Aurore Bergé dans les 4V de Télématin sur France 2 - 13 mars 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Est-ce que la France est entrée dans cette guerre au Kurdistan irakien ?
- 1:00OuverteRéponse directe
La présence de la France au Moyen-Orient est-elle justifiée malgré l'absence de participation au conflit ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Le régime iranien menace-t-il directement les intérêts français ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Ce regain de tension au Moyen-Orient suscite-t-il un regain de tension en France ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Les droits des femmes en Iran justifient-ils un changement de régime selon vous ?
- 9:00OuverteRéponse directe
L'hypothèse d'un second tour Mélenchon vs Bardella vous inquiète-t-elle ?
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Bonjour Aurore Bergé. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin.
Soldat français a été tué dans une attaque au Kurdistan irakien, une attaque revendiquée par un groupe armé pro-iranien qui avait déjà d'ailleurs menacé les intérêts français en raison de l'arrivée sur place, enfin dans la Méditerranée, du porte-avions Charles de Gaulle. Est-ce qu'on peut dire ce matin, Aurore Bergé, que la France est de fait entrée dans cette guerre à en tout cas à vos ? Déjà, je veux rendre hommage à l'ensemble de nos soldats qui sont engagés, ils sont plusieurs centaines à être présents en Irak sur des opérations qui sont essentielles de lutte contre le terrorisme, de lutte contre Daech en particulier.
L'un d'entre eux est tombé, six autres sont blessés, donc je pense à eux, je pense évidemment à leurs familles et c'est évidemment c'est un groupe armé pro-iranien et qui a qui revendique en tout cas cette attaque. fait, mais c'est la démonstration que le terrorisme justement tue, il a tué sur notre sol et c'est la nécessité aussi pour la France, quand on préserve ses intérêts, c'est aussi justement d'avoir des soldats qui sont présents pour garantir la protection des intérêts nationaux français et la préservation des intérêts nationaux français passe évidemment par la lutte et l'engagement contre le terrorisme. Ensuite, en ce qui concerne le conflit aujourd'hui, la France n'est pas partie prenante de ce conflit.
Et ça, je crois que c'est essentiel de le rappeler. La France n'a pas déclenché le conflit qui existe aujourd'hui. La France est présente, est présente ?
Est présente d'abord parce que nous avons 400000 ressortissants français qui sont présents dans la région. Vous savez que beaucoup d'opérations de rapatriement ont été organisées et vont se poursuivre. La France est aussi présente pour protéger et accompagner ses alliés, c'est le sens de la présence du président de la République à Chypre notamment et c'est le sens de la présence de notre porte-avions.
Vous rappelez que la France n'est pas partie prenante et n'a pas déclenché ce conflit. Néanmoins, encore une fois, l'un des arguments employés par ce groupe terroriste qui est sans doute enfin qui est probablement à l'origine de la mort de ce soldat, c'est précisément la présence de la France. Donc, est-ce que vous estimez que, si j'ose dire cela en vaut la ?
Est-ce que c'est une guerre juste dans laquelle nous ne sommes pas présents, mais nous avons quand même une enfin la France a quand même une action, ne serait-ce que par la présence du ? c'est ce que je vous disais. La présence de la France, c'est deux raisons. 400000 ressortissants français à protéger et des alliés, évidemment aussi avec lesquels nous sommes je pour lesquels nous sommes présents. le régime iranien, est-ce que c'est un c'est un souhait que la France a en tant que vous ? sur le fait que la France évidemment que les intérêts de la France ont été directement menacés euh par ce régime.
Quand on parle de terrorisme, quand on parle de terrorisme islamiste, évidemment que ce régime représente une menace. En revanche, en revanche, la France encore une fois n'est pas partie prenante de ce conflit, elle ne l'a pas décidé et elle n'a pas souhaité au départ que ce conflit puisse exister. Et sur le sur le régime iranien, il n'y a aucune ambiguïté sur le fait que la France évidemment que les intérêts de la France ont été directement Donc elle ne le soutient pas.
Donc la France ne soutient pas cette action. Donc la France préserve les intérêts de ses ressortissants, la France est présente pour ses alliés, la France combat à travers le monde le terrorisme islamiste, le terrorisme islamiste a fait des centaines de morts dans notre propre pays qui a été touché par de nombreux attentats, de nombreux attentats. Donc la France évidemment préserve ses intérêts nationaux et régionaux. entre autres attributions, votre ministère est chargé de la lutte contre les discriminations.
Est-ce que ce regain de tension au Moyen-Orient euh suscite en France euh un regain de tension aussi ? On sait ce qui s'était passé après le 7 octobre. Est-ce que là aussi vous observez euh un changement et pas une tension entre les ?
La force et la singularité de la France, c'est d'avoir toujours eu une vision universaliste qui fait que vous fragmentez pas le pays, vous fracturez pas le pays, vous communautarisez pas le pays. Certains espèrent fracturer et communautariser. C'est notamment le cas de la France insoumise qui aimerait qu'on se renvoie communauté contre communauté.
Ça ne doit jamais être le cas dans notre pays et c'est vrai qu'après le 7 octobre 2023, c'est-à-dire les attentats terroristes perpétrés par le Hamas en Israël, 1200 Français qui 1200 personnes qui avaient été assassinées dont 51 Français, nous avions subi une vague d'antisémitisme dans toutes les démocraties. Heureusement, on voit que l'antisémitisme recule par rapport au niveau qu'il avait atteint après les attentats du 7 octobre. Il doit continuer évidemment à reculer parce que toute attaque et toute haine antisémite est une atteinte contre la République elle-même, contre la démocratie elle-même.
Vous êtes chargée de la lutte pour l'égalité entre les femmes et les hommes. À ce titre, vous étiez aux Nations Unies cette semaine. Vous avez participé au rendez-vous annuel consacré aux droits des femmes dans la foulée de la journée du 8 mars.
Est-ce que vous de vous l'avez écrit dans une tribune, les droits des femmes, c'est un curseur de de des libertés dans le ? Est-ce qu'à ce titre, vous estimez, et on revient sur cette question sur l'Iran puisqu'on se souvient du combat mené par par des femmes courageuses là-bas, que il faudrait aussi que ce régime tombe pour pour que les droits des femmes soient ? Vous savez, le cri de ralliement dans les rues de Téhéran et qui a traversé le monde entier, le premier mot, c'est femme.
Femme, vie, liberté. Le premier mot, c'est femme. ?
Parce que ce sont les femmes qui ont été à l'avant-garde de cette révolution. Ce sont les femmes qui les premières ont été dans la rue, ont dansé, ont chanté, se sont découvertes, ont retiré leurs voiles, ont défié un régime au prix de leur vie. On parle de dizaines de milliers de civils qui ont été assassinés par ce régime.
Des dizaines de milliers de civils qui ont défié le régime et qui ont été prêts à être présents. Et notamment cette révolution des femmes, elle a été absolument déterminante. Elles ont dit qu'elles allaient reprendre le pouvoir, reprendre le pouvoir sur leur corps, reprendre le pouvoir sur leurs libertés.
Et j'espère que c'est un mouvement qui est inarrêtable. En tout cas, ce que je sais, c'est que le régime tremble quand les femmes sont à l'avant-garde de ces révolutions. Et nous voyons à travers le monde, et nous l'avons constaté encore dans ce rendez-vous aux Nations Unies, à quel point dans toutes les régions du monde, nous assistons à un recul sur la question des droits humains, singulièrement ceux des femmes.
Donc oui, la question de la liberté des droits des femmes, c'est un curseur sur l'état du monde et l'état des démocraties. politique pour finir après les élections municipales dont le premier tour va avoir lieu dimanche, on va évidemment très vite se tourner vers l'élection présidentielle. Certains sondages placent il y a une hypothèse aujourd'hui que le second tour oppose Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, à Jordan Bardella.
Est-ce que c'est une hypothèse à laquelle vous ? Première question et si comment vous comptez ? C'est une hypothèse que je combats.
Moi je ne souhaite pas que notre pays n'ait uniquement le choix entre le Rassemblement national d'un côté la France insoumise de l'autre. Mais pour ça, ça veut dire qu'il faut pas que l'élection présidentielle soit confisquée par les ambitions de quelques-uns. Pour ça, ça veut dire Alors ça veut dire quoi ça très concrètement parce qu'il y a une candidature unique.
Une candidature unique du centre et de la droite. De plus en plus de voix s'expriment pour la primaire. Je me suis exprimée en faveur d'une primaire.
Je vois que Gérald Darmanin l'a fait, que Gérard Larcher l'a fait, que Valérie Pécresse le fait, David Lisnard. Donc ça veut dire qu'il y a de plus en plus de voix qui sont des voix de la raison. Nous avons besoin d'une candidature unique.
Sans candidature unique, nous serons responsables, nous serons responsables de livrer les Français et de livrer le pays à un duel mortifère entre le RN et la France insoumise. Bergé, vous vous rangeriez derrière n'importe quelle candidature et si elle émane de la droite ou du centre, vous iriez de Bruno Retailleau à Gabriel Attal par ? Question simple.
Vous pourriez soutenir même d'une primaire, c'est de laisser le choix aux Français de décider qui doit être leur candidat ou leur candidate pour incarner le centre et la droite. Sans cela, s'il y a pas de candidature unique. Et donc ensuite un candidat ou une candidate soutenue par nous tous, alors c'est simple, on restera à la maison au soir du second tour parce qu'on sera pas partie prenante.
On sera des spectateurs de cette élection, des commentateurs de cette élection et là on parle du risque d'avoir soit le Rassemblement national, soit la France insoumise au pouvoir. Je ne crois pas que ce soit le destin de la France. vous intéresser vous-même d'être candidate à cette primaire que vous appelez de vos ?
D'abord je me bats pour que cette primaire existe. Moi j'essaie de faire les choses dans le bon ordre et le bon ordre, c'est garantir qu'une telle primaire puisse exister avant la fin de l'année et ensuite nous verrons. Mais moi j'espère que déjà nous arrivons à avoir une voix plus raisonnable.
On le voit quand deux entre élections, on est divisé, on voit le risque de la défaite et là le risque de la défaite, c'est non seulement celle des idées et des valeurs, mais c'est encore une fois une irresponsabilité qui serait la nôtre. Merci beaucoup Aurore Bergé et c'est la suite de Télématin. Merci, bonne journée.
Merci à tous les deux et merci à Sophie Charmet pour la traduction en langue des signes.
Aurore Bergé