Nicolas Dupont-Aignan invité de Samedi Politique sur France 3 Paris Île-de-France
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse directe
Daïc, premier sujet, nous revenons sur ce que nous avons évoqué dans ce journal, sur les violences contre les policiers.
- 2:33RelanceRéponse partielle
Mais je voudrais revenir quand même à ce qui se passe actuellement dans les manifestations, parce que là ça n'a rien à voir avec la banlieue, ce sont des casseurs.
- 2:43OuverteRéponse directe
Alors parmi les mesures proposées, François de Rugy ce matin, le député anciennement Europe Écologie, propose des arrestations préventives pour ces casseurs. Qu'est-ce que vous en pensez ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Comment vous expliquez, Nicolas Dupont-Aignan, cette molesse que vous décrivez des politiques vis-à-vis de ces casseurs ?
- 6:14OuverteRéponse directe
C'est un des thèmes, j'imagine que ce sera un des thèmes de campagne de Nicolas Dupont-Aignan, l'autorité.
- 6:28OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que ça va être le thème autour duquel va tourner la présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« bien sûr, on comprend qu'ils soient décorés. »
- 0:29Invité politiqueFait
« les policiers sont agressés, insultés, que leurs voitures sont cassées, qu'ils sont blessés. »
- 0:38Invité politiquePromesse
« Depuis des années, je demande des sanctions. »
- 3:22Invité politiqueFait
« jusqu'à cinq ans de prison ferme, le juge d'application des peines transforme cette condamnation en une peine alternative qui n'est jamais exécutée. »
- 3:58Invité politiquePromesse
« Je propose 40 000 places de prison de plus en France pour atteindre le niveau de la Grande-Bretagne. »
- 4:31Invité politiqueFait
« Quand on voit l'état de nos prisons, j'ai été visiter la prison de Villepinte en Seine-Saint-Denis. Les prisonniers se déplacent librement dans la prison. »
- 7:04Invité politiqueFait
« On a déjà eu les mafias des Balkans, il n'y a aucun contrôle de nos frontières. »
- 8:36Invité politiquePromesse
« je prendrai l'argent sur les économies de la fraude sociale. »
- 9:17Invité politiqueFait
« Nous sommes le seul pays où deux partis, Parti Socialiste et Républicain, qui ont eu tous les moyens, tous les pouvoirs, ont échoué et estiment que personne ne doit se présenter. »
- 9:49Invité politiqueFait
« ils ont concocté ensemble, le Parti Socialiste et les Républicains, une loi pour réduire le temps de parole des candidats au moment de la présidentielle et pour durcir les parrainages. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan70 %
- Invité16 %
- ?11 %
- Présentateur4 %
≈ 68,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le député maire d'Hier dans les Seunes est président de Debout la France. Daïk, premier sujet, nous revenons sur ce que nous avons évoqué dans ce journal, sur les violences contre les policiers. Oui,
avec en ce moment même, les deux policiers qui sont intervenus face au casseur avec son froid qui sont décorés, c'est sans doute nécessaire. Est-ce que c'est suffisant
? Non,
bien sûr, on comprend qu'ils soient décorés. Il faut regarder la vidéo pour voir l'étendue du désastre. Mais moi, ce que je veux vous dire comme élu de banlieue, c'est que ça fait des années
que
les policiers sont agressés, insultés, que leurs voitures sont cassées, qu'ils sont blessés. Donc, moi, je n
'ai
pas attendu cette image atroce pour réagir. Depuis des années, je demande des sanctions. Il faut que vous sachiez.
Oui, mais ce n'est
pas les
mêmes personnes. Parce que là, vous évoquez
ce qui se passe en banlieue où les pompiers, les policiers ont des fois du mal à entrer dans certaines
cités. Mais c'est plus que ça.
Là, ce sont ce qu'on appelle des casseurs, mais qui
ont
une motivation politique. Politique,
on le voit bien avec
le direct.
Ils
viennent de Paris,
ils
ne
viennent
pas de banlieue. Les casseurs
vont être interpellés. Vous avez
un mélange d'activistes politiques, d'extrême gauche, ce fois-ci. Mais vous avez aussi
une
habitude qui a été prise dans notre pays depuis des années,
de
laisser agresser nos policiers, nos gendarmes, nos pompiers, sans que la justice ne sanctionne à la mesure de l'acte. Et je fais une proposition concrète. Parce qu
'il
y
a
beaucoup de paroles. On va les décorer, on va dire que
c
'est insupportable.
Mais
il faut des actes. Je propose que pour toute agression de policiers, gendarmes ou pompiers, c'est-à-dire les représentants de la République, de l'État, il y ait obligatoirement une peine planchée de prison ferme.
Est
-ce que vous trouvez normal
que
quand une voiture fonce sur des policiers, je l'ai eu dans ma ville il
y
a un mois, il y ait un rappel à la loi,
ou
alors
une
convocation dans six mois
?
Voilà la réalité de notre pays. Cela veut dire que depuis des années, et ce n
'est
pas simplement ce gouvernement-là, loi Dati... Donc vous
ne demandez pas la démission de Bernard Cazeneuve comme le fait le Front
National ? Mais on peut demander la démission de tout le monde. Ce n
'est
pas seulement Bernard Cazeneuve, Mme Dati, Mme Taubira, les partis. C'est un changement radical, complet de politique. Car nous sommes
le
seul pays au monde d'Aïe Coduit, le seul pays au monde qui accepte de voir nos policiers tabassés, menacés, sans qu'il n
'y
ait de réaction judiciaire. Nous sommes les seuls.
Donc combien de temps on va
accepter
ça ? Là ils sont entendus, on va voir si ça
débouchera sur un procès, quels sont
les... Oui mais on va
voir la condamnation. La
condamnation. Mais je voudrais revenir quand même à ce qui se passe actuellement dans les manifestations, parce que là ça n'a rien à voir avec la banlieue, ce sont des casseurs. Alors
parmi les mesures
proposées, François de Rugy ce matin, le député anciennement Europe Écologie, propose des arrestations préventives pour ces casseurs. Qu
'est
-ce que vous en pensez ?
Pourquoi
pas, mais
la vraie
question, c'est pas ça. La vraie question, c'est qu'un casseur,
un
agresseur de policiers ou un casseur, doit savoir que s'il est pris, il y aura une sanction forte.
Or
aujourd'hui, tous les casseurs, tous les voyous de France savent qu'il n'y a pas de sanctions judiciaires. Les prisons ne sont pas la voie obligée. Les peines alternatives, ceux qui m'écoutent ne savent pas souvent. Quand on lit le journal, on voit souvent marqué M. X condamné à un an de prison ferme, à deux ans, à trois ans. Mais ce qu'on ne sait pas,
c
'est qu'en vertu de la loi Dati puis la loi Taubira, c'est que jusqu'à cinq ans de prison ferme,
le
juge d'application des peines transforme cette condamnation en une peine alternative qui n'est jamais exécutée. Ça veut dire que des voyous ou des casseurs se retrouvent en liberté malgré les condamnations.
Mais je voudrais en revenir
sur
ce qui se passe cette semaine sur les casseurs,
sur la proposition de M. Durugy. Mais
M. Durugy,
ce
n'est pas parce que vous allez empêcher deux, trois personnes
d
'aller manifester que vous n'allez pas empêcher,
dissuader
ceux qui vont casser. Il y en aura d'autres. Il faut une justice. Il faut donc des places de prison.
Quand
je propose 40 000 places de prison de plus en France pour atteindre le niveau de la Grande-Bretagne, je dis quelque chose d'évident. Vous savez, le problème de la classe politique,
c
'est que ça fait des années qu'on commente, qu'ils commentent. Moi,
je
propose des mesures concrètes.
Comment vous expliquez, Nicolas Dupoignan, cette molesse que vous décrivez des politiques vis-à-vis de ces casseurs
? Je
crois que
la
classe politique, pas tous, il y en a des très bien, heureusement, mais du moins les gouvernements ne veulent pas se donner les moyens de leur politique. Pour des questions financières, parfois aussi. Quand on voit l'état de nos prisons, j'ai été visiter la prison de Villepinte en Seine-Saint-Denis. Les prisonniers se déplacent librement dans la prison. Dans le quartier des mineurs, ils fument du hache. C'est un bazar que
vous n'imaginez pas. Aujourd'hui, on autorise
de les filmer 24 heures sur 24. Oui, enfin. Oui, mais vous n'imaginez pas l'état des prisons françaises, de laxisme.
Même Alain Juppé, on va prendre un exemple.
Quand je vois que même les Républicains,
les
Républicains, et pourquoi j'ai quitté ce parti, qui sont responsables aussi de la situation, quand je vois M. Juppé proposer 10 000 places de prison alors qu
'on
sait pertinemment qu'il
y
a 100 000 peines de prison qui ne sont pas appliquées en France et qu'il faut au moins 30 000 à 50 000 places de prison supplémentaires, je suis inquiet parce que je vois encore que ce sont des belles paroles. Il faut passer aux actes, c'est tout.
Je vais revenir parce que vous faites un amalgame entre ce qui se passe à Montlieu et ce qui se passe
dans les manifestations. Non, mais
je
poursuis. Pardonnez-moi, c'est pas mal. Non, non, je
poursuis. On parle de casseurs, mais il y a derrière une théorie politique. Est-ce que casseurs, c
'est
le mot de jeu ? Est
-ce
qu'on ne devrait pas parler de révolutionnaires qui ont théorisé la violence pour provoquer le chaos dans la CCT pour détruire,
pour reconstruire ? Vous avez
raison, il y
a
une extrême gauche qui devient fasciste. Vous savez, les fascismes se rejoignent et cette extrême gauche fasciste profite du vide. Je voudrais aussi demander pourquoi les policiers ne sont pas autorisés à aller arrêter. Pourquoi il reste des heures à subir ? Est-ce que c
'est compliqué de distinguer les casseurs des manifestants qui sont
dedans ?
Et
qu'en même temps, on ne
peut
pas non plus faire qu
'il
y
ait
des morts dans un mouvement de foule. Non, mais c'est risqué. Tout
est risqué,
mais aujourd'hui, les deux policiers qu'on a vus, ils auraient pu mourir brûlés vifs dans leur voiture. Alors, il
y
a un moment, moi, je demande au gouvernement d'agir et d'arrêter de parler.
Allez, on enchaîne, Daïc, sur l'élection présidentielle.
C
'est un des thèmes, j'imagine que ce sera un des thèmes de campagne de Nicolas Dupont-Aignan, l'autorité. C'est ce qu'il représente d'ailleurs aux yeux de l'opinion.
Oui, pour un étude du Cevipof, parmi vos électeurs, ils sont à 94% déclarés votés pour vous pour l'affirmation de l'autorité régalienne.
Est
-ce que vous pensez que ça va être le thème autour duquel va tourner la présidentielle ?
Plus que
peut
-être les thèmes économiques. Il y a deux thèmes, en tout cas, moi, je fais deux propositions majeures, deux axes majeurs. Rétablir l'ordre en France, mais il faut traiter les causes des phénomènes. J'ai parlé de la justice, il y a un autre aspect, c'est contrôler nos frontières.
Quand
je vois que le gouvernement, le président de la République a accepté
l
'accord passé par Madame Merkel avec le président turc Erdogan
de
supprimer les visas, c'est-à-dire d'avoir la libre circulation de 80 millions de Turcs en Europe, je dis folie. On a déjà eu les mafias des Balkans, il n'y a aucun contrôle de nos frontières. Il faut contrôler nos frontières. Et c'est là où, debout la France, se différencie des Républicains ou du Parti Socialiste qui continuent à vouloir un Schengen, c'est-à-dire la libre circulation.
Ça
dépend des candidats de la République,
mais on verra lequel il sortira le vainqueur de la Première. Moi, je suis clair, on
se protège. Le rôle d'un État, c'est de protéger ses concitoyens. Tous les pays du monde, à l'exception de
l
'Union Européenne, contrôlent leurs frontières. Vous ne réglerez pas le problème de la délinquance. Vous ne réglerez pas le problème des mafias, des trafics d'armes et de drogues si vous ne contrôlez pas les frontières du pays. Donc, premier
thème, l'ordre. Ce que vous entendez
quand même, c'est que la délinquance vient de l'étranger. Une partie, oui. On le voit, les casseurs ne sont absolument
pas étrangers. Mais
heureusement,
pas tous. Mais je dis qu'il
y a
des mafias qui se sont installés dans notre pays et qu
'on
ne peut pas continuer. Mais il
y
a un autre thème sur lequel je veux insister. C'est la justice sociale, c'est le mérite. C'est qu'aujourd'hui, on ne récompense pas ceux qui travaillent. Et une de mes grandes mesures que je vais développer pendant toute l'élection présidentielle, c'est de lutter contre les abus de l'assistanat. J'en ai assez de la fraude fiscale, la grande fraude fiscale, et vous savez que
j
'ai travaillé là-dessus, et
de la fraude sociale. Voilà,
parce que la fraude fiscale est plus importante que la fraude
sociale
en termes
de montants. Oui, mais il y a
beaucoup de fraudes sociales, j'en ai assez de ces RSA qui sont versées à l'étranger. J'en ai assez de ces RSA, de gens qui travaillent au noir, et en même temps qu
'on
ne peut plus payer les petites retraites. Donc je veux réduire les charges qui pèsent sur les petits retraités, comme sur les petits salariés, et je prendrai l'argent sur les économies de la fraude sociale. Et je peux vous dire
qu
'il y
a
de la marge. Et ça c'est important, on ne
peut
pas vivre
si
on ne récompense pas ceux qui ont travaillé et ceux qui travaillent.
C'est fondamental.
Alors
vous aurez toute
la campagne présidentielle pour développer votre
thème. Avec des mesures précises là aussi.
D'abord il faut que vous ayez les 500 signatures. Est-ce que vous avez peur de ne pas les avoir à cause du changement de règles
? Ils
font tout, tout.
C'est-à-dire la publication de
toutes les signatures
publiques. Mais bien sûr. Avant c
'était tiré au sort, donc on ne savait pas pour qui son maire avait signé parrainé. Et là on pourra le savoir. Je
vais
vous
dire ce qui se passe. Ça c'est démocratique. C'est qu'on est le seul pays au monde, vraiment, où des gens,
des
dirigeants, qui ont ruiné le pays,
qui
ont multiplié la dette par 3, le chômage par 2, la misère par 2, qui ont gouverné
et
qui ont été battus aux élections régulièrement, estiment qu'il est de droit divin de se représenter.
Nous
sommes le seul pays où deux partis, Parti Socialiste et Républicain, qui ont eu tous les moyens, tous les pouvoirs, ont échoué et estiment que personne ne doit se présenter. Et ils ont concocté ensemble, le Parti Socialiste et les Républicains, une loi pour réduire le temps de parole des candidats au moment de la présidentielle et pour durcir les parrainages. Eh bien moi je me bats en ce moment pour que les maires me parrainent parce que je pense
qu
'il faut sortir du piège mortel dans lequel on est, soit on continue avec les mêmes, Parti Socialiste et Républicain,
soit
l'aventure et les excès du Front National. Eh
bien je propose
une alternative politique, vous allez voir,
qui
va enfin permettre aux Français
d
'échapper à ce piège effrayant. Pourtant la
même
étude du Sivipov qui a étudié un petit peu les attentes des Français, se
dit
que finalement il n
'y a
pas une attente de renouvellement, il plébiscite plutôt les personnalités qu'on connaît déjà, il y a vraiment une attente d'alternative politique, mais pas forcément
de renouvellement,
contrairement au discours ambiant qu'on entend. Attention,
vous
savez...
Est
-ce que vous vous
placez dans ce renouvellement ? Non, je me place dans le renouvellement
des
hommes, oui,
des
projets,
des projets...
C
'est pas ce que dit Sivipov, il n'y a pas forcément une attente des Français.
Je vais vous dire, il
y a
une belle phrase d'Einstein que je livre à votre méditation. Et Einstein c'était pas un imbécile. Il disait, ce ne sont pas ceux qui ont créé les problèmes qui vont les résoudre. Moi
je vais relativiser ce
que vous
venez de dire. Attendez, si
je peux, oui, c'est une bonne... Mais est-ce que vous croyez que c'est M. Juppé, M. Sarkozy, M. Fillon, qui ont gouverné la France pendant 10 ans, qui ont signé Schengen, qui ont accepté les travailleurs détachés qui ne payent pas de charges sociales en France et qui font faire faillite à nos artisans, qui ont baissé les petites retraites, ou M. Hollande, qui vont régler les problèmes du pays ? Donc pour vous, l'alternative politique, si elle passe du PS au Républicain, ce sera la même chose ? Mais ce sera exactement la même chose, avec des améliorations sur certains points, mais ils ne traiteront pas les causes. Et je suis candidat
parce
que je crois qu'il
y a
une autre politique possible, je l'ai développée dans mon livre. C
'est Jésus, c'est left to
emar, c'est Jésus qui part
à l'hasard.
C'est que notre pays a tout pour réussir, à condition de changer de politique. Et ça,
c
'est dans la main des Français. C'est à eux de choisir. Merci beaucoup
Nicolas
Dupoyant,
on
aura certainement l'occasion d'en reparler
avec vous.
Nicolas Dupont-Aignan