Conseil européen, Mercosur, CETA : Amélie de Montchalin invitée du 7/9
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:22OuverteÉludée
Peut-on dire qu'en matière de domination européenne, comme dans le football, à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Sur la forme, sur comment ça s'est joué, sur les coulisses de cette négociation qui a été âpre, qui a été tendue.
- 1:31ComplaisanteRéponse directe
Je précise que vous m'avez montré dans les coulisses un cahier secret, un petit cahier secret, où vous aviez sur chaque page les différents scénarios.
- 2:31RelanceRéponse partielle
Vous dites que ce n'est pas un pays qui gagne, mais tout de même, le PPE est sauvé.
- 3:24RelanceRéponse directe
Est-ce que vous y voyez quand même la victoire du couple franco-allemand, qu'on disait fragilisé ?
- 3:58OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à tous ces arguments ? Vous savez, moi j'étais économiste avant d'être députée et puis maintenant gouvernement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35Invité politiqueFait
« Une nuit où finalement un certain nombre de leaders ont trouvé que le Conseil européen c'était le bon endroit pour régler leur division interne, leurs problèmes nationaux et leur querelle d'égo. »
- 1:06Invité politiqueFait
« à savoir de porter le climat, les frontières, la protection, la défense, et puis un projet économique. »
- 1:57Invité politiqueFait
« On a deux femmes qui prennent des postes extrêmement importants. »
- 2:06Invité politiqueFait
« Ce sont des femmes qui ont montré, Dominique se vient de le dire, du courage. »
- 2:13Invité politiqueFait
« La défense, en Allemagne, c'est un sujet compliqué. »
- 3:31Invité politiqueFait
« on a passé énormément de temps à parler aux Allemands. »
- 4:06PrésentateurFait
« Ils disent qu'elle n'est ni économiste, ni banquière centrale, qu'elle n'est pas spécialiste de politique monétaire, que le poste est ultra technique et compliqué. »
- 4:09Invité politiqueFait
« J'ai suivi la crise de la zone euro. »
- 4:13Invité politiqueFait
« Christine Lagarde, à ce moment-là, était l'une des ministres les plus influentes et qui a permis à l'époque à Jean-Claude Trichet puis à Mario Draghi de faire beaucoup de choses. »
- 4:21Invité politiqueFait
« il y a peu d'endroits au monde où les gouverneurs de banques centrales se font convoquer. »
- 4:24Invité politiqueFait
« Ils se font convoquer au FMI chez Christine Lagarde. »
- 5:16Invité politiqueFait
« Ils se sont mis d'accord pour mettre le climat en première priorité. »
- 5:20Invité politiqueFait
« Ils se sont mis d'accord pour porter un projet d'Europe sociale qui crée des emplois, qui est capable de se protéger, notamment en termes commerciaux, contre des pays qui viendraient importer des biens qui ne resteraient pas nos normes. »
Temps de parole
- Amélie de Montchalin67 %
- Présentateur29 %
- ?5 %
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Léa
Salamé, votre invitée ce matin est secrétaire d'Etat aux affaires européennes. Bonjour à vous Amélie de Montchalin. Bonjour. Et merci d'être avec nous.
Vous
rentrez tout juste de Bruxelles. Vous êtes rentrée dans la nuit où Bruxelles où s'est jouée une pièce capitale du mercato européen avec son lot de psychodrames, de bagarres, de portes qui claquent. Peut-on dire, Amélie de Montchalin, peut-on dire qu'en matière de domination européenne, comme dans le football, à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne
? Moi
je crois que c
'est
l'Europe qui gagne. En fait, il y
a
eu deux temps dans cette négociation. Il y
a
eu un temps où je pense que l'Europe a offert un visage assez piteux. Et le président l'a d'ailleurs dit. Une nuit où finalement un certain nombre de leaders ont trouvé que le Conseil européen c'était le bon endroit pour régler leur division interne, leurs problèmes nationaux et leur querelle d'égo. Et on a tiré la semaine d'alarme. On a mis 24 heures. C'était très long, c'était très pénible. Et on a dit qu
'il faut
qu'on arrête. Il faut qu'on puisse donner un visage à ce qu
'est
l'Europe, qu'il soit crédible, qu'il soit un visage d'expérience, un visage de compétence et qu'on revienne avec ce pourquoi l'esprit européen doit travailler, à savoir une équipe qui puisse travailler pour le projet sur laquelle ces mêmes chefs d'État s'étaient mis d'accord la semaine dernière, à savoir de porter le climat, les frontières, la protection, la défense, et
puis un projet économique.
On va voir sur le fond.
Mais sur la forme, sur comment ça s'est joué, sur les coulisses
de cette négociation qui a été
âpre, qui a été tendue. Il y
a
eu un deuxième temps. Il y
a
eu le temps où, vous savez, sans relâche, avec lui, le président, on a monté, descendu d'ascenseur, on a été voir tout le monde, que ce soit les Espagnols, les Portugais, les Allemands, les Néerlandais, les Belges, les Pays de l'Est, les Pays du Sud, les Pays du Nord, bref, on a été voir tout le monde.
Je précise que vous m'avez montré dans les coulisses un cahier secret, un petit cahier secret, où vous aviez sur chaque page les différents scénarios. On a travaillé
sur, je pense,
je
ne
sais
pas, 15, 20 scénarios. On y a été vraiment en se disant, au fond, ce qu'il faut pour nous, c'est de la compétence, c'est de
l
'expérience, c'est un équilibre géographique, c'est une parité. On n'est pas arrivés braqués, on ne
s
'est pas dit que
c'est
une bataille de drapeaux et on veut que nous, on ait ci ou ça. Et on a essayé, avec le président, de faciliter l'émergence d'un accord européen. Ce n
'est
pas un pays qui gagne à la fin. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a ? On a deux femmes
qui
prennent des postes extrêmement importants. Ce n
'est
pas parce que ce
sont
des femmes que c'est intéressant, mais parce que ça demande qu'il y
a
un renouvellement. Et il y
a
un renouvellement avec des compétences. Ce sont des femmes qui ont montré, Dominique se vient de le dire, du courage. Elles ont porté en Allemagne, sous la forme de Lyon, des sujets qui n
'étaient
pas des sujets faciles. La défense, en Allemagne, c'est un sujet compliqué. Elle est très décriée en Allemagne. Créer la défense européenne, effectivement, ça n
'a
pas été très populaire. Mais c'était un acte de courage. Et puis Christine Lagarde, et puis Charles Michel, qui en Belgique a tenu un gouvernement de coalition de manière très active. Et puis Joseph Borrell, qui est un diplomate chevronné.
On va en parler, les uns pour les autres.
Vous dites que
ce
n
'est
pas un pays qui gagne, mais tout de même, le PPE est sauvé. Angela Merkel a sauvé le PPE, puisque la présidente de la Commission européenne vient du PPE, ce n
'est
pas Franz Zimmermann. Elle est proche d'elle, elle est allemande. Quant à Christine Lagarde, Dominique se vient de le dire, elle est très proche d'Angela Merkel. Donc à la fin, Angela Merkel, qu'on disait fragilisée, qu'on disait en fin de règne, elle a tout bon là. Angela Merkel s'est abstenue
sur l'accord.
Elle s'est abstenue parce qu'en Allemagne, ce choix-là, aujourd'hui, il n
'est
pas vu. Par tous, comme une victoire. C'est une vraie entente franco-allemande. Angela Merkel, elle a dû faire front à beaucoup de choses difficiles. La famille PPE n'était pas unie. La famille PPE s'est déchirée dimanche soir. Ensuite, le choix de Christine Lagarde à la BCE, c'est un choix pareil, que certains Allemands ne vont pas voir forcément comme une victoire. Et donc, moi, je ne vois pas ni la défaite, ni la victoire de quiconque. C'est le projet européen. Et ce qui me plaît... Est
-ce que vous y voyez
quand même la victoire du couple franco-allemand, qu'on disait
fragilisé ? Est-ce
que là, vous diriez
à la fin, alors si
ce n
'est
pas l'Allemagne qui gagne, c'est l'Allemagne et la France, le couple franco-allemand qui gagne.
Ce qui
est certain, c'est que pour avoir vécu la nuit qu'on a vécu, on a passé énormément de temps à parler aux Allemands. Pas pour faire des petits deals entre nous, mais parce qu'on a bien compris que si la France et l'Allemagne ne prenaient pas une forme d'initiative et ne se mettaient pas d'accord pour convaincre dans leur cercle d'influence à la fois politique et géographique, on n'y arriverait jamais.
Ils disent qu'elle n'est ni économiste, ni banquière centrale, qu'elle n'est pas spécialiste de politique monétaire, que le poste est ultra technique et compliqué puisqu'une déclaration du patron de la BCE fait monter ou baisser les marchés. Qu'est-ce que vous répondez à tous ces arguments ? Vous savez, moi j
'étais économiste avant d'être députée et puis maintenant gouvernement. J'ai suivi la crise de la zone euro. Je peux vous dire que Christine Lagarde, à ce moment-là, était l'une des ministres les plus influentes et qui a permis à l'époque à Jean-Claude Trichet puis à Mario Draghi de faire beaucoup de choses.
Je
tiens aussi à signaler que vous savez qu'il y a peu d'endroits au monde où les gouverneurs de banques centrales se font convoquer. Ils se
font
convoquer au FMI chez Christine Lagarde. Tous les automnes, tous les printemps, c'est elle qui les réunit. Quand elle résout des crises dans le monde, c'est avec les banquiers centraux. Donc je pense que c'est un procès d
'intention. Je
ne
sais
pas si ils existent. Ce que je sais, c'est que j'ai toute confiance et je pense qu'elle surprendra beaucoup de monde justement en étant capable de porter aussi une voix qui certes est de la politique monétaire mais c'est aussi de la politique économique et c'est extrêmement politique.
Alors on y va sur les critiques de fond maintenant. Ce duo de femmes ainsi que Charles Michel, le nouveau président du Conseil européen, sont des libéraux, ce sont des pro-marché, ce sont des pro-libre-échange. C'est ce que dénoncent vos opposants. Pour la France insoumise, Manon Aubry a tweeté « Top jobs, seul vainqueur, le libéralisme ». Yannick Jadot, ce casting est le pire des statu quo. Vous répondez quoi à ceux qui disent que c'est on prend les mêmes au fond, les mêmes idéologiquement et on continue ? Moi je réponds qu'il faut
qu'on garde ce sur quoi les chefs d'Etat se sont mis d'accord. Ce qui compte c
'est
le projet.
Il y
a une semaine,
ils
se sont mis d'accord pour mettre le climat en première priorité. Ils se sont mis d'accord pour porter un projet d'Europe sociale qui crée des emplois, qui est capable de se protéger, notamment en termes commerciaux, contre des pays qui viendraient importer des biens qui ne resteraient pas nos normes. Ils se sont mis d'accord pour créer une défense européenne, pour créer une protection des citoyens notamment sur les frontières. Je ne sais pas si c'est libéral tout ça. Ce que je sais c'est que ce sont les urgences sur lesquelles les citoyens nous ont demandé de travailler. C'est comme ça qu'ils ont voté. Et puis au fond, on a aussi respecté ce qu
'est
le Parlement européen.
La
première famille politique au Parlement européen, c'est le PPE. Ensuite,
vous
avez un groupe centriste plus les Verts qui représente plus que le PPE.
Vous avez les sociodémocrates qui ne sont pas contents. Les socialistes ne sont
pas du tout contents de ce qui s
'est
passé. Après, si on regarde dans les coulisses, on a travaillé pendant 24 heures sur un scénario où il y avait un leader social-démocrate en tête.
On n'a pas
réussi. Mais on
y a travaillé,
honnêtement, on y a travaillé avec beaucoup d'énergie. Et donc à la fin, vous savez, il faut qu
'on
regarde aussi le consensus. On aurait pu continuer à se dire que
ce
n
'est
pas le bon scénario, parce que ceci, parce que cela. À la fin,
il
faut que les Européens, un mois après l'élection, ils aient une équipe d'Europe à la tête qui puisse surtout, surtout maintenant, porter des résultats. On nomme des gens pas parce qu'on les trouve jolis sur la photo, on nomme des gens parce qu'on veut ensuite que les choses avancent. Et
on a
nommé des gens qui sont là en confiance pour porter le projet sur lequel on s'était mis
d'accord.
Justement, vous dites, je ne sais pas si c'est des nominations libérales ou pas, vous dites que le climat est notre priorité. Et qu'est-ce qu'on voit ? On voit la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, vendredi dernier, qui suscite un immense tollé d'opposition. Est-ce que vous nous dites ce matin que cet accord, il est bon et qu'il faut le ratifier ? Moi,
je vois deux choses. On a porté des lignes rouges claires. On ne signerait pas si les pays sortaient de
l
'accord de Paris et certains menaçaient de le faire. Est-ce qu'il aurait été beaucoup plus grave pour le climat que de signer cet accord en se disant maintenant qu
'ils
vont le respecter ? Effectivement, on a mis des quotas, on a mis des normes environnementales à respecter, on a mis une clause de sauvegarde pour que nos agriculteurs ne... Ensuite... Certes, mais elles ne
sont
pas contraignantes. Mais attendez, ce qui compte maintenant, c'est que tout le monde regarde ce deal, on fasse une étude indépendante en France, au Parlement européen. Ensuite, vous savez, la démocratie, ça marche.
Le
Parlement européen aura à statuer en toute objectivité, en toute souveraineté. C'est comme ça que la démocratie européenne fonctionne. Donc, il y
a
un accord sur la table.
Vous le trouvez bon cet accord,
vous ?
Hier,
Emmanuel Macron l'a défendu en disant « Attention aux néoprotectionnistes
». Moi, ce que je vois
surtout, c'est que notre agriculture française exporte. Et vous ne pouvez pas demander à exporter si ensuite vous fermez vous-même vos frontières. C'est pour ça qu
'on
fait des accords. C'est pour ça qu
'on
met des lignes rouges. C'est pour ça qu'on se crée des normes. C'est pour ça qu'on dit... Et pourquoi
les
agriculteurs et la FNSA vont debout contre cet accord ? Si
c'est
bien
pour les agriculteurs
? C'est pour ça qu'il faut qu
'on
fasse cette étude. C'est pour ça qu'il faut qu'on aille dans le détail. C'est pour ça qu'il faut qu
'on
leur montre comment marche la clause de sauvegarde, qu'on s'assure qu'elle marchera bien dans les moments de crise. Il faut qu
'on
s'assure aussi que les normes qu'on demande au Brésil de respecter, à l'Argentine et aux autres pays d'Amérique du Sud seront bien respectées. Et ce qu'il faut maintenant, c'est que la démocratie fonctionne. Ce matin, est-ce que c'est le moment de se demander si la question de la ratification se pose là, maintenant ? Ben oui, bien sûr. La réponse est non. Pourquoi non ? Parce qu'il y a bien
sûr... Il a
été signé
cet accord, il va être ratifié par le Parlement européen, puis par
les Parlements nationaux.
Mais là, vous êtes extrêmement présomptueuse. Est-ce que les Parlements nationaux, est-ce que les Parlements européens, aujourd'hui, ont le texte ? Non. Est-ce qu
'ils
l
'ont
évalué ? Non. Est-ce qu'ils ont pu travailler ensemble pour peut-être regarder comment ça allait fonctionner ? Ou bien les critères eux-mêmes d'évaluation qu
'ils
voulaient créer ? Non. Donc on en est au début d'un processus, qui ensuite c'est un processus démocratique. Mais je tiens à rappeler que ceux-mêmes qui voudraient pouvoir exporter des biens agricoles, parce que la France est une puissance qui exporte, il faut aussi qu'on réfléchisse que parfois, il faut qu
'on ouvre
nos frontières. Il est question de ratification pour un autre traité qui s'appelle le CETA, l'accord de libre-échange avec le Canada. Beaucoup dénoncent un accord avec l'un des pires pays du G20 sur l'écologie. Mathieu Orphelin, ex-député de chez vous, La République en Marche, qui
a
quitté le groupe, demande l'ajournement du vote. Il arrive à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'il faut le ratifier ? C'est la discussion qu'on a ce matin
au Conseil des ministres. Aujourd'hui, l'évaluation à la fois en termes commerciaux, en termes environnementaux et sur les normes que nous avons posées sont respectées. Et donc ce sera un débat qui aura lieu au Parlement. Est-ce que vous le souhaitez, qu'il soit ratifié ce
texte ?
Bien sûr que je le souhaite qu
'il
soit ratifié. Parce qu'on l'a évalué, parce qu'on est en train de le suivre, parce qu'économiquement, ce n
'est
pas du tout le raz-de-marée, c'est plutôt un excédent commercial français vis-à-vis du Canada qui a augmenté. Et parce que sur les normes, aujourd'hui, on a la preuve
que ça fonctionne. Vous comprenez que c'est
compliqué de dire en même temps l'acte 2 du mandat d'Emmanuel Macron sera écologique, priorité à l'écologie, au climat, et en même temps d'expliquer la même semaine aux Français que vous avez signé, que l'Union Européenne a
signé le
Mercosur et que vous allez ratifier
ces
états, qui
sont
considérés par les écologies comme des
chiffons rouges. Signe de
l
'écologie, ça veut dire le nationalisme, le protectionnisme, le repli sur soi, je ne
suis
pas sûre qu
'on
soit d'accord.
Vous avez le sentiment que c'est ce que défend Yannick
Jadot, par exemple, le
protectionnisme, le nationalisme, le repli sur soi ? Mais les circuits courts,
c
'est très bien. Dire qu'on veut que l'accord de Paris soit respecté, c'est très bien. Mais moi, je ne sais pas, dans ce monde-là, poser les conditions pour que ce soit effectif. On peut faire des discours. On peut dire qu'on veut que l'accord de Paris soit respecté. Moi, je pense que quand on signe un accord commercial et qu'on pose des conditions, quand on fait ce qu
'on
a fait avec les Etats-Unis, de dire « Nous, la France, si vous ne respectez pas l'accord de Paris, vous n'avez pas notre voie pour ratifier », et bien là, on avance. Et je pense qu'on fait du climat un enjeu politique et diplomatique, pas juste un enjeu d'affichage.
Dernière question, Carola Raqueté, la capitaine du bateau Sea-Watch, avec à son bord 40 migrants entrés sans autorisation dans le port de Lampedusa, arrêtés immédiatement par la politique italienne, a été déclarée libre hier soir par la justice italienne. C'est une bonne chose ? C
'est
une excellente nouvelle, parce que ceux qui sauvent des vies n'ont pas leur place en prison. Est-ce que la saison de l'été arrivant, les bateaux de migrants arriveront aussi ? Est-ce que la France va changer sa position ?
Ou
c'est toujours
«
On n'accueille pas les migrants » ?
Bien
sûr qu'on accueille les migrants. Ensuite, le travail que je mène et que nous menons avec tous les ministres, c'est de réformer Schengen et le régime de l'asile. Merci. Pardon,
non, terminez votre phrase quand même, on ne va pas vous couper comme ça. Non, mais non, c'est le bip. On travaille
pour que
structurellement,
on apporte des
solutions de fond à ce sujet. Amélie de Montchalin, et belle journée à vous.
Merci Léa. France Inter, vous l'avez entendu, il est 8h.
Sous-titrage Société Radio
-Canada
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-Canada
Amélie de Montchalin