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Discours / meetingLa parole de Jean-Luc Mélenchon· 20 octobre 2026 102 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsSécuritéDéfense

Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:53PrésentateurFait
    « Le chômage, la misère qui s'est amplifiée, l'enfermement qui s'est aggravé pour toute une partie de la population qui ne peut plus bouger tout simplement parce que le combustible pour la voiture coûte trop cher. »
  • 3:33PrésentateurFait
    « C'est le froid qui arrive et on ne va pas déclencher tout de suite le chauffage parce qu'on va attendre le plus tard possible le moment de le faire quand on se chauffe soi-même »
  • 8:48PrésentateurFait
    « l'Europe se réchauffe plus vite que le reste de la planète et la mer Méditerranée se réchauffe plus vite que l'océan mondial. »
  • 10:38PrésentateurFait
    « le système de l'éducation transformé en marché, où chacun fait sa petite liste et ensuite est sélectionné de manière à être obligé à faire appel au privé pour voir ses voeux satisfaits »
  • 21:35PrésentateurFait
    « je parle de sauvagerie policière, parce que, à ce moment-là, on a déjà les informations à ce sujet. »
  • 21:46PrésentateurFait
    « Il y a déjà quelqu'un qui s'est fait arracher la moitié de la figure par un policier qui, de sang-froid, lui a tiré à un mètre, peut-être, de distance, en pleine figure. »
  • 26:49PrésentateurFait
    « Camarades, des exemples comme ça, là, je vous en ai raconté un parce que comme j'ai déjà raconté, personne ne risque de se faire prendre, mais je pourrais vous en raconter quatre ou cinq où la même chose me remonte. »
  • 44:03PrésentateurFait
    « Ils ont carrément tiré dans le premier rang des syndicalistes. »
  • 45:47PrésentateurFait
    « Entre les casseurs et les policiers, il faut choisir son camp. »
  • 47:02PrésentateurFait
    « Non, il y a des enquêtes de l'IGPN, on verra. »
  • 52:40PrésentateurFait
    « Un mort dans des circonstances non élucidées. »
  • 53:45PrésentateurChiffre
    « 2500 garde à vue plus que le jour le plus répressif des Gilets jaunes qui était le 8 décembre 2018. »
  • 54:04PrésentateurChiffre
    « 10 mois fermes avec mandat de dépôt pour des jeunes sans aucun antécédent judiciaire. »
  • 54:10PrésentateurChiffre
    « 7 mois fermes avec mandat de dépôt pour être allés en manif avec un masque de piscine. »
  • 1:00:17PrésentateurFait
    « Rima a passé cet après-midi en procès pour apologie du terrorisme. »
  • 1:01:00PrésentateurChiffre
    « Elle a eu 16 procédures judiciaires contre elle. »
  • 1:10:06PrésentateurFait
    « Il aurait signé un accord de défense avec l'Arabie Saoudite pour protéger le pipe. »
  • 1:10:06PrésentateurFait
    « 'il aurait signé un accord de défense avec l'Arabie Saoudite pour protéger le pipe qui traverse le bout de désert »
  • 1:10:23PrésentateurFait
    « il aurait signé quelque chose immédiatement les parlementaires insoumis ont demandé quoi qu'est-ce que vous avez signé c'est quoi l'accord de défense »
  • 1:12:05PrésentateurChiffre
    « on a perdu 54 militaires au Mali et je ne vous dis pas le nombre de maliens qui étaient quand même chez eux et qui sont morts dans toute cette histoire »
  • 1:12:19PrésentateurChiffre
    « notre président part là-bas et il nous annonce aujourd'hui qu'il nous a garantis quelque chose qui représente 8% de notre approvisionnement »
  • 1:18:54PrésentateurFait
    « nous les insoumis nous sommes liés à eux dans le temps parce que c'est notre mission de porter cette histoire »
  • 1:19:43PrésentateurPromesse
    « nous avons fait voter une loi à l'initiative de Bastien Lachaud qui dit que les insoumis ne sont pas des traîtres et qu'on était réhabilités pour commettre leur nom avec les autres morts »
  • 1:33:55PrésentateurChiffre
    « 65 milliards vous nous devez monsieur Macron alors sur les 65 vous pouvez bien en rendre 10 pour donner satisfaction à la jeunesse de ce pays »
  • 1:34:14PrésentateurChiffre
    « il y a au moins maintenant plus de 450 milliards qui sont une dette que nous avons à l'égard de nous-mêmes et qui est dans le coffre de la BCE »
  • 1:39:45PrésentateurFait
    « c'est monsieur Netanyahou qui pèse sur les élections à Marseille à Toulouse à Roubaix et à Paris »
  • 1:40:56PrésentateurFait
    « c'est la première fois qu'on voit un premier ministre accuser le principal parti d'opposition gauche et vouloir le dissoudre »
  • 1:41:09PrésentateurFait
    « des gens qui prétendent que l'élection présidentielle est mise en danger ce dont aucun d'entre nous n'avait entendu parler »

Temps de parole

  • Présentateur91 %
  • ?9 %

≈ 88,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir. Excusez-moi, j'ai dû faire un petit détour.

0:05
Locuteur

En

0:05
Présentateur

ce moment, c'est chaud pour moi. Donc il faut que je change mes habitudes

0:11
Locuteur

de

0:13
Présentateur

parcours et autres. Bonsoir à tout le monde, merci d'être là. Bon, s'il y avait le moindre doute sur l'utilité de cette réunion,

0:20
Locuteur

il

0:20
Présentateur

aura suffi qu'on l'ait annoncé en une heure. Oui, c'était plein. Vous êtes tous inscrits, donc on a compris, c'est normal. Mais

0:27
Locuteur

on

0:28
Présentateur

en discutait entre nous pour savoir

0:30
Locuteur

comment

0:31
Présentateur

on s'organise, parce qu'une des composantes de la situation, c'est notre propre homogénéité politique,

0:38
Locuteur

la

0:38
Présentateur

qualité de nos liens, comment nous comprenons les choses de la même façon, est-ce que nous avons tous accès

0:43
Locuteur

au

0:44
Présentateur

même niveau d'information, et c'est nécessaire souvent qu

0:48
Locuteur

'on

0:48
Présentateur

vienne le conforter. Il se trouve que cette réunion, le moment politique, on en fera autant qu'il

0:54
Locuteur

y a

0:54
Présentateur

besoin, en général, c'est une fois par mois, sert aussi à ça. C'est un moment d'homogénéisation. Mais pas seulement de ceux qui sont présents, en ce moment, il y a plusieurs milliers de nos amis qui nous suivent sur Youtube. Bon, ah, je ne vous avais pas vu, bonjour, mesdames, messieurs les députés, merci d'être là. Oui, vous avez bien bossé tout à l'heure, j'étais bien content.

1:17
Locuteur

Bon,

1:18
Présentateur

alors, pas que tout à l'heure.

1:24
Locuteur

Alors,

1:25
Présentateur

il est extrêmement important pour ceux qui commencent à être des militants, qui viennent de choper le virus, il n'y a pas longtemps, ou ceux qui l'ont déjà depuis un petit temps, et puis pour ceux qui l'ont depuis très longtemps, de savoir qu'en ce moment, ils sont en train de s'écrire des grandes pages de l'histoire du mouvement social en France,

1:45
Locuteur

et

1:45
Présentateur

que la mémoire de ces événements devient une expérience,

1:49
Locuteur

qui

1:49
Présentateur

sert ensuite, tout au long de sa vie, chaque fois que de nouveaux événements surviennent, alors on peut comparer, et donc apprécier différemment ce qui se passe, prévoir plus précisément, ou imaginer, et à partir de là, déduire des tactiques et des stratégies qu'on affine, et qu'on affine d'autant mieux que cette expérience est présente en nous.

2:11
Locuteur

Voilà

2:11
Présentateur

pourquoi ça paraissait important de se voir. Bien sûr, nous sommes dans un moment grave.

2:17
Locuteur

Alors, un

2:18
Présentateur

moment qu'il faut prendre dans sa gravité et être capable d'analyser politiquement. Pour ça, il faut poser les événements qui le constituent les uns à côté des autres pour les apprécier sérieusement. La gravité résulte des conditions initiales.

2:34
Locuteur

Je

2:34
Présentateur

veux dire, elle ne résulte pas de la journée du 17 octobre. Bien sûr, le 17 octobre est un seuil.

2:41
Locuteur

C

2:41
Présentateur

'est un passage qui est franchi, mais à l'intérieur d'une situation. Donc, il faut bien voir l'ensemble des ramifications. Il y

2:51
Locuteur

a

2:51
Présentateur

les conditions générales. Vous les avez présentes à l'esprit. Le chômage, la misère qui s'est amplifiée, l'enfermement qui s'est aggravé pour toute une partie de la population qui ne peut plus bouger tout simplement parce que le combustible pour la voiture coûte trop cher. Je parle pour toutes les zones rurales du pays,

3:09
Locuteur

mais

3:09
Présentateur

aussi pour les zones non rurales, urbaines, mais où il faut aller jusqu'à la grande surface ou aller amener les enfants jusqu'à l'école, etc. Donc, tout ça a un résultat très concret qui n

3:22
Locuteur

'est

3:22
Présentateur

pas seulement tiens, je ne peux pas bouger, ce qui est déjà grave parce qu'il faut vivre sans pouvoir bouger. Mais c'est aussi des repas qu'on va sauter parce que ça coûte plus cher de mettre l'essence dans la voiture. C'est le froid qui arrive et on ne va pas déclencher tout de suite le chauffage parce qu'on va attendre le plus tard possible le moment de le faire quand on se chauffe soi-même

3:42
Locuteur

et

3:43
Présentateur

ainsi de suite. Et d'ailleurs, quand on a un chauffage d'appoint, on ne va pas le mettre en route tout de suite parce que la facture d'électricité aujourd'hui,

3:51
Locuteur

elle

3:51
Présentateur

est au point où vous le savez. Alors, tout ça, c'est l'environnement qui conduit à préparer l'état d'exaspération car les gens rentrent la tête dans les épaules, font ce qu'ils peuvent pour arriver à vivre décemment, pour en protéger la plus jeune génération, les petits, les enfants, à qui on ne

4:08
Locuteur

va

4:08
Présentateur

pas les raconter tous les jours tous les problèmes de la vie. On essaye de leur épargner tout ça, mais ça fait beaucoup apporter pour tout le reste de la population. Et puis, à l'intérieur de cette situation en général, la situation, comment dire, la chaîne s'est brisée à l'endroit où la charge était à la fois la plus forte relativement au vécu des gens, je parle des jeunes, et où on a le moins de routine à assumer soi-même, on est surtout responsable de soi, et pas d'enfant, pas de couple, et ainsi de suite. C'est-à-dire dans la jeunesse scolarisée.

4:43
Locuteur

Et

4:44
Présentateur

il faut bien que vous sachiez déjà une première chose.

4:47
Locuteur

Le

4:47
Présentateur

mouvement n'a pas commencé à Créteil.

4:51
Locuteur

Il

4:51
Présentateur

a commencé dans l'hexagone à Créteil, mais le premier mouvement lycéen, il commence à Mayotte.

4:58
Locuteur

Et

4:59
Présentateur

de Mayotte, si j'ose dire, il est passé aux Antilles.

5:03
Locuteur

Et

5:03
Présentateur

des Antilles en région parisienne. Certains peuvent peut-être se demander, j'espère pas trop, par quel miracle tout ça s'opère. Les réseaux sociaux, oui, mais pas seulement.

5:14
Locuteur

La

5:14
Présentateur

région Île-de-France est le premier dom-tom.

5:18
Locuteur

C

5:18
Présentateur

'est ici qu'il y a la plus grande partie de la population exilée hors de ces îles. Martiniquais, Guadeloupéens, évidemment Mahorais, qui sont très nombreux, aussi bien à Paris qu'à Marseille. Par conséquent, n'allez pas croire que ces deux réalités soient, en tout point et en toutes circonstances, séparées par l'océan. Non.

5:41
Locuteur

Les

5:41
Présentateur

populations de notre époque vivent étroitement liées les unes aux autres. Et c'est donc

5:46
Locuteur

ce

5:47
Présentateur

qui est un des facteurs explicatifs que, pour la première fois, le mouvement lycéen ne démarre pas, comme dans le passé, dans les quartiers plus aisés. On va pas dire les quartiers bourgeois, mais enfin les quartiers du centre. C'est le cas souvent à Paris.

6:01
Locuteur

Mais

6:02
Présentateur

a démarré

6:02
Locuteur

en

6:03
Présentateur

banlieue, en grande banlieue, à Créteil.

6:06
Locuteur

Et

6:07
Présentateur

évidemment, en grande banlieue, qu'est-ce que vous trouvez ? Des insoumis. Beaucoup. Beaucoup, beaucoup, beaucoup.

6:15
Locuteur

Et

6:15
Présentateur

dans ces conditions,

6:17
Locuteur

c

6:18
Présentateur

'est comme ça que la soudure s'est faite quasi instantanément entre le mouvement insoumis et ce qui démarrait dans les lycées et qui ensuite s'est réparti. Pourquoi ? Parce que c'est dans la circonscription de Clémence Guettet, parce que Boyard est dans la circonscription pas loin, et que Mathilde non plus, qui est la présidente du groupe. Si bien qu'il n'y

6:36
Locuteur

a

6:36
Présentateur

pas eu besoin de consignes, de je ne sais quels échanges, pour que, comme on l'a toujours fait, chaque fois qu'il se passe quelque chose, et notamment dans la jeunesse, dont on a toujours dit, on s'en est jamais caché, que nous espérions gagner la masse de la jeunesse à la cause que nous portons ensemble, avec le programme L'Avenir en Comment, ça fait partie de nos objectifs, et on a toujours dit, si cette jeunesse vote dans la même proportion que le reste de la population, on a gagné les élections. Donc nous sommes un mouvement révolutionnaire, démocratique, institutionnel.

7:11
Locuteur

On

7:11
Présentateur

vote.

7:12
Locuteur

Nous

7:12
Présentateur

croyons à la stratégie électorale. On a le droit de ne pas être d'accord avec ça, mais nous, c'est la nôtre. C'est celle-là qu'on a choisie. Donc, quand on a une stratégie électorale et démocratique, on passe son temps à essayer de convaincre des gens de tomber d'accord avec vous. Et on regarde quelles sont les populations qui peuvent y avoir le plus grand intérêt, forcément, à les déshérités,

7:34
Locuteur

les

7:34
Présentateur

opprimés, les exploités, et puis les jeunes. Pourquoi les jeunes ? Parce que c'est le monde qu

7:38
Locuteur

'ils

7:38
Présentateur

vont avoir sur les bras.

7:39
Locuteur

Et

7:40
Présentateur

par conséquent, c'est certainement de notre programme dont ils sont le plus souvent les plus proches, comme le montrent les enquêtes qui sont faites dans ce domaine.

7:48
Locuteur

Pourquoi

7:49
Présentateur

? Précisément parce qu'on parle de faire face à la crise climatique et à la crise écologique globale qui va être le sort de la suivante génération. Il n

7:58
Locuteur

'y

7:58
Présentateur

a que les maboules qui croient que tout ça n'aura pas lieu, que ça va finir par s'arranger. Bon, ce matin, on a rencontré l'ambassadrice d'Australie. En ce moment, il y

8:08
Locuteur

a

8:08
Présentateur

pas mal d'ambassadeurs qui veulent voir de près le diable.

8:11
Locuteur

Alors,

8:11
Présentateur

ils viennent. Et eux, ils viennent voir, bon, qu'ils parlez. Mais c'est bien, je suis très content. Et alors, bon, on parle de... C'est elle qui me parle de la crise climatique là-bas. Et qui me dit, maintenant, nous avons des conditions que nous n'avons jamais connues avant. C'est-à-dire des incendies à répétition et des pluies diluviennes à répétition. Donc, et les gens me disant, c'est fini, on ne sait plus quand ça va arriver, quand il va y avoir une canicule, quand il n

8:38
Locuteur

'y

8:38
Présentateur

en a pas, etc. Donc, si vous voulez, ils sont à l'autre bout du monde avec les mêmes problèmes que ceux dont nous sommes en train d'écoper et qui vont avoir lieu plus souvent que jamais dorénavant, puisque, comme vous le savez, l'Europe se réchauffe plus vite que le reste de la planète et la mer Méditerranée se réchauffe plus vite que l'océan mondial. Par conséquent, la conjonction des deux, ça vous donne les épisodes qu'on appelle ici Méditerranéens, là-bas, Cévenol, que sais-je encore.

Donc, cette génération, nous avons toujours dit que le programme L'Avenir en Commun correspond à l'installation des conditions de la maîtrise, non pas du climat, qui serait assez fou pour penser qu'il va y arriver, mais des conditions qui résulteront du changement climatique et de l'expansion de la biodiversité. Car ce qui est en cause à ce moment-là, c'est la solidité de la société. Comment est-elle capable de générer une mentalité, des principes et mettre en place des outils, la planification écologique, et ainsi de suite, qui lui permet d'affronter l'incertitude climatique, l'incertitude écologique ? C'est de ça dont on parle. Voilà pourquoi je vous dis tout ça pour qu

9:42
Locuteur

'on

9:42
Présentateur

s'entende bien après de la place qu'on veut occuper ou qu'on ne veut pas occuper. Donc, nous ne nous excusons pas d'essayer de convaincre les jeunes et la masse des jeunes qui sont engagés dans le mouvement a soumis chacun à sa manière dans le doux des ordres qui est le nôtre,

9:57
Locuteur

mais

9:58
Présentateur

ceux-là non plus ne vont pas venir s'excuser d'être en mouvement. Parce qu'on ne s'en excusera pas, ni eux de le faire, ni nous de le soutenir. Parce que, fondamentalement, le mouvement a soumis et d'accord avec les revendications que présentent aujourd'hui les jeunes lycéens. Et s'il en faut une preuve pour dire qu'on n'a pas attendu que ça ait lieu pour le dire, c'est que ça se trouve dans le programme L'Avenir en Commun, édition 2016-2017, où vous avez la liste de tout ce qu'on voit aujourd'hui être mis à l'ordre du jour.

C'était peu de temps avant Parcoursup, qu'il faut donc rajouter depuis comme étant le sommet de l'ignominie, et du passage à le système de l'éducation transformé en marché, où chacun fait sa petite liste et ensuite est sélectionné de manière à être obligé à faire appel au privé pour voir ses voeux satisfaits si le public ne l'a pas fait instantanément. Tout ça, vous le savez. Je le mets en point de départ. Parce que,

10:53
Locuteur

vous

10:54
Présentateur

allez m'entendre ensuite, prendre des distances avec toutes sortes de choses, mais prendre des distances avec

10:59
Locuteur

des

11:00
Présentateur

comportements ou des méthodes de combat, ça ne veut pas dire prendre ses distances avec le combat. J'espère que chacun sera sensible à cette nuance. Alors,

11:08
Locuteur

pour

11:09
Présentateur

bien comprendre, il faut prendre la journée du 17 octobre, pourquoi pas, il faut bien partir de quelque chose, mais avant, je voudrais quand même,

11:18
Locuteur

pour

11:19
Présentateur

que vous l'ayez à l'esprit,

11:20
Locuteur

car,

11:21
Présentateur

voyez-vous,

11:22
Locuteur

le

11:23
Présentateur

calendrier, retenez ça, marquez dans votre truc de militant, votre carnet spécial,

11:29
Locuteur

le

11:30
Présentateur

calendrier,

11:31
Locuteur

c

11:32
Présentateur

'est la géographie du militant politique.

11:35
Locuteur

Avant,

11:36
Présentateur

il fallait monter les montagnes, descendre les montagnes, traverser les fleuves, etc., pour mener différentes batailles. Nous, c

11:42
Locuteur

'est

11:42
Présentateur

le calendrier.

11:43
Locuteur

Le

11:44
Présentateur

calendrier prévoit une date, marque des pauses, permet des accélérations, et donc, il faut l'avoir à l'esprit pour aussi observer ce qu'il contient. Car le temps social,

11:54
Locuteur

ce

11:55
Présentateur

n

11:55
Locuteur

'est

11:55
Présentateur

pas le temps du réveil, c'est un temps qui, des fois, se gonfle, d'autres fois, se compacte, des fois, il

12:03
Locuteur

y

12:03
Présentateur

a des trous dedans.

12:04
Locuteur

C

12:04
Présentateur

'est un temps social. Il est le résultat de la vie en société, et des cycles qu'elle inclut et qu'elle provoque. Alors, voici, si je fais la liste,

12:14
Locuteur

je

12:14
Présentateur

vais aussi rapide que possible. Le point de départ de tout ce que nous vivons, c'est 31 août Mayotte. Blocage du lycée d'Aqua, il a duré 5 semaines.

12:25
Locuteur

Et

12:26
Présentateur

il est occupé par les lycéens, les parents d'élèves et les professeurs. 7 septembre, la Guyane. Blocage du lycée, Félix-et-Boué, à Cayenne.

12:36
Locuteur

Les

12:37
Présentateur

élèves établissent une liste de 17 revendications.

12:40
Locuteur

Et

12:41
Présentateur

c'est

12:41
Locuteur

seulement

12:42
Présentateur

une fois... Mais bon sang de bois, où est passé les Antilles là-dedans ? Ah, elles arrivent après.

12:47
Locuteur

9

12:48
Présentateur

septembre,

12:49
Locuteur

vous

12:50
Présentateur

vous rappelez de ça

12:51
Locuteur

?

12:51
Présentateur

Mayotte, Guyane.

12:53
Locuteur

Et

12:54
Présentateur

de là, on passe à la première alerte qui nous arrive. Nous, on a passé nos amphis d'été. Pendant les amphis, on a examiné le calendrier de la rentrée. Parce qu'assez traditionnellement, le mouvement insoumis, dès que la rentrée se fait, il pose un acte politique.

13:10
Locuteur

De

13:10
Présentateur

manière à commencer un premier rassemblement avant d'attaquer tous les événements qui, traditionnellement, se déroulent à la rentrée. Nous, la première alerte de la date du 17 octobre, je me suis trompé l'autre soir, ça n'est pas le 3 septembre, c'est le 9 septembre. Et c'est Antoine Leaumant qui nous envoie dans la boucle interne des animateurs du mouvement. Attention, on vient de voir si, qu'il passe sur plusieurs réseaux. Et il nous indique la date du 17 octobre. La première discussion publique où il est question de la date du 17 octobre, c'est sur LCI le

13:46
Locuteur

12

13:48
Présentateur

septembre.

13:49
Locuteur

Et

13:50
Présentateur

c'est seulement le 17 septembre qu'il y a le mouvement qui démarre à Créteil. Donc, tous ceux qui vont venir vous dire, ah mais comme c'est imprévu, mais on ne savait pas, comment on ne savait pas

14:00
Locuteur

?

14:00
Présentateur

Nous, on savait ou on ne savait pas ? Vous, c'est votre métier de payer pour le faire,

14:04
Locuteur

de

14:04
Présentateur

savoir ce qui se passe. Nous, on le fait parce qu'on veut bien et que ça nous intéresse.

14:08
Locuteur

Mais

14:09
Présentateur

donc, quand le mouvement,

14:10
Locuteur

quand

14:11
Présentateur

le mouvement commence

14:12
Locuteur

à

14:14
Présentateur

Créteil et qu'on y prend pied,

14:18
Locuteur

à

14:19
Présentateur

ce moment-là, c'est le 17 septembre, le mouvement au lycée Saint-Exupéry de Créteil. Nous savons déjà que la date du 17 octobre est dans l'air. Et dans les premières remontées que nous avons des camarades, il y a, on parle beaucoup du 17.

14:33
Locuteur

Donc,

14:33
Présentateur

pour nous, c'était un problème. Qui avait lancé cette date du 17 ? Parce que ce n

14:37
Locuteur

'est

14:37
Présentateur

pas nous.

14:38
Locuteur

Un

14:38
Présentateur

peu comme le coup d'avant. Vous vous rappelez, bloquons tout. C'est pareil.

14:42
Locuteur

Les

14:42
Présentateur

dates étaient apparues en plein milieu de l'été. Ce n

14:44
Locuteur

'est

14:44
Présentateur

pas nous qui l'avons fixée. Nous, en plein milieu de l'été, ce qu'on a fait, c'est dire ça, c'est important et il faut y être. Pourquoi ? Mais parce que nous sommes dans le monde

14:52
Locuteur

des

14:53
Présentateur

gilets jaunes et de Macron. Il

14:56
Locuteur

n

14:56
Présentateur

'y

14:56
Locuteur

a

14:56
Présentateur

pas besoin d'être un spécialiste et un stratège de l'action sociale pour comprendre que dans une société comme la société française, qui est travaillée par une mémoire historique de la lutte, on est un des rares peuples d'Europe pour qui faire la révolution, bon, d'accord, mais enfin,

15:12
Locuteur

ce

15:12
Présentateur

n

15:12
Locuteur

'est

15:12
Présentateur

pas...

15:13
Locuteur

Ça,

15:14
Présentateur

bon, on en a fait cinq, six. Donc, la culture française inclut ça, plus les événements extraordinaires, même comme ce n

15:29
Locuteur

'est

15:29
Présentateur

pas des révolutions.

15:30
Locuteur

Bon,

15:31
Présentateur

nous avons vécu des événements sociaux extraordinaires. Donc, chacun d'entre nous est toujours très attentif. Quand il sait

15:38
Locuteur

que

15:39
Présentateur

les conditions se réunissent d'une exaspération populaire, on regarde d'où ça peut partir. Là, je ne

15:47
Locuteur

suis

15:47
Présentateur

en train de faire aucune révélation. Il y a des gens qui ont vécu ça, je ne sais combien de fois dans leur vie, qui le savent. Tous les étés, on vous dit, oui, la rentrée va être chaude. Alors, j'en ai vécu des étés où la rentrée devait être chaude et chaude, rien du tout. Il ne s'est rien passé. Des fois, nous-mêmes, on a dit, ben tiens, on va poser un axe, ça va carburer du feu de Dieu, bon. Ça ne

16:09
Locuteur

va

16:09
Présentateur

pas toujours carburer du feu de Dieu. Mais donc, ça, c'est la France. Alors, quand tu vis en France, un pays qui a cette culture, qui a ses pratiques, et que tu es un responsable politique d'un mouvement où il y

16:21
Locuteur

a

16:21
Présentateur

écrit dessus, qui va faire la révolution citoyenne,

16:24
Locuteur

et

16:25
Présentateur

que son programme, c'est l'avenir en commun, clairement, tu t'intéresses à ça. Parce que si tu ne

16:29
Locuteur

t

16:29
Présentateur

'intéresses pas à ça, il faut aller faire autre chose. Bon, voilà. Donc, à ce moment-là, nous savons que ça discute beaucoup. Dès que ça commence au lycée de Créteil, d'abord, on s'aperçoit que, un, c'est au lycée de Créteil, ce n

16:43
Locuteur

'est

16:43
Présentateur

pas les quartiers des centres-villes. Deux, quasi immédiatement, la jonction se fait avec les universités. Ça aussi, c'est l'ordre inverse d'habitude. Pendant des années, c'était d'abord les facs, et après les lycéens. Là, c'est l'inverse.

16:56
Locuteur

Et

16:57
Présentateur

ça commence par les facs populaires, notamment celles de Créteil.

17:02
Locuteur

Voilà

17:02
Présentateur

comment, tout d'un coup, des caractères singuliers apparaissent à ce mouvement.

17:07
Locuteur

Des

17:07
Présentateur

caractères singuliers, socialement marqueurs.

17:11
Locuteur

Alors,

17:12
Présentateur

on ne

17:12
Locuteur

va

17:12
Présentateur

pas passer autour de ça. C'est en banlieue, dans les milieux populaires, les nôtres,

17:16
Locuteur

et

17:17
Présentateur

ça va ensuite sur le reste. Et puis, ce qui se produit, et qui est immédiatement une alerte qui nous atteint, c'est que dans les endroits où il n

17:24
Locuteur

'y

17:24
Présentateur

a pas de problème,

17:26
Locuteur

où

17:26
Présentateur

les bâtiments sont propres, où il y a des portes aux chiottes, où il y a le nombre de profs qu'il faut, parce que dedans, il y a les parents importants, qui sont là, et qui sont capables d'aller se plaindre et d'être entendus. Là-dedans aussi, les gens débraillent. Les jeunes lycéens se mettent en mouvement. Et ils le disent, ce n

17:45
Locuteur

'est

17:45
Présentateur

pas moi qui l'invente. Chez nous, ça va, mais on est solidaires.

17:48
Locuteur

Et

17:49
Présentateur

là, vous apercevez quelque chose, ça ne va pas se produire une fois. Ça va se produire deux fois, trois fois, quatre fois. Après, ça passe dans les facs.

17:57
Locuteur

Vous

17:57
Présentateur

avez la cato à Paris

17:58
Locuteur

qui

17:59
Présentateur

sort. Alors moi, je dis la cato parce que

18:03
Locuteur

pour

18:06
Présentateur

moi,

18:10
Locuteur

pour

18:10
Présentateur

moi, c'est le sommet.

18:13
Locuteur

Et

18:13
Présentateur

Vanier, qui est un connaisseur, il me dit, non, mais tu te rends... Ah, un super bahu de Paris.

18:18
Locuteur

Toi, tu

18:19
Présentateur

n

18:19
Locuteur

'es

18:19
Présentateur

pas de Paris, tais-toi. Qui est-ce qui est de Paris ? Non plus, personne, moi non plus.

18:30
Locuteur

Pas

18:31
Présentateur

Henri IV. Bon, tant pis. J'ai oublié le nom. Alors, Vanier,

18:36
Locuteur

il

18:36
Présentateur

me dit, mais tu te rends compte ? Je dis, non, je ne me rends

18:38
Locuteur

compte

18:38
Présentateur

de rien. Je ne

18:39
Locuteur

sais

18:39
Présentateur

pas ce que c'est,

18:39
Locuteur

je

18:39
Présentateur

ne viens pas de là, moi. J'arrive de Beaux-ençons à Plouc, quoi. Donc, je ne sais pas, je ne connais pas vos beaux établissements parisiens.

18:47
Locuteur

Mais

18:47
Présentateur

je suis en train de vous dire qu'apparaît aussitôt un élément que nous, nous connaissons. Parce que nous l'avons vu se pratiquer

18:54
Locuteur

dans

18:55
Présentateur

les grandes écoles de notre pays. Lorsque les jeunes gens qui sont à Agro disent, ben nous, on est très contents d'avoir notre diplôme, mais l'agriculture que vous nous demandez de faire, on ne la fera pas. Ou bien que ce sont les ingénieurs, les autres ingénieurs de l'aéronautique qui disent, on est fin, content, mais vos avions, non. Ça ne nous dit rien qu'ils vaillent. Et pourtant, ils viennent juste d'être... Alors,

19:16
Locuteur

vous

19:17
Présentateur

savez comment j'y vais dans les grandes écoles, donc j'ai l'occasion de voir comment ça se passe dedans. Regardez comment ça se passe, comment on est contaminés, contaminants. Je m'en vais à là-bas, à la chaussée. Personne ne m'applaudit, sauf à la fin. Et dix jours après, c'est eux qui arrêtent. Ils disent,

19:34
Locuteur

on

19:34
Présentateur

est solidaires avec les jeunes des banlieues. Ça m'a fait très plaisir, hein.

19:42
Locuteur

Et

19:42
Présentateur

on n'arrête pas de me dire, dans quelle grande école, ici, là, qu'est-ce qui se passe ?

19:46
Locuteur

La

19:47
Présentateur

conscience, elle est socialement déterminée, bien sûr. Je veux dire que quand on est dans une situation sociale qui vous oblige à réfléchir à votre futur, mais après, en toute hypothèse, tout le monde réfléchit, quelle que soit son école, et surtout, dans la jeune génération, parce qu'on est moins marqué, on a moins le sentiment d'appartenance à une classe sociale. Et quand on l'a, ça ne veut pas dire que pour autant, on n'a rien à fiche des autres.

20:12
Locuteur

On

20:12
Présentateur

est assez jeunes et assez libres pour dire, ah ben non, moi, je suis d'accord avec eux. Ça arrive aussi à l'autre bout de la chaîne, par exemple, la mienne. Moi, je n

20:20
Locuteur

'ai

20:20
Présentateur

pas de raison sociale, aujourd'hui, particulière, de m'émouvoir, sinon du sort des autres. Et j'aimerais bien que ceux qui m'entendent, si par hasard, ils ont des bonnes fins de moi, ils fassent comme moi, entrer dans la lutte. Pas à regarder en attendant que ça se tasse, et que ça vise bien se calmer pour aller prendre ses vacances. Bon.

20:36
Locuteur

Donc

20:37
Présentateur

voilà.

20:40
Locuteur

Et la

20:41
Présentateur

séquence,

20:42
Locuteur

la

20:42
Présentateur

séquence que je viens de vous décrire, j'ai compacté certains éléments, et puis il

20:46
Locuteur

y

20:46
Présentateur

a une date, c'est le 29 septembre. Le 29 septembre, le mouvement lycéen est en train de décoller, et les organisations syndicales appellent à une journée d'action. Les journées d'action, ça n'a pas toujours, comment dire, une presse très favorable, parce qu'on perd une journée de travail, on se demande à quoi ça sert. Il y a souvent beaucoup d'hésitation à participer à quelque chose dont on ne voit pas l'efficacité immédiate. Il

21:12
Locuteur

faut

21:12
Présentateur

le savoir aussi, ça. Pourtant, le 29, c'est un succès. Il y a beaucoup de monde. Et on installe une petite estrade là-bas, je ne

21:20
Locuteur

sais

21:20
Présentateur

pas quoi, à côté du Cirque d'Hiver, je crois,

21:24
Locuteur

et

21:25
Présentateur

on voit, nous,

21:26
Locuteur

on

21:26
Présentateur

voit défiler,

21:26
Locuteur

on

21:26
Présentateur

voit passer les cortèges de lycéens, les fonctionnaires, les ceci, les cela, beaucoup de monde, on voit que c'est ample. Et à cette occasion,

21:34
Locuteur

je

21:35
Présentateur

parle de sauvagerie policière,

21:36
Locuteur

parce

21:37
Présentateur

que,

21:37
Locuteur

à

21:39
Présentateur

ce moment-là, on a déjà les informations à ce sujet.

21:42
Locuteur

Il

21:42
Présentateur

y a déjà quelqu'un qui s'est fait arracher la moitié de la figure par un policier qui, de sang-froid, lui a tiré à un mètre, peut-être, de distance, en pleine figure.

21:51
Locuteur

Quand

21:52
Présentateur

on voit ça,

21:53
Locuteur

et

21:53
Présentateur

qu'il ne se passe rien derrière, vous n'entendez pas, la hiérarchie dira un truc pareil, pas question, jamais un truc pareil ne doit se reproduire, on m

22:01
Locuteur

'a

22:01
Présentateur

compris, bon, bref. Un commandement, c'est un commandement, ce n

22:05
Locuteur

'est

22:05
Présentateur

pas une bande de potes. Un commandement, il donne des ordres, et quand les ordres sont mal exécutés, ben,

22:10
Locuteur

il

22:10
Présentateur

gueule, et il dit, on va les exécuter mieux à la fois d'après. Quand il n'y

22:13
Locuteur

a

22:13
Présentateur

rien qui se passe,

22:15
Locuteur

à

22:15
Présentateur

la première surviolence,

22:17
Locuteur

vous

22:17
Présentateur

comprenez que la suite ne va pas être fameuse, puisque ça a été permis une fois.

22:23
Locuteur

Et

22:23
Présentateur

donc, j'ai parlé de sauvagerie policière. Mon intention était que le commandement entende,

22:29
Locuteur

tiens,

22:30
Présentateur

il s'en est rendu compte, et

22:31
Locuteur

qu

22:32
Présentateur

'il y

22:32
Locuteur

ait

22:32
Présentateur

une action pour tempérer. Mais à ce moment-là, déjà,

22:35
Locuteur

on

22:35
Présentateur

est dans beaucoup, beaucoup d'événements qui se sont succédés. On a déjà un qui s'est fait arracher la figure, un autre qui a perdu un oeil, un troisième, ça va arriver dans les jours qui suivent, qui va y laisser une main et la moitié d'un bras. Donc, on sait qu'on est dans des épisodes d'hyperviolence, et que la première n'a refroidi personne. Alors après, ça c'est le 29 septembre, le 1er octobre,

23:00
Locuteur

toutes

23:00
Présentateur

les Antilles, lycée Bellevue à Fort-de-France, en Martinique, lycée Gerville-Réache à Bastère, en Guadeloupe.

23:07
Locuteur

Et

23:08
Présentateur

après,

23:09
Locuteur

on

23:09
Présentateur

est le 2 octobre, le 2 octobre, dans l'hexagone, 1000 lycées bloqués.

23:15
Locuteur

Le

23:15
Présentateur

2 octobre

23:16
Locuteur

! On

23:17
Présentateur

est donc 15 jours avant la date-là. Et à ce moment-là, déjà, ce qui remonte de partout, c'est qu'il est beaucoup question

23:24
Locuteur

du

23:26
Présentateur

17 octobre. À ce moment-là, il n'y a pas de date de la jeunesse.

23:30
Locuteur

Et

23:31
Présentateur

alors, oui, nous avons une influence, on discute. Comment vous croyez que ça se passe, ces choses-là ?

23:36
Locuteur

Les

23:36
Présentateur

plus jeunes camarades, ceux qui militent dans les syndicats de lycéens ou d'étudiants, ils viennent aux nouvelles,

23:43
Locuteur

ils

23:43
Présentateur

communiquent, qu'est-ce qui se passe ? On est amis, on se connaît tous. Bon, les uns, les autres, et la discussion commence. Qu'est-ce qu'il faut faire, camarades, quand on est dans cette situation

23:52
Locuteur

? Qu

23:53
Présentateur

'est-ce qu'il faut faire ? Il faut donner un cadre. Parce que si vous n'avez pas de cadre, vous n'êtes pas capable de mesurer l'action, le succès de la consigne, ni de passer des consignes.

24:04
Locuteur

On

24:04
Présentateur

avance, on recule, bon, vous pouvez pas... Il faut un cadre. Et c'est le moment où les syndicats de jeunes décident de la date du 6 octobre.

24:13
Locuteur

Elle

24:13
Présentateur

est très importante, cette date. Parce que quand elle va être, je vous ai dit, c'est la géographie, le calendrier, tout d'un coup, vous prenez le contrôle de la géographie, du calendrier.

24:24
Locuteur

Ils

24:24
Présentateur

prennent le contrôle, ils mettent la date du 6, et ils font quelque chose qui est immédiatement intéressant, important, habile, intelligent. Ils se rapprochent des syndicats de salariés.

24:34
Locuteur

Parce

24:35
Présentateur

que les salariés, c'est leurs parents, tout simplement. C'est pas parce que c'est exotique.

24:40
Locuteur

C

24:40
Présentateur

'est leurs parents. Et les plus actifs, vous le savez comme moi, lequel c'est qui la ramène le plus ? Bah, c'est le fils ou la fille du gars qui est à la CGT, de la maman qui est... C'est comme ça que ça se passe. Dans toutes les familles de France. Je vous dis pas qu'il

24:56
Locuteur

y

24:56
Présentateur

a que ceux-là. Il y en a d'autres, c'est naturel chez eux. C'est des fortes têtes. Bon, personne n'en vient à bout. Alors, donc, voilà. Mais, c'est comme ça que ça se passe. Donc, ils trouvent normal de se tourner vers les syndicats. Et à ce moment-là, les syndicats font quelque chose qui est sans précédent. À ce moment-là d'un mouvement, à ce moment-là,

25:14
Locuteur

c

25:15
Présentateur

'est que les syndicats, immédiatement,

25:17
Locuteur

donnent

25:18
Présentateur

la main, viennent aider, décident qu'ils appellent le 6.

25:21
Locuteur

Parce

25:22
Présentateur

que nous, ça fait déjà 15 jours qu'on se tape les tâches de protection tout seul. Parce que nous, depuis le début, on a vu que ça tournait mal. Donc, les malheureux députés insoumis, alors, il n'y

25:33
Locuteur

a

25:33
Présentateur

plus de pause pour eux,

25:34
Locuteur

hein.

25:35
Présentateur

Ni le matin, parce qu'il faut courir la porte des établissements l'une après l'autre, passer la moitié de son temps dans les gaz lacrymogènes.

25:41
Locuteur

Et

25:41
Présentateur

puis, on observe.

25:43
Locuteur

Et

25:44
Présentateur

moi, j

25:44
Locuteur

'arrête

25:45
Présentateur

pas.

25:46
Locuteur

Je

25:46
Présentateur

téléphone. Qu'est-ce qui se passe ? Je ne

25:47
Locuteur

peux

25:47
Présentateur

pas sortir, moi. Donc, on me raconte. Non, mes camarades, diriger, c'est savoir faire ça.

25:53
Locuteur

Il

25:54
Présentateur

faut se faire raconter les choses dans le détail pour comprendre ce qui se passe. Alors, vous avez Vanier,

26:00
Locuteur

il

26:00
Présentateur

va, il y a un lycée qui est bloqué,

26:03
Locuteur

et

26:04
Présentateur

ça commence à mal tourner, ça se rapproche de trop.

26:07
Locuteur

Que

26:08
Présentateur

fait Vanier ? Il va voir le commissaire qui est là, il lui dit, écoutez, bon, il faut que tout le monde recule, sinon ça va mal tourner. Le commissaire lui dit, ok. Alors, Vanier, il va vers les jeunes, il leur dit, écoutez, il faut qu'on recule, parce

26:18
Locuteur

que

26:18
Présentateur

ça va mal tourner, et puis les jeunes qui sont là, ils ne

26:20
Locuteur

sont

26:20
Présentateur

pas fous, quoi.

26:21
Locuteur

Ils

26:21
Présentateur

n'ont pas envie de s'en prendre une en pleine figure. Donc, ils acceptent, ils commencent à reculer. Et pendant que Vanier est en train de leur expliquer, encore un peu, encore un peu, à ce moment-là, il y a un truc lacrymo qui passe par-dessus la tête et qui explose là au milieu. Donc après, il va voir le commissaire, il lui dit, mais qu'est-ce que vous faites ? On se met d'accord pour dire qu'on s'écarte ou nous tirer dessus ?

26:39
Locuteur

Et

26:40
Présentateur

le commissaire, qu'est-ce qu

26:41
Locuteur

'il

26:41
Présentateur

lui dit ?

26:41
Locuteur

Il

26:41
Présentateur

dit, ah, moi, je fais ce qu'on m'a donné avec... De toute façon, ils n

26:43
Locuteur

'en

26:43
Présentateur

font qu'à leur tête. C'est le chef qui parle de la troupe. Camarades, des exemples comme ça, là, je vous en ai raconté un parce que comme j'ai déjà raconté, personne ne risque de se faire prendre, mais je pourrais vous en raconter quatre ou cinq où la même chose me remonte. C'est-à-dire, la troupe n'obéit pas, mais qui sait qu'elle a ? Ce n

27:03
Locuteur

'est

27:03
Présentateur

pas des professionnels de ce qu'ils osent appeler le maintien de l'ordre, alors que c'est eux qui créent le désordre.

27:09
Locuteur

Ce

27:09
Présentateur

n

27:09
Locuteur

'est

27:09
Présentateur

pas des professionnels, ce

27:10
Locuteur

n

27:10
Présentateur

'est pas des CRS. Alors, on ramasse tout ce qu'il y a. Les polices secours, la brave, il n'y

27:16
Locuteur

a

27:16
Présentateur

pas pire.

27:18
Locuteur

Des

27:18
Présentateur

cow-boys. Alors, ceux-là, ils arrivent. Rien à foutre.

27:27
Locuteur

S

27:27
Présentateur

'il vous plaît, écoutez-moi. Laissez tomber, on sait tous ce qu'on en pense. Mais je vous donne des indications

27:33
Locuteur

pour

27:33
Présentateur

que vous sachiez, que vous compreniez comment on fait et comment on doit évaluer. Quand la troupe n'obéit plus ou obéit mal, vous devez vous méfier. Vous devez vous en organiser, pas en rajouter.

27:45
Locuteur

Vous

27:45
Présentateur

devez vous en organiser pour éviter les coups. Parce qu

27:48
Locuteur

'ils

27:48
Présentateur

n'auront pas de limite. Vous, vous en avez une, vous n'avez pas envie de vous faire démolir, puis vous ne venez pas avec un casque, des genouillères, des machins au bras et des trucs pour asphyxier tout le monde.

27:57
Locuteur

D

27:57
Présentateur

'accord ? Donc, la consigne, c'est de ne pas braver. Alors, il y

28:02
Locuteur

a

28:02
Présentateur

peut-être des gens qui ne sont pas d'accord avec moi, qui vont dire « Si, si, si, comme c

28:05
Locuteur

'est

28:05
Présentateur

la châtaigne, il faut y aller. » Non, faites pas ça !

28:07
Locuteur

Je

28:08
Présentateur

vous l'ai dit cent fois. Ça ne sert à rien. Vous allez vous faire amocher pour rien

28:13
Locuteur

par

28:13
Présentateur

des types à qui ça semble faire plaisir de le faire et surtout après, on va nous jeter ça à la figure à chaque fois. Parce que moi, je vais à la télé m'expliquer.

28:21
Locuteur

Mais

28:22
Présentateur

les grands intelligents qui provoquent ce genre de chaos, eux, ils n'y vont pas. Ils ne disent pas «

28:26
Locuteur

C

28:26
Présentateur

'est moi. » Non, c'est Méenchon qui doit se le taper le truc. Alors, vous comprenez que ça, ça ne peut pas aller. Chacun assume sa stratégie. Ensuite, nous nous assumons la nôtre.

28:40
Locuteur

Pas

28:40
Présentateur

parce qu'on serait plus gentil que d'autres, n'allez pas croire ça,

28:44
Locuteur

mais

28:44
Présentateur

parce que nous pensons que les stratégies de non-violence sont plus efficaces. Pourquoi faire plus efficace

28:49
Locuteur

?

28:50
Présentateur

Pourquoi faire ? Réfléchissez

28:51
Locuteur

! Pour

28:53
Présentateur

rassembler plus largement.

28:55
Locuteur

Si

28:55
Présentateur

vous organisez vous-même un chaos ou quand on y participe, c'est pour se faire démolir la tronche, perdre ses dents, crever les yeux et les bras, vous croyez que vous allez ramoter avec vous des milliers de gens ? Non, bien sûr que non. Et puis, ce n

29:07
Locuteur

'est

29:07
Présentateur

pas responsable de votre part d'organiser ça. Ce n

29:10
Locuteur

'est

29:10
Présentateur

pas ça qu'on veut. Donc, les méthodes non-violentes sont celles qui permettent de se rassembler.

29:16
Locuteur

Si

29:16
Présentateur

on n'applique pas des méthodes de cette nature, on ne rassemble pas, on fait peur.

29:20
Locuteur

Et

29:20
Présentateur

puis, vous faites peur à certains, vous le voyez, et puis à ceux que vous ne voyez pas,

29:24
Locuteur

qui

29:25
Présentateur

ont peur et qui parce qu'ils ont peur à leur tour, vont faire n'importe quoi quand ils vont être témoins ou participants involontaires à une scène de violence.

29:34
Locuteur

Je

29:35
Présentateur

vous en parle fermement pour que vous compreniez bien de quoi il s'agit.

29:39
Locuteur

Et

29:39
Présentateur

je le répète pour ceux qui n'auraient pas compris et qui m'écoutent,

29:42
Locuteur

ce

29:42
Présentateur

que je viens de dire n'est pas une mise à distance de notre solidarité avec le mouvement, dont nous sommes solidaires à 10 000 %, mais nous appliquons une stratégie et nous ne voulons pas nous voir coller sur le dos la stratégie d'autres qui ne passent pas ensuite derrière pour assumer les conséquences de ce qu'ils ont eux-mêmes déclenché. Voilà, camarades. Le 2 octobre, 1 000 lycées sont bloqués.

30:10
Locuteur

Le

30:10
Présentateur

5 octobre, 90 % des universités sont bloquées.

30:14
Locuteur

Et

30:15
Présentateur

le 6 octobre, vous avez fait sans précédent

30:18
Locuteur

la

30:19
Présentateur

première manif des jeunes se fait avec le soutien de la CGT, FO, FSU et Solidaires. Ça, ça n'existe pas dans le passé.

30:29
Locuteur

C

30:29
Présentateur

'est toujours au bout d'un certain temps qu'une jonction se fait. Là, ça s'est fait dès le début. Et à partir de là, évidemment, toutes les dates ont été de cette nature. Ça, c'est le 6. Il y a discussion, semble-t-il, dans les états-majors. Il n

30:43
Locuteur

'y a

30:43
Présentateur

pas d'autres dates de données.

30:44
Locuteur

Il

30:44
Présentateur

y a la date du 8

30:46
Locuteur

qui

30:46
Présentateur

tombe le jeudi. Et les gens commencent à se rassembler. Alors, les uns vers la place de l'hôtel de ville avec l'orchestre, un truc super.

30:54
Locuteur

Et

30:55
Présentateur

puis les autres, place d'Italie. Alors, place d'Italie, il y

30:58
Locuteur

a

30:58
Présentateur

plus d'espace,

30:59
Locuteur

si

30:59
Présentateur

vous voulez. Donc, on peut penser que le choc va être... Il y a moins de possibilités et qu

31:03
Locuteur

'il

31:03
Présentateur

y

31:03
Locuteur

ait

31:03
Présentateur

des chocs. Peu importe. En tout cas, ça se passe bien. On a eu chaud, hein

31:06
Locuteur

?

31:07
Présentateur

Parce que quand je vous ai vu, moi, serrer comme des sardines place de la Bastille, parce que je me suis dit suffit qu'un d'imbécile fasse quelque chose. Et là, les gens sont serrés les uns contre les autres. Moi, de la place de la Bastille, j'en ai un souvenir assez spécial. C'est en 2012, quand nous, on a appelé à un rassemblement en pleine élection présidentielle, qu

31:26
Locuteur

'il

31:26
Présentateur

y avait tellement de monde, tellement de gens serrés, qu'on est venu me dire « Va falloir que tu sois bref. » Comment, comment, bref

31:32
Locuteur

?

31:34
Présentateur

Trois heures ou quatre, pas plus. Et on me dit « Non, non, non, c'est pas possible. » Et comme ils avaient une couleur et étaient complètement livige, mais qu'est-ce qui se passe ? Et on me dit

31:44
Locuteur

« Le

31:44
Présentateur

téléphone ne passe plus, les talkies, non plus, il n'y a plus d'issues de secours, il n'y

31:49
Locuteur

a

31:49
Présentateur

plus de passage si jamais il

31:51
Locuteur

y

31:51
Présentateur

a un problème. » Donc, inutile de vous dire qu'en effet, je me suis dépêché. Je n'ai mis que 23 minutes à parler

31:58
Locuteur

et

31:58
Présentateur

plaisir de lire le lendemain dans les journaux qui m'aiment, hein

32:01
Locuteur

?

32:03
Présentateur

Il n'y en a pas, donc parlons dans

32:05
Locuteur

les

32:06
Présentateur

journaux qui ne m'aiment pas. Ça vous laisse, moi, le doute. Mélenchon était impressionné, c'est pourquoi il a parlé peu. Il dit « Ça va, ils n'ont rien vu comme d'habitude » parce qu

32:18
Locuteur

'il

32:18
Présentateur

était au bistrot à Cotin en train d'écrire les articles tous en même temps

32:22
Locuteur

et

32:22
Présentateur

en se racontant ce qui s'est passé.

32:25
Locuteur

Donc,

32:25
Présentateur

le 13 octobre, deuxième manif, c'est-à

32:28
Locuteur

-dire

32:28
Présentateur

avec l'ensemble des syndicats. Et c'est dans ce contexte qu'arrive le 17 octobre. Je tiens à

32:34
Locuteur

ce

32:34
Présentateur

que j'ai voulu vous rappeler tout ça

32:36
Locuteur

pour

32:37
Présentateur

que, déjà, on commence pour apprendre à ne pas croire ce qu'ils ont raconté. Personne ne pouvait ne pas savoir.

32:45
Locuteur

Ou

32:46
Présentateur

alors quelqu'un qui de sa vie n'a fait une manif ni participait une seule fois de sa vie à un mouvement d'ensemble.

32:52
Locuteur

tous

32:53
Présentateur

ceux dont c'est le métier

32:54
Locuteur

et

32:55
Présentateur

tous ceux qui le savent par militantisme savaient que le 17 serait énorme parce que le 29 avait été énorme, parce que ça avait démarré très fort

33:04
Locuteur

et

33:05
Présentateur

donc savaient que ça serait énorme. Parce que la date y était depuis des semaines.

33:09
Locuteur

Donc,

33:11
Présentateur

tout le monde le savait.

33:13
Locuteur

Et

33:13
Présentateur

c'est dans ce contexte que les décisions politiques sont prises ensuite à propos du 17 octobre.

33:20
Locuteur

La

33:21
Présentateur

CGT joue un rôle

33:22
Locuteur

dans

33:23
Présentateur

cette affaire essentielle

33:25
Locuteur

pour

33:26
Présentateur

aider, accompagner, protéger. Nous, à ce moment-là, ça fait déjà 15 jours qu

33:32
Locuteur

'on

33:32
Présentateur

fait ça. Je ne parle pas de la... On ne remplace certainement pas la CGT. Mais je veux dire qu'on allait d'un endroit à l'autre en essayant de faire en sorte qu'il n

33:41
Locuteur

'y

33:41
Présentateur

ait pas de blessés. Alors, c'est les élus, les députés, tous les élus du mouvement, plus les militants reconnus localement qui pouvaient parler aux jeunes qui se trouvaient là. D'accord ? Quand la CGT arrive, évidemment, la protection est 10 fois supérieure, 100 fois supérieure, parce qu'elle a l'autorité de la grande organisation qui est présente dans toutes les entreprises du pays. Alors, les dingos, peut-être qu

34:03
Locuteur

'ils

34:03
Présentateur

peuvent s'affronter avec LFI, mais ce n

34:04
Locuteur

'est

34:04
Présentateur

pas dans leurs moyens de s'affronter avec la CGT

34:07
Locuteur

et

34:07
Présentateur

ses positions dans les entreprises. Je cite là la CGT parce qu

34:10
Locuteur

'on

34:11
Présentateur

était ensemble, tous là, pour demander un parcours. Tout à l'heure, je vous ai dit, il faut fixer la date, puis après, il faut fixer le cadre. On discute avec le préfet de police de Paris,

34:23
Locuteur

qui

34:24
Présentateur

est un ex-collaborateur direct de M. Macron,

34:27
Locuteur

qui

34:27
Présentateur

ne connaît rien au problème, ni des manifs, il n

34:30
Locuteur

'a

34:30
Présentateur

pas dû en faire une de sa vie, ni lui, ni ses gosses. Donc, il ne sait pas ce que c'est que de se dire, ah là là, il ne

34:37
Locuteur

faut

34:37
Présentateur

pas que ça tourne mal.

34:38
Locuteur

Il

34:39
Présentateur

n'y connaît rien.

34:41
Locuteur

Et

34:41
Présentateur

ce monsieur, par contre, il a un comportement qui est immédiatement suspect. Pourquoi

34:45
Locuteur

? Parce

34:46
Présentateur

qu'il nous faut trois jours pour arriver à nous tomber d'accord sur un parcours. Ça n'existe pas, ça, dans Paris. Les parcours dans Paris, c'est toujours les mêmes depuis 100 ans.

34:55
Locuteur

Donc,

34:55
Présentateur

c'est ou l'un ou l'autre. Tu discutes pendant une demi-heure ou trois quarts d'heure, point final. Et après,

35:00
Locuteur

tu

35:01
Présentateur

signes les papiers. Trois jours.

35:03
Locuteur

Et

35:03
Présentateur

on ne finit par avoir le point de départ et le point d'arrivée que la veille. Si vous avez le point de départ

35:10
Locuteur

et

35:10
Présentateur

le point d'arrivée la veille, vous ne pouvez pas enlever les voitures qui s

35:13
Locuteur

'y

35:13
Présentateur

trouvent ni dire aux gens de les enlever.

35:15
Locuteur

Et

35:15
Présentateur

vous ne pouvez pas prendre des précautions ni vous organisez vous-même pour savoir comment vous allez déployer les services d'ordre, les camarades qui viennent d'aider. Ce n

35:23
Locuteur

'est

35:23
Présentateur

pas possible.

35:24
Locuteur

On

35:25
Présentateur

est obligé d'attendre que ça commence. Et c'est ce qui s'est passé. Donc, le 17, on nous donne comme point de départ République.

35:32
Locuteur

Bon. L

35:34
Présentateur

'idée était d'arriver à Nation. Pourquoi Nation ? Parce qu'il y a beaucoup de places. M'a-t-on dit. Moi, ce n

35:39
Locuteur

'est

35:39
Présentateur

pas ma spécialité. Je ne m'en mêle pas. Mais c'est ça qu'on m'a expliqué. Et le préfet ne veut rien savoir.

35:46
Locuteur

Ce

35:46
Présentateur

qu'il veut, c'est qu'on arrive place Clichy. Nous, on dit il va y avoir beaucoup de monde. Vous voulez arriver place Clichy ? Mais il tient quoi là-dedans ? 20 000 personnes maximum.

35:58
Locuteur

On

35:58
Présentateur

va être très nombreux. Rappelez-vous qu'on a été 550 000 d'après la police et 800 000 d'après les syndicats CGT inclus qui n

36:08
Locuteur

'est

36:08
Présentateur

pas poussé à la hausse.

36:11
Locuteur

Donc,

36:11
Présentateur

ces gens qui pensent qu'il ne

36:13
Locuteur

va

36:13
Présentateur

y avoir personne au point que la place de Clichy suffit. Quand vous y êtes place de Clichy, où vous allez après ? Direct, l'Élysée.

36:21
Locuteur

Mais

36:22
Présentateur

vous croyez qu'on n'a pas compris ?

36:26
Locuteur

Donc, les

36:27
Présentateur

camarades,

36:28
Locuteur

on

36:29
Présentateur

a commencé à en déployer pour que les gens ne partent pas de ce côté-là. Et les autres, ils sont tellement bien organisés et regardés comment ça se fait que des gens sont arrivés à l'Élysée sans être arrêtés par personne.

36:41
Locuteur

Et

36:41
Présentateur

une fois qu'ils étaient là, ils ne savaient plus quoi faire. Donc, alors, une fois qu'ils étaient là, ils commençaient à acheter des trucs sur les policiers qui étaient là, ça n

36:48
Locuteur

'a

36:48
Présentateur

pas vraiment duré. Mais du point de vue du maintien de l'ordre,

36:51
Locuteur

c

36:51
Présentateur

'est la cata absolue où on voit un truc pareil que tu peux aller tranquillement comme si tu faisais du tourisme jusqu'à l'Élysée alors que tu es en pointe d'une manif qui représente à Paris des dizaines et des dizaines de milliers de personnes. Imaginez qu'à ce moment-là, quelqu'un, je ne sais pas pourquoi, est poussé au lieu de l'arrêter. Alors, qu'est-ce qui s'est passé

37:10
Locuteur

?

37:11
Présentateur

Imaginez, vous imaginez ce que ça donne. Une fois que vous arrivez place de Clichy, vous tombez sur un ou deux rangs de services d'ordre,

37:19
Locuteur

de

37:19
Présentateur

camarades qui disent « Attendez, ne faites pas ça, que font les gens ? » Ils s'éparpillent. Donc, vous en avez éparpillé de tous les côtés.

37:28
Locuteur

Au

37:28
Présentateur

lieu d'avoir une trajectoire, vous avez des dizaines qu'ils appellent ça cortège-chauvage. Tu peux me dire ce qu'on peut faire d'autre ? Tu es arrivé là,

37:36
Locuteur

on

37:36
Présentateur

te dit « Il ne

37:37
Locuteur

faut

37:37
Présentateur

pas aller tout droit » tu vas dans la première rue. La première rue est bouchée. Alors, tu vas dans la deuxième. Elle est bouchée aussi. Alors, la troisième. Ah, ça s'améliore par là. Donc, tu vas. Et voilà comment on commençait à avoir des cortèges de tous les côtés. Et là, il n'y a plus personne qui ne s'occupe de rien. Il n'y a personne qui donne des consignes. Alors, il y en a qui

37:56
Locuteur

ont

37:56
Présentateur

de l'expérience de l'épisode précédent. La retraite à 64 ans. À la fin, en effet, il y

38:00
Locuteur

avait

38:00
Présentateur

du monde partout dans toutes les rues. Mais pas dans des quantités pareilles. Ça, c'est pour le point d'arrivée. Et maintenant, je viens au point de départ. Parce que c'est là aussi que ça a chauffé. Le point de départ, c'est place de la République. Le point de départ de la manif, c

38:12
Locuteur

'est

38:12
Présentateur

14 heures. Alors, expliquez-moi pourquoi

38:14
Locuteur

à

38:15
Présentateur

45,

38:16
Locuteur

de

38:17
Présentateur

13 heures, ou

38:18
Locuteur

à

38:19
Présentateur

30, déjà, il y

38:21
Locuteur

a

38:21
Présentateur

des problèmes.

38:22
Locuteur

Quel

38:23
Présentateur

était le problème ? Une vingtaine, une trentaine, une cinquantaine, si vous voulez. Allez, je vous fais un paquet 50.

38:31
Locuteur

Un

38:32
Présentateur

peu chaud, un peu excité. Mais il n

38:34
Locuteur

'y a

38:34
Présentateur

pas que eux, hein. Parce que celui qui, ensuite, depuis le toit, achetait des grenades dans le tas, on l'a vu. On l

38:39
Locuteur

'a

38:39
Présentateur

même filmé.

38:40
Locuteur

Pas

38:41
Présentateur

de bol, hein ? Bon. Donc, ça va, hein

38:44
Locuteur

? Ça

38:45
Présentateur

va, les leçons de morale. Donc, là, les policiers qui sont là, qu'est-ce qu

38:50
Locuteur

'ils

38:50
Présentateur

font ? Rien. Donc, vous êtes le policier, vous êtes là avec votre bouclier, votre machin sur la tête et tout, ça commence à être chaud, et vous restez là à attendre.

38:58
Locuteur

Au

38:58
Présentateur

bout d'un... C'est des êtres humains, les policiers. Au bout d'un moment, t'en peux plus. Évidemment, pouf

39:04
Locuteur

!

39:04
Présentateur

Ça explose. Et là, on dit, oui, il faut dégager. Très bien. Boum, boum, boum, boum. La place inondée de Grenade Lacrimo, l'orchestre, il essaye de tenir en disant, bon, ils vont quand même pas nous charger. Si, si, ils vont vous charger. C'est ce qui s'est passé. Donc, au point de départ,

39:19
Locuteur

les

39:19
Présentateur

gens ne pouvaient pas entrer sur la place de la République pour démarrer vers le Magenta, d'accord ? Et s'éparpillent. Eux aussi. Clémence, elle fait le tour et elle essaye d'arriver par le bon endroit. Alors là, d'abord, il lui parle grossièrement, il l'envoie balader.

39:36
Locuteur

Elle

39:37
Présentateur

va à l'autre endroit,

39:37
Locuteur

on

39:37
Présentateur

lui dit d'aller. Là aussi, c'est bloqué, on l'envoie balader. Et elle a pu constater elle-même, et elle nous prévient, que tous les abords sur cette partie-là de la place sont bloqués. Et donc, partout, se forment des cortèges spontanés. Alors, je vous prie de m'excuser parce que j'ai pris un peu de temps pour vous raconter ça, parce que, sinon, c'est trop facile.

39:58
Locuteur

On

39:58
Présentateur

commence comme ça à faire des grandes déclamations au l'ordre, vous condamnez, vous ceci, vous cela. Non, non, c'est un métier, la tranquillité publique. Si ça ne vous plaît pas comme métier, faites autre chose.

40:09
Locuteur

Ce

40:09
Présentateur

n

40:09
Locuteur

'est

40:09
Présentateur

pas vétérinaire, ce que vous voulez, agent de la RATP. Mais ne dites pas je suis un professionnel de la tranquillité publique. Parce que là, vous êtes juste une bande de mariole du sommet à la base. Chacun n'en fait qu'à sa tête, armé jusqu'au d'encre. Je vois un de

40:32
Locuteur

mes

40:32
Présentateur

anciens qui m'a formé, j'ai toujours été un adversaire de la pagaille. Surtout dans l'action organisée. Donc, quand on est organisé, on est organisé. Là, ce n

40:40
Locuteur

'est

40:40
Présentateur

pas le cas. Donc, des paquets de gens, c'est incroyable. Par contre, sur le magenta, tranquille,

40:45
Locuteur

tout

40:46
Présentateur

le monde avec les pancartes,

40:47
Locuteur

le

40:47
Présentateur

truc, bon, et moi, j'y suis allé. Et je ne cours plus très vite, donc, je n

40:53
Locuteur

'y

40:53
Présentateur

suis pas allé avec mes baskets en me disant bon, il va falloir prendre le pas de course dans cinq minutes, pas du tout. J'ai été accueilli super bien, donc j'étais très content. Alors, les gens, qu'est-ce qu'ils disaient

41:02
Locuteur

? Alors,

41:04
Présentateur

qu'est-ce que j'ai entendu ? Les pancartes, je ne

41:05
Locuteur

vous

41:05
Présentateur

les raconte pas parce que vraiment, il y en avait, c'était désopilant, quoi. Mais vraiment, je me suis bien marré. Et ça, c'est un signe aussi, parce que tout à l'heure, je dis que

41:12
Locuteur

je

41:12
Présentateur

fais votre culture. Pendant 20 ans, on s'est tapé « Machin, ta réforme, si tu savais où on se la met.

41:19
Locuteur

»

41:20
Présentateur

J'en pouvais plus. C'était devenu... En ça, il y avait d'autres mots d'ordre, d'autres pancartes, des tas de trucs. « Pour les uns, un paradis. Pour les autres, pas un radis. À bas, les traits aux riches.

41:35
Locuteur

»

41:36
Présentateur

C'est fort, non ? Bon. Et comme ça, plein.

41:40
Locuteur

Et

41:40
Présentateur

les gens, qu'est-ce qu

41:41
Locuteur

'ils

41:41
Présentateur

me disent à moi, qui ne me prend pas pour la crise de Jupiter ?

41:44
Locuteur

Les

41:45
Présentateur

gens, ils me disent « merci ».

41:46
Locuteur

Et

41:46
Présentateur

moi, je me dis « merci de quoi

41:47
Locuteur

?

41:48
Présentateur

» Je fais comme tout le monde. Non, merci, c'est parce que les gens savent que les Insoumis étaient là, devant le lycée, sont là pour soutenir l'action, etc. Et les gens nous disent « merci de ça ».

42:01
Locuteur

Et

42:01
Présentateur

ça, c'est un signal pour nous. Ça veut dire qu'on est compris. Ça fonctionne. Nous, on appelle ça l'osmose. C'est quand il n

42:08
Locuteur

'y

42:08
Présentateur

a plus de différence entre quelqu'un qui est dans le mouvement et quelqu'un qui est au mouvement Insoumis. Et c'est ça qu'on a vécu. Parce qu'on a les mêmes mots d'ordre, la même analyse, les mêmes slogans

42:19
Locuteur

et

42:19
Présentateur

la même démarche et on a un outil politique qui s'appelle le mouvement Insoumis. mais c'est l'outil politique.

42:25
Locuteur

Ce

42:26
Présentateur

n

42:26
Locuteur

'est

42:26
Présentateur

pas la direction du mouvement. Je le redis, pas pour apaiser les angoisses de M. Lecornu qui n'en a aucune.

42:34
Locuteur

Parce

42:34
Présentateur

que ça nécessite pour ça de faire fonctionner la chose grise qu'il

42:37
Locuteur

y a

42:37
Présentateur

sous les cheveux.

42:39
Locuteur

Et

42:39
Présentateur

ça a

42:39
Locuteur

l

42:39
Présentateur

'air de dépasser ses moyens vu

42:41
Locuteur

comment

42:43
Présentateur

il parle.

42:44
Locuteur

Et

42:45
Présentateur

spécialement aux femmes.

42:47
Locuteur

Si

42:47
Présentateur

vous voulez suivre les questions au gouvernement, regardez comment il répond à un homme et regardez comment il répond à une femme.

42:53
Locuteur

Et

42:54
Présentateur

regardez comment il répond à Mathilde Panot. On dirait qu'il va cracher,

42:59
Locuteur

je

42:59
Présentateur

ne

42:59
Locuteur

sais pas,

42:59
Présentateur

ça va être dans le dentier,

43:00
Locuteur

il

43:00
Présentateur

va sauter par terre tellement c'est violent.

43:02
Locuteur

C

43:03
Présentateur

'est incroyable une chose pareille.

43:05
Locuteur

C

43:06
Présentateur

'est incroyable

43:07
Locuteur

de

43:07
Présentateur

se comporter comme ça. Donc, on est dans ce contexte. Suite des événements,

43:17
Locuteur

les

43:18
Présentateur

gens rentrent à la maison au terme d'une pagaille indescriptible. Mais on est 800 000. Mettons qu'on coupe en deux, mettons qu

43:25
Locuteur

'on

43:25
Présentateur

soit 600 000. Vous avez 600 000 personnes dans le pays

43:28
Locuteur

qui

43:29
Présentateur

ont été à la manif, qui ont été contents d'y être avec leurs jeunes,

43:33
Locuteur

qui

43:33
Présentateur

ont vu des slogans qui les ont bien fait marrer

43:35
Locuteur

et

43:36
Présentateur

qui, fondamentalement, en ont déjà tellement le ras-la-casquette de ce qu'ils vivent qu'ils sont contents voire que leurs mômes se défendent contre. Et d'ailleurs, le 17, on est là contre la bichère. Donc, tout le monde y a sa place. Pour plein de gens, c'est un bon souvenir, la manif. Ils n'ont pas vu la place de la République. Bon, mais nous, on a vu la place de la République. Et en même temps, les copains téléphonent. Et on nous dit, à Bordeaux, c'est pareil. On n'a même pas pu se rassembler, on s'est fait tirer dessus.

44:00
Locuteur

On

44:00
Présentateur

reçoit les nouvelles de Toulouse. Là, c'est le pompon. Ils ont carrément tiré dans le premier rang des syndicalistes.

44:06
Locuteur

Et

44:06
Présentateur

vous avez 3-4 personnes qui sont prises ça en pleine tête. Les grenades lacrymaux, etc. Arrivent les nouvelles de Strasbourg,

44:13
Locuteur

où

44:14
Présentateur

d'abord, ils nous disent, tout va très bien, c'est calme, il n

44:17
Locuteur

'y a

44:17
Présentateur

pas de problème. Et puis, tout d'un coup, boum, le truc décolle. Pourquoi ? Parce que c'est parti d'un endroit. Quelqu'un a surréagi. Mettons même qu'il y

44:23
Locuteur

ait

44:23
Présentateur

quelqu'un qui ait fait l'idiot ou qui se croit malin de vouloir se battre avec les flics. Mais les autres, c'est des professionnels. Parce qu'on me dit, alors, vous n'avez pas un mot pour les policiers ? Ben, non. Mais attendez. Non,

44:35
Locuteur

non,

44:35
Présentateur

non, non, attendez, écoutez. Écoutez-moi bien.

44:38
Locuteur

Ce

44:39
Présentateur

n

44:39
Locuteur

'est

44:39
Présentateur

pas l'ennemi, là, dont je vous parle.

44:41
Locuteur

Moi,

44:42
Présentateur

je considère l'être humain qui est là.

44:43
Locuteur

Ce

44:44
Présentateur

n

44:44
Locuteur

'est

44:44
Présentateur

pas ça que je vous dis. Mais les gens ne sont pas sur le même plan. Si vous manifestez, vous exercez votre droit à manifester et une liberté fondamentale prévue par la Constitution. L'autre, il est là, pas parce qu'il avait envie, mais parce que c'est son métier et qu'il en assume les risques. De la même manière qu'un militaire, quand il va au front, il en assume les risques. C'est certainement le contrat de travail le plus incroyable qui est, où vous jouez votre propre pot. Je parle pour l'armée. Donc, on ne parle pas de choses équivalentes.

45:14
Locuteur

Le

45:14
Présentateur

droit et le devoir du gouvernement, c'est de faire en sorte que la liberté de manifester soit protégée. Ça ne vous fait pas plaisir. Ça vous énerve. Les mots d'ordre ne vous plaisent pas ? Ben, tant pis. Ils ont quand même le droit de manifester que ce soit

45:27
Locuteur

pour

45:28
Présentateur

le mariage pour tous ou pour la manif pour tous. Sinon, il n'y a pas de liberté si c'est seulement à la tête du client ou du slogan. Voilà. C'est pourquoi cette situation-là, il faut l'analyser avec précision. Et vous avez vu la suite.

45:41
Locuteur

Ce

45:41
Présentateur

qui ne va pas, c'est la phrase

45:44
Locuteur

tout

45:44
Présentateur

de suite du Premier ministre qui dit « Entre les casseurs et les policiers,

45:49
Locuteur

il

45:49
Présentateur

faut choisir son camp ». Mais celle-là, on l'avait déjà entendue.

45:51
Locuteur

C

45:52
Présentateur

'était le préfet l'allemand. Il n'y a pas de camp dans cette histoire.

45:55
Locuteur

Il

45:55
Présentateur

y a un droit qui est respecté ou pas.

45:58
Locuteur

Et

45:58
Présentateur

s'il doit y avoir absolument des camps, ce n

46:01
Locuteur

'est

46:01
Présentateur

pas les fonctionnaires de police contre leurs propres gamins ou leurs gamins et les fonctionnaires de police plus tous les autres gamins.

46:08
Locuteur

Ce

46:08
Présentateur

n

46:08
Locuteur

'est

46:08
Présentateur

pas ça le sujet. Gamin, excusez-moi, les jeunes. Bon. Ce n

46:12
Locuteur

'est

46:12
Présentateur

pas ça le sujet.

46:13
Locuteur

Le

46:13
Présentateur

sujet, c'est d'un côté un peuple avec ses revendications qui vient dans la rue pour les défendre et de l'autre côté un gouvernement qui ne

46:20
Locuteur

veut

46:20
Présentateur

rien savoir et qui n'écoute personne et qui a trois lignes d'action tout de suite. Un, le pourrissement.

46:26
Locuteur

Ils

46:26
Présentateur

ne font rien pendant 15 jours. On ergote sur les jours sur rien. Pendant 15 jours, que dalle. Pas une rencontre, pas un message, rien.

46:38
Locuteur

C

46:38
Présentateur

'est très grave parce qu'à ce moment-là, il y a déjà des gens qui se font, qui prennent compris des mauvais coups.

46:43
Locuteur

Et

46:44
Présentateur

quand on interroge

46:46
Locuteur

sur

46:46
Présentateur

une radio, tout d'un coup, ils étaient pleins de courage, ils osent même poser une question embarrassante aux ministres de l'intérieur.

46:52
Locuteur

Ça

46:52
Présentateur

prouve qu'ils n'ont pas d'amende en retard. Donc, ils lui disent « Oui, mais vous avez un mot pour les blessés ? » Réponse du gars, Nunez. Il dit « Non, il y a des enquêtes de l'IGPN, on verra.

47:07
Locuteur

»

47:07
Présentateur

Pardon. Il y

47:08
Locuteur

a

47:08
Présentateur

une enquête de l'IGPN, déjà, ne vous faites pas rire. L'IGPN, ce n

47:11
Locuteur

'est

47:11
Présentateur

pas un organe de contrôle. C'est des policiers qui disent qu'il faut penser des autres policiers. Donc, permettez-nous de penser que ça ou rien, c'est pareil.

47:18
Locuteur

Et

47:18
Présentateur

que d'ailleurs, le moment venu,

47:21
Locuteur

tout

47:21
Présentateur

ça, dehors, on va mettre autre chose. On fera, comme dans tous les autres pays civilisés, on y mettra, bien sûr, des policiers, parce qu'ils connaissent la tâche de la tranquillité publique. On y mettra des sociologues, on y mettra des psychologues, c'est-à-dire des gens qui connaissent les êtres humains. Ça fait partie aussi de la problématique. Alors,

47:42
Locuteur

qu

47:43
Présentateur

'est-ce qui répond ? L'IGPN

47:44
Locuteur

? Mais,

47:45
Présentateur

monsieur, c'est vous la quête bizarre.

47:47
Locuteur

C

47:48
Présentateur

'est pas moi quand je dis ils assument les risques du métier. Là, vous parlez de vos concitoyens qui exercent un droit fondamental. Vous pourriez au moins dire, on verra, si la responsabilité de la police est engagée à ce moment-là, mais au moins, tu as une parole.

48:01
Locuteur

Quel

48:02
Présentateur

est l'adulte qui n

48:02
Locuteur

'a

48:02
Présentateur

pas une parole pour un môme qui se fait râcher la moitié de son bras

48:05
Locuteur

? Ça

48:07
Présentateur

n'existe pas, ça ?

48:09
Locuteur

Ça

48:09
Présentateur

ne compte pas

48:10
Locuteur

? Et

48:13
Présentateur

quand vous les voyez réagir comme ça, quand vous les voyez réagir comme ça, méfiez-vous, c'est pourquoi je vous dis que la question de la tactique et de la stratégie, elle est si importante. Il faut évaluer ce que vous affrontez. Vous affrontez un type à qui c'est égal qu'on ait tiré à bout portant et édanté un jeune de 17 ans. Voilà. Et c'est pourquoi il est dangereux.

48:34
Locuteur

Et

48:34
Présentateur

c'est pourquoi quand il a proposé sa démission, je serai dit, moi je serai parti en courant et en me cachant. Parce que, pourquoi il reste ? Le président a dit pour qu'il y ait une continuité dans le commandement. Ah ben bravo

48:46
Locuteur

!

48:47
Présentateur

Ouais, il

48:47
Locuteur

y

48:47
Présentateur

aura quelqu'un au téléphone pour répondre.

48:51
Locuteur

Moi,

48:51
Présentateur

j'essaye de faire sortir de moi

48:56
Locuteur

le

48:56
Présentateur

dégoût que ça m'inspire tout ça. Pour moi, ce n

48:58
Locuteur

'est

48:58
Présentateur

pas ça ma vision de la France, ce n

49:00
Locuteur

'est

49:00
Présentateur

pas ça ma vision de la tranquillité publique, ce n

49:02
Locuteur

'est

49:02
Présentateur

pas ça ma vision de la police et ainsi de suite. Et pourtant, c'est ça que nous vivons. Et moi, je dois faire envers comme vous. Et nous tracer, essayer de tracer un chemin raisonnable au milieu de tout ça pour pas que les choses s'aggravent. Qu'est-ce que c'est les choses qui s'aggraveraient ? C'est plus de blessés.

49:18
Locuteur

Et

49:18
Présentateur

pour autant, on ne lâchera pas l'action. Donc on ne va pas arrêter. D'abord, que ça nous plaise ou pas, ça continuera tout seul. Donc ça ne sert absolument à rien. Mais j'y viens maintenant. Premièrement, le pourrissement

49:29
Locuteur

en

49:30
Présentateur

espérant que l'accumulation des incidents fasse peur à tout le monde.

49:34
Locuteur

C

49:34
Présentateur

'est écrit dans le canard enchaîné.

49:36
Locuteur

Ils

49:37
Présentateur

ont les conversations et ils les racontent

49:39
Locuteur

où

49:40
Présentateur

ils se sont dit on va tellement leur foutre la trouille que plus jamais ils reviennent en manif de leur vie.

49:45
Locuteur

Et

49:45
Présentateur

ça a donné ce que vous avez vu. Ça, c'est le canard enchaîné.

49:49
Locuteur

Est

49:49
Présentateur

-ce qu'il va dire, comme il dit d'habitude,

49:51
Locuteur

vous

49:52
Présentateur

jetez de l'huile sur le feu

49:53
Locuteur

?

49:53
Présentateur

Pardon ? Quel feu ?

49:55
Locuteur

Quelle

49:56
Présentateur

huile ? De quoi vous parlez

49:57
Locuteur

? Je

49:59
Présentateur

jette de l'huile sur le feu ? Non, les Insoumis ont passé plus de 15 jours à faire en sorte qu

50:03
Locuteur

'il

50:03
Présentateur

n

50:03
Locuteur

'y ait

50:03
Présentateur

pas d'incidents et qu

50:05
Locuteur

'il

50:05
Présentateur

y

50:05
Locuteur

en

50:05
Présentateur

ait le moins possible. Ça, c'est le canard enchaîné qui le dit. Si vous pensez que ça, c

50:10
Locuteur

'est

50:10
Présentateur

jeter de

50:10
Locuteur

l

50:10
Présentateur

'huile sur le feu, pourquoi vous n'allez pas vous expliquer avec cette rédaction ?

50:14
Locuteur

Vous

50:14
Présentateur

pourriez. Deuxième aspect de la stratégie.

50:18
Locuteur

Il

50:18
Présentateur

n'y

50:18
Locuteur

a

50:18
Présentateur

pas de problème. Ou plus exactement, il n

50:20
Locuteur

'y

50:20
Présentateur

en a qu'un. Elle est fille.

50:22
Locuteur

Et

50:23
Présentateur

plus spécialement, Mélenchon. Si quelqu'un, en plus, pouvait lui faire un mauvais sort, voilà qui arrangerait parfaitement leurs affaires. Parce que

50:29
Locuteur

c

50:30
Présentateur

'est continuel, maintenant. Mettez-vous une minute à ma place, je ne vous le souhaite pas, mais imaginez-vous que chaque fois que vous allumez la télé ou la radio, il est question de vous et qu'on va vous présenter comme le diable en personne.

50:42
Locuteur

D

50:42
Présentateur

'ailleurs, si par hasard, vous allez voir sur certains réseaux sociaux, on m'y voit, avec eux, on voit jusqu'au fond de ma gorge.

50:50
Locuteur

Tout

50:50
Présentateur

y est. Voilà. Voilà où on en est. Point numéro 2, la diabolisation de LFI. Mais diaboliser LFI, c'est ne pas parler du problème. Qu'est-ce que vous comptez faire avec les lycéens, avec les étudiants et avec la vie chère ? Qu'est-ce que vous comptez faire ? Précisément, rien. C'est-à-dire, retour à la case numéro 1, le pourrissement. Comme je ne fais rien et que j'accuse. Chaque fois que j'accuse à LFI, je joue le pourrissement.

51:14
Locuteur

C

51:15
Présentateur

'est une tactique,

51:15
Locuteur

c

51:15
Présentateur

'est une stratégie, c'est fait exprès.

51:18
Locuteur

Et

51:18
Présentateur

puis enfin, il y a

51:19
Locuteur

la

51:20
Présentateur

réplique disproportionnée. La violence disproportionnée. Alors après, on dit que c'est nous. Tant pis, vous allez souffrir.

51:30
Locuteur

Il

51:30
Présentateur

y

51:30
Locuteur

a

51:30
Présentateur

des camarades qui me reprochent de l'avoir trop dit. Ce que je vous ai dit tout à l'heure à propos des stratégies non violentes.

51:37
Locuteur

quand

51:37
Présentateur

il dit vous jetez de l'huile sur le feu, par vos mots, je pousse à l'action. Bon, encore heureux. Bien sûr, je pousse à l'action. Mais je ne pousse pas à n'importe quelle action. J'ai dit 10 fois en l'espace de quoi ? Du 30 septembre au 17. Bon, ça va quoi ? Ça fait 17 jours. 10 fois. Quasiment une fois par jour. Les stratégies non violentes.

52:00
Locuteur

Les

52:00
Présentateur

stratégies non violentes. Pour la raison que je vous

52:01
Locuteur

ai

52:01
Présentateur

dit tout à l'heure.

52:03
Locuteur

pas

52:03
Présentateur

parce que je m'excuse de ce qu'on a fait. Je ne m'excuse pas.

52:06
Locuteur

Je

52:07
Présentateur

dis si vous autres, mes camarades, vous n'en prenez pas compte, vous allez aggraver la difficulté au lieu d'étendre

52:13
Locuteur

les

52:14
Présentateur

participants à la lutte si vous choisissez une autre méthode de combat.

52:17
Locuteur

Bon,

52:18
Présentateur

allez, je vous fais grâce des dix citations

52:20
Locuteur

parce

52:21
Présentateur

que moi-même, ça me saoule à force.

52:24
Locuteur

Mais

52:24
Présentateur

le bilan, à ce moment-là, avant le 17, avant le 17, on est à un lycéen éborgné,

52:31
Locuteur

un

52:32
Présentateur

lycéen qui a eu la main arrachée, un lycéen qui a perdu toutes ses dents.

52:36
Locuteur

Et

52:37
Présentateur

le 17, le bilan, vous devez l'entendre, un mort

52:40
Locuteur

dans

52:41
Présentateur

des circonstances non élucidées. Cinq mutilés au minimum de ce qu

52:46
Locuteur

'on

52:46
Présentateur

sait aujourd'hui.

52:47
Locuteur

Une

52:48
Présentateur

main arrachée par une grenade à Saint-Étienne.

52:50
Locuteur

Une

52:51
Présentateur

manifestante de 17 ans éborgnée à Mulhouse. Un manifestant éborgné à Strasbourg. Éborgné, ça veut dire que le gars, il a visé la figure.

52:59
Locuteur

D

53:00
Présentateur

'accord ? C'est pas que le truc qui est arrivé là comme ça. Je recommence. Un manifestant éborgné à Strasbourg. C'est chez toi. Un manifestant gravement blessé au crâne à Paris. Un journaliste hospitalisé après avoir reçu une grenade de désencerclement dans le ventre. Vous vous rappelez

53:17
Locuteur

que

53:18
Présentateur

comme Macron paraît-il aurait dit que c'était trop violent, Lignes avait dit bon ben puisque c'est comme ça on enlève les grenades de désencerclement. Le mec, il a tenu 24 heures.

53:28
Locuteur

Après

53:28
Présentateur

non non mais on va rétablir les grenades alors moi je suis pas un spécialiste un coup c'est le désencerclement l'autre coup c'est assourdissant. Voilà. En une journée autant qu'en 5 mois de mouvement

53:40
Locuteur

contre

53:40
Présentateur

la retraite à 64 ans où déjà ça avait beaucoup saigné. 2500 garde à vue

53:47
Locuteur

plus

53:47
Présentateur

que le jour le plus répressif des Gilets jaunes qui était le 8 décembre 2018.

53:52
Locuteur

Les

53:53
Présentateur

premières condamnations

53:54
Locuteur

qui

53:55
Présentateur

ne correspondent à rien de ce qui avait été annoncé.

53:58
Locuteur

Tous

53:59
Présentateur

les racistes s'étaient fait un devoir d'annoncer quelle était la population qui était là. C'est 10 mois fermes avec mandat de dépôt pour des jeunes sans aucun antécédent judiciaire. 10 mois fermes

54:11
Locuteur

c

54:12
Présentateur

'est fait pour terroriser. 7 mois fermes avec mandat de dépôt pour être allés en manif avec un masque de piscine.

54:23
Locuteur

Et

54:23
Présentateur

dans ces conditions

54:25
Locuteur

les

54:25
Présentateur

3 éléments

54:27
Locuteur

vous

54:27
Présentateur

les avez. Pourrissement répression

54:32
Locuteur

et

54:32
Présentateur

les filles coupables. C'est leur stratégie. Quand vous les écoutez pensez à ça.

54:38
Locuteur

Pourquoi

54:38
Présentateur

? Parce qu'ils veulent que vous ayez à la sortie à répondre. Entre les violences

54:44
Locuteur

et

54:45
Présentateur

la police qu'est-ce que vous choisissez ? C'est pas notre sujet.

54:48
Locuteur

C

54:48
Présentateur

'est pas notre sujet. On ne veut pas de la violence policière et on ne veut pas non plus des pillages.

54:54
Locuteur

Nous

54:54
Présentateur

notre sujet c'est les revendications et le gouvernement.

54:57
Locuteur

Je

54:57
Présentateur

vous demande camarades

54:58
Locuteur

de

54:59
Présentateur

sans cesse répéter ça. Ne vous laissez pas happer dans autre chose. Vous avez vu tout à l'heure peut-être que vous n'avez pas vu.

55:05
Locuteur

Mathilde

55:06
Présentateur

parle, explique Mathilde Panot. Et le corneux lui dit eh bien oui il vous reste 2 secondes vous pouvez me répondre. Êtes-vous contre l'incendie

55:14
Locuteur

de

55:14
Présentateur

la mairie à Limoges

55:15
Locuteur

? Mais

55:17
Présentateur

c'est pas le sujet. C'est pas la question qu'on lui pose. C'est là pour répondre pas pour poser d'autres questions aux parlementaires. C'est les parlementaires qui posent des questions aux ministres. C'est pas toi qui poses des questions bonhomme. Ici c'est encore une démocratie parlementaire. Donc c'est pas ton jeu. Et Mathilde répond et vous vous n'avez pas eu un mot pour la main arrachée.

55:36
Locuteur

D

55:36
Présentateur

'accord ? Elle a bien fait de lui dire ça.

55:41
Locuteur

Mais

55:42
Présentateur

pourquoi je vous dis il y a quelque chose qui ne va pas dans cette histoire camarade.

55:46
Locuteur

Ce

55:46
Présentateur

que je vous ai raconté il y a un instant pour le point de départ à Paris.

55:50
Locuteur

Puis

55:50
Présentateur

je vous ai dit ce qu'on a entendu. Vous avez entendu le maire de Marseille. Vous connaissez l'étendue de nos désaccords avec lui. Mais là

55:58
Locuteur

sa

55:58
Présentateur

question elle est terrible.

55:59
Locuteur

Il

55:59
Présentateur

dit comment ça se fait ? Il y avait des CRS qui sont partis. Pourquoi vous avez laissé l'entrée de la mairie libre

56:05
Locuteur

?

56:06
Présentateur

Pourquoi personne n'est venu à la rescousse ? Et il dit j'ai des images je vais le prouver. Eh bien figurez-vous qu'il va pouvoir le faire. Pourquoi ? Parce que nous nous soutenons la proposition de la présidente de l'Assemblée nationale qui veut faire une commission d'enquête parlementaire. Et je vais vous dire elle n

56:22
Locuteur

'a

56:22
Présentateur

pas inventé l'eau chaude dans cette histoire-là.

56:24
Locuteur

Parce

56:25
Présentateur

que moi j'ai participé en 1986 à la commission d'enquête parlementaire sénatoriale pour savoir comment ça s'était fait que tout d'un coup les manifestants avaient absolument encerché l'Assemblée nationale. Donc c'est pas la première fois. Et quand vous faites une commission d'enquête parlementaire ceux que vous convoquez du gradé

56:44
Locuteur

au

56:45
Présentateur

lambda tout le monde doit venir.

56:47
Locuteur

Et

56:47
Présentateur

si vous mentez

56:49
Locuteur

vous

56:49
Présentateur

êtes passibles de punition.

56:52
Locuteur

Donc

56:52
Présentateur

il va falloir qu

56:53
Locuteur

'ils

56:53
Présentateur

viennent. Je sais bien qu'ils ont pris les mauvaises habitudes. Certains disent non mais moi je viens pas mais c'est ce qu'on va voir. Qui c'est qui va pas venir

56:59
Locuteur

? C

57:00
Présentateur

'est ce qu'on va voir. Mais on saura la vérité. Et la même question se pose pour l'immobilier pour quelle raison ? Qu'est-ce qui se passe à Limoges qui ferait que nous autres les insoumis on éprouverait du plaisir à voir la mairie brûler mais jamais de la vie aucun d'entre nous. D'abord la plupart d'entre nous sont des gens cultivés

57:18
Locuteur

qui

57:18
Présentateur

ont l'amour des choses et des belles choses. Cette mairie d'abord c

57:23
Locuteur

'est

57:23
Présentateur

la maison du peuple. On n'est pas d'accord nous pour qu

57:25
Locuteur

'on

57:25
Présentateur

saccage la maison du peuple que ce soit à Marseille que ce soit à Paris où vous voulez. Et on n'est pas d'accord pour qu'on y mette le feu. Et même quand il y

57:32
Locuteur

en

57:32
Présentateur

est anticléricaux on n'est pas d'accord pour que Notre-Dame brûle. D'accord ? Et bien là c'est pareil. Donc il n

57:38
Locuteur

'y

57:38
Présentateur

a aucune raison.

57:40
Locuteur

Qu

57:40
Présentateur

'est-ce que ça veut dire

57:41
Locuteur

? Moi

57:42
Présentateur

aussi je peux faire ça.

57:44
Locuteur

Je

57:44
Présentateur

pourrais dire au ministre « Hé vous là !

57:46
Locuteur

Vous

57:47
Présentateur

regrettez qu'on lui ait crevé l'œil ou pas ? Non ? Vous êtes content ? » Non comme lui il dirait « Mais enfin comment vous me parlez ? Qu'il

57:52
Locuteur

y a

57:52
Présentateur

une être humain qui peut être content de ça.

57:53
Locuteur

»

57:54
Présentateur

Vous comprenez les amis ? C'est une technique d'intimidation pour retourner le problème. Il n

57:59
Locuteur

'y

57:59
Présentateur

a plus de problème de liberté de manifester. Il n

58:01
Locuteur

'y

58:01
Présentateur

a plus de cahier de revendication. Il y a une mairie qui brûle. Ce n'est pas nous qui avons mis le feu. Et justement il paraît que la DST escortée de je ne sais quel autre service a repéré un membre de l'ultra-gauche qui avec une équipe de conspirateurs

58:18
Locuteur

peut

58:18
Présentateur

-être

58:19
Locuteur

mais

58:19
Présentateur

d'abord ça ne nous concerne pas

58:21
Locuteur

et

58:22
Présentateur

deuxièmement ne nous prenez pas pour des imbéciles.

58:25
Locuteur

Alors

58:26
Présentateur

comme

58:26
Locuteur

apparemment

58:28
Présentateur

votre ultra-gauche

58:29
Locuteur

il

58:30
Présentateur

ne fait pas trop la maille voilà pourquoi

58:33
Locuteur

un

58:34
Présentateur

petit génie a inventé cette nuit

58:37
Locuteur

ou

58:37
Présentateur

ce matin tôt

58:39
Locuteur

que

58:39
Présentateur

comme les premiers condamnés n'avaient pas l'air d'être des violents

58:43
Locuteur

et

58:43
Présentateur

qui disaient « ben ben j'ai fait une bêtise

58:45
Locuteur

» vous

58:46
Présentateur

les avez vus

58:47
Locuteur

comme

58:47
Présentateur

ils ne venaient pas des quartiers populaires de la région parisienne

58:51
Locuteur

leur

58:51
Présentateur

affaire ne marche pas trop fort

58:55
Locuteur

alors ils

58:56
Présentateur

ont décidé d'en prendre un si possible un peu exemplaire Raphaël

59:04
Locuteur

donc et

59:05
Présentateur

voici les pieds nickelés qui arrivent

59:07
Locuteur

au

59:08
Présentateur

train pour choper Raphaël Raphaël

59:11
Locuteur

pas

59:12
Présentateur

de bol les pieds nickelés et pas le bon numéro du wagon

59:15
Locuteur

donc

59:16
Présentateur

ils vont il n

59:16
Locuteur

'y a

59:16
Présentateur

personne « ah ben zut qu'est-ce qui se passe ?

59:19
Locuteur

»

59:19
Présentateur

et non l'autre il était à côté il a eu chaud il n'a rien eu de tout ça et il arrive à Paris et bon entre temps quand même il y

59:27
Locuteur

a

59:27
Présentateur

des communications qui fonctionnent et il est sorti tranquillement c'est-à-dire tout de suite dans le métro

59:32
Locuteur

et

59:33
Présentateur

le voilà arrivé à l'Assemblée nationale donc il

59:35
Locuteur

va

59:35
Présentateur

falloir que vous alliez le chercher là-bas

59:36
Locuteur

parce

59:37
Présentateur

qu'il y est

59:38
Locuteur

voilà

59:38
Présentateur

ils ont voulu arrêter Raphaël Arnaud comme ils avaient voulu arrêter Rima Hassan ils voulaient la choper à l'avion vous comprenez ? On attrape à l'avion elle voulait s'enfuir mais heureusement les pieds nickelés étaient là et ils l'ont ramené directement à la garde à vue qu'est-ce qu'elle a dans son sac ? Du rouge à lèvres mon oeil c'est un déguisement elle le fume

1:00:03
Locuteur

et

1:00:03
Présentateur

qui fait ça ?

1:00:05
Locuteur

le

1:00:06
Présentateur

ministre de l'intérieur celui qui prévient les journalistes parce que les journalistes l'ont raconté ils organisent des choses comme ça ils en ramassent

1:00:14
Locuteur

et

1:00:15
Présentateur

je suis au regret de vous dire que c'est à peine croyable Rima a passé cet après-midi en procès pour apologie du terrorisme qu'est-ce que c'est cette histoire ?

1:00:23
Locuteur

un

1:00:24
Présentateur

jour elle a retweeté

1:00:25
Locuteur

un

1:00:26
Présentateur

tweet d'un gars qui lui-même avait un passé un peu chargé

1:00:30
Locuteur

dès

1:00:30
Présentateur

qu'on le lui a dit je ne

1:00:31
Locuteur

sais

1:00:31
Présentateur

pas qui lui a dit à cette époque-là elle l'a retiré apologie du terrorisme

1:00:36
Locuteur

on

1:00:36
Présentateur

a demandé contre elle

1:00:37
Locuteur

de

1:00:38
Présentateur

la prison et deux ans d'inéligibilité cet après-midi celui qui a demandé ça c

1:00:43
Locuteur

'est

1:00:43
Présentateur

le procureur le procureur il agit comme avocat de la société au nom du gouvernement qui est censé la représenter autrement dit le même jour

1:00:52
Locuteur

où

1:00:53
Présentateur

ils ont essayé de serrer Raphaël

1:00:55
Locuteur

ils

1:00:56
Présentateur

ont essayé elle de la couvrir d'eau propre cette femme imaginez-vous la vie qu'elle a maintenant elle a eu 16 procédures judiciaires contre elle

1:01:07
Locuteur

et

1:01:07
Présentateur

là c'est continuellement qu

1:01:08
Locuteur

'il

1:01:08
Présentateur

faut qu'elle s'occupe de ses dossiers d'aller aux audiences parce qu'elle elle y va

1:01:13
Locuteur

elle

1:01:13
Présentateur

y va elle va chaque fois qu'elle est convoquée elle va et elle répond

1:01:16
Locuteur

voilà

1:01:17
Présentateur

ce qui est devenu sa vie et c'est contre elle

1:01:24
Locuteur

voilà alors

1:01:27
Présentateur

une fois que ça a été mis pour ceux qui ne comprennent pas d'un seul coup voici nos chères chaînes en continu

1:01:35
Locuteur

est

1:01:35
Présentateur

-ce que vous avez regardé la télé dimanche soir France 2

1:01:41
Locuteur

France

1:01:42
Présentateur

2 on s'est tapé 8 minutes

1:01:44
Locuteur

sans

1:01:45
Présentateur

un commentaire

1:01:45
Locuteur

des

1:01:46
Présentateur

boucliers des gens qui crient des feux allumés

1:01:49
Locuteur

des

1:01:50
Présentateur

pierres qui tapent contre des boucliers des cris des cris encore des cris et du feu

1:01:55
Locuteur

c

1:01:56
Présentateur

'est-à-dire qu'ils ont tout joué à mort l'affolement

1:01:58
Locuteur

au

1:01:59
Présentateur

lieu d'essayer de calmer d'aggraver les choses parce qu'à ce moment-là il y

1:02:03
Locuteur

a

1:02:03
Présentateur

encore des gens qui sont dans la rue

1:02:06
Locuteur

ils

1:02:06
Présentateur

l'ont fait sciemment et s'ils ne l'ont pas fait sciemment c'est qu

1:02:09
Locuteur

'ils

1:02:09
Présentateur

sont encore plus bêtes que tout ce qu'on peut croire à leur sujet parce que pour eux c'est juste un spectacle

1:02:16
Locuteur

ça

1:02:16
Présentateur

fait du buzz il se passe quelque chose c'est irresponsable de faire ça

1:02:20
Locuteur

c

1:02:21
Présentateur

'est totalement irresponsable

1:02:23
Locuteur

toute

1:02:23
Présentateur

la journée on a dû batailler nous à diffuser les images des cortèges tranquilles

1:02:28
Locuteur

parce

1:02:29
Présentateur

que c'est à ça qu'on aspire

1:02:31
Locuteur

c

1:02:31
Présentateur

'est ça le combiné de la vie démocratique de masse des gens qui partent milliers et milliers expriment une opinion tranquille

1:02:40
Locuteur

et

1:02:40
Présentateur

notre démocratie c'est ça l'idée qu'on se fait nous pas montrer mettre en scène la bagarre pour exciter tous ceux qui peuvent être excités France 2

1:02:49
Locuteur

pour

1:02:49
Présentateur

sa honte c'est le service public voilà à quoi jouait le service public et tous les autres pareil j'accepte une émission de télé

1:02:57
Locuteur

j

1:02:57
Présentateur

'étais content de pouvoir y aller donc je vais pas me plaindre

1:03:00
Locuteur

ils

1:03:00
Présentateur

sont venus à moi c'est plus sage

1:03:02
Locuteur

et

1:03:03
Présentateur

on a fait

1:03:04
Locuteur

je

1:03:05
Présentateur

sais

1:03:05
Locuteur

pas

1:03:05
Présentateur

si ça vous a plu ou pas c'était une émission qui me permettait de m'exprimer

1:03:09
Locuteur

mais

1:03:09
Présentateur

tout le début pendant que je parle ce qu'on voit sur le côté c'est des choses qui brûlent ils auraient pu passer des photos de moi dans la manif l'après-midi ou en train de marcher tranquille avec des gens qui bon d'accord ils criaient des trucs qui étaient un peu énervants pour une chaîne en continu et pour un milliardaire Mélenchon président et autres mauvaises nouvelles pour eux bon des choses comme ça quoi mais pourquoi ne l'ont-ils pas fait pourquoi ne l'ont-ils pas fait parce qu'ils veulent jeter de l'huile sur le feu et vous vous ne devez pas vous laisser embarquer là-dedans vous ne devez pas jouer à la guerre avec eux

1:03:45
Locuteur

c

1:03:46
Présentateur

'est pas un jeu ce qui est en cause en ce moment c'est notre démocratie comment on va faire pour maintenir tous nos droits nous irons manifester si nous voulons manifester parce que ça fait partie de nos droits

1:03:56
Locuteur

vous

1:03:59
Présentateur

ne devez pas céder

1:04:01
Locuteur

ni

1:04:01
Présentateur

avoir peur mais vous ne devez pas jouer à leur match voilà camarades ce que je voulais pourquoi ce soir j'avais besoin de vous voir et de vous le dire

1:04:12
Locuteur

c

1:04:13
Présentateur

'est pas il n

1:04:13
Locuteur

'y

1:04:13
Présentateur

a pas un gentil et des méchants c'est une partie politique qui se joue et pourquoi c'est grave comme ça là je viens de vous dire pour les médias j'en rajoute pas plus

1:04:25
Locuteur

mais

1:04:25
Présentateur

quand même

1:04:29
Locuteur

aujourd

1:04:29
Présentateur

'hui ils ont mis à pied une journaliste éditorialiste Isabelle Saporta c'est pas spécialement une insoumise celle-là

1:04:36
Locuteur

mais

1:04:37
Présentateur

ils l

1:04:37
Locuteur

'ont

1:04:37
Présentateur

mise à pied parce qu'elle a mal parlé alors quand c'est nous ils nous traînent dans la boue pendant toute une émission ils se tapent sur le ventre mais quand c'est une de ces seigneuries alors là évidemment il faut que le journaliste agite son chapeau à plumes sur le sol pour montrer sa différence pour ceux qui gouvernent c'est une honte

1:04:57
Locuteur

mais

1:04:58
Présentateur

voilà où nous sommes donc c'est grave

1:05:00
Locuteur

c

1:05:00
Présentateur

'est ça mon deuxième message ce qui est en train de mûrir c'est grave

1:05:06
Locuteur

quand

1:05:06
Présentateur

un premier ministre vous dit qu'il y

1:05:08
Locuteur

a

1:05:08
Présentateur

deux camps et qu'il faut choisir entre les voyous et les policiers

1:05:11
Locuteur

c

1:05:12
Présentateur

'est grave

1:05:12
Locuteur

quand

1:05:13
Présentateur

un journaliste est enlevé de l'endroit où il se trouve parce que ce qu'il a dit a paru impertinent alors qu'il passe le reste de l'année à dire qu'il

1:05:19
Locuteur

n'y a

1:05:19
Présentateur

que l'impertinence qui vous rapproche de la vérité

1:05:22
Locuteur

c

1:05:22
Présentateur

'est grave

1:05:23
Locuteur

quand

1:05:23
Présentateur

le président de la république décide le matin

1:05:26
Locuteur

de

1:05:27
Présentateur

s'exprimer le soir après mort

1:05:31
Locuteur

et

1:05:31
Présentateur

que entre les deux il ne se rappelle plus pourquoi il voulait parler

1:05:38
Locuteur

et

1:05:38
Présentateur

donc

1:05:42
Locuteur

il

1:05:42
Présentateur

vient

1:05:43
Locuteur

et

1:05:44
Présentateur

il parle

1:05:45
Locuteur

de

1:05:46
Présentateur

quoi personne ne s'en rappelle

1:05:49
Locuteur

et

1:05:49
Présentateur

sur le moment même on se dit mais c'est quand qu

1:05:52
Locuteur

'il

1:05:52
Présentateur

va nous dire alors maintenant stop à la rigolade la 5ème république c'est un système pyramidal

1:05:59
Locuteur

donc

1:06:00
Présentateur

tout tient par le haut

1:06:01
Locuteur

le

1:06:01
Présentateur

haut c

1:06:02
Locuteur

'est

1:06:02
Présentateur

le président

1:06:03
Locuteur

quand

1:06:03
Présentateur

il dit qu'il va parler c'est qu'il a quelque chose à dire

1:06:06
Locuteur

et

1:06:06
Présentateur

quand c'est en plein milieu d'événements

1:06:08
Locuteur

c

1:06:09
Présentateur

'est qu'il a des choses graves à dire alors

1:06:12
Locuteur

il

1:06:12
Présentateur

y a des exemples dans le passé récent

1:06:15
Locuteur

c

1:06:16
Présentateur

'est par exemple François Mitterrand 1984

1:06:19
Locuteur

il

1:06:20
Présentateur

décide que la loi sur la laïcité qui a provoqué des manips de masse des cléricaux

1:06:27
Locuteur

et

1:06:27
Présentateur

bien

1:06:28
Locuteur

il

1:06:28
Présentateur

l'abroge

1:06:29
Locuteur

voilà

1:06:30
Présentateur

comment il le fait

1:06:32
Locuteur

je

1:06:32
Présentateur

pense que c'est une bonne loi

1:06:35
Locuteur

je

1:06:35
Présentateur

pense qu'elle est jugée de façon très injuste

1:06:38
Locuteur

mais

1:06:38
Présentateur

cette opinion que j'ai il est visible qu'elle n'est pas partagée par un très grand nombre de français

1:06:43
Locuteur

alors

1:06:44
Présentateur

je m'inquiète aussi de ce que pensent ceux qui ne pensent pas comme moi et j'en tiens compte

1:06:48
Locuteur

ça

1:06:48
Présentateur

c'est François Mitterrand

1:06:49
Locuteur

et

1:06:50
Présentateur

il décide que la loi est retirée

1:06:52
Locuteur

j

1:06:53
Présentateur

'ai encore les boules Jacques Chirac 9 décembre 1986 c'est la loi de Vaquet

1:06:59
Locuteur

il

1:06:59
Présentateur

en reste dans la salle qui ont vécu ça voici ce que dit Chirac

1:07:03
Locuteur

aucune

1:07:04
Présentateur

adaptation

1:07:05
Locuteur

si

1:07:06
Présentateur

nécessaire soit-elle ne peut être menée à bien sans une large adhésion de toutes les parties intéressées notamment étudiants et enseignants

1:07:13
Locuteur

il

1:07:14
Présentateur

apparaît clairement que tel n'est pas le cas aujourd'hui c'est pourquoi

1:07:17
Locuteur

j

1:07:18
Présentateur

'ai décidé de retirer l'actuel projet de loi

1:07:21
Locuteur

le

1:07:22
Présentateur

même Jacques Chirac cette fois-ci il est président de la république

1:07:25
Locuteur

31

1:07:26
Présentateur

mars 2006 il s'agit du CPE

1:07:29
Locuteur

c

1:07:30
Présentateur

'est pourquoi j'ai décidé de promulguer cette loi le CPE

1:07:35
Locuteur

mais j

1:07:36
Présentateur

'ai entendu également les inquiétudes qui s'expriment chez de nombreux jeunes et chez leurs parents

1:07:41
Locuteur

je

1:07:41
Présentateur

demande au gouvernement de prendre toutes les dispositions nécessaires

1:07:45
Locuteur

pour

1:07:46
Présentateur

qu'en pratique

1:07:47
Locuteur

aucun

1:07:47
Présentateur

contrat ne puisse être signé autrement dit la loi terminée

1:07:52
Locuteur

il

1:07:53
Présentateur

la retire

1:07:53
Locuteur

donc

1:07:54
Présentateur

vous avez là deux présidents de la république

1:07:57
Locuteur

qui

1:07:57
Présentateur

commencent par vous dire que ça leur coûte parce qu'ils croient à ce qui a été fait mais qui disent

1:08:02
Locuteur

on

1:08:02
Présentateur

est dans une démocratie on est en république

1:08:06
Locuteur

je

1:08:06
Présentateur

vois bien que ça ne le fait pas alors j'arrête

1:08:09
Locuteur

alors

1:08:09
Présentateur

moi je pensais que c'était ça qu'il allait faire

1:08:14
Locuteur

non

1:08:14
Présentateur

mais attendez vous rigolez je ne

1:08:15
Locuteur

sais

1:08:15
Présentateur

pas pourquoi

1:08:19
Locuteur

mais

1:08:20
Présentateur

honnêtement devant une situation pareille un spectacle pareil c'est ça qu'il faut faire

1:08:25
Locuteur

si

1:08:26
Présentateur

vous êtes un responsable pas un cow-boy ou un pied-niquet

1:08:29
Locuteur

vous

1:08:29
Présentateur

devez prendre la décision qui vous coûte

1:08:32
Locuteur

mais

1:08:33
Présentateur

qui arrête on remet la case à zéro et on va rediscuter on peut dire on va rediscuter ou on va voir la fois d'après mais ça c'est être gouverné une démocratie

1:08:42
Locuteur

pas

1:08:42
Présentateur

un endroit où la foule c'est du bétail

1:08:45
Locuteur

et

1:08:45
Présentateur

où les citoyens non seulement quand ils vous ont rien demandé vous dissolvez leur assemblée mais quand ils en élisent une autre vous faites comme s'ils ne

1:08:52
Locuteur

l

1:08:52
Présentateur

'avaient pas fait parce que c'est ça qui fait Macron et là il a l'occasion de se rattraper

1:08:57
Locuteur

il

1:08:59
Présentateur

ne le fait pas alors supposez qu'il y ait parmi vous des gens qui sont fatigués de cette lutte

1:09:07
Locuteur

qui

1:09:07
Présentateur

disent bon on va voir ce qu'il dit

1:09:09
Locuteur

et

1:09:10
Présentateur

puis ben à fois s'il y

1:09:11
Locuteur

a

1:09:11
Présentateur

moyen de moyenner

1:09:13
Locuteur

il

1:09:13
Présentateur

nous en lâche un peu on va discuter ou il nous en lâche beaucoup il y a des gens comme ça

1:09:18
Locuteur

dans

1:09:18
Présentateur

les syndicats c'est normal vous discutez vous négociez vous êtes là pour ça

1:09:22
Locuteur

vous

1:09:22
Présentateur

pouvez à chaque fois vous ne pouvez pas vous dire je vais avoir 100% de ce que j'ai demandé je parle d'un mouvement revendicatif je ne parle pas d'un mouvement politique quand vous votez vous votez vous avez droit à ce que vous avez voté bon

1:09:33
Locuteur

c

1:09:34
Présentateur

'est ça que qu'est-ce qu'il offre qu'est-ce qu'il pose sur la table qui permet à quelqu'un de dire bon allez on discute rien autrement dit on sort d'une soirée on est dans une deuxième qui va être très violente le président de la république intervient pour ne rien dire

1:09:50
Locuteur

pour

1:09:51
Présentateur

ne rien proposer

1:09:54
Locuteur

et

1:09:54
Présentateur

il vous annonce qu'il s'en va chercher du pétrole en Arabie Saoudite écoutez-moi les gens camarades ça n'arrange pas son cas

1:10:03
Locuteur

parce

1:10:03
Présentateur

que

1:10:04
Locuteur

nous

1:10:05
Présentateur

avons appris

1:10:06
Locuteur

qu

1:10:06
Présentateur

'il aurait signé un accord de défense avec l'Arabie Saoudite pour protéger le pipe qui traverse le bout de désert

1:10:13
Locuteur

qui

1:10:14
Présentateur

permet d'éviter de passer par l'autre par l'autre côté d'accord vous voyez la carte vous voyez la carte à peu près comment elle est

1:10:21
Locuteur

donc

1:10:22
Présentateur

camarades

1:10:23
Locuteur

il

1:10:23
Présentateur

aurait signé quelque chose immédiatement les parlementaires insoumis ont demandé quoi qu'est-ce que vous avez signé c'est quoi l'accord de défense parce que si on installe du matériel militaire le long du pipe

1:10:34
Locuteur

et

1:10:35
Présentateur

que ce pipe est attaqué par l'Iran qui a été agressé illégitimement quoi que vous pensiez de ce gouvernement

1:10:42
Locuteur

mais

1:10:42
Présentateur

enfin c'est pas parce qu'un gouvernement vous plaît pas que ça vous donne le droit d'aller l'assiéger de bombarder tout ce qu'il y

1:10:47
Locuteur

a

1:10:47
Présentateur

autour et de démolir les écoles les routes et les

1:10:49
Locuteur

ponts c

1:10:50
Présentateur

'est ce qu'ont fait les américains bref si nous installons des batteries françaises parce qu'on sait le faire ça marche même mieux que les trucs patriotes c'est une chose qu'on fait avec les anglais pour ce qui est du missile et avec les italiens pour ce qui est de la machine à tirer supposé qu'on se mette là pour quoi c'est faire pour abattre les avions et les projectiles qui arrivent donc nous devenons belligérants

1:11:09
Locuteur

tout

1:11:10
Présentateur

ça s'est passé dans notre dos

1:11:11
Locuteur

on

1:11:11
Présentateur

en a parlé à aucun moment on n'a discuté à aucun moment de tout ça normalement il y

1:11:16
Locuteur

a

1:11:16
Présentateur

un article de la constitution qui dit que quand on intervient militairement article 35-1 je m'en rappelle parce que c

1:11:22
Locuteur

'est

1:11:22
Présentateur

celui de la guerre du golfe

1:11:24
Locuteur

et

1:11:24
Présentateur

bien

1:11:25
Locuteur

le

1:11:26
Présentateur

parlement doit voter

1:11:28
Locuteur

le

1:11:28
Présentateur

président de la république n'a pas à sa disposition le droit de déclarer des guerres

1:11:32
Locuteur

il

1:11:33
Présentateur

se peut qu'il soit des fois par nécessité de rapidité obligé d'intervenir mais aussitôt le parlement doit voter

1:11:42
Locuteur

on

1:11:42
Présentateur

a voté une fois sur le Mali

1:11:45
Locuteur

je

1:11:46
Présentateur

n

1:11:46
Locuteur

'ai

1:11:46
Présentateur

pas arrêté après de dire il faut qu'on dise maintenant à quelles conditions on s'en va parce que ok on est venu et quand est-ce qu'on repart et dans quelles conditions c'est ça gouverner non vous ne pouvez pas exposer comme ça la vie des vôtres de votre pays de vos militaires

1:12:01
Locuteur

comme

1:12:01
Présentateur

ça un type tout seul décide

1:12:03
Locuteur

il

1:12:04
Présentateur

demande l'avis de personne on a perdu 54 militaires au Mali et je ne

1:12:09
Locuteur

vous

1:12:09
Présentateur

dis pas le nombre de maliens qui étaient quand même chez eux

1:12:12
Locuteur

et

1:12:12
Présentateur

qui sont morts dans toute cette histoire et bien là c'est pareil on ne sait rien juste que notre président part là-bas et il nous annonce aujourd'hui qu'il nous a garantis quelque chose qui représente 8% de notre approvisionnement c'est pour ça qu'il a fait le voyage

1:12:27
Locuteur

il

1:12:27
Présentateur

n

1:12:27
Locuteur

'y a

1:12:27
Présentateur

pas moyen de se téléphoner

1:12:29
Locuteur

pour

1:12:30
Présentateur

dire il vous en reste un peu à nous vendre

1:12:32
Locuteur

ce

1:12:33
Présentateur

n'est pas sérieux

1:12:34
Locuteur

ce

1:12:35
Présentateur

n'est pas vrai il n'a pas été là-bas uniquement pour discuter des contrats sur le fioul il a été là-bas pour discuter de matériel militaire il a été là-bas pour discuter des installations qu'on va y mettre autrement dit pendant que nous on est ici à se débrouiller avec un problème dont on essaye de sortir par le haut il est en train de nous enfoncer la tête dans des problèmes supplémentaires là-bas voilà ce qui se passe et voilà pourquoi on a le droit d'être en colère

1:13:06
Locuteur

quand

1:13:07
Présentateur

le bal est commencé ils se lâchent tous

1:13:09
Locuteur

et

1:13:09
Présentateur

les filles mon vieux il n

1:13:10
Locuteur

'y

1:13:10
Présentateur

en a pas

1:13:12
Locuteur

pour

1:13:12
Présentateur

ne

1:13:12
Locuteur

pas

1:13:12
Présentateur

en rajouter sur ce qu'a dit le précédent

1:13:14
Locuteur

le

1:13:15
Présentateur

plus brillant quand même au cours des 48 heures qui viennent c'est les autres on est tellement habitués qu

1:13:19
Locuteur

'on

1:13:19
Présentateur

ne

1:13:19
Locuteur

va

1:13:19
Présentateur

plus attention

1:13:20
Locuteur

c

1:13:21
Présentateur

'est monsieur Linard

1:13:21
Locuteur

il

1:13:26
Présentateur

est maire de Cannes Cannes c'est sympa comme quoi

1:13:29
Locuteur

peut

1:13:29
Présentateur

-être que ça dépend pour qui écoutez ça

1:13:33
Locuteur

le

1:13:33
Présentateur

gars il peut tranquillement dire ça à la télé je vous rappelle que moi j'existe vous aussi

1:13:37
Locuteur

nous

1:13:38
Présentateur

sommes des personnes nous ne sommes pas des inventions nous ne sommes pas des choses

1:13:41
Locuteur

nous

1:13:41
Présentateur

sommes des personnes des militants nous sommes des élus nous l'avons été

1:13:44
Locuteur

et

1:13:45
Présentateur

voilà ce qu'il dit

1:13:47
Locuteur

il

1:13:48
Présentateur

y a des camps d'entraînement terroriste sur le plateau de mille vaches

1:13:51
Locuteur

par

1:13:52
Présentateur

exemple en limousin

1:13:54
Locuteur

on

1:13:55
Présentateur

a appris aujourd'hui d'exadistes de Notre-Dame des Landes qu'ils fréquentent apparemment couramment

1:14:01
Locuteur

de

1:14:02
Présentateur

black bloc y compris qui parfois viennent de l'étranger

1:14:05
Locuteur

qui

1:14:06
Présentateur

se retrouvent dans certains villages sur le plateau des mille vaches

1:14:11
Locuteur

ça

1:14:11
Présentateur

ne

1:14:12
Locuteur

veut

1:14:12
Présentateur

pas dire qu'il

1:14:12
Locuteur

y

1:14:12
Présentateur

a mille vaches c'est mille fontaines dans le vocabulaire je vous le dis comme ça vous le savez vous avez l'air moins bête la prochaine fois plateau des mille vaches où Jean-Luc Mélenchon va en pèlerinage chaque 11 novembre

1:14:35
Locuteur

je

1:14:35
Présentateur

ne sais pas à combien ils se sont mis pour trouver une idée pareille écoutez Mélenchon va en pèlerinage chaque 11 novembre

1:14:44
Locuteur

c

1:14:45
Présentateur

'est une question intéressante d'ailleurs

1:14:47
Locuteur

pourquoi

1:14:48
Présentateur

il va là et pas ailleurs

1:14:51
Locuteur

et

1:14:51
Présentateur

bien je ne

1:14:52
Locuteur

vais

1:14:52
Présentateur

pas faire le tour de tous les camps de terroristes

1:14:54
Locuteur

black

1:14:55
Présentateur

bloc zadistes quand même

1:14:57
Locuteur

vous

1:14:58
Présentateur

allez voir

1:14:58
Locuteur

des

1:14:59
Présentateur

individus se regroupent

1:15:02
Locuteur

s

1:15:03
Présentateur

'entraînent à la guérilla urbaine acquièrent du matériel lourd

1:15:12
Locuteur

d

1:15:12
Présentateur

'attaque contre les policiers se préparent à la garde à vue se préparent à de la lutte urbaine

1:15:19
Locuteur

alors

1:15:21
Présentateur

j'ai hésité avant de vous lire ça parce qu'ils ne

1:15:24
Locuteur

vont

1:15:24
Présentateur

pas me croire

1:15:25
Locuteur

mais

1:15:26
Présentateur

je l'ai entendu donc je sais qu'il l'a vraiment dit

1:15:28
Locuteur

mais

1:15:28
Présentateur

je crois que personne ne lui a répondu personne ne lui a dit vous c'est quoi le truc blanc là devant vous qu

1:15:35
Locuteur

'est

1:15:36
Présentateur

-ce que vous avez bu avant de venir monsieur le président président de l'union des maires de France

1:15:42
Locuteur

les

1:15:42
Présentateur

maires de France vous êtes contents d'avoir un président comme ça le gars il n

1:15:45
Locuteur

'y

1:15:45
Présentateur

a pas une activité du plateau des mille vaches qui lui échappe

1:15:49
Locuteur

je

1:15:49
Présentateur

préfère le prendre à la blague

1:15:51
Locuteur

mais

1:15:52
Présentateur

voyez-vous

1:15:55
Locuteur

ma

1:15:55
Présentateur

vie est faite de cinglés de cette nature alors imaginez-vous quelqu'un qui écoute ça puis qui se dit ah ben c'est grave ce Mélenchon d'ailleurs je l

1:16:03
Locuteur

'ai

1:16:03
Présentateur

vu en photo elle a la bouche grande ouverte et les cheveux comme ça je suis une personne monsieur Linard

1:16:11
Locuteur

moi

1:16:12
Présentateur

je ne parle pas de vous comme ça

1:16:13
Locuteur

je

1:16:13
Présentateur

ne dis pas que vous êtes un bourgeois planqué confit de fric

1:16:17
Locuteur

je

1:16:17
Présentateur

ne le dis pas alors qu'est-ce que ça veut dire pourquoi vous parlez de moi comme ça

1:16:24
Locuteur

et

1:16:24
Présentateur

alors vous avez posé une question intéressante d'ailleurs pourquoi il va là et pas ailleurs voyons voir cherchons un indice René

1:16:37
Locuteur

le

1:16:37
Présentateur

11 novembre

1:16:39
Locuteur

qu

1:16:39
Présentateur

'est-ce que tu fais le 11 novembre tu mets le manteau comme moi

1:16:43
Locuteur

tu

1:16:44
Présentateur

mets ton écharpe parce que toi tu es député moi je ne le suis plus mais j'ai fait le 11 novembre j'en ai pas raté un pendant des décennies

1:16:51
Locuteur

et

1:16:51
Présentateur

bien le 11 novembre c'est l'anniversaire

1:16:53
Locuteur

de

1:16:54
Présentateur

la fin de la première guerre mondiale

1:16:56
Locuteur

et

1:16:57
Présentateur

la première guerre mondiale elle joue pour nous les gens de gauche

1:17:01
Locuteur

un

1:17:02
Présentateur

rôle fondateur

1:17:03
Locuteur

parce

1:17:04
Présentateur

que c'est à l'issue de la première guerre mondiale qu'a été fondée la première république dont on espérait qu'elle soit une république communiste au sens où on l'entendait

1:17:12
Locuteur

et

1:17:13
Présentateur

parce que se sont posées les questions cruciales de la paix de la guerre de la manière de prendre le pouvoir de la manière de l'exercer

1:17:20
Locuteur

et

1:17:21
Présentateur

à l'époque

1:17:21
Locuteur

il

1:17:22
Présentateur

y a eu un puissant mouvement dans lequel notre leader français

1:17:26
Locuteur

a

1:17:27
Présentateur

fini par y laisser sa peau contre la guerre

1:17:29
Locuteur

c

1:17:30
Présentateur

'est Jean Jaurès qu'on a assassiné

1:17:33
Locuteur

donc

1:17:33
Présentateur

pour nous le 11 novembre c'est tout ça à la fois plus la victoire

1:17:37
Locuteur

mais

1:17:38
Présentateur

c'est 3 millions de morts

1:17:39
Locuteur

c

1:17:40
Présentateur

'est 2 millions de blessés c'est la catastrophe mondiale une boucherie terrible

1:17:45
Locuteur

donc

1:17:46
Présentateur

tous les 11 novembre où que je sois je vais quelque part où on lit la liste et pour moi c'est une leçon

1:17:54
Locuteur

on

1:17:54
Présentateur

lit la liste et t'entends les noms tu les connais pas t'es pas du coin

1:17:58
Locuteur

Jean

1:17:58
Présentateur

-Pierre Jacquemot François Jacquemot Paul Jacquemot André Jacquemot après un autre nom un autre nom encore un autre encore un autre et vous entendez les listes

1:18:09
Locuteur

ça

1:18:10
Présentateur

veut dire que tous les hommes de la famille sont morts

1:18:12
Locuteur

dans

1:18:12
Présentateur

des tout petits villages

1:18:14
Locuteur

quand

1:18:15
Présentateur

c'était en Corse

1:18:16
Locuteur

on

1:18:16
Présentateur

embarquait les gens jusqu'à 9

1:18:18
Locuteur

gosses quand

1:18:20
Présentateur

c'était un breton jusqu'à 6

1:18:21
Locuteur

gosses

1:18:22
Présentateur

quand c'était un d'ailleurs

1:18:23
Locuteur

au

1:18:24
Présentateur

bout de 3 on arrêtait d'envoyer les hommes

1:18:26
Locuteur

à

1:18:27
Présentateur

la mort

1:18:28
Locuteur

c

1:18:28
Présentateur

'est ça la première guerre mondiale elle est dans notre histoire elle est dans notre manière de penser l'histoire moi le 11 novembre j'y vais

1:18:36
Locuteur

vous

1:18:36
Présentateur

faites ce que vous voulez mais moi j'y vais

1:18:38
Locuteur

et

1:18:39
Présentateur

le 11 novembre maintenant que me voilà votre porte-parole à tous

1:18:43
Locuteur

je

1:18:43
Présentateur

ne me contente pas d'aller au monument aux morts de la ville où je suis

1:18:47
Locuteur

je

1:18:47
Présentateur

vais là où ça porte le sens

1:18:49
Locuteur

et

1:18:50
Présentateur

à quoi nous sommes restés fidèles parce que c'est nous les insoumis

1:18:54
Locuteur

qui

1:18:55
Présentateur

avons fait voter une loi sur ce sujet

1:18:57
Locuteur

c

1:18:57
Présentateur

'est mon camarade Bastien Lachaud mesdames et messieurs pendant la guerre

1:19:03
Locuteur

ceux

1:19:03
Présentateur

qui étaient plus courageux que tous les autres c'est ceux qui ne voulaient pas la faire parce que ceux-là ils étaient sûrs d'être fusillés

1:19:10
Locuteur

ils

1:19:12
Présentateur

étaient sûrs d'être fusillés

1:19:15
Locuteur

c

1:19:15
Présentateur

'était pas des lâches

1:19:16
Locuteur

c

1:19:17
Présentateur

'était pas des traîtres

1:19:18
Locuteur

c

1:19:19
Présentateur

'était pas des peureux

1:19:21
Locuteur

et

1:19:21
Présentateur

alors nous les insoumis nous sommes liés à eux dans le temps

1:19:26
Locuteur

parce

1:19:26
Présentateur

que c'est notre mission de porter cette histoire puisque maintenant il n

1:19:30
Locuteur

'y

1:19:30
Présentateur

a plus que nous qui sommes en ombre et en force et organisés c'est nous qui portons vous savez comment on les appelait

1:19:35
Locuteur

les

1:19:36
Présentateur

insoumis

1:19:37
Locuteur

dans

1:19:37
Présentateur

les comptes rendus de l'armée c'est les insoumis

1:19:40
Locuteur

ils

1:19:40
Présentateur

fusillaient les insoumis

1:19:42
Locuteur

et

1:19:43
Présentateur

nous avons fait voter une loi à l'initiative de Bastien Lachaud

1:19:46
Locuteur

qui

1:19:47
Présentateur

dit que les insoumis ne sont pas des traîtres et qu'on était réhabilités pour commettre leur nom avec les autres morts

1:19:53
Locuteur

voilà

1:19:57
Présentateur

ce que je vais faire au plateau des mille vaches monsieur Linnard

1:20:03
Locuteur

et

1:20:03
Présentateur

d'abord

1:20:04
Locuteur

c

1:20:07
Présentateur

'est pas le plateau des mille vaches

1:20:09
Locuteur

le

1:20:11
Présentateur

plateau c'est le plateau c'est gentil ça s'appelle et vous savez pourquoi je vais là

1:20:17
Locuteur

? parce

1:20:19
Présentateur

que là il y

1:20:19
Locuteur

a

1:20:19
Présentateur

écrit sur le monument aux morts

1:20:21
Locuteur

en

1:20:21
Présentateur

gros abat la guerre et voilà ce que je crois que je porte comme parole mesdames messieurs mes camarades

1:20:39
Locuteur

la

1:20:40
Présentateur

vie est faite d'un seul tissu un seul tissu qui navague dans le temps et qui porte sur lui

1:20:46
Locuteur

les

1:20:47
Présentateur

corps les esprits les cœurs un seul tissu

1:20:50
Locuteur

qui

1:20:51
Présentateur

voyage dans l'espace parce qu'à l'heure à laquelle je vous parle

1:20:54
Locuteur

des

1:20:54
Présentateur

révoltes lycéennes et étudiantes il y en a partout en Europe il y en a en Asie il y en a dans les Amériques

1:21:00
Locuteur

la

1:21:01
Présentateur

vie est un seul tissu pourquoi

1:21:04
Locuteur

?

1:21:05
Présentateur

pourquoi c'est comme ça ? parce qu'il y a un système qui s'appelle le capitalisme et qui s'était choisi une stratégie le néolibéralisme c'est-à-dire détruire partout les services publics et les conquêtes des travailleurs et du manque du salariat

1:21:20
Locuteur

qui

1:21:21
Présentateur

les ont détruits partout jusqu'à amener tout le monde au point d'exaspération ou ce qui compte le plus dans ta vie toi si tu es un jeune parce que tu es honnête que tu es droit

1:21:30
Locuteur

tu

1:21:30
Présentateur

penses que si ta vie va être meilleure ça sera par tes propres efforts

1:21:34
Locuteur

ah

1:21:35
Présentateur

que tu auras fait plus ou moins le Dieu à

1:21:37
Locuteur

la

1:21:37
Présentateur

main

1:21:38
Locuteur

je

1:21:38
Présentateur

veux dire

1:21:39
Locuteur

plus

1:21:39
Présentateur

ou moins en t'y attachant mais comme un jeune comme c'est normal on a tous été comme ça

1:21:44
Locuteur

parce

1:21:44
Présentateur

que tu veux réussir par ton mérite pas parce que tu auras eu la faveur de naître avec une cuillère d'argent dans la bouche mais que

1:21:51
Locuteur

tu

1:21:51
Présentateur

auras été chercher ton mérite

1:21:53
Locuteur

et

1:21:53
Présentateur

qu'un de tes parents que la vie demain sera meilleure pour tes enfants et que tu es prêt à tout pour ça que tu es prêt à tout sacrifier à moins manger pour qu'ils mangent

1:22:02
Locuteur

à

1:22:03
Présentateur

moins te déplacer pour qu'ils puissent manger et ainsi de suite voilà la vraie vie du grand nombre et quant au grand nombre sur la terre entière on a enlevé toute espérance d'y arriver par soi-même alors c'est la révolte et c'est ce qui se passe en ce moment c'est pourquoi je vous ai dit nous vivons un grand moment de l'histoire

1:22:24
Locuteur

nous

1:22:24
Présentateur

ne sommes pas n'importe quel peuple nous sommes le peuple français ou le peuple de France c'est-à-dire le peuple héritier des plus grandes révolutions qui a marqué le monde non seulement celle de 1789 mais aussi celle de la commune de Paris qui est la première à décréter

1:22:40
Locuteur

que

1:22:41
Présentateur

l'éducation est gratuite et qu'elle est laïque

1:22:43
Locuteur

la

1:22:47
Présentateur

vie

1:22:48
Locuteur

est

1:22:49
Présentateur

tout ça à la fois

1:22:50
Locuteur

et

1:22:50
Présentateur

nous en sommes directement protagonistes et chacun d'entre nous est impliqué par le destin qu'il choisit de se donner par ses actes

1:22:58
Locuteur

ne

1:22:58
Présentateur

rien faire et regarder passer ou bien s'impliquer à fond

1:23:02
Locuteur

s

1:23:03
Présentateur

'impliquer à fond dans l'existence c'est-à-dire dans le sort des autres

1:23:06
Locuteur

ce

1:23:07
Présentateur

qui compte c'est les autres

1:23:08
Locuteur

la

1:23:09
Présentateur

manière avec laquelle ils vont participer à leur propre existence le service qu'on peut leur rendre la solidarité nous sommes les tenants de la société d'entraide c'est ça que nous allons construire une fois que nous allons gagner

1:23:22
Locuteur

il

1:23:30
Présentateur

faut que j'aille

1:23:32
Locuteur

à

1:23:32
Présentateur

ma conclusion

1:23:33
Locuteur

quelle

1:23:34
Présentateur

est la suite

1:23:34
Locuteur

? d

1:23:35
Présentateur

'abord

1:23:35
Locuteur

j

1:23:37
Présentateur

'ai un message personnel à Gérard Larcher président du Sénat lui et moi vous allez voir comme on est vieux il n

1:23:44
Locuteur

'y

1:23:44
Présentateur

a pas que moi de vieux il y a aussi lui

1:23:45
Locuteur

on

1:23:46
Présentateur

est arrivés au Sénat en même temps

1:23:48
Locuteur

d

1:23:49
Présentateur

'accord donc il y avait le bureau d'âge à un bout il y

1:23:52
Locuteur

a

1:23:52
Présentateur

un type invraisemblable avec une chemise à gros pied de poule c'est moi

1:23:55
Locuteur

et

1:23:56
Présentateur

de l'autre côté il y

1:23:56
Locuteur

a

1:23:56
Présentateur

lui

1:23:57
Locuteur

on

1:23:58
Présentateur

est arrivés en même temps donc on se connaît

1:24:00
Locuteur

j

1:24:00
Présentateur

'ai même supporté parce que vous savez que moi je suis clivant mais eux sont tout en rondeur enfin en apparence mais aussi dans les

1:24:08
Locuteur

faits mais

1:24:11
Présentateur

j'ai le droit moi j'ai le droit

1:24:13
Locuteur

mais

1:24:13
Présentateur

oui c'est lui qui a dit à la radio on lui dit qu'est-ce que vous dites à Mélenchon il a répondu ferme ta gueule

1:24:20
Locuteur

et

1:24:20
Présentateur

l'autre il veut me pisser dessus

1:24:21
Locuteur

mais

1:24:22
Présentateur

c'est moi je suis clivant eux ils sont ils ont le sens des nuances allons allons allons la bourgeoisie m'aura pris pour son domestique

1:24:35
Locuteur

il

1:24:36
Présentateur

y

1:24:36
Locuteur

a

1:24:36
Présentateur

erreur sur la personne

1:24:37
Locuteur

donc

1:24:38
Présentateur

je dis à Gérard Larcher

1:24:40
Locuteur

que

1:24:41
Présentateur

quand on est le président du Sénat

1:24:42
Locuteur

et

1:24:43
Présentateur

qu'on est dans une période de crise sociale qui par transcendance de la crise sociale est devenue une crise politique

1:24:51
Locuteur

et

1:24:52
Présentateur

qui par transcendance de la crise politique parce que le président parle pour ne rien dire et s'en va pendant 4 jours pourrait devenir une crise de régime

1:24:59
Locuteur

alors

1:25:00
Présentateur

il doit se rappeler

1:25:01
Locuteur

que

1:25:02
Présentateur

si par extraordinaire

1:25:03
Locuteur

le

1:25:04
Présentateur

président de la république considérant les événements comme ils sont venait à conclure que les 6 mois qui arrivent sont de trop et qu'il s'en va avant c'est lui qui sera président de la république par intérim Gérard Larcher écoutez non ne faites pas où c'est la loi c'est la constitution

1:25:24
Locuteur

c

1:25:24
Présentateur

'est lui

1:25:25
Locuteur

donc

1:25:25
Présentateur

je lui demande de ne pas se comporter comme le petit télégraphiste et perroquet de monsieur Rotaillot le chef de son parti pourquoi je lui dis ça

1:25:38
Locuteur

parce

1:25:41
Présentateur

que comme on lui a demandé son avis

1:25:42
Locuteur

il

1:25:43
Présentateur

a répondu

1:25:44
Locuteur

que

1:25:45
Présentateur

oui la question de notre dissolution se pose voilà pourquoi je vous ai dit camarades c'est des jours importants qui se déroulent là

1:25:54
Locuteur

c

1:25:55
Présentateur

'est le numéro 2 de l'état qui dit que la question de la dissolution du mouvement insoumis qui siège avec 71 députés à l'assemblée nationale avec 2 sénateurs au sénat avec 9 députés avec une dizaine ou une cinquantaine de maires peut-être dissous pourquoi

1:26:12
Locuteur

sans

1:26:13
Présentateur

qu'on vous dise une seule fois pourquoi ils ont jeté du feu de l'huile sur le feu de quoi vous parlez dites des noms dites des paroles dites des phrases montrez-nous puisque vous êtes si malins

1:26:25
Locuteur

et

1:26:25
Présentateur

vous monsieur le cornu

1:26:27
Locuteur

et

1:26:31
Présentateur

vous monsieur le cornu qui dites que

1:26:34
Locuteur

on

1:26:35
Présentateur

a un mouvement de l'ultra gauche qui a envie d'organiser un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle

1:26:43
Locuteur

tous

1:26:43
Présentateur

ceux qui disent que nous comptons tirer parti du désordre pour l'élection présidentielle mais

1:26:48
Locuteur

comment

1:26:49
Présentateur

peuvent-ils nous croire aussi stupides

1:26:51
Locuteur

est

1:26:52
Présentateur

-ce qu'ils croient réellement qu'en attaquant des boutiques nous pensons prendre le pouvoir

1:26:56
Locuteur

parce

1:26:57
Présentateur

que s'il fallait attaquer quelque chose c'est pas des boutiques qu'on irait chercher ça suffit maintenant retour au sérieux

1:27:03
Locuteur

ça

1:27:04
Présentateur

suffit de jouer les apprentis dictateurs qui manient les oppositions politiques qui ont des élus des parlementaires au fouet

1:27:11
Locuteur

et

1:27:12
Présentateur

si vous dites qu'on a un mouvement de l'ultra gauche qui a envie d'organiser alors comment tu le sais et si tu le sais dis qui sait où, quand, comment

1:27:20
Locuteur

et

1:27:21
Présentateur

quand il ajoute

1:27:21
Locuteur

la

1:27:22
Présentateur

planification vous m'entendez la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche c'est le premier ministre qui parle quel groupuscule où, quand, qui sait

1:27:37
Locuteur

et

1:27:38
Présentateur

quand vous dites sans arrêt

1:27:39
Locuteur

comme

1:27:40
Présentateur

l'a dit madame Le Pen que nous, nous sommes la branche légale et que nous aurions une branche armée où, qui, quoi, comment c'est plus une plaisanterie on parle de la France on parle d'une démocratie on parle d'une république peut-être que je peux exaspérer c'est sans doute le cas à un certain nombre de gens qui eux-mêmes m'exaspèrent aussi

1:27:57
Locuteur

mais

1:27:57
Présentateur

il faut bien que nous vivions ensemble et si nous avons fait le choix de la démocratie ça veut dire que nous avons autant de droits que les autres d'être là et que les autres ont autant de droits que nous et qu'il nous faut une règle c'est précisément ça qu'on appelle une constitution et comme celle-là est mauvaise c'est pour ça qu'on veut la remplacer voilà pourquoi nous sommes cohérents nous quand on veut faire partir le président de la république

1:28:20
Locuteur

c

1:28:21
Présentateur

'est parce qu'il a commis quelque chose d'insupportable organiser des élections et refuser de reconnaître le résultat mais alors nous ne nous cachons pas

1:28:28
Locuteur

nous

1:28:29
Présentateur

n'allons pas à la faveur d'une manifestation mal organisée envahir l'Elysée non nous déposons une motion pour le virer

1:28:37
Locuteur

à

1:28:38
Présentateur

l'Assemblée nationale et on obtient qu'elle puisse être discutée parce que le bureau l'a votée

1:28:42
Locuteur

et

1:28:43
Présentateur

au moment où ça doit passer

1:28:46
Locuteur

on

1:28:47
Présentateur

revient à la charge parce que la fois précédente comme celle-là ils sont sauvés par une voix celle de Mme Le Pen alors après vous comprendrez qu'on trouve bien étonnant

1:28:55
Locuteur

que

1:28:56
Présentateur

son bras droit

1:28:57
Locuteur

et

1:28:57
Présentateur

son cerveau extérieur M. Bardella

1:29:01
Locuteur

on

1:29:02
Présentateur

lui dit qu'est-ce que vous dites au chef de l'Etat qu'il s'en aille et qu'il demande pardon mais mon grand si tu veux qu'il s'en aille t'as qu'à voter avec nous quand l'occasion s'en présente et on aurait voté à l'Assemblée dans des formes légales institutionnelles parlementaires pourquoi tu l'as pas fait pour faire le malin maintenant et venir nous faire la leçon et on est obligés de supporter Madame qui dit que nous sommes comme dit sa nièce qui dit elle que c'est des manifestations ethniques

1:29:29
Locuteur

vous

1:29:29
Présentateur

avez compris pas de bol les 5 premiers qui servent ils n'ont rien à voir avec ça voilà où on en est c'est pourquoi je vous dis la situation est grave parce que plus aucune de ces personnes ne se retient alors d'accord moi je parle fort

1:29:42
Locuteur

mais

1:29:42
Présentateur

j'agis sûrement

1:29:44
Locuteur

et

1:29:44
Présentateur

j'agis dans un cadre et je vous propose d'agir dans un cadre parce que c'est à ce prix que nous pourrons changer sérieusement la vie de ce pays parce que nous avons l'expérience de toutes les autres expériences qu'on puisse dérouler dans la violence et on sait que c'est pas la bonne porte d'entrée pour faire le travail politique que nous avons à faire

1:30:02
Locuteur

et

1:30:02
Présentateur

c'est pas la bonne porte d'entrée par rapport aux répliques qu

1:30:05
Locuteur

'il

1:30:05
Présentateur

va falloir que nous apportions parce que si nous gouvernons le pays nous allons avoir contre nous un certain nombre de gens qui ont décidé de faire monter les taux d'intérêt jusqu'à 6 peut-être 7

1:30:15
Locuteur

et camarades nous

1:30:18
Présentateur

ne nous laisserons pas faire

1:30:19
Locuteur

et

1:30:20
Présentateur

je préfère

1:30:22
Locuteur

que

1:30:22
Présentateur

vous le sachiez maintenant

1:30:25
Locuteur

en

1:30:25
Présentateur

vous disant que vous avez affaire à des dirigeants des responsables des animateurs qui sont responsables de leurs actes qui réfléchissent qui calculent qui organisent

1:30:34
Locuteur

et

1:30:35
Présentateur

qui organisent suffisamment à l'avance

1:30:37
Locuteur

les

1:30:38
Présentateur

événements si

1:30:39
Locuteur

nous

1:30:41
Présentateur

laissons les choses aller alors ce sera le grand n'importe quoi

1:30:44
Locuteur

nous

1:30:45
Présentateur

avons la chance qu'une fois de plus

1:30:48
Locuteur

les

1:30:48
Présentateur

syndicats des jeunes appellent à une manifestation samedi prochain nous ne leur avons pas demandé ils ont décidé ils représentent les lycéens en mouvement il faut bien qu'on reconnaisse une représentation c'est eux qui l'ont décidé alors notre devoir est tout tracé nous devons les aider les protéger et les soustraire à la barbarie de ceux qui voudraient les agresser insoumises et insoumis

1:31:14
Locuteur

vous

1:31:14
Présentateur

êtes tous réquisitionnés

1:31:17
Locuteur

tous

1:31:18
Présentateur

vous vous mettrez un brassard blanc et vous aiderez ce samedi les jeunes à défiler tranquillement dans le calme et dans l'ordre et manifester la puissance énorme que vous êtes capable d'avoir

1:31:28
Locuteur

j

1:31:29
Présentateur

'ai lu avec une gratitude que je ne veux pas vous cacher

1:31:32
Locuteur

le

1:31:33
Présentateur

camarade Vacheron qui est un des dirigeants de la CGT annoncer que partout ils appelaient

1:31:38
Locuteur

à

1:31:39
Présentateur

ce que ces manifestations soient appuyées

1:31:42
Locuteur

par

1:31:42
Présentateur

les militants de la CGT la CGT va prendre sa décision je crois jeudi elle a un CCN qui est son organe central qui est convoqué et sans doute donnera-t-elle là des consignes très claires

1:31:52
Locuteur

je

1:31:52
Présentateur

lui dis notre gratitude nos remerciements car il faut que nous soyons aux côtés de nos jeunes c'est notre devoir à tous adultes

1:32:01
Locuteur

et

1:32:02
Présentateur

aux jeunes aussi c'est notre devoir

1:32:04
Locuteur

si

1:32:05
Présentateur

nous n'accordons pas leur mobilisation ils seront à la merci des violents d'un côté et des aventuriers de l'autre

1:32:13
Locuteur

voilà

1:32:14
Présentateur

pourquoi nous voulons être ceux qui tracent et ouvrent le chemin

1:32:18
Locuteur

de

1:32:19
Présentateur

la mobilisation politique

1:32:20
Locuteur

nous

1:32:21
Présentateur

verrons s'il nous faudra attendre six mois pour aller voter

1:32:24
Locuteur

nous

1:32:25
Présentateur

espérons que pas un jour ne soit perdu dans la compréhension politique de ce qu'il

1:32:29
Locuteur

y a

1:32:29
Présentateur

lieu de faire

1:32:31
Locuteur

que

1:32:31
Présentateur

chacun réfléchisse bien

1:32:32
Locuteur

à

1:32:33
Présentateur

ce qu'il va faire et comment il va convaincre

1:32:36
Locuteur

parce

1:32:36
Présentateur

que nous pouvons y arriver

1:32:39
Locuteur

et

1:32:39
Présentateur

si nous y arrivons alors on changera tout parce que c'est possible de tout changer et d'abord

1:32:45
Locuteur

en

1:32:46
Présentateur

commençant par le commencement ce samedi ce qui est à l'ordre du jour

1:32:49
Locuteur

ce

1:32:50
Présentateur

n'est pas le mouvement pour le mouvement

1:32:53
Locuteur

ce

1:32:54
Présentateur

sont des revendications

1:32:55
Locuteur

la

1:32:55
Présentateur

vie chère blocage des prix

1:32:57
Locuteur

la

1:32:58
Présentateur

situation dans les lycées suppression de parcours sup

1:33:03
Locuteur

est

1:33:03
Présentateur

décidée au parlement puisque justement ils discutent du budget en ce moment les 10 milliards dont il y a besoin la dernière fois ils les ont donnés pour les gilets jaunes pourquoi ils ne

1:33:11
Locuteur

les

1:33:11
Présentateur

donneraient pas pour les jeunes alors on nous dit mais il y

1:33:13
Locuteur

a

1:33:13
Présentateur

déjà 3 500

1:33:14
Locuteur

milliards

1:33:16
Présentateur

d'euros de dettes ben très bien ça en fera

1:33:18
Locuteur

10

1:33:19
Présentateur

de plus

1:33:20
Locuteur

et

1:33:21
Présentateur

vous savez pourquoi

1:33:22
Locuteur

parce

1:33:23
Présentateur

qu'on se demande où sont passés

1:33:25
Locuteur

les

1:33:26
Présentateur

3 500 autres milliards

1:33:29
Locuteur

parce

1:33:29
Présentateur

qu'ils ne sont pas passés dans les lycées ni dans les facultés alors on devrait nous dire où ils sont passés

1:33:34
Locuteur

et

1:33:34
Présentateur

puis on pourrait nous dire aussi puisqu'on en est à parler d'argent et qu'on peut être un peu vulgaire où sont passés les sous de la journée de travail que vous avez donné gratuitement pour offrir

1:33:48
Locuteur

de

1:33:48
Présentateur

la réfrigération

1:33:50
Locuteur

aux

1:33:51
Présentateur

personnes âgées 65 milliards vous nous devez monsieur Macron alors sur les 65 vous pouvez bien en rendre 10 pour donner satisfaction à la jeunesse de ce pays ne vous laissez pas dire que c'est pas possible ne vous laissez pas intimider par les chiffres tout ça n'existe que si ces gens ont décidé que ça existe parce qu'il

1:34:12
Locuteur

y a

1:34:12
Présentateur

au moins maintenant plus de 450 milliards qui sont une dette que nous avons à l'égard de nous-mêmes et qui est dans le coffre de la BCE c'est pas à

1:34:19
Locuteur

cette

1:34:19
Présentateur

heure-là que je vais recommencer à zéro pour vous expliquer pourquoi mais tout le monde comprend

1:34:23
Locuteur

ils

1:34:23
Présentateur

ne doivent pas vous impressionner vous ne devez pas vous laisser impressionner

1:34:28
Locuteur

voilà

1:34:29
Présentateur

où on en est

1:34:29
Locuteur

nous

1:34:30
Présentateur

serons donc

1:34:31
Locuteur

tous

1:34:32
Présentateur

là

1:34:32
Locuteur

nous

1:34:33
Présentateur

serons là

1:34:34
Locuteur

avec

1:34:34
Présentateur

la CGT avec les syndicats qui nous aideront

1:34:37
Locuteur

nous

1:34:38
Présentateur

serons là

1:34:38
Locuteur

pour

1:34:39
Présentateur

manifester

1:34:41
Locuteur

et

1:34:41
Présentateur

nous serons là aussi pour faire en sorte que les choses se passent aussi bien que possible

1:34:45
Locuteur

pour

1:34:46
Présentateur

la tranquillité et l'efficacité de ce que nous allons entreprendre maintenant

1:34:52
Locuteur

le

1:34:52
Présentateur

mot de la fin à chaque jour suffit sa peine

1:34:55
Locuteur

je

1:34:55
Présentateur

suis incapable de vous dire ce qui va se passer quand l'autre va rentrer

1:34:58
Locuteur

il

1:34:58
Présentateur

rentre jeudi

1:35:00
Locuteur

qu

1:35:00
Présentateur

'est-ce qu'il va décider

1:35:02
Locuteur

est

1:35:03
Présentateur

-ce qu'il va nous dire bon ok je m'en vais c'est à Bardella quand c'est Bardella qui le demande en général il le fait la dernière fois Bardella a dit il faut dissoudre une demi-heure après on était dissous

1:35:16
Locuteur

nous

1:35:16
Présentateur

on prend les problèmes comme ils viennent moi je m'exprime devant vous non pas comme quelqu'un

1:35:21
Locuteur

qui

1:35:22
Présentateur

veut tirer parti de la situation pour accélérer le rythme

1:35:25
Locuteur

mais

1:35:26
Présentateur

comme quelqu'un qui a décidé de vouer avec son organisation politique son soutien à un mouvement dont le mot d'ordre est

1:35:33
Locuteur

stop

1:35:34
Présentateur

à la vie chère et on veut étudier dans des conditions décentes c'est ça que nous soutenons et c'est cette situation que nous avons à diriger peut-être que samedi

1:35:42
Locuteur

soir

1:35:43
Présentateur

la situation sera différente

1:35:46
Locuteur

peut

1:35:46
Présentateur

-être que lundi prochain elle sera encore différente

1:35:49
Locuteur

vous

1:35:49
Présentateur

avez vu qu'eux-mêmes repoussent les dates sans arrêt il a dit que lundi prochain il aurait des propositions à faire pourquoi pas maintenant pourquoi faut qu'on attende une semaine

1:35:58
Locuteur

nous

1:35:59
Présentateur

sommes invités à venir à une réunion très étrange très étrange

1:36:04
Locuteur

on

1:36:05
Présentateur

nous dit venez on va discuter regardez la lettre comme elle est belle

1:36:09
Locuteur

c

1:36:10
Présentateur

'est Manu Bompard qui m'a passé ça

1:36:12
Locuteur

alors ça

1:36:14
Présentateur

va aller vite

1:36:15
Locuteur

les

1:36:16
Présentateur

violences commises en marge des manifestations blabla

1:36:20
Locuteur

les

1:36:21
Présentateur

violences les violences les violences

1:36:22
Locuteur

les

1:36:23
Présentateur

manifestants

1:36:23
Locuteur

et

1:36:25
Présentateur

contre les manifestants

1:36:28
Locuteur

rien ça

1:36:30
Présentateur

c

1:36:30
Locuteur

'est notre

1:36:31
Présentateur

échange doit d'abord permettre de revenir en transparence sur le déroulement des événements du 17 octobre pourquoi

1:36:38
Locuteur

on

1:36:39
Présentateur

n

1:36:39
Locuteur

'est

1:36:39
Présentateur

pas des policiers c'est pas nous qui connaissons la technique

1:36:43
Locuteur

alors

1:36:43
Présentateur

il veut qu'on en parle en transparence cet échange doit également également déjà point 2 on va discuter en transparence point 2

1:36:50
Locuteur

on

1:36:51
Présentateur

va également examiner la doctrine du maintien de l'ordre

1:36:54
Locuteur

et

1:36:54
Présentateur

ce qu'est le rétablissement de l'ordre en contexte de violences urbaines qui sont deux notions totalement différentes

1:37:02
Locuteur

les

1:37:03
Présentateur

chefs de la police et de la gendarmerie en exposeront les principes les moyens et les contraintes opérationnelles on va avoir en cours

1:37:10
Locuteur

alors

1:37:10
Présentateur

il y a tous les chefs de la police qui vont être là qui vont expliquer alors le truc tu le prends comme ça comme ça pas comme ça

1:37:19
Locuteur

comme

1:37:19
Présentateur

ça t'enlèves les dents comme ça tu formes le crâne c'est pas pareil

1:37:24
Locuteur

même

1:37:25
Présentateur

là que j'ai rendu à la page 2 enfin je souhaite que notre réunion ouvre également un échange sur la sécurisation de la campagne présidentielle

1:37:40
Locuteur

pourquoi ? il

1:37:41
Présentateur

y

1:37:41
Locuteur

a

1:37:41
Présentateur

un problème

1:37:42
Locuteur

? non

1:37:43
Présentateur

mais vous comprenez ? moi je vous présente les choses toujours de manière à vous faire sourire j'ai horreur

1:37:48
Locuteur

de

1:37:49
Présentateur

la dramatisation permanente mais où dans ce pays y a-t-il un problème avec les prochaines élections présidentielles

1:37:54
Locuteur

? ben

1:37:55
Présentateur

je vous l'ai lu tout à l'heure ils disent qu'il y a des groupuscules d'extrême gauche qui veulent peser jusqu'à la présidentielle

1:38:01
Locuteur

donc

1:38:01
Présentateur

ils le croient puisqu'ils proposent qu'on en discute

1:38:03
Locuteur

et

1:38:04
Présentateur

qu'on la sécurise attendez c'est un progrès au moment des élections européennes

1:38:10
Locuteur

à

1:38:11
Présentateur

chaque fois qu'on faisait un meeting il y avait le groupuscule nous vivrons qui venait qui poussait des cris qui se roulait par terre qui me jetait différents trucs ou qui tapait sur toutes les réunions pas une fois

1:38:22
Locuteur

ça

1:38:23
Présentateur

leur a tiré un souffle de dire ah ben il y

1:38:25
Locuteur

a

1:38:25
Présentateur

peut-être de l'abus

1:38:26
Locuteur

donc

1:38:26
Présentateur

vous m'avez vu des fois je me marrais d'autres fois bon ça rallongeait déjà que c'est long mes discours mais alors en plus il y

1:38:31
Locuteur

a

1:38:31
Présentateur

des gens qui viennent faire un sketch c'est fini quoi nous impose d'anticiper les risques de violence d'intimidation ou d'entrave à la campagne où, quand

1:38:43
Locuteur

où,

1:38:43
Présentateur

où c'est tout ça il y a donc des risques ah ben je ne le savais pas alors nos discussions toutefois n'auront de sens que si nous partageons sans ambiguïté une exigence la condamnation de la violence laquelle la république tient par cette conviction commune qu'aucun désaccord aucune colère aucune ambition politique ne peut justifier le recours à la violence cette conviction engage chacun d'entre nous dans ses paroles comme dans ses actes tu vas nous faire signer un certificat c'est ça que tu veux tu crois vraiment qu'on va le faire d'assure que non

1:39:13
Locuteur

on

1:39:14
Présentateur

va y aller on va te pourrir la réunion parce que nous on ne vient pas pour discuter avec lui

1:39:33
Locuteur

de

1:39:33
Présentateur

comment on se sert des matraques ni des risques de l'élection présidentielle parce que les risques de l'élection présidentielle on peut les lui raconter à l'avance ce n

1:39:41
Locuteur

'est

1:39:41
Présentateur

pas les groupuscules de l'ultra gauche c'est monsieur Netanyahou qui pèse sur les élections à Marseille à Toulouse à Roubaix et à Paris voilà

1:39:50
Locuteur

celui

1:39:50
Présentateur

-là oui

1:39:52
Locuteur

et

1:39:52
Présentateur

puis pareil qu'il y

1:39:53
Locuteur

a

1:39:53
Présentateur

les

1:39:53
Locuteur

russes alors

1:39:55
Présentateur

c'est open bar ce pays tout le monde peut y aller voilà nous on peut en parler mais ce qu'on va leur dire nous on vient ici pour discuter avec vous des revendications quand est-ce que vous donnez une réponse aux revendications qu'ont présenté les lycéens les étudiants et les travailleurs et le reste allez discuter avec qui vous voulez avec les directeurs de la police de ce que vous voulez parce que c'est vous qui êtes responsable du maintien de l'ordre c'est-à-dire de la défense de liberté constitutionnelle c'est pas nous parce que nous nous les faisons vivre les libertés constitutionnelles la liberté constitutionnelle c'est le droit que j'ai de me moquer de vous en plus

1:40:28
Locuteur

je

1:40:38
Présentateur

vous ai tout dit

1:40:40
Locuteur

j

1:40:40
Présentateur

'espère que vous allez rentrer en réfléchissant à tout ça j'ai présenté les choses

1:40:45
Locuteur

sans

1:40:45
Présentateur

en rajouter dans le pathos et la gravité

1:40:49
Locuteur

mais

1:40:50
Présentateur

c'est un moment très spécial vous ne devez pas le prendre à la légère c'est la première fois qu'on voit un premier ministre accuser

1:40:58
Locuteur

le

1:40:58
Présentateur

principal parti d'opposition gauche et vouloir le dissoudre le président du sénat dire que la question se pose

1:41:05
Locuteur

des

1:41:05
Présentateur

gens tirés sur des manifestants et n'avoir pas un mot de regret à ce sujet

1:41:10
Locuteur

des

1:41:11
Présentateur

gens qui prétendent que l'élection présidentielle est mise en danger ce dont aucun d'entre nous n'avait entendu parler

1:41:16
Locuteur

c

1:41:17
Présentateur

'est une situation grave

1:41:19
Locuteur

la

1:41:19
Présentateur

crise sociale est devenue une crise politique d'un pouvoir qui ne sait plus quoi faire et ce pouvoir qui ne sait plus quoi faire est en train de nous amener à une crise de régime c'est-à-dire un moment politique que plus personne ne contrôle

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ce

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n'est l'intérêt d'aucun d'entre nous que les choses aillent à ce point

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et

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nous avons dans les moments de grande paranoïa la faiblesse de penser que c'est peut-être parce que nous nous rapprochons

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du

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pouvoir politique démocratiquement conquis qui s'énerve autant et que tout d'un coup comme ils n'ont pas accepté le résultat de l'élection législative il se pourrait bien qu'ils n'acceptent pas le résultat de l'élection présidentielle et que pour ça ils n'ont pas envie de l'avoir

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de l'élection