Se saisir du problème majeur du dérapage de la dette publique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30François-Xavier BellamyChiffre
« la dette française est arrivée à 113% du produit intérieur brut ce qui représente maintenant près de 3000 milliards d'euros »
- 1:00François-Xavier BellamyChiffre
« en 1980 seulement la dette était de 20 % du produit intérieur brut aujourd'hui 113 % »
- 2:30François-Xavier BellamyFait
« les taux d'intérêt ont déjà évolué de 0,2 point en janvier sur la dette à 10 ans à 1,6 point aujourd'hui »
- 4:30François-Xavier BellamyFait
« le président de la république depuis le mois de septembre dernier a encore promis 50 milliards d'euros de dépenses supplémentaires dont rien n'est réellement financé »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous très heureux de vous retrouver depuis bruxelles aujourd'hui je voudrais vous parler d'un sujet est malheureusement un peu sérieux et qui pourrait pas être un peu technique mais qui engage beaucoup de notre avenir hier nous étions le 10 mai le gouverneur de la banque de france a lancé une alerte avec un peu de gravité une alerte sur le montant et la situation de la dette française après la crise du corona virus mais surtout après des années de dérapage budgétaire qui sont liées à un déficit structurel qu'aucun gouvernement n'a résorber depuis maintenant plus de quinze ans la dette française est arrivée à 113% du produit intérieur brut ce qui représente maintenant près de 3000 milliards d'euros alors vous allez dire 3000 milliards d'euros ça paraît à la fois énorme et en même temps très abstrait pour vous donner une petite idée de la réalité de ce dérapage finalement assez rapide eh bien il faut rappeler qu'en 1980 seulement la dette était de 20 % du produit intérieur brut aujourd'hui 113 % en 2007 elles étaient seulement 2 64% à la veille de la crise de 2008 aujourd'hui nous arrivons à des montants qui sont évidemment absolument insoutenable et le gouverneur de la banque de france françois villeroy de galop a dénoncé la double illusion je le cite d'une dette qui serait devenu sans limite et sans coûts sans limite comme si au fond on pouvait s'endetter indéfiniment comme si l'état n'avait pas de borne à son endettement et sans coup comme si la dette ne coûtait rien cette illusion de fête a été une réalité pendant les années passées puisque pendant les mois les années que nous avons connus avec des taux d'intérêt extrêmement bas avec les politiques monétaires dites non conventionnelles menée par les banques centrales l'argent ne coûtait rien et d'une certaine manière l'état pouvait s'endetter gratuitement il pouvait même acheter de la dette et cette situation lui coûter moins cher que s'il gardait sa dette ancienne aussi tout simplement il dépensait l'argent qu'il était capable de lever lui même mais aujourd'hui nous le savons bien ce montant de la dette il va commencer à nous coûter très cher pourquoi parce que vous l'avez tous vu nous le voyons tous l'inflation est de retour et avec l'inflation qui revient et bien les taux d'intérêt vont remonter pour chacun d'entre nous mais aussi pour l'état qui lorsqu ils s'endettent va se remettre à payer chaque hausse des taux d'intérêt français de 1 % représente pour notre pays au bout de cinq ans 20 milliards d'euros par an ce qui est l'équivalent de la totalité du budget de la police et de la gendarmerie réunis au bout de dix ans un coût de 40 milliards d'euros par an ce qui représente presque le budget actuel total annuel de la défense et ça n'est pas une fiction puisque les taux d'intérêt ont déjà évolué de 0,2 point en janvier sur la dette à 10 ans à 1,6 point aujourd'hui ce qui veut dire que déjà plus de 1 point ont été franchies en quelques mois évidemment pendant des années tout les autorités indépendantes ont signalé la gravité de la situation budgétaire française la cour des comptes la banque de france et nous avons pour ce qui nous concerne nous notre famille politique vous m'avez entendu bien souvent rappelé que cette situation n'était pas tenable qu'elle n'était pas durable mais les gouvernants n'ont rien entendu et ils ont préféré vivre sur les illusions de immédiate est que de prendre en considération l'impératif du long terme aujourd'hui il est absolument fondamental de faire face à cette dette est de commencer à répondre à ce défi répondre à ce défi ne peut passer que par un seul levier faire baisser la dépense publique c'est le devoir absolu que nous avons devant nous c'est une nécessité est double car d'abord il faut que nous soyons et c'est la première raison capable de faire face aux crises de demain nous avons affronté la crise du corona virus nous avons affronté la crise financière avant elle mais ne sera évidemment pas les dernières crises d'autres ne manqueront pas de survenir nous voyons aujourd'hui que la crise créée par la guerre lancée par la russie contre l'ukraine a déjà des impacts majeurs sur notre économie sur notre agriculture et que nous allons bien évidemment devoir faire face notamment à l'envolée des prix de l'énergie qui est aujourd'hui devant nous si nous n'avons plus de capacités budgétaires ne pourront plus faire face aux crises qui se présentent et puis la deuxième raison c'est que nous devons pouvoir financer les investissements qui nous attendait de fait nous sommes dans un moment charnière de notre histoire si nous voulons rester à la hauteur sur le plan technologique si nous voulons pouvoir faire face au défi environnemental et bien il nous faudra évidemment continuer à investir il nous faudra recommencer à investir parce que le grand paradoxe est que nous sommes endettés comme jamais mais nous n'avons jamais aussi peu investi dans l'avenir voilà le défi qui est aujourd'hui devant nous c'est un défi d'une urgence absolue et il est tellement tellement regrettable que cette question n'est qu'à peine été évoqué pendant la campagne présidentielle cette campagne présidentielle aura été l'occasion pour l'immense majorité des candidats qui se présentaient de faire assaut de démagogie à commencer par le président de la république depuis le mois de septembre dernier a encore promis 50 milliards d'euros de dépenses supplémentaires dont rien n'est réellement financer il est très certain qu'aujourd'hui nous allons nous trouver devant le mur du réel et que nous ne pourrons pas y échapper espérons que cette rencontre avec la réalité nous obligera à plus de responsabilité collectivement les efforts importants qui sont devant nous vont devoir être l'occasion d'un débat approfondi de la part de tous notre pays c'est aussi l'un des enjeux de l'élection législative qui s'annonce est l'un des enjeux de la représentation de notre pays ici dans les institutions européennes auprès desquels la france n'assume pas ses engagements depuis des années maintenant et qui ne manqueront pas évidemment de regarder avec inquiétude la trajectoire de notre pays dans sa gestion budgétaire voilà pardonnez moi de vous avoir peut-être fait perdre un peu le moral avec ces nouvelles qui sont évidemment préoccupante pour nous tous mais je crois qu'il faut regarder la réalité en face c'est aussi là que se joue l'honneur de la politique pour tous les citoyens que nous sommes merci beaucoup et à très bientôt ça
François-Xavier Bellamy