Naïma Moutchou : "Oui, Bruno Retailleau a toute sa place aux côtés d'Édouard Philippe"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique Maxime Liedu 8h35 sur Sud Radio. Bonjour Naimachou. Bonjour.
Vous êtes vice-présidente de l'Assemblée nationale, 4e député du Valdoise et la secrétaire nationale et la porte-parole du parti Horizon dirigée par Édouard Philippe. Votre présence est donc parfaite ce matin pour réagir à tous les sujets qui nous guident. Le premier étant quand même la loi sur la fin de vie qui arrive ce matin.
Discussion jusqu'au 19 mai, vote solennel le 27 mai. Est-ce que l'Assemblée nationale va réussir à passer cet obstacle ? Ah ben, je l'espère euh je l'espère.
C'est ma conviction profonde. J'espère que c'est un texte qui ne nous divisera pas parce que le sujet est particulièrement clivant. Il y a deux choses.
Il y a la question des soins palliatifs et puis premier bloc du sujet plus polémique et le cœur du débat en réalité sur l'aide active à mourir. Bon bah sur les soins palliatifs, moi ma conviction elle est faite hein. Il y a une urgence absolue dans le pays.
On peut pas se contenter de ce qui se passe. On peut pas se contenter du fait que plusieurs milliers de Français quand même hein sont pas accompagnés de manière digne dans la dans leur fin de vie. Parfois, on les retrouve isolés, parfois dans la douleur.
Alors, évidemment, il faut mettre le paquet et évidemment en ce qui me concerne et je crois que c'est le cas de la majorité des députés, nous soutiendrons pleinement cette partie du texte en disant qu'il faut investir massivement sur les soins palliatifs, qu'il faut investir dans les équipes mobiles, dans la formation, dans l'accès au territoire parce que ce qui se passe aujourd'hui c'est qu'il y a une profonde injustice en fonction d'où vous venez ou d'où vous vivez et il faut absolument corriger cela. Mais sur l'unité du bloc central, est-ce que vous en êtes sûr ? Parce que alors une rupture anthropologique, c'est Bruno Rotaillot, une loi strictement cadrée pour Catherine Vrin, une liberté de choix pour Gabriel Atal et un moins domal selon Emmanuel Macron.
On comprend quand même queon a du mal à se réunir autour d'une proposition qui ferait consensus. Oui, c'est vrai. Mais parce que ce sujet a longtemps longtemps travaillé le corps social, moins sur moins sur la partie des soins palliatifs sur sur laquelle on s'accorde plus tôt que sur celle de l'aide active à mourir, de l'euthanie, du suicide.
Mais même mais même excusez-moi Naima Mouchou la rapporteuse du texte sur les soins palliatifs qui a Vidal ensemble pour la République, vous travaillez avec elle, elle dit il y a quand même des doutes au sein du bloc central parce que le texte a perdu de son équilibre en commission. C'est pas votre conviction ? Non, c'est c'est vrai que les débats ont pris une orientation au moment de la commission qui est pas celle souhaitée par la majorité des députés.
J'espère que le tir sera corrigé au moment des débats en hémicycle, au moment de euh des séances publiques. Euh je je suis pas trop inquiète sur ce pan du texte. Euh c'est l'autre en réalité qui va poser problème.
D'ailleurs, on le voit, il y a je crois 5 ou 600 amendements sur la partie soin palliatif. Il y en a plus de 2000 sur l'autre partie du texte. Donc on voit bien où est le cœur du débat.
Il est plutôt sur ce point-là et et c'est là où les choses vont se corser évidemment. Mais mais si le texte ne correspond pas à ce qu'en effet vous souhaitez selon votre conviction, est-ce que vous êtes prête à vous abstenir ? L'ancienne ministre de la de la santé par exemple Agnès Firma Lebodo elle se dit "Si on n pas les verrous très rapidement autour de ce texte, je m'absttiendrai.
C'est votre cas ? Oui, c'est mon cas. Mais moi, j'irai même plus loin." C'est-à-dire que s'il n'y a pas les verroux indispensables pour rester dans quelque chose d'équilibré et d'acceptable, je voterai contre.
Je pas que m'abstenir. Mais évidemment, parce que c'est un sujet important. Moi, je crois que la société gagne à ce que le débat ait lieu, mais ça peut pas aller dans tous les sens.
Évidemment, je vais vous dire, moi j'ai été confronté comme d'autres à à ce qu'est la fin de vie. J'ai accompagné un proche-parent dans la fin de vie. J'ai été confronté à l'angoisse, à l'inquiétude, à la perte de contrôle de sa propre existence.
Et ça, ça vous change, c'est vrai que ça vous change profondément. vous pouvez pas aborder ce texte et cette partie du texte notamment en théorie euh pas une tribune politique. Ce sont des questions éthiques, ce sont des questions médical, ce sont des questions qui sont profondément humaines.
Euh et la question c'est jusqu'où on va ? C'est toujours ça le problème, c'est jusqu'où on veut aller. C'est quel projet de société on veut aller ?
Mais vous vous parlez de débat, ce qui est très frappant quand vous dites quand même député du bloc central, je serais capable de voter compte s'il n'y a pas toutes les garanties. Imaginons un scénario dans lequel le texte ne va pas, on va dire jusqu'au bout. Vous n'arrivez pas à créer ce consensus.
Est-ce que c'est un sujet sur lequel on pourrait aller jusqu'à un référendum ? Ben l'idée avait déjà été abordée. Mais selon vous ?
Mais je crois que oui. Je crois que la société est prête. On en Ça fait ça fait quand même plusieurs années hein que le sujet est sur la table.
On prend on prendrait pas les les Français à revers en leur demandant de se prononcer sur la fin de vie. La question est toujours la même. Ilut il ne faudrait pas que le débat soit instrumentalisé dans ce cas-là.
Moi, je rêve d'un débat apaisé, éclairé où on puisse poser les vraies questions et les vraies questions sur la fin de vie, c'est est-ce que le débat est le débat est éclairé à la fin ? Est-ce que on va pas vers des dérives ? Est-ce que c'est suffisamment cadré ?
Parce que il faut associer la communauté médicale à ça. Bien sûr. Et oui, mais c'est important.
Et la communauté médicale, elle a prêté serment de combattre la mort, voyez, de soigner, de porter la vie. Donc, il faut être attentif à ça. Ça ne peut pas se faire contre.
Et c'est ça qui est important, c'est de mettre en place suffisamment de garanties pour qu'on puisse avancer parce qu'il y a, je crois, des marges de manœuvre mais qui qu'on le fasse effectivement avec de l'éthique en prenant en compte les questions juridiques et et en essayant d'être le plus humain possible en respectant certainement l'is qu'avait rendu notamment le le comité consultatif national d'éthi qui lui-même rappelle ce matin dans le Figaro, nous sommes très loin de l'esprit de la vie du comité qui avait indiqué qu'il y avait une voix éthique pour légaliser cette fameuse aide à mourir et le président de la République avait bien dit s'unir, enfin avait dit justement ne qu'il ne voulait pas que l'aide à mourir soit un droit au nom de la liberté de disposer de son corps. Or en l'état actuel du texte, ce serait une loi d'autodétermination. Oui.
Ouai. Oui, il y a de ça tout à fait parce que parce qu'on entre deux choses, hein. On a l'impression qu'il y a deux intérêts contradictoires là qui s'opposent.
Il y a la liberté individuelle et on se dit que on pourrait choisir sa propre mort après tout. Mais vous savez qu'il y a le pendant aussi, c'est la protection collective s et donc tout ça se confronte et ça se confronte, c'est vrai, assez durement. Mais je ne voudrais pas que l'Assemblée nationale euh voyez, elle l'aille dans cette euh dérive et et qu'elle fasse du bruit autour de ce texte alors qu'il y a des sujets sur lesquels on peut avancer.
Vous parliez du corps euh médical, c'est un sujet qui a traversé aussi euh l'Assemblée à l'occasion de la fin de liberté d'installation des médecins qui a été voté euh mercredi soir dernier. Ils ont voté euh euh pour contre totalement l' vie d'ailleurs du du gouvernement. C'était une loi excessivement décriée.
Le ministre de la santé a dit en réalité que on n'arrivait pas à s'accorder autour de cela. Est-ce que c'est quelque chose que vous ne regrettez pas ? Alors moi, j'avais voté contre hein.
H non mais ce que je veux dire que l'assemblée justement a réussi à s'entourer Bien sûr mais je le Mais bien sûr que je je le regrette pour une raison simple, c'est qu'on on donne de faux espoirs à la population avec ce texte. Euh la France est un désert médical. Bon partout hein, plus 90 % du territoire est devenu un désert médical.
Qu'est-ce qu'on va réguler avec un désert médical puisqu'il manque des médecins partout ? Est-ce qu'on va déshabiller tel territoire pour habiller tel autre ? C'est c'est d'une injustice criante.
On manque de médecin. Point. Voilà.
Donc c'était Est-ce que est-ce que l'erreur n'a pas été tout simplement de mettre un coup d'arrêt franc, net, brutal au fameux numérus clausus qui on a reçu beaucoup de médecins notamment sur cette antenne qui disaient "Mais en fait la pénurie de médecin, l'État l'a organisé, la mise en place de ce numéri vous vous accordez sur ça". Ouais, mais bien sûr, c'est le choix politique qui a été fait il y a plusieurs années déjà de dire on va réduire l'offre en imaginant qu'on allait réduire la demande de soin. Bah, ça n'a pas du tout fonctionné.
Pas du tout. Donc, faut-il remettre sur la table, on parlait de on parlait de référendum, on parlait de sujets importants pour les Français. Est-ce que la fin du numérus clausus nous ne doit pas prendre une vraie place au sein des débats politiques français dans les prochaines semaines et ils mettent fin ?
Ben, l'Assemblée nationale a fait sa part, hein, puisqu'on avait on a voté il y a quelques années déjà avec la majorité, la fin de ce numéus clausus. Il faut 10 ans pour former un médecin. Donc ça prend du temps.
Ça prend du temps. Et il est pas question de réduire ces 10 années. On veut pas des demécins.
Voilà, c'est une profession. C'est sérieux être médecin. Et donc ça demande du temps.
Mais la politique c'est du temps long en général. Et c'est vrai que beaucoup des grandes décisions qui sont prises, quelles concernent le domaine de la santé, les hôpitaux, les médecins, quelles concernent l'école, qu'elle concerne la sécurité, tout ça peut prendre du temps. C'est ce qu'il faut expliquer aux gens et pas aller vers des gadgets, pas aller vers des propositions qui qui sont de fausses bonnes idées comme la régulation à l'installation à l'installation des médecins.
Il faut il faut il faut expliquer qu'on a identifié les difficultés et que parfois pour y remédier, il va falloir quelques années et en attendant, ben on essaie d'imaginer d'autres dispositifs. C'est ce que fait le le ministre de la santé. Autre sujet qui a fait polémique au sein de l'assemblée sur cette antenne et bien sûr dans l'opinion, c'est les fameux ZFE, zone à faible émission.
C'est aujourd'hui l'opération sauvetage puisque au au ministère de la transition écologique est organisé un grand raout avec Agnès Panier Runaché notamment et Yannick d'ailleurs. Est-ce que là aussi quand on vote ce genre de loi, quand on est député, quand l'Assemblée nationale se prononce, on ne fait pas la promxe d'une exclusion sociale, c'est-à-dire que avec les gilets jaunes, avec ce qui a pu se passer avec les 80 km/h, on aura l'occasion d'y revenir. Est-ce que voter les fe n'est pas le pire signal qu'on puisse envoyer à la population ?
Vous avez raison de dire queil faut rester ancré, enraciné et donc il faut il faut il faut avoir à l'esprit les préoccupations, les conséquences de chaque décision que nous votons à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'elles ont été pesées quand on sait que par exemple dans la loi, il n'y a même pas eu, on va dire de test. Tout ça a été tellement mal pensé.
Ça part d'une bonne intention. Je veux dire, les préoccupations environnementales, les préoccupations de transition écologique, elles ne sont pas Oui, vous avez raison. Mais il faut redire quand même que ce sont des sujets qui ne sont pas accessoires.
La question écologique, elle n'est pas accessoire et les Français y tiennent beaucoup. C'est sur la manière de faire les choses. Évidemment, je suis d'accord avec vous puisque nous avons porté avec mon groupe la possibilité de donner de la latitude aux élus locaux.
Il faut que les maires en fonction des territoires puissent décider d'y aller ou de ne pas y aller justement par rapport à la préoccupation sociale. Pourquoi on parle de transition ? Moi, je parle de transition parce que je suis je suis totalement défavorable d'abord à l'idée de la décroissance, ça c'est sûr, mais à l'idée aussi que l'écologie se ferait contre et contre les classes populaires.
Moi, j'essaie d'incarner une droite qui parle d'écologie sans exclure. J'essaie d'incarner une écologie de droite justement pour qui les préoccupations de justice sociale sont fondamentales et donc c'est des questions d'équilibre. C'est des questions parce qu'il ne faut pas tout simplement pardon Naimam Mouchu accepter d'enlever ce texte.
Ça a été mal pensé, le reporter entièrement le repenser et ne plus mettre dans la tête de beaucoup de gens qui nous écoutent et qui se disent "En réalité c'est encore contre moi que ça tombe. J'ai pas beaucoup d'argent. Je peux pas changer ma bagnole et en plus j'ai l'interdiction d'aller dans des centres-villees." Mais bien sûr qu'il faut le faire avec la population.
C'està dire que si on a si on n pas les dispositifs d'accompagnement aujourd'hui, ça ne sert à rien. Voilà. Moi, je voterai pas de dispositif qui contraint.
Je ne voterai pas de dispositifs qui viennent s'imposer à des populations qui n'ont pas les moyens. Je veux dire, c'est l'inverse de ce que j'essaie de faire. C'est pour penser un référendum sur les ZFE dans le journal de 8h tout à l'heure, on avait justement ce maire qui nous aimait.
Allons-y, assumons, posons la question par référendum. Je sais pas parce que ce sont des sujets techniques que ça n'a pas la même donc la fin de vie, c'est pas techniques, ils sont prêts mais les ZFE non. Bah, les ADFE, c'est quand même c'est quand même des sujets de réglementation juridique, hein.
Donc euh l'idée d'aller vers le référendum d'abord parce qu'on contournera l'Assemblée nationale qui n'y arriverait pas ou qui n'arriverait pas à trouver de compromis ensuite sur des sujets quand même où il faut euh il y a il y a beaucoup de documentations sur les aides des feux, euh il y a de la différenciation territoriale, je suis pas sûr qu'on arrive à un référendum qui soit à une réponse en tout cas qui soit consensuelle. Vous êtes également Naimam Mouchou, vice-président de de l'Assemblée nationale. Un fait la semaine dernière de députés Andy Kerbra qui est un député LFI et et Christine Angrande exen ont été temporairement exclus de l'Assemblée nationale.
L'un je le rappelle pour avoir et pour être soupçonné accessoirement d'avoir acheté de de la drogue avec ses frais de mandat. L'une pour avoir fait des dépenses personnelles avec ces frais de mandat exclu temporairement. Oui, exclu temporairement parce que c'est la seule sanction qui existe aujourd'hui, c'est c'est la sanction maximale.
Est-ce qu'il ne faut pas Est-ce qu'il ne faut pas aller plus loin dans les sanctions ? Bien sûr, moi je suis Mais bien sûr qu'il faudrait aller plus loin, mais pour aller plus loin, mais pour aller plus loin, il faut un consensus. Pour modifier le règlement de l'Assemblée nationale sur l'échelle des sanctions, il faut que les groupes se mettent d'accord.
Personne n'est d'accord. person c'est c'est bien ça le problème aujourd'hui et je le déplore, personne n'est d'accord mais je comprends que les gens comprennent pas en tant que extérieur dans quelle entreprise est-ce qu'on accepterait euh d'utiliser l'argent de la société pour s'acheter de la drogue ou pour financer des activités privées. Donc la vice-présidente de l'assemblée que que vous êtes suggère quand même de d'alourdir les sanctions et penser que quand certains euh on va dire passag certains certains actes dépassent on va dire un certain mouvement comme l' acheter de la drogue quand même avec l'argent du contribuable, il faudrait exclure définitivement.
On pourrait aller vers là. Alors ou alors définitivement c'est encore autre chose parce que vous savez le c'est c'est un mandat issu du peuple que seul le peuple peut nous retirer. Sinon on va vers l'idée de ce mandat révocatoire que porte la France insoumise et ça je n'y suis pas favorable.
C'est le peuple qui doit avoir le dernier mot à chaque fois. Par contre, on peut imaginer des sanctions plus lourdes que une exclusion seulement de 15 semaines et un mois de privation d'indemnité. Ça c'est sûr.
C'est certain parce que les les Français neent pas ou vice-président de l'Assemblée nationale, je le disais, mais vous êtes aussi la porte-parole et la secrétaire générale du parti Horizon, parti d'Édouard Philippe. Et ça tombe bien parce que dans le sondage IFOP ce matin fiducial Sud Radio Le Figaro, on apprend que Édouard Philippe est énormément publicité par les Français. 41 % des Français souhaitent qu'ils soient candidats en 2027. 63 % pensent qu'il le sera bel et bien.
Mais avant qu'on se plonge dans les détails de ces chiffres, on est obligé de passer euh une alerte enlèvement euh pour un homme grand 1,89 54 ans, maire du Havre, ancien premier ministre. Est-ce que vous avez des nouvelles Édor Philippe ? Ben Édor Philippe va très bien.
Il va très bien mais il travaille, il travaille. Vous savez la politique ça ne ça ne se limite pas à la recherche du buzz, à la communication, être présent sur tous les plateaux, à commenter en permanence. La politique c'est d'abord essayer d'aller convaincre les Français.
Donc il passe beaucoup de temps sur les territoires. Il sne la France, il sillonne l'Outremè territoire d'outre mer. Il va à la rencontre des gens pour essayer de d'abord pour écouter.
Je pense que c'est indispensable pour comprendre ce qui se passe et pour essayer d'adapter des solutions après parce que c'est ça faire de la politique c'est pas euh Non mais et on peut pas se dire que c'est c'est du fameux en même temps, pardonnez-moi. Oui, bien sûr, aller sur le territoire. Oui, bien sûr.
Convaincre les Français, les comprendre peut-être encore faut-il les comprendre quand on a été longtemps en premier ministre. vous allez peut-être les comprendre avant, mais il y a quand même un sujet, tout ce qui se passe actuellement dans le monde, tout ce qui se passe en France, pas une intervention d'un ancien premier ministre, est-ce que à un moment quand même la communication, la discrétion ne pose pas un problème ? Non non, il s'est exprimé sur les questions internationales, sur le conflit en Ukraine.
Donald Trump, il l'a fait très peu. Je je vous invite samedi, on tient un meeting à Marseille précisément autour d'Édouard Philippe avec un certain nombre d'intervenants. Il pourra s'exprimer longuement sur ces questions en particulier.
Voilà. Euh la méthode, moi je pense que la méthode Édouard Philippe est la bonne. D'abord, il a pas à se soumettre à un à un agenda qui voudrait que tous les jours il faillent aller dire euh ce qu'on pense de l'actualité et cetera.
Sans tous les jours, on peut dire qu'il y a des points de repère où l'actualité nation, il a pu parler depuis un mois et demi quasiment. Naamou, je regardais si si le dernier interview dans dans le Figaro, il y a plus d'un mois. Alors très bien tacte, il y a plus d'un mois.
Bon bah, il s'exprimera samedi sur le sujet et il fera et il le fera de plus en plus. Il le fera de plus en plus parce qu'on va se rapprocher des échéances. Bon euh aller parler pour parler, alors c'est certainement pas euh son style, c'est certainement pas sa manière de faire.
Explorer les sujets de fond, oui, ça demande un peu de travail, ça demande un peu de temps et il le fera au moment au qui est le plus opportun en réalité. C'est sa manière de fa quel projet précisément est-ce qu'on sait ce que veut porter Édouard Philippe concrètement ? parler ici des grands enjeux, les fe, la loi sur l'infie, énormément de débats qui traversent la société française.
Si vous deviez résumer le le projet d'Édouard Philippe, alors par pitié sans le mot massif qu'on répète à tout bout de champ, quel est quelle est la vision d'Edard Philippe pour la France ? Quel est le projet ? En deux trois mots ?
Non, mais ça se résume pas de trois mots, vous comprenez bien la difficulté. Ce que nous voulons, c'est proposer un projet qui soit cohérent. Alors, ça demande un peu de travail, ça demande un peu de technicité parfois, ça demande après de de vulgariser ce qu'on veut dire.
Ce qui est certain, c'est qu'on veut emmener les Français dans une direction qui leur permette demain de renouer avec l'espoir. Je vois plus aucun parti politique. Un projet de rupture quand même peut-être avec soit en partie un projet de rupture.
Oui, mais oui, parce qu'on a pas le choix. Vous voyez bien les grands défis. Non, je pose la question parce que Christophe Béchu dans le Figaro il y a quelques semaines disait en 2027, on ne promettra pas le grand soir mais une continuité dans l'action.
Pas arrivé hein. Mais oui, mais parce qu'il y a de ça. Ouais, mais c'est pas la rupture pour la rupture non plus.
Il y a des grandes transformations qui sont obligatoires parce que on est dans un moment de bascule. Les Français le vivent. Moi, c'est ce qu'ils me disent aussi sur le terrain, le défi migratoire, le défi sécuritaire, le défi des nouvelles technologies, les défis de l'école.
Donc oui, on pourra pas continuer à faire tout à fait comme on on faisait jusqu'à maintenant. On voit bien les limites de ça. Euh mais il s'agit pas non plus de renverser la table sur le tous les sujets pour dire "Regardez, euh je fais plus que mon que mon voisin, que mon adversaire." C'est pas le sujet non plus.
Il faut qu'on soit cohérent. Donc là, là où il faut appuyer h et réussir à entraîner, réussir à entraîner les gens, réussir à faire un grand mouvement collectif sens, on continuera à aller dans le bon sens. Hm.
Et pour entraîner les gens aussi ? Ah, c'est fondamental. Bruno Rotaillot avec vous.
Ben Bruno Rotaillo s'il le souhaite. J'espère j'espère qu'on arrivera à rassembler le plus largement possible. Et Bruno Rotaillot fait partie des personnalités politiques qui peuvent avoir Est-ce que c'est votre souhait de faire une véritable alliance avec Bruno Taillot ?
Parce que Édouard Philippe le confie. Nous nous estimons a-t-il dit à propos de Bruno Rotaillot, il arrive que nous ne pensions pas la même chose sur tous les sujets mais je suis assez convaincu que nous sommes complémentaires. Donc c'est ça 2027 une potentielle réunion.
Rotaillot, Édouard Philippe. Ben c'est c'est ce qu'a fait la droite pendant très longtemps, le rassemblement des forces politiques de la droite et du centre. Mais bien sûr, je veux dire, nous n'avons pas le choix.
Il y a pas de majorité qui se dégage d'un parti politique. Ça c'est faux. Je dire celui qui s'imagine demain gagner 2027 avec uniquement sa famille politique, c'est un non sens absolu.
Donc il faut rassembler et pour rassembler, il faut tendre la main. Il faut accepter qu'on soit pas d'accord sur tout. C'est le cas avec Bruno Retaillot.
Moi, je ne suis pas d'accord avec tout ce que dit Bruno Retaillot et je le lui ai dit. En revanche, c'est quelqu'un qui a vo à prendre une place et d'autres côté avec lui au côté d'Edouard Philippe. Balayons l'actualité aussi des grands sujets qui nous restent.
Naima Mchu, Macron, le président de la République, Emmanuel Macron, était à Kiev avec l'ensemble des dirigeants européens ce weekend pour essayer au mieux de convaincre notamment Donald Trump, le président russe, d'acter, de se remettre de de se mettre autour de la table pour obtenir des négociations notamment pour le président ukrainien et ce pays en guerre qui est qui est l'Ukraine. Marine Le Pen a dit "Je dirais que Macron s'est mis dans la peau d'un guerrier alors que je pense que la France devrait faire exactement le contraire, consacrer tous effets forts pour se positionner comme médiatrice dans la direction de la paix." C'est votre sensation aussi qu'on qu'on joue contre les land de la paix ?
Évidemment, pas du tout. Et Marine Le Pen en disant ça revient dans l'escarcelle de Poutine. Voyez, c'est c'est c'est Mais oui, mais c'est la nature du Rassemblement national.
Voilà, le Rassemblement national joue contre les intérêts nationaux. Notre intérêt à nous, c'est de nous protéger. Voilà.
Et en protégeant l'Ukraine, d'abord d'abord pardon, mais c'est une question de principe. La la France a toujours porter une voix juste et une voix humaine. C'est un territoire attaqué.
On protège un territoire attaqué et puis et puis c'est notre intérêt direct parce que ce qui se passe en Ukraine a des répercussions chez nous. Ces véléités de puissance, de domination de la Russie, elles elles s'arrêteront où ? Personne ne le sait.
Et donc le président de la République en faisant ce qu'il fait, en se déplaçant, en réaffirmant son soutien à l'Ukraine, en réalité réaffirme la sécurité du territoire national. On parle du président de la République qui sera en reconquête puisque c'est comme ça qu'on qualifie ce qu'il est en train de faire en ce moment. Il sera demain soir sur TF1 pour une grande émission spéciale face aux Français.
Dialogue question, on parle déjà de des référendums qu'il pourrait annoncer. Selon vous, quel sur quel sujet doit aller Emmanuel Macron s'il doit annoncer certains référendum ? D'abord, moi je suis plutôt favorable à l'idée du référendum.
Je l'ai dit, je l'ai dit récemment dans une tribune avec Clément. Absolument. Édouard Philippe l' dit déjà il y a quelques mois.
Il avait imaginé cette idée de référendum au moment au moment des élections législatives les prochaines en disant quoi ? En disant une chose simple, il va falloir qu'on dégage des espaces de souveraineté supplémentaire. On peut pas on peut pas juste dire aux gens bon voilà vous exprimez dans l'isoloir tous les 5 ans et puis on se revoit tous les 5 ans.
C'est c'est vraiment pas suffisant compte tenu des tension contenu des fractures. Donc l'idée de dire on va renouer le dialogue avec les Français par le référendum est une bonne chose. Puis il y a la question du contenu h sur quel sujet ?
Alors ça peut pas être un outil accessoire. On verra ce que propose le président de la République. Moi j'ai pas de vous pouvez avoir des idées, des envies, des volontés.
Vous vous dites ça parler du travail par exemple sur la question du travail. Je trouve que c'est une bonne chose parce que le sujet du travail sur le temps de travail, pourquoi pas sur le travail qui paye plus et donc sur les les moyens dont on pourrait faire que le travail net se rapproche, que le travail brut et le travail net se rapproche parce qu'on sait que c'est un sujet de préoccupation sur l'assurance chômage pourquoi pas aussi donner les moyens les prélèvements obligatoires sur le salaire, ça pourrait par exemple être une question bien rédigée. Alors il faut que ce soit une question bien rédigée.
Oui. Oui. Non mais bien sûr mais mise à disposition sur référendum sur cette ce rapprochement brut et net.
Pourquoi pas ? Absolument. Pourquoi pas ?
Vous comprenez qu'elle est là toute la difficulté forme. Ex la technicité dont vous parlez tout. Oui.
Parce que si on va vers les textes alambiqués qu'on ne comprend pas éminemment technique ou des mesurettes à l'inverse ne comptitz pas et là on fera encore plus mal et le sentiment d'exception sera encore plus colossal. Tout à fait. Moi je suis pour qu'on engage vraiment sur des référendums.
C'estd que les gens se disent alors là si je vais aller voter mon vote engage l'avenir de la société. Vous voyez je tranche une véritable question et la réponse que je donne va avoir des effets sur le quotidien. Il il faut pas qu'on trompe les Français ou qu'on ou qu'on leur dise euh finalement vous allez voter mais ce servira pas à grand-chose.
Voilà, on on le référendum peut pas servir à combler un vide politique, à à réexister par soi-même, pas du tout. Il faut que il faut que ce soit un vrai souffle et il faut que ça ait des conséquences sur le fond. Et on verra si le président de la République euh sera au rendez-vous et s'il vous a écouté demain soir à 20h à partir de 20h sur TF1.
Une dernière question Naima Mouchou. Il s'est passé quelque chose à Paris d'absolument d'étonnant ce weekend. une manifestation plus de 1000 participants qui tenonaient des slogans d'ultradroite Europe jeunesse révolution des cent tambourg certains arboraient des croix celtique des t-shirts avec des iconographies néonazies j'ai rien vu.
Aucune condamnation de la part de politique aucun mot de Bruno Rota aucun mot de la part d'un important membre du gouvernement ou même de la classe politique actuelle. Est-ce que c'est pas un problème ? Oui c'est un problème.
Moi, je crois que c'est un problème. Ça s'appelle la posture voyez. Mais même vous vous n'avez pas réagi ? que c'est normal qu'on puisse assister non mais qu'on puisse assister à un spectacle aussi aussi sidérant que celui-ci vous avez raison et il faut le condamner vous avez raison il faut il faut condamner toutes les radicalités tous les extrémismes d'où qu'ils viennent parce que ça fait du mal à la société faut pas une enquête que visiblement cette manifestation avait été prévue validée par la préfecture est-ce qu'il faut pas on va dire condamner outre les mots est-ce qu'il faut pas aller plus loin parce que condamner les débordements il faut condamner les violences il faut condamner les propos quand ils se situent en dehors du champ légal ça c'est une évidence Je sais pas si les procédures son coup je pas sûr que le préfet se soit positionné prononcé làdus mais ça veut pas dire que rien n'existe pas vous dire à l'heure actuelle mais mais bien sûr qu'il faut condamner.
Oui, ça c'est une évidence pour moi. On n pas à choisir ou à trier. Merciou d'avoir été avec nous et d'avoir parlé vrai au micro de Sud Radio ce matin.
Il est je rappelle que vous êtes vice-président de l'Assemblée nationale et la la secrétaire générale mais également la porte-parole du parti Horizon donc le parti d'Édouard Philippe. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Dans un instant, vous trouvez Patrick Roger 9h10h, la vérité est en face et nous on se retrouve demain même heure mes studios.
Naïma Moutchou