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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 26 octobre 2026 14 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeImmigration & asileSolidarités & famille

Le racisme tue

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:50Invité politiqueFait
    « je sais pourquoi on a laissé s'enquister la haine et le racisme. »
  • 3:33Invité politiqueFait
    « jamais les petits dans l'innocence du commencement de l'existence sociale ne font pas ces différences. »
  • 4:18Invité politiqueFait
    « en insultant, en sous-entendant, en pratiquant l'islamophobie et la négrophobie comme si c'était des idées comme les autres alors que ce sont des crimes. »
  • 5:31Invité politiquePromesse
    « c'est mon devoir de marcher devant vous. En portant l'idée que dans la Nouvelle-Fance, nous ne voudrons plus jamais entendre parler d'un raciste ou que ce soit dans une fonction d'autorité. »
  • 5:49Invité politiquePromesse
    « Ce crime sera pour chasser et puni systématiquement par la déchéance des fonctions d'autorité par ceux qui d'une manière ou d'une autre auront signifié qu'ils en sont affectés. »
  • 7:19Invité politiqueFait
    « Pingo n'a rien fait d'autre que de passer là. Et cinq blessés, on a donné leur prénom. »
  • 8:48Invité politiqueFait
    « Le carnage eû été épouvantable. Voilà ce qu'il avait dans l'esprit. »
  • 10:15Invité politiqueFait
    « chaque fois que quelqu'un s'est tue en ayant entendu des propos négrophobes, chaque fois que quelqu'un s'est tue quand il y a eu des propos islamophobes, chaque fois que quelqu'un a oublié de s'indigner quand on a abattu cette malheureuse jeune femme »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Jean-Luc Mélenchon

Monsieur le maire, cher Alliara, mesdames, messieurs les membres du conseil municipal, je vous remercie et je vous reconnaissant de me donner la parole parmi vous ce soir dans cette ville que mon père a habité il y a bien longtemps et où j'avais besoin de venir comme d'autres qui m'entourent, députés insoumis. comme une façon de contrebalancer la douleur que nous avons ressenti, la honte de voir notre pays abaissé par ce crime comme il l'a été. et le besoin de sentir par-delà la haine que tout cela exprime. Un de ces moments de chaude fraternité humaine comme celui que nous sommes en train de vivre en ce moment.

Nous sommes tous venus ici pour cela, en nous regardant, en nous saluant, nous rappelons et que nous ne sommes pas atteints de cette terrifiante maladie de l'esprit qui consiste à ne plus être capable de reconnaître dans le visage les yeux de quelqu'un, le visage et les yeux de son semblable, d'un être non pas identique à nous, mais semblable par ses besoins. L'amour qu'il est capable de porter pour les autres, l'attention qu'il est capable de porter à plus faible, qu'il soit enfant ou plus âgé.

tout ce qui fait de nous en dépit de tous nos défauts, ces êtres si spéciaux capable d'empathie, de commisération et d'aller au-devant des autres parfois jusqu'au sacrifice de soi-même comme nous l'avons vu dans ces circonstances extraordinaires. Si vous vous rappelez de ce lieutenant colonel qui s'était proposé en échange des otages et qui est mort en nous donnant l'exemple du don de soi le plus absolu. bel tram. Figurez-vous que c'est à lui que j'ai pensé quand la colère et le dégoût m'a envahi et même je peux le dire la rage de voir que tout cela avait eu lieu. Et pas un instant, je ne me suis demandé mais comment est-ce possible ? Parce que je sais pourquoi c'est possible.

Je sais pourquoi on a laissé s'enquister la haine et le racisme. On nous dit maintenant que cet homme est accablé par des troubles psychiatriques. Mais je le crois et je pense que c'est depuis le premier jour où le racisme a fait son nid en lui qu'il est devenu perturbé mentalement parce que le racisme n'est pas un sentiment spontané dans le cœur d'un être humain. Regardez nos enfants. Regardez nos enfants. qui parmi ses enfants a vu une seule fois un petit revenir à la maison et parler de son petit camarade ou de sa petite camarade à propos de sa religion ou de sa couleur de peau. Jamais les petits dans l'innocence du commencement de l'existence sociale ne font pas ces différences.

Ils en font d'autres he c'est pas toujours à leur avantage mais pas celle-là. C'est-à-dire que fondamentalement, ils savent se reconnaître dans l'autre et c'est l'acte le plus humain, le plus important, se reconnaître dans l'autre. Il n'y a donc aucune surprise au racisme. C'est une fabrication injectée de l'extérieur par la méthode de la répétition, de l'abrutissement volontairement organisé des heures du rang. en insultant, en sous-entendant, en pratiquant l'islamophobie et la négrophobie comme si c'était des idées comme les autres alors que ce sont des crimes. Ici, c'est la République française.

Nous sommes tous égaux en droit et cela qui même pas 24 heures après trouve encore le moyen de dire que la ville de Trappe est un repère de djihadistes qui prouve qu'ils ne connaissent même pas le mot du sens djihad dans l'islam. et qu'ils ne savent pas de quoi il parle, assimilant tout être qui n'est pas identique à l'idée qu'ils se font d'être un être humain à quelque chose de forcément criminel. Les mêmes recommencent et ils continueront, mesdames et messieurs. C'est pourquoi dans les circonstances si particulières où j'incarne le rôle que vous savez, c'est mon devoir de marcher devant vous.

En portant l'idée que dans la Nouvelle-Fance, nous ne voudrons plus jamais entendre parler d'un raciste ou que ce soit dans une fonction d'autorité. Ce crime sera pour chasser et puni systématiquement par la déchéance des fonctions d'autorité par ceux qui d'une manière ou d'une autre auront signifié qu'ils en sont affectés. Voilà ce que nous allons faire. Nous ne voulons plus jamais voir notre patrie de cette manière.

Il y a eu assez de crimes racistes dans ce pays, que ce soit contre les enfants là-bas à Toulouse, que ce soit ce prêtre tué dans son église ou que ce soit Pengo, Bossio Wangi tu pour l'unique raison que celui qui l'a vu a vu qu'il était noir et celui a suffi pour être un motif attiré comme cette jeune femme dans le nord de Paris. qui a été abattue alors qu'elle était passagère d'un véhicule où on l'a ramené chez elle. Qui est l'homme qui est capable de tirer sur une femme passagère d'un véhicule ? Qu'est-ce qu'il a dans la tête à ce moment-là ? Il a dans la tête que ce n'est pas une femme, c'est une noire. Voilà ce qu'il a dans la tête. Il a oublié l'humanité.

Et quand il oublie l'humanité de l'autre, il oublie la sienne. Et voilà pourquoi il se transforme queles que soient les circonstances en un meurtrier. Pingo n'a rien fait d'autre que de passer là. Et cinq blessés, on a donné leur prénom. J'ai demandé pourquoi leurs noms n'y sont pas. On m'a dit c'est comme ça parce que les familles ne le souhaitent pas. Parce qu'il va falloir vivre demain et après-demain et encore après nous autres les plus anciens et les plus jeunes et les tout petits qui ne doivent pas être condamnés à enf être enfermé toute leur vie dans une histoire tragique dont aucun d'entre nous ne sait si elle se finira par la justice.

Parce que comme tu l'as dit à l'instant, sans la justice, il n'y a pas de paix. On ne parle pas de la paix civile, on parle de la paix du cœur, de la paix de la relation aux autres. On ne peut pas avoir de relation de paix si l'on a idée que certains crimes restent impunis, certains crimes motivé par le racisme ou la haine religieuse. Voilà pourquoi la punition doit venir. Maroa, Samba, Ibrahima, Ahed et enfin cet enfant de 12 ans, Ramatou. Et on m'a dit que l'assassin s'était trompé sur l'horaire de sortie de la mosquée où il serait d'abord passé. Le carnage eû été épouvantable. Voilà ce qu'il avait dans l'esprit.

Ce n'a été une surprise pour personne si on en juge les témoignages que l'on peut déjà lire sur ce qu'était son comportement. auparavant cette obsession raciste qui lui envahissait la tête. Il ne pouvait plus rien voir, plus rien entendre, plus rien comprendre, plus rien lire sans se demander arabe noir, arabe noir, une sorte de parano qui lui a infesté l'esprit. Qui a fait ce travail ? Chacun rentre en lui-même parce que nous dans cette salle, nous sommes de l'ordre des justes. Nous n'avons pas à montrer du doigt des groupes. Nous ne pratiquons pas nous la responsabilité collective. Ce n'est pas nous qui disons quand un raconte sur un plateau de télé pendant des heures, des horreurs.

Tous les autres sont coupables aussi. Les autres sont seulement coupables de leur silence, de leur complicité muette, mais ils devront rentrer en eux-mêmes et nous appartient à nous de continuer à faire confiance dans la dignité humaine qui est que chacun s'interroge quand quelque chose a au-delà de tout bon sens pour se demander quelle part il y a prise et comment peut-être il aurait pu l'empêcher. Oui, il y a eu des silences qui se sont terminés par des morts.

Chaque fois que quelqu'un s'est tue en ayant entendu des propos négrophobes, chaque fois que quelqu'un s'est tue quand il y a eu des propos islamophobes, chaque fois que quelqu'un a oublié de s'indigner quand on a abattu cette malheureuse jeune femme et combien d'autres ton frère ? et que nous revoyons les mêmes gestes se faire sur les vidéos. À propos d'arrestation, je pense à chaque fois à toi, à ton frère parce que maintenant je sais et je me suis juré que jamais je ne me terraai et que quoi qu'il en coûte et à moi, il en coûte moins qu'à vous, je le sais bien. Je tâcherai chaque fois de m'associer pour montrer que nous ne laisserons pas franchir cette frontière.

Demandez-vous, vous autres qui vous croyez au-dessus de toute loi morale et de toute loi de l'humanité, qui vous ai tu pendant que l'on répétait sans arrêt jour après jour que c'était des arabo maghrébine et noir qui avaient cassé les magasins. sans vous demander si dans le magasin précisément, il y avait pas un arabo magrabin qui était là. Vous ne vous êtes pas posé cette question. Vous avez insulté d'abord en vous disant ils s'en débrouilleront. Mais cet homme qui a tué dit qu'il l'a fait pour venger ce qui s'était passé.

votre responsabilité, gens tout-puissant qui avaient passé toute la semaine à faire des commentaires en affichant soigneusement derrière vous tout le temps du matin au soir des images de la ville qui brûlaient pour que chacun chaque minute sente monter en lui la haine et l'envie de venger ce que l'on voyait que l'on trouvait si injuste en voyant ces gens en pleur devant ce qui avait été détruit autour d'eux. Ils sont coupables qu'ils entrent en eux. Nous ne leur ferons pas l'honneur de les montrer du doigt. Nous ne les nommerons pas.

Nous garderons pour nous jusqu'à ce que nous ayons entendu le son de leur voix condamné ses comportements, le mépris qui nous habite à leur égard et que nous ne sommes pas prêts à laisser de côté. Je sais que bien sûr ces mots me vaudront les condamnations habituelles de la caste qui domine et décide du bien et du mal trouve excessif et clivant qui proteste pour l'unité de l'humanité contre les autres. Mais il faut que cela soit dit. La responsabilité de notre patrie commune repose sur chacun d'entre nous. Nous ne devons pas pardonner. Nous ne devons pas regarder ailleurs. Chacun doit être confronté à sa responsabilité.

Et je le dis avec cette force parce que combien de fois ai-je entendu que nous étions nous confrontés à des responsabilités pour des événements beaucoup plus lointains et sur lesquels nous n'avions hélas aucune prise. Vous m'avez tous compris. Ce moment est un moment de douleur et ce moment de fraternité par lequel nous allons surmonter cette douleur. Je vous dis le bonheur qu'il y a regarder les uns les autres et à savoir à cet instant si vous permettez que j'utilise ce mot inhabituel dans la bouche dans laïque la communion humaine la communauté humaine qui j'en suis certain fait écho à vos propres croyances et convictions philosophiques.