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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 21 août 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieLogementÉconomie & entreprisesRetraites

FRANCK ALLISIO : « Nous sommes allés trop loin dans les délires normatifs ! » (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous auriez pu faire de plus pour empêcher les 7300 morts de la canicule ?

  • 2:17RelanceÉludée

    Vous pensez toujours qu'il faut laisser les propriétaires louer des passoires thermiques ?

  • 5:08OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est une critique que vous reprenez aussi à votre compte sur les moyens face aux incendies ?

  • 7:37RelanceRéponse directe

    Vous comptez toujours faire des économies en demandant la suppression de l'OFB ?

  • 14:07OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre ne veut ni hausse ni création d'impôts. Est-ce que cette déclaration vous satisfait ?

  • 15:43OuverteRéponse partielle

    Faut-il faire participer ou non les retraités à l'effort ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « nous sommes et de loin les moins pollueurs, je parle en particulier de la France, je parle aussi de l'Europe, puisque les deux grands pollueurs mondiaux sont d'une part la Chine, d'autre part les Etats-Unis. »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « notamment d'ailleurs c'était le fait de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis à l'époque avec Maria Thatcher et Ronald Reagan, qui se sont dit, il faut agir concrètement et le problème de la couche d'ozone s'est résolu par des initiatives internationales qui ont été suivies par tous les Etats. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « On ne parle pas que des propriétaires, on parle aussi de gens qui sont propriétaires de leur logement et qui donc sont poursuivis par toute une série de réglementations qui aujourd'hui fait exploser le prix de l'immobilier et rend impossible à tout un chacun de se loger. »
  • 3:20Invité politiquePromesse
    « Nous proposerons, vous verrez, durant la campagne, mais mon collègue Jean-Philippe Tanguy l'a déjà dit, un prêt à taux zéro pour tous ceux qui veulent justement investir dans leur logement ou dans le logement dont ils seront propriétaires et qu'ils l'auraient en matière d'isolement, en matière de rénovation et d'isolement. »
  • 3:55Invité politiqueFait
    « Moi, je dis qu'aujourd'hui, nous sommes allés trop loin dans les délires normatifs et qu'il faut réfléchir à inciter, inciter puissamment, inciter par des prêts à taux zéro. »
  • 4:22Invité politiqueFait
    « Évidemment, la climatisation, puisque la climatisation est une nécessité. La climatisation, aujourd'hui, est quasiment neutre en termes de coûts pour l'environnement. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « L'an dernier, je vous rappelle que ma ville, Marseille, le feu s'est propagé jusque dans la ville, jusque dans certains quartiers de notre ville. »
  • 6:46Invité politiqueFait
    « ce gouvernement, encore une fois, comme ses prédécesseurs, s'est illustré par l'impréparation, l'improvisation, la désorganisation. »
  • 7:04Invité politiqueChiffre
    « il n'y a pas 12 canadaires, ce qui est déjà insuffisant, ce qui est déjà reconnu insuffisant par le président public en 2022, qui disait « il faut 16 canadaires ». Il n'y a pas 12 canadaires, il y a la moitié de canadaires opérationnels. »
  • 7:16Invité politiqueChiffre
    « Vous savez combien on donne ? Pour 100 euros de dépenses publiques, pour 100 euros dépensés par la sphère publique, il y a 7 centimes d'euros consacrés à la lutte contre les incendies de feu de forêt. »
  • 10:09Invité politiqueChiffre
    « nous avons justement demandé 700 millions de plus. 700 millions de plus, donc quasiment doublé le budget. »
  • 11:24Invité politiqueChiffre
    « Toutes ces agences cumulées, c'est 80 milliards. »
  • 11:40Invité politiqueChiffre
    « nous proposons, de manière générale, sur ces agences, de faire une économie de 8 milliards. »
  • 14:52Invité politiqueFait
    « Je rappelle que nous sommes les champions du monde des prélèvements obligatoires. »
  • 15:06Invité politiqueFait
    « Par rapport aux années 60, sous le général de Gaulle, qui n'était pas une ultra-libérale, pas tentée, entre aujourd'hui et les années 60, la fiscalité du travail, l'impôt sur le revenu est aujourd'hui la CG. »
  • 15:13Invité politiqueChiffre
    « La fiscalité du travail, la taxation du travail a été multipliée par 8. »
  • 18:00Invité politiqueChiffre
    « Ce qui n'est pas satisfaisant, c'est d'avoir 1 700 milliards de dépenses publiques. »
  • 18:56Invité politiqueChiffre
    « vous avez plus de 60 milliards déjà d'économies. »
  • 19:55Invité politiqueFait
    « Nous sommes pour les 42 annuités, sachant que l'on rentre sur le marché du travail et que l'on commence véritablement à cotiser entre 26 et 27 ans. »
  • 20:15Invité politiqueFait
    « avec les 43 ou 44 années d'annuité que soutiennent nos adversaires, c'est la retraite à 70 ans. »

Temps de parole

  • Franck Allisio63 %
  • Invité12 %
  • Présentateur12 %
  • ?8 %
  • Invité 24 %

≈ 27,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Bonjour

0:02
Présentateur

Franck Alizio. Bonjour. Et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va évoquer ensemble un certain nombre de sujets, les incendies, la manière dont le RN propose de réduire les risques. On va évoquer la question du budget qui sera aussi l'un des sujets de la rentrée. Mais d'abord, la canicule et 7300 morts. Premier bilan dressé par Santé publique France pour cet été très chaud. Qu'est-ce que vous, si vous aviez été au pouvoir, vous auriez pu faire de plus pour empêcher ça

0:28
Locuteur

? Le

0:29
Franck Allisio

réchauffement galanatique,

0:30
Locuteur

qui

0:30
Franck Allisio

est évidemment une réalité subie maintenant depuis des décennies, j'allais dire, et qui s'accélère malheureusement, est quelque chose qui, comment dire, qui se combat au niveau international, qui ne se combat pas, enfin chaque pays ne peut pas, là pour le coup c'est vraiment un sujet de coordination internationale, puisqu'en plus nous sommes et de loin les moins pollueurs, je parle en particulier de la France, je parle aussi de l'Europe, puisque les deux grands pollueurs mondiaux sont d'une part la Chine, d'autre part les Etats-Unis. Donc c'est quelque chose qui doit se résoudre par une

1:07
Locuteur

action.

1:07
Franck Allisio

Alors moi

1:07
Locuteur

pardonnez-moi, je ne parle

1:08
Présentateur

pas tant du réchauffement climatique que des conséquences, comme on a pu les voir. Oui mais il

1:14
Locuteur

faut poser la question des conséquences. C'est poser la question des conséquences,

1:17
Franck Allisio

c'est poser la question des causes aussi, je vais en venir à la canicule précisément et aux conséquences. Mais voilà, ça c'est le premier sujet, donc ça pose la question d'un livre-changisme qui a fait que vous allez chercher à l'autre bout du monde vos tomates ou vos pommes de terre alors qu'elles pourraient être produites à quelques dizaines de kilomètres de chez vous.

Ça pose une question, vous savez, le sujet de la couche d'ozone dans les années 80-90, il s'est à un moment donné résolu parce que, notamment d'ailleurs c'était le fait de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis à l'époque avec Maria Thatcher et Ronald Reagan, qui se sont dit, il faut agir concrètement et le problème de la couche d'ozone s'est résolu par des initiatives internationales

1:56
Locuteur

qui ont été suivies par

1:57
Franck Allisio

tous les Etats. Je vous coupe

1:57
Invité

parce

1:58
Locuteur

qu

1:58
Invité

'on voulait vraiment vous entendre sur

1:59
Locuteur

ces chiffres de la mortalité et à la

2:02
Invité

canicule. Ce qu'on apprend aussi, c'est que beaucoup de ces morts ont été retrouvés chez eux, à leur domicile. La question se pose pour éviter à nouveau de tels chiffres de l'isolation, notamment des bâtiments, de la rénovation des appartements. Vous pensez toujours qu'il faut laisser les propriétaires louer des passoires thermiques, des appartements classés F ou G ? Je rappelle que vous avez toujours soutenu tout ce qui était abrogation des interdictions de louer des passoires thermiques aux

2:30
Locuteur

propriétaires.

2:30
Franck Allisio

Non,

2:30
Locuteur

vous

2:30
Franck Allisio

confondez deux choses.

2:31
Locuteur

Vous

2:31
Franck Allisio

confondez le fait de s'acharner sur les propriétaires de leur propre logement. On ne parle pas que des propriétaires, on parle aussi de gens qui sont propriétaires de leur logement et qui donc sont poursuivis par toute une série de réglementations qui aujourd'hui fait exploser le prix de l'immobilier et rend impossible à tout un chacun de

2:50
Locuteur

se loger. Il n'est pas interdit d'habiter dans un logement dont

2:53
Franck Allisio

on est propriétaire et qui est classé G ? Tout à fait. C'est bien ce que je dis.

2:57
Invité

On vous parle

2:57
Locuteur

des logements en location. Dès

2:59
Franck Allisio

que vous revendez votre logement, ça fait baisser le prix, évidemment.

3:04
Locuteur

Donc aucun

3:05
Invité

mécanisme

3:06
Locuteur

de

3:07
Invité

contrainte d'un tube

3:08
Locuteur

que

3:08
Invité

ce soit

3:09
Locuteur

? On

3:09
Franck Allisio

n

3:09
Locuteur

'est

3:09
Franck Allisio

pas là. Nous proposerons, vous verrez, durant la campagne, mais mon collègue Jean-Philippe Tanguy l'a déjà dit, un prêt à taux zéro pour tous ceux qui veulent justement investir dans leur logement ou dans le logement dont ils seront propriétaires et qu'ils l'auraient en matière d'isolement, en

3:26
Locuteur

matière de rénovation et d'isolement. Pour ceux qui veulent le faire, c'est pour

3:28
Invité

aider ceux qui veulent rénover leur logement,

3:30
Locuteur

pour ceux qui ne veulent pas, pour les propriétaires qui ne veulent

3:32
Invité

pas entreprendre ces travaux

3:34
Locuteur

?

3:34
Franck Allisio

À un moment donné, si le logement est inhabitable, le propriétaire sera contraint de faire les

3:43
Locuteur

travaux. Et comment on définit un

3:44
Présentateur

logement inhabitable ? Justement, le DPE ? Ça,

3:46
Locuteur

c

3:46
Présentateur

'est à la loi. Il y a le DPE qui existe et qui considère qu'un logement G ne peut pas être proposé à l'allocation. Et vous, vous dites,

3:53
Locuteur

pas

3:55
Franck Allisio

une bonne idée. Moi, je dis qu'aujourd'hui, nous sommes allés trop loin dans les délires normatifs et qu'il faut réfléchir à inciter, inciter puissamment, inciter par des prêts à taux zéro, et seront inclus, évidemment, dans ces solutions pour rendre ces maisons habitables, comme pour les habitations publiques, comme pour les écoles, comme pour les hôpitaux, comme pour les maisons de retraite. Évidemment, la climatisation, puisque la climatisation est une nécessité. La climatisation, aujourd'hui, est quasiment neutre en termes de coûts pour l'environnement. Et la climatisation sauve des vies chaque année. Tout

4:36
Locuteur

le monde n'a pas les

4:36
Présentateur

moyens d'en acheter une.

4:37
Locuteur

Tout

4:37
Présentateur

le monde n'a

4:38
Locuteur

pas les moyens. Eh bien, c'est justement

4:38
Présentateur

la

4:39
Locuteur

raison

4:40
Présentateur

pour laquelle il y aura ce prêt à

4:41
Locuteur

taux zéro. Le

4:41
Présentateur

prêt à

4:41
Locuteur

taux

4:41
Présentateur

zéro, il faut le rembourser, quand même, Franck Alizio ?

4:43
Franck Allisio

Le prêt à taux zéro, il faut le

4:45
Locuteur

rembourser, mais

4:46
Franck Allisio

ça sera une aide puissante. C'est ce qu'on peut faire aujourd'hui de plus puissant pour aider les Françaises et les Français à s'adapter. Parce que malheureusement, il faut s'adapter et que la climatisation fait partie de ces solutions.

5:01
Invité

Franck Alizio, une des conséquences de cette canicule, ce sont aussi les incendies. La France Insoumise accuse le gouvernement d'avoir menti sur les moyens. Est-ce que c'est une critique que vous reprenez aussi à votre compte

5:10
Locuteur

?

5:12
Franck Allisio

Écoutez, quand le ministre de l'Intérieur lui-même, dans un off, dit que le gouvernement est dans une posture... Vous

5:20
Locuteur

faites

5:20
Invité

référence à une discussion qui est sortie dans Mediapart du ministre avec les syndicats de pompiers

5:25
Locuteur

?

5:25
Présentateur

Exactement. Ou il dit que c'est une posture politique face aux oppositions, le discours qu'il tient

5:31
Locuteur

?

5:31
Franck Allisio

Je suis non seulement l'élu, le député, mais aussi natif d'une région, d'un département, d'une province, la Provence, qui a une grande tradition, malheureusement, de lutte contre les incendies. L'an dernier, je vous rappelle que ma ville, Marseille, le feu s'est propagé jusque dans la ville, jusque dans certains quartiers de notre ville.

Donc j'en profite d'ailleurs, et pour cette année en Gironde, dans le Var, et pour l'année précédente, et pour toutes les années, de rendre hommage à nos pompiers, à nos marins-pompiers à Marseille, à nos sapeurs-pompiers en général, et avoir une pensée pour toutes les victimes de ces incendies, parce qu'après, il faut des mois et des mois pour pouvoir retrouver un logement. Donc d'expérience, la principale chose, c'est que chaque minute compte. Chaque minute compte pour lutter contre un feu de forêt, pour lutter contre un incendie de grande ampleur. Et on est efficace,

6:36
Locuteur

on

6:36
Franck Allisio

est réactif, à la condition qu'il y ait des moyens. Donc oui, la question des moyens se pose, et ce gouvernement, encore une fois, comme ses prédécesseurs, s'est illustré par l'impréparation, l'improvisation, la désorganisation. Quand vous vous rendez compte, ça me rappelle l'affaire des masques durant le Covid, quand vous vous rendez compte, quand on est dans la crise, qu'il n'y a pas 12 canadaires, ce qui est déjà insuffisant, ce qui est déjà reconnu insuffisant par le président public en 2022, qui disait « il faut 16 canadaires ». Il n'y a pas 12 canadaires, il y a la moitié de canadaires opérationnels.

7:09
Locuteur

Et on se rend

7:10
Franck Allisio

compte, évidemment, quand on est au pied du mur. Eh bien, c'est ça qui est scandaleux. Donc oui, évidemment, il y

7:15
Locuteur

a

7:15
Franck Allisio

un problème de moyens. Vous savez combien on donne ? Pour 100 euros de dépenses publiques, pour 100 euros dépensés par la sphère publique, il y a 7 centimes d'euros consacrés à la lutte contre les incendies

7:29
Locuteur

de feu de forêt. La question du budget, elle va

7:32
Invité

se poser notamment à l'automne, avec les moyens qui seront débattus. Vous comptez toujours faire des économies en demandant la suppression, par exemple, de l'OFB, l'Office français pour la biodiversité. Je vous pose la question parce que ce sont eux qui organisent, par exemple, des patrouilles pour surveiller les massifs forestiers que vous évoquiez, qui font aussi de la prévention sur les départs de feu. Est-ce que vous voulez toujours supprimer un organisme comme l'OFB ?

7:58
Franck Allisio

Oui, alors, madame, c'est bien sympathique de dire que telle ou telle agence, comment dire...

8:03
Locuteur

Ah, c'est pas sympathique, c'est dans son... ... sont

8:04
Franck Allisio

utiles de manière tout à fait annexe. Aujourd'hui,

8:07
Locuteur

à 80... Ah, pardonnez-moi, ce n'est pas annexe, c'est la police de l'environnement, l'OFB. Ah bon, vous

8:10
Franck Allisio

connaissez mal le terrain. A 90% aujourd'hui, ceux qui luttent contre les feux de forêt, par définition, c'est les 10 départementaux.

8:19
Locuteur

Les 10 sont les services de

8:22
Franck Allisio

lutte contre les incendies qui dépendent du département. Oui, bien,

8:26
Locuteur

moi je parle des moyens pour éteindre un incendie. Faire des patrouilles, faire de la prévention sur

8:29
Invité

le départ

8:29
Locuteur

de feu, faire en sorte

8:31
Invité

que les feux ne commencent pas, ça peut aussi avoir son utilité. Vous

8:33
Franck Allisio

me permettez, moi, de me concentrer sur ce qui porte sur l'essentiel, et l'essentiel, c'est les moyens... L

8:39
Locuteur

'essentiel, ce n'est pas que les feux ne soient pas annulés. Rien,

8:41
Franck Allisio

des services d'incendie, pour que les feux ne soient pas déclenchés, déjà, soyons beaucoup plus sévères pour la sanction des pyromanes, et de ceux

8:49
Locuteur

qui volontairement ou au moins, j'aimerais bien comprendre ce que vous venez de nous dire.

8:53
Présentateur

Vous êtes favorable à la suppression de cette police de l'environnement, qui mène notamment, par exemple, chez vous, dans les Calan, qui va mener des rondes pour éviter que, lorsque c'est inaccessible pour des raisons de feu, des personnes s'y rendent. Ça, vous dites

9:05
Locuteur

qu'il faut le supprimer.

9:06
Franck Allisio

Nous

9:06
Locuteur

sommes pour

9:06
Franck Allisio

la suppression de toutes les agences qui coûtent beaucoup plus que ce qu'elles rapportent, même en termes d'efficacité, et nous sommes pour que ces missions soient, comment dire, opérées par les départements, par les communes, par...

9:20
Locuteur

Il faut que les

9:21
Présentateur

départements créent des brigades de police de l'environnement. Oui,

9:24
Locuteur

mais ça

9:24
Franck Allisio

se fait déjà, par exemple, au pied du massif de la Sainte-Bôme, ce que vous dites, la prévention est faite par des volontaires, des bénévoles qui se sont engagés et qui sont gérés par la région. Vous voyez, typiquement, c'est fait chez nous, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, c'est le massif de la Sainte-Bôme. J'étais il y

9:40
Locuteur

a

9:40
Franck Allisio

encore quelques jours, et ce sont des jeunes volontaires, bénévoles, qui sont engagés. Les gardes

9:45
Présentateur

forestiers, en clair, ça ne sert pas à grand-chose

9:46
Locuteur

?

9:47
Présentateur

Non, il n'y a pas des gardes forestiers. C

9:48
Locuteur

'est ça, ils ont repris le relais, la police de l'environnement.

9:51
Franck Allisio

Votre agence, ce n'est pas les gardes forestiers. Les gardes forestiers,

9:53
Locuteur

ça

9:53
Franck Allisio

n

9:54
Locuteur

'a

9:54
Franck Allisio

pas... ça a toujours existé. On n'a pas attendu qu'une énième agence soit créée pour qu'il

9:58
Locuteur

y

9:58
Franck Allisio

ait des gardes forestiers. Tout ça est déjà fait depuis des dizaines d'années par nos collectivités. Elles savent très bien le faire, elles continuent à le faire. Et nous avons justement, c'était mon collègue Rancoule à l'Assemblée l'année dernière, nous avons justement demandé 700 millions de plus. 700 millions de plus, donc quasiment doublé le budget. 700 millions de plus pour les SDIS, pour les services départementaux d'incendie. Donc évidemment, on veut plus de moyens, plus de moyens pour ceux qui réellement sont utiles face aux feux de forêt.

10:27
Invité

Les collectivités, elles bénéficient aussi de l'argent de l'ADEME, une autre agence qui aide les collectivités, notamment, mais aussi les particuliers, les entreprises, à aller vers la neutralité carbone. À Marseille, chez vous, elle s'occupe de financer la dépollution des Calanques. Elle s'occupe de la centrale de géothermie marine Tassalia. Celle-ci aussi, vous la suppliez

10:43
Locuteur

?

10:44
Franck Allisio

Mais c'est l'argent du contribuable, madame. Ce n

10:46
Locuteur

'est

10:46
Franck Allisio

pas l'argent de l'ADEME. C'est extraordinaire, ça, c'est l'argent de l'ADEME. Non, c'est l'argent du contribuable qui est géré

10:51
Locuteur

par l'ADEME. L

10:52
Invité

'ADEME est un guichet qui redistribue 90% de son financement aux collectivités, aux particuliers, aux entreprises. Donc, ce n

10:57
Locuteur

'est

10:57
Invité

pas l'ADEME qui garde cet argent.

10:58
Franck Allisio

L'ADEME est coûteuse et cet argent peut être redistribué sans passer par l'ADEME. Il peut être tout simplement redistribué directement et partagé directement. Mais

11:08
Locuteur

il n'y a pas besoin

11:08
Présentateur

d

11:08
Franck Allisio

'une énième agence pour distribuer l'argent du contribuable, là où le contribuable, en

11:14
Locuteur

vue de plus, veut que l

11:15
Présentateur

'argent...

11:16
Locuteur

Ça veut dire que vous ne faites

11:16
Présentateur

quasiment pas d'économie, parce que vous dites que ça va rapporter de l'argent de supprimer ces

11:20
Locuteur

agences.

11:20
Franck Allisio

Je ne suis pas d'accord sur vos chiffres. L'ADEME a un... 1,4 milliard. Toutes ces agences, monsieur. 1

11:27
Locuteur

,4 milliard

11:27
Présentateur

et un

11:28
Locuteur

budget

11:28
Présentateur

de fonctionnement. Vous savez combien le budget de

11:30
Locuteur

fonctionnement de l'ADEME ?

11:31
Franck Allisio

Toutes ces agences cumulées, c'est 80 milliards. Sur ces 80 milliards, nous proposons, de manière générale, sur ces agences, de faire une économie de 8 milliards. Voilà. N'importe quelle entreprise, n'importe quel ménage, trouverait les moyens de faire 10% d'économies.

11:50
Locuteur

C

11:50
Franck Allisio

'est ce que nous ferons sur l'ensemble des agences, tout simplement. Parce qu'à un moment donné, quand vous êtes le champion du monde de la dépense publique, vous devez faire des économies et non sans arrêt augmenter

12:00
Locuteur

l'impôt des Français. Donc ce n'est pas de la suppression, c'est des

12:01
Franck Allisio

économies

12:02
Locuteur

?

12:03
Franck Allisio

Ah, c'est des économies, c'est des économies.

12:04
Locuteur

Mais non,

12:05
Franck Allisio

après, c'est agence. C'est agence par agence.

12:07
Locuteur

Il

12:07
Franck Allisio

faut voir quelle agence n'a

12:09
Locuteur

pas à faire des économies parce qu'elle est très utile. On vous a posé les questions sur ces deux agences, car c'est les deux

12:11
Invité

agences que vous aviez

12:12
Locuteur

citées

12:13
Invité

comme étant... Oui,

12:15
Franck Allisio

oui,

12:15
Locuteur

oui.

12:15
Franck Allisio

Non, mais l'ADEME fait partie des

12:16
Locuteur

agences. Il faut

12:17
Franck Allisio

profond... ou qu'il doit faire profondément des économies, voire être supprimé. Voilà. Et son budget utile, eh bien, continuera à être distribué, mais directement. Voilà. On n'a pas besoin d'une interface qui, au final, prend...

12:30
Locuteur

Donc vous économiserez 100 millions d'euros ?

12:32
Franck Allisio

Sur l'ADEME, vous économiserez 100 millions d'euros, non

12:34
Locuteur

?

12:34
Franck Allisio

Mais 100 millions d'euros fois 400, je crois qu'il

12:37
Locuteur

y a

12:37
Franck Allisio

400 agences comme ça, ça fait 10 milliards.

12:39
Présentateur

Vous restez avec nous, Franck Alizion. On va continuer à parler du budget. Juste après l'info en une minute, 9h moins le quart. Marie-Marty Rossian.

12:46
Locuteur

Une

12:46
Invité

information judiciaire ouverte par le parquet de Lorient contre Joël Lesquarnèque. L'ancien chirurgien est soupçonné de 10 nouveaux viols et 40 agressions sexuelles. Il a été condamné l'an dernier à la peine maximale de 20 ans de réclusion pour près de 300 viols et agressions sexuelles sur des victimes mineures pour la plupart. 7300 personnes sont mortes en France cet été en plus par rapport à la normale, alors que le cinquième épisode caniculaire se termine dans l'hexagone. Bilan encore provisoire de Santé publique France.

Sur France Info, le syndicat national des professionnels infirmiers demande la création d'un plan chaleur-domicile afin de mieux identifier et prendre en charge pendant les canicules les personnes vulnérables. De nouvelles frappes russes en Ukraine ont fait au moins 9 morts la nuit dernière et une trentaine de blessés à Kiev et dans sa région. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky dénonce une escalade russe et affirme que Moscou investit dans des missiles balistiques. Et puis le retour de l'équipe de France masculine de basket sur les parquets. Les Bleus se déplacent en Serbie pour un match amical ce soir à 20h. Match de préparation avant les qualifications pour le mondial l'an prochain.

13:57
Locuteur 1

Et

13:57
Locuteur

nous

13:58
Invité

sommes toujours en direct avec Franck Alizio, député Rassemblement national des Bouches du Rhône. On va continuer à parler du budget de l'automne avec une question stratégique qui sera celle de la fiscalité. Alors le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré ne vouloir ni hausse ni création d'impôts. Est-ce que cette déclaration vous satisfait

14:14
Locuteur

? Oui,

14:15
Franck Allisio

dans le monde absolu, nous ne

14:17
Locuteur

pouvons

14:17
Franck Allisio

faire rien qu'il y

14:17
Locuteur

ait

14:17
Franck Allisio

des impôts qui baissent. dans un monde qui sera, je l'espère, le nôtre dans un peu moins d'un an. Nous avons proposé un contre-budget en 2025. Il ne changera pas beaucoup, je pense, sauf à la marge cette année. Ce contre-budget qui était notamment présenté par mon collègue Jean-Philippe Tanguy prévoyait 50 milliards de baisse de dépenses publiques et 30 milliards de baisse d'impôts. Bon, déjà, si le gouvernement n'augmente pas les impôts d'un euro, ce serait une bonne chose. Je rappelle que nous sommes les champions du monde des prélèvements obligatoires. J'ai vu passer ça dernièrement.

Par rapport aux années 60, sous le général de Gaulle, qui n'était pas une ultra-libérale, pas tentée, entre aujourd'hui et les années 60, la fiscalité du travail, l'impôt sur le revenu est aujourd'hui la CG. La fiscalité du travail, la taxation du travail a été multipliée par 8. En pourcentage du PIB multiplié par 8, on paye 8 fois plus d'impôts sur les revenus du travail que ce que nous en payons en 1960. Ne cherchez pas beaucoup plus loin. Pourquoi aujourd'hui les Français et les Français sont découragés de travailler et pourquoi notre croissance est si à tonne ?

15:33
Locuteur

Dont

15:34
Présentateur

effectivement des cotisations retraites qui ont pris à peu près 5 points ces dernières années. C'est justement un des débats du moment. Franck Alizio, faut-il faire participer ou non les retraités à l'effort ?

15:47
Locuteur

C

15:47
Présentateur

'est l'une des hypothèses, notamment d'ailleurs de mettre à contribution les retraités qui gagnent au-dessus de 3 000 euros par mois. Si on regarde ce qu'on appelle le taux de remplacement, c'est-à-dire ce qu'une personne gagnait avant d'être à la retraite et donc donnant une retraite de 3 000 euros, c'est une personne qui gagnait à peu près 4 000 euros, voire un petit peu plus en net par mois, qui potentiellement a pu épargner, a pu se constituer un patrimoine. Est-ce qu'à vos yeux, cette personne a besoin que sa retraite augmente de 1 ou 2 % l'année prochaine

16:14
Locuteur

?

16:14
Franck Allisio

Écoutez, comme l'a souvent dit Marine Le Pen, nous irons demander des efforts aux retraités. Nous irons désindexer les retraites des uns ou des autres le jour où nous aurons fait toutes les économies nécessaires, possibles, avant. Vous voyez ? Il n

16:34
Locuteur

'y a

16:34
Franck Allisio

pas de position dogmatique, mais on n'ira pas demander aux retraités, tant qu'on n'aura pas fait d'économies sur le train

16:40
Locuteur

de vie de l'État.

16:40
Franck Allisio

Sauf

16:41
Locuteur

que les retraites, c'est 420

16:43
Franck Allisio

milliards d'euros de dépenses

16:45
Locuteur

par en France. Mais la

16:45
Franck Allisio

désindexation dont vous parlez, c'est 3 ou 4 milliards.

16:48
Locuteur

C'est 3 ou 4

16:49
Franck Allisio

milliards, je les retrouve en diminuant les dépenses liées à l'immigration. Je les retrouve en menant une lutte drastique contre la fraude sociale et la fraude fiscale. Je les retrouve en m'attaquant aux millefeuilles administratives

17:04
Locuteur

et locales.

17:06
Franck Allisio

C'est beaucoup plus

17:07
Locuteur

que ça. Mais là,

17:07
Franck Allisio

votre mesure, c'est 3 ou 4 milliards.

17:09
Locuteur

Donc je réponds sur votre

17:09
Franck Allisio

mesure. Les mesures que je viens de vous présenter, de vous proposer, et on pourrait les développer, rapporteront plus que les 3 ou 4 milliards dont vous parlez, via la proposition dont vous faites

17:19
Locuteur

écho. Quand vous voyez

17:19
Invité

qu'en moyenne, le taux d'épargne des seniors est de 25%, c'est à peu près un quart du revenu, ce n'est qu'une moyenne évidemment, mais que chez les 30-50 temps, c'est autour de 10%, est-ce que c'est une situation satisfaisante ? Que les retraités épargnent 2 à 3 fois plus que les actifs.

17:36
Franck Allisio

Mais est-ce que c'est une situation satisfaisante d'être les champions du monde des impôts ? Est-ce que c'est une situation satisfaisante d'avoir l'une des plus fortes dettes en Europe et d'avoir la plus forte progression

17:48
Locuteur

en Europe ? Vous ne répondez pas vraiment à la question, Franck Alisson. Vous voyez bien qu'il y a un débat qui monte. Est-ce que c'est satisfaisant d'avoir un

17:51
Franck Allisio

déficit de 5% alors qu'il est la moitié en Allemagne, la moitié en Italie, la moitié dans la plupart des pays européens ? Ce que je veux dire,

18:01
Locuteur

c

18:01
Franck Allisio

'est que ce qui n'est pas satisfaisant, c'est d'avoir 1 700 milliards de dépenses publiques. Ce qui n'est pas satisfaisant, c'est d'avoir du gaspillage de tous les côtés. Ce qui n'est pas satisfaisant, c'est de considérer qu'il est prioritaire de continuer à financer une

18:14
Locuteur

immigration

18:14
Franck Allisio

massive et

18:15
Locuteur

désorganisée. On entend

18:16
Présentateur

Focalizio, mais

18:17
Locuteur

vous

18:17
Présentateur

n'entendez pas qu'il y a un débat, y compris un peu générationnel, qui monte entre des actifs qui ont l'impression, et vous le disiez d'ailleurs, qui ont parfois l'impression, à juste titre ou pas, de payer beaucoup, de payer beaucoup de cotisations, de payer beaucoup d'impôts. Et des retraités qui finalement ont un niveau de vie, pas tous, mais en tout cas certains, qui peut être confortable.

18:37
Franck Allisio

La mission d'un politique, ce n

18:39
Locuteur

'est

18:39
Franck Allisio

pas de monter les Français les uns contre les autres. Donc lorsqu'on aura fait les économies sur le train de

18:45
Locuteur

vie

18:45
Franck Allisio

de l'État, les économies sur le feuille administratif et territorial, les économies sur l'immigration, les économies sur la fraude fiscale et sociale, alors on se reposera la question. Mais je vous rassure, avec ce que je viens de vous dire, vous avez plus de 60 milliards déjà d'économies. Et dès les premières années, ça montre en puissance, ces pistes d'économie, ce sont celles voulues par les Français. C'est dans un sondage élable qui date d'il y a un an, c'était en septembre 1995, lors d'une année de budget. Sondage élable, les Français mettaient en avant ces six pistes d'économie.

19:13
Invité

Votre réflexion, elle vaut aussi sur la question des retraites, du mode de financement, du fonctionnement des retraites. Vous allez garder la même réforme dans votre programme, c'est arbitré

19:24
Locuteur

?

19:24
Franck Allisio

Moi, je préférais. On dit toujours que les Français doivent travailler davantage. Déjà, encore faut-il leur laisser la liberté, leur laisser le fruit de leur travail s'ils travaillent davantage. Parce qu'aujourd'hui, si on ne travaille pas davantage,

19:37
Locuteur

c

19:37
Franck Allisio

'est parce qu'on est notamment massacrés d'impôts et parce qu'il y

19:40
Locuteur

a

19:40
Franck Allisio

une croissance à tonnes en France. Et il

19:42
Locuteur

y a

19:42
Franck Allisio

une croissance à tonnes en France, une des plus faibles d'Europe,

19:44
Locuteur

parce qu'on est massacrés d'impôts. On

19:46
Invité

connaît la situation en France. Est-ce que c'est encore possible de défendre aujourd'hui un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui

19:52
Locuteur

ont commencé à travailler

19:53
Invité

tôt, en 2026, avec une dette aussi importante ?

19:55
Locuteur

Nous

19:55
Franck Allisio

sommes pour les 42 annuités, sachant que l'on rentre sur le marché du travail et que l'on commence véritablement à cotiser entre 26 et 27 ans. Vous voyez qu'on est déjà loin des 62 ans et malheureusement loin des...

20:07
Locuteur

Ça veut dire 68 ou 69

20:08
Présentateur

ans ?

20:09
Locuteur

Mais

20:09
Franck Allisio

aujourd'hui, c'est 110 ans. Si on suit cette logique, si on suit la même logique, avec les 43 ou 44 années d'annuité que soutiennent nos adversaires, c'est la retraite à 70 ans. Donc ce que nous disons, c'est 42 annuités

20:26
Présentateur

plutôt que 43 ou

20:29
Locuteur

4.

20:29
Présentateur

Il y a le taux plein à 67 ans, Franck Alizio. Donc en fait... Eh bien ça,

20:33
Locuteur

ça

20:33
Présentateur

sera... Oui, mais déjà c'est 67 ans du coup, c'est pas...

20:35
Locuteur

Oui, c'est 67 ans. Non, mais

20:36
Présentateur

vous, ce que vous dites, 26, 27 ans, ça fait 68 ou 69 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tard. Non, mais

20:41
Franck Allisio

on garde les mêmes règles, justement. On essaie de faire en sorte d'aller chercher l'argent ailleurs que sur une énième réforme des retraites. On essaie, encore une fois, et on essaie de faire en sorte aussi que plus tôt que de travailler plus longtemps, on commence à travailler plus tôt. Franck

20:58
Locuteur

Alizio, quand vous lisez dans le journal du dimanche, Eric Cioti,

21:02
Invité

votre allié,

21:02
Locuteur

pardonnez-moi.

21:03
Franck Allisio

Les 2-3 années de cotisation, je préfère qu'on les prenne entre 23-24 ans, l'âge auquel on rentre dans le marché du travail en Allemagne, et en France c'est 26-27 ans, plutôt que de les prendre à 67, 68 ou 69 ans. Voilà,

21:18
Locuteur

tout simplement.

21:19
Franck Allisio

Je pense qu'il vaut mieux plus cotiser au début qu'à la fin,

21:22
Locuteur

parce qu'on est plus en forme, parce qu'on a plus

21:23
Franck Allisio

envie, parce que c'est la logique de

21:25
Locuteur

la vie.

21:25
Invité

On a compris votre raisonnement, mais quand vous entendez dans le journal du dimanche, le maire de Nice, Eric Cioti, votre allié, qui espère une évolution de votre part, notamment sur le report de l'âge légal de départ, et sur la question de la capitalisation, vous lui répondez quoi à Eric Cioti ?

21:38
Franck Allisio

Notre famille politique, au sens large, incluant Eric Cioti et tous ceux qui nous rejoindront encore, ce n'est pas une caserne. Je veux dire,

21:46
Locuteur

il

21:46
Franck Allisio

n

21:46
Locuteur

'y

21:46
Franck Allisio

a pas, comment dire, chacun a son opinion, à sa sensibilité, à ses différences mineures. Il dit dans cette interview

21:54
Locuteur

d'ailleurs... Ce n'est pas tout

21:55
Invité

à fait mineur

21:55
Locuteur

comme différence. Il dit dans

21:56
Franck Allisio

cette interview d'ailleurs que, sur l'essentiel, évidemment, il est parfaitement raccord avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, qu'il soutiendra Marine Le Pen de toutes ses forces, que pour autant, il a une différence de sensibilité sur la retraite,

22:14
Locuteur

et qui continuera

22:15
Franck Allisio

à la défendre auprès de la candidate. Et la candidate décidera dans son projet ce qu'elle présentera aux Français. Mais c'est tout à fait normal, c'est comme ça dans toutes les familles politiques. Il faut l

22:27
Locuteur

'écouter

22:27
Présentateur

Eric Cioti

22:28
Locuteur

?

22:29
Franck Allisio

Puisqu'il le demande, comme le dit...

22:30
Locuteur

Je pense qu'il faut

22:31
Franck Allisio

écouter Marine Le Pen. Il faut écouter la candidate à la présidentielle. En revanche, Eric Cioti a tout à fait le droit et raison de faire entendre sa voix, ses convictions depuis le début. Depuis le début, lorsqu'il nous a rejoints, lorsqu'on nous a fait alliance, il y avait déjà cette différence. Cette différence subsiste.

22:51
Locuteur

Eh

22:51
Franck Allisio

bien, Marine Le Pen, Jordan Bardella, Eric Cioti, continue à échanger et à dialoguer

22:56
Locuteur

ensemble. Et Jordan Bardella, contrairement à Marine Le Pen, avait laissé la porte

22:59
Invité

ouverte à un infléchissement sur la question des retraites.

23:05
Franck Allisio

Marine Le Pen et Jordan Bardella ont toujours été d'accord sur l'essentiel là-dessus. Vous verrez dans le projet présidentiel qu'il sera soutenu par les trois personnes dont je viens de parler et par tous ceux qui nous soutiennent.

23:17
Présentateur

On peut gouverner ensemble si on a un désaccord, ou en tout cas, comme vous le disiez, des nuances sur un sujet aussi important ?

23:24
Franck Allisio

Oui, parce que les nuances dont vous parlez portent au final sur quelques milliards, ce n

23:30
Locuteur

'est

23:30
Franck Allisio

pas sur l'entièreté de la réforme. Non, non, non. C

23:33
Locuteur

'est ça le

23:34
Franck Allisio

système de retraite. Oui, merci.

23:36
Locuteur

Et la réforme dont vous parliez au début, c

23:37
Franck Allisio

'est 3-4 milliards. Et demain, si on reporte l'âge de la retraite, qui n'aura effet d'ailleurs que dans 10 ans au final, puisque par définition, vous ne dites pas à quelqu'un qui doit prendre sa retraite dans quelques mois, mais tout compte fait, tu continues à travailler 3 ans. Donc,

23:51
Locuteur

vous

23:51
Franck Allisio

voyez bien que toutes ces propositions n'ont effet que sur une dizaine d'années et mesurent sur quelques milliards. Laissez-nous déjà économiser des dizaines de milliards là où ils sont, et ensuite, on reparlera des retraites. Et puis, on commencera à travailler plus tôt, ce qui permettra de financer notre système de retraite.

24:10
Présentateur

Merci beaucoup, Franck Alizio,

24:11
Franck Allisio

d'être venu

24:11
Présentateur

ce matin sur France Info. Vous êtes député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône. Merci Camille Vigogne-Lecourt. Restez avec nous.