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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 20 octobre 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

COMPLOT CONTRE LFI, MESURES AUTORITAIRES : JUSQU'OÙ IRONT-ILS POUR MATER LA RUE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:53OuverteÉludée

    Quelles sont les accusations portées contre LFI dans les violences de samedi ?

  • 1:34OuverteÉludée

    Pourquoi les renseignements territoriaux auraient-ils reçu l'ordre de mettre en cause LFI ?

  • 2:18OuverteRéponse directe

    Gérald Darmanin a annoncé des mesures judiciaires renforcées. Qu'en pensez-vous ?

  • 5:47RelanceRéponse partielle

    Manuel Bompard, avez-vous eu honte en voyant les images de chaos ?

  • 7:14RelanceRéponse directe

    La procureure de Paris a démenti l'implication de l'ultra-gauche. Pourquoi persistez-vous ?

  • 11:31OuverteRéponse directe

    Landring Gang, pourquoi avez-vous été gazé par la police ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:59Chiffre
    « Les 53 milliardaires français possèdent davantage que 32 millions de personnes réunies. »
  • 6:31Manuel BompardFait
    « Les RT auraient eu ordre d'écrire noir sur blanc que les filles étaient derrière les casseurs hors de l'aveu même de l'agent RT. »
  • 28:35Fait
    « J'ai envoyé ce matin une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée ce qui s'est passé. »
  • 29:14Sophie AlairFait
    « Il y a quand même des gens mutilés. Il y a quelqu'un qui est mort en manifestation. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:23

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur FA qu'on en parle, votre nouveau rendez-vous d'actualité. ici des sujets dont on parle peu ou mal dans les autres médias. Ici, pas d'actionnaire, pas de milliardaires. On parle donc de ce qu'on veut, avec qui on veut. C'est parti.

0:53

Cyril, bonjour. Ravi de te retrouver pour notre deuxième de même Amira ravi de repartir pour un nouveau numéro de faut qu'on en parle. Alors dans l'actualité aujourd'hui à les filles encore accusé d'être derrière les casseurs mais cette fois-ci ça va plus loin. Selon médiia part les renseignements territoriaux auraient eu ordre du gouvernement de mettre en cause la France insoumise dans les violences de samedi sans preuve aucune. On vous parlera également de cet élu de la France insoumise Landring Gang gazé par la police dimanche en scène Saint-Denis alors qu'il n'avait rien fait. Témoignage exclusif [musique] dans ce journal. Elisa Lab sera avec nous sur ce plateau. Notre reportage est allé à Paul. Cet après-midi, il y avait un rassemblement. Pauler a un lycée

1:34

Dionisien dans lequel il y a quelques jours la police civile est entrée pour interpeller violemment un adolescent. Le proviseur est accusé par certains de ses collègues de l'avoir livré à la police. Ils exigent sa démission. Et pour notre entretien du jour, on va évidemment revenir sur l'interview de Gérald d'Armanin hier soir sur TF1. Le garde des saut va-t-il au-delà de ces prérogatives ? Oui Cyril, c'est la question du jour hein. Suite aux incidents de ce weekend, le ministre a décidé de muscler la réponse judiciaire face à ceux interpellés dans le cadre des violences. Une façon de décourager ceux qui veulent se mobiliser, reconnaissance faciale, garde à vue prolongée. Gérald d'armanain a plein d'idées et on va aller passer au crible avec notre invité de ce soir,

2:18

Sophie Alair. Elle est avocate et membre du SF, le syndicat des avocats de France. Mais tout de suite, c'est notre édito et on ne parle pas assez des revendications de tous ceux qui sont dans la rue en ce moment. D'ailleurs, peu importe les revendication, Sébastien Lecnu vient de le dire à l'Assemblée nationale, le retour à l'ordre est le préalable de tout. Pourtant, le point commun à tous les manifestants, c'est la justice sociale. On la cherche encore en France et qui dit justice sociale dit justice fiscale. Et justement, l'Oxfamme attaque l'État en justice. [musique] L'ONG reproche à la France de ne pas garantir l'égalité devant l'impôt.

2:59

Ben, je viens de le dire, hein. L'Oxfamme, France attaque l'État en justice. L'ONG qui a fait de la lutte contre les inégalités et la pauvreté, son cheval de bataille. reproche à l'État de ne pas garantir l'égalité devant l'impôt. Elle lui demande de corriger le tir notamment en taxant davantage les plus grandes fortunes. Une bataille judiciaire mais surtout une question politique. Est-ce que tout le monde paye vraiment sa part ? Oui, parce que les chiffres donnent le vertige he selon Oxfam. Écoutez bien, les 53 milliardaires français possèdent davantage que 32 millions de personnes réunies. C'est un chiffre fou hein Cyril et depuis 2017 hein leur fortune a doublé en plus de ça plus de 220 milliards d'euros de richesse supplémentaire. Et pendant ce temps, on nous parle de

3:43

dette publique. On nous explique qu'il faut faire des économies, réduire les dépenses, demander des efforts aux français. Mais quand il s'agit de faire contribuer les plus riches, là tout devient compliqué. Oui, oxam d'ailleurs pointe du doigt notamment les holdings mais pas seulement hein. Il y a certains dispositifs fiscaux qui permettent aux grandes fortune d'optimiser leur imposition. L'ONG est favorable d'ailleurs à la taxe Zucman. Un impôt minimum de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros. L'idée c'est de faire contribuer davantage ceux qui ont énormément de patrimoine, pas de pénaliser les gens qui vivent de leur salaire. Et qu'on ne nous dise pas Cyril que taxer les milliardaires réglerait tous les problèmes. Personne ne prétend ça.

4:26

Mais il y a quand même une question. Pourquoi demande-on toujours au-mêmes de se serrer la ceinture ? Parce que l'impôt, on le rappelle ici hein, ce n'est pas seulement de l'argent jeté par les fenêtres hein, c'est ce qui finance les écoles, les hôpitaux, les transports, finalement tous nos services publics. Et quand ces services se dégradent, qu'est-ce qui se passe ? Ce sont d'abord les populations les plus modestes qui trinquent, qui paient le prix fort. Alors oui, il faut parler de cette dette mais il faut aussi parler de la répartition des richesses Cyril hein. C'est aussi hein le sens des mobilisation du 17 octobre. Les manifestants ont dénoncé les difficultés à vivre de leur salaire alors que pendant ce temps-là, d'autres voient leur fortune augmenter tout en

5:04

contribuant très peu à l'effort collectif. Oui, très très peu. La justice fiscale, on le disait en début de ce journal, c'est aussi la justice sociale. Et si l'État était à la hauteur des valeurs qu'il défend, et bien personne ne devrait pouvoir s'acheter le droit de contribuer moins que les autres. C'est une affaire donc à suivre à Mira et on va tout de suite passer. On parle de Laurent Nunz dans les infos du jour. Amira. [grognement] Oui. Oui. Et on va pas parler de sa démission. euh aujourd'hui mais de LFI qui veut porter plainte contre lui et souhaite saisir la cour de justice de la République. Manuel Bompard parle même de scandale d'État. Écoutez-le.

5:47

Le chef de l'État qui a donc pris la parole et qui a parlé de colère, de honte après les images de chaos du du weekend. Est-ce que vous aussi Manuel Bompard, vous avez eu honte en voyant ces images ? Bah, d'abord, j'ai eu beaucoup d'émotions euh et évidemment parce que à la colère des lycéens, des étudiants qui se mobilisent depuis maintenant plusieurs semaines, s'ajoute maintenant la colère et la souffrance notamment de de commerçants qui ont vu leur leur boutique euh vandaliser. Mais ce que je veux vous dire, c'est que ce à quoi on a assisté samedi, c'était évidemment un fiasco. et ce à quoi on assiste depuis samedi, c'est un formidable incroyable exercice de manipulation qui et vous venez d'écouter Manuel Bompard, c'était ce matin sur

6:31

France info pour vous expliquer. Il parle de révélation de Media Part qui s'est entretenu avec un agent des renseignements territoriaux et les RT auraient eu ordre d'écrire noir sur blanc que les filles étaient derrière les casseurs hors de l'aveu même de l'agent RT hein. C'était un commissaire. C'est objectivement faux. Ce serait donc de la politique. Selon lui, il aurait finalement reçu des ordres qui ne collent pas du tout à la réalité. Cyril et Laurent Nunz he veut absolument faire porter le chapeau à LFI qui est à dépasser les règles apparemment. Oui, c'est en tout cas l'impression qu'il donne même s'il dément clairement les accusations. Et souvenez-vous he la procureur de Paris, on vous en parler hier, disait qu'il était impossible à ce stade de confirmer que les casseurs

7:14

adhéraient aux thèses de l'ultra gauche. Et d'ailleurs Nunz a été interrogé à ce sujet. Oui, il persiste et il signe malgré les dir de la procureure. Je vais le citer alors Beo s'exprime dans le cadre judiciaire. Nous avons toujours dit que la plupart des interpellés se sont agrégés au militants d'ultra gauche. Une mélodie qui est retentit partout en ce moment du côté du gouvernement. Oui, une petite musique qui n'apa personne. Mira LFI a d'ailleurs préservé sa participation au rencontres politiques que le Cornu prévoit jeudi. Je cite Mathilde Panot à ce sujet. Si c'est pour signer un document pour condamner des violences, non, certainement pas. Si c'est pour discuter des revendications, alors peut-être. Vous l'aurez compris, on ne sait toujours pas si LFI participera à la

7:57

réunion politique de Le Cornue qui va aussi recevoir les syndicats. Ce sera demain cette fois-ci et deviner l'ordre du jour de ces deux réunions. Pour l'heure, c'estes conditions de sécurité des prochaines manifestations. Je crois que là c'est clair. La réponse sécuritaire c'est tout ce qui compte pour la Macronie.

8:18

Journée très importante aujourd'hui au Sénat. Les parlementaires se sont prononcés sur l'abrogation du code noir. Oui, ce texte a encadré l'esclavage dans les colonie française pendant plus de deux siècles. Les personnes esclavagisées étaient alors considérées comme des biens meubles pouvant être achetés ou vendus par leur maître. Et ben figurez-vous que ce texte était encore et toujours inscrit dans le droit français. En mai dernier, la proposition de loi pour l'abrogation portée par le député Max Mathiasin a été adopté à l'unanimité à l'Assemblée nationale. Et la proposition de loi prévoit également la remise par le gouvernement d'un rapport sur l'héritage du droit colonial et ses effets durables notamment en matière de racisme. Par contre, les questions de réparation

9:03

réclamées par de nombreux ultramalins et ça depuis longtemps n'a pas du tout été inscrit à l'entend du jour. Non, toujours pas Mira effectivement, mais il faudra bien y venir à un moment donné, rappelons qu'après l'abolition de de l'esclavage, l'État avait indemnisé les anciens propriétaires d'esclaves et non, les personnes affranchies restaient sans compensation un héritage qui continue de faire écho aux inégalités persistantes entre les outresem et l'hexagone. Et cette fois-ci, aujourd'hui, le Sénat a décidé d'abroger ce code noir.

9:37

Et on vous en parlait hier du procès de Rima Hassan jugé pour un trout qu'elle a depuis supprimé où elle citait un militant de la cause palestinienne responsable d'un attentat meurtrier à l'aéroport de Tela Aviv en 1972. Le parquet a réclamé dans cette affaire 10 mois de prison avec surcis et 2 ans d'inéligibilité. Banaliser un massacre et valoriser l'auteur de l'attentat constitue l'apologie du terrorisme. Selon le ministère public, Rimassan avait dénoncé hier lors de l'ouverture de son procès une tentative d'intimidation et une mise sous silence d'une élue de l'opposition.

10:18

Les législatives en Israël, c'est le 27 octobre et on vous en parle, mais rappelons-le clairement. Quel n'en quel qu'en soit l'issue, le génocide en cours ne s'arrêtera pas. Oui, Cyril, même les antibibi n'en ont que faire du sort des Palestiniens tant qu'il gratte du territoire. Bref, en tout cas, Benjamin Netaniau n'est pas le grand favori, même s'il a obtenu le soutien de Donald Trump. Trump qui d'ailleurs dit de lui, il a été un premier ministre guerrier hors paire et un remarquable partenaire pour la paix. Oui, trêve de plaisanterie hein. Ces mots de Trump ont en tout cas irrité Gady Eencot, le chef du parti et c'est lui qui est en tête dans les sondages. Mais il y a un mé il est favori dans les sondages. Certes, en revanche, il faut

11:00

61 siège à la CN7 pour obtenir la majorité au Parlement et former un gouvernement. et ni Netaniau ni Isencot malgré les alliances qu'ils ont scellé depuis quelques semaines ne sont garantis d'atteindre ce seuil. Et c'est donc la fin des brèves et retour en France. L'adjoint de la mairie de Saint-Denis, Landring Gang, s'est fait gazer par la police. On vous en parle tout de suite.

11:31

Donc un élu et les filles gazé par la police sans raison. C'était dimanche soir. Regardez. Je suis un

11:46

Oh [ __ ] tu as vu ? Vous avez entendu, il a prévenu que c'était un adjoint mais ça n'a rien changé. Lisa Lap, notre reporter est parti tout à l'heure l'interroger. Interview exclusive. Ah oui, je le dis à plusieurs reprises que je suis à mer et dans la vidéo, on voit j'ai les deux mains levées. Dans ma main gauche, j'ai mon téléphone et dans ma main droite, en fait, j'ai une carte ou même c'est celle-ci. D'ailleurs, je peux vous la montrer. Euh, je tiens ça pour montrer que je suis de la mairie de Saint- Nid et que je suis élu. Alors, certes, c'est pas ma carte d'élu, mais c'était pour leur montrer que je suis pas en train d'usurper un titre et que vraiment je ne suis là que pour observer la situation et absolument pas pour gêner l'intervention de la policie. Ils

12:29

font ce qu'ils ont à faire. J'ai aucun problème par rapport à ça. Par contre, j'estime que mon rôle d'élus, bah c'est de justement abaisser les tensions en demandant aux jeunes de s'écarter et aussi pour montrer à ceux qui sont arrêtés que de toute façon, il y a des témoins et que d'où tout doit se dérouler selon les procédures habituelles. Cet événement pour moi traduit deux choses. La première, c'est que la police n'arrive pas à faire descendre la tension. Quand il y a une situation de tion et notamment avec des milleurs, on attend plutôt de la police des enjeux de désescalade. Ça ne veut pas dire de la passivité ou ça ne veut pas dire une inaction. Ils arrêtent les personnes qui étaient en train de commettre un acte de mentaliste, c'est très bien. Mais les personnes qui sont

13:04

autour ne doivent pas être traitées comme des menaces ou comme des délinquents, surtout dès lors qu'on parle de mineurs. Autre chose, c'est que nous, on a constaté à Saint-Denis que plusieurs fois des élus qui ont été identifiés comme tels n'ont pas été vu comme des agents facilitateurs dans la désescalade par les policiers, mais plutôt ils avaient l'impression qu'on était là pour entraver leur action alors que c'est absolument pas le cas. depuis plusieurs semaines à Saint-Denis, les élus et le maire Bali Bakayuko en premier. Nous sommes là pour essayer de faire descendre la tension et faire en sorte que tout se passe pour le mieux. Et ça, je regrette que la police, probablement aussi encouragée par les discours médiatiques, et là on le voit encore ce matin avec Gérard l'archer qui

13:45

laisse planer le fait qu'il faudrait dissoudre pourquoi pas la France insoumise. On a l'impression que la police prend les élus de la France insoumise comme des adversaires. Ce n'est pas le cas. C'est Lisa Lapre collègue journaliste qui l'a interrogé et en plus elle est avec nous sur le plateau car on va parler avec elle du lycée Paul et Luarard. Elle est partie rencontrer des enseignants qui se sont interposés lorsque la police en civil a fait éruption dans le lycée pour interpeller un adolescent. Regardez quelques images qui s'affichent à l'écran, c'est très violent. Décidément Cyril Lisa, tout se passe en Sainte Saint-Nie, un département que la police n'a pas l'air d'apprécier. Alors Lisa Lapin, tu l'as dit Cyril, elle est avec nous ce soir du côté de la REDAC. C'est tout de suite.

14:30

Lisa, bonsoir. Bonsoir. Bonsoir Lisa. Alors après la répression policière, c'est la répression judiciaire qui est en train de se mettre en marche, hein. Tu étais ce matin devant le commissariat de Saint-Denis. Il y avait un rassemblement qui avait lieu pour soutenir la trentaine plus ou moins de jeunes gardés à vue. Bah c'est ça, on le sait. Après une répression policière, il y a toujours une autre répression qui arrive derrière, c'est la répression judiciaire. En fait, ils étaient 28 en garde à vue encore ce mardi matin au commissariat dont de nombreux mineurs à partir de 13 14 ans. Ils ont été arrêtés notamment dimanche soir donc beaucoup de lycéens mobilisés dans les blocus depuis 3 semaines. Et ce matin, j'ai pu recueillir le choc d'une de leurs camarades lycéennes.

15:09

Donc vraiment, c'est ignoble ce qu'il subissent et nous on est là pour leur montrer le soutien. C'est pas parce qu'on est en vacances que bah il nous il nous bah qu'on les oublie, on les oublie pas. Euh vraiment ça me fait de la peine de voir gens que j'ai côtoyé enfin toute ma scolarité et qui on a fait la maternelle ensemble et bah je les vois il fait une s avait donc c'est triste un peu on est tous traumatisés un peu de ce qui s'est passé le 15 octobre bah voilà c'est répercussion d'un gouvernement oppressif Lisa, les profs et les élèves parlent d'arrestation ciblée bah c'est ça en fait la police essit essaiit ouais de de retrouver les lycéens et lycéennes impliqués dans les blocus alors officiellement On le reproche des pillages, de l'outrage ou des rassemblements en vue

15:53

de commettre peut-être des dégradations, mais c'est des procédures qui sont en cours donc c'est assez opaque, assez flou pour l'instant ce qu'on leur reproche. Par contre, il y a une scène marquante he donc tu avais commencé à parler Cyril. Jeudi dernier 15 octobre, le proviseur a gardé un jeûne dans son bureau et a fait rentrer la BAC dans l'établissement pour l'arrêter. Et face aux contestations des élèves et professeurs, l'élève n'a pas été arrêté et les élus l'ont écé escorté jusqu'à chez lui. Mais quelques jours plus tard, il a été suivi par la police et interpellé dimanche soir alors qu'il se rendait faire des courses à Villeneuve Lagaren. Pourtant, la police s'était engagée auprès des élus à le convoquer dans une procédure classique. Mais non, là il a été arrêté comme ça. Puis garde

16:32

à vue direct et la scène avec la BAC qui rentre comme ça dans le lycée donc Paul Etard à Saint-Denis a beaucoup choqué les élèves en fait. Il y a des mamans qui pleuraient. Moi, j'ai pleuré, j'ai à monsieur à notre troviseur, donc je vais pas dire le nom euh qui a voulu qui a appelé la bague. Je dit ça c'est les que vous êtes en créé, c'est vous qui l'avez fait, c'est à cause de vous qui a tout ça. Il dit on était sur le parvin, on est dans le lycée et voilà. Donc en fait, il viole nos droit. Enfin, c'est c'est l'école de la République. Comment on est plus en sécurité dans l'école de la République ? Enfin, c'est plus normal. Alors justement à propos des mamans, moi j'aimerais bien vous raconter une scène que j'ai vécu ce matin. J'ai je l'ai pas filmé évidemment

17:11

par dessence mais je vous la raconte. En fait, il y a une des mamans d'un des jeunes interpellés qui était en garde à vue dans le commissariat qui arrêtait pas de pleurer en fait devant le commissariat. La garde à vue de son fils avait été prolongée. Elle avait très peu de nouvelles. Elle arrêtait pas de répéter "J'ai bien éduqué mon fils. Je comprends pas pourquoi il se retrouve là. Je comprends pas pourquoi il se retrouve en garde à vue. Je suis seule. On a zéro famille ici. Et en fait, il y a plusieurs élèves et professeurs qui l'ont entouré, qui lui ont expliqué justement que ce lycéen c'était un bon élève, qu'il était très gentil avec tout le monde. Euh, et elle lui elle leur a répondu "Oui, mais je comprends pas. La police me dit qu'il a fait des bêtises,

17:42

qui que s'il était arrêté, c'était pas pour rien." Et il y a tout le monde qui lui a dit "Non, mais justement, soyez fier de votre fils parce qu'en fait, c'est parce qu'il s'est soulevé qu'il a été arrêté. C'est pas un mauvais garçon, c'est pas quelqu'un qui a fait des délits." Donc, il y a une belle scène de solidarité comme ça, les avocates qui disaient "Vous n'êtes pas seul." et puis les élèves et et profs comme ça qui la soutenaient euh et qui disait justement "Vous pouvez être fier de votre fils, il se bat pour ses droits. Il y a un petit jeune juste à côté qui a dit "Vous savez, les policiers, ils aiment pas queon sache s'exprimer et qu'on sache revendiquer des droits, mais cette époque-là, elle est finie, on va plus se laisser faire dans les quartiers

18:10

populaires." Donc voilà, je voulais quand même vous raconter cette scène. Et puis il y a une autre maman qui était très inquiète car sa fille a été mobilisée lors des lycées et elle a peur de sortir parce qu'elle a peur d'avoir été identifier et d'être au futur interpellé par la police parce qu'en fait les plusieurs mamans nous racontent que le proviseur ce jour-là, le 15 octobre, a pris en photo les lycéens mobilisés et les a envoyé à la police pour qu'il soi identifié plus tard. Regardé, les élèves étaient ils rassemblaient au moment que les policiers sont rentrés pour le pour le pour le budget qui a été interpellé. Et ben le proviseur les a identifié identifié par photographie par la fenêtre identifié envoyer à la à la BAC les élèves qui sont identifiés dès

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qu'ils sortent pour qu' les que la police les rattrape dehors. Ma fille qui a peur parce que elle faisait elle fait elle fait elle fait partie de ces élèves là qui ét lycée. J'ai d mais c'est-à-dire que aujourd'hui vous ne pouvez pas sortir. Vous ne pouvez pas sortir parce que quand vous êtes identifié par le proviseur qui identifié les élèves qui a donné tous les enfants les polices et les polices dit mais comment la police peut aller euh poursuivre ces élèves là parce que sinon ils dorment mal chez eux. Mais comment ça se fait ? On va se garder de toute accusation mais quand même on peut s'interroger. On a quand même l'impression que le proviseur était quand même complice des forces de l'ordre. En fait, ce qu'on comprend aussi, Lisa dans ton histoire, c'est que

19:32

les jeunes qui ont été interpelleux ne l'ont pas été euh pour un fait, mais pour les empêcher d'aller manifester, pour leur faire payer le blocus. Ben c'est ça, c'est ce c'est la théorie d'un professeur justement, on peut l'écouter. Euh nous, on pense totalement qu'on leur fait payer un un qu'on leur fait payer ce blocus et que on cherche à faire un exemple euh de la manière de ce que moi j'aime bien appeler la fausse autorité, c'est-à-dire euh simplement de la de la violence ripolinée sous un vernis légal et de dire "Ah là, tu as fait ça, c'est pas bien." euh et d'essayer de euh comme depuis le bout le le début du mouvement de spécialement à Paul et Luar de faire

20:14

passer le goût de de la révolte en fait. C'est ça. Alors que cette révolte, bah déjà c'est plutôt une colère et cette colère, elle est parfaitement justifiée si ce n'est légitime par les conditions que nous avons à Paul et Luar et aussi par donc une attitude très très répressive de la part des institutions. Et il y avait aussi des élus ce matin au rassemblement devant le commissariat pour tenter d'en savoir plus en fait parce qu'il constat un flou sur les arrestations. On peut les écouter. on est inquiet en fait parce que là les procédures bah continuent, on ça nous semble inapproprié en fait, ça nous semble même disproportionné par rapport à la situation qui pourrait leur être reprochée. Donc c'est en général des

20:58

jeunes qui sont pas pris sur le fait. Euh c'est des jeunes donc euh que la police va chercher dans des circonstances. Bon alors là, ils nous disent que il y a des enquêtes qui sont ouvertes. Bon, il y a des enquêtes qui sont ouvertes, mais même le fait qu'il y ait une enquête ne justifierait pas forcément le fait qu'on arrête les et surtout des des mineurs, qu'on les arrête dans la rue, qu'on les arrête dans des les la vie la vie quotidienne quoi. Alors, cet agentomèire, elle a parlé au policiers qu'on voit juste derrière. Elle a eu aucune info de la police parce qu'on leur dit officiellement bah voilà, il y a une enquête en cours, donc on ne peut pas vous donner d'information. Donc là, ce qu'on comprend Lisa, c'est que se met en place une un véritable arsenal

21:36

judiciaire mais finalement politique. Bah c'est ça, c'est toujours ce rouleau compresseur qui se met en marche juste après une grosse mobilisation. On relève pas ici le fait d'arrêter des individus pour un délit, mais que le pouvoir exécutif utilise l'outil judiciaire pour être beaucoup plus sévère avec un type d'individu et un type d'infraction. C'est très très politique. Vous allez en parler juste après. En plus, il y a les bonnes et les mauvaises causes, il y a les bons et les mauvais délit et puis il y a les bons et mauvais justiciable. La justice ici peut être utilisée à des fins politiques classistes et racistes. Gérald Armanain a annoncé retenir les qualifications de criminalité organisée, ce qui permet d'activer des leviers légaux pour appliquer une sévérité

22:17

maximum. On peut écouter des avocates là-dessus. Euh et là effectivement, il y a un nouveau seuil qui est franchi euh par le ministère de la justice qui en fait commande euh des poursuites sur la base de la criminalité organisée qui du coup permet d'être dans un régime beaucoup plus dur et beaucoup plus liberticide. Euh ça permet de tenir les gens beaucoup plus longtemps euh en garde à vue et notamment de pouvoir euh faire des traçages téléphoniques systématique. Euh donc voilà, on voit qu'il y a la volonté un peu d'activer le maximum de leviers euh juridiques pour pouvoir euh taper euh sur la jeunesse de ce pays. Euh la séparation des pouvoirs, c'est quelque chose de très de très de très illusoire. La la le l'exécutif donne des ordres aux judiciaires très

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régulièrement. la circulaire de Darmanin, c'est euh il commande des poursuites au magistrat qui sont d'ailleurs très largement suivies, hein, puisque les déferms des mineurs se multiplient, que ça soit à Paris, à Pontoise, à Bobini, enfin de partout en France, mais on voit aussi même pour les quelques les très nombreuses d'ailleurs comparutions immédiates qui ont été qui ont été voilà qui ont été qui ont été faites où on a y compris bah voilà des magistrats du siège qui vont au-delà des réquisitions des procureurs et qui placent des très jeunes des très jeunes majeurs en détention provisoire. Donc donc oui oui bien sûr qu'il y a une organisation de la répression. Enfin, l'institution judiciaire, elle est elle est un rouage indispensable à la à la répression que nous on comprend très

23:45

clairement comme une répression politique. Nous, on considère que les lycéens qui sont placés en garde à vue aujourd'hui, ceux qui ont été déférés, ceux qui seront peut-être condamnés, toutes les personnes qui passent en comparition immédiate le sont pour des raisons exclusivement politiques. Donc voilà, ce sont des procédures qu'on a déjà vu he lors des révoltes au moment de la mort de Naël ou encore bloquont tout il y a 1 an. Alors ce qu'on pointe ici pour être très précis, c'est vraiment une justice à deux vitesses et une sévérité variable guidée par une idéologie politique. Il y a beaucoup de jeunes femmes qui ont témoigné sur les réseaux sociaux qui étaient choquées de voir que par exemple leur plainte contre leur agresseur sexuel est en pause depuis 4 ans par exemple et de voir ça à

24:20

côté. Ah bah oui, ça va vite quand ils ont que ça vite. En tout cas, les peines ont commencé à tomber euh Lisa et elles sont euh quand même très lourdes he très lourdes. Vous en parlerez voilà pour des enfants euh ou alors des très jeunes majeurs. Par exemple, il y a ce lycéen qui a été arrêté donc ce fameux 15 octobre devant le lycée Paul Louard. il est à peine majeur. Il a eu 150 € d'amende. On lui reproche une résistance violente à un agent de police, une résistance à son interpellation en donnant un coup euh ou encore de l'outrage. Et il a pris 5 mois de surcis dans une procédure qui s'appelle la comparition sur reconnaissance préalable de culpabilité. C'était hier. Donc on voit vraiment des grosses peines pour des entre guillemets petits délits euh ou alors après ça ça se enfin on en

24:59

parle très souvent mais lors de ce de ce genre de de jugement, il y a aussi beaucoup outrage euh empêcher d'interpellation enfin voilà c'est comme je disais c'est vraiment une justice qui est appliquée par les magistrats au bon vouloir et puis bah c'est le bon moment je pense pour rappeler comédien d' lancer une pétition pour demander l'amnistie des lycéens et la levée des poursuites pour justement ne pas sacrifier une génération qui a juste tenter de faire revendiquer ses droits. Et les téléspectateurs qui voudraient apposer leur signature, ils font comment pour trouver cette ? Ils vont sur amnistie-léen.fr oulemediaatv.fr. C'est ça. [rires] Super. Merci beaucoup Lisa en tout cas. Merci à vous. On continue Amira car c'est la toute première semaine de Faut qu'on en parle,

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l'un des nouveaux programmes pour cette saison 10. Une saison qui a besoin de vous pour vivre. Alors continuez de nous soutenir. Ça se passe sur notre site lemediatv.fr. sur l'onglet 4/ 10k mais on leur pisse dessus [ __ ] Il y a quelques jours, le média révélait ses propos de Raphaël Gluxman. Ça a été repris par des dizaines de médias mais pas comme on l'imaginait. C'est révélé par le média qui est un média très proche de Lfi. Le média un média en ligne proche de la France insoumise, le médias militant, le média médiia mélanchonniste. Tous les médias ont une ligne éditoriale. Tous choisissent leurs sujets, leurs invités, ce qu'ils montrent. Les bavures, c'est pas des violences policières. Toute l'extrême gauche, ils sont affreux et surtout ce qu'il ne montrent pas.

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Nous nous faisons le choix d'aller sur le terrain. Attends, ça court vas-y. De suivre les luttes sociales, d'enquêter sur celles et ceux qui ont du pouvoir et de donner la parole à celles et ceux qu'on entend trop peu. Et oui, nous l'assumons tout comme nous assumons nos valeurs. C'est ce qui fait notre identité et cela n'empêche pas de faire du journalisme, d'enquêter, de vérifier, de contextualiser. Notre différence, nous n'avons pas l'argent des grands médias, pas de milliardaires ou actionnaires derrière nous pour décider à notre place de ce que nous pouvons ou pas publier. Nous avons choisi de dépendre de vous et à l'approche de 2027, nous voulons aller encore plus loin. De nouveaux programmes. Pourquoi dans son entourage quelqu'un lui dit pas "Tarrêtes tes conneries maintenant ?"

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De nouvelles enquêtes, de nouveaux reportages. Aujourd'hui, vous êtes déjà 5800 à faire vivre le média chaque mois. Pour notre saison 10, nous visons les 10000 soutiens. 10000 personnes plutôt qu'un milliardaire. À partir de 3 € par mois, rejoignez Capsurdica. C'est on est de retour à l'antenne et il faut qu'on en parle à Mira. On va parler de l'entretien de Gérald Darmanin hier sur TF1. 6 minutes 46 en tout hein, pendant lesquels le garde des saut a détaillé de nouvelles armes judiciaires qu'il compte mettre en place pour punir les casseurs. Oui, on n'est pas encore en état d'urgence mais à l'entendre vu ce qu'il veut mettre en place, ça y ressemble fortement. On va en parler précisément de tout ce qu'il a dit avec notre invité

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tout de suite, vous êtes avocate. Sopia, merci d'être avec nous ce soir. Bonsoir. Merci d'invitation. C'est parti pour l'entretien. Sophie Aert. On va tout de suite commencer par justement une des remarque de Gérald Darmanin hier. Il veut déclencher la qualification de criminalité organisée. On l'écoute et on en parle juste après. J'ai envoyé ce matin une instruction à tous les parquets de France pour leur demander de passer en qualification de criminalité organisée ce qui s'est passé. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire d'abord qu'on pourra passer les gardes à vue de 48 à 72 he pour que les services de police puissent faire le travail vu l'afflux de garder à vue. Ça veut dire aussi qu'on va pouvoir faire des géolocalisations, des écoutes

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téléphoniques qui vont nous permettre de savoir en regardant les téléphones des personnes qui sont en garde à vue s'ils ont participer et comment ils ont participé, où ils étaient au moment où on a pied des magasins, attaquer des mairies et puis surtout on va utiliser le moyen de la reconnaissance sociale sur l'otage, c'estàd le fichier des policiers, il y a des millions de personnes qui sont dans ce fichier pour regarder si sur les réseaux sociaux on n'a pas les mêmes images. Alors normalement les proqueurs demeurent seuls les maîtres des qualifications. On voit clairement que Gérald Darmanin s'en mêle. Est-ce qu'il a le droit ? Alors tout d'abord, moi je pense qu'il faut rappeler qu'il y a un mouvement social, qui a des revendications lycéennes, des gens qui demandent

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d'avoir plus de professeurs, d'avoir des conditions dignes et en fait le gouvernement peut très bien répondre à ses revendications en les recevant, en les écoutant euh et en faisant droit à leur demande. Et en fait, on a choisi une autre voix, une voix du la répression du mouvement social. Et une des clés de cette répression, je pourrais revenir, il y a aussi des violences he il y a quand même des gens mutilés. Il y a quelqu'un qui est mort en manifestation. Euh et d'ailleurs, je veux dire, ce qui est ce qui est assez dingue, c'est des gens vraiment violentés par des forces de l'ordre. Et aujourd'hui, j'étais en comparition immédiate, on voit qu'il y a plusieurs personnes qui sont là pour violence pour des forces de l'ordre. Donc c'est pour ça qu'elles comparaissent. Mais c'est

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bizarre, il y a quand même énormément de plaintes pour violence sur des militants et j'ai vu aucune personne des forces de l'ordre prévenue hein aujourd'hui. Donc il y a ces violence. Il y a aussi une politique de maintien de l'ordre hein euh en en général. Euh la politique de maintien de l'ordre c'est quoi ? C'estêtre nassé. Moi, j'ai été nassé à République. Quand je leur ai dit que c'était interdit depuis une décision du Conseil d'État de 2021, on m'a dit "Madame, vous allez attendre plus longtemps." Et il y a ce gazage. Euh ce gazage, je le rappelle, c'est quand même des armes, enfin c'est du matériel de guerre et c'est pas moi qui qui l'invente. C'est dans le cas de sécurité euh intérieure. Euh et il y a tout ça, toute cette perspective de maintien de l'ordre aussi

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d'empêcher que les gens prennent le parcours dédié et déclaré. Et euh ensuite, il y a une autre stratégie euh du gouvernement pour étouffer les revendications qui est une stratégie assez classique, c'est l'utilisation du judiciire. Alors avant le 17 octobre, on le voyait déjà, il y avait eu des gardes à vue euh massives avec beaucoup de classements euh sans et déjà c'est pour ça que moi je suis un petit peu amusé quand il dit "Ah, on pourra fouiller les téléphones et cetera ou ficher les gens". Il le faisait déjà. Enfin, je veux dire, soyons juste très clair, euh normalement quand on demande de fouiller le téléphone, déjà c'est une infraction à la base euh qui avait été utilisé, enfin c'était une infraction plutôt dans des des régimes terroristes et ils l'ont réutilisé pour pouvoir

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fouiller le téléphone de personne. Mais il y a une règle, c'est que normalement le téléphone doit avoir servi à préparer ou commettre l'infraction. Euh là euh il il regarde un petit peu le téléphone tout le temps, il ficheit euh quand même euh des personnes parce qu'il y a une obligation quand vous êtes en garde à vue euh de donner euh vos empreintes euh digitales et photographiques et même pour certaines infractions et la liste s'élargit de plus en plus de donner vos empreintes génétiques. Donc il y avait tout ça. Là la nouveauté et quand vous dites il va le faire, il l'a déjà fait he je vous l'annonce. C'est-à-dire que par exemple sur les gardes à vue euh aujourd'hui, moi j'ai appris que euh ils ont changé la qualification pour déjà euh pour que ce soit dès aujourd'hui des

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qualifications criminelles, donc avec des gardes à vue, un garder à vue et dans l'obligation de donner les codes de son téléphone. Alors, normalement euh la règle c'est euh quand on vous demande votre code de téléphone euh c'est euh on doit déjà vous expliquer que si vous les donnez pas, c'est une infraction premièrement et après il faut regarder euh la les les raisons pour lesquelles euh on vous devez les donner, c'est quand l'infraction, elle a votre téléphone a servi à préparer ou commettre cette infraction. Mais parfois, ils le font de façon très large en fait. C'est-à-dire que euh pour une violence où on se dit bah potentiel ou une rébellion, vous voyez, une rébellion c'est vous obéissez pas aux forces de l'ordre et ça ce manière euh violente. Je vois pas en quoi

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téléphone voilà mais pourtant il y a cet usage et cetera mais à la fin vous pourrez obtenir la relaxe. C'est ce qu'on voit très souvent mais pour autant bah on vous a quand même supplétivé c'està-dire on vous a mis une infraction supplémentaire. Moi, ce que je voulais juste dire sur les annonces qui ont été faites, elles sont déjà appliquées. C'est-à-dire que euh nous on s'est réveillé ce matin avec des personnes où on se disait bah elles vont être déférées parce que là on arrive au bout des 48 heures, on nous dit "Ah non, maître, elles sont pas déférées parce que euh en fait euh c'est bon, on est dans le régime de la criminalité organisée et c'est passé à 72h de 1 de deux effectivement sur les circulaires, la question c'est est-ce que un ministre a le droit Alors, il y a cette pratique

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des circulaires qu'on a déjà vu dans d'autres mouvements sociaux ou dans d'autres contextes. Donc, elle existe. Après, moi ce que je trouve scandaleux, je vous le dis, c'est cette circulaire, c'est juste de dire pour telle infraction, vous allez demander de la détention provisoire. Déjà la détention provisoire, c'est quoi ? C'est quand vous refusez d'être jugé le jour même, ce que nous on conseille à nos clients en comparion immédiate. Pourquoi ? parce que vous avez fait 24h 48 he de garde à vue, parfois vous avez même passé la nuit au dépôt du tribunal de Paris. Vous êtes fatigué, exténué. Là, j'étais tout à l'heure en comparution immédiate. Dans une des chambres, il y en avait quatre ouvertes aujourd'hui. Dans une des chambres, les dossiers parce que il y avait plein de

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choses qui se passaient, plein de retard, les vraiment les dossiers commençaient à 17h. Donc, je pense que les audiences vont durer jusqu'à peut-être 2 3 4 5h du matin. Moi, je l'ai déjà vécu ça. Euh et euh donc oui, donc les prévenu sont exténués, voilà. Le but c'est aussi d'avoir une bonne défense à la fin, notamment quand vous avez plein de chefs d'infraction. OK ? Donc vous demandez à être jugé à un autre jour, le après on se demande bah qu'est-ce qu'on fait de vous dans cette attente ? Est-ce que vous restez libre ? Est-ce que vous avez peut-être un contrôle judiciaire, des obligations, des interdictions ou est-ce que vous êtes en détention provisoire ? Là pour voir si une personne doit être en détention provisoire, déjà il faut toujours regarder le contexte lié à

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l'infraction. Donc déjà, il faut regarder un contexte de manifestation et de revendication sociale de un. Et de deux, il y a des critères qui sont définis dans le code de procédure pénale, l'article 144. Et je crois que monsieur Darmanin ne le connaît pas. Euh et c'est en fonction de ces critères qu'on va dire si la personne va en détention provisoire ou non. La détention provisoire, ça doit être l'unique moyen de parvenir à ses objectifs. Les objectifs, c'est quoi ? C'est par exemple, il faut pas enfin empêcher la réitération de la fraction. Est-ce que la personne, elle va se représenter à la justice, pas faire de pression sur les témoins, pas rentrer en contact avec la les co-auteurs. Très bien. Donc quand quelqu'un vous dit quand un ministre arrive et qui dit en

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fait maintenant pour telle infraction, vous allez demander de la détention provisoire, c'est cont complètement contre les games en fait. surtout vous le disiez, est-ce que justement Gérald Darmana, il est un super procureur depuis bien longtemps parce que on vient on vient de le dire dans le et dans son intervention, il demande aux procureurs généraux de faire systématiquement appel des peines qui ne seront pas à la hauteur des infractions commises. Comment il peut lui-même avant ça savoir justement comment le procureur pourrait agir ? Donc en fait c'est le nouveau super procureur d'Armana. Ah bah manifestement et puis effectivement ça fait longtemps il y a déjà eu des circulaires mais moi ce que je trouve inquiétant c'est que bon qu'il le demande et que il vous voyez pour moi

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c'est une politique c'est une stratégie politique pour faire terire un mouvement de revendication sociale. Alors qu'il essaie de jouer ces cartesl pour courager les gamins d'aller manifester finalement. Bah bien sûr parce que mais après en utilisant des des enfin les procédés les circulaires enfin il est je crois allé au tribunal de de Lille si je me trompe pas. annoncit à voir à le voir à à Paris. Euh écoutez, c'est c'est quand même euh enfin c'est c'est c'est pas nouveau, mais voilà. Moi ce que je trouve scandaleux, c'est que les procureurs exécutent. C'est-à-dire que quand on voit vraiment des procureurs qui disent euh bah je vais demander de la détention provisoire et parfois il gardent qu'un seul critère de l'article 144, enfin c'est assez dingue. Et moi je

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vous dis, j'étais en comparution immédiate déjà vendredi, il y avait déjà une vision comme ça du procureur à vouloir juste demander de de la détention provisoire un peu par principe alors que il y a eu un désaveu des magistrats du siège. Et nous c'est ce qu'on attend. C'est-à-dire que à la fin les procureurs, ils peuvent requérir ce qu'ils veulent. Qui est-ce qui décide ? le tribunal correctionnel et nous on attend à ce que le tribunal correctionnel ne lâche pas honnêtement ils sont indépendants. Ils sauront regarder je pense les dossiers. En tout cas c'est ce qu'on on espère. On voit quand même qu'hier en comparition immédiate ça a été très violent. Ils sont parfois allés au-delà des réquisitions. Mais on attend à ce que ils regardent les critères qui sont

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prévus pour la détention provisoire. Justement, en parlant des tensions provisoires, venez de nous le dire, vous avez défendu différents prévenus en comparation en comparion immédiate. Giraldmanin accuse et même on l'a vu sur TF1, accuse l'ultra gauche derrière la casse et les pillages. Vous qui avez défendu des prévenus en comparition médiate, quel est le profil en fait finalement de de ces de ces prévenus, de ces accusés ? Alors moi ça je je pense aussi que c'est une autre stratégie du gouvernement des d'étouffer des revendications par euh une forme de narratif qui est c'est soit l'ultra gauche soit les casseurs. Euh et ça on l'a vu, il y a plein d'exemples. Le premier exemple euh je trouve c'est euh euh que faire en sorte un peu que chaque personne rentre dans cette caisse. Par

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exemple, hier en comparion immédiate, il y avait une personne qui a été condamnée d'ailleurs et elle avait une pancarte, c'estàdire, voyez, une voilà, elle avait une pancarte. On voit aussi des questions qui commencent à être très étranges en fait des des magistrats euh qui demandaient justement à ce couple de prévenu "Mais pourquoi vous manifestez ?" Euh, il répond parce que pour défendre le le droits des lycéens, les revendications des lycéens et on lui rorque mais vous n'êtes plus lycéen. Donc ça commence à être un petit peu particulier. Ou même moi je l'ai vu la semaine dernière dans une exploitation de téléphone justement euh normalement une exploitation de téléphone, on va noter des choses qui intéressent l'enquête. là, lui euh dans son groupe d'amis, à un moment quelqu'un

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a mis euh antifa, ils ont cru bon de le noter comme si être antifasciste euh c'était devenu euh enfin voilà, vous voyez, il y a il y a quand même un détournement, il y a quand même un un un changement de de valeur. Donc soit on essaie de les mettre dans cette catégorie de euh ultra gauche et cetera, soit on essaie aussi de les mettre dans des catégories des des caricatures de casseur. C'est-à-dire, on voit des jeunes qui ont du sérum fil sur eux, voyez, dans leur fouilles, du sérum fille, qui ont des cagoules, qui ont des masques, qui ont des lunettes et on a entendu le procureur dire bah ça c'est la panoplie du casseur. Bah dans ce cas-là, la panoplie du journaliste, hein. Nous aussi on a cet até quand on est sur le terrain. Et ben où j'allais j'allais

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dire où la panoplie de l'avocate parce que moi vous voyez quand j'y étais samedi en tout cas j'étais pas aussi préparée et je l'ai regretté puisque j'ai été gazée à nombreuses reprises et je referai plus cette erreur. Donc désormais je serai visiblement avec cette panoplie qui peut être utile. Donc moi je pense que en fait c'est un c'est un narratif et je vais même plus loin. Je trouve ça quand même assez intéressant que plusieurs personnes en manifestation et aussi des maires Emmanuel Gréard, Benoît Paillant est quand même signalé que enfin vous voyez je pense que même le gouvernement ne croit pas à ce narratif et ne croit pas à cette dicotomie ou en tout cas il l'alimente lui-même parce que Emmanuel Grégoire et Benoît Paillant ont quand

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même dit dans un poste partagé que beaucoup de personnes ont constaté que il y avait eu une répression dingue des manifestants. Enfin, moi j'ai j'ai été témoins, enfin je l'ai vécu. Mais pour autant qu'il y a eu des pillages de certains magasins qui ont pu durer 30 minutes et cetera. Moi après, j'étais dans les rues de Paris samedi soir, j'ai jamais vu autant de CRS enfin en moto sous toutes ses formes et quand même il y a une question qui s'est posée. Est-ce que enfin c'est une question qui se pose c'était quoi la stratégie de maintien de l'ordre ? Est-ce que on a voulu aussi laisser des infractions se passer pour après pouvoir utiliser ce narratif de l'ultra gauche chez descassur ? Et la question a été posée par plusieurs personnes. Moi, j'attends de j'attends des réponses et

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j'en finirai là-dessus. Laurent Nunes a aussi dit sur France Inter, c'est la première chose qu'il a voulu dire quand même, c'est tout ce qu'on dit qu'il y a eu une répression folle des manifestants de nassage à République de d'usage des lacrime, il a dit que c'était des fausses informations. Alors moi, si je suis venu aussi aujourd'hui et que j'ai accepté aujourd'hui que j'étais au tribunal pour faire pour parler au magistrat, c'est pour dire on y était et c'était pas des fausses informations. Et moi je confirme, j'y étais également en place République le le nassage et les gaz lacrymogènes. Et pour aller aussi dans votre sens, ceux qui ont été sur le terrain ce jour-là ont aussi effectivement vu la police et des pieurs ou des casseurs aller tranquillement.

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Donc on peut se poser la question quelle était la stratégie du matin de l'ord si c'était pas non plus laissé effectivement certains cassés. On a pu beaucoup de temps quelques minutes. Soal j'aimerais vous entendre sur les couvre-feux. On a appris tout à l'heure que il y avait des nouveaux couvre-feux qui avaient été installés ce soir dans des quartiers de Paris à Lyon, Lille, Nice. Euh certains ne concernent que les mineurs. Bah ça tombe bien, les lycéens sont en majorité mineurs. Mais qu'est-ce que ça nous apprend sur samedi ? Parce qu'on sait que les gilets jaunes ont appelé un deuxième acte samedi. Est-ce que finalement ça va décourager complètement les gens d'aller manifester ces couvre-feu ? Mais c'est une stratégie. Enfin, il y a une stratégie globale, elle passe par

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euh le judiciaire, elle passe par ce type d'arrêté. Et encore une fois, c'est quand même dingue, c'est que on voit d'un côté monsieur Dermanin qui donne des ordres euh via des circulaires ou même en se rendant sur place à des procureurs. Et euh on voit d'un autre côté aussi Laurent Dun qui va dire au préfet ce qu'il doit faire et les arrêtés qu'il doit faire. Bon, c'est les représentants de l'État sur le le territoire d'ailleurs. Ben en tout cas, c'est les représentants du de l'État sur le territoire. Donc, je pense qu'il y a quelque chose d'assez différent. Mais en tout cas, ce qui est dingue, c'est que pour moi, c'est dans la même politique et la même logique de peur et de dire "Regardez, nous ne les avons pas pris d'ailleurs directement. Nous avons attendu une journée puisque

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il y a eu encore plein de casseurs et après la raison voudrait que nous sommes obligés de mettre ces couvre-feu et pour moi, je vous le dis, je pense que c'est une stratégie. Ils ont très bien compris qu'il y ait des revendications, que il y a le nombre. Le nombre, c'est la plus grande force de ce mouvement. Moi, quand j'y étais, il y avait quand même des pompiers qui étaient acclamés. Il y avait des médecins, il y avait des professeurs, il y avait des lycéens, il y avait des avocats et dont moi on a tenu à défiler en robe pour montrer un soutien. Et je pense que la peur c'est le nombre. Donc forcément plus des gens ont peur, plus ou des gens vont être happés par ce narratif, plus en fait ils essaient d'affaiblir le mouvement. Pour terminer, c'est la dernière

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question. Si on tombe dans l'état d'urgence concrètement, qu'est-ce qui change ? Ben pour moi, il faudrait que je relise l'article 16, je pense, de la Constitution. Euh je pense qu'il y a euh des pouvoirs beaucoup plus euh euh beaucoup plus étendus euh et euh une un affaiblissement euh du parlement. Merci en tout cas euh Sophie Alè d'avoir été euh avec nous ce soir. C'était très intéressant. On a appris plein de choses. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Merci beaucoup. Vous l'aurez compris, l'émission touche à sa fin. C'était notre deuxème numéro de faux qu'on en parle et ce soir on a parlé de différents sujets à Mira et ce fut fort intéressant. Oui, fort intéressant [grognement] et demain un plaisir évidemment. Évidemment et oui oui demain à la même heure Cyril

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et merci hein encore de votre soutien. On a besoin de vous pour continuer à faire des émissions comme celle-ci. Vous savez donc ce qu'il reste à faire hein. C'est indiqué ici en bas de l'écran. Bonne soirée, excellente suite des programmes sur le média.