Eric Woerth : "François Fillon reste le meilleur candidat de la droite"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
On va parler du projet de François Fillon, notamment sur la fonction publique.
- 1:28RelanceÉludée
Pourquoi la droite est-elle silencieuse dans l'affaire d'Aulnay ?
- 2:41ComplaisanteRéponse partielle
Nicolas Sarkozy renvoyé en correctionnel : vous dites ouf ce matin ?
- 4:07RelanceRéponse directe
Ce qui arrive à Sarkozy menace-t-il Fillon ?
- 5:29FerméeRéponse partielle
Fillon a promis d'arrêter sa campagne s'il est mis en examen : erreur ?
- 7:05FerméeRéponse directe
45 000 euros d'indemnités pour Pénélope Fillon : confirmation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« On a déjà vécu des situations de cette nature. Donc la France est au fond explosive. »
- 2:51Invité politiqueFait
« Je dis d'abord qu'il y avait deux juges. L'un a signé ce renvoi, l'autre n'a pas voulu le faire. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Nicolas Sarkozy a déjà été jugé. Et en France, on n'est jamais jugé deux fois pour la même chose. »
- 3:46Invité politiqueFait
« C'est une question de dépassement de comptes de campagne. Et ce dépassement de comptes de campagne, il a déjà été jugé par le Conseil constitutionnel. »
- 4:21Invité politiqueFait
« François Fillon s'est exprimé. Il a fait une conférence de presse. Il a dit les choses. »
- 4:50Invité politiqueFait
« François Fillon reste le meilleur candidat de la droite. Et la droite en a convenu. »
- 7:21Invité politiqueFait
« Ce sont des sommes qui ont déjà été intégrées à la présentation qu'a fait François Fillon des sommes versées à son épouse. »
- 8:51Invité politiqueFait
« Ce sont des faits qui sont légaux et pas illégaux. »
Temps de parole
- Éric Woerth71 %
- Présentateur21 %
- ?8 %
≈ 22,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le
7-9,
Marc
Fauvel,
sur
France Inter. Bonjour Eric Wirtz, député Les Républicains de l'Oise chargé du projet présidentiel de François Fillon. On va en parler avec vous de ce projet, si vous voulez bien, après la revue de presse, notamment sur le sort réservé à la fonction publique dans le projet de François Fillon. D'abord un mot des incidents cette nuit à Aulnay-sous-Bois et dans plusieurs communes de Seine-Saint-Denis après les violences policières de la semaine dernière. Vous redoutez un embrasement
? Il
faut être très très vigilant. On a déjà vécu des situations de cette nature. Donc la France est au fond explosive. La crise sociale, la crise économique, la crise d'autorité est évidemment un sujet qui est l'ambiance générale du pays. Donc il faut faire très très attention. J'imagine que les forces de l'ordre,
comme
le gouvernement, est vigilant et fera ce qu'il doit faire. En tout cas, il faut faire attention. Mais sur cette affaire d'Aulnay, en même temps, d'abord je salue le geste du Président de la République, il a eu raison.
Qui est allé hier
au
chevet de la victime. Il a bien fait de le faire. Oui,
il a
bien fait de le faire. Il fallait le faire.
Je le dis, vous voyez, très objectivement. Et en même temps, je pense aussi à tous les policiers qui font bien leur travail, qui travaillent dans des conditions souvent absolument épouvantables, et qui se voient salis par le geste d'un des leurs. Donc c'est évidemment très très difficile à supporter. Et les sanctions doivent être exemplaires.
Pourquoi on n'entend pas la droite dans cette affaire depuis le début ? À
l'exception du
maire d'Aulnay, Bruno Béchisa, ancien syndicaliste policier, qui a été le premier à prendre le parti de la victime. La droite est silencieuse.
Non,
je
ne crois pas. Peut-être qu'on n'a pas réussi à dépasser le niveau des radars, peut-être médiatiques, mais peut-être que les radars médiatiques s'occupent d'autre chose. Mais non, non, chacun s'est exprimé. Et d'abord à saluer l'action générale des forces de police, pense à la famille de ce jeune et à ce jeune. Et voilà. Et l'idée quand même, c'est qu'on voit bien que la France est aujourd'hui un peu sur un chemin de crête. C'est vrai sur le plan économique, mais c'est vrai aussi sur le plan social et sur le plan de l'autorité et que ce chemin de crête, elle ne
peut
pas y rester très longtemps. Il faut aujourd'hui réformer notre pays. C'est l'enjeu de
l
'élection présidentielle.
Enfin là, le déclencheur, ce n
'est
pas une crise d'autorité. Ce sont les violences policières de la semaine dernière. Eric Wirtz, autre...
Oui, pardon.
Non,
enfin, c
'est... Oui, d'accord. Mais enfin, l'ambiance générale, elle est là. L'ambiance générale est là. Sur fonds de chômage, sur fonds de crise économique et sur fonds de laxisme également, ça peut donner bien plus que le simple fait divers absolument ignoble dont on parle.
Eric Wirtz, Nicolas Sarkozy renvoyait en correctionnel pour le financement illégal de sa campagne en 2012. Vous dites ouf ce matin. Heureusement qu
'on
ne l
'a
pas
investi. Non, je ne dis pas ça du tout. Je dis d'abord qu'il y avait deux juges. L'un a signé ce renvoi, l'autre n'a pas voulu le faire. Ça veut dire qu'il y a deux regards différents de deux juges importants. Donc il y a deux regards différents sur cette affaire. L'un qui considère que Nicolas Sarkozy n'a pas à être renvoyé. L'autre considère que Nicolas Sarkozy doit être renvoyé. Donc on voit bien que c'est une interprétation des faits. C'est tout. Et puis le deuxième point,
c
'est que Nicolas Sarkozy a déjà été jugé. Et en France, on n'est jamais jugé deux fois pour la même chose.
Non, il n'a pas été jugé. C'est une
décision du Conseil constitutionnel.
C'est le Conseil constitutionnel. Mais à l
'époque, Eric Wirtz, on pensait, et le Conseil constitutionnel n'avait que ces éléments, que les dépassements étaient de 360 000 euros. C'est la somme que Nicolas Sarkozy a remboursée. Aujourd'hui, c'est 20 millions.
Ce n
'est
pas une question de montant. Je comprends bien ce que vous me dites. Mais ce n
'est
pas une question de montant. C'est une question de dépassement de comptes de campagne. Et ce dépassement de comptes de campagne, il a déjà été jugé par le Conseil constitutionnel.
Vous connaissez que l'ampleur n'est pas la même. 300 000 d'un côté, 20 millions
de l'autre.
Bien sûr. Mais le dépassement est celui-là. On est dans un état de droit. Il faut faire du droit. Et je pense qu'à ce moment-là, les avocats de Nicolas Sarkozy, évidemment, s'en chargeront. En tout cas, moi, j
'ai
une pensée aussi pour Nicolas Sarkozy.
Finalement, ce qui arrive aujourd'hui à Nicolas Sarkozy, c'est ce qui menace François Fillon.
C'est-à-dire une
épée d'amoclès pendant toute la
campagne.
Il y
a
une enquête. Quand il y
a
une enquête, il y a toujours une épée d'amoclès. C
'est le
principe même, d'ailleurs, des enquêtes. François Fillon s'est exprimé. Il a fait une conférence de presse. Il a dit les choses. Je pense qu'il est allé avec son cœur et sa sincérité. Il a été très abattu par tout cela. Et en même temps, il s'est excusé. Au sens où, au fond, il comprend assez facilement que ça puisse choquer beaucoup de nos concitoyens. Dont d'ailleurs, beaucoup qui avaient voté pour lui au premier et au deuxième tour de l'élection primaire. Voilà, maintenant, on est dans un processus de réinstallation de sa campagne, de reconquête au fond. Moi, je n
'ai
pas du tout l'intention de laisser la gauche gagner l'élection présidentielle. Et François Fillon reste le meilleur candidat de la droite. Et la droite en a convenu. La question, elle est simple. Est-ce qu'on veut perdre ou est-ce qu
'on
veut gagner ? Si on veut gagner, il faut peut-être mettre nos états d'âme de côté. Croire d'abord à ce que dit François Fillon. Considérer qu
'il
n
'y a
rien d'illégal dans ce qu'il a fait. Il l'a dit à plusieurs reprises. Et je le crois bien volontiers. Et puis partir derrière lui, l'entourer, l'aider. Continuer à creuser et approfondir son programme. Et puis, in fine, gagner. Il montre quand même une sacrée capacité de résistance. Ce qui est une qualité, là, pour un président de la République.
Il a fait une promesse aux Français, François Fillon. C'est d'arrêter sa campagne, de se mettre en retrait. S'il est mis en examen
dans cette
affaire. C'est une erreur d'avoir dit ça.
Non, enfin, moi j'ai parfois une autre opinion que lui. Parce qu'on peut être mis en examen pour des raisons extrêmement différentes. Nos auditeurs peuvent, j'imagine, le comprendre. Bon, c'est son choix. Être mis en examen n'est pas être coupable. Je
le rappelle. C'est extrêmement important.
La présomption d'innocence. Je sais bien qu
'on
le dit tout le temps. Mais la présomption d'innocence, certains le vivront peut-être à un moment donné, c'est extrêmement important. Surtout quand on est innocent.
Et vous l'avez connu, vous, dans l'affaire Bettencourt, 50 procédures et au final, relax général.
C'est terrible. Et donc, si c'était le cas pour François Fillon, ça voudrait dire qu'on aurait déformé l'élection présidentielle. Moi, je ne le souhaite pas.
Donc, il s'est piégé
tout seul
en
disant ça, François Fillon ?
Il a raison de le dire. C'est ce qu'il pense. Et au fond, c'est assez courageux de le dire. Évidemment, il le mettra en pratique. Si jamais ça arrivait, il le mettra en
pratique.
Et
donc, si
François Fillon est mis en examen dans un mois et demi, la droite n'a plus de candidat
?
Lui, il pense qu'il n'a aucune
raison d'être mis en examen. Il a le droit de le penser. Il connaît les faits.
Si ça devait arriver, il
se passe quoi
? Si ça devait arriver, on trouverait un moyen de répondre à cette situation de crise.
Un plan B,
trois semaines avant l'élection
? Mais je ne sais pas. D'abord, je pense que ce n
'est
pas possible. Je pense que la justice doit aussi prendre en compte le temps de l'élection présidentielle. Les choses sont sur la table. La presse publie tous les jours un certain nombre de choses. Plus ou moins vraies, d'ailleurs. J'ai bien compris que ce qu'a publié le canard enchaîné est extrêmement discutable ce matin.
Alors, un mot justement sur la révélation
du canard enchaîné. 45 000 euros d'indemnité de licenciement versé à Pénélope Fillon par l'Assemblée nationale entre ces différents contrats. Est-ce que vous pouvez nous confirmer que ce sont des sommes qui figuraient déjà dans les déclarations postées sur
Internet par François Fillon ? Oui, je
vous le confirme.
Ce
n
'est
pas moi qui ai fait le calcul, mais je vous le confirme. Ce sont des sommes qui ont déjà été intégrées à la présentation qu'a fait François Fillon des sommes versées à son épouse lors de sa conférence de presse. Il a publié un tableau sur Internet pour montrer tout cela. Mais au-delà de cela, pour moi, la seule question, c'est veut-on gagner ou veut-on perdre ? Et si on veut gagner, il faut à ce moment-là se ressouder, dépasser cela. Je comprends bien qu'on puisse voter de temps en temps avec un peu de déception. Mais en même temps, nous avons plusieurs mois pour retisser le lien de confiance entre les Français et François Fillon. Et je ne doute pas qu'on y parvienne.
Est-ce que finalement, François Fillon n'est pas là uniquement parce qu'on n'a
pas
trouvé quelqu'un d'autre pour y aller ? Mais François Fillon, il n'est pas là par hasard.
Il
y a eu une période de flottement la semaine dernière, Eric Wirt, on a eu des candidats, des plans B, des
plans C, des plans D. Et puis finalement, personne n
'a
voulu aller au feu. François Fillon, il n'est pas là par hasard. Il est issu d'une période de primaire extrêmement intense. Il y a plus de 4,5
millions,
etc. Donc, ce n
'est
pas un candidat qui, tout d'un coup, par la grâce du Saint-Esprit, décide d'être candidat. Ce serait assez différent. Il est candidat parce qu'il a été élu dans une primaire extrêmement âpre avec des grands candidats à côté. Donc, ce n
'est
pas le fruit du hasard. Ça ne peut pas se remettre en cause en cinq minutes. Et donc, à ce moment-là, il n
'y a
pas de substitution qui s'impose. Voilà, c'est aussi simple que cela. Et donc, il faut prendre en compte cette situation, prendre en compte aussi la réalité des faits. Ce sont des faits qui sont légaux et pas illégaux. François Fillon l'a dit.
Il
s'est imposé un exercice de transparence tout à fait considérable. Et cet exercice de transparence doit être imposé aussi à tous les autres candidats. Si
on veut savoir
qui
est François Fillon, il
faut aller
encore
plus loin. Il faut savoir qui se présente à l'élection présidentielle. Quand il y
a
une rumeur, il faut aller jusqu'au bout des choses. Et croyez-moi, moi j'en parle de... Pardon, vous parlez de quoi Eric Wehrt sur la rumeur ? Quand il y a des mots, quand on dit, quand on pense, quand les journaux publient, il faut aller jusqu'au bout des choses.
On l'a fait
avec François Fillon, on doit le faire avec M. Hamon, avec M. Macron, avec M. Mélenchon, avec tous ceux qui décident d'être candidats à
l
'élection présidentielle. Si on veut de la transparence, et moi je veux de la transparence, même si cette société d'ailleurs est en soi discutable, si on veut de la transparence, alors il faut mettre tous les candidats à armes
égales. Donc c'est
le règne de la transparence, ça va trop loin,
mais il faut que tous les candidats fassent ça quand même.
Ce règne, c'est le règne des médias, c'est le règne de la justice.
Et vous demandez qu'on continue dans le déballage.
On est à l'élection présidentielle, vous-même appelez ça un déballage. Et moi je crois
que c'est effectivement un déballage. Je reprends quasiment les mots de François Fillon
qui nous explique qu'il y
a
une tyrannie de la transparence depuis quelques jours. Et ce matin à notre micro, vous demandez aux autres candidats de faire
la même chose. Personne n'avait demandé Eric Vert à François Fillon. Je pense
qu'on soit, il faut être à armes égales. Les français veulent savoir pour qui ils votent, avec des zones d'ombre et des zones de lumière. Ils doivent tout connaître de celui qui veut être le premier des français. C'est le premier des français, il doit accepter cette exigence-là. François Fillon l'a fait. Aux autres de le faire. Aussi, au fond, de faire aussi votre métier concernant les autres candidats.
Eric Vert, on se retrouve juste après la revue de presse. Si vous voulez bien, peut-être qu
'on
reparlera des affaires avec les appels des auditeurs. 01-45-24-7000 et on s'arrêtera également sur le projet, le programme de François Fillon et dont on ne parle absolument plus depuis 15 jours, notamment sur ce que vous voulez faire pour les fonctionnaires. Quel salaire et combien de postes de fonctionnaires supprimés si François Fillon remporte l'élection présidentielle
?
Une toute petite pause et la revue de presse.
Éric Woerth