils sont obligés de piquer aux antibiotiques deux fois par jour les Vau c'était pas du tout ce qu'elle avait prévu on l'avait pas prévenu et elle a C phrase que j'ai noté elle dit finalement parce qu'elle dit elle se sent comme un petit soldat en fait qui a le droit de voilà de rien faire de d'autrre que ce qu'on leur lui a demandé et elle dit on comprend que les animaux sont comme les éleveurs des pions sur lesquels ont mise plus ou moins d'argent l'animal est comme une machine et c'est plus possible ni pour l'animal ni pour l'éleveur il y a un autre témoignage qui fait du même genre de situation et où il dit justement moi je voudrais sortir de ce système sauf que j'ai 600000 € de dette et que voilà je vois pas comment en sortir il dit même qu'il a évoqué le suicide enfin on a des situations complètement tique c'est pour ça que dans notre programme nous on prévoit une caisse de défaisance justement pour reprendre les dettes des des éleveurs des des agriculteurs d'une manière générale d'ailleurs qui veulent s'engager vers des pratiques agro écologiques ça demande un travail d'accompagnement sérieux avec les éleveurs pour les éleveurs changer voir quel projet leur convient c'est pour ça que c'est hyper important le travail des associations qui étai présenté à l'instant de réfléchir ben voilà comment effectivement on réutilise leur bâtiments est-ce qu'on peut les réutiliser quel type de projet serait adapté à leur exploitation et à leur leurs envies à eux et c'est un travail sur lequel nous il va falloir qu'on qu'on puisse en tant que politique s'appuyer quand enfin on pourra on sera aux manettes pour pouvoir voilà voir avec avec eux comment leur donner un travail qui a du sens quoi et y compris dans le cadre des transmissions ça je trouve que c'est hyper intéressante ça a été évoqué pour le cas de transitera donc qui qui travaille justement aussi dans le cas de d'un éleveur donc qui cède sa sa son exploitation qui s'en va mais que ça soit du coup céd vers un projet justement agroécologique et cetera et ça je pense que c'est hyper intéressant parce qu'on ne cesse de répéter que et c'est vrai qu'à horizon 2000 2030 la moitié des agriculteurs sonont partis à la retraite en réalité ça peut aussi être une opportunité de vraiment changer de de changer de système s'il y a un accompagnement une volonté politique justement d'aller vers d'autres vers d'autres projets et euh et c'est là-dessus que je veux conclure c'est que il faut vraiment voilà d'urgence qu'on arrive à récupérer le pouvoir ou qu'on nous le donne quand on le gagne pour pouvoir concrètement justement collectivement changer de système alimentaire sortir de cette logique productiviste complètement déchaîné sortir du coup de la maltraitance animale et penser tout ça comme un projet collectif qui embarque tout le monde j'insiste avec avec justement les projets l'accompagnement l'aide à la à la reconversion qu'on laisse absolument personne sur le bord de la route que ça soit un projet collectif pour un avenir en commun c'est ce qu'on défend rappelez-vous notre objectif final on l'a dit et redit c'est d'obtenir une société de l'harmonie des êtres humains entre eux mais aussi avec la nature et bien sûr ça inclu premier chef les animaux j'avis merci
Anne Stambach-Terrenoir