Macron critiqué après son allocution : les oppositions dénoncent un discours vide
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« Si Emmanuel Macron a exprimé le souhait d'obtenir des positions claires des responsables politiques, les réactions rapportées montrent que plusieurs formations attendent avant tout des mesures concrètes. »
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La locution de de Emmanuel Macron prononcée dimanche 18 octobre après les violences et les pillages survenus en marge des manifestations du 17 octobre a suscité de vives critiques dans l'ensemble de l'opposition. De la gauche à l'extrême droite, plusieurs responsables politiques reprochent au chef de l'État de ne pas avoir annoncé de mesures concrètes pour répondre à la situation. Des critiques émanent également d'anciens soutiens du président. Marine Tondelier, candidate des écologistes à l'élection présidentielle, a notamment contesté la méthode proposée par Emmanuel Macron.
Sur X, elle lui reproche de vouloir réunir les responsables politiques à Matignon pour obtenir des positions claires et publiques sans commencer par reconnaître sa propre responsabilité. Elle précise que sa participation à une telle réunion aurait pour objectif de travailler sur les crises sociales, mais environnementales et démocratiques, et non de se soumettre à ce qu'elle décrit comme un conseil de discipline. Manuel Bompard, coordinateur national de la France insoumise, a lui aussi vivement réagi. Sur X, il estime que le président n'a fait aucune annonce et dénonce une prise de parole sans décision.
Lundi sur RTL, Raphaël Glucksmann de Place publique a également critiqué un président qui, selon lui, commentait son impuissance. Les réserves ne viennent pas uniquement de la gauche. Édouard Philippe, ancien Premier ministre et fondateur d'Horizons, reconnaît qu'Emmanuel Macron a exprimé le souhait de rétablir le dialogue, mais il aurait préféré des décisions destinées à restaurer l'ordre et l'autorité de l'État, à sanctionner les auteurs de pillages de pillages et de dégradations, ainsi qu'une méthode précise pour renouer les discussions avec les lycéens et les organisations syndicales.
À droite, Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle, juge la locution très inquiétante. Il estime qu'Emmanuel Macron apparaît dépassé face aux violences et lui demande solennellement de décréter l'état d'urgence afin de protéger les Français. Cette demande constitue une revendication politique et non l'annonce d'une décision déjà prise. L'extrême droite réclame elle aussi une réponse plus radicale. Eric Ciotti, président de l'UDR et maire de Nice, demande la démission du chef de l'État estimant que son intervention n'a pas été à la hauteur.
Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a pour sa part dénoncé une allocution qu'il qualifie de lamentable. Avant même le discours, il avait déclaré attendre d'Emmanuel Macron qu'il demande pardon et qu'il parte. Au lendemain des violences du 17 octobre, la contestation porte donc autant sur la réponse annoncée par le président que sur sa capacité à rétablir le dialogue et l'autorité de l'État.
Si Emmanuel Macron a exprimé le souhait d'obtenir des positions claires des responsables politiques, les réactions rapportées montrent que plusieurs formations attendent avant tout des mesures concrètes avec des demandes qui vont de nouvelles initiatives sécuritaires à la démission du chef de l'État.
Emmanuel Macron