Villepin condamne la lâcheté de l'Occident face au chaos !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« On voit bien aujourd'hui que faute de nous opposer à cette guerre, cet illimitisme de Donald Trump s'accélère et le résultat c'est que c'est nous qui payons l'addition. »
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« S'il y a demain un risque migratoire, s'il y a un risque terroriste et le risque terroriste c'est pas quelque chose d'hypothétique, il est là. »
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« Je ne fais pas partie de ceux qui sont en faveur de la politique du pire. Je ne crois pas qu'il nous appartient aujourd'hui de quitter l'OTAN. »
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« Est-ce que vous ne reviendrez pas sur ce plateau pour dire "C'est scandaleux, il fallait pas aller jusque là". »
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« Est-ce que vous diriez "Je saupoudre, je vise les professions qui soufflent plus ou j'ouvre grand les vanes et tant pis pour le déficit." Je serai responsable. »
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« Il faut que l'ensemble de ces super profits puisse être restitué. Il n'y a pas de raison que dans cette période là quiconque puisse faire des marges importantes. »
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« Contrairement à ce qui a été fait depuis quelques années où nous avons commencé à tourner le dos à notre effort écologique, nous avons besoin d'avancer dans la voie de la décarbonation. »
Temps de parole
- ?100 %
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On voit bien aujourd'hui que faute de nous opposer à cette guerre, cet illimitisme de Donald Trump s'accélère et le résultat c'est que c'est nous qui payons l'adition. Ne l'oublions pas les Américains. Entre le Moyen-Orient et les États-Unis, il y a une mer et il y a un océan. Nous nous sommes dans la proximité de ces conflits et c'est nous qui en payons le prix. a s'il y a demain un risque migratoire, s'il y a un risque terroriste et le risque terroriste c'est pas quelque chose d'hypothétique, il est là. S'il y a une un risque de prolifération qui s'accroit dans les prochaines années, nous serons ceux qui payent l'addition.
Vous faites le constat de deux hommes sans limite. Si je vous suis Donald Trump et Benjamin Netaniaou, peut-être pour des raisons différentes. Quelle peut être la voix de la France ? Vous avez été l'homme à la tribune de l'ONU qui a dit non, il y a plus de 20 ans de ça à la guerre en Irak. Aujourd'hui, au-delà de la condamnation, on voit bien qu'aujourd'hui on se fâche avec Donald Trump mais qu'on pas aller trop loin. On a peur de plein de choses, des droits de ou d'autres choses. Au-delà des mots pour condamner aujourd'hui cette guerre et la façon dont elle est faite, qu'est-ce qu'on peut faire ? Alors, d'abord, au-delà des mots, encore faudrait-il employer les mots ? C'est trouver que la France ne les utilise pas ? Je n'ai pas entendu un discours, je n'ai pas entendu une prise
de position des Européens qui traduisent le rejet, la condamnation de la politique menée par Don. Peut-être parce qu'ils sont divisés entre les Espagnols qui interdisent le survol de leurs avions, la France qui l'interdit pas tout le temps, les Anglais qui se font taper sur les les doigts, l'Europe qui a le téléphone, quel numéro de téléphone peutêre ? Mais il n'empêche que l'un des grands dirigeants de cette Europe et je pense que il revient à la France de jouer ce rôle pourrait s'élever et poser clairement cette opposition. On voit bien aujourd'hui que faute de nous opposer à cette guerre, cet illimitisme de Donald Trump s'accélère et le résultat c'est que c'est nous qui payons l'addition. Ne l'oublions pas les
Américains, entre le Moyen-Orient et les États-Unis, il y a une mer et il y a un océan. Nous nous sommes dans la proximité de ces conflits et c'est nous qui en payons le prix. S'il y a demain un risque migratoire, s'il y a un risque terroriste et le risque terroriste c'est pas quelque chose d'hypothétique, il est là. S'il y a une un risque de prolifération qui s'accroit dans les prochaines années, nous serons ceux qui payent l'addition. C'est pour cela que les Européens doivent marquer clairement le rapport de force vis-à-vis des États-Unis. Nous ne sommes plus dans le même bateau. Nous n'avons plus les mêmes intérêts. Et nous devons le dire aux États-Unis queles qu'en soient les conséquences. Je ne fais pas partie de ceux qui sont en faveur de la politique
du pire. Je ne crois pas qu'il nous appartient aujourd'hui de quitter l'OTAN. Mais jouons désormais entièrement dans le cadre du pilier européen de l'OTAN. Accélérons nos efforts, faisons un effort supplémentaire pour entre européens être capable de prendre la relève parce qu'il y a un risque supplémentaire, c'est que les États-Unis laissent tomber l'Ukraine et que l'Ukraine se retrouve face à une Russie qui tire quelques bénéfices de la situation actuelle, notamment du fait de sa rendre pétrolière. J'essaie de de remettre de la réalité de l'Europe quand je vous écoute. On on a du mal à construire simplement un avion avec les Allemands. Si demain effectivement un homme ou une femme en Europe se lève pour dire ces cas de vérité à Donald Trump et que imaginons
que ce soit Emmanuel Macron et que dans la foulée les États-Unis nous mettent 30 % de droits de douane, est-ce que vous ne reviendrez pas sur ce plateau pour dire "C'est scandaleux, il fallait pas aller jusque là C'est-à-dire, on voit bien qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de voix en Europe qui ont envie de se fâcher avec Donald Trump mais qu'elle n'ose pas parce qu'il a aussi la toutepuissance économique. S'agit pas de se fâcher avec Donald Trump, il s'agit tout simplement de prévenir Donald Trump de ce qui va se passer. Vous pensez vraiment qu'on peut lui faire peur ? Mais en 2003, qu'est-ce qui s'est passé avec Jacques Chirac ? Nous avons dit à George Bouche ce qui allait se passer et il y allait quand même. Et le chaos en a été la conséquence. Et vous croyez que le peuple américain
n'est pas capable à 5 mois des échéances des Mid Terms de se rendre compte que ce type d'aventure encore et encore conduit et les États-Unis et le Moyen-Orient et l'économie. Donc notre espoir c'est le peuple américain et l'économie. Mais notre espoir c'est la démocratie. Notre espoir, c'est de ne pas infantiliser nos peuples. Notre espoir, c'est de rester capable de mener des politiques humaines. C'est d'être capable de mener le monde avec réalisme. C'est les trois/4 de la planète qui sont en attente d'un leadership européen. Mais le problème, c'est que ce ne sont pas les trois/4 de la planète qui votent pour élire le président américain mais les citoyens américains. Oui, mais au bout du compte, l'addition risque d'être encore plus redoutable pour Donald Trump. Mais une fois de
plus, si personne ne dit à Donald Trump sont faits, si personne ne prévient Donald Trump des risques qu'il prend seulement aujourd'hui pour les soldats américains mais pour l'ensemble de la planète, nous sommes tous aujourd'hui à subir les conséquences de cette politique qui a une traduction dans le déséquilibre économique du monde tragique. Et bien je pense que ça mérite au moins que les Européens aient le sursaut, la dignité de dire les choses aux États-Unis. et au reste du monde. Et dans cette addition de la guerre dont vous parlez Domnique de Villepin, il y a évidemment la flambée des carburants. Euh vous allez nous dire dans un instant ce que vous feriez euh si vous étiez aujourd'hui en en responsabilité, mais est-ce que vous seriez cigal ou fourmi ?
Est-ce que vous diriez "Je saupoudre, je vise les professions qui soufflent plus ou j'ouvre grand les vanes et tant pis pour le déficit." Je serai responsable. Oui, mais oui. Oui. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Permettez-moi de le dire. Responsable, ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'il faut protéger les plus vulnérables et en particulier ceux qui dans notre territoire subissent les conséquences tragiques et ne peuvent plus travailler, ne peuvent plus utiliser utiliser leur voiture. Et c'est pour cela que je suis pour que les maires et les intercommunalités puissent distribuer des chèqus carburants à ceux qui en dessous d'un certain seuil de ressources ne peuvent pas aujourd'hui travailler. Deuxièmement, pardon, des feuill carburant pour tous les automobilistes en dessous d'un
certain seuil de revenu pour non pour ceux qui dans les territoires ont absolument besoin de leur voiture. Si vous êtes à Paris, vous prenez le métro, vous prenez le bus, il y a d'autres moyens dans les grandes villes, c'est le cas qui les finance chaque carburant. et bien c'est à partir des moyens dont nous disposons des ressources dont nous disposons encore même si la pelote s beaucoup rétrécie compte tenu de l'état de nos finances publiques que nous pouvons dégager une marque. Donc je suis pour des aides ciblées. On l'a fait pour les producteurs. Donc vous avez un montant en tête. On l' Ça c'est le gouvernement est bien placé pour le faire. Bah le gouvernement il a dit 70 millions pour l'instant sur les professions les plus il ne pourra pas en rester là. Il
faudra et il faut prendre en compte cette réalité là. Deuxièmement, il faut une politique d'écrètement. L'écrètement, ça veut dire que quand les prix vont monter au-delà d'un certain seuil, prenons 2,50 € et bien il faudra alors faire en sorte que nous puissions quand euh le prix baissera écréter, c'est-à-dire qu'à périmètre constant, nous allons lisser, c'est-à-dire qu'on fixe pour plusieurs mois le prix à 2,50 €. Quand il est au-dessus, c'est l'État qui paye. Quand il est en dessous, il se rembourse. Exement. Exactement. C'est-à-dire que c'est un système qui permet d'établir une sorte de caisse de compensation. Si ça redescend pas, et bien si ça redescend pas, on peut quand même penser que il y a un principe
de réalité qui jouera et et que ce n'est pas ce ne sera pas seulement les Européens qui s'opposeront alors à Donald Trump. Il y a aujourd'hui, je crois tr 3è élément qu'il faut prendre en compte compte tenu du fait que nous voyons qu'il y a un certain nombre de rentes et de superpit qui sont dégagés en particulier par les pétroliers. Il faut que l'ensemble de ces super profits puisse être restitué. Il n'y a pas de raison que dans cette période là quiconque puisse faire des marges importantes. Donc qu'il s'agisse pour les citer, il faut une taxe sur les profits total. profit au minimum et les distributeurs sont susceptibles également d'en faire. Mettons en place un dispositif qui permettra de faire la lumière. Il s'agit pas de faire un procès d'intention à
quiconque. Il s'agit de poser un principe de justice. Les Français veulent la clarté et ils veulent la justice. À partir de là, et bien effectivement, nous mesurerons combien nous avons encore un effort à faire en matière d'électrification. Ça veut dire que contrairement à ce qui a été fait depuis quelques années où nous avons commencé à tourner le dos à notre effort écologique, nous avons besoin d'avancer dans la voie de la décarbonation. Il y a là un effort puissant qu'il faut faire. Ça veut dire que tôt ou tard les politiques se payent et quand on ne fait pas ce qu'on doit et bien on s'en trouve en difficulté. Et d'un mot nationalisé total comme le propose Fabien Roussell chez les communistes. Non, je je n'irai pas jusque là. Je crois qu'il faut il faut raison garder.
Mais en tout état de cause, dans cette période exceptionnelle, ne pas accepter une rente des bénéfices indus, je crois que c'est la moindre des choses.
Dominique de Villepin