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interviewRMC — Face à Face· 25 mars 2026 18 min

Face à Face : David Lisnard - 25/03

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin. Face à face. Apolline de Malherbe. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour David Lysnard. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le maire LR de Cannes. Vous avez été réélu le soir du premier tour avec 81,11% des voix dans votre commune. Vous êtes aussi le président de l'association des maires de France et au membre des LR. Vous êtes le président du groupe Nouvelle Énergie. Et maintenant, la droite, c'est qui ? C'est quoi ? C'est qui pour l'incarner ? C'est quelle valeur ? C'est quel projet ?

0:42
David Lisnard

Nouvelle Énergie, d'abord, c'est un parti politique indépendant totalement et vous le verrez de plus en plus progressivement. Ensuite, ce qu'il faut aujourd'hui, c'est porter une alternative puissante. Cette alternative puissante, elle ne peut pas se fonder sur des compromis, des arrangements d'appareils. Je pense que les partis politiques sont totalement démonétisés, y compris LR. Et qu'on est à un moment de notre histoire très particulière, où la vie quotidienne de nombreux Français est très difficile. On l'a vu sur le prix du carburant, on le voit sur le logement, où il faut absolument relancer le logement neuf.

Non pas par des mesures étatistes, mais par la libération de la propriété privée.

1:17
Présentateur

On va y revenir, on va parler de ce choc pétrolier que nous annonce le ministre de l'Économie.

1:22
David Lisnard

Et on est à la fin de cycles très puissants. C'est la fin du macronisme, évidemment, mais c'est presque anecdotique. C'est la fin d'un cycle très long qui a commencé à la renaissance avec la domination du monde par l'Europe.

1:35
Présentateur

Pour vous, on est carrément... C'est la fin de ce qui a commencé, à la renaissance.

1:38
David Lisnard

Bien sûr, c'est la fin surtout de l'État-providence. Et or, tous les partis politiques, de gauche comme de droite, veulent faire croire qu'on peut revenir au Trump glorieuse. Donc, il faut passer à autre chose. Et il y a des défis devant nous. Et c'est la droite indépendante, et que je crois gagnante, que je propose. C'est celle qui parle aussi de numérique, qui parle d'intelligence artificielle, qui parle d'écologie, qui parle d'une nouvelle espérance, mais qui ne peut plus passer par ces arrangements politiciens tels que je les constate partout.

2:03
Présentateur

Alors, les arrangements politiciens, du côté de la gauche, le Parti Socialiste est en train de se tendre en interne autour de ces questions des alliances. Et du côté de la droite, on sent bien que c'est une question qui va se poser aussi à vous. Lorsque Laurent Wauquiez dit qu'il faut une primaire large qui aille de Sarah Knafow jusqu'à Gérald Darmanin, Gérald Darmanin qui lui-même dirait qu'il faudrait que ça aille jusqu'à, peut-être, tiens, Raphaël Glucksmann, voire le Parti Socialiste. Vous, c'est quoi votre droite ? Ça va d'où à où ?

2:33
David Lisnard

Déjà, ma droite, elle n'est pas de gauche, donc ça ne peut pas être le Parti Socialiste Glucksmann. C'est-à-dire qu'en même temps, il faut bien comprendre que c'est un échec. Le deuxième élément, c'est que je pense que si on veut recréer une espérance, il faut sortir de ces jeux d'appareils. Et la seule façon de sortir de ces jeux d'appareils, de sortir des partis politiques, des arrangements de notables, c'est une grande compétition.

2:57
Présentateur

Une grande compétition, ça veut dire une grande primaire ?

2:59
David Lisnard

Oui, une grande primaire, bien sûr, ouverte. Et il n'y a même pas à définir de qui acte. Ceux qui veulent s'y présenter, s'y présentent. Ceux qui se disent de droite, qu'ils viennent, avec des objectifs très simples. Comment on réduit la dépense publique pour relancer le service public, si on a le temps d'en parler. Moi, c'est au cœur de mon projet, comment on rénove l'État. Comment enfin on maîtrise notre population, les flux migratoires. Comment on rétablit l'ordre sécuritaire. Comment on porte une ambition pour l'école. Le plus grand désastre, c'est l'effondrement de l'école. Comment on retrouve une ambition scientifique.

Et ensuite, évidemment, de s'engager sur les valeurs de la République française. C'est-à-dire de ne pas accepter la moindre discrimination, le moindre racisme, le moindre antisémitisme. Juste, pardonnez-moi, mais j'en profite pas. Il faut bien comprendre que notre démocratie, elle est en crise profonde. C'est une crise souvent de l'impuissance. Mais regardez les violences qui sont faites à Montelajoli, au Blanc-Ménil, à Creil, à Vonvelin. Et que là-dessus, on ne peut pas rester passif.

3:57
Présentateur

Ce que je vous propose, c'est d'écouter ce qui s'est passé. Puisque vous mentionnez cela, j'allais y venir. Il y a eu, en effet, des moments d'extrême tension, notamment à l'annonce des résultats par les maires sortants. Vous citiez ces villes. Je voudrais que l'on regarde effectivement ce qu'il s'y est joué. Vonvelin, Blanc-Ménil, Creil, voilà les images que l'on a vues. Habituellement, il y a une sorte de coutume républicaine qui consiste à écouter notamment les résultats prononcés par le maire sortant, qu'il soit réélu ou non. Et en effet, ça a donné lieu à cela. Qu'est-ce que ça dit pour vous ?

4:52
David Lisnard

Des tensions sur les résultats, il y en a déjà eu dans le passé. Mais là, il y a eu une augmentation. Il y a eu des menaces physiques. des maires qui ont été bousculés.

5:01
Présentateur

Le maire de Mante-la-Jolie dit que non seulement il a été lui-même insulté et humilié, mais que sa fille de 14 ans l'a été aussi.

5:06
David Lisnard

Exactement. Et ça traduit cette violence. D'abord, la volonté de groupe lié à l'extrême gauche d'imposer la terreur. C'est une évidence. Enfin, je ne sais pas si on se rend compte du glissement depuis quelques mois avec de la violence, avec des morts. On l'a vu récemment avec le jeune Quentin. Avec un discours de Jean-Luc Mélenchon totalement surréaliste, mais qui, pardonnez-moi, renvoie à une forme de néofascisme. Quand, hier, dans conférences de presse, il compare certains de vos confrères, qu'il a le droit de critiquer. Je suis pour ça qu'il a le droit de s'indigner de leurs opinions. Mais il parle de certains de vos confrères de frontière.

En les comparant à des rats, on n'avait pas entendu ce vocable depuis la Seconde Guerre mondiale. Donc ça, c'est une réalité. Vous n'avez pas peur que ça bascule ? Vous dites que vous partez de la mort. Les élus locaux, pardonnez-moi.

5:53
Présentateur

Ils sont aux premières lignes. Vous êtes président de l'Association des maires de France.

5:56
David Lisnard

On n'est pas sur Mars. Et donc, tous les Français sont de plus en plus confrontés à ces violences. C'est pourquoi il faut une reprise en ordre, une reprise en main du pays.

6:05
Présentateur

Ma question, c'est aussi de savoir, est-ce que vous estimez aujourd'hui, puisque vous faites un lien entre... Vous citez la mort de Quentin à Lyon. Pour vous, il y a une haine politique dangereuse. Vous vous inquiétez que ça ne dégénère encore davantage ?

6:21
David Lisnard

Bien sûr, parce que tout le vocable de l'extrême gauche, c'est notamment de LFI, ils n'ont pas le monopole de la violence, mais ils en ont maintenant la quasi-exclusivité, consiste à considérer qu'il n'y a pas des compétiteurs, voire des adversaires, mais qu'il y a des ennemis. Et donc, cela alimente, lié à des réseaux wokistes, à des réseaux islamistes, etc., cela alimente une violence que l'on constate dans le pays. Et face à cela, déjà, il faut le condamner. J'attends les condamnations des leaders politiques, y compris de gauche et d'extrême gauche. Vous leur demandez, ce matin, de condamner ?

Moi, je vais voir si, en tant que citoyen, on ne peut pas saisir le procureur de la République, parce qu'il faut une condamnation morale, une condamnation politique, mais il faut aussi une condamnation pénale. Et il faut maintenant que ce soit...

7:05
Présentateur

Est-ce que ça veut dire qu'en tant que président de l'Association des maires de France,

7:08
David Lisnard

vous pourriez prendre des mesures ? Il faut protéger les élus, évidemment, protéger les candidats. Alors, je ne sais pas si c'est au titre de l'AMF, parce qu'on rentrerait dans des considérations juridiques, des considérations sur la capacité à agir. Mais en tout cas, je vais regarder cela dans les prochaines semaines.

7:21
Présentateur

Est-ce que vous redoutez une crise profonde du pays où il puisse y avoir, en effet, parfois plusieurs morceaux de France qui se regardent avec la hargne que l'on a pu voir dans ces images ?

7:32
David Lisnard

Oui, il y a une archipélisation, une parcellisation, ça c'est certain. Mais parallèlement, je vois aussi, je parcours le pays et je le fais sans cortège. Moi, je suis l'AMF, on est bénévole. Je vois notre pays qui est aussi bourré de talents, de civisme. Il faut le savoir le voir aussi. Et qu'il y a vraiment un pays réel aujourd'hui qui aspire à la tranquillité, à la liberté. Or, depuis une quarantaine d'années, tout le système qui a été mis en place, qui est un système social-étatiste, a considéré être de plus en plus pénalisant pour l'immense majorité des gens, les honnêtes gens, les normes, les contraintes sur le travail, la surfiscalité, et être laxiste à l'égard des voyous.

C'est ça qu'il faut renverser.

8:17
Présentateur

On va parler dans un instant aussi de la question du pouvoir d'achat, la question du choc pétrolier, annoncée, reconnue en quelque sorte par le ministre de l'économie. Mais je vous repose la question. Vous m'avez bien dit que votre droite, elle n'allait pas jusqu'à la gauche, c'est-à-dire pas jusqu'à Raphaël Glucksmann ou le Parti Socialiste. Mais elle commence où ? À droite, je veux dire.

8:36
David Lisnard

Ça, ce n'est pas à moi de le dire.

8:37
Présentateur

À un moment, si vous faites cette primaire, soyons très clairs, si vous faites cette primaire, vous avez dit, écoutez, ceux qui sont à droite, ceux qui s'estiment de droite, peuvent concourir dans cette grande compétition. Sauf que vous vous engagerez les uns les autres, parce que vous en serez, à reconnaître ces résultats.

8:53
David Lisnard

Oui, bien sûr. Je rebondissais sur le propos de Gérald Darmanin qui parlait de Glucksmann. Tout à fait. Je ne pense pas que Glucksmann se dise je suis de droite et je vais venir à la primaire. Oui, de toute façon, pour vous, c'est assez largement théorique. L'ARN, encore dit récemment, par Marine Le Pen, qui n'était ni de gauche ni de droite. Et de toute façon, vu les sondages qu'ils ont, ils n'ont pas besoin de ça. Ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, un parti comme ELR doit comprendre qu'on n'est plus au XXe siècle. C'est-à-dire qu'on ne peut pas aller directement au premier tour de la présidentielle et se qualifier pour le second. Il faut un quart de finale avant.

On l'a bien compris, ce quart de finale, c'est la primaire. Vient qui veut, de droite, un Dupont-Aignan, il faut qu'il puisse venir.

9:27
Présentateur

Il s'en a qu'un Fou ? Un Éric Zemmour ?

9:28
David Lisnard

Il faut qu'il puisse venir éventuellement et qu'il s'engage à signer les engagements de la République française. Éric Zemmour ? Pourquoi pas ? Il vaut mieux les affronter avant, je ne dis pas de cautionner, il vaut mieux les affronter avant le premier tour qu'au premier tour puisque c'est la garantie autrement de regarder le match entre Mélenchon et Mme Le Pen ou M. Bardet.

9:47
Présentateur

J'ai bien compris votre principe, mais ça veut dire que si on tire ce fil jusqu'au bout, Éric Zemmour peut gagner cette... cette primaire. Est-ce que ça veut dire que vous vous mettrez... Est-ce que ça veut dire que vous vous mettrez tous derrière qui que ce soit qui gagne cette primaire ?

10:01
David Lisnard

Ça fait deux ans, je le dis, pardon, je dis la même chose. Je dis que les perdants, je ne leur demande pas de soutenir ceux à qui ils ne croient pas. Je leur demande de se tâche au premier tour. Mais objectivement, si vous avez peur de perdre sur une primaire contre Édouard Philippe qui est aujourd'hui légèrement favori dans les sondages ou Éric Zemmour qui est inexistant dans les sondages, c'est pas la peine d'aller à la présidentielle. Et puis moi, vous savez, si ça n'avance pas dans les prochaines semaines, je vais prendre d'autres initiatives. Vous serez candidat quoi qu'il arrive ?

10:25
Présentateur

Comme Bruno Retailleau ?

10:26
David Lisnard

C'est-à-dire que si vous ne dites pas que vous êtes candidat quoi qu'il arrive, tout le monde vous dit écoute, tu n'as pas de primaire donc reste chez toi. Vous serez candidat quoi qu'il arrive. Moi, ce que je voudrais porter, j'en ai assez, de voir que la voix du terrain n'est jamais entendue. Je vais faire un tour de France du bon sens. Montrer toutes les... Le bon sens, les honnêtes gens... Je sais que cette notion, puisqu'on l'avait déjà évoquée ici avec vous... Elle m'inquiète toujours, cette notion. Je vais être tout à fait honnête

10:49
Présentateur

avec vous parce que tous ceux que je vois devant moi me disent toujours qu'ils sont de bon sens. Personne ne dit être de mauvais sens.

10:54
David Lisnard

Lorsque vous recevez dans votre mairie une note sur la mise aux normes thermiques des écoles qui fait 1800 pages, vous voyez ? Alors, je ne sais pas si le bon sens existe, mais le non-sens technocratique...

11:03
Présentateur

Mais les 1800 pages, c'est peut-être un peu du mauvais sens. Le non-sens technocratique,

11:06
David Lisnard

il existe. Et c'est ce que l'on rencontre en entreprise, ce qu'on rencontre en association, c'est ce que l'on rencontre en collectivité. J'en ai assez de tout cela. Et je pense qu'aujourd'hui, il faut porter un projet du 21e siècle qui libère les énergies locales. On parle d'immigration, il faut la maîtriser. Il faut aussi parler de l'émigration de nos talents, des jeunes qui s'en vont, des jeunes diplômés, de peur, non... Vous ne vous dites pas Edouard Philippe va gagner

11:33
Présentateur

quoi qu'il arrive,

11:34
David Lisnard

donc je n'y vais pas ? Moi, je veux confronter nos projets, nos personnalités, nos parcours et ce que l'on a fait. C'est-à-dire qu'Edouard Philippe, que je respecte sans difficulté, il n'y a pas de souci là-dessus, est celui qui a démantelé avec Emmanuel Macron le parc nucléaire et celui qui a fait émerger les gilets jaunes. Donc, je pense que tout ça, c'est fini. Pour vous, il est de l'ancien temps, en quelque sorte, Edouard Philippe ? Je pense qu'une compétition ouverte permettra de démystifier tous ces effets de sondage et tous ces effets du microgrès.

12:03
Présentateur

Il y a une sorte de mystification d'un Edouard Philippe, par exemple, à vos yeux ?

12:07
David Lisnard

Je pense qu'il serait heureux de savoir qu'il peut être mystifié. Mais en tout cas, je pense que sa grille de lecture n'est pas celle qu'il faut...

12:17
Présentateur

David Lissnard, à Nice, votre candidat, c'était Éric Ciotti ?

12:19
David Lisnard

Moi, j'avais un candidat à Cannes, c'était moi-même. Je ne comprends pas très bien le sens de la question. Vous l'avez vu, évidemment, quand vous avez déjeuné,

12:26
Présentateur

quand vous avez déjeuné avec Éric Ciotti ou pris un café, je ne sais quoi, en tout cas, vous étiez attablé avec lui. Vous le faites à un moment crucial pour lui. J'imagine que vous savez très bien qu'il va tweeter ou mettre sur les réseaux sociaux cette photo. Ça vaut soutien.

12:43
David Lisnard

Je le sais. Je pense que j'en parlais tout à l'heure en arrivant. Il faut ne sous-estimer pas les effets locaux. C'est-à-dire qu'en fait, ça fait 25 ans que dans les Alpes-Maritimes, on n'en pouvait plus d'être... Mais ce n'est pas au niveau du...

13:02
Présentateur

En fait, il fallait que pour vous, Christian Estrosi s'en aille.

13:05
David Lisnard

Oui, oui. Vous voyez pourquoi un Jérôme Viau, le maire de Grasse, un Jean Léonetti, ont été soutenus par Eric Ciotti, etc. Des gens aussi modérés qu'eux. C'est parce qu'il y en avait vraiment assez. Mais ce n'était pas à nous de le dire. C'est aux Niçois. C'est les Niçois qui ont franchi. Donc vous ne l'avez pas dit

13:20
Présentateur

mais vous l'avez montré.

13:21
David Lisnard

Oui, oui.

13:22
Présentateur

En vous asseyant à sa table.

13:24
David Lisnard

Oui, oui. Vous savez qu'on siège aussi pour cette départementale. Est-ce qu'aujourd'hui, ça veut dire qu'Eric Ciotti... Et le soir même de son élection avec l'indépendance qui est la mienne. Et je pense que vous l'avez lu. Je l'ai félicité, certes, mais je lui ai dit

13:40
Présentateur

Félicitations à Eric Ciotti pour cette belle victoire qui est celle de son travail et de ses qualités et qui aurait été plus large sans l'étiquette RN. Vous le croyez vraiment ?

13:49
David Lisnard

Oui, bien sûr. Madame, autrement, je ne l'aurais pas écrit. Je l'aurais félicité.

13:53
Présentateur

Donc en fait, il n'avait pas besoin du RN pour vous.

13:54
David Lisnard

Oui, j'en suis convaincu. D'ailleurs, il a mené un projet totalement local. Il ne s'est pas targué. Comme tous les candidats. Vous remarquerez qu'il y a peu de candidats à gauche, au centre ou à droite qui sont allés aux élections municipales en brandissant les tendards de la partie politique. Ce qui signifie qu'aujourd'hui, il faut restructurer totalement l'offre politique. Il n'y a pas un problème de demande en France politique. Il y a un problème d'offre et que les partis politiques sont cuits, sont morts.

14:17
Présentateur

David Lysnard a un choc

14:19
David Lisnard

à terme, qui fait du en même temps. Vous n'avez pas peur, mais dans la vie, vous savez, moi, j'ai peur qu'une chose, c'est que mes enfants soient malades. Le reste, objectivement, tant que mes enfants vont bien, tout va bien.

14:29
Présentateur

Un choc pétrolier, le mot a été lâché hier par le ministre de l'économie, mais pour autant, pas de mesures ou des réflexions notamment sur les routiers. Est-ce que c'est à la hauteur ? Qu'est-ce qu'il faut faire ?

14:40
David Lisnard

D'abord, le choc, oui, pas besoin qu'ils le prononcent puisque quand le baril double, c'est un choc. Ça, c'est évident. Et puis le choc, pas besoin qu'on nous le dise. J'ai fait le plein d'essence la semaine dernière. Quand vous passez les 2 euros le litre, vous prenez le choc dans la... Je vais dire un mot plus grossi. Enfin, vous prenez le choc sur la carte de crédit. Et donc, mais si vous voulez... La seule mesure qui a été annoncée, et ça révèle la folie de ce technocratisme, de ce conformisme du macronisme, enfin, de tous ceux qui nous dirigent depuis trop longtemps, depuis une quarantaine d'années, de tous ces technos, c'est de créer un observatoire. Mais ils sont dingues.

Enfin, c'est bon, pas besoin d'observer. Allez faire le plein, vous aurez votre observatoire. Le truc là-dessus...

15:19
Présentateur

Un observatoire qui rendrait ses résultats pour en avril. En espérant que la guerre

15:24
David Lisnard

soit finie avant et que le prix du baril redescende. Voilà, c'est la procrastination, vous savez. Et donc, là-dessus, mais comprenez, c'est qu'à chaque fois qu'il y aura un élément d'inflation, on aura le même cirque. Or, moi, ce que je propose, c'est une rupture complète avec le système actuel.

15:40
Présentateur

En fait, ce n'est pas des chèques, c'est quoi ?

15:41
David Lisnard

C'est un changement global ? Mais oui, bien sûr. Si vous voulez... Déjà, c'est la remise en cause totale de cet état-providence. Cet état-providence qui fait qu'on subventionne l'oisiveté en France. On subventionne... On trahit le peuple en permanence qui bosse, qui travaille en permanence. On a les entrepreneurs qui ont le plus de difficultés au monde de compétitivité parce que l'extra-brut à cause des charges sociales est le plus élevé du monde et des salariés qui ont un être de plus en plus faible.

Si vous voulez réluire l'entre-deux, ce n'est pas avec des chèques, ce n'est pas avec des dispositifs, c'est avec une rupture complète avec ce modèle qui ne peut plus tenir tout simplement parce qu'il reposait sur une croissance démographique. Or, on ne fait plus d'enfants qui reposait sur une croissance de la productivité. Or, on ne fait pas de gains de productivité. Et c'est pour ça que j'ai créé Nouvelle Énergie parce que je crois qu'aujourd'hui, dans le champ politique, on est les seuls à dire les choses clairement.

16:29
Présentateur

Mais vous restez au sein de LR ?

16:30
David Lisnard

Par capitalisation, je prépare de ma décision en la matière, en tête à tête, je vais demander à voir Bruno Rotaillot dans les prochaines heures.

16:39
Présentateur

Vous verrez Bruno Rotaillot dans les prochaines heures ?

16:42
David Lisnard

Aujourd'hui ? Ça veut dire qu'en fait vous êtes en train

16:44
Présentateur

de partir de LR ?

16:45
David Lisnard

Comme je dois rentrer chez moi mais je vais le voir.

16:47
Présentateur

Vous quittez LR ?

16:49
David Lisnard

Je le dirai d'abord à Bruno Rotaillot.

16:52
Présentateur

Enfin, on a bien compris que vous quittiez LR puisque vous m'avez commis.

16:55
David Lisnard

Depuis le vote de confiance à François Béroud, depuis l'abandon de la réforme des retraites, depuis les ambiguïtés sur le gouvernement participer ou pas, je pense qu'il n'y a aucune lisibilité, aucune cohérence, aucune constance. Ce qui s'est passé hier est un non-sens, un non-sens absolu. Le bureau de la République ? Oui, bien sûr. Où on propose un vote biaisé avec deux votes sur des modalités partielles et un vote sur une personnalité. Concernant la primaire ? Déjà, c'est un vote truqué.

17:20
Présentateur

Pour vous, c'est un vote truqué ce que propose

17:22
David Lisnard

le bureau politique de LR ? Quand vous posez trois questions en disant est-ce que vous êtes pour ?

17:26
Présentateur

Un, est-ce qu'il y a une primaire fermée ? Deux, est-ce qu'il y a

17:27
David Lisnard

une primaire ouverte ?

17:29
Présentateur

Trois, est-ce qu'on doit désigner directement

17:31
David Lisnard

le président du mouvement ? Primaire fermée, ça s'appelle un vote interne. Primaire semi-ouverte, je ne sais pas ce que ça veut dire. Une primaire, c'est forcément ouvert. Viens qui veut, vote qui veut. Troisièmement, un vote sur une personne. Donc, il y a deux questions de méthode, une question de personne.

17:44
Présentateur

Pour vous, c'est carrément un scandale. C'est truqué.

17:46
David Lisnard

Vous dites bien que ce n'est pas honnête. Vous avez compté comme moi, vous divisez par trois. Donc, vous n'avez plus rien

17:51
Présentateur

à faire chez LR ?

17:51
David Lisnard

Oui, je pense, oui.

17:53
Présentateur

Voilà, vous nous le dites ce matin. David Lissnard, maire LR de Cannes, mais je suis obligée de modifier effectivement. Maire, donc désormais Nouvelle Énergie de Cannes et toujours président de l'Association des Maires de France. Merci d'avoir répondu à mes questions ce matin sur RMC et BFM TV. Il est presque 8h47.

Face à Face : David Lisnard - 25/03 — David Lisnard · Pourquijevote