Meeting de la campagne municipale à Villejuif
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Je suis responsable d'une compagnie de théâtre et présidente d'une association de parents d'élèves à Villejuif et je suis membre de la liste « Faire mieux pour Villejuif ». Je suis Sophie Ruiz, je suis orthophoniste, je suis également militante féministe et je suis également membre de la liste « Faire mieux pour Villejuif ». Elle commence avec celles et ceux qui vivent cette ville au quotidien, parce que la politique ne doit pas rester l'affaire de quelques-uns. Nous sommes légitimes. Notre liste, elle ressemble à Villejuif, sa jeunesse, sa diversité, des quartiers sud au quartier nord, de Pasteur à Lamartine en passant par le centre-ville, en bref, par tous les quartiers.
Pendant trop longtemps, on a voulu faire croire que la politique se faisait sans les habitants. Mais chaque habitant de Villejuif a le droit d'être entendu et représenté. Alors ce soir, nous allons vous présenter nos propositions que nous portons pour Villejuif. Et pour commencer, j'ai le plaisir d'appeler Cyril Rouda, colistier de la liste « Faire mieux pour Villejuif » qui va vous présenter nos premières mesures pour la démocratie. Merci d'accueillir chaleureusement Cyril Rouda !
Chers camarades, mesdames, messieurs. Bon, je vais lire, c'est plus simple parce que c'est mieux écrit. Je me présente, donc je suis Cyril Rouda et je suis colistier de la liste « Faire mieux pour Villejuif ». J'ai envie ce soir de vous parler de souveraineté populaire et de participation citoyenne des habitantes et des habitants de Villejuif. Cet enjeu d'apprendre à devenir citoyen, je l'aborde tous les jours avec mes élèves en tant que professeur de lettres et histoire-géographie dans un lycée professionnel. L'apprentissage de la citoyenneté était également l'un des objectifs importants lorsque j'encadrais des ateliers de pratique théâtrale, ce que j'ai fait pendant des années.
Être acteur sur une scène de théâtre pour apprendre à être acteur de sa vie et acteur de la cité, donc citoyen. Mais le problème qui s'est posé quand même, que je constate depuis pas mal de temps, c'est qu'on apprend aux jeunes, pas qu'aux jeunes, à être citoyens. Mais une fois qu'ils arrivent dans la vraie vie, ce qu'on leur demande d'être finalement, ce sont des petits consommateurs et pas vraiment des citoyens. Donc c'est là où il y a vraiment un manque de politique et où la politique, le politique devrait pouvoir tout changer. La participation citoyenne, justement, est au cœur de notre programme politique pour les villes juifoises et les villes juifois.
Voici donc par exemple trois mesures qui illustrent bien notre volonté d'amener les habitants à faire de la politique avec nous. Nous proposons aux citoyens une votation citoyenne, que chacune et chacun puisse s'exprimer à l'occasion d'un vote sur les grands projets d'aménagement et d'urbanisme. Nous voulons également la transparence des décisions qui seront prises, rendre publiques et compréhensibles les critères d'attribution des étapes, des attributions des logements notamment. Et enfin, bien sûr, le référendum d'initiative citoyenne, qui est une mesure phare du programme de la France insoumise.
Le modèle de société façonné par ces politiques ultra-libérales voudrait faire de nous des consommateurs, des moutons. Il faut réapprendre à exercer pleinement notre citoyenneté et ces élections municipales doivent, peuvent être une étape majeure pour y parvenir. Donc la révolution citoyenne, elle commencera à Villejuif. Merci.
Merci beaucoup. Rendre le pouvoir aux habitants, rendre le pouvoir au peuple, voilà l'un des piliers de notre programme. Oui, nous voulons la révolution citoyenne. Dans ce projet, il y a une place essentielle, celle de la culture et de l'éducation populaire. Parce que, comme le disait Bertolt Brecht, l'art doit aider à changer le monde. Et comme le disait Jean Villard, le théâtre, et par extension l'art, doit être un service public, comme l'eau, le gaz, l'électricité. C'est pourquoi j'appelle maintenant Laetitia Autier, habitante de Villejuif et artiste du spectacle vivant. Elle va vous présenter nos propositions pour la culture. Merci d'accueillir Laetitia Autier. Merci Sophie.
Bonsoir à toutes, bonsoir à tous. Je m'appelle Laetitia Autier, j'ai 32 ans, je suis villejuifoise depuis 6 ans et demi maintenant. Et quand la direction de campagne m'a demandé de prendre la parole ce soir, Jamel m'a dit « ça va, toi t'as l'habitude ». C'est vrai que j'ai l'habitude de parler depuis une scène. Mais ce soir, je vous avoue que c'est vraiment pas pareil. J'ai pas de rôle, j'ai pas d'instrument, j'ai pas de chorégraphie. Je suis devant vous avec, entre guillemets, ma vraie vie, mon vrai visage, mon vrai prénom, ma vie quotidienne. Et mes 4 petites années de militantisme, parce qu'en 2022, à la réélection de Macron, j'ai dit « c'est pas possible, c'est trop pour moi ».
Donc le lendemain, j'ai envoyé un mail en disant « je vais me bouger avec vous ». Et voilà, et ce soir, je suis là devant vous. Merci, c'est gentil. Merci. Alors moi, j'ai la chance d'avoir commencé mon chemin artistique à 4 ans. Et je me rends compte aujourd'hui combien ça m'a déjà construite à un endroit politiquement. Parce que je me suis rendu compte à quel point l'art et la culture nous ramènent forcément à l'universel. Parce qu'au bout d'un moment, on a beau avoir toutes les nuances possibles dans le monde, on danse avec deux jambes, on joue d'un instrument avec deux mains, on chante avec deux cordes vocales. Et c'est vraiment ça, en premier, que la scène et l'art m'ont appris.
Et c'est ça qui crée en nous la curiosité. De rencontrer des gens tellement semblables et à la fois qui s'expriment tellement différemment. Et c'est ça qu'on a envie de rencontrer chez les gens. On a envie d'apprendre comment toi tu danses. Je ne comprends pas, j'ai deux jambes comme toi, mais je n'y arrive pas. Et ça crée ce lien et cette curiosité en nous qui me paraît indispensable à tout âge de la vie. J'enseigne aussi la danse depuis 10 ans. Et je me rends compte chaque année à quel point ça fait du bien. Ça fait du bien aux petits, ça fait du bien aux grands. Je me rends compte à quel point ça donne confiance en soi.
On en parle souvent, on dit, ah, va faire du théâtre, ça va te donner confiance. Mais en fait, ça nous donne confiance parce qu'on est capable d'imaginer. On est capable de créer quelque chose qui n'existait pas juste avant et d'ancrer ça dans le réel. Et quelle liberté de se rendre compte que dans la vie, dans sa vie, on peut créer du réel. On peut peut-être trouver des solutions qu'on n'imaginait pas avant à des situations un peu complexes. Ça nous suit toute la vie. Et quelle liberté de pouvoir s'affranchir du regard des autres, souvent qu'on estime, jugeant, qui nous met mal à l'aise, à force de danser, de chanter, de jouer.
Eh bien, on ose monter sur une scène où tout le monde se tait et prendre la parole. Merci. Alors, c'est fort et fort de tout ça que, à Villejuif, nous soutiendrons, bien sûr, un droit universel à la culture, avec une tarification sociale, pour que les pratiques artistiques et culturelles soient accessibles à toutes et tous. Mais surtout, ce que nous voulons, c'est une culture vivante. Une culture au sein même de la ville. On veut faire venir l'art dans l'espace urbain. On veut faire venir l'art dans les écoles. On veut faire venir l'art, pourquoi pas, dans les centres de santé. Et pour ça, il faut des projets sérieux, à long terme et ambitieux.
S'appuyer sur les structures qui existent déjà, les associations, par exemple, les associations de pratiques culturelles. S'appuyer sur les artistes, les artistes locaux à Villejuif. Et surtout, ce qu'on veut, c'est de l'art dans tous les quartiers. Que les gens ne soient pas obligés d'aller au centre-ville, pour aller au pot commun, par exemple. Mais qu'on ait vraiment des cafés associatifs, du nord au sud. Parce que les cafés associatifs, c'est là que les gens se rencontrent autour de la convivialité, mais aussi autour de la danse, autour de la musique.
Et donc, à Villejuif, on veut une ville où il fait bon vivre, aussi à l'ombre des valeurs et du plaisir que l'art nous transmet tous les jours. Je vous remercie beaucoup. Merci Laetitia. Vous l'avez compris, pour nous, la culture n'est pas un luxe, c'est un droit. Nous voulons une ville vivante, une ville créative, une ville fière de sa diversité, une ville qui ne laisse personne de côté. J'ai maintenant l'honneur d'accueillir quelqu'un qui va nous parler de la ville pour toutes et tous. Merci d'accueillir Raphaël Zahiri, avocat, militant, candidat sur la liste Faire Mieux pour Villejuif, Raphaël Zahiri.
Bonsoir à toutes et à tous. Militants engagés pour la lutte et la reconnaissance des droits des personnes en situation de handicap. Futurs avocats en attente de prestations de serment. N'en déplaise aux réactionnaires ? Oui, c'est possible. Et breaking news, ça va même devenir la norme et banale. Si je candidate sur la liste portée par Jamel Arouche Faire Mieux pour Villejuif, c'est pour porter une idée simple, décisive, républicaine, la conception universelle. Beaucoup l'ignorent, personne ne la connaît, mais c'est une idée que je vais vous expliquer avec un exemple simple.
Pour accéder à cette scène, d'un côté, vous avez des escaliers qui excluent une partie des citoyens de l'accès et de l'autre, une rampe qui permet à tous d'accéder à la scène. Si on avait suivi le principe de conception universelle, on aurait deux rampes et tout le monde pourrait accéder par tous les moyens à la même finalité. Je candidate sur la liste portée par Jamel Arouche également pour rappeler à la République ce qu'elle nous doit, ce qu'elle doit à chacun des siens. Ce qu'elle nous doit, ce n'est ni pitié, ni commisération. Elle nous doit la promesse d'universel. Et cette promesse, il est temps qu'elle soit respectée. Et cela commence dans nos communes.
Nous vivons encore dans un système qui organise l'exclusion alors qu'il prétend promouvoir l'égalité. Un ordre construit sans nous, construit pour un humain standard, fantasme du néolibéralisme. Et tous ceux qui n'entreraient pas dans ce moule devraient mendier une place dans la cité. Et je refuse cette logique. Et je n'emploie pas les mots les plus durs. Les Nations Unies, elles-mêmes, dénoncent la situation de ségrégation que subissent les personnes handicapées. Trop de logique publique privilégie encore la médicalisation, la mise à l'écart, l'institutionnalisation, alors que partout, l'inclusion est portée en étendard.
Nous devons donc, dans la commune, commencer à avoir de vraies propositions. Nous en avons cinq. Un droit d'alerte permettant à tout citoyen de signaler des situations d'inaccessibilité que la municipalité devra résoudre dans un temps donné. Rendre les services publics numériques entièrement accessibles. Organiser une commission citoyenne dans laquelle toutes et tous pourront donner leurs avis sur des projets. Personnes handicapées, personnes seniors, professionnelles. La liste est encore longue. Je tenais aussi à dire que ce que nous demandons ici, ce n'est ni une faveur, ni de l'indulgence. Nous demandons justice.
Justice pour toutes les personnes qui subissent depuis trop longtemps toutes ces discriminations. Alors je candidate pour combattre pour que plus aucun enfant ne se sente de trop, pour que plus aucun de nos aînés ne subisse sa dépendance comme une fatalité, et pour que plus aucune personne handicapée ne soit reléguée au banc de notre société. Car une république qui n'est pas universelle, qui n'intègre pas tous ses citoyens, n'est pas une république. Alors le 15 et le 22 mars, j'ai envie que Villejuif fasse juste, que Villejuif fasse mieux. Je vous remercie.
Merci Raphaël, merci beaucoup. Ce que Raphaël vient de décrire, c'est cette nouvelle France que nous voulons voir vivre et s'émanciper. Renverser la table, bouleverser l'ordre établi, c'est ça. Renverser le validisme, renverser le racisme, renverser le sexisme, et ouvrir de nouveaux droits et de nouvelles libertés. Mais dans notre programme, une priorité absolue, la planification écologique. Parce que l'urgence climatique, elle est là, et parce qu'on ne peut plus attendre. J'ai maintenant le plaisir d'accueillir une militante écologiste déterminée. Merci d'accueillir Michel Parofourcade. Bonjour à tous. Oui, effectivement, militante très engagée pour la cause écologique.
Et ce, depuis les années 70, quand un certain René Dumont avait levé un verre d'eau en disant, voilà ma politique. Je ne sais pas, il ne doit pas y en avoir beaucoup qui s'en souviennent, mais bon, voilà, quelques-uns quand même. Donc moi, je suis à Villejuif depuis les années 80, et ma foi, j'y vis très bien et j'y suis très heureuse. Et c'est pour ça que j'aimerais bien que cette ville avance dans le futur et qu'elle devienne une ville où l'écologie ne soit pas considérée comme punitive, mais qu'elle apporte du sens et du bien-être aux gens.
Donc, dans cette optique, nous voulons le stationnement gratuit pour les résidents de Villejuif, pour que laisser sa voiture devant chez soi revienne moins cher que de payer de l'essence et tout, et la totalité, enfin, tout, quoi, voilà. Donc, la voiture, elle doit rester en bas de la maison autant que faire se peut, et ça doit être gratuit. Il faut s'adapter au changement climatique, et donc, ça suppose de sortir du schéma béton-asphalte-bitume. Il faut isoler les écoles pour pouvoir étudier sereinement l'été ou l'hiver. Isoler tous les bâtiments, qu'ils soient publics, les délais particuliers, les bailleurs sociaux, et faire de Villejuif une première ville, zéro passoire thermique.
Le rêve. Il faut modifier les toitures pour accueillir sur la même surface de la végétalisation et des panneaux solaires. Parce que les toitures végétalisées sont des habitats viables pour de nombreuses espèces, de plantes, d'insectes, de pollinisateurs, d'oiseaux, etc. Et enfin, quelques chiffres. Une toiture biosolaire, c'est une réduction de température de 33%. Enlever l'asphalte ou le bitume sur le sol, c'est moins 80% de chaleur en été. De l'eau absorbée pour approvisionner les nappes phréatiques. Planter des arbres fruitiers si possible. 40 à 80% de rayonnement solaire absorbé. C'est de la réduction de la pollution, jusqu'à 95% de certains métaux lourds et touti-conti.
Aussi, la réduction du bruit, 5 à 20 dB, donc amélioration aussi de la santé pour tout ça. Développer des îlots de fraîcheur et des jardins pour tisser des liens et partager des légumes. Bio si possible. Les cours d'école, là aussi, on fera mieux. Créer de véritables aires de jeu. Des jardins, des mares ou des animaux pourront offrir aux enfants un lieu d'exploration, d'autonomie, de développement, du sens du partage et des responsabilités, et qui leur permettra de sortir du cadre. L'écologie, c'est notre avenir et c'est pour notre bien-être à tous. Voilà. Michel, il n'y a pas d'écologie sans justice sociale. La transition écologique doit être planifiée, organisée et juste.
Et nous devons penser aux générations à venir. Et justement, pour parler de celles et ceux qui représentent l'avenir, nos enfants, j'ai maintenant le plaisir d'accueillir Nicolas Malik, parent d'élèves et candidat sur notre liste. Merci de l'accueillir chaleureusement. Nicolas Malik. Bonsoir. Merci d'être là. Oui, moi, je suis Nicolas Malik et j'habite à Villejuive depuis maintenant 5 ans. J'ai rejoint un LFI pas longtemps après être arrivé ici. C'est la ville où j'élève aussi mes enfants. Donc mon aîné est actuellement en maternelle et la deuxième va la rejoindre à la rentrée prochaine. Et donc l'école, ça me tient à cœur.
Et c'est vrai que l'école dans France aujourd'hui, l'école est en danger. C'est un pilier de notre République, mais elle est en danger. Et pour la sauver, malheureusement, ce qu'il va falloir faire, c'est gagner l'élection présidentielle l'année prochaine. On va être obligé parce que c'est une problématique nationale et c'est au niveau national qu'on pourra enfin recruter des profs, faire quelque chose sur les rythmes scolaires, pas avoir des classes surchargées, etc. Mais pour l'école, au niveau municipal, on peut déjà faire beaucoup et on peut faire mieux. On vit dans une ville où il y a des parents qui ne mettent pas leurs enfants à la cantine parce que ça leur coûterait trop cher.
Et ça, c'est la mairie qui peut faire quelque chose pour ça. Et quand on sera élu à la mairie, on ira vers la gratuité de la restauration scolaire. En commençant par les plus modestes. La mairie, elle fait aussi d'autres choses pour l'école, dans les écoles primaires et maternelles. Elle s'occupe aussi du centre de loisirs, de l'accueil périscolaire de matin et de soir. Et la municipalité actuelle a mis en place un système de réservation où il faut savoir dix jours à l'avance si notre enfant va être amené à aller à l'école ou pas. Et si on ne le fait pas, si on s'inscrit trop tard, on paye une amende.
Donc, pour des personnes qui ont un emploi du temps pas stable, qui ne savent pas forcément de quoi sera fait le lendemain, en bref, pour les précaires, on leur demande de payer. Donc, nous reviendrons quand nous serons élus sur ce système injuste d'inspiration managériale. Je suis dans une association de parents d'élèves et on s'est battus pour obtenir des ouvertures de classe, ou pour lutter contre les fermetures, pour essayer d'éviter que, comme ma fille l'année dernière en petite section de maternelle, les enfants ne soient plus de 32 par classe avec une seule institutrice. Et ça, c'est quelque chose qui, comme je l'ai dit, est une question nationale.
Mais au niveau de la mairie, on peut faire mieux parce qu'on peut essayer d'amortir le choc. Donc, c'est plus facile quand on a une situation où un enseignant n'est pas remplacé, où on est très nombreux dans une classe, lorsqu'on a une ADSEM par classe en maternelle. Lorsque nous serons aux responsabilités, il y aura une ADSEM par classe en maternelle. Voilà quelques exemples qui montrent qu'on peut faire mieux à l'île juif. Merci à vous pour votre attention. On parle de sanctions, de pénalités, de la gouvernance par... Certains punissent, d'autres agitent les peurs. Mais notre vision est tout autre. Nous, nous voulons plus de solidarité, plus de droits.
Et parmi ces droits, il y en a un qui est fondamental. Le droit au logement. J'accueille maintenant Inda Kadri, cadre chez un bailleur social. Merci d'accueillir Inda. Bonsoir à tous et à toutes. Je me présente donc, Inda Kadri, militante de gauche depuis de nombreuses années. C'est tout naturellement que j'ai rejoint la France Insoumise. Je travaille chez un bailleur social. C'est quelque chose qui a toujours eu du sens pour moi. Car contribuer à la qualité de vie et au confort des locataires, c'est quelque chose qui fait sens. La question de l'habitat est un enjeu essentiel. C'est pourquoi le programme que nous défendons inclut la création d'une brigade du logement.
Dont la mission sera de soutenir les locataires dans leur démarche, d'identifier leurs difficultés et améliorer leur cadre de vie. Pour améliorer leur cadre de vie, des mesures simples et concrètes peuvent être mises en place. C'est exactement le rôle que nous voulons donner à la brigade du logement. D'abord, il faut inciter les bailleurs sociaux à mieux entretenir leur parc de logements sociaux. Cela passe, par exemple, par une meilleure gestion des pannes d'ascenseur. Nous le savons tous. Quand quelqu'un habite au 8e étage et qu'il y a un problème d'ascenseur, cela devient très compliqué. Pour les personnes âgées, pour les familles, pour les enfants ou les personnes à mobilité réduite.
Ensuite, avec les factures d'électricité et de chauffage qui explosent, il est essentiel d'encourager les bailleurs sociaux à engager davantage de rénovation énergétique. Pourquoi ? Parce qu'un logement mieux isolé, mieux ventilé, c'est un logement moins énergivore et donc qui consomme moins en matière de charge. Et concrètement, cela veut dire des factures de chauffage et d'eau chaude moins élevées pour les habitants de Bisouif. C'est ce que nous défendons ici, à la France Insoumise. Des logements mieux isolés, mieux ventilés et qui permettent de vivre dignement dans son logement. Le 15 mars est une date importante. Le 15 mars arrive à grands pas.
Nous comptons sur vous pour vous mobiliser et donner la force à la liste « Faire mieux pour Bisouif ». Être sympathisant, c'est bien. Aller voter, c'est encore mieux. Comme dit le dicton, « Seuls, on va vite, mais ensemble, on va plus loin ». Merci, Inda. Je veux rajouter une chose simple. À Villejuif, nous ne voulons plus qu'une famille dorme à la rue. Nous mettrons en place un suivi des situations pour prévenir les difficultés avant qu'il ne soit trop tard. Et ce soir, nous ne pouvons pas tout dire. Mais nous voulons vous transmettre une énergie, l'énergie de renverser la table ensemble, car rien ne se fera sans vous.
On entend souvent « Moi, la politique, c'est pas mon truc », comme si la politique, c'était une planète lointaine, inaccessible. Mais un responsable politique, avant tout. C'est quelqu'un qui a été un enfant, un adolescent, un jeune adulte, en bref, un citoyen. C'est quelqu'un qui décide un jour de s'engager. Ça commence par une collecte solidaire, une envie d'être utile, un combat contre une injustice. Et un jour, on franchit une porte. On ose s'engager. On ose devenir candidat. On ne n'est pas candidat. On le devient.
Je suis très fière de vous présenter quelqu'un qui a contribué à construire, ici, à Villejuif, un mouvement politique solide, du Parti de gauche au Front de gauche, puis à la France Insoumise. Un mouvement construit avec constance. Un mouvement qui tient bon. Un mouvement qui ne lâche rien et qui ne baisse pas les yeux. J'ai l'immense plaisir d'accueillir notre tête de liste, celui qui peut devenir le prochain maire de Villejuif, Jamel Arouche !
Quel accueil ! Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous, et merci, merci pour votre présence. Merci pour votre accueil chaleureux. Merci à Mathilde Panot, qui est là, ce soir, pour nous soutenir. Il va y avoir beaucoup de merci, ce soir, vous allez voir. Merci aussi à Assa Traoré, qui doit arriver, en principe, de Montreuil. Elle a une autre initiative ce soir. Donc, j'espère qu'elle sera des nôtres, soit pour intervenir après moi, soit pour intervenir après Mathilde. Bref, nos brillants colistiers, ici présents, viennent de décliner les thématiques importantes de notre projet pour Villejuif.
Les services publics, l'éducation, le logement, la bifurcation écologique, la culture, l'égal accès à l'espace public. Tous ces enjeux essentiels dépendent largement des choix nationaux. Or, vous le savez très bien, depuis dix ans, les politiques néolibérales, qui sont menées au sommet de l'État, ont fragilisé nos communes, et ont réduit leur capacité d'action. C'est donc pour cela que les élections municipales sont un moment décisif. Elles doivent nous permettre d'affirmer un choix clair, celui de la justice sociale, celui de la solidarité et de l'intérêt général, et contre les politiques qui favorisent une minorité de privilégiés au détriment du plus grand nombre.
Dans un contexte national et international pour le moins troublé, il serait facile de céder au découragement. Mais nous, ici, tous ensemble, nous le savons, rien n'est inéluctable. Et la résistance, elle commence d'abord ici, à l'échelon local, avec vous. Voter pour la liste « Faire mieux pour vie de juif », c'est choisir une liste antifasciste, ouverte sur le monde, engagée pour les droits, la paix et la solidarité. C'est faire de notre commune un point d'appui pour résister, résister aux reculs sociaux et inventer un avenir commun plus juste.
Nous voulons une ville plus vivante, plus démocratique, écologique, où la souveraineté collective s'exerce réellement, Cyril l'a dit tout à l'heure, où chacun trouve les conditions matérielles d'une vie digne. Demain, il ne s'agira pas seulement d'administrer une ville, non. Demain, il s'agit de promouvoir l'émancipation pour celles et ceux qui y vivent, qui y habitent, parfois depuis longtemps. C'est pour toutes ces raisons, ce soir, que je vous appelle à voter massivement pour la liste « Faire mieux pour vie de juif ». Qui dit fin de campagne, en tout cas fin de campagne de premier tour, dit début des remerciements.
Tout d'abord, je tiens à remercier l'ensemble des militantes et des militants insoumis de vie de juif. Vous pouvez vous applaudir, oui. Je voudrais vous dire merci. Merci pour cette extraordinaire campagne et pour l'organisation de ce meeting, ce soir, qui n'aurait pas été possible sans votre dévouement sans faille. Vous êtes formidables, vraiment. Alors parfois, je suis ronchon, parfois, voilà, c'est compliqué. Mais franchement, je vous trouve vraiment chacun, chacun à sa place, chacun à son rôle. Je vous trouve vraiment, vraiment incroyable. Et je voudrais vous remercier. Moi aussi, je vous aime. Ça y est, je suis une rockstar.
Je ne sais pas pour vous, mais en ce moment, on se réveille chaque matin et on est assommé. On est assommé par l'actualité. Et pourtant, être là, tous ensemble, on est à peu près 250, 200 réunis ce soir, ce n'est pas juste pour assister à un rassemblement, un rassemblement de plus. On est ici pour envoyer un signal, pour envoyer le signal que l'on se tient debout, que la gauche antiraciste, féministe et écologiste est là, qu'elle est bien là, bien présente, que la gauche antifasciste est là. Bravo. Donc nous sommes là, oui, nous sommes bien là. Et ce que nous voulons faire dorénavant, c'est compter. Rien ne pourra se faire sans nous. Rien ne pourra se faire sans vous.
Alors merci, merci de votre présence. Merci pour votre soutien. Alors ce n'est pas le cas pour moi, mais pour beaucoup sur cette liste, c'était la première campagne, en tant que candidate, en tant que candidat. Alors, tous ensemble, on a mis toute notre énergie, toutes nos tripes pour former une équipe, pour construire un programme et pour aller voir les habitants, des quartiers nord jusqu'au quartier sud de la ville. Faire les sorties d'école, les marchés, les bouches de métro. On a toqué à des milliers de portes. Et grâce à ça, on a pu entendre les colères, mais aussi les aspirations et les espoirs de toutes celles et ceux qui font vivre notre ville.
Aujourd'hui, après deux mois de campagne intense, j'ai acquis une certitude, mes amis. Que ce soit à Villejuif ou dans les 500 villes en France où il y a des listes insoumises, on ressortira de cette municipale plus fort. On ressortira de cette municipale plus soudée. Et on ressortira de cette municipale encore plus déterminée que jamais. Et ça, c'est grâce à vous. C'est grâce à votre soutien. Pourquoi je peux le dire avec autant de conviction ? Je peux le dire avec autant de conviction pour trois raisons. D'abord, parce que nous avons un projet. Nous avons une ligne politique claire, nourrie par des années de réflexion. Je pense notamment à l'avenir en commun.
Cette ligne, elle a pris corps ici, dans la réalité de nos quartiers, grâce à tous les acteurs engagés sur le terrain qui ont contribué à fabriquer notre projet. Encore merci à vous, les camarades, pour cette belle production collective. Vous en avez eu, vous en avez eu tout à l'heure, un aperçu. Notre programme est un programme de rupture, est un programme ambitieux, est un programme qui refuse la résignation. Alors après, bien entendu, on a les grincheux, on a les jaloux, qui nous disent, « Oui, votre programme, vous, vous êtes des idéalistes, votre programme, il est irréalisable, votre programme, mais vraiment, il est à contre-courant.
» À tous ceux-là, il faut leur répondre que c'est vous qui êtes aveugle face à l'urgence démocratique, face à l'urgence sociale, face à l'urgence écologique, que c'est l'accumulation de vos renoncements face aux difficultés vécues par les habitants qui font le jeu du désenchantement, qui font le jeu du repli sur soi et qui, à l'arrivée, font le jeu de la montée de l'extrême droite dans notre pays. Ensuite, je veux dire ma fierté et je veux partager cette fierté avec vous. Avec cette campagne, c'est aussi un collectif qui est né et qui, au passage, ne demande qu'à grandir. Donc, il ne tient qu'à vous. Rejoignez-nous.
Une équipe pour faire de ville juif, si vous le décidez dimanche, une vraie place forte de la résistance et de la révolution citoyenne. La moitié des camarades qui sont sur cette liste ont moins de 39 ans. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Dans un monde politique où on est encore jeune à 50 ans, là, c'est sûr, la relève est assurée. Et je suis ravi. C'est une de mes grandes, grandes fiertés. Enfin, pendant cette campagne, on a appris à rester vigilants, à se questionner, à se demander, mais qu'est-ce qui est vraiment juste ?
L'éthique, l'éthique est cruciale dans cette époque où les valeurs semblent s'inverser, où défendre la Palestine fait de nous des terroristes, alors que des néo-nazis peuvent défiler dans les rues en toute impunité et ont le droit à une minute de silence à l'Assemblée nationale. Nous, à la France insoumise, nous refusons cette confusion et nous faisons un choix clair, celui de la justice, de la cohérence et du courage. Et ça, il en faut aujourd'hui. Alors, ce dimanche 15 mars, c'est le premier tour des élections municipales. Et peut-être, certaines, certains d'entre vous ou bien dans votre entourage se disent « Oh, pourquoi aller voter au premier tour ? Je vais attendre le deuxième tour.
Je compte sur vous qui êtes présents ici ce soir ou qui m'écoutez. Je compte sur vous pour leur dire que s'ils veulent que Villejuif devienne une ville insoumise, alors il faut nous donner de la force et il faut voter pour nous dès le premier tour, dès le 15 mars. Pourquoi ? Pour trois raisons. La première raison, c'est que toutes les listes qui feront plus de 10% des voix au premier tour de l'élection municipale auront la possibilité de maîtriser leur destin au second tour.
Si nous faisons plus de 10% au premier tour, alors nous serons en mesure de pouvoir soit nous maintenir, soit de nous rassembler et de fusionner, c'est comme ça qu'on dit, avec d'autres listes qui auront fait au moins 5%. Ensuite, deuxième raison, parce qu'aller voter massivement dès le premier tour pour notre liste « Faire mieux pour Villejuif ». C'est le meilleur moyen, j'en connais pas d'autres, c'est le meilleur moyen de nous placer en tête dès le premier tour et donc de rassembler ensuite toutes celles et ceux qui souhaiteront se joindre à nous pour l'emporter au second tour.
Donc si vous votez massivement pour notre liste au premier tour, ce sera à nous de rassembler ensuite, de rassembler les forces de progrès, bien entendu, sur la base de notre programme. Et ça, c'est quand même un avantage. Mais surtout, surtout, dans le contexte que l'on connaît ces dernières semaines, contexte de banalisation et de libération de la parole raciste, on a besoin d'une vague de résistance antiraciste et antifasciste. Et cette vague de résistance, elle passe par le soutien partout en France, aux listes conduites par la France insoumise, y compris à Villejuif.
faire rentrer les Insoumis en force au Conseil municipal, nous faire gagner pour diriger notre ville, pourquoi pas, après le 22 mars. Ce sera autant de force que l'on aura et que l'on pourra projeter ensuite dans la grande bataille qui nous attend, la grande bataille à venir, celle des présidentielles et des législatives l'année prochaine. Dans ce contexte, chaque bulletin de vote insoumis, chaque conseiller municipal de la France insoumise, chaque municipalité insoumise sera un point d'appui pour la bataille contre les forces réactionnaires. Alors je compte sur vous.
Enfin, dans un contexte international où le pire n'est jamais certain, hélas, dimanche sera aussi l'occasion d'un vote pour la paix et pour le respect du droit international. Vous voyez, dimanche, ce sera un vote pour un programme municipal, certes, mais ce sera aussi un vote qui aura un sens politique fort. Celui de l'opposition au macronisme et de la résistance face au fascisme rampant. Alors ce dimanche 15 mars, pour le premier tour, votez et surtout faites voter pour les listes soutenues par la France insoumise. Aidez-nous, aidez-nous à gagner dimanche afin de faire mieux pour notre ville. Merci.
À propos de résistance, à propos de courage, je vous remercie de faire un accueil tel qu'il se doit à Mathilde Panot.
Merci infiniment à vous. Et je dois dire que c'est un immense plaisir d'être à Villejuif avec vous ce soir pour soutenir la liste « Faire mieux à Villejuif » qui est donc menée par Djamel Arouche, Djamel Arouche avec qui je milite maintenant depuis de longues années. On en discutait tout à l'heure. Et je voulais commencer par vous dire qu'en plus de l'équipe et du programme vous l'avez vu fouillé qui vous a été présenté et sérieux qui vous a été présenté, vous avez la chance d'avoir Djamel Arouche comme tête de liste. Parce que il est temps d'abord de conviction et qui ne change pas ses convictions au gré des vents ou des moments de la vie politique.
Djamel Arouche est quelqu'un qui ne fait pas de la politique pour lui-même. Il ne fait pas de la politique pour des postes mais il fait d'abord de la politique pour celles et ceux qui en ont impérativement besoin. Et tout dans l'engagement politique, professionnel, militant de Djamel Arouche montre qu'à chaque fois il a décidé de choisir y compris dans son propre métier, y compris dans ses choix politiques et associatifs, de toujours mettre son temps à disposition des autres et d'un collectif comme celui que vous voyez derrière moi qui se complètent par d'autres de la liste.
Donc oui, vous avez de la chance d'avoir Djamel Arouche comme tête de liste et je veux commencer par dire que voter pour faire mieux pour Villejuif, c'est le vote de la cohérence politique absolue. Voilà ce que porte Djamel Arouche. Alors, ensuite, il y a une deuxième chose qui rend ma présence ici à Villejuif importante. C'est que, ici, il y a une anomalie démocratique. car, n'en déplaise à certains qui voudraient que la France insoumise ne se présente nulle part, une ville n'appartient à personne si ce n'est aux habitants et aux habitantes qui décident librement de leur avenir commun.
Et il se trouve qu'il y a ici une petite ambiance de travail car Villejuif a déjà voté lors des précédentes élections et par exemple, lorsqu'on regarde ce qui s'était passé lors des élections présidentielles, eh bien, lors des élections présidentielles, les citoyens et citoyennes à Villejuif avaient décidé de porter en tête un certain Jean-Luc Mélenchon et le programme L'Avenir en Commun à hauteur de 43% lors des élections européennes. C'est de nouveau la France insoumise qui avait été placée en tête par les habitants et habitantes de Villejuif par le vote avec le vote en premier de Manon Aubry dans la ville de Villejuif.
Donc, il y a une anomalie démocratique que nous pouvons réparer avec les votes des 15 et 22 mars car ce que montrent les votes précédents c'est que Villejuif est insoumise. Alors, cette élection municipale est plus qu'une élection municipale et je crois chacun le sent dans le moment politique que nous sommes en train de vivre car partout où nous allons nous avons des salles pleines, des salles qui ne ressemblent pas du tout à une élection municipale mais plutôt presque à une élection présidentielle qui, c'est vrai, arrive dans un an. Mais il y a un moment politique particulier et un contexte particulier dans lequel arrive cette élection.
La première chose c'est que cette élection municipale arrive dans un moment de fin de règne d'un pouvoir qui a été battu trois fois dans les urnes et qui pourtant tente de maintenir coûte que coûte la même politique. Depuis 2022, Emmanuel Macron a usé de cinq premiers ministres et ce n'est pas banal. Et il a utilisé 31 fois le 49-3 pour passer en force des budgets ou encore la retraite à 64 ans. Alors pourquoi ce pouvoir à bout de souffle arrive à se maintenir ? Eh bien parce que certains n'ont pas censuré le gouvernement Lecornu. Et nous, nous le savons si le gouvernement Lecornu était tombé, c'était la dernière cartouche d'Emmanuel Macron.
Donc ceux qui ont refusé de censurer le gouvernement Lecornu, de la Macronie bien sûr, puisque eux les soutiennent, jusqu'à la droite, les LR, en passant par le Parti Socialiste. On a non seulement sauvé Emmanuel Macron, mais ils ont avalisé un coup de force qui a été fait contre le résultat des urnes en juin et en juillet 2024 dernier, où c'est le programme du Nouveau Front Populaire qui l'avait emporté. Et surtout, en faisant cela, ils ont laissé passer un budget qui est extrêmement dangereux pour le pays.
Car en refusant de voter la censure, un budget s'applique dorénavant sans aucun vote de l'Assemblée nationale, avec, chose jamais vue dans la Ve République, 35 milliards de coupes budgétaires, un budget de la Sécurité sociale qui, lui, comporte 4 milliards de coupes budgétaires dans la santé publique et notamment dans l'hôpital public alors qu'il est d'ores et déjà à terre. Par exemple, dans ce budget, on trouve la suppression de 4 000 postes de professeurs alors qu'on parlait tout à l'heure de l'éducation nationale et du besoin de reconstruire l'éducation nationale pour qu'il puisse offrir à tous les enfants une éducation digne dans ce pays.
Et ce budget comporte, par exemple, des mesures qui viennent directement du programme de Jean-Marie Le Pen. L'exclusion des étudiants non communautaires des APL ou encore la multiplication par 2 voire par 4 des frais de timbre lorsque vous demandez un titre de séjour ou une naturalisation. Ce qui est d'autant plus honteux que ce budget demande encore moins d'efforts aux plus riches et aux multinationales que le budget de l'année dernière alors que l'année dernière c'était des miettes déjà et que nous venons d'apprendre que 50 000 millionnaires dans ce pays ne paient pas un seul euro d'impôt sur le revenu ce qui est un scandale absolu dans une république sociale.
Alors c'est ce budget que les socialistes ont laissé passer tout en laissant la politique macroniste continuer une politique de malheur dont plus personne ne veut. Et depuis dimanche 1er mars grâce notamment aux socialistes vous avez une baisse des allocations familiales à hauteur de 900 euros par an pour les familles les plus modestes grâce à ce budget et à ce gouvernement ainsi qu'une hausse du tarif hospitalier pour toutes les personnes de ce pays. Voilà les résultats très concrets dans la vie quotidienne des uns et des autres de ce budget. Alors pourquoi est-ce que le parti socialiste a refusé de censurer le gouvernement le cornu et a laissé passer ce budget ?
Alors au départ vous vous rappelez ils avaient expliqué s'il n'y a pas de gouvernement du nouveau front populaire nous censurons le gouvernement. Jusqu'à preuve de contraire M. Lecornu n'est certainement pas du nouveau front populaire et c'est d'ailleurs le même le seul homme en France qui a fait partie de tous les gouvernements macronistes depuis 9 ans. Ils n'ont pas censuré. Ensuite ils ont dit s'il n'y a pas d'abrogation de la retraite à 64 ans nous censurons ce gouvernement.
Il n'y a pas eu d'abrogation de la retraite à 64 ans mais un simple décalage dans l'application de la réforme de la retraite à 64 ans avec un décalage d'un an ce qui permet de redire que pour nous les insoumis la retraite ne sera jamais à 64 ans elle sera toujours à 60 ans. Pas d'abrogation ils n'ont pas censuré. Ensuite ils ont expliqué que s'il n'y avait pas la taxe Zuckman c'est-à-dire cette taxe minimale pour les ultra-riches pour faire en sorte que les ultra-riches paient en moyenne la même chose que le reste de la population ils censureraient ce gouvernement il n'y a pas eu de taxe Zuckman ils n'ont pas censuré le gouvernement.
Puis il y a eu l'épisode où ils ont dit si le gouvernement ne renonce pas au 49-3 alors nous censurons ce gouvernement et le gouvernement l'a utilisé trois fois ils n'ont pas censuré le gouvernement. Alors quelle est la véritable raison pour laquelle ils n'ont pas censuré ce gouvernement ? La véritable raison c'est que M. Lecornu a dit s'il y a une motion de censure qui passe il y aura une dissolution de l'Assemblée nationale. Donc la vraie raison pour laquelle ils ont refusé de censurer ce gouvernement c'est qu'ils ont peur des élections. Et il y a une élection à laquelle ils n'échapperont pas c'est celle des 15 et 22 mars prochains qui commence ce dimanche.
Et donc dans ce cadre-là l'élection municipale prend un autre sens. Évidemment c'est l'occasion d'inventer un autre monde celui que nous voulons voir advenir qui est contenu dans toutes les propositions qui vous ont été présentées. Mais c'est aussi l'occasion à un an des élections présidentielles de commencer à débarrasser le pays de la Macronie et de ses complices et notamment du Parti Socialiste. Et je le dis ici parce qu'ici vous pouvez faire coup double puisqu'il y a deux listes soutenues par le Parti Socialiste ici. Donc dimanche 15 mars c'est le vote de la censure populaire pour Jamel Arouche.
Il est d'autant plus important que nous commencions à tourner la page de la Macronie que l'air devient irrespirable pour des millions de nos concitoyens. Et je veux commencer par dire qu'il y a effectivement un responsable dans le pays de la montée de l'extrême droite et que ce responsable a un nom. Il s'appelle Emmanuel Macron. Je rappelle qu'en 2017 il y avait seulement huit députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale. Qu'après cinq ans de Macronie il y a eu 89 députés d'extrême droite et qu'après sept ans en 2024 il y a maintenant 144 députés d'extrême droite dans notre Assemblée.
Je rappelle que le président de la République disait que le problème de l'hôpital public ce n'était pas le manque de soignants dont Sophie pourrait très bien vous parler le manque de moyens non le problème de l'hôpital public selon le président de la République c'est qu'il y a trop de mamadous. Et je rappelle que c'est ce président de la République qui a permis que pendant plusieurs mois nous ayons comme ministre de l'Intérieur M. Rotaillot M. Rotaillot qui parle des belles heures de la colonisation M.
Rotaillot qui parle comme sous-vichy de français de papier qui parle des jeunes des quartiers populaires en disant qu'ils font une régression vers les origines ethniques et qui crie devant des milliers de personnes à bas le voile. Donc oui pour battre l'extrême droite dans ce pays la première des choses à faire c'est de tourner la page de la Macronie et ça commence ce dimanche 15 mars. Oui l'air devient irrespirable dans notre pays pour des millions de nos concitoyens et je veux dire que nous ne sommes pas dupes de l'instrumentalisation de la mort de Quentin de Ranck. Cette instrumentalisation vise à une seule chose cacher la véritable violence de l'extrême droite.
Ils l'ont toujours fait dans l'histoire ouvrez les livres d'histoire pour voir qui est Urs Wessel Urs Wessel qui était ce cheffaillon nazi qui a été tué en janvier 1930 et dont le meurtre a été instrumentalisé par les nazis au point qu'ils en ont fait une chanson qui derrière est devenue l'hymne du parti nazi et ensuite cette même chanson est devenue l'hymne de l'Allemagne nazie lorsque Hitler était au pouvoir. C'est à travers l'instrumentalisation de ce meurtre qu'ils ont d'abord criminalisé puis interdit les communistes allemands.
Si vous ne voulez pas retourner aussi loin dans l'histoire vous n'avez qu'à voir ce qui s'est passé en septembre 2025 quand vous avez l'assassinat de Charlie Kirk aux Etats-Unis. Suite à cet assassinat vous avez dans un stade absolument rempli un des théoriciens de Trump qui fait un discours en reprenant des pans entiers du discours de Goebbels et derrière le mouvement antifasciste est déclaré mouvement terroriste aux Etats-Unis. Oui, nous, nous ne sommes pas dupes de cela car nous, nous savons et nous nous rappelons que rien que depuis 2022 au moins 12 personnes ont été tuées par l'extrême droite et que ces personnes n'ont jamais eu une minute de silence à l'Assemblée nationale.
Nous, nous savons qu'elle s'appelait Djamel Benjabala écrasée sous les yeux de sa fille de 9 ans par un membre de la brigade française patriote brigade française patriote qui n'a jamais été dissoute. Nous, nous savons qui est Federico Martin Arambourou, ce ruban argentin qui a été assassiné par deux militants d'Igudes. Et je signale juste en passant quand les médias vous disent « Oui, nous en parlons, nous en parlons ».
Eh bien, Akrimed qui fait un travail extraordinaire d'Observatoire des médias a regardé que le jour de l'assassinat de Federico Martin Arambourou, il y a eu effectivement dans le journal du matin, dans le journal du midi et même dans le journal du soir une brève comme un fait divers qui parlait de la mort de Federico Martin Arambourou. Mais il se trouve que dans les 15 jours qui ont suivi cet assassinat, ils ont reçu quatre dirigeants d'extrême droite dans la matinale de France Inter. Je parle de France Inter puisque c'était eux qui disaient à Manuel Bompard qu'ils ont parlé de la violence de l'extrême droite.
Notamment, Marine Le Pen a été reçue dans cette matinale dans les 15 jours qui ont suivi. Eh bien, figurez-vous qu'elle n'a pas eu une seule question et que les quatre dirigeants d'extrême droite n'ont pas eu une seule question ni sur Federico Martin Arambourou ni sur les liens du RN avec le GUD alors qu'ils ont donné des millions à ce groupuscule fasciste et encore moins sur la violence de l'extrême droite. Oui, nous nous savons qu'ils s'appelaient Aboubakar Sissé, Hichem Mirawi et nous n'oublions pas ici que c'est l'extrême droite qui tue.
Et je crois que si cette élection municipale ne ressemble pas à une élection municipale, c'est que tout le monde comprend que nous sommes dans un moment de bascule qui est extrêmement important. Il y a une bascule fascisante d'une part de l'élite politico-médiatique et il faut se rendre compte qu'en une seule semaine nous avons eu Jamel Arouche en a parlé une marche néo-nazi qui a été autorisée hasard du calendrier 82 ans exactement après l'exécution du résistant Missak Manouchian pourtant panthéonisé il y a deux ans dans notre pays.
que 82 ans après cette exécution des néo-nazis le pire de l'extrême droite française et européenne a défilé à Lyon faisant des saluts nazis faisant des chants homophobes et racistes et on se rappellera que dans la France de Macron une marche néo-nazi est autorisée quand des marches pour la Palestine sont-elles interdites et dans cette même semaine nous avons une candidate de la droite à Marseille qui elle assume tranquillement partager les valeurs du pétainisme quant à la ministre Aurore Berger ministre du gouvernement français qui ose qualifier la France insoumise d'anti-France je rappelle que l'expression anti-France vient du théoricien d'extrême droite antisémite Charles Maurras qui à l'époque désignait les juifs les étrangers les frais-maçons et les communistes et que cette même ministre appelle les candidatures du RN à se retirer et à se désister lorsque la France insoumise peut emporter une ville c'est-à-dire propose un accord électoral avec l'extrême droite et que dans cette semaine où se sont tenus tous ces événements vous avez Olivier Faure qui lui décide de mettre dos à dos les fascistes et les antifascistes je le dis ici solennellement il faut refuser absolument cette équivalence il n'y aura jamais d'équivalence entre les fascistes et les antifascistes parce que si les antifascistes existent c'est d'abord parce qu'il y a des fascistes et je veux le dire très solennellement ce qui est en jeu n'est pas seulement la France insoumise même si certains ici voudraient alors pas ici dans cette salle mais dans ce pays voudraient nous dissoudre nous voir disparaître ce qui est en jeu est bien plus important que cela ce qui est en jeu c'est la démocratie car quand vous voyez un ministre de l'enseignement supérieur expliquer que dorénavant toutes nos conférences dans les universités seront interdites dès lors qu'il y aura un risque de trouble à l'ordre public c'est à dire dès lors que n'importe quel groupuscule d'extrême droite dira qu'il ira manifesté devant ça commencera par nos conférences ça continuera par nos meetings et bien je le dis à l'aube d'une échéance celle des municipales et d'une échéance présidentielle qui est majeure pour le pays nous n'accepterons jamais que l'extrême droite fasse la loi ici en France je le disais ce problème est plus important et va même plus loin que la question uniquement de la France insoumise c'est la question de la démocratie et c'est la question de l'identité républicaine de la France je rappelle que le front populaire s'est construit sur l'antifascisme face notamment au défilé des ligues fascistes en 1934 je rappelle que l'antifascisme était la culture commune de tous les résistants à l'occupation nazie pendant la seconde guerre mondiale ici en France je rappelle que ce sont les combats antifascistes qui ont donné le conseil national de la résistance qui ont donné la sécurité sociale dans notre pays qui est un bien commun absolument irremplaçable et donc que la république par essence est antifasciste et ce qui est en jeu est quelque chose qui court depuis très longtemps dans le fil de notre histoire car depuis la grande révolution française vous avez certains dans notre pays en face de nous qui veulent faire croire que la France serait une nation ethnique et bien nous nous sommes les héritiers de cette grande révolution française qui affirmons à chaque instant que la France ne sera jamais une couleur de peau toutes les couleurs de peau sont françaises la France n'est pas une religion car il y a beaucoup de religions en France et même beaucoup de gens qui n'ont pas de religion la France n'est même pas une langue puisque nous partageons la langue française avec 28 autres pays dans le monde la France est une nation politique pour proclamer pour soi-même et pour les autres liberté égalité fraternité vous avez donc ici avec Jamel Harouche la liste qui ne cèdera rien ni face à l'extrême droite ni face aux macronistes et à ses alliés oui Jamel Harouche est le bulletin de vote antifasciste et je veux dire qu'il est temps dans ce pays que nous nous occupions d'autre chose que des fantasmes des racistes car nous avons des défis hautement importants à relever je veux notamment parler du défi qu'aucune génération avant nous n'a eu à relever et là je ne parle pas de défis générationnels en termes de nos âges chacun et chacune mais de la génération humaine qui vit en ce moment même sur cette planète jamais aucune génération avant nous n'a eu à affronter la manière dont nous devons à la fois atténuer et nous adapter au dérèglement climatique il y a en ce moment un scandale dont absolument personne ne parle le scandale du Mercosur vous savez ce traité de libre-échange qui est le plus grand traité de libre-échange jamais négocié entre l'Union européenne et les pays du Mercosur qui est un traité archaïque d'un autre siècle pour transporter des marchandises à des dizaines de milliers de kilomètres de là qui a été mis en place de manière temporaire sans aucun vote du Parlement européen ni aucun vote du Parlement français ceci est un scandale absolu et alors que nous avons toute une partie de la France qui vient de vivre les pieds sous l'eau je veux redire qu'il est temps dans ce pays de faire enfin une vraie bifurcation écologique et sociale ce dont on a parlé juste avant parce que ça commence notamment beaucoup par les communes et donc par l'élection des 15 et 22 mars prochains de même il est temps de faire enfin le partage des richesses car il est insupportable que 53 personnes 53 milliardaires possèdent autant que 32 millions de français soit quasiment la moitié de la population française quand on dit que les ultra riches de ce pays les 500 plus grandes fortunes ont vu leur fortune doubler depuis 2017 comme ni vous ni moi ne sommes bons en millions et en milliards puisque nous n'en avons pas je vais vous illustrer ce qu'ils ont volé au pays depuis 2017 les 500 plus grandes fortunes ont pris depuis 2017 à ce pays l'équivalent de la création de 10 000 postes de professeurs payés pendant 400 ans et bien avec nous le temps des privilèges le temps de servir les ultra riches sera fini et peut-être est-ce pour cela qu'ils nous tapent autant dessus parce qu'ils savent que le temps du partage des richesses de l'augmentation des salaires des minimas sociaux sera venu quand nous serons au pouvoir il est temps d'en finir avec une cinquième république où un homme seul peut décider pour tout un peuple et même contre tout un peuple comme il l'a fait au moment de la retraite à 64 ans et nous agirons pour le référendum d'initiative citoyenne et notamment le référendum révocatoire au niveau national comme communal et il est temps surtout que la France retrouve une voie indépendante au service de la paix car nous nous sentons ici à quel point il est insupportable de voir le gouvernement français comme tant d'autres gouvernements ne rien faire depuis plus de deux ans du génocide toujours en cours à Gaza ne rien faire face à la colonisation qui s'intensifie toujours plus en Cisjordanie ne rien dire alors qu'une proposition de loi va aboutir en Israël qui fait la peine de mort automatique aux palestiniens et je pense notamment aux dizaines de milliers qui se trouvent toujours dans les jôles israéliennes oui il est insupportable que la France ne porte pas haut et fort sa voie pour le droit international et pour la paix et moi je suis fière que le peuple français le fasse car face à un génocide on ne se tait pas on le combat d'autant que depuis quelques jours nous assistons à une guerre illégale de Trump et de Netanyahou qui frappe à la fois l'Iran et maintenant le Liban et je veux commencer par dire qu'il ne faut jamais croire les perroquets de propagande de guerre que vous voyez sur l'ensemble des médias non il n'y a aucune raison d'aller frapper l'Iran car maintenant le peuple iranien après avoir été victime d'une répression brutale de la part du régime se trouve maintenant sous les bombes quelle raison y a-t-il quelle justification peut-il y avoir au fait que le premier jour de ces bombardements 150 fillettes qui avaient entre 7 et 12 ans ont été tuées dans une école par une frappe étatsunienne qui a admis aujourd'hui qu'ils s'étaient trompés dans les coordonnées de même quelles justifications peuvent-ils y avoir lorsque vous bombardez un dépôt pétrolier dans une ville je le rappelle Téhéran compte 10 millions d'habitants avec derrière toutes les conséquences sanitaires qu'auront l'ensemble de ces habitants puisqu'apparemment des témoignages qui nous arrivent la ville est absolument noire ce qui veut dire derrière à la fois des cancers et des maladies chroniques qui vont s'abattre sur les habitants et les habitantes de Téhéran toutes les justifications qui sont données le programme nucléaire iranien et je ne sais quelles autres raisons qui sont données sont des mensonges d'ailleurs le directeur de l'agence de l'énergie atomique a dit que l'Iran n'avait pas un programme nucléaire abouti et tout ce qu'on vous sert de fable sur la démocratie vous n'avez qu'à là aussi ouvrir les livres d'histoire pour voir que par exemple l'Irak guerre à laquelle la France était honorée à dire non a donné un million de morts et la naissance de Daesh donc nous nous sommes cohérents quand nous disons qu'on ne libère pas des peuples avec des bombes et que nous n'accepterons jamais que la France se range du côté des suprématistes que la France se range du côté de ceux qui décident d'instaurer la loi du plus fort et nous nous nous tenons résolument aux côtés du peuple iranien comme aux côtés du peuple libanais puisque aujourd'hui Netanyahou a décidé de bombarder directement Beyrouth centre ce qui est absolument inadmissible donc oui il est temps que la France retrouve une voix écoutée dans le monde cette voix qui ne s'aligne pas à chaque fois sur les Etats-Unis mais qui préfère elle prôner la paix et le droit international pour réaffirmer que nous ne laisserons jamais la Palestine disparaître ni les peuples opprimés se faire bombarder alors Jamel Harouche vous l'a dit à chaque fois on vous dira que c'est impossible que nous n'y arriverons jamais pour l'élection municipale comme pour l'élection présidentielle rappelez-vous à chaque instant de ce qui s'est passé en 2024 en 2024 27 sondages sur 27 tous sans aucune exception disaient que l'extrême droite elle est arrivée en tête et ce sont les quartiers populaires la jeunesse de ce pays les militants politiques associatifs et syndicaux qui ont sauvé la république de l'extrême droite car non seulement l'extrême droite est arrivée troisième mais nous sommes arrivés premiers et là les puissants ont commencé à réaliser quelque chose qui est leur cauchemar absolu nous sommes plus nombreux et nombreuses qu'eux et lorsque ceux qui ont été qui ont souffert des politiques qui ont été menées reviennent aux urnes pour sanctionner ces mêmes politiques alors nos bulletins de vote permettent de tout emporter oui nous avons la force à la fois de tourner la page de la Macronie mais aussi de battre l'extrême droite et je veux dire à un moment où le conseil d'état a voulu confirmer que nous étions d'extrême gauche dans une justification absolument ubiesque puisqu'ils ont expliqué que nous avions le culot de nous présenter nous-mêmes comme France insoumise et que donc pour cela puisqu'il y avait un déplacement de tout le champ politique vers la droite et vers l'extrême droite ceux qui gardent le même programme qui étaient classés à gauche en 2020 en 2022 en 2023 en 2024 seraient d'un coup l'extrême gauche parce que le champ politique s'est déplacé alors que nous gardons le même programme et bien je vais leur dire faites attention parce que si vous continuez comme ça ce sera peut-être la première fois dans toute l'histoire de la 5ème république que l'extrême gauche va gagner l'élection présidentielle d'autant que d'autant que je prends quelque chose comme un bon présage il se trouve que François Hollande a promis au peuple français que nous n'arriverions jamais au second tour de l'élection présidentielle or comme vous le savez François Hollande ne tient jamais ses promesses donc oui nous allons gagner d'ici à dimanche chacun et chacune ici dans cette salle a une tâche politique cette tâche politique c'est de faire vraiment l'effort d'aller voir tout le monde autour de vous vos voisins vos collègues vos amis vos connaissances des clubs de sport des clubs associatifs dans les supermarchés pour redire que ce dimanche on vote et dimanche prochain aussi pour le second tour mais que le premier tour Jamel Arouche l'a dit est extrêmement important parce qu'il ne faut pas penser que tout le monde connaît les dates de l'élection donc il faut commencer par redire à tout le monde les dates ça c'est la première chose la deuxième chose il faut redire aux gens qui ne croient plus parfois à la politique ou qui croient que leur vote ne changera rien que dimanche 15 mars chaque vote va compter j'ai regardé à Villejuif lors des dernières élections municipales en 2020 il y avait 60% d'abstention nous serons toujours de celles et ceux qui refuseront à tout moment que plus de la moitié de la population d'une ville ne puisse pas décider pour son avenir commun et je vais vous dire si nous passons de 60% d'abstention à même 60% de participation alors oui jamais la rouge et la liste faire mieux à Villejuif peuvent l'emporter le 22 mars prochain je termine par les mots d'une sage femme militante anticolonialiste militante féministe malienne qui disait la seule arme que nous possédons est la politique oui la seule arme que nous possédons est la politique alors dimanche 15 mars et dimanche 22 mars armez-vous de votre bulletin de vote pour dire que nous allons tout changer maintenant à Villejuif et l'année prochaine depuis l'Elysée merci à vous