Nicolas Dupont-Aignan invité de LCP
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20FerméeÉludée
Vous dites que la France va devoir partager son siège au Conseil de sécurité de l'ONU avec l'Allemagne ?
- 1:06RelanceRéponse directe
Pourquoi l'Allemagne et pourquoi pas les autres pays ? Pourquoi la France sabote ses atouts ?
- 3:03OuverteRéponse partielle
Certaines de vos déclarations sur le traité ont été jugées comme des fake news. Le président a dit que vous véhiculiez des mensonges.
- 4:00RelanceRéponse directe
Le président a signé le traité de Marrakech et le CETA sans consultation de l'Assemblée. Pourquoi cette absence de démocratie ?
- 5:49OuverteRéponse directe
On va parler de la loi anti-casseurs en discussion.
- 6:17RelanceRéponse partielle
Vous avez raison sur le fichier des casseurs, mais il est intégré dans un autre fichier. Une loi anti-casseurs est-elle acceptable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« avec ce traité, la France va être soumise aux lois allemandes. »
- 2:02Invité politiqueFait
« Il dit, l'admission de l'Allemagne en tant que membre permanent est une priorité de la diplomatie franco-allemande. »
- 2:10PrésentateurFait
« il y a l'article 5 qui mutualise les moyens diplomatiques et qui dit qu'il y a une concertation avant toute position. »
- 3:22PrésentateurFait
« il faut dire tout ce qu'il a dit, il a dit qu'en étant opposé à ce traité, j'étais complice des crimes du passé. »
- 4:10PrésentateurFait
« Le président a signé le CETA, traité de libre-échange sur l'agriculture, sans que cette assemblée ait été signée. »
- 6:17PrésentateurFait
« C'est faux, Madame, pardonnez-moi, vous avez raison sur ce point, mais ils l'ont mis dans un autre fichier. »
- 7:11PrésentateurFait
« Il y a des islamistes dangereux, condamnés 50 fois, fichiers S, que le gouvernement n'a jamais voulu arrêter préventivement. »
- 7:29PrésentateurChiffre
« Le ministre de l'Intérieur a dit qu'une centaine d'individus seraient concernés. »
Temps de parole
- Présentateur72 %
- Nicolas Dupont-Aignan19 %
- ?9 %
≈ 46,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Nous retrouvons à présent Daniel Sportiello dans l'hémicycle avec son invité pour ma part, j'aurai le plaisir de vous retrouver après les questions au gouvernement. Ce sera à 16h. A vous Daniel.
Merci Brigitte, bonjour à toutes, bonjour à tous. Mon invité aujourd'hui est le député de l'Essonne, président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur le
député.
Bonjour Daniel Sportiello.
A vous tirer à boulet rouge sur le nouveau traité franco-allemand qui a été signé à Ex-La Chapelle parce que pour vous, il va aboutir à un abandon de la souveraineté de la France au profit de l'Allemagne. Vous dites par exemple qu'avec ce traité, la France va être soumise aux lois allemandes. Mais ça, c'est pas du tout dans le traité. Je
n'ai pas dit que la France allait être soumise aux lois allemandes. J'ai dit
que
le siège du Conseil de sécurité à l'ONU,
que
la France a, il est pour la France. Est-ce que le président américain qui a un siège de Conseil de sécurité à l'ONU, il y a cinq pays, la Chine, la Russie, l'Angleterre. Est-ce que les quatre chefs d'État de ces pays
vont
mettre en place une procédure par traité pour le concerter toutes les positions avec un autre pays ? Non. Parce que c'est la crédibilité du
pays. Autrement dit,
vous dites que la France va devoir partager son siège, c'est cela
? De fait. De fait. Il
y
a un article 5 et un article 8. Nous allons mettre en commun et négocier avant chaque position avec l'Allemagne. Et je dis, j'ai beaucoup de respect pour l'Allemagne, je suis gaulliste, je crois à la réconciliation franco-allemande. J'ai admiré les images de Général de Gaulle et de Coran d'Adenauer, mais
c
'était sur un pied d'égalité. Ce n'était pas la France qui se soumettait à la décision allemande. Et nous allons perdre une crédibilité à l'ONU en matière internationale. Par exemple, Jacques Chirac et Dominique de Villepin, s'ils avaient dû d'abord négocier avec l'Allemagne sur l'Irak, on n'aurait peut-être pas eu la même position. Ce que je veux dire, c'est qu'on n'a pas à abandonner notre atout. Qu'est-ce que l'Allemagne nous donne en contrepartie ? Rien.
Alors, s'il vous permettez, M. Dupont-Aignan, on est allé regarder évidemment l'article 8, on
l'a bien
étudié, on l'a bien
épluché.
Il dit, l'admission de l'Allemagne en tant que membre permanent est une priorité de la diplomatie franco-allemande.
Eh bien,
je m'oppose à cela.
Il n'y a
pas de
partage de siège
? Non,
il y a l'article 5 qui mutualise les moyens diplomatiques et qui dit qu'il y a une concertation avant toute position. Eh bien, je vais vous dire une chose. Pourquoi l'Allemagne et pourquoi pas les autres pays ? Pourquoi la France sabote
les
atouts qu'on a
?
Pourquoi la France est le seul pays au monde qui, en permanence, quand elle a un atout, le sabote ? C'est absurde. Et si on veut faire un partenariat franco-allemand, on le fait sur une base d'égalité et on demande à l'Allemagne des contreparties. On travaille ensemble. Moi, je suis pour Airbus, pour la fusée Ariane.
Mais
par exemple, Alstom, là. Alstom va passer sous le contrôle d'une entreprise allemande, Siemens. On aurait pu créer, quand même, entre Alstom et Siemens, un Airbus du rail sur un pied d'égalité. Moi, je
suis pour la coopération, mais je ne suis pas pour la
soumission.
Sur le traité franco
-allemand, quand même, certaines de vos déclarations ont été jugées comme des fake news. Et le président a dit que vous véhiculiez des mensonges. Eh bien,
c'est grave de la part d'un président. Dès qu'on est en désaccord avec le président de la République, c'est une fake news. Dès qu'on est en désaccord avec le président de la République, il nous calomnie. Il a même osé dire, il faut dire tout
ce
qu'il a dit, il a dit qu'en étant opposé à ce traité, j'étais complice des crimes du passé. Moi, le fils de résistant
?
Mais comment peut-il dire ça ? Je suis gaulliste, je crois à l'indépendance de la France,
je crois à l'Europe.
Je
crois, mais
attendez, il
y a surtout un pays, la France, où on n'a plus le droit de penser sur l'immigration, sur la liberté du pays. Où il y a une vérité
qui
est imposée par certains médias et par le président de
la
République. Je vais vous dire une chose, les Français sont libres de penser. Et je suis ravi que cette polémique permette aux Français d'aller voir ce que le président signe. Parce que le président a signé le traité de Marrakech, le pacte de Marrakech sur l'ONU, sur l'immigration, sans que cette assemblée ait été consultée. Le président a signé le CETA, traité de libre
-échange sur l'agriculture, sans que cette assemblée ait été signée.
Non,
non,
mais je finis.
Et le président
signe le traité d'Aix-la-Chapelle, sans qu'un parlementaire de cet hémicycle ait été consulté. Moi, je demande qu'on vive en démocratie, il
y
a un grand débat. Eh bien, je demande au président de la République, avant de signer des traités qui engagent la France, après lui, parce qu'il est de passage, il n
'a
pas le droit de céder les atouts du pays comme
ça.
Mais vous dites céder, mais en quoi une meilleure coopération avec l'Allemagne sur le terrain économique, diplomatique,
de sécurité,
est-il contraire
aux intérêts de la France ? Mais je suis d'accord, madame,
vous êtes une femme. Ben j'espère. Avant 1965, vous aviez besoin du consentement de votre mari pour signer un chèque.
C
'était le statut des femmes il n
'y a
pas si longtemps. Et c'est le général de Gaulle qui a supprimé cela. Eh bien, moi, je ne veux pas que l'Allemagne, madame Merkel, ait la signature de la France. Et j'estime que la France peut travailler avec l'Allemagne. Je souhaite des projets européens avec l'Allemagne. Je respecte et j'admire l'Allemagne sur certains points. Mais ce n'est pas l'Allemagne de décider pour la France. Vous
êtes un petit peu sur les mêmes
thèses et les mêmes accusations que Marine Le Pen. Et
M.
Mélenchon, et M. Chevènement, et un universitaire hier dans le Figaro qui a dit, un universitaire, il n'appartient pas à Debout la France, qui a dit que ce traité menaçait la liberté du peuple français. Le président de la République est là pour défendre la France. Il n'est pas là pour céder à X pays
la
souveraineté, c'est-à-dire le pouvoir des Français. Ni M. Trump, ni M. Poutine, ni Mme May le font. Pourquoi lui le fait ? Il n
'y a
pas suffisamment de problèmes de pouvoir d'achat
?
Il
n'y a pas suffisamment de problèmes à régler en France ? On va
parler de la loi anti-casseurs qui
est en
discussion en commission en
ce moment,
qui prévoit évidemment, après le phénomène des Gilets jaunes, de durcir la loi contre les casseurs, comme son nom l'indique. Ce matin, en commission, la majorité, les députés de la majorité, ont rejeté l'idée d'une sorte de fichier national qui répertoriait les casseurs comme il existe un fichier de hooligan qui serait interdit de stade.
C'est faux, Madame, pardonnez-moi, vous avez raison sur ce point, mais ils l'ont mis dans un autre fichier. Oui,
le fichier des personnes recherchées. Moi, je veux être
clair.
Enfin, c'est dans
un autre fichier,
mais ce n
'est
pas dans un fichier de casseurs.
Je veux être clair. Une loi anti-casseurs, oui. Une loi contre les casseurs, oui. Par exemple, dans la loi,
il
y
a
un point très positif. Fouiller les gens avant qu'ils arrivent dans une manifestation pour ne
pas
qu'ils aient d'armes. Oui. En revanche, en revanche, Madame, utiliser le mot casseur
pour
mettre dans cette loi
la
possibilité pour un préfet
d
'interdire à un Français qui n'a jamais été condamné, jamais été condamné, qui n'a jamais rien fait,
l
'interdire de manifester, c'est une atteinte à la liberté individuelle. Et je vais vous dire quelque chose qui me surprend.
Il
y a des islamistes dangereux, condamnés 50 fois, fichiers S,
que
le gouvernement n'a jamais voulu arrêter préventivement. Et quand je l'ai demandé, on m'a traité de tous les noms.
Et
aujourd'hui, alors que le gouvernement est incapable d'arrêter des fichiers S qui ont commis des actes de délit,
il
veut permettre d'arrêter un Français comme vous et moi et
lui interdire de manifester. Le ministre de l'Intérieur a dit qu'une centaine d'individus seraient
concernés.
Madame, sans aucun critère, cette loi anti-casseur est une loi anti-opposant politique.
J
'accepte la loi anti-casseur si elle lutte contre les vrais casseurs. Je n'accepte pas que ce gouvernement utilise les casseurs pour interdire des Français honnêtes de manifester. Et c'est là où il faut trouver un équilibre. Alors, moi je vous le dis très clairement, il y
a
des dispositions que je voterai. La fouille pour éviter les armes sur les manifestations.
Mais
pas un fichier, sans que vous ayez été condamné avant. Un fichier, oui, si vous avez été condamné. Si vous avez été pris en flagrant délit de violence, alors là, oui, il faut interdire les gens de venir manifester. Mais pas un fichier comme ça à la discrétion de M. Castaner. Mais vous vous rendez compte où on en arrive ? Et je voudrais que les Français qui m'écoutent comprennent
qu
'on peut être dur face aux casseurs,
mais
qu'on ne doit pas être faible face aux casseurs et aux islamistes, et en même temps, durs face aux Gilets jaunes, qui simplement veulent vivre de leur retraite et vivre de leur travail.
Alors, vous avez critiqué la présence d'une ministre du gouvernement, Marlène Schiappa, sur le plateau de Cyril Hanouna, où elle veut aller défendre le grand
débat.
Ah non, ça je n
'ai
pas critiqué
ça, madame. Vous n'avez rien dit ?
Non, j'ai critiqué le fait que Mme Schiappa, ministre, anime le débat avec M. Hanouna. Parce que je ne comprends plus, si les ministres maintenant remplacent les journalistes, vous devriez céder votre micro à M. Castaner, et puis M. Castaner interdira de manifester des gens honnêtes comme moi ou comme vous, et puis on n'est plus en démocratie. Donc je veux bien
qu'on rétablit les choses. Donc vous critiquez la présence de la ministre ? Non, pas la
présence. Que Mme Schiappa soit invitée comme n'importe qui très
bien, mais
qu
'elle anime un débat, je me dis que c'est le monde à l'envers. D'ailleurs, ce grand débat dont on nous parle, en
démocratie, le débat, il est tout le temps.
Est-ce que vous iriez jusqu'à dire, comme l'a fait le maire LR de Nice, Christian Estrosi, si le journal du Hard existait encore, peut-être que Mme Schiappa irait
?
Si le journal du Hard existait encore...
Non,
non, je n'aime pas les attaques personnelles
contre les femmes et les hommes. C'est un peu fort de café quand même. Non, je vais vous dire, je
conteste les idées des politiques. Je n'ai jamais attaqué une personne de ma vie.
Et
je déteste les attaques personnelles. Et je trouve que la politique, j'ai du respect pour toutes les personnes, sauf si elles sont malhonnêtes. Et quand les personnes sont honnêtes et défendent leurs convictions, je les respecte.
Donc c'est normal que
les ministres aillent sur les plateaux de télévision
pour défendre de grands
débats
?
Mais ce n'est pas normal qu'un ministre prenne le micro d'un journaliste. Et M. Hanouna, alors que M. Hanouna m'invite comme animateur, la prochaine fois, mais de grâce, les Français ont besoin de liberté de la presse. Ils n'ont pas besoin qu'on leur serigne ce qu'il faut penser.
Et
je sais que vous êtes une journaliste attachée à la liberté de la presse. Et reconnaissez qu'il
y a
certains éditorialistes, où on ne sait plus s'ils sont journalistes ou ministres.
Bon, écoutez, merci. Pas pour eux, mais pour moi. Voilà, le président arrive en séance. Je vous laisse rejoindre l'hémicycle,
M.
Dupont-Aignan. Et puis, bonne séance à tous et à toutes.
Nicolas Dupont-Aignan