« PYRAMIDE DE PONZI POLITIQUE » : AMIEL FAIT HURLER LA GAUCHE (BUDGET 2027)
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Nous sommes au bout de cette pyramide de Ponzi politique. Nous empruntons désormais les plus chers de la zone euro. »
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« En 2026, la dette publique devrait atteindre 119,3 % du produit intérieur brut et 121,7 % l'année prochaine, soit 3814 milliards d'euros. »
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« Avec près de 17 milliards d'euros de pertes de recettes et de dépenses nouvelles votées en commission, le déficit pour 2027 augmenterait de 8 milliards, voire 10 milliards. »
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« La commission des finances à l'Assemblée nationale a dégradé le déficit public de 8 milliards d'euros. C'est l'équivalent de 150000 enseignants. »
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« Dès l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu ne servira plus qu'à payer la charge d'intérêt. »
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« Un point de taux en plus, 100 euros de mensualité pour un prêt de 200000 euros sur 20 ans, on passe d'environ 1160 à 1265 euros par mois. »
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« Les intérêts, c'est 91 milliards, l'impôt sur le revenu net autour de 100 à 105 milliards d'après nos estimations. Pas la totalité, mais environ 85 % »
Temps de parole
- David Amiel100 %
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Nous sommes au bout de cette pyramide de Ponzi politique. Nous empruntons désormais les plus chers de la zone euro. Dès l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu ne servira plus qu'à payer la charge d'intérêt Mardi soir, l'Assemblée a ouvert l'examen du budget 2027. Le gouvernement vise 5 % de déficit. Mais en commission, les députés ont déjà creusé l'écart de 8 milliards d'euros. Pas de majorité, une présidentielle dans 6 mois, les deux ministres de Bercy montent à la tribune. Roland Lescure d'abord, David Amiel ensuite, et c'est lui qui va sortir l'expression qui fait hurler la gauche, pyramide de Ponzi politique.
En 2026, la dette publique devrait atteindre 119,3 % du produit intérieur brut et 121,7 % l'année prochaine, soit 3814 milliards d'euros. Deuxième chiffre important, la charge de la dette, qui devrait, quant à elle, atteindre 91 milliards d'euros en 2027. Et en 2027, pour financer notre dette publique, nous émettrons jusqu'à 340 milliards d'euros d'obligations, c'est 310 cette année. Nous ne pouvons pas nous y résigner. Pour éviter d'emprunter toujours plus, pour conserver des marges de manœuvre, il n'y a qu'une solution, réduire notre déficit.
Je crois que nous sommes tous, ou presque, d'accord sur ce Un chiffre de Lescure mérite qu'on s'arrête, 91 milliards d'euros d'intérêts en 2027, 12 de plus que cette année. C'est plus que le budget de l'éducation nationale, 63 milliards, et plus que celui de la défense, 53. Autrement dit, 250 millions d'euros par jour uniquement pour payer les intérêts. Voilà la contrainte dont les deux ministres veulent partir. Bien évidemment, si l'Assemblée souhaite un déficit inférieur à 5 %, n'hésitez pas, nous l'approuvons. Force est de constater qu'à l'issue de l'examen en commission, pourtant, monsieur le président, le compte n'y est pas.
Avec près de 17 milliards d'euros de pertes de recettes et de dépenses nouvelles votées en commission, le déficit pour 2027 augmenterait de 8 milliards, voire 10 milliards, si l'on s'en tient aux recettes crédibles. Vous avez supprimé une partie des efforts demandés aux collectivités territoriales. Vous avez supprimé une partie des efforts demandés aux retraités. L'objectif n'est en aucun cas d'opposer les uns aux autres, mais que tout le monde tout le monde contribue à cet effort que nous faisons, que nous devons faire pour notre pays, pour notre jeunesse. À condition, bien sûr, que le cadre soit respecté.
Si vous voulez 10 milliards de plus, monsieur le député, allez les chercher, financez-les. Mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs les députés, ce soir, le monde nous regarde, nos concitoyens nous regardent. Nous pouvons le faire et ensemble, nous allons le faire. Le message de L'Escure est simple, les 5 % sont un point fixe. Or, la commission des finances a supprimé des économies demandées aux retraités et aux collectivités. Résultat, selon le gouvernement, 8 à 10 milliards de déficit en plus et sans budget, ce serait la loi spéciale, au moins un demi-point de déficit supplémentaire, d'après l'Inspection générale des finances.
C'est dans ce cadre que David Amiel passe à l'attaque. Le minimum que nous devons aux Français, c'est de savoir ce que l'on veut. On ne peut pas soutenir la jeunesse à la télévision ou dans la rue et la trahir dans l'hémicycle. La soutenir par les mots et saborder son avenir par les votes. Et pourtant, depuis 10 jours, c'est à ce triste spectacle que nous avons assisté. Mesdames et messieurs les députés, alors que le déficit public est au-delà de 5 % et que les taux d'intérêt sont à presque 5 % alors que les besoins d'investissement dans l'avenir de la défense à la jeunesse sont colossaux. S'il vous plaît.
La commission des finances à l'Assemblée nationale a dégradé le déficit public de 8 milliards d'euros. C'est l'équivalent de 150000 enseignants. Alors pour s'acheter du temps, la classe politique a choisi la dette. Elle a été multipliée par deux depuis que j'étais moi-même lycéen dévorant tout les marges de manœuvre de l'État et les possibilités d'investissement dans l'avenir. Mesdames et messieurs les députés, nous sommes au bout de cette pyramide de Ponzi politique. Nous empruntons désormais les plus chers de la zone euro. Dès l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu ne servira plus qu'à payer la charge d'intérêt.
Dès aujourd'hui, si nous n'agissons pas, la hausse des taux va se répandre dans l'économie du crédit immobilier au crédit à la consommation. Un jeune qui touchera son premier bulletin de paye, il faudra apprendre qu'à la ligne impôt prélevé à la source, on lira désormais virement au marché. Et quand il voudra acheter son premier logement, il risquera de trouver porte close parce que le 1 % d'augmentation des taux d'intérêt que l'on a connu depuis juillet, c'est 100 euros par mois pour un crédit de 200000 euros. Vérifions deux affirmations d'Amiel. Un point de taux en plus, 100 euros de mensualité pour un prêt de 200000 euros sur 20 ans, on passe d'environ 1160 à 1265 euros par mois.
105 euros de plus, c'est exact. Deuxième affirmation, tout l'impôt sur le revenu ne servira qu'à payer des intérêts. Les intérêts, c'est 91 milliards, l'impôt sur le revenu net autour de 100 à 105 milliards d'après nos estimations. Pas la totalité, mais environ 85 % la formule est forcée, l'ordre de grandeur est juste. Mais on le voit mesdames et messieurs les députés par vos réactions, les vieilles habitudes ont la vie dure. La première habitude, c'est l'attentisme, surtout en année électorale.
C'est de dire "Une minute de plus." On a vu d'ailleurs certains nous dire "Après tout, contentez-vous d'une loi spéciale, laissez encore une fois dériver le déficit, fermez les dépenses d'investissement. Pourquoi vous embêter à proposer des mesures difficiles ou impopulaires à la veille d'une ?" Cette minute, mesdames et messieurs les députés, nous ne l'avons pas. Nous n'avons pas le droit de mettre la poussière sous le tapis. La seconde habitude, ce sont les lignes rouges à tous les étages. Parce que dès qu'il s'agit d'agir, on voit les mêmes réflexes pavloviens. Surtout, ne touchons à rien, ne froissons personne, ne prenons aucun risque.
Tout au long de son discours, les interruptions fusent. "Taxez les milliardaires" côté insoumis. "C'est vous, Madoff" côté Rassemblement National. Et la réponse la plus argumentée vient de la gauche non insoumise, le député GDR et Manuel Morel. Les les orateurs du gouvernement nous ont expliqué avec beaucoup de solennité et un chouïa de théâtralité "Le monde regarde la France." Qu'est-ce qu'ils ont ? Et c'est vrai et c'est vrai que le monde a de quoi être étonné de voir que ceux qui s'autoproclamaient Mozart de la finance depuis 10 ans ont cramé la caisse.
[applaudissements]
Oui. Vous n'y croyez pas vous-même parce que la réalité, c'est que vous nous préparez la récession et ça, nous ferons tout pour nous y opposer. Mais le vrai suspense de la soirée, c'est la motion de rejet préalable portée par les socialistes. Si elle passe, le débat n'a même pas lieu et le texte repart au Sénat en l'état. L'UDR et le Rassemblement National, pourtant très critiques, annoncent qu'ils voteront contre. Leur argument, ne pas offrir au gouvernement l'occasion de dire que le Parlement a déserté.
[applaudissements]
Chers collègues socialistes, votre motion n'est pas sérieuse. En janvier, vous avez sauvé le gouvernement de la censure et ce soir, vous voulez le protéger du débat. Jusqu'où irez-vous pour lui servir de ? Le 17 juin 1789, cette assemblée naissait en affirmant le droit de la nation à consentir à l'impôt. 237 ans plus tard, vous lui demandez de ne même pas en débattre alors que l'État empruntera l'an prochain près d'un milliard d'euros par jour. Nos finances brûlent et vous proposez de regarder ailleurs. Ce débat, nous le voulons. Si le gouvernement choisit de piétiner ce travail par un 49-3, il emportera seul la responsabilité devant les Français.
Nous parlementaires, nous ferons notre travail. Le La dépense publique augmente et 60 % de votre effort repose sur l'impôt. Vous rabotez l'abattement des retraités, vous taxez les malades de longue durée et les accidentés du travail, vous augmentez l'assurance automobile, les péages et même l'inscription en classe préparatoire. Alors, nous ne voterons pas cette motion de rejet. Chers collègues socialistes, vous offrez au gouvernement l'opposition dont il rêve, celle qui refuse de discuter pour qu'il puisse dire demain que le Parlement a déserté. Nous ne lui ferons pas ce cadeau. Résultat du scrutin, votants 385, exprimés 385, majorité 193, pour 149, contre 236, la motion est rejetée.
Je suis convaincu que ce qu'il se passe dans les mauvaises zones de la jeunesse, ce qui se passerait le 17 octobre est la consécration de la fin de votre gouvernement, de la fin Merci. jours avant l'arrivée de Jean-Luc Mélenchon au pouvoir. Le budget sera donc débattu article par article avec une cible que le gouvernement dit intangible, 5 % de déficit. La gauche veut y arriver par de nouveaux impôts, le Rassemblement national par d'autres économies. Amiel lui parle de pyramide de Ponzi. Qui a ? Dites-le en commentaire.
David Amiel