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InterviewRTL (sur YouTube)· 13 mai 2026 16 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesTravail & emploiSécurité

Marine Le Pen face à Thomas Sotto sur RTL | intégrale

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18FerméeÉludée

    Est-ce que votre position reste la même ? Autrement dit, si vous êtes condamnée le 7 juillet, quelle que soit votre condamnation, vous ne serez pas candidate à la présidentielle.

  • 0:42RelanceRéponse directe

    S'il y a une condamnation avec sursis, vous serez candidate par exemple ?

  • 1:02FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous êtes de droite ?

  • 1:08FerméeRéponse directe

    Jordan Bardella, lui, il est de droite ?

  • 1:28OuverteRéponse partielle

    Édouard Philippe a un doute sur le RN : deux lignes, un libéral et un étatiste. Qu'en pensez-vous ?

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Vous êtes-vous favorable à une taxation exceptionnelle des super profits du groupe Total ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Invité politiquePromesse
    « Mais bien sûr que je serai candidate. J'utiliserai les moyens pour pouvoir continuer à me défendre. »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « Non, j'ai répondu, je ne suis ni de droite ni de gauche. »
  • 1:55Invité politiqueFait
    « C'est du pur Macron, ça a été du pur Macron hier, c'est du pur Macron aujourd'hui, ce sera du pur Macron demain. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « La réalité, c'est qu'à l'Assemblée nationale, par le 49-3, son vote d'ailleurs, a été décidé en réalité un sur-impôt sur les sociétés qui touche en fait toutes les sociétés avec un certain nombre de critères. »
  • 4:37Invité politiqueFait
    « Non, mais nous sommes toujours positionnés contre l'augmentation du SMIC, parce qu'en fait, c'est une trappe à bas salaire, et nous avons proposé la possibilité pour les entreprises d'augmenter de 10% l'intégralité des salaires de l'entreprise, avec en contrepartie une forme de moratoire sur l'augmentation des charges afférentes. »
  • 5:45Invité politiquePromesse
    « c'est de passer la TVA de 20 à 5,5 sur les dépenses énergétiques. »
  • 8:18Invité politiqueChiffre
    « Le premier emploi réel, effectif, en moyenne dans notre pays, c'est 27 ans. »
  • 8:52Invité politiqueFait
    « Non, il y aura quelques exceptions. On va garder un média outre-mer, parce que nous considérons que c'est important. »
  • 11:12Invité politiqueFait
    « On n'a pas prévu, par exemple, la problématique de nos capacités de raffinage. On n'a pas prévu la problématique de la fabrication des engrais. On a même fermé, d'ailleurs, Grand Puy. »
  • 11:20Invité politiqueChiffre
    « Elles sont à 35%, elles étaient à 50% l'année dernière. »
  • 12:32Invité politiqueFait
    « Mais ça pose d'ailleurs un problème, parce qu'en réalité, on s'aperçoit que l'Union européenne ne s'est pas intéressée notamment à toutes ces voies maritimes qui sont absolument essentielles dans le monde commerçant que nous connaissons. »

Temps de parole

  • Marine Le Pen70 %
  • Présentateur24 %
  • ?5 %

≈ 17,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Thomas Soto, RTL Matin. Elle est la chef des députés RN à l'Assemblée, peut-être candidate à la prochaine présidentielle si la justice ne l'en empêche pas le 7 juillet, date à laquelle on connaîtra le jugement dans l'affaire dite des assistants parlementaires du FN au Parlement européen. Marine Le Pen est donc l'invité d'RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL, Marine Le Pen. Bonjour. On va peut-être commencer par ça d'ailleurs. Est-ce que votre position reste la même ? Autrement dit, si vous êtes condamnée le 7 juillet, quelle que soit votre condamnation, vous ne serez pas candidate à la présidentielle.

0:26
Marine Le Pen

Non,

0:26
Locuteur

je

0:26
Marine Le Pen

n'ai jamais dit ça. J'ai dit que si la justice m'empêchait de pouvoir être candidate ou de pouvoir faire campagne, je ne serais pas candidate.

0:35
Présentateur

Donc si vous avez un brassier électronique, vous ne

0:37
Locuteur

ferez pas campagne ? Oui, on

0:37
Marine Le Pen

ne

0:37
Locuteur

va

0:37
Marine Le Pen

pas le répéter 200 fois. Juste pour clarifier. Non mais ça commence à lasser, c'est très clair.

0:42
Présentateur

S'il

0:42
Locuteur

y a

0:42
Présentateur

une condamnation avec sursis, vous serez candidate par exemple

0:44
Locuteur

?

0:44
Marine Le Pen

Mais bien sûr que je serai candidate. J'utiliserai les moyens pour pouvoir continuer à me défendre.

0:51
Présentateur

Ceci étant éclairci, il reste à comprendre maintenant ce que pense, ce que veut vraiment l'ERN. Vous imaginez, j'imagine Marine Le Pen, la petite musique qui dit que Jordan Bardella et Marine Le Pen, c'est le même parti mais pas vraiment la même ligne. Alors j

1:02
Locuteur

'ai

1:02
Présentateur

une question toute simple à vous poser. Est-ce que vous êtes de droite

1:04
Locuteur

?

1:05
Marine Le Pen

Non, j'ai répondu, je ne

1:06
Locuteur

suis

1:06
Marine Le Pen

ni de droite ni de gauche.

1:08
Présentateur

Jordan Bardella, lui, il est de droite

1:09
Locuteur

?

1:10
Marine Le Pen

Ben oui, quand on n'est ni de droite ni de gauche, on peut accueillir des gens de droite et des gens de gauche.

1:13
Locuteur

Oui mais on ne fait

1:14
Présentateur

pas forcément la même politique quand on est de droite ou de gauche. Avec

1:17
Locuteur

Jordan

1:17
Marine Le Pen

Bardella, objectivement, on a déjà fait quelques campagnes ensemble, on a travaillé sur un certain nombre de projets. Et je crois savoir qu'on était parfaitement d'accord sur les projets que nous avons proposés aux Français.

1:28
Présentateur

Édouard Philippe, lui, il a un doute. Édouard Philippe que vous aimeriez bien retrouver au deuxième tour de la présidentielle. Il a parlé de vous lors de son discours de dimanche dernier à Reims. Il y a deux RN, un libéral et un étatiste. Il est à la fois très à droite et très à gauche. C'est le nouvel en même temps.

1:42
Marine Le Pen

Alors d'expert, pour le coup, nous on est au moins sûr d'une chose,

1:46
Locuteur

c

1:46
Marine Le Pen

'est qu'Édouard Philippe est macroniste.

1:49
Locuteur

Donc

1:49
Marine Le Pen

il a beau venir nous vendre aujourd'hui un positionnement à droite, il est macroniste. C'est du pur Macron. C'est du pur Macron, ça a été du pur Macron hier, c'est du pur Macron aujourd'hui, ce sera du pur Macron demain.

2:00
Présentateur

C'est un candidat qui vous fait peur, Édouard Philippe

2:02
Marine Le Pen

? Non, mais j'ai peur de personne.

2:03
Présentateur

Peur de personne ? Non. Alors si on prend un cas concret en cette période d'envolée folle des prix du carburant, « Vous êtes-vous favorable à une taxation exceptionnelle des super profits du groupe Total ?

2:10
Locuteur

»

2:10
Présentateur

Là-dessus, on est d'accord. Elle serait normale, avez-vous dit. Jordan Bardella, lui, ce n

2:14
Locuteur

'est

2:14
Présentateur

pas la priorité. Donc quelle est la ligne en fait là-dessus

2:16
Locuteur

? Bon,

2:18
Marine Le Pen

c'est dommage qu

2:18
Locuteur

'on

2:18
Marine Le Pen

ne parle pas du fond.

2:19
Locuteur

La réalité, c'est qu'aujourd'hui, il y a un vote.

2:22
Marine Le Pen

La réalité, c'est qu'à l'Assemblée nationale, par le 49-3, son vote d'ailleurs, a été décidé en réalité un sur-impôt sur les sociétés qui touche en fait toutes les sociétés avec un certain nombre de critères. Je le crois injuste. Nous, nous sommes pour une taxation des sur-profits. C'est-à-dire que lorsqu'une crise permet à une entreprise de générer des sur-bénéfices sans que ces sur-bénéfices soient liés à sa propre stratégie, ses propres qualités,

2:53
Locuteur

ses

2:54
Marine Le Pen

propres choix économiques, alors, de manière transitoire, on l'avait défendu pour le Covid, pour la grande distribution, qui comme vous le savez avait bénéficié évidemment de bénéfices extraordinaires puisque les petits commerces avaient été fermés administrativement, alors on met en place de manière temporaire une taxation des sur-profits. Je trouve ça beaucoup plus juste

3:17
Locuteur

que

3:18
Marine Le Pen

la situation actuelle.

3:19
Présentateur

Donc vous voterez, l'ERN votera la proposition de l'ordre des socialistes sur la taxe de ses sur-profits

3:25
Locuteur

? Alors rien

3:25
Marine Le Pen

n'est moins sûr parce qu'en réalité les socialistes, eux, ont une vision qui est un peu différente et en tout cas les critères qu'ils veulent mettre en œuvre sont des critères qui en réalité, comment dire, sanctionnent les sociétés qui font des bénéfices grâce

3:42
Locuteur

à

3:43
Marine Le Pen

leur propre qualité, propre, vous voyez, ce qui n

3:46
Locuteur

'est

3:46
Marine Le Pen

pas du tout le cas de notre proposition. Donc on discutera

3:50
Locuteur

de ça à l'Assemblée

3:51
Présentateur

nationale, mais leurs critères ne sont pas les nôtres. Et qu'est

3:53
Locuteur

-ce

3:53
Présentateur

que vous dites à Patrick Pouyanné, le patron de Total, qui dit que son groupe ne pourra pas maintenir le plafonnement des prix à la pompe s'il étale sur-taxe

3:59
Locuteur

?

4:00
Marine Le Pen

L'État a déjà le sur-taxe.

4:02
Présentateur

Non, s'il y

4:03
Locuteur

a

4:03
Présentateur

une taxe sur les super-profits, il y aura une taxe supplémentaire, c'est de ça qu'il parle.

4:06
Marine Le Pen

Non, parce que s'il y a une taxe sur les sur-profits, elle a vocation à remplacer en réalité la sur-taxe IS.

4:15
Présentateur

Je

4:15
Locuteur

pense

4:15
Marine Le Pen

qu'on

4:15
Présentateur

a perdu la moitié des gens, mais ce n

4:17
Locuteur

'est

4:17
Présentateur

pas grave.

4:17
Locuteur

Je

4:17
Présentateur

ne pense pas, je ne

4:18
Locuteur

pense

4:18
Présentateur

pas. Est-ce que vous pensez qu'il faut une commission d'enquête parlementaire sur les marges des distributeurs ? Ça, c'est LR qui le demande, les députés. Oui, pourquoi pas ? Oui, vous êtes favorable à ça ? Pourquoi pas, pourquoi pas ?

4:26
Locuteur

On

4:26
Présentateur

aura les derniers chiffres de l'inflation dans une heure maintenant, Marine Le Pen. Elle repart à la hausse, cette inflation, ça c'est une certitude. Est-ce que vous êtes favorable à un coup de pouce supplémentaire pour le SMIC, en plus du correctif automatique qui

4:37
Locuteur

est

4:37
Présentateur

lié à l'inflation ?

4:37
Marine Le Pen

Non, mais nous sommes toujours positionnés contre l'augmentation du SMIC, parce qu'en fait, c'est une trappe à bas salaire, et nous avons proposé la possibilité pour les entreprises d'augmenter de 10% l'intégralité des salaires de l'entreprise, avec en contrepartie une forme de moratoire sur l'augmentation des charges afférentes. Nous pensons que ça permet aux entreprises, en réalité, de mesurer si elles ont la capacité de le faire. Le problème de l'augmentation du SMIC, c'est que les entreprises se voient imposer une charge supplémentaire au moment où beaucoup d'entre elles sont dans une situation extrêmement difficile.

Et puis, encore une fois, l'axe du Rassemblement national, nous ferons des propositions évidemment sur les salaires, parce que les salaires sont trop bas en France lors de la campagne présidentielle, mais notre axe depuis maintenant des années, c'est la baisse des dépenses contraintes. Vous voyez qu'il y a le salaire, le salaire qui n'augmente pas d'un côté, mais il y a les dépenses qui, elles, augmentent considérablement.

Or, sur ces dépenses qui augmentent considérablement, nous avons fait toute une série de propositions, dont la principale qui évidemment nous occupe aujourd'hui, et que nous avons faite depuis bien longtemps, c'est de passer la TVA de 20 à 5,5 sur les dépenses énergétiques.

5:52
Locuteur

C

5:52
Marine Le Pen

'est-à-dire pas seulement d'ailleurs le carburant, le gaz, l'électricité, le fuel, parce que nous considérons que l'énergie est un bien de première énergie. Et

5:59
Présentateur

certains disent qu'avec cette mesure-là, vous aidez ceux qui en ont besoin, bien sûr, mais aussi ceux qui n'en ont pas besoin. Cette mesure-là n'est pas juste.

6:05
Marine Le Pen

Non mais, écoutez, moi je considère que c'est un bien de première nécessité pour tout le monde. Voilà. Donc, on ne

6:10
Locuteur

va

6:10
Marine Le Pen

pas commencer à demander à la pompe aux gens de venir avec leur déclaration d'impôt. Il faut aussi arrêter avec cette dinguerie socialiste que nous subissons depuis des années, et qui fait qu'au fur et à mesure du temps, l'ensemble de l'effort qui est demandé pèse en réalité sur les classes moyennes. C'est ça la difficulté dans notre pays. Tout pèse aujourd'hui sur les classes moyennes. Moi, je ne

6:33
Locuteur

vais

6:33
Marine Le Pen

pas demander aux Français de venir avec leur déclaration d'impôt à la pompe pour savoir s'ils peuvent bénéficier de la TVA 5.5 ou s'ils ne peuvent pas bénéficier de la TVA 5.5. Tout le monde aura la TVA 5.5 sur les dépenses énergétiques, et croyez-moi, on s'en portera beaucoup mieux.

6:45
Présentateur

Il y a une donnée qui s'imposera à tous les candidats, les candidates à la présidentielle, c'est que les caisses sont vides, et avec le poids écrasant de la dette, ça va réduire les marges de manœuvre de celui ou de celle qui poussera les... Je ne vous le fais pas dire.

6:56
Locuteur

...

6:56
Présentateur

les visées l'année prochaine. Il faudra une nouvelle fois s'attaquer à la question des retraites. Est-ce que le RN restera sur un retour de la retraite à 62 ans, voire 60 ans, pour ceux qui ont commencé tôt ? Est-ce que ça, ça reste d'actualité dans le contexte économique qu'on connaît

7:07
Locuteur

?

7:07
Marine Le Pen

Oui, oui, ça reste d'actualité dans le contexte économique qu'on connaît. C'est une retraite qui, en réalité, est une réforme qui est progressive, dont je crois que tous les Français pourront bénéficier, mais qui permet d'être beaucoup plus juste, puisque ceux qui ont commencé à travailler avant 20 ans, eh bien, pourront partir avant ceux qui ont commencé à travailler après 20 ans. Mais ce que je veux dire, c'est que...

7:32
Locuteur

Il faut avoir le courage de dire qu'il faudra travailler plus

7:34
Présentateur

longtemps à Direcciotti.

7:35
Locuteur

Il n'est pas d'accord avec vous, là. Non, mais... Moi,

7:38
Marine Le Pen

c'est très intéressant qu'on parle de ça, parce qu'on dit, les Français ne travaillent pas assez. Alors, les Français ne travaillent pas assez, donc on les culpabilise, dans ce

7:43
Locuteur

temps-là,

7:43
Marine Le Pen

vous ne travaillent pas assez, dans la semaine, dans la journée, dans la vie, etc. Non, la réalité, c'est qu'il n

7:50
Locuteur

'y a

7:50
Marine Le Pen

pas assez de gens qui travaillent. Voilà, de manière générale. Or, nous importons des chômeurs massivement. Quand je vous dis massivement, c'est massivement. Il y a 500 000 personnes qui rentrent légalement dans notre pays chaque année, il n'y

8:01
Locuteur

en

8:01
Marine Le Pen

a que 15% qui travaillent. Donc, ça pose un problème, déjà. Et il y a trop d'inactifs chez les jeunes et chez les personnes âgées, parce que beaucoup de sociétés les mettent à la porte à partir de 50 ou de 55 ans. Donc, nous,

8:14
Locuteur

ce

8:14
Marine Le Pen

que nous voulons, c'est d'abord nous attacher à faire travailler les jeunes. Le premier emploi réel, effectif, en moyenne dans notre pays, c'est 27 ans. 27 ans. Je veux dire, c'est un record

8:26
Locuteur

dans l'Union

8:26
Marine Le Pen

européenne. Bon, donc, il faut inciter les jeunes à entrer sur le marché du travail plus tôt, parce que des jeunes qui rentrent plus tôt sur le marché du travail, ce sont des cotisants,

8:35
Locuteur

et

8:36
Marine Le Pen

notamment des cotisants à notre système de retraite, puisque c'est un système de retraite par répartition.

8:41
Présentateur

Des économies, on peut en faire sur l'audiovisuel public. C'est ce que préconise le rapport à l'oncle. On peut en faire sur beaucoup de sujets. Est-ce que vous êtes toujours favorable à la privatisation de France Télévisions ?

8:49
Locuteur

Tout

8:49
Présentateur

à fait. Total ? Toutes les chaînes

8:51
Locuteur

?

8:52
Marine Le Pen

Non,

8:52
Locuteur

il

8:52
Marine Le Pen

y aura quelques exceptions.

8:55
Locuteur

On

8:55
Marine Le Pen

va garder un média outre-mer, parce que nous considérons que c'est important. Il faut garder un média qui permette d'être la voix de la France dans le monde. Mais on peut aussi privatiser avec un cahier des charges. Par exemple, pour les chaînes régionales, on peut très bien rendre

9:11
Locuteur

en

9:11
Marine Le Pen

disant « Nous souhaitons que vous rachetiez effectivement ce réseau de chaînes, mais que vous conserviez le caractère local de proximité de l'information que vous livrez. » Et Radio France, vous privatisez aussi ? Mais oui,

9:26
Locuteur

oui.

9:27
Marine Le Pen

Tout

9:27
Locuteur

?

9:27
Marine Le Pen

Oui, sauf peut-être à garder, comme je vous l'ai dit, une radio qui soit la voix de la France dans le monde. Et d'ailleurs, on peut très bien associer dans les propositions de vente que nous ferons une radio avec une chaîne ou deux radios avec une chaîne. Enfin, tout ça est parfaitement

9:46
Locuteur

mal. Et ça serait un

9:46
Présentateur

chantier prioritaire ? Quelque chose que vous ferez dès que vous arriverez

9:49
Locuteur

ou vous verrez plus

9:50
Présentateur

tard ?

9:50
Marine Le Pen

Non,

9:50
Locuteur

mais

9:50
Marine Le Pen

il y a beaucoup d'autres priorités quand les gens n'arrivent pas à boucler les fins de mois, quand il n

9:54
Locuteur

'y a

9:54
Marine Le Pen

plus rien dans le frigidaire, quand ils renoncent à prendre leur voiture, quand ils

9:59
Locuteur

renoncent à sortir dans la rue à

10:01
Marine Le Pen

certaines heures de la journée parce que l'insécurité devient galopante. Voilà, mais on peut très bien mener un certain nombre de chantiers de manière parallèle. Il y a évidemment un ministre qui sera chargé de travailler sur ce sujet.

10:16
Présentateur

La crise liée à l'antavirus, pour vous, le gouvernement qui est clairement passé en mode gestion de crise, a-t-il bien réagi

10:22
Locuteur

?

10:22
Marine Le Pen

Ah oui, en tout cas, je pense qu'il a eu raison de ne pas renoncer au choix de l'autoconfinement qui me paraît quand même relativement dangereux dans le cas

10:33
Locuteur

de cet

10:36
Marine Le Pen

antavirus dont le taux de mortalité est tout de même incroyablement important. Mais voilà, moi je

10:44
Locuteur

vais vous dire, j'ai une

10:45
Présentateur

déclaration... Ce n

10:46
Locuteur

'est

10:46
Présentateur

pas un contrefeu pour ne pas parler du pouvoir d'achat, par exemple, et des questions de carburant. Non. C'est ce qu'a dit Laurent Jacobelli, votre député, hier.

10:51
Marine Le Pen

Oui, non, mais je ne crois pas. Il y a un vrai souci. Le gouvernement y répond. Bon, très bien. Moi, ce que j'ai trouvé un peu inquiétant, si vous voulez,

11:00
Locuteur

c

11:00
Marine Le Pen

'est qu'en réalité, on a l'impression qu'on ne prévoit jamais rien. On est toujours en train de subir. Après la guerre en Ukraine, on n'a rien prévu. On n'a pas prévu, par exemple, la problématique de nos capacités de raffinage. On n'a pas prévu la problématique de la fabrication des engrais. On a même fermé, d'ailleurs, Grand Puy. On n'a pas prévu les réserves de gaz. Elles sont à 35%, elles étaient à 50% l'année dernière. Et là,

11:24
Locuteur

c

11:24
Marine Le Pen

'est pareil, j'entends Mme Riste dire « Nous sommes en train de reconstituer les stocks de masques ». Non, mais c'est une plaisanterie. Je veux dire, j'espère, je ne

11:32
Locuteur

veux

11:32
Marine Le Pen

pas lui jeter la pierre, mais j'espère que j'ai mal compris ou qu'elle s'est mal exprimée. Ça

11:36
Locuteur

veut dire

11:36
Marine Le Pen

que depuis le Covid, c'est-à-dire depuis 4 ou 5 ans, nous n'avons pas reconstitué les stocks de masques.

11:43
Présentateur

Marine Le Pen, notre porte-avion nucléaire, le Charles de Gaulle, est en route pour participer à une éventuelle et aujourd'hui très hypothétique mission de sécurisation du détroit d'Hormuz. On parlait de la situation en Iran avec François Langlais. Est-ce que c'est notre rôle ? Si vous étiez au pouvoir, est-ce que vous auriez pris cette décision

11:56
Locuteur

?

11:57
Marine Le Pen

Pour l'instant, le Charles de Gaulle participe à pas grand-chose. Il se

12:02
Présentateur

met en position

12:02
Locuteur

de pouvoir.

12:03
Marine Le Pen

C'est un élément de puissance, mais en réalité, ce n

12:06
Locuteur

'est

12:06
Marine Le Pen

pas le Charles de Gaulle qui peut sécuriser le détroit d'Hormuz. On sait bien que le détroit d'Hormuz sera ouvert ou fermé en fonction des négociations qui actuellement sont en cours entre les Etats-Unis et l'Iran. Peut-être d'ailleurs à l'issue de la visite de Donald Trump avec le coup de pouce de la Chine. Tout ça se passe un peu sans nous, non ?

12:28
Locuteur

La

12:28
Marine Le Pen

Chine,

12:28
Locuteur

l'Iran...

12:29
Marine Le Pen

Non mais complètement. Mais ça pose d'ailleurs un problème, parce qu'en réalité, on s'aperçoit que l'Union européenne ne s'est pas intéressée notamment à toutes ces voies maritimes qui sont absolument essentielles dans le monde commerçant que nous connaissons. Et peut-être faut-il que la France retrouve une vision thalassocratique parce qu'elle est une grande nation maritime. En tout cas, c'est notre projet, en s'appuyant bien sûr sur nos forces navales, mais en s'appuyant aussi sur nos outre-mer. Vous

13:00
Présentateur

savez qu'au RN, il y en a beaucoup qui disent que vous pourriez être la ministre des Affaires étrangères si vous n'êtes pas candidate.

13:04
Locuteur

C

13:04
Présentateur

'est quelque

13:05
Locuteur

chose qui pourrait vous intéresser ? Oui, écoutez, je s'occupe

13:06
Marine Le Pen

de leur propre avenir et puis je vais m'occuper du mien, d'accord ?

13:10
Locuteur

Ça,

13:10
Présentateur

c'est votre groupe qui dit ça,

13:11
Locuteur

c

13:11
Présentateur

'est

13:11
Locuteur

pas... Oui, oui, oui, non

13:12
Marine Le Pen

mais... Bien sûr.

13:14
Locuteur

C'est oui ou c'est non ?

13:15
Marine Le Pen

Il y a toujours des conseilleurs, des gens qui imaginent pour vous, donc qu'ils imaginent pour eux et qu

13:19
Locuteur

'ils

13:19
Marine Le Pen

me laissent imaginer pour moi-même. Ça pourrait vous intéresser ou pas

13:21
Locuteur

?

13:22
Marine Le Pen

Non, je l'ai dit... Président

13:25
Locuteur

ou rien.

13:26
Marine Le Pen

Je ne cherche pas, encore une fois, une place où que ce soit.

13:30
Présentateur

Vivre ensemble, se comprendre, s'accepter, c'est pas simple Marine Le Pen. Et il

13:33
Locuteur

y

13:33
Présentateur

en

13:33
Locuteur

a

13:33
Présentateur

un qui ne votera pas pour vous, il l'a redit à Vanity Fair, c'est Kylian Mbappé. Je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux, il parle de vous, arrivent aux commandes. Qu'est-ce que vous lui répondez

13:43
Locuteur

?

13:45
Marine Le Pen

Kylian Mbappé, moi quand il dit qu'on ne

13:47
Locuteur

va

13:47
Marine Le Pen

pas gagner les élections, ça me rassure parce qu'il est parti du PSG au Real Madrid en disant que c'était pour gagner la Ligue des Champions. Bon, entre-temps, le PSG a gagné la Ligue des Champions. Donc, somme toute, quand il dit je ne

13:59
Locuteur

veux

13:59
Marine Le Pen

pas que le RN gagne les élections ou que

14:01
Locuteur

le

14:01
Marine Le Pen

RN ne va pas gagner les élections, qu'il continue, ça me va bien.

14:05
Présentateur

Il peut rester capitaine de l'équipe de France ? Est-ce qu'un capitaine de l'équipe de France de foot peut prendre des positions politiques comme ça ?

14:11
Marine Le Pen

Il peut prendre des positions, je crois que franchement les gens qui aiment le foot sont quand même assez libres pour savoir pour qui ils veulent voter sans être influencés par M. Mbappé.

14:25
Présentateur

Vous savez, Marie Le Pen, quand on veut entrer à l'Elysée, il y

14:26
Locuteur

a

14:26
Présentateur

un certain nombre d'exercices imposés.

14:28
Locuteur

Il

14:28
Présentateur

faut se livrer humainement. Ce que vient de faire Gabriel Attal qui a parlé de son parcours, la disparition de son père, son harcèlement, son amour avec Stéphane,

14:35
Locuteur

ses

14:35
Présentateur

journées. Ça vous a touché ?

14:36
Locuteur

Vous

14:36
Présentateur

l'avez lu ce livre ou pas

14:37
Locuteur

?

14:38
Marine Le Pen

Je l'ai commencé, mais si vous voulez,

14:42
Locuteur

bon,

14:42
Marine Le Pen

l'exercice imposé est consistant à... Moi, encore une fois, chaque personne a ses blessures, et je l'ai dit, c'est pas une histoire de classe sociale, c'est pas une histoire de... Mais point trop d'en faut, le côté cosette.

14:58
Présentateur

Côté

14:58
Locuteur

cosette,

14:58
Présentateur

point trop d'en faut.

14:59
Locuteur

Est-ce que Jordan Bardella qui a choisi...

15:01
Marine Le Pen

Cosette qui allait tous les matins chercher de l'eau à l'école alsacienne, si vous voulez, bon, il y

15:04
Locuteur

a

15:04
Marine Le Pen

un moment... Voilà, on n

15:07
Locuteur

'a

15:07
Marine Le Pen

pas besoin de s'en créer, quoi.

15:09
Présentateur

Et Jordan Bardella qui a choisi la romance sur papier glacé avec sa fiancée dans Paris Match, vous l'auriez fait, vous, ça, ou pas ?

15:14
Marine Le Pen

Non, mais il n'a pas choisi une romance sur Paris Match, pardon. Il est tombé amoureux

15:18
Locuteur

d'une jeune fille. Il a le droit ou il n'a pas le droit ?

15:20
Marine Le Pen

Il faut qu

15:21
Locuteur

'il

15:21
Marine Le Pen

demande l'autorisation à qui, en fait, pour tomber amoureux d

15:23
Locuteur

'une jeune fille ? Je ne

15:25
Présentateur

juge

15:25
Locuteur

pas

15:25
Présentateur

la

15:25
Locuteur

romance, chacun est bien libre.

15:26
Marine Le Pen

C

15:26
Locuteur

'est

15:26
Marine Le Pen

un enfant de bohème

15:27
Locuteur

qui

15:27
Marine Le Pen

n'a jamais, jamais

15:28
Présentateur

connu de loi. Bon, Carmen, il vous l'a présentée, sa princesse, ou pas

15:31
Locuteur

? Pas

15:32
Présentateur

encore. Pas encore ? Vous avez hâte

15:33
Locuteur

?

15:34
Présentateur

J'ai hâte. Je la rencontrerai avec grand plaisir. Vous la voyez à l'Élysée

15:38
Locuteur

? Oh,

15:39
Présentateur

écoutez... Stop, stop closer. Stop closer. Merci, Marine Le Pen, d'être venue sur la

15:45
Locuteur

chaîne.