Le Grand entretien : Sébastien Lecornu face à la promesse budgétaire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez envie de dire aux chefs d'entreprise dans un environnement mouvant ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Vous parlez de la startup nation décriée. Quels sont les résultats concrets ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Face à la démographie, comment changer le modèle social ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Patrick Martin propose un plan d'économies. Comment l'avez-vous reçu ?
- 5:20RelanceRéponse directe
Le 7 juillet, comité d'alerte : est-ce une date choisie pour éviter de parler de Marine Le Pen ?
- 5:58OuverteRéponse directe
Quelles pistes pour tenir l'objectif de finances publiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:54Locuteur 1Chiffre
« Il y a 3 millions de Français en moins d'ici 2070. Il y a surtout 6 millions de Français en plus de plus de 65 ans et 9 millions de Français en moins de 45 ans. »
- 3:57Locuteur 1Fait
« La question de la TVA pour moi va se poser pour l'élection présidentielle de 27. »
- 8:23Locuteur 1Chiffre
« Les chiffres de joint, c'est désimmatriculation en hausse et plus de 30 % de véhicules électriques ou hybride rechargeable. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
7h44 sur BFM Business. On est en direct des rencontres économiques d'Ex en Provence. Notre invité, c'est Roland LECUR. Bonjour, ministre de l'économie, des finances, de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique. On a ce thème cette année Roland l'escur aux rencontres économiques d'exiguer dans un monde sans repères, ça correspond un peu à l'état d'esprit des chefs d'entreprise ici qui voient un environnement extrêmement mouvant et qui ne savent peu toujours si les politiques et Sébastien Lecnu est revenu dessus hier sont leurs alliés ou pas. Qu'est-ce que vous vous avez envie de leur dire au milieu économique ? Bon, d'abord, j'ai envie de les rencontrer. EX, c'est un repère. Euh ça fait des années que ça existe et c'est vraiment le lieu de rencontre entre les
politiques et les milieux économiques, les économistes. Merci à Jean-R Laurenziier, au cercle des économistes d'organiser ça et les entreprises. Euh ensuite, je comprends qu'on est dans un monde bouleversé. Je pense que ça a échappé à personne et que par ailleurs en France, on a une situation politique dispersée. On a l'Assemblée nationale qu'on a, c'est les Français qui l'ont choisi. Il faut qu'on compose avec. À partir de là, je pense que Sébastien Lecnu l'a bien dit hier. On est leurs alliés au sens où on considère qu'on a une cause commune qui est la France et que pour que la France aille bien, il faut que ces entreprises aillent bien. Mais Sébastien Lecnu l'a dit aussi, ce combat culturel Oui. qu'on avait l'impression d'avoir remporté entre 2017 et et 2020, il est
aujourd'hui, je pense pas qu'il soit perdu. Moi, je pense qu'il à l'automne, il y a eu ce sentiment autour des débats de la taxe du Hukman. Non, mais il y a eu un débat autour de la taxe Hukman, autour du bac du trait et cetera où on s'est dit ben finalement euh l'idée selon lequel quand l'économie va bien, on peut ensuite faire tout le reste, la redistribution, le modèle social, c'était un peu tombé et ça va faire partie des débats importants de l'élection 2027, évidemment, on y reviendra, mais aussi des débats des semaines et des mois qui viennent sur le budget. Moi, je suis extrêmement fier d'un certain nombre de choses qu'on a faites que je vais défendre ici sur ce qu'on appelait la startup nation qui a été décriée. On a 36 licorne en France, on a des milliers de start-ups,
on crée de l'emploi, on attire des talents. Ça faut en être fier. Il faut reconnaître qu'il y a des choses qu'on a moins bien faites. Mais surtout se dire que face à la bombe démographique, je vais insister beaucoup aujourd'hui là-dessus à laquelle la démographie. Oui, l'INC nous l'a montré. Il y a 3 millions de Français en moins d'ici 2070. Il y a surtout 6 millions de français en plus de plus de 65 ans et 9 millions de français en moins de 45 ans. Donc ça veut dire quoi ? On va avoir 9 millions de français en moins. C'est qu'on change de modèle. Ça veut dire que le modèle social ne tient plus. Changer plutôt que de l'adapter. Ça fait 30 ans qu'on l'adapte à la marge. Un peu plus de cotisation ici, un peu moins de dépenses là, une réforme des retraites difficile alors qu'elle est
indispensable. Je pense que l'élection présidentielle doit être l'occasion d'une vraie réflexion sur la manière dont on préserve ce modèle social. Donc une vraie remise à plat fiscale, une la manière dont on finance notre modèle social. Il faut un big bang hein ce selon moi je pense qu'il faut un débat de fond sur la transformation de notre modèle pour mieux le préserver. un avant de redistribuer de de la richesse, il faut qu'on en crée et face à un monde où la démographie est en baisse, où le commerce international est menacé et où le combat technologique et le combat de notre vie, il faut que la France soit un leader. On a des atouts énormes, des prix Nobel dont Philippe Aguyon est extrêmement présent ici. On a des chercheurs, on a des entrepreneurs, on a
en fait, ça c'est aussi une des vertus des 10 années qui viennent de s'écouler, retrouver le goût du risque en France. On a des gens qui sont prêts à prendre du risque. Il faut qu'on les accompagne et il faut ensuite que chacun fasse son job, y compris les grandes entreprises qui parfois nous critique un peu. Le CR, vous savez, le crédit pour recherche, moi j'y suis extrêmement attaché. Après l'avoir préservé, après avoir baissé les impôts des entreprises, on investit toujours insuffisamment dans la recherche en France. Les grandes entreprises ont un rôle à jouer là-dedans. Alors justement, les grandes entreprises, Patrick Martin, il considère qu'il faudrait un moment de goal justement sur la fiscalité. Il présente un plan avec des économies, un plan à 2000 2035 avec 100 milliards
d'économies. Il y a une espèce de compétition là en ce moment sur qui propose le plus d'économie. Il propose un effort sur les retraités très forts, sur les fonctionnaires avec pas de hausse d'impôt sur les entreprises. Comment vous avez reçu ça ? Non mais moi j'ai reçu ça d'abord très positivement au sens où c'est une contribution au débat. Moi, je l'avais dit au chef d'entreprise depuis l'automne. D'ailleurs, je me souviens de programme quoi. Aussi, mettez, j'allais dire, vos idées, votre courage sur la table et dites-nous ce dont vous rêvez. Ensuite, est-ce que du rêve à la réalité de l'Assemblée nationale, il y a un chemin ? Franchement, je n'en sais rien. L'idée des la suppression des jours fériers, je dirais, on a essayé et on a payé. Donc ça, je suis pas sûr que
ça fonctionnerait. Mais mettre ces idées dans l'atmosphère à la fois je dirais pour aider à préparer le débat sur 27 le budget mais aussi préparer le débat de 27 les élections présidentielles. C'est très bien. Moi, je crois beaucoup quand même dans ce monde de bouleversement à notre responsabilité collective à avancer ensemble. Dire je ne souhaite pas moi opposer les entreprises au ménage aux fonctionnaires qui sont peut-être parfois un peu montré du doigt. Donc mais ce que je comprends c'est que le plan du MEDF il passe pas à l'assemblée et qu'il est irréaliste pour vous. Non mais typiquement que les idées qui sont mises en avant sur les économie de dépenses notamment de dépenses de santé elles sont bienvenues parce que du fait de la démographie dont je parlais tout à
l'heure de toute façon il va falloir changer de modèle de financement. La question de la TVA pour moi va se poser pour l'élection présidentielle de 27. Je ne vois pas une assemblée, on verra, qui adopte une hausse de la TVA alors qu'on vient de vivre un choc inflationniste, faut pas l'oublier. Donc attention à ça. Mais mais évidemment tous ces débats sont bienvenus. Certains, j'espère pourront être débattus et pourquoi pas votés à l'occasion du budget 27. Mais évidemment les gros sujets qui sont abordés aujourd'hui par le MF vont faire partie des grands débats de l'élection 2027. Alors avant de discuter l'élection 2027, on a un comité d'alerte le 7 juillet qui doit se réunir pour annoncer des économies. Premier sujet, il faut que vous répondiez quand même à cette
interrogation. Le 7 juillet, c'est pas une date à anodine. On doit savoir si Marine Le Pen ou pas pourra se présenter à l'élection présidentielle. C'est le jour du comité d'alerte. C'est fait exprès pour qu'on parle pas. C'est Non non non, absolument pas. On a fixé une date en fonction je dirais des disponibilités des uns et des autres. Vous savez que au comité d'alerte, il y a à la fois le gouvernement, il y a des parlementaires, les rapporteurs généraux du budget, les présidents de commission, il y a les représentations des organisations patronales, des organisations syndicale. C'est une réunion de travail extrêmement importante, c'est le deuxième, on en a fait en avril, qui doit nous permettre d'échanger sur la situation de la France, la croissance, l'évolution des
déficits, notre capacité ou pas à tenir la cible. On veut le faire et on va tout faire pour en être aussi près que possible et j'espère la tenir en 2026. Et franchement, j'allais dire pendant les travaux, la vente continue. Pendant les actualités judiciaires de madame Le Pen et j'ai tendance à dire ces temps-ci, elles ont tendance à se multiplier. Nous, on va pas s'arrêter de travailler. Donc non, mais vous savez que médiatiquement euh le 7 juillet, il n'y aura que ça. Il ben je je j'espère que BFM Business ça s'intéressera à l'évolution des comptes publics de la France. Franchement, on n'a pas fait ça pour ça. On l'a prévu depuis longtemps. On a fixé une date en fonction des contraintes des uns et des autres et j'allais dire des actuel judiciaire, il y en aura peut-être
d'autres. Des comités d'alerte, il y en aura sans doute d'autres également. C'est quoi les pistes possibles aujourd'hui ? Sur quoi on peut renier pour essayer de tenir l'objectif au plus près possible ? On a Non, mais ça c'est c'est l'objet du comité d'air d'échanger sur l'État, je dirais de l'art, croissance, finances publiques et d'échanger sur des possibles pistes d'économie parce qu'il faudra sans doute en faire d'autres. Je vous je vous les annonce pas aujourd'hui. Évidemment, la primeur sera sera pour les membres du comité, mais on fait face à une crise, à une guerre, même si ça va mieux et tant mieux, le soleil repois. On a eu 3 mois difficiles qu'on eu un impact sur la croissance, qu'on eu un impact sur les déficites publics à la fois parce qu'on a aidé les
plus démunis mais aussi parce que forcément la croissance a été impactée. Donc il faut qu'on intègre tout ça, qu'on fasse la transparence parce que je pense qu'on peut nous reconnaître ça. On dit la vérité quand elle est bonne à entendre ou quand elle est pas bonne à entendre et puis prendre ensemble des décisions. La bonne nouvelle c'est quand même l'inflation qui a reflué 1,8 % en juin. On a eu quand même une inquiétude avec les 2,4 % du mois de mai. C'était selon vous un petit pic et puis c'est terminé. On s'est fait peur en fait avec le prix de l'essence, avec l'inflation ? Bah non, on s'est fait plus que peur. On l'a senti hein la douloureuse quand on faisait le plein, on l'a senti. Mais mais je pense que un ça nous a permis de renforcer notre stratégie à moyen long
terme, électrification, programmation de l'énergie. Cette crise doit nous permettre de nous réveiller une dernière fois. Je dirais, il faut y aller. Je parle évidemment en plus de l'épisode de canicule de la semaine dernière. Mais deux, effectivement on a une bonne nouvelle, faut pas gâcher notre plaisir. L'inflation est en train de refluer. Vous savez que ça avait monté vite à la hausse, ça baisse vite à la baisse. C'est un bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des Français. Moi, j'ai dit, j'ai appelé ça le sign et pour les finances publiques parce que il y a pas mal de choses sont indices. Mais évidemment, mais surtout surtout je dirais pour la croissance, c'est le signal de la relance. Il faut qu'on ait un bon été. On s'inquiétait sur le kéros. On aura du kéros. Le prix de
l'essence et le prix des pleins, il est en train de baisser. On est en dessous d'un 90, on a besoin d'une économie qui va bien et on a des signaux positifs. J'allais dire allez-y, on y va maintenant. Les ménages, les entreprises qui doivent reprendre le chemin des investissements. Quand vous dites allez-y, c'est électrifiez-vous, c'est euh changez les fenêtres, faites de l'isolation. Continuez à électrifier. Vous savez que les chiffres de joint, c'est désimmatriculation en hausse et plus de 30 % de véhicules électriques ou hybride rechargeable. Donc on est au moment où ça bascule en Norvège, on est à 90 % un peu plus de véhicule électrique. C'est au moment où on a passé les 30 que ça a accéléré. Donc oui, n'hésitez pas, n'oubliez pas ce qu'on a vécu depuis 3
mois. Il y a plein de professions qui peuvent se permettre aujourd'hui des véhicules électriques parce que le rendement est aujourd'hui bien plus important qu'il l'était. Les prix embés, il y a des primes. Il y a aussi beaucoup de nos concitoyens qui ont un peu peur de passer le pas. J'en rends compte beaucoup qui l'ont fait. Non regrette, ils ne reviendront pas en arrière. Donc allez-y. En plus, les véhicules, ils sont faits en Europe, ils sont faits en France.
Roland Lescure