LCP - Débrief des Questions au Gouvernement avec Éléonore Caroit face à 5 citoyens
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:09OuverteRéponse directe
Faut-il muscler la réponse pénale face aux violences urbaines ?
- 3:53OuverteRéponse directe
La justice est-elle trop laxiste ? Faut-il des peines minimales ?
- 7:02OuverteRéponse directe
Quelles réponses pour la loi sur la fin de vie ?
- 9:54OuverteRéponse directe
Accès aux soins et droits sociaux : quelles solutions ?
- 13:16OuverteRéponse directe
Automaticité des droits sociaux : proposition de revenu universel ?
- 15:23OuverteRéponse directe
Démocratie en crise : polarisation et clivages politiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Fait
« Quand on demande la fermeté de la justice, il faut la respecter dans tous les procès. »
- 11:44Benjamin Lucas LundiFait
« On organise, on budgette le non-recours au droit. »
- 12:16Benjamin Lucas LundiChiffre
« Une personne sur deux ne demandera pas le RSA. »
- 16:42Benjamin Lucas LundiFait
« On est dans un moment où les démocraties sont mortelles. »
- 30:11Cyril GarnierFait
« On pose une question et tout de suite on nous dit il faut couper les subventions. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La séance est donc levée dans l'hémicycle mais elle continue ici sur LCP. On la débriefe ensemble avec nos invités deux députés Léonor Carois pour ensemble pour la République, Benjamin Lucas Lundi pour les écologistes et puis nouveauté sur LCP. On n'est pas seul sur ce plateau, il y a cinq français, cinq citoyens, ils ont assisté à la séance des questions gouvernement. Ils nous diront ce qu'ils en ont pensé. Ils sont aussi venus avec des sujets d'interpellation pour nos députés. Aujourd'hui, on a le plaisir d'accueillir Alexandre, Aurore, Adrien, Claise et Cyril. Merci beaucoup d'inaugurer ce nouveau rendez-vous sur LCP.
On commence donc par revenir ce qui s'est passé il y a quelques instants dans les mystiques. Marco Pomier, vous avez retenu un échange entre le député rassemblement national Philippe Ballard et le ministre de la justice. Un échange où les deux interlocuteurs se sont envoyés des pics. Ça commence avec Philippe Ballard. À propos des violences urbaines après le sacre du PSG, le député Eren s'interroge. Implacable ou incapable.
Le garde des SAA lui répond : "Quand on demande la fermeté de la justice, il faut la respecter dans tous les procès." Je cite, "Rférence au propos du RN dénonçant une décision politique dans le procès des assistants parlementaires du FN." Surpris par cette réponse, et bien Philippe Ballard déroule alors le programme de son parti pour lutter contre les violences. Gérald Armanin lui répond en citant les lois qui renforçaient les moyens de l'intérieur ou de la justice que le RN n'a pas voté ces dernières années. Intervention du ministre qui s'est conclue par cette dernière pique provenant des banc du RN. Vous êtes nul. Voilà, c'est dit. Merci beaucoup Marco Pomi.
Évidemment, il a été beaucoup question non pas tellement de la victoire de Paris mais de ce qui s'en est suivi, les violences, les dégradations. Le premier ministre a proposé des solutions. Écoutez-le. La première de ces réponses, c'est peut-être le garde des saut l'a proposé que là où dans la loi sont inscrits des peines maximales, on puisse inscrire aussi des peines minimales. Donc peine minimal s'il le faut.
Deuxièmement, amélioration deuxièmement, augmentation ou euh amélioration de la des circonstances aggravante de manière que il soit clair aux yeux de tout le monde que ce type de violence prémédité, préparée, organisée et désormais régulière ne peut pas être accepté dans un pays comme le nôtre. Benjamin Lucas Lundi, est-ce qu'il faut muscler la réponse pénale ? Certains Français ont été choqués de ce qu'ils ont vu après la victoire du Parissing-Germain. C'est légitime d'être choqué, on l' tous. Personne n'est heureux de voir des gens inquiets avec leur famille.
Personne n'est heureux de voir des vitrines et des magasins fracassés parce qu'il y a des gens qui travaillent dans ces magasins et cetera. Mais moi, j'en ai un peu assez de cette politique spectacleù. Finalement, ça fait ça fait 30 ans qu'on durcit le code pénal.
Vous imaginez vraiment que une bande de jeunes qui un groupe de jeunes ou pas jeunes d'ailleurs qui va fracasser quelque chose dans un moment de monté de d'adrénaline et de testostérone va regarder le code pénal, le feuilleté, dire "Mais tiens, finalement je risque 6 mois de plus ou 6 mois de moins, ça ne se passe pas comme ça." Donc j'aimerais que de temps en temps on puisse faire preuve d'un peu d'intelligence, d'un peu de retenu, qu'on arrête de vouloir se faire des peintures de guerre sur le torse en disant durcissement, durcissement, durcissement, ça ne fonctionne pas.
Essayons de regarder par contre ce qui aurait pu être fait autrement dans la gestion du maintien de l'ordre ce soir-là et que le ministre de l'intérieur par exemple n'esquive pas ses responsabilités. Alors c'est pas que de la faute de Bruno Rota. C'est pas lui qui est responsable des dégradations sur les Champsélysées par exemple. Enfin, quand on est ministre de l'intérieur, pardon, moi j'ai connu, c'est à gauche comme à droite, des gens qui étaient ministres de l'intérieur qui quand il y avait un problème comme ça assumaient la responsabilité. Ça veut pas dire qu'ils doivent démissionner à chaque fois.
Il y a eu en 98 le même type de débordement au soir de la victoire de l'équipe de France de football. Monsieur Chevem n'a pas démissionné, personne n'a appelé à sa démission. Je dis simplement que d'abord posons-nous sur regardons comment ça s'est passé. Vous savez, je pense là on a un dialogue citoyen. La politique ça peut pas être à chaque fois on a une réponse dans l'heure qui suit parce que sinon ça se saurait on les aurait trouvé il y a longtemps. Et justement Éléonor Carois parce que vous êtes avocate aussi, on dit que la justice est trop laxiste.
Là on voit aussi que dans les premières comparions immédiates, il y a des gens qui ont pas forcément de casier judiciaire, des gens qui s'excusent, qui disent qu'ils ont été un peu pris par le moment. Est-ce que la bonne réponse c'est comme le dit le garde des saut plus de surcis, peine minimale ? Moi je dois vous dire que je suis un peu partagée sur ce sujet parce qu'en tant que citoyenne, je trouve que c'est anormal qu'à chaque fois qu'il y a un moment de liès, un moment comme ça qui devrait être un moment de joie, on sait on sait maintenant nous les citoyens que ça va déborder. Je vais vous donner un exemple.
Moi, j'étais ravie, j'étais très heureuse et avec mes enfants samedi soir, je me suis dit on va au trocadéro avec les enfants. Je savais qu'au bout d'un quart d'heure, il fallait que je rentre parce que ça allait déborder. Donc je trouve que c'est pas normal que dans notre pays, on s'autoensure et on s'attend en fait à ce que il y ait des de la casse, que les les commerçants sur les Champs-Élysées dans les endroits un peu sensibles se barricadent en avance.
C'est-à-dire que en fait, on a intégré le fait que cette violence, elle existe et ça moi, je trouve que c'est choquant et que ça nécessite une réponse claire, ferme peut-être un certain nombre de condamnations exemplaire pour que ça cesse. Après, je suis d'accord, le tout répressif, ça ne marche pas. C'est pas parce qu'on va augmenter les peines que cela mettra fin à à cette situation. Mais je trouve que on peut pas non plus se cacher la réalité. Cette situation, elle a empiré et aujourd'hui à chaque fois qu'on a un moment où on s'attend à ce que il y ait une fête collective, malheureusement ça dégénère même les premiers mai, même des manifestations qui avant étaient pacifiques, ça déborde.
Alors vous allez me dire je vais être cruel parce que je vais faire réagir le Marseillais dans notre panel. Alors évidemment, on imagine déjà que vous vous avez pas tellement envie de célébrer samedi soir la victoire de Paris. Non, sur ces images, ça vous choque ? Ça vous a choqué ? Est-ce que vous dites "Oui, c'est pas normal finalement que des gens cassent tout, qu'on ait une fête finalement gâchée ou est-ce qu'il faut pas non plus trop en faire ? Les débordements chez les supporters, ça se connaît. On en voit aussi dans d'autres pays. Qu'est-ce que vous avez pensé vous de tout ça ? Ben oui, c'est c'est choquant de voir des personnes cassé votre micro. Bah voilà. Ben oui, évidemment.
Écoutez mieux. Ben c'est mieux comme ça. Micro, on vous écoute. Alexandre. Oui, c'est et évidemment que c'est choquant de voir des gens cassés, mais moi je voudrais revenir un peu sur peut-être ce qui c'est comment on a organisé la soirée, c'est-à-dire ben est-ce queil y avait des fan zones ? Est-ce que les associations aussi dans les villes aux alentours avaient les moyens de pouvoir accueillir et accompagner les jeunes pour toute la soirée ? Il y a aussi des mots forts parce que on parle de la violence de physique mais la violence des mots quand on parle de barbar quand on parle d'envagement de l'intérieur.
C'est c'est des choses qui aujourd'hui sont aussi violents pour ces personnes-là parce que pour ces jeunes moins jeunes parce qu'on les stigmatise et et donc ça va dans ce sens-l violence contre violence et je pense que aujourd'hui on a des travailleurs de terrain associatif et aussi de services public qui ont les moyens de pouvoir faire de l'éducation, de la prévention pour que ces soiré-là restent festiv et ce sera le sujet de votre interpellation. On va passer du coup à cette deuxème partie d'émission. On innove sur LCP. Les députés ont la parole. Ils ont interpellé les ministres et bien maintenant ils se font interpellés par nos citoyens. C'est la séance
[Musique]
citoyenne. Alors cinq citoyens, cinq français sont sur notre plateau aujourd'hui. Merci à vous. On va commencer avec vous Claireise Puton. Vous êtes juriste à Paris, vous avez 46 ans, vous avez pris le micro, vous avez bien compris et vous allez revenir sur la fin de vie. Il y a eu des débats à l'assembléeou quelle est votre interpellation aujourd'hui Clairly ?
Alors aujourd'hui le ma question sur la loi fin de vie sur euh le suicide assisté qui a été euh donc adopté définitivement euh porte plus sur euh on a beaucoup parlé de dignité de la mort, de dignité de fin de vie mais euh je me pose la question de la dignité de la vie avant d'arriver au suicide assisté à l'euthanasie beaucoup de personnes qui ont droit en car ils sont malades malade et handicapé à des aides, à des aides financières, à des aides humaines. Cependant, elles sont difficiles à obtenir parce que les parcours administratifs sont vraiment exténuants.
D'autant plus que ces personnes sont déjà malades et elles ne sont pas à la hauteur de ce que ces personnes de ce dont ces personnes ont besoin. laallocation adulte handicapée qui concerne énormément de personnes malades parce que la maladie entraîne le handicap est au-dessous du seuil de pauvreté. Elle est de plus en plus difficilement obtenue par ces personnes. Même les personnels des maisons des personnes handicapées sont elles aussi exténuées parce qu'elles ont trop de demandes et elles ne peuvent pas faire face humainement à ces demandes. Les gens sont certes arrivés à des douleurs, à des solutions qui ne peuvent pas être autres que la fin de vie assistée.
Mais qu'en est-il de tous ceux qui sont parmi nous dans notre société en souffrance permanente face à la difficulté d'obtenir des soins rapidement, des soins de qualité, que les soins palliatifs soient efficaces. Dans les Yvelines, il n'y a qu'un seul centre de soins palliatifs. Les personnes ne peuvent pas y accéder. Alors, et justement justement quelles sont les solutions que l'on peut proposer quand comme vous on est député ensemble pour la République écologiste ? Alors, on vous écoute. Qui commence du coup ? Éléonor Carois peut-être sur cette inquiétude. Il y avait beaucoup de questions et des questions très légitimes que que vous posez.
Vous avez commencé par le le débat sur la fin de vie. Effectivement, on a voté à l'Assemblée nationale, à une large majorité ce texte qui est un texte très important pour les personnes très un nombre de personnes très encadrées qui se trouvent dans une situation où ils décident, où ils consentent à mettre fin à leur vie parce que ils sont dans un état de souffrance, parce qu'ils sont majeurs. Enfin, vous avez vu tous ces débats qui se sont passés et ça je pense que c'était un moment très important. En parallèle de l'examen de ce texte, on a aussi examiné un texte qui à mon avis est très important sur les soins palliatifs qui sont une question tout à fait différente.
Et on voit euh je je pense que ça nous arrive tous dans notre famille, dans nos proches, d'accompagner des personnes qui sont en fin de vie euh et et l'importance en fait qu'il soi bien accompagné, qu'il soient aidé, qu'il soient accompagné par des personnes compétentes, empathiques aussi parce qu'on a besoin d'empathie, on a besoin d'humanité dans ces moments qui sont extrêmement graves. Et je pense que ces deux lois qui ont été votées coup sur coup vont aider à apporter des solutions qui sont attendues euh par nos concitoyens, notamment ceux qui avaient participé à la convention citoyenne. Et aujourd'hui, on sait qu'à peu près trois Français sur quatre sont favorables à ça.
Après, vous posez une autre question qui est une question euh qui est éminemment plus complexe et qui est en fait la question de l'accès aux soins et et c'est c'est une question beaucoup plus générale qui ne concerne pas seulement les personnes qui sont handicapées à vie ou en fin de vie.
Et et sur ce sujet, on travaille à l'Assemblée nationale notamment sur des initiatives transpartisanes pour faire en sorte queil y ait des médecins qui soient plus présent sur les territoires parce qu'on en a conscience en fait nous que que c'est pas partout pareil, qu'on ne souffre pas partout pareil euh en fonction de où on habite en France et on a apporté un certain nombre de réponses mais je vais peut-être laisser mon collègue abonder ou critiquer ou je sais pas Benjamin Lucas Lundi sur voilà ces inquiétudes de Carl on a beaucoup entendu pendant ce débat il faut aussi les soins palliatifs faut être sûr que chaque français puisse y avoir accès avant qu'il puisse choisir en fait.
Bien sûr, moi je rejoins ce qui a été dit par Eléonor Carois. On a su créé aussi un moment où on a dépassé, moi je suis assez favorable au je pense que les clivages sont importants. On a des visions du monde différentes. Là, on était sur des sujets qui dépassaient le clivage politique habituel. On a été capable, je crois sérieusement, de d'aborder concrètement les problématiques de la fin de vie, des soins palliatifs. Et vous avez soulevé une question moi qui me tient beaucoup à cœur et qui malheureusement est trop peu débattue ici à l'Assemblée nationale mais globalement dans la sphère publique. C'est la question de l'accès au droit au droit en général.
On vous avez parlé des allocations, l'allocation adulte handicapée, on pourrait parler des minimats sociaux. Moi je trouve si on commence par le constat avant d'aller sur les solutions qu'il est révoltant qu'il y a pas d'automaticité des droits sociaux. Aujourd'hui, on organise, on budgette le non recours au droit. C'estd que on vote, faut on vote quand il y a pas de 493, donc moi ça m'est jamais arrivé, mais on on fait passer chaque année des budgets qui anticipent le fait qu'une personne sur deux ne demandera pas le RSA, qu'une personne sur deux ne demandera pas la location adulte handicapé et cetera et cetera. C'est un scandale.
C'est un scandale quand on regarde par exemple que dans le même temps les aides aux grandes entreprises là, elles sont pas contrôlées, pas conditionnées, pas plafonnées. Or quand vous avez le RSA, on va vérifier le nombre de brosses à dents que vous avez dans votre salle de bain pour vérifier que vous êtes pas en couple et que vous touchez pas indument 20 ou 30 € de plus. On va déduire de votre RSA les 100 € que va vous donner votre mémé pour Noël. Bref, on va fliquer les gens dans leur intimité, dans leur vie privée. Et parlez de la dignité.
La dignité, elle commence pour les plus précaires dans le fait qu'on respecte sa vie privée, dans le fait qu'on arrête d'être fliqué en permanence et dans le fait qu'on ait un droit automatique à vivre dignement. Et ce ça, je crois que c'est quelque chose dont on devrait s'emparer. Euh et moi je propose, puisqu'on est sur les solutions, nous interpolz sur les solutions, l'automaticité de l'accès au droit. Effectivement, moi, je me bas pour un revenu universel d'existence. Qu'est-ce que c'est ?
C'est l'idée qu'il y a euh un socle de solidarité nationale qui fait que on peut pas vivre sous le seuil de pauvreté dans ce pays, qui fait qu'on a une répartition des richesses avant même les impôts, la redistribution, les aides qu'on a. Finalement, on essaie de déjouer le piège mortifère des inégalités dans notre pays qui font que par l'héritage, par la rente, les riches resteront riches et les pauvres resteront pauvres. Ça c'est insupportable et je crois qu'il y a des solutions très concrètes. Revenu universel, automatisé des aides qui peuvent permettre cela. On va avancer puisque chacun un thème. Claire, est-ce que vous avez eu euh des réponses aux questions que vous vous posiez ?
Oui, tout à fait. J'ai eu des réponses et notamment par le cette évocation de l'accès au droit qui était vraiment centrale dans ma question et pour laquelle je suis très angoissée personnellement et je pense que la société aussi. Et vos réponses, votre réponse, monsieur le député, de d'automatisation de l'accès au droit social d'une personne est quelque chose vers laquelle il faut tendre, vers laquelle il faut se pour laquelle il faut se battre. Je je ressors plus confiante de notre entretien avec vous deux. Ben, ça nous fait plaisir et sachez qu'à l'assemblée en ce moment parce que c'est très long, on travaille aussi sur un texte de simplification.
On a déjà simplifié, on n'est pas d'accord sur on va pas être d'accord. fini pour être d'accord simplifions les démarches quand vous voulez toucher une aide sociale faut faire des papiers qui sont mêmeé on a simplifié l'imposition il faut simplifier les droits sociaux source comme la peau à la source vous avez mentionné un un terme transpartisan on y reviendra justement sur cette question je propose àenussell opticien à Doulan dans la somme département 80 on a révisé avant 34 ans. Vous vous aviez une interpellation plutôt sur la question internationale, la politique française ? Dites-nous.
Alors, le thème que je voulais aborder, c'était plutôt la l'état de la démocratie du coup puisque très régulièrement et surtout depuis la réforme des retraites, on entend alors notamment côté LFI pour la réforme des retraites et aussi les représentants syndicaux qu'on est dans un déni. Euh la démocratie, c'est quelque chose qu'on fait vivre tous collectivement, je pense. Euh et plus récemment euh dans le cadre du procès des assistants parlementaires du du FN à l'époque, donc euh avec Marine Le Pen qui a été condamnée, euh voilà, la justice viendrait s'imisser dans dans la démocratie et il y aurait à nouveau un déni comme un totem.
Euh aujourd'hui en en assistant euh aux séances de questions au gouvernement, ben j'ai quand même eu l'impression que les députés les uns et les autres ne s'écoutent pas finalement. Euh les adversaires politiques plutôt que les collègues qui devraient travailler ensemble euh vont poser des questions piège, vont s'invecti finalement euh alors que finalement peut-être un député euh ensemble pour la République a posé une question un peu facile au gouvernement pour pour un peu voilà valider ce que le gouvernement venait de faire. Bon, c'est un peu sympa, c'est c'était un peu de l'aide.
Euh au final euh ben ça, on a l'impression que tous les députés ne parlent qu'à leur camp finalement, à leur électorat aussi. Et et ça, moi j'ai l'impression que c'est un risque de polarisation de la vie politique euh du débat tout simplement et les gens ne s'écoutent plus. Et du coup, il est difficile et je pense que entre vous vous en rendez compte entre députés, il est difficile pour les Français de parler politique ensemble et je pense que ça ça nuit au débat. Donc je voulais avoir un petit peu votre avis sur sur le sujet. Alors, on vous écoute. Benjamin Lucas lundi. D'abord, il faut effectivement qu'on ait conscience qu'on est dans un moment où les démocraties sont mortelles.
On le voit alors Éléonor Carois est beaucoup plus expert des questions internationale que moi puisque sa circonscription c'est une grande partie du monde. Mais on voit partout dans le monde des démocraties s'effondrer de l'intérieur. Regardez ce qui se passe aux États-Unis et cetera et cetera. Bon et et qu'on a on n pas une bulle, on est on peut aussi être victime de ça. Mais pour moi donc ça veut dire qu'on doit en prendre vraiment soin et soin aussi dans la façon dont on se comporte, dont on s'exprime. Mais je veux dire quelque chose qui est sans doute pas populaire et qui va peut-être pas vous plaire.
Mais moi je crois qu'il y a alors j'aime pas le terme conflictualité mais la l'Assemblée nationale, la démocratie, ça a toujours été le clivage et l'affrontement respectueux des opinions de tous mais mais il y a des idées parce que on voit vous parliez en famille la démocratie qu'on fait vivre chacun au quotidien. Nos repas de famille sont agité. Il y a des grandes questions qui se posent. Est-ce qu'on est pour l'OM ou pour le PSG ?
Grande famille, un conflit, on pourra pas forcément se mettre d'accord euh à la fin, mais par exemple sur le climat, la transition écologique, des vrais sujets qu'il faut régler maintenant, sur lesquels on peut trouver des points d'accord et on en fait euh je crois que un texte sur tr ou un texte sur de mais beaucoup de textes qu'on vote ici sont des textes transpartisans qui rejoignent une majorité qui va au-delà de ceux qui ont déposé ce texte. Mais il y a des grandes question par exemple. Oui, mais moi je moi moi je veux dire, j'assume une chose. Par exemple, oui, moi je ne suis pas d'accord pour la retraite à 64 ans et c'est fondamental dans mon engagement.
Je ne suis pas d'accord pour la loi immigration de monsieur Darmanin il y a un an dont je considère qu'elle a une loi d'inspiration raciste et xénophobe qu'elle reprend le programme de Jean-Marie Le Pen. Ça touche à mes tripes à mes convictions et que si j'ai fait la démarche d'être candidat devant les citoyens de ma circonscription, d'aller les convaincre, d'aller d'essayer les convaincre de voter pour moi, euh que je me suis engagé pour être là du lundi au vendredi, parfois au samedi ou au dimanche et à passer du temps à débattre à l'Assemblée nationale, c'est pour défendre une certaine vision de la société, du monde. Alors, je vous rejoins sur un point.
On peut sans doute le faire de façon bien meilleure. Mais mais attention euh moi je n'ai pas cru au macronisme. L'idée la gauche la droite c'est terminé. Tout le monde va être d'accord et finalement ça va être quoi ? Le règne des technocrates et les tableaux Excel. Ça, je n'y ai pas cru. Ce qui on doit faire vivre la démocratie, elle est bouillonnante. Et d'un mot d'espoir, ce qui s'est passé en juillet quand même quand des millions de Français qui n'ent pas voté votant législatif depuis 1980, on est aussi le reflet de ça ici à l'Assemblée nationale. Alors Éléonard Carois, alors je vais faire vivre la démocratie. Non, moi je pense que vous avez raison.
L'image qui est renvoyée est une image qui parfois est incompréhensible pour les Français. Quand vous assistez aux questions au gouvernement, vous avez l'impression que vous êtes dans un spectacle par moment. Alors qu'en réalité, le vrai travail parlementaire, il se fait dans les commissions, dans les textes qu'on dépose de manière conjointe. Vous aviez insisté sur ce mot transpartisan. Moi, je fais pratiquement tout le travail à l'Assemblée nationale de manière transpartisane.
Pas parce que j'aime pas travailler avec les gens de mon groupe, au contraire, mais parce que je pense que on a déjà plus de chance de faire passer un texte lorsqu'on a pas de majorité absolue, lorsque vous avez d'autres personnes parce que vous l'enrichissez aussi d'idées qui sont différentes des vôtres. Alors, je ferai vraiment une distinction entre le débat politique avec chacun qui assume sa posture, qui fait finalement de la politique, ce qui n'est pas un gros mot, et finalement la coconstruction et apporter des réponses concrètes aux Françaises et aux Français.
Je vais pas répondre au à toutes les pics qui ont été lancées et que je conteste de manière générale, mais je vous dirais que c'est pas ça qui est grave. Ce qui est important, c'est qu'à la fin, on s'y retrouve, on soit respectueux, on se retrouve pas dans des situations aussi avec de la haine sur les réseaux sociaux, des attaques envers les élus, des attaques envers les permanences. C'est ça qui à mon sens atteint véritablement la démocratie et fait que beaucoup de personnes qui sont extrêmement euh enrichissantes et et et et devrai être élu ne se présente pas aujourd'hui. C'est un c'est un vrai c'est un vrai challenge pour ça.
Ah en reparler, on en reparlera avec notre dernière interpellation. Euh Alexandre Pastor, vous êtes-vous marseillais, je le disais 30 ans, dirigeant associatif, votre association Melting Pot s'engage pour les jeunes, la citoyenneté. C'est sur ce sujet que vous vouliez interpeller nos députés. Euh oui, c'était alors il y a deux sujets, l'association et les jeunesses. Euh la première c'est l'abstention chez les jeunes et est très haute, 42 % aux dernières élections présidentielles. Euh la représentativité des jeunes n'est pas très très bonne. On est à 50 ans de moyen d'âge. Or là, on a un panel qui ressemble pas à la moyenne, mais à l'Assemblée nationale, c'est 50 ans de moyenne.
On a divisé par 3 les moins de 40 ans, les maires de moins de 40 ans en 20 ans. Comment on fait pour que les jeunes puissent aller plus voter ? Qu'est-ce que quelle idée vous avez ? Moi, j'ai j'ai deux idées à vous proposer, voir ce que vous en pensez. Le vote, comme ça, ce sera à l'inverse. Vous nous direz si vous êtes d'accord. Le vote obligatoire, qu'est-ce que vous en pensez ? Et le deuxième pour la représentativité, est-ce que un quotage générationnel dans les scrutins de liste, est-ce que c'est quelque chose qui pourrait faire en sorte que les jeunes aient plus de place ? parce que ben j'ai l'impression que si on veut faire au volontariat, c'est pas les jeunes qu'on va chercher.
Donc voilà, sur ces deux sujets là, comment on peut allez sur les deux solutions que propose Alexandre, vote obligatoire et quota, il y en a pour les hommes et les femmes, il pourrait y en avoir pour les jeunes et les vieux. Je trouve que c'est intéressant et dans certains pays, le vote est obligatoire. Pour autant, je pense que ça résoudra pas nécessairement le problème parce que ce qu'il faut, c'est embarquer les jeunes. Vous voyez, il y a 30 % des jeunes qui aujourd'hui sont dans des associations, ils croient en des causes, ils ont envie de s'impliquer. Alors non, moi je laisserai personne dire que notre jeunesse ne croit pas en la chose publique ou n'a pas envie de s'engager.
Mais la question c'est comment est-ce qu'on les apporte on les amène à la politique ? Il y a eu dans les dernières années beaucoup de personnes qui étaient pas des politiques professionnelles qui se sont retrouvées à être élu. C'est mon cas par exemple. Moi, je viens de la société civile et je pense que ce mouvement-là est un mouvement vertueux. Après bon, les gens se professionnalisent ou pas, restent ou pas, mais pour parler aux jeunes, je pense qu'il faut parler de leur sujet essentiellement et leur dire que la politique c'est pour tout le monde. Et en un mot, je pense que les la question des quotas peut résoudre un certain nombre de problèmes.
Moi, j'y crois dans les conseils d'administration, j'y crois dans la représentativité politique, mais c'est extrêmement difficile. J'ai dû monter une liste avec 28 personnes. J'avais besoin d'engager 14 femmes. Il en avait c'était très difficile de les trouver parce que souvent les femmes n'ont pas envie de s'engager parce que c'est beaucoup plus dur parce qu'on se fait beaucoup plus harceler sur les réseaux sociaux et je pense que c'est ça la racine du problème et c'est que c'est à ça qu'il faut s'attaquer. Puis il faudra définir qui est jeune qui est vieux. Ça Alexandre Bor c'est votre responsabilité. Benjamin Lucas lundi sur ces votes obligatoires duo de mes 34 ans.
Non moi je suis pas favorable au vote obligatoire. Je vais vous dire pourquoi. Euh je crois d'abord que c'est un droit et que si aujourd'hui ce droit n'est pas utilisé par les chiffres que vous avez rappelés par beaucoup de jeunes, c'est parce que nous n'avons pas fait le travail. C'est parce que nous ne sommes pas capables de les convaincre d'aller voter. Alors ça des fois ça change. La jeunesse s'est mobilisée pour empêcher l'extrémorroit d'arriver au pouvoir en juillet dernier massivement. Je l'ai vécu dans ma circonscription qui est une circonscription très jeune, très populaire.
Des gens qui avaient jamais voté de leur vie ont trouvé le chemin du bureau de vote, sont impliqués, ont lu les programmes et cetera et cetera puis ont essayé de de voir comment ils pouvaient être utiles. Je pense que si c'est si les jeunes ne votent pas, ça fait des années qu'on en parle. Moi je je me suis engagé avec 15 ans, c'était déjà un sujet. Je pense c'est parce qu'il y a une méconnaissance de cette génération qu'on regarde avec des des lunettes du passé, qu'on regarde avec un peu de condescendance avec un c'était mieux avant. Or, nous avons la jeune génération la plus informée de l'histoire.
Euh les réseaux sociaux, le bien le bien ou mal, j'en sais rien, mais la plus informée de l'histoire. Qui accède le plus d'information ? Regardez ce qui se passe à Gaza, on le sait tous grâce aux réseaux sociaux. Regardez ce qui se passe en Ukraine, on le sait tous grâce aux chaînes d'information en continu et cetera et cetera. la mieux informée de l'histoire, la plus connectée au monde. Euh génération Erasmus pour ceux qui ont le plus de chance, mais aussi une génération qui par les les nouveaux canaux d'information, c'est plein de choses.
Et on a une génération engagé qui s'engage pas comme on s'engageait il y a 20 ou 30 ans dans le parti politique, le syndicat, mais qui est engagé dans des causes, la génération climat, euh les gens qui dénoncent l'antiracisme, les gens qui ont lancé mitou et cetera. Et donc comment on fait pour que les jeunes aillent voter à la fin ? Je pense que alors c'est à la fois très simple à dire et très complexe à mettre en œuvre. Il faut que le bulletin de vote serve à quelque chose. Moi, je pense que quand on pense que son bulletin de vote va changer concrètement le cours de son existence et notre destin commun, alors ça marche.
Regardez, en en juillet, l'enjeu qui était posé devant nous, c'est est-ce que la France bascule à l'extrême droite ? Est-ce que c'est les racistes au pouvoir ou est-ce que on crée une alternative ? Et il y a eu une mobilisation pour le nouveau Front populaire dans la jeunesse euh qui s'est traduit par le fait que bah, en votant pour le nouveau Front populaire, on aurait la location d'autonomie pour pouvoir faire ses études sans avoir à salarié. On aurait les récepés de contrôle d'identité qui empêcheraient les contrôles discriminatoires et cetera et cetera.
Donc je pense que c'est la responsabilité des mouvements politiques euh le mien génération mais d'autres que d'avoir des propositions concrètes, sérieuses qui disent euh aux jeunes de ce pays "Le bulletin de vote peut changer votre vie et peut changer le le destin de la société. On n'est pas condamné à vivre moins bien que la génération de nos parents et de nos grands-parents. Or, malheureusement, on a intériorisé ça." Alors, sur cette question du vote obligatoire, est-ce que vous vous pensez que ça pourrait être une bonne solution ? Vote obligatoire Aurore Ludy, est-ce que effectivement ça nous forcerait finalement à choisir avec le micro ? Merci. Pardon ?
Al moi je pense pas qu'il faille rendre le vote obligatoire étant de nature anarchiste. Vraiment pas. Mais très bien. Est-ce qu'on a répondu voilà pas forcément d'accord avec vos deux propositions mais en tout cas un échange d'accord. Je voulais voir ce que vous en pensez parce que le vote obligatoire c'est pas quelque chose qui est ressorcé les jeunes non plus mais je voulais savoir un peu ce que vous en pensez et pour juste pour faire le lien sur l'engagement je suis convaincu que les jeunesses sont engagées et font des choses et j'avais une une deuxième question autour de la de la vie associative c'estàd que aujourd'hui vous dites que ben les jeunes s'engagent ils font des choses.
Comment on fait pour continuer à faire vivre le tissu associatif ? Comment on fait pour que les services publics puissent continuer en très court ? Parce qu'il nous reste deux interpellations. L'argent c'est le nerf de la guerre et Léonore Carois. Non mais c'est sûr c'est l'argent mais c'est aussi la mise en valeur de ce qui est fait. C'est aussi rendre visible ces initiatives et queil y ait qui la continuité mais on est un des pays d'Europe et du monde d'ailleurs où il y a le plus de personnes de tous les âges he pas que les jeunes qui s'engagent et je pense que ça on se le dit pas assez et on peut s'applaudir de cela. Je vous ferai répondre à l'interpellation d'Aurore Ludy.
Non, juste très court, les millions les centaines de millions d'euros qui avaient été prévus pour le service national obligatoire qui est un espèce de truc ringar et paternaliste, on les met dans un fond de soutien à l'éducation populaire et au monde associatif et on laisse les associations autonomes libres. On arrête de les embêter avec de la praprasserie, avec des complèt déployez leurs énergies. invités Aurore Ludi, vous avez vous 53 ans, vous êtes artiste à Ber dans l'heure. Vous vouliez nous parler des Qu'avez-vous à poser comme question à nos députés invités aujourd'hui ? Tout à fait.
D'abord, bonjour à vous, à tous les deux et euh en fait, j'habite j'habite en ville mais en une demi-heure de voiture, je suis j'arrive en dans l'Orne et l'Orne est une est un département où il y avait des magnifiques qui permettaient de délimiter des champs, voir des des passerelles mais pas pas de des centaines d'hectares. Or, au fur et à mesure, en une dizaine d'années, du côté de Vimoutier en fait, les ha disparaissent de plus en plus. Alors ça, on com les agriculteurs commencent par les les couper à 2,50 parce que si j'ai bonne mémoire, c'est dans le code de l'environnement qu'il faut qu'on qu'on ne découpe pas euh moins que 2,50 et puis après ça passe à 1,80.
Et puis au final aujourd'hui, on arrive avec des qui sont soit complètement arrachés, soit euh qui qui qui font 80 cm, quoi. Alors, que faut-il faire pour que ce code soit respecté ? Benjamin Lucas Landi, l'écologie, cette question des ha c'est important pour la biodiversité. Oui. Que ceux qui nous écoutent comprennent bien, les c'est indispensable pour la biodiversité, pour le climat, pour les sols. Enfin, je dire c'est c'est indispensable. sans est, on est dans le désert quoi. Enfin vraiment, il faut qu'on ait conscience de ça.
Ça paraît parfois pour ceux qui nous regardent les plus urbains un peu lointains, c'est un sujet essentiel pour le climat, pour l'environnement, pour notre biodiversité. Ça prouve une chose, là on est, on parlait tout à l'heure, je veux pas lancer de pic mais de la simplification.
Ça prouve que pour l'écologie, pour le climat, pour l'environnement, pour protéger l'air que nous respirons, la faune et la flore qui sont autour de nous, on a besoin de normes, on a besoin de règles et de les faire appliquer et donc en l'occurrence aussi de changer de modèle agricole parce que pourquoi on supprime des parce que il y a un modèle d'agrobiness qui est un modèle de rentabilité au trans qui n'est pas le modèle paysan proche de la terre qu'il faut accompagner, qu'il faut soutenir.
Et moi, j'en ai un peu assez par exemple qu'on entende sur les plateaux de télévision ou dans les salons ministériels que les représentants de l'agrobiness, le lobby de l'agrobiness et jamais les petits, jamais ceux qui font vivre en réalité nos ruralités aujourd'hui qui eux ont bien compris l'intérêt des e parce qu'ils vivent aussi de cette terre qu'ils chérissent. Et donc là, on a besoin pour être très simple d'un grand plan pour remettre des et puis pour mieux contrôler, mieux sanctionner aussi quand elles sont détruites. Et là, il faut donner des moyens aussi aux agences qui contrôlent tout cela. Or, c'est pas ce que fait le gouvernement.
Léonore Carrois sur cette question à la fois l'interpellation d'Aurore Ludi et puis les reproches qui peuvent être fait aussi au gouvernement en ce moment de mettre un peu l'écologie sur le côté. Il y a il y a une question, c'est la question agricole dans son ensemble. Vous voyez nos agriculteurs aujourd'hui il y en a énormément qui arrivent pas à vivre dignement de leur production et qui ont l'impression de crouler sous les normes et c'est vrai. Pour autant il y a des normes qui sont absolument nécessaires. Et le fait d'avoir des ça devrait même pas être une norme, ça devrait être une évidence. Vous avez raison. Moi, mes grands-parents étaient dans l'heure quand j'étais petite.
Je me souviens de ces paysages et je rejoins exactement ce que vous dites. Aujourd'hui, on les voit pas de la même façon. Donc on s'en rend compte nous simple citoyens de de la de la façon dont le paysage a évolué dans notre pays. Il faut remettre évidemment du bon sens, mais il faut aussi remettre de l'argent parce que les agriculteurs, ce sont eux qui sont le plus exposés aussi aux aléas et aux changements climatiques. Ce sont eux qui souffrent aussi des périodes, disons dans laquelles les productions sont affectées par ces changements climatiques. Et ce sont eux qui doivent mobiliser des ressources importantes pour moderniser, changer leurs moyens de production.
Donc il faut les accompagner, il faut pas les stigmatiser. Je pense qu'il faut arrêter d'opposer normes écologiques qui sont nécessaires et agriculteures. Mais pour cela, il faut évidemment euh prendre conscience de ce que doivent faire nos agriculteurs. Et parfois euh oui, une réglementation qui peut être absurde et un besoin de simplifier, de rendre plus facile ce métier qui est essentiel dans notre pays. Donc c'est un équilibre précaire, il y a pas de réponse simple ou simpliste. Et je pense qu'il faut aussi regarder cette souffrance agricole qui existe dans les petites exploitations, dans les moyennes, dans les exploitations bio, mais même dans l'agrobiness.
Il y a un véritable besoin de réformer notre agriculture et pour ça, il faut accompagner nos agriculteurs. Allez, c'est notre dernier thème avec vous Cyril Garnier, vous avez 45 ans comédien à Paris. On a gardé aussi votre interpellation pour la fin puisque c'est aussi un peu un regard sur l'assemblée, sur la politique que vous vouliez partager. Que voulez-vous demander à Benjamin Lucas Lundi et à Léonor Carois ? Oui, effectivement ma question, elle regroupe un petit peu tout ce qui a été dit déjà. Moi, j'ai une question un peu méta sur le processus de l'Assemblée nationale.
J'ai assisté à la séance des questions et effectivement, il y a quelque chose d'assez euh étonnant sur le bruit, sur les dissipations, sur la façon dont les questions sont posées. On demande à des ministres d'avoir des réponses immédiates sur des sujets qui ont lieu samedi. Par exemple, si on dit qui est pour donc les fans qui cassent les vitrines, évidemment, tout le monde est contre. Et on nous demande tout de suite au ministres, enfin je dis on nous demande on demande au ministres d'avoir des réponses immédiates qu'ils ne peuvent pas avoir. Avoir une bonne réponse, une réponse proportionnée, c'est y réfléchir.
Et en fait, moi, je suis un petit peu interpellé par le fait que vous ayez des réponses immédiates toutes faites. C'estàd on pose une question et tout de suite on nous dit il faut couper les subventions. Qu'est-ce qui nous dit que les gens qui ont cassé ont des subventions déjà ? Donc vous voyez, on ne réfléchit pas aux questions qui sont posées. Et moi c'est ça qui m'interpelle. Quand on voit des des quand on voit des pardon des députés qui sont obligés de renvoyer leur propre texte et cetera, je veux dire ça crée une distance forte avec ce que tu disais sur la jeunesse, avec la politique aujourd'hui on se dit mais en fait tout ça est un espèce de cinéma.
Moi qui suis comédien, je vois très bien la mise en scène. Un coup c'est l'opposition qui attaque et un coup c'est l'équipe gouvernementale. Donc on on brûle un peu les ministres, après on passe de la pommade. On a la sensation comme ça que tout ça est très mise en scène et que finalement on ne débat pas du fond des problèmes. Donc ma question c'est est-ce qu'il y a pas un problème fondamental dans la la le mode de débat ? Constat un peu dur mais partagé je pense par beaucoup de gens qui écoutent. Alors qu'est-ce que vous répondez à Cyril ? Moi, je crois que vous avez raison sur le fait qu'il y a une forme de mise en scène surtout de la séance de questions au gouvernement.
Évidemment, chacun est dans son rôle et cetera, mais pour autant, elle a assemblé le véritable travail que l'on fait, le travail que l'on fait en amendant des textes, en proposant des textes, en les coconstruisant, comme je disais, avec des membres d'autres partis politiques, ce travail-là, il est peut-être moins spectaculaire. On va pas en faire des capsules vidéos pour mettre dans les réseaux sociaux, mais c'est quand même l'essentiel de notre travail. Donc je veux déjà vous rassurer sur ça.
Après sur le fait d'avoir un débat plus polarisé qu'il ne l'était avant parce que encore une fois réseaux sociaux parce que l'ire du temps qui veut que que la politique se fait de manière plus agressive, moi ça me déplaît profondément. Je je m'y plie lorsqu'il le faut mais j'essaie aussi de le combattre et je pense que des espaces comme celui qu'on est en train de créer aujourd'hui où vous pouvez nous nous interpeller où on peut vous répondre de manière très sincère et très spontanée, ça va dans ce sens-là. et on est aussi preneur de vos suggestions, de vos de vos réponses pour faire de la politique quelque chose de plus accessible.
Moi juste en un mot, je suis député des Français qui vivent en Amérique latine et dans les Caraïbes, donc dans 33 pays. Je peux pas aller les voir tous les weekends comme mes collègues députés qui rentrent en circonscription. Donc j'innove. Je fais des zooms avec eux, je les interroge sur des questions de société qui vont être débattes. J'essaie de les impliquer le plus possible. Ils sont pas forcément très nombreux à répondre mais on leur donne des possibilités, des façons aussi de d'alimenter le débat. Et je pense que ça c'est en tout cas très enrichissant pour la façon dont dont on doit faire fonctionner cette assemblée qui a beaucoup changé depuis la dissolution.
Ben Jamin Lucas l'ad pour nuancer ce que dit Éléonor Car pour nuancer. Moi, je crois pas que le débat soit plus polarisé et plus violent qu'avant. Alors il est plus médiatisé qu'avant. Il y a les réseaux maintenant vous vous dites une bêtise ce qui arrive à certains peut-être parfois à nous aussi elle est tout de suite sur les réseaux sociaux. Elle est tout de suite un bandeau sur les chaînes d'infos en contenu et cetera. puis on passe à une polémique après. Donc il y a sans doute un souci du temps long à retrouver euh y compris nous dans nos façons de fonctionner.
Moi, je mène actuellement des travaux d'une commission d'enquête, ça se voit pas beaucoup, ça fait pas mais je travaille, j'ai auditionné plus de 40 personnes, passé des heures de débat et à la fin, j'aurai des propositions qui viendront de ce travail-là. C'est précieux. Mais ça compte aussi les questions gouvernement. Les Français ont besoin que en en leur nom, on interpelle des ministres sur des choses qui se sont passées récemment. Après, libre à ces ministres de dire, et moi j'aimerais qu'il le fassent, écoutez, nous allons poser ce problème et nous allons y réfléchir. Voilà mes intuitions, voilà ce qu'il y a dans mon programme. Est-ce qu'on va le contrôler ?
Vous savez très bien qu'ils ne le feront jamais. Ben, j'en sais rien. Surtout, il comp si vous le faites et et je vais vous Si c'est arrivé par exemple sur la fin de vie, on avait des gens tous des collègues nous-mêmes qui disions "J'ai un doute là-dessus, convainquez-moi. C'est le jeu parlementaire, il est comme ça." Mais quand je dis c'est pas forcément plus violent qu'avant, moi j'ai on a réouvert la bibliothèque de l'Assemblée nationale qui était en travaux. Allons regarder les compte-rendus. Il y avait des duels à l'épée. Euh mes grands-parents, mes parents étaient euh nés euh déjà hein. Euh des duels à l'épée entre parlementaires.
Euh et vous avez vous reprenez parce que la polarisation pardon mais le Front populaire c'était polarisé. Euh veut-on ou pas les 40 heurs et les congés payés ? C'était un débat très polarisé. Les 35 heur c'était très polarisé. Le pax le mariage pour tous ça a été très polarisé. Moi, ça ne me dérange pas qu'il y ait de la polarisation si c'est les débats qui sont posés dans la société. C'est pas ce que je dis hein. Ce que je dis c'est moi, moi j'ai aucun problème avec la polarisation. Mon problème c'est qu'on demande à des gens d'avoir des réponses toutes faites et c'est aussi effectivement les médias qui sont très friantes comme vous le dites.
C'est très spectaculaire et c'est ce qui revient sur les réseaux sociaux. Mais aujourd'hui, je trouve qu'on ne parle pas du fond des problèmes et il faudrait peut-être juste un temps où on pose des questions puis un temps où on amène des réponses en disant "OK, on prend toutes les questions et la semaine prochaine on y répond." Je je suis tellement d'accord avec vous, je vous dire les questions écrites il y aussi on a pas toujours des réponses. Il faut peut-être que la chaîne parlementaire s'empare de ça. Non, mais il y a un vrai sujet par contre, vous pourriez diffuser sous un sur un bandeau mais aussi un vrai sujet, c'est non mais le temps qu'on passe sur chaque texte.
Pardon, mais on a des sujets majeurs et en fait on a une semaine à peine en commission, une semaine en à marche forcément passer des semaines désolé, je dois vraiment comme à l'assemblée pour les questions gouvernement quand c'est fini. Alexandre, Aurore, Adrien, Claise et Cyril. Merci infiniment d'avoir inauguré ce nouveau rendez-vous. Benjamin Lucas lundi et Éléonor Carwa également. Merci à vous de nous avoir suivi. On se retrouve donc tous les mercredis pour la deuxème séance mais tous les mardis de rendez-vous donc la séance des questions gouvernement et ensuite ce débrief avec nos invités cinq français par semaine. Merci à vous.
Très bel après-midi à tous sur les chaînes parlementaires évidemment.
[Musique]
Ah.