Caroline Yadan : «Je refuse qu’à l’horreur des crimes s’ajoute l’effacement progressif des juifs»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 50 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Je refuse qu'à l'horreur des crimes s'ajoute l'effacement progressif des juifs dans notre récit collectif. »
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« Des attentats terroristes perpétrés par une organisation terroriste qui est le Hamas et qui a voulu exterminer au cœur même du berceau et de l'État refuge qu'est Israël. »
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« Ce qui s'est produit le 7 octobre est insupportable. »
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« Il n'y a pas un français juif responsable de la situation à Gaza. »
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« Il n'y a pas un français juif qui a à s'excuser pour ce qui se passe à des milliers de kilomètres de son pays. »
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« Il n'y a pas un français juif surtout qui doit douter de sa place dans son pays, dans notre pays, la France. »
Temps de parole
- ?98 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci madame la présidente, madame la ministre Aurore Berger. 3 ans, c'était hier le 7 octobre 2023 à l'aube des jeunes dans l'équibout. Des familles dormaient, des enfants se réveillaient puis l'impensable a surgi. Le ramas a décapité, brûlé, mutilé, violé, enlevé, assassiné plus de 1200 personnes dont 51 français. Certaines dates entrent dans nos vies et les seins à jamais entre un avant et un après. Député des Français établis hors de France, j'ai recueilli tant de récits de nos compatriotes en Israël. Ceux de famille endeuillé de survivants, de proches d'otage, profondément blessés mais toujours debout. La haine, elle n'a pas attendu.
Pourtant de juifs a commencé dès le lendemain une autre épreuve. avoir été meurtri puis devoir expliquer pourquoi ils avaient mal, pleurer leur mort puis voir leurs douleurs relativisées, justifié, subir la haine puis assister à cette inversion accusatoire qui finit par retourner le crime contre ceux qui l'ont subi jusqu'à se demander s'ils doivent rester ou s'ils doivent partir. Je refuse qu'à l'horreur des crimes s'ajoute l'effacement progressif des juifs dans notre récit collectif.
Je refuse que la barbarie soit romantisée, que le terrorisme islamiste soit rebaptisé résistance, que le massacre de civil et l'étranglement d'un bébé à main nu soit dissous dans un contexte jusqu'à ne plus regarder le crime pour ce qu'il est. 3 ans après, notre responsabilité est aussi de préserver dans le débat public, madame la ministre, la vérité des faits et la justesse des mots. Alors, nous ne céderons rien, ni à la falsification du réel, ni à la banalisation de la haine des juifs, ni à cette accoutumance qui finit par nous faire regarder l'inacceptable sans même plus le voir.
Madame la ministre, comment notre République peut-elle encore tenir pour refuser le mensonge, l'essentialisation, l'humanité à géométrie variable et protéger chacun sans distinction contre la haine parce que face à ceux qui choisissent la mort Merci madame la députée. Merci madame la députée. La parole est à madameor Berger, ministre en charge de la lutte contre les discriminations.
[applaudissements] [applaudissements]
Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée Carolinead, il n'y a pas un mot à retrancher à l'exposé que vous venez de faire. Plus qu'une question, c'est un exposé sur la mémoire qui ne doit pas nous échapper. Et je crois que 3 ans après, le pire risque, c'est celui-ci, l'amnésie. Oubliez oubliez ce qui s'est produit le 7 octobre. Oubliez les 1200 morts. Oubliez les 51 français. Oubliez le point de départ. Le point de départ du 7 octobre, il est unique. Des attentats terroristes perpétrés par une organisation terroriste qui est le Hamas et qui a voulu exterminer au cœur même du berceau et de l'État refuge qu'est Israël.
Ne pas être capable unanimement de condamner sur l'ensemble de ces bancs. Ce qui s'est produit le 7 octobre est insupportable. Et c'est d'autant plus insupportable quand vous l'avez dit ensuite nous sommes pris d'une part de de paralysie paralysie face à l'action dans le combat qui doit nous rassembler sur l'antisémitisme. Parce que l'antisémitisme il n'a pas attendu aujourd'hui et 3 ans après. Il était là dès le 8 octobre. La France a connu des attentats terroristes et le monde entier était au chevet de la France. Le monde entier est venu en France pour aider les Français à se recueillir face aux morts qui avaient malheureusement eu à succomber.
Nous aurions dû collectivement être au côté du peuple israélien le 7 octobre et dans les jours qui ont suivi et ne jamais accepter cette inversion accusatoire qui fait qu'on en vient même dans le cadre d'une campagne présidentielle y compris à gauche à demander à des Français juifs de s'excuser au nom de ce qui se produirait à des milliers de kilomètres d'ici. Alors je le redis de la manière la plus solennelle qui soit. Il n'y a pas un français juif responsable de la situation à Gaza. Il n'y a pas un français juif qui a à s'excuser pour ce qui se passe à des milliers de kilomètres de son pays.
Et il n'y a pas un français juif surtout qui doit douter de sa place dans son pays, dans notre pays, la France. Ok.