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Discours / meetingLes secrets de l'Assemblée Nationale· 1 décembre 2023 6 minFond programmatiqueSantéBudget & impôtsSolidarités & famille

23/11/2023 Laurent Panifous : PROJET DE LOI DE FINANCEMENT DE LA SÉCURITÉ SOCIALE POUR 2024 (nou...

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:25Invité politiqueChiffre
    « c'est l'exercice 3000 postes en 2023 6000 en 2024 nous sommes très loin de l'engagement du président de la République »
  • 3:10Invité politiqueChiffre
    « des abondements de longam ont été réalisés pour compenser l'inflation mais ils ne sont pas à la hauteur des besoins réels de nos établissements »

Temps de parole

  • Laurent Panifous100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Laurent Panifous

la parole est maintenant à Monsieur Laurent panifous madame la Présidente merci Monsieur le Ministre madame la rapporteur générale madame la Présidente de la Commission mesdames Messieurs chers collègues c'est un exercice un peu difficile que de faire cette discussion générale sur un projet de loi de financement de la Sécurité social en 2è lecture après un 1er 493 et avant le suivant je vais donc juste m'employer à vous dire avec assez simplement le ressenti qui est le nôtre sur ce texte il ne s'agit pas d'un projet d'austérité l'honnêteté intellectuelle oblige à le reconnaître mais le texte qui nous est présenté aujourd'hui dans un contexte de très forte inflation qui s'ajoute à une crise structurelle pour nos établissements hospitaliers et médico-sociaux et est porté par une volonté de maîtrise des dépenses budgétaires sans recherche de ressources supplémentaires qui rendent impossible toute ambition réelle pour relever notre système de santé sur la branche autonomie chacun sait ici que nous ne pourrons pas faire l'économie de financement conséquent et nouveau pour répondre à ce véritable enjeu de société que nous devrons créer de ressources nouvelles et pérennes pour la branche autonomie c'est un reproche et un regret que nous émettons à l'égard de ce PLFSS toutes nos propositions en ce sens ont été rejetées malgré les quelques enveloppes supplémentaires qui ont été débloquées par le gouvernement au Sénat nous continuons de fonctionner à coup de petite enveloppe budgétaire lâché ça et là sans vision durable nous sommes en revanche réellement satisfait de l'instauration dès l'année prochaine d'une loi de programmation plurannuelle l'occasion enfin d'aborder régulièrement la question du grand âge dans sa globalité nous avons défendu avec d'autres l'instauration de cette loi de programmation nous espérons aussi qu'à cette occasion enfin naîtra une réelle volonté de répondre aux enjeux immenses qui sont face à nous nous je ne peux pas ne pas évoquer ici la promesse l'engagement du président de la République lui-même de créer 50000 postes de soignants supplémentaires dans nos épades d'ici la fin du quinquena en 2027 je me suis appliqué à essayer d'être précis dans ma question mardi d'actualité auprès de madame la ministre des Solidarités dans cet hémicycle j'ai pu apprécier comment avec beaucoup de talent elle ne m'a pas répondu il semble que c'est l'exercice 3000 postes en 2023 6000 en 2024 nous sommes très loin de l'engagement du président de la République nous n'atteindrons manifestement pas les 50000 dans les 3 ans j'insiste sur ce sujet sur cet engagement car il répondait de manière très juste à un réel besoin de nos établissements il était parfaitement réalisable en associant la formation de nouveaux professionnels et le retour de celles et ceux aide soignantes et infirmière qui ont quitté ce métier justement par que les conditions de travail y étaient trop dures mais qui aiment leur métier et auraient à cœur de l'exercer à nouveau mais surtout 50000 recrutements soit 6 à 7 postes par établissement indispensable pour tout simplement bien soigner les résidents de nos épades sur l'hôpital nous avons tenté de défendre à minima la prise en compte des déficits structurels de nos établissements déficit renforcés par l'inflation exceptionnelle que nous avons connu et qui perdure des abondements de longam ont été réalisés pour compenser l'inflation mais ils ne sont pas à la hauteur des besoins réels de nos établissements il est alors compliqué pour nos hôpitaux publics de se rendre plus attractifs d'investir dans leur transformation leur réhabilitation quand leur situation budgétaire est en grande difficulté il est difficile de parler d'une ambition pour nos hôpitaux malades et professionnel quand en même temps on les maintient dans une situation déficitaire le passage au Sénat a apporté quelques satisfaction puisque certaines de nos propositions ont été reprises révision annuelle des coefficients géographiques cumul de la location journalière de présence parentale et de laallocation enfants handicapés pour les enfants cors et ultramarins contraint de se soigner en hexagone la majorité et le gouvernement vont-ils revenir dessus deux grands absents de ce texte aucune mesure d'envergure sur la lutte contre la désertification médicale alors que c'est évidemment un enjeu crucial dans nos territoires où les difficultés d'accès à un professionnel de santé sont grandissantes nous y revenons à chaque fois mais l'urgence de la pénurie de médecins et de leur inégale répartition doit être une priorité pour lutter contre la désertification médicale il n'y a pas de solution miracle c'est tout un arsenal d'outils que nous devons mettre en œuvre et de ce point de vue l'absence de proposition est saisissante tout n'a pas été fait beaucoup reste à faire autre grande absente de ce texte la santé mentale et la psychiatrie nous sommes pourtant tous conscients de l'état critique de ce secteur essentiel silencieusement sinistré en totale contradiction avec l'aspiration de beaucoup à une société bienveillante et du prendre soin alors que nous ne sommes sortis il n'y a pas si longtemps d'une épidémie que la situation économique et sociale tendue abîme autant les corps que les esprits comment expliquer cette oubli je crois que notre système de protection sociale mérite mieux que de simples économies il a besoin aussi de nouvelles ressources pas seulement parce qu'il est en difficulté depuis plusieurs années mais surtout pour faire face aux besoins à venir qui sont croissants c'est pourquoi nous regrettons le manque d'ambition de ce texte et nous ne le voterons pas je vous remerci vous remercie la discussion générale est close