Le choix de l’extrême droite ou de la gauche - Éric Ciotti est l’invité du 3 juillet 2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
C'est quoi cette histoire de coup d'État ?
- 0:35OuverteRéponse directe
Parce que le chef de l'État va faire des nominations.
- 1:18RelanceRéponse directe
Vous n'êtes ni naïf ni un perdreau de l'année, Éric Ciotti. Pardon, mais c'est le jeu de la cohabitation, s'il doit y en avoir une.
- 1:42OuverteRéponse directe
Depuis dimanche soir, on est un peu dans la tambouille électorale de tous les côtés au risque de perdre des électeurs.
- 1:47RelanceRéponse directe
Hier, vous étiez un avocat de la ligne infranchissable avec le RN. Aujourd'hui, vous êtes leur allié.
- 2:00FerméeRéponse directe
Ce qu'il n'a pas fait.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:16Invité politiqueFait
« C'est une tentative de confisquer le pouvoir démocratique. »
- 0:31Invité politiqueFait
« Marine Le Pen qui parle de coup d'État administratif. »
- 0:49Invité politiqueFait
« Ce n'est pas républicain. Article 13 de la Constitution, le chef de l'État nomme aux emplois civils et militaires tels que les préfets. »
- 2:35Invité politiqueChiffre
« Celle qui veut libérer 15 000 détenus le 14 juillet. »
- 2:38Invité politiqueChiffre
« Celle qui veut régulariser des milliers de clandestins. »
- 3:23Invité politiqueFait
« combattre l'immigration illégale, donner du pouvoir d'achat aux Français. »
- 3:44Invité politiquePromesse
« Quand je vois M. Bertrand, et je vais engager la procédure d'exclusion des républicains de M. Bertrand... »
- 5:10PrésentateurChiffre
« Loopsider, Mediapart et Street Press ont recensé 40 candidats RN qui posent problème pour des propos racistes, sexistes, antisémites, homophobes ou complotistes. »
- 5:12PrésentateurFait
« Juifs qui parlent, bouche qui ment. »
- 5:14PrésentateurFait
« Tu as fait ta carrière à quatre pattes ou en braillant à propos de Rachida Dati. »
- 5:18PrésentateurFait
« L'Ukraine est le plus grand fournisseur d'enfants pour les réseaux pédophiles. »
- 5:20PrésentateurFait
« Brigitte Macron est un homme, un gamin à propos de Maëlle. »
- 8:25Invité politiqueFait
« scandaleux des rappeurs. Cet appel à la haine, à la mort, qui insulte des élus, qui insulte des femmes. »
- 9:02Invité politiqueFait
« Il y a des élus qui sont pris pour cibles. »
Temps de parole
- Éric Ciotti76 %
- Présentateur24 %
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Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez Les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute. Bonjour et bienvenue dans Les 4V, Éric Ciotti. Bonjour, merci beaucoup. C'est quoi cette histoire de coup d'État ?
C'est une tentative de confisquer le pouvoir démocratique. C'est vrai que nous avons mis en garde sur les nominations qui s'annoncent, qui s'annonçaient. Il y en a déjà eu la semaine dernière. Des recteurs notamment, notamment l'époux de l'ancienne secrétaire d'État. Marine Le Pen qui parle de coup d'État administratif. Oui, oui, coup d'État administratif.
Parce que le chef de l'État va faire des nominations.
Elle a raison et j'ai utilisé aussi ce terme. S'annoncer une très grande vague de nominations de préfets aux responsables administratifs. Ça fait partie des prérogatives du chef de l'État. Ce n'est pas républicain. Article 13 de la Constitution, le chef de l'État nomme aux emplois civils et militaires tels que les préfets. Vous convenez que faire ça entre les deux tours des élections ou au lendemain des élections, ce n'est pas démocratique. C'est quelque part confisquer, et c'est ce qui est grave, la volonté du peuple souverain d'avoir une politique qui s'applique. Que veut dire en faisant cela Emmanuel Macron ? Qu'il empêchera un gouvernement élu démocratiquement de gouverner.
Ce message, il est absolument insupportable.
Vous n'êtes ni naïf ni un perdreau de l'année, Éric Ciotti. Pardon, mais c'est le jeu de la cohabitation, s'il doit y en avoir une. Ça s'est passé comme ça entre Mitterrand et Chirac.
Les précédentes cohabitations, sur les nominations, il y a toujours eu une concertation. Là, c'était une forme de coup de force. Nous l'avons dénoncé. Nous verrons bien si M. Macron recule.
Ça, on verra lors du dernier conseil d'émis de cette législature qu'aura lieu ce matin à l'Élysée. Depuis dimanche soir, on est un peu dans la tambouille électorale de tous les côtés au risque de perdre des électeurs.
Tambouille nauséabonde.
Hier, vous étiez un avocat de la ligne infranchissable avec le RN. Aujourd'hui, vous êtes leur allié. Mais quand même, le président de LR, vous, vous avez appelé le candidat LR à retirer sa candidature en Corrèze pour faire battre François Hollande. Ce qu'il n'a pas fait.
Oui. On est chez les fous. Moi, je veux faire battre François Hollande. Qui est le mieux placé pour faire battre François Hollande ? C'est la candidate qui est arrivée en second. Voilà, les choses sont claires. Vous savez, aujourd'hui, il n'y a pas 36 solutions. Vous disiez, il y a une tambouille électorale. Oui, nous assistons à une tambouille nauséabonde. Il y a deux camps qui se dessinent. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'en responsabilité, j'ai fait ce choix. Il y a le camp de la gauche, dominé par l'extrême gauche. Celle de M. Mélenchon. Celle complaisante avec l'antisémitisme. Celle qui dit que les policiers tuent. Celle qui veut libérer 15 000 détenus le 14 juillet.
Celle qui veut régulariser des milliers de clandestins. Il y a ce bloc auquel, manifestement, M. Macron s'est rallié, déjà, puisqu'il parle d'un gouvernement qui pourrait être dirigé par quelqu'un de gauche. Il y a une discussion pour une majorité plurielle. Voilà, majorité plurielle de gauche. Et puis, un bloc des droites, des patriotes, que j'ai choisi. Pas toutes les droites. Que j'ai choisi, oui. Si vous n'avez pas échappé, que votre parti ne vous suit pas. Oui, mais ceux qui ne font pas ce choix vont disparaître. Il y a ces deux blocs. C'est la logique du scrutin majoritaire et c'est la logique du deuxième tour.
Donc, je dis aux Français qu'il faut choisir entre les dangers de l'extrême-gauche et le bloc des droites qui aime la France, qui veut la redresser, qui veut lui donner une nouvelle espérance, garantir la sécurité, combattre l'immigration illégale, donner du pouvoir d'achat aux Français. Il n'y a pas d'autre choix, Thomas Soto. Je vous le dis solennellement aujourd'hui. Et j'appelle d'ailleurs tous les militants républicains. Je les connais. J'en suis de ma formation politique. Tous les élus, à dimanche, ne pas se tromper. On ne peut pas se compromettre avec LFI. Mais c'est une honte, c'est une abomination. Quand je vois M.
Bertrand, et je vais engager la procédure d'exclusion des républicains de M. Bertrand...
C'est eux qui veulent vous exclure, ça vous n'a pas échappé.
Oui, oui, oui, mais je suis le président des républicains, c'est moi qui ai le pouvoir disciplinaire. Vous allez reconsulter les militants ou pas après ces élections ? Nous le ferons. Il y aura un congrès ? Bien sûr, mais je souhaite qu'il y ait un congrès, parce que ce qui a été fait... Et vous vous présenterez de nouveau à la présidence ? C'est un petit cénacle, c'est un petit cénacle qui, aujourd'hui, a passé un accord occulte avec M. Macron. Et il est piégé par cet accord, parce que M. Macron, lui-même, ne voulait pas d'accord avec les républicains. Il veut s'allier avec M. Mélenchon.
Est-ce que vous serez candidat au prochain congrès qui arrivera rapidement ?
Nous verrons bien. Moi, je suis président des républicains encore pendant trois ans, donc je n'ai pas à me représenter. Nous verrons bien. Moi, aujourd'hui, l'enjeu, ce n'est pas la tambouille d'un parti, les combinaisons, c'est l'avenir de la France. Et la France, soit elle bascule d'entre les mains de M. Mélenchon, soit M. Bardella à la tête d'une coalition de patriotes dont nous faisons partie, engage le redressement du pays. Il n'y a pas d'autre solution. Vous savez, je le dis aux Français très clairement.
On peut s'interroger sur les profils de certains de vos candidats. Vous avez-vous vu ça ? Loopsider, Mediapart et Street Press ont recensé 40 candidats RN qui posent problème pour des propos racistes, sexistes, antisémites, homophobes ou complotistes. Juifs qui parlent, bouche qui ment. Je cite à chaque fois. Tu as fait ta carrière à quatre pattes ou en braillant à propos de Rachida Dati. Je ne vous donne pas les noms des candidats, mais ils sont pour la plupart encore en liste. L'Ukraine est le plus grand fournisseur d'enfants pour les réseaux pédophiles. Brigitte Macron est un homme, un gamin à propos de Maëlle.
Pourquoi ne vous citez pas les propos des candidats et les filles ? Je l'ai fait à Alexandrine Rousseau il y a 20 minutes. Je suis extrêmement choqué par le parti pris que certains portent aujourd'hui. L'engagement, notamment du service public, pour un camp. Mais il n'y a pas d'engagement ? Je le dis, oui, vous exprimez un engagement. On n'est pas dans une interview, on est quelque part dans un débat. Vous êtes le porte-parole d'un camp. Et moi, je suis le porte-parole de la France qui refuse justement qu'on lui dicte ces oukasses. Vous savez, ces leçons, ça fait 40 ans qu'on les fait, elles sont ridicules.
Et grâce à ces messages que vous assénez, la France, elle est toujours dans un état catastrophique. Notre pays recule. Donc ce n'est pas ces propos. Les Français, ils en ont assez de ces dictats moraux que depuis Paris vous assénez et qui n'ont rien à voir avec l'intérêt du pays, je vous le dis avec gravité, avec solennité. Parce que le service public, il doit avoir une autre mission plutôt que de se discréditer comme il le fait en s'engageant politique.
On est dans un pays où le service public, comme le privé, fait son job, comme il le doit. Ce sont des questions qui sont légitimes. Votre collègue, Laure Lavalette, a répondu...
Non, ce sont toujours les mêmes questions. Mais non ! Ce sont toujours les mêmes questions. Ce n'est pas légitime de poser la question sur le Éric Ciotti. Ce sont toujours les mêmes questions. Nos candidats, ce sont des candidats respectables. Il y a pu y avoir. Et quand il y a eu des problèmes, nous les avons immédiatement retirés. Comme il peut y en avoir partout, vous savez, dans tous les camps. Les élections législatives, elles ont été décidées en quelques minutes. Et il a fallu trois jours pour décider des candidats.
Mais finalement, Jordan Bardella, il est plus clair que vous. Quand il y a un problème, il essaie de le régler. Nous l'avions fait.
Là, je vous donne des faits. Il y a eu un problème dans une circonscription. Nous l'avons réglé.
Il n'y a pas de faits contestables. Je vous pose une question et vous me faites un procès d'intention qui n'a pas lieu d'être.
Si, il a lieu d'être parce qu'il est permanent. Mais il n'est pas du tout permanent. Et vous le savez bien aussi.
C'est des éléments de langage peut-être. Mais ce sont des faits et les questions sont légitimes. Si vous ne voulez pas y répondre, c'est votre droit. Car nous ne sommes pas dans un débat. Ça, je vous le confirme.
Oui, je l'espère en tout cas. Parce que j'ai le sentiment souvent, quand je suis sur le service public, que c'est plus un débat qu'une interview.
Vous savez que ce ne sont pas les sentiments qui comptent, ce sont les faits. Ce n'est pas vous que je vais l'apprendre. Est-ce que François-Xavier Bellamy est sur le point de vous rejoindre ?
Je l'espère en tout cas. Parce qu'il a des convictions fortes, il a des compétences. Et il ne peut pas, comme beaucoup de ma famille politique, accepter, il ne peut pas accepter, qu'on se compromettre avec LFI. Sincèrement, que des républicains comme M. Bertrand soutiennent un candidat communiste. Mais c'est totalement ahurissant, ahurissant. François-Xavier Bellamy, comme moi, est un homme de droite. Comme moi, il aime la France. Et je suis sûr qu'il va nous rejoindre dans cette grande coalition. C'est une conviction ou c'est un fait ? Vous l'interrogez ? Je l'espère en tout cas. Je connais ses convictions. Et je sais qu'il ne laissera pas la France aux mains des insoumis.
Dernière question. Est-ce que vous avez vu le dernier tweet d'Aya Nakamura ? Ça, ce n'est pas moi, ce n'est pas le service public, c'est elle. Elle a tweeté, je crois qu'on va pouvoir le voir, ce tweet, pour appeler à lutter contre le Rassemblement national. Et elle a pris position politiquement.
C'est son droit. Moi, j'ai vu aussi le clip, on aurait pu en parler, scandaleux des rappeurs. Cet appel à la haine, à la mort, qui insulte des élus, qui insulte des femmes. On n'a pas entendu les mouvements féministes se lever. Imaginez, vous tout à l'heure, où vous faisiez ce procès d'intention. Arrêtez avec le procès d'intention. Quelques-uns, si nous avions tenu des propos qui seraient le dixième de ce que ces rappeurs scandaleux, honteux, qui font vomir, ont hier déferlé de haine, de ce déchaînement de haine. J'espère que la justice sanctionnera, parce que derrière cela, il y a un appel au meurtre. Il y a un appel au meurtre des élus. Il y a des élus qui sont pris pour cibles.
Mais j'aurais aimé qu'on parle de ce clip, parce que la honte, c'est ces gens qui sont valorisés chaque jour, qui font des appels au meurtre, des insultes, et qui, eux, ne sont absolument pas critiqués, mais sont valorisés. On peut s'exprimer aussi, parce qu'à un moment, il y a de la colère face à ce chap de plomb qui tombe, et qui veut dicter aux Français ce qu'ils doivent faire.
Les Français ne vous écouteront pas, je le dis dimanche. Moi, je n'ai pas de camp parmi les Français, je ne choisis pas parmi les Français. Pourquoi vous hochez ? Mais non, ça, c'est un procès d'intention, ce n'est pas possible. Vous décrédibilisez le travail de toute une rédaction. J'ai aucun fait des procès d'intention. Je ne fais aucun procès d'intention, et je vous remercie infiniment d'être venus. Merci. Merci et bonne journée. Merci. C'était Les 4V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv.
Éric Ciotti