24 octobre : "La réponse sécuritaire ne suffira pas à tout arrêter" (Dorian Dreuil)
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Et on apprend ce soir que le couvre-feu dans certains secteurs de Paris est reconduit toutes les nuits jusqu'à lundi matin. Ça va faire donc une semaine au total he de couvre-feu les soirs à Paris, quartier des et place de la de la République. Aurélie Bemont, l'exécutif veut frapper fort. On est sur une réponse assez maximaliste en terme de de sécurité. L'objectif c'est le retour de l'ordre, le retour de l'ordre et le retour de l'ordre. Donc c'est pour ça que Emmanuel Macron restreint la liberté de de manifester puisque même quand les syndicats euh peuvent avoir des autorisations pour manifester, il faut quand même qu'ils acceptent un tracé qui ne pose pas trop de problèmes de sécurité. Prenons l'exemple de Paris. À
la base, les organisateurs voulaient faire un défilé entre Bastie et Opéra. Sauf que si vous faites Bastie Opéra, vous passez par République. Et alors ça, la préfecture a dit "Ben non, vu ce qui s'est passé le weekend dernier, on vous propose un trajet alternatif qui sera donc Bastille Nation. Euh donc les syndicats euh ont accepté, les gilets jaunes vont se joindre au cortège. Gilet jaunes qui parle d'un parcours irresponsable qui favorise la casse. Alors euh on on avait effectivement sur l'antenne de France Info radio euh à la mi-journée une coordinatrice des gilets jaunes qui était effectivement contre ce nouveau parcours et qui disait euh que voilà ce nouveau parcours ne leur convenait pas et qu'en plus en interdisant ailleurs ça pouvait
favoriser des gens qui voudraient aller sur le parcours interdit que en interdisant des manifestations à Lyon. Ça pouvait quand même inciter les gens à vouloir braver les interdictions de manifestation. sous-entendu que ça pouvait déclencher euh des violences parce que effectivement il y a une règle qui est très stricte sur des interdictions ou des parcours extrêmement encadré, autorisé par les autorités. Ensuite, il va falloir faire respecter ces interdictions de manifester là où elles sont nombreuses. Parce que si jamais on peut pas exclure que des gens veuillent quand même manifester, par exemple Marseille, les manifestations sont interdites, mais c'est toutes les bouches du Rône où les manifestations sont interdites samedi. Alors encore faut-il que la justice
administrative valide aussi l'interdiction. Oui, parce qu'il peut y avoir des recours exactement. Si si la justice administrative considère que c'est une atteinte trop grave à la liberté de manifester qui effectivement ce weekend se retrouve extrêmement encadré. Et on a vu qu'à Paris une manifestation d'étudiants a pu se tenir aujourd'hui. Elle avait été annulée hier par le préfet. La justice administrative a dit oui, il était midi 13h. Les étudiants se sont donc rendus au lieu de rendez-vous et effectivement le préfet a dit "D'accord, vous avez le droit de manifester mais restez bou à l'endroit où vous êtes." Voilà. Donc c'est extrêmement extrêmement cadré pour éviter pour éviter le le chaos qu'on a vu la semaine dernière, même si les les pouvoirs publics ont décidé de renforcer de 20 %
le dispositif de force de l'ordre sur sur tout le pays avec renfort GIGN, RAID, BRI, les blindés, des hélicos et cetera. Donc c'est vraiment de montrer que si vraiment vous manifestez, il faudra être sage. C'est un peu le message du gouvernement. Ramener l'ordre, c'est la priorité, disiez-vous, Aurélie, on pourrait ajouter Adrien Brachet coûte que coûte, quoi qu'il en coûte même. Disons que il y a une forme de de retour de balancier par rapport à la semaine dernière, c'estd que le gouvernement ne veut surtout pas euh reproduire ce qui s'est passé l'an dernier où il y a eu euh clairement euh un manque d'anticipation euh de de la situation où le le les forces de l'ordre à certains endroits ont été débordées. Donc, il y a une volonté pour le gouvernement absolument de ne pas revivre une
deuxième fois le même samedi. C'est ce qu'a exprimé Sébastien Lecornu à l'Assemblée. La difficulté qu'il y a, c'est que le le problème est certainement plus profond et plus difficile que celui-ci. Je parlais tout à l'heure avec un un préfet. Donc ce sont les préfets qui vont se retrouver en première ligne ce ce weekend et ce préfet était au fond euh assez dépé, assez lass de la situation. me disait euh euh tout cela devient un petit peu vain dès lors que le problème n'est pas principalement technique ni opérationnel mais purement politique. C'est-à-dire que ça rejoint toute la discussion qu'on avait tout à l'heure. on comprend bien qu' a un problème de fond de fracturation de la
société, de rapport à l'autorité, de de fracture, d'inégalité qui est qui est qui s'est installé, qui est plus large et et que donc au fond cette colère qui existe, ces défaillances qui existent et que l'on voit elles vont se poursuivre, elles sont toujours là et donc le le le le retour potentiel à l'ordre ce samedi ne règle pas la question de l'état dans lequel se trouve notre démocratie. Mais l'idée est peut-être aussi de de séparer manifestants et casseur. Certes, les revendications sur le fond des manifestants, elles vont rester d'Orient Droy, mais on peut aussi espérer que cette fois avec plus de coordination, plus d'anticipation côté police et renseignement, on puisse mieux gérer ces ces groupes d'individus
qui viennent pas pour manifester en fait et pour scander des slogans politiques qui viennent juste pour pour s'en prendre au bien. Oui. Et puis il y a aussi l'entrée dans la danseon parlait de chorégraphie tout à l'heure des syndicats qui ont aussi cette culture et cette capacité à organiser de grandes mobilisations. Ce gouvernement les a d'ailleurs connu par le passé. Et donc je pense qu'il faut à la fois faire confiance et espérer du côté du juge administratif qu'effectivement il y ait ce travail de vérifier qu'il n'y ait pas d'atteinte trop forte aux liberté de manifester et et à la capacité de manifestation qui qui est une forme d'expression démocratique. On est sur une ligne de crète là quand même quand le gouvernement interdit à tour de bras les préfets en tout cas
interdisent les manifestations. En tout cas la réponse sécuritaire, elle ne suffira pas à à à tout arrêter. elle ne suffira pas à euh faire en sorte que euh ce soit le dernier samedi de mobilisation. Ça, la seule possibilité euh pour qu'il y a un essoufflement de ce mouvement, c'est la traduction politique. C'est euh la méthode démocratique pour prendre en compte ces revendications et les traduire politiquement. Mais on en revient à nos discussions de tout à l'heure. Euh comment le traduire alors que ce gouvernementura changé quoi qu'il arrive dans 6 mois ? Donc on retombe un peu sur une sorte de de de d'impasse d'impasse politique, d'impasse démocratique à vraiment trouver un déboucher à ces mobilisations. Ben, il y a la question du je administratif et puis il y a la
question bah des syndicats, des corps intermédiaires dont c'est aussi le rôle et dont ils ont l'expérience de ce type de mobilisation d'organiser ces ces ces moments-l et ils sont appelés d'ailleurs attendus par le pouvoir politique et et le gouvernement après avoir été pendant si longtemps mis de côté, démonétisé, délligitimé, voilà qu'ils vont venir sauver entre guillemets un peu la situation et organiser les cortèges et la mobilisation. Ce qui est heureux qu'enfin le personnel politique se rende compte de l'importance de ses corps intermédiaires puisqu'ils sont à la fois des capteurs et des baromètres, des thermomètres de ce qui se passe dans la société qui permettent d'anticiper aussi des sujets crispants montants et de pas les découvrir à la veille d'une d'un
appel à manifester. Et c'est aussi des des interlocuteurs qui permettent de de de renforcer l'acceptation d'une réforme ou de ou de de négocier. Enfin, tout ça est un béabat de la démocratie sociale et qui est elle aussi ben le béabat de la démocratie. Adrien Brachev. Oui. Ce qui est compliqué si on en revient à la pure question du maintien de l'ordre, c'est que ces organisations syndicales sont souvent elles-mêmes dépassées euh par un certain nombre d'éléments radicaux violents euh qui viennent se greffer aux manifestations et elles n elles ont moins la capacité d'encadrement qu'elles avaient. Avant, il y avait un rapport de la Cour des comptes il y a quelques années qui le sur cette question là qui le montrait très bien, qui qui montrait que la difficulté aussi
du maintien de certaine manière, c'est ce qui s'est passé au moment des gilets jaunes, c'est-à-dire que vous avez beaucoup moins de leaders clairs, vous avez des groupuscules qui ont des modes d'action violentes et donc c'est beaucoup plus difficile aussi pour les syndicats d'organiser et de catalyser les les les l'organisation. On a entendu Emmanuel Macron tout à l'heure. Aurélie Bemon, est-ce que le chef de l'État essaie de de reprendre la main sur ce dossier après son absence très critiqué par certains débuts de semaine lors ce qu'il est allé négocier des des barils de pétrole dans le golf ? Et c'est vrai que ce voyage n'a pas forcément été euh compris euh par tout le monde, hein. Euh Édouard Philippe, par exemple, avait qualifié euh cette visite au Moyen-Orient de pas forcément très
opportune. Euh on voit bien queuel Macron tenait absolument à y aller parce que le le carburant, c'est aussi une des revendications principales euh des pas des lycéens évidemment, mais de la partie plus gilet jaune et du de l'appel à manifesté le 17 octobre initial qui avait été lancé début septembre. Donc il a considéré qu'effectivement son rôle c'était c'était aussi de s'occuper de ce sujet de fond. Mais on voit bien ce qu'il a fait dimanche soir, juste avant de partir, il a fait une allocution qui n'a pas forcément été extrêmement bien reçue par la classe politique et cetera et que ce soit d'ailleurs y compris jusque dans son camp. Et donc il est rentré et la première chose qu'il a faite, c'est organiser un conseil de sécurité à l'Élysée et de prendre la
parole pour dire euh le chef de l'État est là, donc oui oui, je suis là. Et même si je n'étais pas là hier euh et avant-hier et lundi, j'ai quand même suivi la situation à distance. Il est même intervenu assez longuement hier sur le sujet depuis depuis le Qatar. Il fallait montrer effectivement qu'Emmanuel Macron ne se désintéressait pas de la situation euh dans le pays. Euh il présidera d'ailleurs demain un conseil de défense par sous votre contrôle Aurélie et il rendra visite également des forces de l'ordre. C'est ça. Oui, exactement. Euh demain, il y a ces deux ces deux choses à l'agenda du président, conseil de défense et visite auprès de de force de l'ordre. On n' pas pour l'instant de détail sur le le lieu précis de de ce déplacement, mais voilà,
de montrer que ben l'État c'est lui pour et donc l'autorité de l'État, il l'incarne aussi et donc veut aller évidemment soutenir les forces de l'ordre à la veille de cette nouvelle journée de de mobilisation et à la veille également d'un autre événement politique important, le congrès du rassemblement national. Ça se passe samedi et dimanche à à Orléan. C'est en fait le lancement officiel de la campagne de Marine Le Pen à la présidentielle. Les autorités attendent 20000 à 30000 opposants dans la ville. Il y aura une manifestation autorisée le samedi matin. En revanche, celle de dimanche a été annulée par le préfet du Loiré qu'on va écouter, Hug Moutou. À ceux qui viendraient à Orléan ce weekend avec l'intention de provoquer
des affrontements ou de commettre des violences, je veux adresser un avertissement sans ambiguïé. Les forces de sécurité seront présentes en nombre, bien équipées et elles agiront sous mon autorité avec la détermination requise pour assurer l'ordre. 3000 forces de l'ordre mobilisé ce weekend à Orléan. Est-ce que le gouvernement joue gros Adrien Brachet sur ce congrès du Rassemblement national ? Oui, c'est certain que il y a une inquiétude et que on sent bien que le gouvernement et l'État et on l'a entendu à travers la voix du préfet absolument éviter qu'il y ait un débordement, qu'il y ait des scènes de violence. D'autant que, rappelons-le, le
le Rassemblement national est quand même le en tête des intentions de vote pour le premier tour de la prochaine élection présidentielle. Euh donc euh disons que le le le gouvernement aurait du mal ensuite à euh assumer de ne pas avoir su euh maintenir l'ordre euh dans ce dans ce cadre-là et ça lui retomberait probablement dessus. Euh et c'est probablement aussi une question d'expression de la démocratie que ça se passe que ça puisse se dérouler sans violence. Donc on sent qu'il y a un point d'interrogation et de vigilance très forte de la part de du gouvernement sur Orléan. d'Orient Dreuily, 20000 à 30000 opposants attendus Orléan pour bah manifester leur opposition aux idées du
Rassemblement national. Est-ce que ça dit quand même quelque chose sur la perception du du RN dans la société ? Certes, effectivement les tous les sondages donne Marine Le Pen gagnante assez largement de la présidentielle, mais malgré tout, elle est aussi capable de réunir beaucoup de monde contre elle. Oui. Et et ça dit en tout cas qu'il y a une inquiétude ou en tout cas une mobilisation qui s'organise et et qui va sûrement s'amplifier à mesure qu'on va s'approcher du du premier tour du du scrutin. Maintenant, ce qu'il faut espérer, c'est que bah ce rassemblement se fasse de manière pacifique, que que que ça se passe bien et que ça soit une
opposition aux idées et au fond plus qu'au plus qu'aux personnes et que cet événement interne du Rassemblement national ne puisse pas pâtir de de voilà d'une forme de perturbation autrement que sur le fond et les idées. D'autant que c'est aussi pour Marine Le Pen et Jordan Mardella l'occasion de relancer quelque peu euh cette campagne présidentielle ou leur manière de faire campagne qui a connu quelques euh quelques détours euh jusqu'à jusqu'à présent entre des révélations dans la presse, entre euh voilà une difficulté d'alignement de fonds et hôtes puisque c'est à ce moment-là aussi que doit être intronisé ou réintronisé d'une certaine manière Jordan Mardella la tête du mouvement. Donc c'est un lancement de de
de campagne présidentielle officielle mais dont il faudra espérer qu'on puisse entendre et voir des mobilisations sereine et saine parce que le Rassemblement national comme n'importe quel autre parti politique par ailleurs, il se combat dans les idées, il se combat sur le fond, ce qu'on a de plus en plus de mal à faire aujourd'hui. On on parle depuis tout à l'heure d'une d'une fragmentation euh euh au sein de la société et d'une polarisation si forte que sûrement on l'a jamais observé jusqu'à présent, même dans les plus grands moments de tension politique ou ou social de de notre pays ces dernières années. Mais l'enjeu est quand même aussi de retrouver cette capacité à dialoguer, à confronter des idées, à retrouver de la conversation parce qu'il y a aujourd'hui que que ça
comme remède contre la polarisation, c'est garantir de la conversation, garantir du débat et garantir que chacun et chacune puissent exprimer des convictions, se convaincre ou accepter que les uns et les autres puissent ne pas se convaincre. Mais je pense que c'est un un d'ailleurs tout l'enjeu de de ce weekend mais aussi des autres àir d'ici les semaines qui viennent et et on on est on a mis notre démocratie sous une forme de stress test et l'enjeu collectif est de voir si est-ce qu'on arrive justement à faire redescendre un peu la température et à sortir de cette fragmentation, cette polarisation, cette manière qu'on a aussi d'être enfermé ou de s'enfermer dans des dans des bulles informationnelles ou dans des dans des récits parallèle qui nous amène à plus
partager la même réalité presque d'une certaine manière. Je sais pas si j'ai répondu à à la question par en tout cas le le le meeting le congrès du RN permet en tout cas à la gauche de se reparler Auréli Bemont puisqu'on attend samedi à Orléan à la fois le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Fort insoumis de Saint-Denis Bali Bagailloko. Vous savez le barrage à l'extrême droite c'est un ciment très fort à gauche et même quand il y a des hauts et des bas généralement le barrage finit par se reconstituer. Ça c'est vraiment sans doute le phénomène le plus marquant à gauche. Sauf que Raphaël Gluxman pour l'instant il dit pas qui choisirait en cas de second tour. Non parce qu'il refuse de rentrer dans ce piège. Il refuse de rentrer
évidemment dans ce piège qui consiste à acter que donc lui-même ne serait pas au second tour. Donc il fait de la de la politique en faisant ça. Et puis Raphaël Luxman, il n'est pas membre du Parti socialiste. qu'il a pas la même antériorité que le Parti socialiste en tant que tel où ça c'est quand même d'ailleurs céit un des gros des gros phénomènes que Emmanuel Macron a sous-estimé en prononçant la dissolution un soir d'élections européennes en 2024. il était persuadé que la gauche allait du coup se retrouver totalement éclaté, ne ferait pas d'union et résultat qu'est-ce qui s'est passé en 3 jours, ça a été compliqué hein, mais ils ont reconstitué le nouveau Front populaire et donc ça, il y a quand même ce réflexe extrêmement fort à gauche. que souvenez-vous
quelques mois plus tôt, il y avait eu les les programmes du euh en Israël et donc LFI s'était déjà retrouvé un peu mise au banc du reste de la gauche sur ce la façon dont elle évoquait cette cette date et puis sauf qu'en fait aucun problème ça s'était reconstitué pour faire il y a toujours voilà il y a une hiérarchie des périls. Et donc pour la gauche, la gauche traditionnelle qu'elle soit socialiste ou communiste ou LFI, le premier des périls, c'est l'extrême droite et dans ce cas-là et bien ils savent se reconstituer quand il y a besoin. Est-ce que ça veut dire Adrien Brachet que la gauche peut effectivement se réunir en cas de de de risque d'accession selon son point de vue de Marine Le Pen à la présidence de la République ? Et bah d'ailleurs Olivier
Fort dès la victoire de Raphaël Guxman, Olivier Fort et ses proches au sein du Parti socialiste se sont empressés de dire que la la victoire de Raphaël Guxman la ligne pour l'élection présidentielle mais pas pour les législatives. Et donc Olivier Fort et ses proches ne cessent de dire que non la question des législatives n'est pas faite et n'exclut pas Olivier Fort n'exclut pas qu'il y ait de nouveau une alliance avec la France insoumise aux prochaines élections législatives. Ce qui embête beaucoup d'ailleurs Raphaël Guxman parce que Raphael Guxman a basé tout son discours sur la clarté dans la rupture avec la France insoumise et derrière vous avez toute une partie du Parti socialiste qui commence à dire "Non non, ce n'est pas aussi simple que ça. Ce n'est pas aussi clair que ça."
Euh donc ça ça brouille le message d'ailleurs de la campagne de Raphaël Gluxman et c'est probablement d'ailleurs ça va être une des difficultés de Raphaël Guxman pendant les prochaines semaines et les prochains mois. C'estàd que lui va répéter qu'il y a une rupture nette et claire avec la France insoumise ce qu'attend une bonne partie des électeurs qui ont voté pour lui à à à la primaire. Mais derrière lui, toute une partie du Parti socialiste va dire "Non, non, ce n'est pas aussi simple que ça." Et donc ça augure certainement de de difficultés à venir dans la dans la campagne de la gauche et des sociaux-démocrates. Je précise que donc demain, il y aura le conseil de défense autour d'Emmanuel Macron et que Sébastien Lecnului se rendra à Limoge. Limoge donc où la
mairie a été incendiée samedi dernier en marge des manifestations. On en reparlera bien évidemment sur l'antenne de France info. C'est l'heure de prendre un temps d'avance comme chaque soir, une info, une actu dont on va parler dans les les prochains jours. Aurélier Bemont, vous nous dites qu'Emmanuel Macron va de nouveau quitter la France dans les prochains jours. Alors ou pas ? Parce que la semaine prochaine effectivement à l'agenda du président, il est prévu un déplacement cette fois au Nigéria et au Sénégal. Donc de mercredi à samedi, sauf que aujourd'hui quand vous posez la question à l'Élysée, on vous dit c'est à l'agenda pour l'instant et d'autres conseillers
disent plus frontalement. Alors tant que ça n'a pas été annoncé officiellement, ça n'existe pas. Pourquoi ? Parce qu'avant mercredi prochain, il y a ce weekend et donc il est probable que la décision finale d'aller ou pas en Afrique la semaine prochaine sera prise une fois qu'on aura vu comment s'est déroulé euh ce weekend où l'exc l'exécutif va jouer extrêmement gros. en toute la France et aussi à Orléan pour pour sécuriser ce ce meeting du Rassemblement national. Ça joue vraiment chez les Français d'Orient Dreuil. Si Emmanuel Macron quitte le pays, il la fin en début de semaine, il pourrait le refaire la semaine prochaine. Est-ce que est-ce que les Français lui reprocheraient vraiment ? Est-ce que est-ce qu'on attache une importance à ça ? Je suis pas certain
que ça a un impact fort dans l'opinion parce que je je pense que dans la société, il y a une une maturité constitutionnel beaucoup plus forte qu'on le pense et et je je pense que de on fait beaucoup mieux et plus la différence entre présider et gouverner que ne le font certains qui président du coup ou qui gouvernent ou qui parfois inversent les deux ou essaient de faire les deux. Et je pense que les réponses elles sont pas tellement attendues d'Emmanuel Macron lui-même, elles sont attendues du gouvernement et euh elles sont attendues euh du personnel politique même au-delà. Hm. Surtout que Adrien Brachet, c'est vrai qu'Emmanuel Macron quand il parle à présent, on n' pas l'impression que ça contribue forcément à apaiser les choses. La laall locution de de dimanche
soir était extrêmement symptomatique de ça. C'est-à-dire que c'est une allocation qui a été annoncée tôt dans la journée, qui était attendue, qui a été très suivie d'ailleurs en terme d'audience et qui était très légère d'un point de vue du contenu. C'est dire que on se disait si le président de la République prend la parole, c'est qu'il a des annonces substantielles à faire et ça n'a pas été le cas. Et ce qui est très révélateur, il se dit il se dit qu'il avait envisagé d'annoncer l'état d'urgence et finalement il aurait refusé. C'est ce qu'il se dit. Mais dans ce cas-là, il aurait peut-être dû réfléchir avant d'annoncer une allocution. Et ce qui est et ce qui est frappant, c'est que même au sein de son camp, même au sein du pouvoir et même au sein de
l'appareil d'État, j'en parlais avec un préfet notamment, cette allocution a été très mal prise et à la fois il y a probablement le fait qu'en effet il y a une différence entre présidée et gouverné et je rejoins ce que disait d'Orient et que je pense que les Français sont conscients qu'Emmanuel Macron va pas tout régler du jour au lendemain mais il y a quand même des symboles surtout dans une République comme la nôtre et qui a eu cette expression du président de la République sans véritable concrétisation charnelle si vous voulez et et sans véritable contenu clair derrière ça contribue quand même à à à un certain affaiblissement des institutions. Et d'ailleurs, Damorellie, vous disiez que même dans son propre camp, le camp d'Emmanuel Macron, son allocution avait
été mal comprise. Ah oui, eu beaucoup de gens euh de du bloc central euh ou chez ses alliés, enfin ses alliés des anciens premier ministres euh pour ne pas les nommer euh euh ont trouvé qu'effectivement euh c'est une allocution qui n'avait pas été euh à la à la hauteur du moment, même si dimanche soir Emmanuel Macron euh ouvre la porte au préfet pour que prennent des mesures localement sur que ce soit des des couvre-feu toute autre mesure qu'il pourrait juger utile. Par exemple, des interdictions de manifestation. Donc il avait euh commencé à donner la doctrine, les préfets verront ce qu'on peut faire ou pas pour euh pour euh pour rétablir l'ordre. Euh Adrien Brachet, euh l'autre événement dont vous vouliez nous parler qui va se passer dans les prochains
jours, fin de semaine prochaine me semble-t-il, les 29 et 30 octobre. Oui. Ce sommet entre l'Union européenne et le Canada, pourquoi est-ce que c'est important ? Oui. Alors déjà, parce que au milieu de toute cette actualité très sombre, j'avais envie de vous parler de quelque chose d'assez positif et de rassurant euh qui est ce sommet entre l'Union européenne et le Canada qui se tiendra donc à Montréal fin octobre. Euh Marc Carnet, le premier ministre canadien, va recevoir Ursula Van Derleyen, notamment la présidente de la Commission européenne. L'idée dans la continuité du du déplacement de de Marc Carnet à Strasbourg devant les eurodéputés il y a quelques semaines, l'idée de continuer à construire la coopération entre le Canada et l'Union européenne sur des sujets comme les
matières premières, les services numériques, l'énergie et notamment dans la construction d'une diplomatie alternative qui ne passe pas par Donald Trump. idé et et et d'avoir une une nouvelle forme aussi de multilatéralisme et d'autres formes de coopération qui échappent à la pression qui est mise par Donald Trump. Donc déjà c'est extrêmement intéressant de ce point de vue de là. Et et une deuxième raison pour laquelle c'est très intéressant, je trouve et ça on va rejoindre une partie des débats que nous avons eu depuis tout à l'heure, c'est que ce rapprochement entre l'Union européenne et le Canada au niveau de l'Union européenne, il est salué par des eurodéputés de famille politiques différentes. C'estd qu'il est salué par des socio-démocrates, il est salué par des conservateurs, il est
salué par des libéraux. Et donc ça c'est extrêmement rassurant parce que ça montre qu'il y a certains points euh structurants et là on parle d'une question quand même diplomatique et de géopolitique sur lesquelles euh on est capable en tout cas au niveau européen de faire preuve de maturité politique euh et euh de d'être d'accord sur certains objectifs. Après tout ça est encore flou he le rapprochement concrètement comment ça va se faire mais que déjà dans le dans le principe il y ait un accord entre des gens de famille politique différente. C'est déjà rassurant. Bien merci beaucoup Adrien Bracheramo pour nous donner la une du point s'il vous plaît. Quaton fait de la France 20 ans d'effacement de l'État et de l'autorité sur les événements bien sûr de samedi
dernier et aussi une enquête sur David Lissard le candidat qui rebat les cartes à droite. Il se passe quelque chose c'est le slogan un petit peu de l'entourage de de David Lissard. Merci à tous les trois. Adrien Brachet Dorian Dreuil expert associé de la fondation Jean Jorè directeur d'étude de l'Institut Bona Fidé. Merci à vous également Aurélie Bemont, chef adjoint du service politique de France Info. Excellente soirée sur France info à la radio et à la télé.