Discours de Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Humanité
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 37 %Attaque 53 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:59Invité politiqueChiffre
« les marges des raffineurs ont été multipliées par quatre. »
- 11:11Invité politiqueChiffre
« depuis Macron, le gaz a augmenté de 150%. »
- 27:28Invité politiqueFait
« la France n'a qu'une parole, elle ne la tient jamais. »
- 30:49Invité politiqueFait
« ils iraient à la retraite à 64 ans et ils l'ont fait. »
- 30:58Invité politiqueFait
« je vous avais dit qu'ils augmenteraient la TVA pour pouvoir couvrir les exonérations sociales. »
- 35:11Invité politiqueFait
« parce que les autres ne nous le vendront pas vu qu'eux aussi ils mangent eux aussi ils consomment »
- 39:50Invité politiqueChiffre
« en France il y a 1800 milliards à la caisse de dépôt et consignation »
- 39:57Invité politiqueChiffre
« il y a 2000 milliards placés dans l'assurance vie »
- 40:31Invité politiqueChiffre
« cela représente 900 milliards »
- 43:37Invité politiqueFait
« la banque centrale européenne a décidé de racheter les titres de la dette qu'avaient des banques privées »
- 44:46Invité politiqueChiffre
« le peuple français a voté non à 55% »
- 48:03Invité politiqueChiffre
« jusqu'à 10% »
- 50:02Invité politiqueChiffre
« 500 milliards de dettes »
- 50:31Invité politiqueChiffre
« un déficit égal à 110% du PIB de l'époque »
- 51:28Invité politiqueChiffre
« une dette égale à plus de 130% de son PIB »
- 51:39Invité politiqueChiffre
« d'un quart de sa valeur »
- 58:23Invité politiqueChiffre
« la dette représente à peine 17% du capital qu'elle stocke »
- 1:03:39Invité politiqueFait
« le type qui a été envoyé là il était le secrétaire général de l'Elysée de monsieur Macron »
- 1:10:04Invité politiquePromesse
« en aucun cas, jamais, d'aucune manière, je ne céderai le siège de la France à l'ONU et au conseil de sécurité de l'ONU pour personne »
- 1:15:44Invité politiqueFait
« soyez fiers d'être la première nation spatiale européenne »
- 1:17:21Invité politiquePromesse
« nous avons besoin de surveiller H24 le climat par nos satellites »
- 1:19:53Invité politiqueFait
« la politique le choix politique l'action politique est le seul élément maîtrisable par l'intelligence humaine »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon89 %
- ?11 %
≈ 90,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ça
marche là ? Vous m'entendez ?
C
'est moi qui ne m'entend pas. Ça marche vous autres ? Vous entendez ? Bon. Commencez pas à dire non, bande de menteurs. Si vous dites non, c'est que vous m'entendez. Alors,
quoi
l'explication là
? Ça
marche ou pas
? Bon,
j'étais en train de vous dire merci,
surtout
à ceux qui sont tout là-bas au fond, sous le cagnard.
C
'est bien parce que vous,
vous
rechargez la batterie, mais moi aussi, dans une affaire comme celle-ci. D'abord, je veux dire ma gratitude pour l'équipe du journal l'Humanité,
sa
rédaction, ses techniciens,
qui
ont permis ce beau succès
de
la fête.
Je
dis mes remerciements et ceux de toute la direction insoumise aux militants communistes qui facilitent notre présence et notre participation
à
tous les événements
qui
ont lieu sur cette fête.
Bien
sûr, je remercie les équipes insoumises qui sont au travail
pour
permettre que tout ça ait lieu, car bien sûr,
tout
ce que nous faisons est le résultat de l'action collective. Tout, absolument tout, y compris vous, moi, à l'instant où nous sommes.
Le
chemin qui s'ouvre sous nos pieds est fait d'abord de nos efforts, de notre mobilisation, de notre conscience politique, de notre niveau d'éducation qui s'élève à mesure que nous allons à la rencontre des événements et que nous apprenons à en tirer profit pour la cause que nous servons.
Puisque
nous sommes ici
par
centaines, peut-être par milliers, peut-on dire,
je
veux avant toute chose
commencer
par dire
en
notre nom à tous
nos
pensées émues aux familles des 300 journalistes assassinés à Gaza et au Liban.
Et
puisqu'il est question
de
presse
et
du noble, indispensable travail d'information dont nous avons besoin pour nourrir notre compréhension des événements et y trouver notre place. J'ai bien dit du travail, dans le respect de la déontologie particulière de ce travail,
qu
'est le travail médiatique.
Je
veux dire en notre nom, là aussi, à tous,
notre
soutien aux résistances qui s'expriment dans l'audiovisuel public et privé contre l'incrustation de l'extrême droite.
Voyant le
directeur adjoint de Valeurs Actuelles sur une chaîne du service public
et
de CNews chroniqueuse sur France 2
ou
bien encore à son poste,
le
faussaire qui m'attribua des propos qui ne sont pas les miens et qui pourtant continue, sans que personne ne nous ait présenté la moindre excuse, à animer la matinale de France Culture. Et enfin,
plus
récent
et
plus poignant peut-être encore,
le
spectacle consternant des censeurs d'Adèle Haenel sur France 5.
Tout
ceci nous est présenté par des gens qui n'ont jamais eu la main qui tremblait quand il s'agissait de faire le ménage dans l'idée qu'il se faisait tôt de l'objectivité. Et on nous dit, c'est pour permettre la diversité. Vous voulez permettre la diversité ? Alors expliquez-nous pourquoi il n'y a pas un seul éditorialiste sur l'une quelconque de vos chaînes qui viennent de la rédaction du journal l'Humanité. Alors nous, notre pays
et
le peuple de France, vivent en ce moment
une
situation d'une difficulté particulièrement terrible
dans
la vie quotidienne.
C
'est cette époque que l'on dit d'inflation, c'est-à-dire de la vie chère,
qui
est pour l'essentiel un rapte supplémentaire qui est fait sur la paye des salariés, sur les revenus des gens qui en ont,
au
profit de l'accumulation qui a conduit
à
ce que, dans ce système-ci, sous M. Macron, on ait vu se multiplier par deux en disant le nombre des milliardaires.
Eh
bien, mesdames, messieurs, combien de fois avons-nous entendu dire des gens qui se croient spirituels que la présence des riches ne les indispose pas, c'est plutôt celle des pauvres parce qu'ils les plaignent. Mais il n'y a pas de pauvreté s'il n'y a pas d'extraction de la plus-value et s'il n'y a pas de travail gratuit pris, s'il n'y a pas de prélèvement fait. Autrement dit,
ce
que nous vivons a un épisode terrible
de
la bataille pour la répartition de la richesse entre le capital et le travail, car rien ne fait augmenter les prix aujourd'hui du travail que n'auraient pas accompli les gens. Rien ne fait augmenter les prix parce que les machines n'auraient pas tourné autant qu'elles auraient dû, ou bien parce qu'on aurait distribué je ne sais quelle quantité d'argent sans réfléchir à la contrepartie matérielle. Non, rien,
que
ce soit l'augmentation du prix des carburants. Personne n'a décidé parmi nous, ni même notre pays,
de
participer au blocage du détroit d'Hormuz, sinon M. Trump et M. Netanyahou. Et pour finir, ce sont les peuples du monde entier qui en assurent la facture. Mais même cette facture-là est truquée,
puisque
dans la période que nous venons de vivre, depuis le début de la guerre contre l'Iran, guerre illégitime, je le rappelle, eh bien
les
marges des raffineurs ont été multipliées par quatre. Ce sont donc bien les marges qui provoquent la hausse des prix plutôt que tout autre événement. Et ces marges sont une décision de classe qui est prise par les uns contre les autres.
Ni
fatalité, ni destin probable, ni main de je-ne-sais-qui, ni fil magique du prétendu marché
qui,
dans cette affaire, fonctionne. Rien d'autre
qu
'un rapport de force entre classes sociales. Alors je sais que cette manière de parler
peut
déplaire.
Mais
elle a
au
moins le mérite de la clarté.
Et
chacun comprend, alors qu'elle est sa tâche, rétablir le rapport de force qui a été déséquilibré, au point que pendant toutes les années du Mozart de la finance, le ci-devant, M. Macron,
c
'est un détournement massif qui a abouti au résultat suivant. Un million de personnes de plus dans la pauvreté, huit millions de personnes à l'aide alimentaire,
des
millions de gens précipités
dans
une situation où un tiers d'entre eux
mangent
moins pour pouvoir mettre
le
carburant dans leur véhicule pour pouvoir aller au travail, faire la part de travail gratuit qui va servir à enrichir les autres. Ah oui, ces mots vous dérangent. Eh bien, c'est à nous de les porter partout, pour porter comme une lumière le sens des événements. travailleuses, travailleurs,
vous
autres, gens du peuple, ne croyez pas que vous soyez accablés par autre chose qu'un rapport de force que vous devez inverser. Et vous allez le faire avec des bulletins de vote, autant que par la... que cette inflation serait de 3%. Eh bien, voici ce que j'ai à dire. Je ricane.
3
% ne correspond à l'expérience concrète de personnes dans cette salle.
Quand
on a un indice qui agglomère
le
prix
de
la bonnetterie masculine et féminine
avec
des ordinateurs, des voitures et des sacs de patates, on peut en effet admettre
que
les prix en moyenne est évolué de 3%. Mais si l'on regarde plus attentivement ce qui constitue la vie quotidienne de millions de femmes et d'hommes qui s'usent à la tâche
pour
faire vivre, et parfois seulement, survivre leur famille,
depuis
Macron, le gaz a augmenté de 150%, pas de 3%.
Et
avant ça,
où
sont les belles personnes qui nous avaient vanté que dès que l'on aurait fait la privatisation et qu'on aurait débarrassé le gaz des fonctionnaires qui le parasitaient, on connaîtrait un bonheur et une jouissance sans fin avec des prix qui seraient quasiment des cadeaux. Où êtes-vous, donneurs de leçons, bradeurs du pays, qui nous avaient augmenté de 150% ? Où êtes-vous, les belles personnes qui nous avaient promis que quand on aurait privatisé Total et les autres, les carburants baisseraient alors qu'ils ont augmenté pendant ces années de 30% ? Je n'ai pas dit 3%, j'ai dit 30%.
Où êtes-vous, les organisateurs du libre marché qui, par sa main habile et bienveillante, toujours calculatrice, allez-vous libérer de l'infection des normes,
des
exigences, des taxes avec lesquelles l'État s'empiffre, paraît-il ?
Eh
bien, les prix ont augmenté pour les aliments de plus de 30%. J'ai dit 30%, pas 3%. Voilà le monde de mensonge dans lequel nous vivons. La vie est dure, de plus en plus dure. Et ce, pour qui elle est moins dure, parce que leurs revenus leur permettent de la trouver moins dure, comme c'est mon cas. Alors, ceux-là ont un devoir humain par-dessus tous les autres. Votre morale ne peut pas être. Profite et tais-toi ! Par vos groupes d'action, vous alliez continuer à faire les collectes d'aliments, de matériaux dont les autres ont besoin.
Entraînez-vous, car la société de l'entraide commence avec nous, avec notre militantisme, avec notre conscience ouverte à la souffrance des autres, plutôt qu'à l'indifférence qui est la caractéristique des classes dominantes. Mesdames, Messieurs, ce qui arrive, hélas, dirigé comme nous le sommes, va être pire. Pourquoi ? Évidemment, parce que l'accumulation des causes qui nous ont conduits jusqu'à la situation présente
va
continuer et s'intensifier. Le changement climatique
est
irréversible.
Ceux
qui nous dirigent ne font rien. Et il arrive que dans le changement, certaines catastrophes finissent par être profitables à tel ou tel produit que l'on vend.
Et
quand je dis tel ou tel produit, je sais, que quand dans l'agriculture, les produits de consommation que notre pays n'est plus capable de produire car nous ne sommes plus indépendants ni souverains en matière alimentaire,
que
dans le même moment
où
les patates elles-mêmes ont fini par brûler, eh bien d'autres productions qui ont été destinées au marché mondial ont augmenté dans des proportions telles que cette canicule est une bonne affaire quand le blé
passe
à 145 euros la tonne ou quand le maïs qui nourrit les poules chinoises et je ne sais quelle autre brave bête est passé à 175 euros la tonne.
Tel
est le monde dans lequel nous vivons.
Le
capitalisme ne s'occupe pas de savoir ce que deviennent les êtres humains qui produisent la richesse. Il ne s'occupe que d'une chose, faire tourner toujours plus vite l'argent pour le transformer en marchandise, pour le transformer à nouveau en argent, dans une indifférence absolue
de
ce que deviennent tous ceux qui produisent ces richesses.
Nous
sommes le parti, le mouvement qui rétablit les droits de l'humanité face aux droits des marchandises. Voilà qui nous sommes.
J
'ai dit que cela serait pire
parce
que la Banque Centrale Européenne est en train d'augmenter ses taux. Alors vous autres, vous avez déjà du mal à comprendre ce que fait au juste cette Banque Centrale
et
de qui elle est indépendante. Alors quand vous entendez dire qu'elle va augmenter ses taux, l'affaire devient un peu plus compliquée. C'est mon devoir, c'est votre devoir à vous les militants de l'expliquer autour de vous.
La
Banque Centrale a un statut.
J
'ai voté contre ce statut et j'ai eu l'honneur d'être blâmé par M. François Hollande à l'époque.
Il
faisait son travail, déjà,
qui
était de faire avancer la cause malpropre de ce statut.
Et
ce statut prévoit que la Banque Centrale est indépendante et elle reçoit pour objectif, mesdames, messieurs, non pas de faire attention à savoir s'il n
'y
a
pas
assez ou s'il y a trop de chômage ou que sais-je encore.
Si les
êtres humains arrivent à circuler, si les écoles sont bien garnies, non, la Banque Centrale Européenne ne s'occupent que d'une seule et unique chose,
l
'inflation,
le
prix des marchandises. Et quand on leur dit vous êtes en train d'augmenter les taux au moment où de notre pays, comme celle de tous les pays,
est
en train de faire entrer nos économies en récession parce que dans tous les pays,
tous
les pays, la dette publique se paye plus cher aujourd'hui qu'elle se payait hier et qu'on arrive à près de 4%
de
taux. Dans tous les pays, la seule solution qui est proposée et mise en œuvre, c'est de réduire les budgets, de faire des coupes dans les budgets publics, de supprimer des enseignants, de fermer des écoles, de fermer des maternités, de fermer des kilomètres de voies ferrées, etc. Si bien que quand la Banque Centrale arrive
et
qu'elle augmente ses taux, elle va aggraver cette situation et nous plonger dans la récession. La récession, ça veut dire
dans
le système capitaliste, il n
'y a
pas pire crise
parce
que le système repose sur la croissance permanente et infinie.
Et
nous sommes à, ça n'a même plus de sens, 0, je ne sais quoi, 4% de croissance.
Le
président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, notre camarade Éric Coquerel, avait déjà prévenu sur tous les tons. Personne ne peut dire «
Ah
! » C'est comme le dit Macron quand il ne sait plus quoi faire. Il dit « Mais qui aurait pu prévoir ? » Eh bien nous, figurez-vous précisément. Et nous avons alerté, prévenu, mis en garde, fait des contre-propositions sans cesse et notamment celles qui leur ont tant des plus, comme la taxe Zuckman et autres pour rétablir l'équilibre entre la contribution du travail et celle du capital. La contribution du travail vient deux fois. La première fois quand la richesse est créée, la deuxième quand on supprime des services publics qui sont, comme chacun le sait, le seul patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine.
Vous payez une deuxième fois quand il n'y a plus de train, quand il n'y a plus de bus, quand vous êtes obligés d'inscrire vos enfants dans une école privée alors que vous voudriez qu'ils soient à l'école publique, etc., etc.
Voilà
le point où nous allons
et
dans ces conditions,
il
y a bien sûr des mesures d'urgence à prendre.
C
'est d'elles dont je vais dire rapidement un mot.
Mais
je ne veux pas que l'on croit
que
notre pensée serait faite de mesures d'urgence,
de
sparadrap plus performants que ceux des autres. de rustines mieux collées que ce que collent les autres.
Nous
voulons véritablement
et
décidément la transformation de fond en comble du système de la société, une autre agriculture, une autre industrie, une autre répartition de la richesse.
La
révolution citoyenne, c'est-à-dire le contrôle populaire sur toutes les affaires qui le concernent directement. Alors, de ces mesures d'urgence,
vous
les connaissez.
D
'abord, c'est évidemment le blocage des prix et le blocage des marges. Entendez les gens, le blocage des prix, c'est on bloque les choses là où elles sont.
Quand
vous bloquez les marges, c'est que vous empêchez qu'on augmente la part que celui qui vous vend quelque chose prend pour lui-même, notamment, par exemple, sur les carburants.
ça,
c'est la mesure de base, la mesure de survie. Mais,
comme
on en parlait entre nous, les Insoumis,
et
avec la présidente du groupe, Mathilde Panot, on se disait peut-être qu
'il
faut
qu
'on aille
plus
à fond pour faire comprendre ce qu'est une mesure d'urgence. Mesdames, Messieurs, Camarades, il y a dans notre pays la possibilité, par décret,
de
décider de l'état d'urgence
quand
l'ordre public est troublé,
c
'est-à-dire quand éclatent des révoltes urbaines
ou
quand, par diverses provocations, des manifestations pacifiques tournent mal et qu'on nous éborne les gens qui s
'y
trouvent.
En
tout cas, on peut déclarer à ce moment-là l'état d'urgence.
Il
y a même un article de la Constitution, l'article 16, qui, dans un cas similaire, qui peut arriver,
on
a déjà vu ça en France avec les généraux félons,
permet au
président de la République de suspendre les libertés constitutionnelles pendant six mois.
Oui,
ben, réfléchissez, qui c'est qui pourrait prendre une décision pareille
? Eh
bien, vous voyez que dès lors qu'il est question d'ordre public, alors là, oui, il y a diverses matrages, qui sont disponibles.
Mais
quand il s'agit
de
l'état d'urgence écologique comme ce fut le cas cet été, mais quand il s'agit d'état d'urgence social comme c'est le cas en ce moment, alors il n'y a aucune possibilité de décréter l'état d'urgence, de prendre des décisions rapidement appliquées, rapidement déployées, et qui seraient ensuite, bien sûr, comme on le fait pour les ordonnances, vérifiées par le Parlement lui-même, qui dirait si elles ont été ou non conformes à l'intérêt général.
Nous
voulons, nous, les insoumis, que pour la suite des événements, et notamment, lorsque viendra le moment de refaire la Constitution, mais dès avant, il y ait
la
possibilité décrite par des conditions objectives particulières de décréter l'état d'urgence sociale ou l'état d'urgence écologique.
La
deuxième mesure,
c
'est l'échelle mobile des salaires.
L
'échelle mobile des salaires, ça veut dire qu'à intervalles réguliers, on ajuste les salaires sur le niveau d'augmentation de la cherté de la vie, de manière à ce que le pouvoir d'achat ne recule pas. Voilà ce que veut dire l'échelle mobile des salaires.
L
'échelle mobile des salaires est revendiquée notamment par le syndicat CGT
et
par nous, évidemment. L'échelle mobile des salaires a existé en France entre 1952 et 1983.
L
'échelle mobile des salaires existe en Belgique.
Alors,
on nous dit
si
vous faites ça, il y aura un effet, comme ils disent, de second tour.
C
'est-à-dire qu'après que vous ayez augmenté les salaires comme les prix des marchandises auront augmenté. Première remarque, ce n
'est
pas obligatoire. Vous ne pouvez pas les augmenter et diminuer vos marges. C'est-à-dire que vous réorganisez la distribution entre le capital et le travail. Et c'est bien ce que nous voulons faire. L'échelle mobile des salaires fait pousser des cris aux économistes dits orthodoxes,
c
'est-à-dire particulièrement dangereux.
leur
fait pousser des cris. Mais je les vois bien moins criants
quand
il s'agit d'organiser l'échelle mobile du capital. Alors là, non, plus personne n'a rien à dire. Et pourtant, j'aime mieux vous dire que ça vous coûte horriblement cher. Mais vous ne savez même pas que ça existe. Voyez-vous,
il
y a dans les mots art de la finance de notre État des gens
d
'une spéciale nullité. Ainsi, le précédent Mozart de la finance, père Cessandre, le président Giscard d'Estaing, qui avait inventé un emprunt gagé sur l'or. Eh bien, nous avons remboursé pour finir
plus
de 12 fois la somme initiale. Il faut oser le faire.
Et
ainsi de suite, je pourrais vous en citer plusieurs. mais comme tout à l'heure, je vais vous en présenter quelques-uns de particulièrement dangereux et de beaucoup plus contemporains,
je
vous laisse garder votre souffle pour les huer le moment venu.
Eh
bien, quelle est cette échelle mobile du capital ?
L
'État décide de lancer des titres de dette, je t'en prends de dessous, alors tu te méfies, tu te dis, bon, ça va Mélenchon, il a de quoi, il me prend 1000,
il
va me les rendre.
Mais
tu te dis, l'année prochaine, si c'est 3% d'inflation,
et
puis l'année d'après, encore 3%, ça commence à faire beaucoup. Eh bien, je te rassure, je suis l'État, j'ai inventé un papier, je te dis, j'ajuste les intérêts sur l'inflation. S'il y a de l'inflation, allez, tes intérêts seront augmentés du montant de l'inflation. Exactement ce que nous sommes en train de proposer avec l'échelle mobile pour les salaires. Et c'est pas tout. Comme l'État est bon prince quand il s'agit des riches, non seulement les intérêts sont augmentés de l'inflation,
mais
le capital à rembourser aussi est augmenté de l'inflation. Ah,
je
vous vois un peu perplexe, le temps de réaliser ce que tout ça veut dire. Parce que comme on n'a pas l'habitude de ce type de cadeau,
on
a du mal à imaginer quand c'est pour les autres. Ne croyez pas
que
ce soit des sommes dans des coins, c'est les plus vénards, ceux qui sont arrivés les premiers, qui ont acheté les premiers ces titres. Non, non, non, non. Ça représente des milliards, mesdames, messieurs.
C
'est-à-dire que ça représente aujourd'hui, à l'heure à laquelle nous parlons, l'augmentation de la charge de la dette, c'est-à-dire ce que nous payons tous les ans en intérêt
des
nouveaux emprunts que nous faisons pour payer ceux d'avant.
Parce
que ceux qui vous donnent des leçons
et
vous disent qu'il faut que vous payez vos dettes, eux,
ont
décidé qu'ils ne les payaient jamais.
C
'est-à-dire que quand un titre de dette est arrivé au bout
et
que c'est l'heure de payer, ils disent pas de problème,
nous
allons emprunter
et
nous allons vous rembourser avec ça. Et voici un nouveau titre de dette.
C
'est pourquoi chaque fois que vous me verrez ou que vous verrez l'un d'entre nous en train de discuter avec eux qui prennent ces grands airs pédants,
la
France n'a qu'une parole, elle ne la tient jamais. Ben oui, les 3% c'était quand ? Jamais. Alors comme ça, le problème est réglé. Mais ils n'hésitent pas à dire la France n'a qu'une parole et elle la tiendra.
Mais
eux, ils ne la tiennent pas.
Ils
ne la tiennent jamais parce que notamment quand ils vous disent qu'il faut payer ses dettes, précisément, ils ne la payent jamais. Et monsieur le ministre Bruno Le Maire m'avait dit à l'époque
«
Mais monsieur Mélenchon, pourquoi réclamez-vous que la dette devienne perpétuelle ? » Monsieur Mélenchon, elle l'est déjà. Nous ne la payons jamais. Nous empruntons chaque fois qu'un titre arrive à son terme. Tout ça est un immense système qui n'aboutit qu'à un seul résultat concret. La finance internationale, ses fonds de pension et autres disposent d'un pouvoir d'arbitrage dont elles décident, seules et contre la volonté des peuples, pour savoir à quel taux elle va vous tondre. Si bien qu'en ce moment, comme il y a
des
masses considérables de capitaux disponibles dans le monde, ils se précipitent tous pour acheter des actions sur les sociétés d'intelligence artificielle. Alors qu'il n'existe aucun modèle économique
qui
permette d'affirmer
qu
'il y aura un résultat et des dividendes pour ces actions.
La
seule chose qui risque de se produire et qui se produit, c'est que ces actions augmentent jusqu'au jour où quelqu'un prend peur et se met à les vendre. Et à ce moment-là, tout s'effondre.
Et
si vous avez eu une retraite par capitalisation, alors dites au revoir à votre retraite, comme l'ont fait des millions de Nord-Américains en 2008,
au
moment de la crise dite des subprimes.
Des
millions de gens tout perdus de ce qu'ils avaient économisé.
Et
cette crise qui a eu lieu en 2008 a encore des effets aux Etats-Unis d'Amérique parce que des gens qui ont été chassés de chez eux parce qu'ils ne pouvaient plus payer, parce que le bien qu'ils avaient acheté a été vendu une deuxième fois à tarifs plus riches. Ces gens continuent à vivre,
soit
dans des campings, soit dans la forêt, soit dans les
déserts,
soit dans des caravanes. Voilà le paradis que vous promettent les Retaillot et compagnie qui vous appellent tous à avoir des actions
des
retraites par capitalisation. si à un seul jour de votre vie vous faites l'erreur de leur faire confiance parce qu'ils vous disent « Regardez, il y a déjà des gens qui ont des retraites par capitalisation, ce qui est vrai.
»
Ils oublient de dire que souvent on ne nous a rien demandé
et
qu'on se retrouve dans un système de retraite par capitalisation parce que c'est comme ça mais que le risque est immense pour tous ceux qui en ont une. Mesdames, Messieurs, ce système qu'a inventé le système
est
un système malhonnête
parce
que de tout ça il ne reste qu'une chose
des
charges terribles
qui
pèsent sur le peuple.
Et
voilà pourquoi si un jour de votre vie vous faites la bêtise d'accepter la politique que ces gens-là vont faire si vous les remettez au pouvoir pas vous tous ceux qu'il y
a
autour de nous
il
est temps de leur dire à la campagne de 2022 on vous avait prévenu qu'ils iraient à la retraite à 64 ans et ils l'ont fait alors qu'ils me traitaient
d
'illuminés qui annonçaient des choses de complotistes
je
vous avais dit qu'ils augmenteraient la TVA
pour
pouvoir couvrir les exonérations sociales
par
lesquelles ils ont libéré
la
production comme ils disent des charges c'est-à-dire des cotisations jusqu'à trois fois le SMIC. Aujourd'hui un quart du revenu de la TVA sert à payer à la sécurité sociale l'argent qu'ils percevaient autrefois par vos cotisations voyez-vous
il
faut que la sécurité sociale soit entièrement défiscalisée la cotisation appartient aux travailleurs c'est eux qui doivent gérer et personne d'autre dites aux gens autour de vous
vous
savez que ce système est à l'agonie vous savez qu'il est incapable d'avoir quelque chose à proposer
il
n'a rien à vous proposer autrefois ils disaient je vous propose de devenir tous riches et il y avait des ballots pour le croire j'aimerais que vos enfants rêvent d'être milliardaires et on leur a dit non c'est immoral c'est pas comme ça qu'on éduque nos gosses
mais
maintenant qu'est-ce qu'ils vous proposent quel est leur projet politique
faire
des économies eh bien il n
'y
a qu'à tout vendre comme ça pour le coup on fera des économies mais répondent-ils ben c'est bien ce que nous avons l'intention de faire tout vendre voilà où nous en sommes
mais
si vous les laissez faire ne croyez pas que eux un seul jour ils hésiteront ils diront on a été trop loin maintenant il faut ralentir nous avons déjà attendu jusqu'à la peau il faut s'arrêter car il y a la peau ils ne s'arrêtent pas ils ne s'arrêteront jamais et vous avez entendu comme moi monsieur Attal déclarer que son premier projet était de ramener le code du travail à une petite constitution de 50 pages comme si les centaines de pages
les
milliers d'articles du code du travail étaient autre chose que la lutte de nos pères et mères et de ceux qui se battent encore maintenant
pour
protéger leurs acquis
vous
les avez entendu dire ah ah nous allons rapprocher le salaire brut du salaire net et nous allons rendre ainsi du pouvoir d'achat aux travailleurs oui oui vous aurez plus de pouvoir d'achat mais avec ce pouvoir d'achat supplémentaire il va falloir vous payer votre retraite parce qu'il n
'y aura
plus de sécurité sociale avec ce soi-disant pouvoir d'achat supplémentaire qui est fait de votre paie le salaire brut c'est votre paie ce n'est pas un cadeau c'est quelque chose que vous avez gagné par le travail et qui passe en cotisation obligatoire ce n'est pas un cadeau
eh
bien
pour
avoir le même taux de remplacement
qui
n'est pas toujours bien fameux que vous avez aujourd'hui par la sécurité sociale pour les retraites eh bien avec le pouvoir d'achat qu'ils vous auront donné vous devrez vous le payer
deux
fois plus cher que ce que vous payez aujourd'hui en cotisation pour les retraites voilà la vérité du système ils n'ont pas arrêté un seul jour
pas
un seul jour de prévoir comment
s
'ils avaient le bonheur de gagner de nouveau
et
ils s'en croient capables puisqu'ils n'ont même pas honte de nous présenter deux anciens premiers ministres qui ont été l'un un ébordieur de masse
et
l'autre un passager clandestin pendant dix heures des gouvernements ils n'ont pas honte et ils pensent qu'on va les réélire voilà à quoi nous sommes confrontés ces gens sont déterminés à être aussi violents qu'ils l'ont été jusque là et n'ont pas arrêté à se repentir
à
se demander comment faire pour faire face à la crise climatique non pas l'été prochain mais dès maintenant parce que la crise climatique va continuer du fait de la modification des courants marins qui vont perturber le climat de toute la planète et donc aggraver les circonstances de pénuries alimentaires tant et si bien que des pays comme le nôtre qui ne sommes plus souverains
et
bien ce que nous importons nous l'importerons à plus cher ou nous l'importerons à moins parce que les autres ne nous le vendront pas vu qu'eux aussi ils mangent eux aussi ils consomment
voilà
la société de chaos dans laquelle ces gens vont vous plonger si vous commettez l'erreur de les laisser reprendre le pouvoir
alors
je vous ai dit
je
vais vous dire maintenant
ce
que ça vous coûte
l
'échelle mobile du capital
et
de ses intérêts
ça
coûte l'essentiel de l'augmentation de la charge de la dette autrement dit
ça
coûtait sur 13 milliards d'augmentation de la charge de la dette ok d'une année sur l'autre il fallait payer 13 milliards de plus
et
bien il y en avait 10 qui étaient exclusivement réservés à payer les coupons dorés
que
je viens de vous décrire
et
maintenant
sur
3 milliards 600 millions de plus qu'il faut payer
il
y a 2 milliards 700 millions qui sont exclusivement réservés à payer les coupons dorés que monsieur Macron et sa bande ont offert à ceux qui pouvaient se les acheter
voilà
où nous en sommes
alors j
'avais prévu comme je viens à la fête de l'humanité
d
'entrer dans les aspects théoriques de ces questions du rapport entre le capital et le travail mais
il
se trouve que la façon avec laquelle
nous
avons conduit notre campagne j'espère que vous vous en êtes tous rendu compte
nous
faisons une campagne de propositions nous mettons des sujets sur la table
je
serais un irresponsable si préparant notre accès au pouvoir
je
ne m'étais pas concerté avec tous mes camarades
avec
Clémence qui s'occupe du programme avec Eric qui est le président de la commission des finances avec Aurélie avec tous les autres
avec
Louis Boyard pour la partie jeune bref
tous
nous réfléchissons comment nous allons nous y prendre
le
macronisme
nous
a enlevé beaucoup de marge de manœuvre mesdames, messieurs
le
point de leur sottise accumulée
c
'est qu'il est difficile de trouver l'espace qui nous permettrait d'investir comme nous voulons le faire en masse
pour
faire la bifurcation écologique investir en masse au moment où notre voisin allemand va le faire
si
nous ne voulons pas que la France d'un seul coup recule
dans
l'échelle de ceux qui sont capables de produire de faire et donc d'aider son propre peuple et les autres peuples car nous sommes des partageux
et
nous avons réfléchi en nous disant comment nous ménager des marges de manœuvre premièrement
en
se donnant des moyens financiers supplémentaires de deux façons premièrement
le
budget de l'État
doit
être débarrassé de la charge des aides sans contrepartie au capital dont le sénateur
communiste
Fabien Gué directeur de l'humanité
a
chiffré le prélèvement à 210 milliards mais quand bien même prendrions-nous le chiffre le plus bas celui qui a été fixé par le président membre de Les Républicains
qui
lui a dit ah non non non il n
'y
en a que pour 120 milliards et bien comme je l'ai dit aux gens du MEDEF
ne
venez pas me faire la leçon ou seulement ou sinon en un seul coup je vous remets tous les comptes d'équilibre c'est-à-dire que dans le prochain budget il n
'y
aura plus un COPEC pour vous en aide et tout reviendra dans le budget de l'État
et
à ce moment-là
il
sera à l'équilibre heureusement
que
je suis et notre équipe est moins déraisonnable que c'est violent mais qu'il n'aille pas rêver
tout
ça est fini si nous gagnons
tout
ça sera transposé refait remalaxé donc ai-je dit premièrement abat les aides de toutes sortes en contrepartie deuxièmement utiliser en le dirigeant vers l'économie de notre pays ses besoins ses usines ses matières premières la nouvelle agriculture à construire la masse immense de l'épargne qui existe en France
car
en France il y a
1800
milliards à la caisse de dépôt et consignation
il
y a 2000 milliards placés dans l'assurance vie
c
'est à nous qu'il revient de dire
nous
proposons en France
de
meilleurs placements et c'est ainsi
que
puisqu'un euro sur deux
qui
est placé en France
dans
les assurances part à l'étranger
et
bien le moment venu
lorsqu
'il y aura de quoi placer en suffisance
cet
avantage fiscal devrait être supprimé de sorte que pour le retrouver
il
faille investir en France
cela
représente 900 milliards
m
'entendez-vous
? ne
laissez jamais dire
que
la France manque d'argent alors il est normal que ceux qui ont placé leur argent je parle des citoyennes et des citoyens demandent des garanties et il est normal qu'ils en aient c'est bien ce que nous comptons faire la meilleure des garanties c'est une bonne gestion de l'état c'est un peuple qui consomme au lieu de vous prendre à la gorge
est
-ce que ces gens vont enfin comprendre que le bonheur de chacun à la fin fait le bonheur de tous autrement dit
que
si l'on donne en augmentant les salaires les moyens aux gens de vivre alors
on
augmente la consommation populaire
et
la richesse du pays
c
'est pour 55% de sa valeur totale
de
la consommation populaire
voilà
de quoi il fait notre pays voilà comment on peut trouver deux sources et puis
enfin
il y en a une troisième se donner des marges de manœuvre
c
'est la raison pour laquelle nous avons proposé
que
la dette
de
la France c'est-à-dire les bouts de papier marqués dessus république française je te dois à temps
qui
se trouve aujourd'hui dans les coffres de la banque centrale européenne pas les coffres des fonds de pension pas votre coffre à vous où vous rangez vos actions à chaque fois que votre SMIC est augmenté
et
que vous avez couru pour acheter qui un lingot d'or qui une action
et
bien donc ces titres de dette qui sont à la banque centrale européenne
qu
'ils soient soit gelés soit annulés c'est une discussion technique que je vous épargne
mais
en tout cas
qu
'ils cessent d'être rémunérés
qu
'ils soient qu
'ils
ne soient plus chaque année garantis par de nouveaux emprunts aux tarifs de la finance internationale
dans
un premier temps pour faire peur
on
a utilisé des expressions que j'avais dosées laissant à mes adversaires le choix de savoir si pour une fois ils seraient gracieux ou vulgaires comme d'habitude
j
'ai dit la dette
vous
la mettez à la cave
vous
la mettez au grenier vous la suspendez au plafond vous la mettez au frigo vous la foutez au feu
elle
s'annule aussitôt
non
pas aussitôt il faut quand même dire que c'est des lents à la comprenote ça a pris deux mois
et
il a fallu qu'un fasciste tout nez quelque part se rende compte de ce que j'avais dit pour que ça arrive sur les réseaux sociaux et que ça vienne dans l'officialité médiatique Mélenchon veut mettre la dette au feu au secours disent-ils
comme
si c'était leur propre chair qu'on arrachait et on est dans du Shakespeare au secours
mais
c'est au secours si cette dette n'est pas annulée
d
'où vient cette dette
la
situation était tellement terrible au moment de la Covid
que
la banque centrale européenne a décidé de racheter les titres de la dette qu'avaient des banques privées
et
de la mettre dans ses coffres en disant vous voyez madame la banque privée je vous achète un titre de l'état voici des sous de l'argent frais vous allez pouvoir le placer vous allez pouvoir relancer les investissements
et
c'est cet argent que nous proposons ces titres de dette que nous proposons d'annuler ou de congeler
alors
on nous dit on nous dit mais qui nous dit
qui
sont-ils
madame
la garde
n
'a pas les moyens de me faire oublier
qu
'elle était ministre de l'économie et des finances entre 2007 et 2011 c'est-à-dire
au
moment où le peuple français ayant voté qu'il ne voulait pas de la constitution européenne qui prévoyait cette banque centrale indépendante madame la garde
avec
monsieur Sarkozy
a
fait adopter par le congrès de Versailles c'est-à-dire le congrès du parlement le traité de Lisbonne le peuple français a voté non à 55% et celle-là elle a décidé que c'était oui et bien c'est notre honneur à nous 38 que nous étions d'avoir voté contre
ce
viol de la conscience populaire et du vote
et
ces gens ont pris l'habitude de considérer comme dit monsieur Macron qu'il faut tenir compte des votes populaires non monsieur il faut s'y soumettre pas en tenir compte
les
français ont dit non et non c'est non alors
voyez quel
genre de pays
on
propose ça d'abord ils essayent de faire peur à tout le monde
en
disant Mélenchon va vous voler votre compte épargne Coquerel fait les yeux doux à votre compte s'assurant de vie et ainsi de suite en les prenant tous un par un
non et
alors il y a le record de cuistreries je termine ma présentation de la dette à confisquer en disant je vous dis ça pour créer un sujet pour que le journal Le Monde trouve enfin quelque chose à dire de plus contre moi cette semaine
il
ne se passe rien tout le monde était en vacances et puis tout ça c'est trop compliqué vous comprenez
et
que vois-je
tout
d'un coup
c
'est moi qui ai proposé
au
nom de tous mes camarades mais c'est moi je m'appelle Jean-Luc Mélenchon je suis assez facile à trouver hein bon voilà
et
bien il était possible de venir me dire ah monsieur Mélenchon mais qu'est-ce que vous nous apprenez
vous
voulez annuler la dette gna gna gna et j'aurais dit oui et voici comment et voici pourquoi ils m'auraient fait leurs objections non c'est pas ça qu'ils font
c
'est pas moi qu'on vient voir
ils
sont allés voir aller savoir pourquoi
le
banquier allemand
de
vieilles habitudes sans doute des connaissances de longue date
ils
sont allés demander au banquier allemand ce qu'il pensait de ce que moi j'avais proposé
et
c'est donc un grand journal quotidien qui propose à un grand chef allemand de donner son avis sur une proposition de la campagne présidentielle française
eh
bien je dis à ce monsieur que les français décident quoi qu'il en pense
et
que s'il venait à me chercher
d
'un peu trop près
je
lui rappellerai quelques épisodes pour lui rafraîchir sa mémoire aucun allemand n'a jamais dit en 1953
qu
'il était contre l'annulation totale de la dette de l'Allemagne après la guerre parce que c'est ce que nous leur avons consenti pour rétablir l'Allemagne sur ses parts
alors
la France
a
le droit de proposer qu'on annule la dette
et
j'ai encore autre chose à lui dire monsieur quand vous avez décidé entre vous que l'Allemagne de l'Ouest annexerait l'Allemagne de l'Est
sous
prétexte que vous parlez tous allemands
vous
avez décidé de donner un marque de l'Ouest contre un marque de l'Est
et
pour payer cette folie car le marque de l'Allemagne de l'Est ne valait pas un marque de l'Allemagne de l'Ouest vous avez augmenté les taux d'intérêt d'une manière incroyable jusqu'à 10% et nous autres français
qui
étions liés à vous dans le serpent monétaire européen poursuivre nous avons dû nous aussi augmenter sans aucune raison le taux d'intérêt que l'on donnait pour payer nos francs si bien que nous avons payé paraît-il plus de 100 milliards
pour
que vous puissiez échanger la monnaie bidon de l'Allemagne de l'Est contre de la monnaie de l'Allemagne de l'Ouest les comptes ne sont pas à jour entre allemands et français sur ces questions bancaires j'invite le banquier central à ne pas se mêler de nos affaires parce que le moment venu je lui parlerai comme je suis en train de le faire si vous m'en donnez le mandat c'est-à-dire si vous m'élisez
l
'interview en question
et
qu'est-ce que je vois nulle part dans l'interview
qu
'a fait le journal Le Monde il n'est question de cette affaire c'est dans les commentaires qu'ils disent que le banquier a sèchement taclé monsieur Mélenchon qui ne mérite pas mieux que d'être taclé
vous
comprenez le mépris de classe de cette rédaction et les accointances avec le monde de la banque dominante
parce
que ça c'est une réalité c'est pas une accusation en l'air
et
comme ça suffisait pas
voilà
que surgit la dite dame Lagarde madame Lagarde on vous la présente c'est la première banquière centrale mais ça ne suffit pas à en faire
un
modèle pour nous
madame
Lagarde a été la ministre de l'économie et des finances de monsieur Sarkozy pendant 4 ans et pendant ces 4 ans elle a brillé par sa sagacité sa capacité à faire les sacrifices indispensables et à gérer les finances de l'état
et
le bilan de ce passage 500 milliards de dettes
et
elle vient nous faire la leçon et nous dire comment on doit se comporter
mais
ce n'est pas tout
après
cela à la faveur d'un changement de président du FMI qu'occupait alors monsieur DSK qui s'est retrouvé en prison
elle
est devenue présidente du FMI c'est comme présidente du FMI qu'elle est venue organiser le pillage de la Grèce
malheureuse
Grèce
qui
avait à l'époque
un
déficit égal à 110%
du
PIB de l'époque
et
pour ces 110%
ces
gens se sont abattus comme des sauterelles
sur
la Grèce
lui
ont infligé mille
et
un tournants
lui
ont fait vendre ceci et cela diminuer le budget de l'éducation nationale supprimer le budget de la cantine gratuite des enfants du peuple et même vendu des îles
pour
payer
ce
que
la
banque allemande exigeait qu'ils payent ayant oublié que les grecs aussi avaient participé au vote
qui
avait annulé la dette allemande ce n'est pas la reconnaissance qui les étouffe cela
et
bien mesdames messieurs aujourd'hui
la
Grèce qui a subi ces années de martyr 16 ans ininterrompus
la
Grèce
doit à
une dette égale
à
plus de 130% de son PIB autrement dit 16 ans de destruction 16 ans de privation
16
ans de baisse de la production de ce pays d'un quart de sa valeur pour rien sinon remplir les caisses de la nuée de parasites qui sont venus se jeter sur les grecs
voilà
mesdames messieurs
si
je vous le raconte écoutez bien jusque là-bas au fond
c
'est parce que le moment venu
s
'ils décident tous autant qu'ils sont de s'en prendre à nous alors nous n'aurons pour nous-mêmes que notre capacité de résistance et de solidarité nationale des travailleurs entre eux et du peuple français tout entier pour leur dire non rentrez chez vous il n'y a rien à prendre ici madame lagarde après avoir pillé la graisse et endetté la france déclare que ce que je propose avec les insoumis cette annulation partielle de la dette elle dit
ce
n'est pas parce que vous répétez quelque chose
car
ces gens vous donnent toujours des leçons de maintien
qui
n'a pas de sens
ah
quelle élégance de ces gens qui sont dans la modération
ce
que je dis n'a pas de sens à ses yeux
n
'a pas de sens légalement techniquement ou financièrement que cela devient quelque chose de valide
et
voyez-vous moi je suis main borneckel
et
je ne l'injurie pas
je
ne parle que de choses qui ont lieu ou qui ont eu lieu quand elle dit ça n'a pas de sens légalement j'oublie qu'elle est dit que ce que je dis n'a pas de sens quoique bon j'ai fait quelques études
et
puis vous savez
il
y a beaucoup de militants parmi vous
quand
on commence à militer on n'y connaît strictement rien
le
capital le travail bon les plus courageux prennent le capital de Karl Marx pour essayer de le lire des fois ça leur tombe des mains bon sinon on lit on essaye de comprendre au début on ne comprend rien puis on apprend petit à petit et on est content d'apprendre parce qu'on écoute des tas de choses moi la première fois qu'un syndicaliste m'a expliqué ce qu'étaient les qualifications professionnelles et pourquoi la convention de la métallurgie c'était plus précieux que ses propres yeux et bien j'ai appris quelque chose j'étais content et vous voyez 40 ans après je m'en rappelle
on
apprend j'ai appris
j
'ai appris
j'ai été
ministre j'ai été parlementaire qu'est-ce qui lui permet de penser que je ne sais pas de quoi je parle j'ai fait campagne contre la constitution en 2005 je sais de quoi je parle mais quand elle dit ça n'a pas de sens légalement je lui dis madame
d
'accord regardons si ça n'a pas de sens légalement autrement dit
si
vous avez raison légalement
madame
Lagarde
et
ce sera une discussion de juriste
c
'est-à-dire avec le texte à la main et avec des décisions de justice me comprenez-vous
alors
elle verrait une chose
quand
la banque centrale indépendante a décidé de racheter les titres à des banques privées
le
banquier central allemand a dit après s'être évalué et jeté beaucoup de larmes
ce
n'est pas possible quelle horreur
on
n'a pas le droit de faire ça la banque centrale n'a pas le droit de posséder des titres de banque des états
alors
il a porté plainte au nom de l'Allemagne devant la cour de justice européenne
et
il y a eu un délibéré un procès
et
l'allemand a été débouté si bien que la seule décision de justice concernant cette question me donne raison
c
'est ce qu'elle dit qui n'a pas de sens
mais
quand elle dit
que
ça n'en a pas techniquement ou financièrement elle sort de son rôle
la
banque centrale indépendante nous dit elle n'a pas d'ordre à recevoir ni même de conseil pardon madame mais votre banquier central était assis avec tous les autres chefs d'état des premières puissances européennes en 2008 quand il s'agissait de sauver toutes les banques vous étiez bien dans la même pièce en train de prendre des décisions ensemble vous n'étiez pas en train de dire j'espère que Mélenchon nous a pas vus parce que justement Mélenchon vous a vus et il vous le rappelle depuis 2008 et nous sommes en 2016 et je n'oublierai jamais que vous êtes une bande de menteurs et quand vous nous dites que vous ne vous concertez pas
je
n'ai qu'une chose à vous répondre vos propres propos vous avez dit on a violé toutes les règles et vous savez pourquoi parce qu'on ne savait pas quoi faire d'autre et bien aujourd'hui dites-vous que vous ne savez pas quoi faire d'autre que de devoir annuler cette dette parce que notre pays en a besoin pour respirer mais pas seulement notre pays Madame Lagarde je vais vous apprendre quelque chose qui concerne premièrement votre propre banque
premièrement
lisez ce que vous appelez les études de la banque
et
vous verrez qu'au mois d'août dernier vous avez payé quelqu'un pour publier une étude au mois d'août dernier une étude sur quoi
?
l'annulation de la dette
alors
vous payez des gens pour raconter des choses qui n'ont aucun sens juridiquement ni techniquement ni je ne sais quoi
et
cette personne qu'est-ce qu'elle dit pour finir elle dit oh tout ça c'est une affaire politique
si
l'on décide que ce sont les peuples qui décident ou bien si ce sont les marchés financiers et la décision qui a été prise avec le traité de Lisbonne c'est que c'était les marchés financiers au moins ce type il parle clairement il n
'est
pas d'accord avec nous mais il dit c'est vrai ça donnerait de la marge de manœuvre ça baisserait le taux d'endettement des états de tous les états et c'est là ce monsieur il s'appelle Guido Volchvik j'espère que je ne l'excorche pas son nom il dit que cela réduirait mécaniquement le ratio d'endettement des états supprimerait le paiement des intérêts correspondants dégagerait de nouvelles marques budgétaires et permettrait de financer la reconstruction sociale et écologique mais qui est ce bolchevik
il
doit être membre secret des insoumis bon
ces
dégâts ils réfléchissent
on
leur dit alors monsieur vous avez plein de diplômes qu'est ce que vous en pensez vous écrivez ben ça améliorerait si ça puis après il donne son avis il dit mais moi je ne
suis
pas d'accord mais il a le droit mais au moins il respecte les gens
il
ne nous fait pas passer pour dire mais elle pourquoi elle paye pour publier ça le même mois où elle dit que ce que je raconte n'a aucun sens
bien
sûr que ça a un sens la preuve vous avez payé quelqu'un pour vous expliquer lequel sens ça et j'ai une deuxième chose à lui dire
vous
faites les malins
parce
que vous nous regardez nous les français
et
vous vous dites hummm le beau fruit mûr que voici cette France pleine d'argent
dont
la dette représente à peine 17% du capital qu'elle stocke hummm cette France dont la dette est allée sur 8 ans représente à peine 12%
de
sa production nous allons l'apprécier comme une orange ou bien comme un citron et nous allons en faire couler un jus délicieux d'euros de plus en plus nombreux comme dans un flux pour avoir un beau verre que nous boirons d'un coup à votre santé messieurs dames mais tous ceux
à
qui vous voulez faire
ce
traitement j'ai une chose à vous dire premièrement nous les français nous allons résister vous prenez un risque avec nous
je
ne dirai pas lequel mais vous en prenez un
nous
sommes très instruits
nous
savons quoi faire
le
pays qui a inventé la dissuasion nucléaire est capable d'inventer la dissuasion financière tenez-vous le pourdit premièrement deuxièmement
Europe
est à 4% de taux d'intérêt
alors
vous vous dites les français vont craquer ben c'est ce qu'on va voir ils craqueront pas
mais
il y a d'autres pays qui pourraient bien craquer ah ah ah
qui
n'a pas de sens financier techniquement etc
vous
savez quoi madame Lagarde il y
a
un mécanisme qui a été voté en 2012 je le sais parce que j'ai protesté contre
et
tout le monde s'en foutait
parce
qu'en 2012 en janvier 2012 quand ça a été voté c'était les élections présidentielles et savez-vous de quoi on discutait en France enfin enfin d'un sujet important non pas le voile impossible c'était le service public qui nous avait régalé par cette question c'était la viande halal
alors
j'avais dit écoutez il y
a
pire que le sujet de la viande halal il y a les frites qui sont trop molles à la cantine voilà à quoi nous avons déjà été abaissés pendant que des questions sérieuses se discutaient
moi
j'ai voté contre
et
je suis pas le seul mais braves gens qu'est-ce que le mécanisme européen de stabilité financière ça veut dire que s'il y en a un qui paye pas tous les autres payent vous entendez
tous
les autres payent
tout
le reste de l'Europe paye les dettes qui ont été prises
par
un des états de l'union
si
bien que si Alexis Tsipras
le
dirigeant à l'époque de la Grèce avait fait ce qu'on lui avait dit
on
lui avait dit t'as qu'à pleurer très fort
et
tu leur dis ah comme j'aimerais payer comme ça me fort le coeur de ne pas pouvoir payer mais je peux pas
et
on lui avait dit alors tu sors avec ton mouchoir à la main et tu t'en vas
tu
vas voir s
'ils
vont pas te courir derrière pour te dire ah non monsieur Tsipras c'est chez vos lames asseyez-vous discutons entre gens raisonnables pourquoi ?
parce
que si Tsipras avait arrêté de payer si les grecs avaient arrêté de payer alors les allemands auraient dû payer 65 milliards d'euros à sa place et nous les français 45 milliards d'euros par conséquent quand nous les insoumis
nous
disons que cette partie de la dette doit être annulée qu'on doit donner de la marge de manœuvre de la respiration à tous les peuples c'est toute l'Europe financière peut-être que nous sommes en train de sauver parce que quand un s'écroulera tous les autres devront payer et cette fois-ci
ça
sera pas le moment
de
venir dire ah c'est la faute à Mélenchon
parce
que ça sera la leur
voilà
où nous en sommes je veux pas vous épargner le portrait d'un autre personnage
c
'est monsieur Moulin gouverneur de la banque centrale en France
la
banque de France
ce
monsieur on est aussi allé lui demander à la radio ce qu'il pensait de l'annulation de la dette
et
avec
la
délicatesse des gens qui ne brutalisent pas le débat
s
'agissant d'un candidat à l'élection présidentielle dont je me permets de rappeler c'est un peu immodeste puisqu'il s'agit de moi mais enfin mon point de vue pourrait être écouté n'ai-je pas représenté à deux reprises plus de 7 millions de personnes ce sont vos compatriotes monsieur Moulin
ce
sont vos compatriotes ils ont droit au respect de leur choix
qu
'a dit cet homme
il
est banquier central
bon
là vous prenez un cours mais tant pis pour vous
comment
il est devenu banquier central celui-là parce que le précédent banquier central gouverneur de la banque de France voyant arriver la fin du quinquennat de monsieur Macron
s
'est dit si moi je reste en poste c'est le suivant qui va nommer mon successeur vous imaginez Jean-Luc Mélenchon en train de désigner le nouveau gouverneur de la banque de France catastrophe
d
'avance il en faisait des cauchemars
et
j'ai quelques idées sur qui nommer là de gens tout à fait compétents et insoumis le reste du temps
de
comment insoumis monsieur le banquier central est neutre neutre vous plaisantez
le
type qui a été envoyé là il était le secrétaire général de l'Elysée de monsieur Macron il a été le secrétaire au trésor à Bercy il a été le directeur de cabinet du premier ministre et le directeur de cabinet de monsieur Bruno Le Maire
ce
monsieur a pour principale compétence dans cette situation son amitié politique
voilà
la vérité
et
comme dans la constitution il est prévu que quand le président de la république nomme un banquier central alors on réunit les députés et les sénateurs et ils ont un droit de veto mais il y a une condition
pour
que le droit de veto s'applique il faut qu'il
y
ait 60% de gens qui votent contre 60% pas 50 60
d
'accord majorité qualifiée 60
il
est passé à l'assemblée patatras minoritaire droit de veto 60% de gens qui ne veulent pas le voir là
il
s'en va au Sénat
au
Sénat il n'arrive pas à faire 50% mais ça fait pas 60% contre lui le voilà nommé
voilà
quelqu'un qui est nommé par la grâce du prince contre les votes majoritaires des deux assemblées et qui vient nous donner des leçons
sur
ce qu'est la bonne compréhension non monsieur vous n'avez à votre avantage qu'un seul argument le fait que nous ne soyons pas au courant pas de bol on est au courant on le répète on le dit et ça ne nous soulève aucune marque de respect particulier quand vous dites vous aussi parce que vous apprenez à répéter les mêmes éléments de langage que c'est illégal je vous dis comme tout à l'heure c'est vous qui êtes un ignorant parce que cette affaire a déjà été tranchée par la cour de justice européenne et le statut de la banque centrale ne dit d'aucune manière ce que la banque a le droit de faire des titres qu'elle a c'est pas écrit elle n
'a
pas le droit de les jeter au feu c'est pas écrit elle n
'a
pas le droit de faire des abus en papier qu'elle jette par la fenêtre c'est pas écrit elle n
'a
pas le droit de faire des boulettes pour pouvoir les jeter dans la banette pour voir s'il est toujours bon au basket voilà mesdames messieurs elle fait ce qu'elle veut c'est pourquoi qu'on a proposé ça et eux qu
'est
-ce qu'ils disent
la
même chose il dit c'est illégal inutile et dangereux passe pour illégal mais inutile et dangereux dis maulzu comme dit l'allemand
tu
la fermes
parce
que c'est une opposition politique de dire que c'est inutile et dangereux c'est une évaluation politique le banquier central n'a pas à dire quelle est la bonne ou la mauvaise politique aux représentants du peuple ni à ceux qui sont candidats pour les représenter ici c'est la république
c
'est pas la monarchie présidentielle les ducs et les princes voilà tout ce que je voulais vous dire pour que vous le sachiez quand vous allez repartir et qu'on vous dira ah mais ton Mélenchon comme ils disent ou tes insoumis ils proposent des choses illégales j'espère que vous avez retenu quelque chose de tout ce que je viens de dire de toute façon ça va être découpé et vous pourrez l'envoyer partout à ceux qui vous saoulent avec ça maintenant
je
vais vers la fin mais que personne ne vienne protester ce truc s'était éteint tout à l'heure j'aurais pu faire plus de vrai donc on a passé une heure moi je continue je termine
je
ne peux pas vous avoir rencontré
et
ne pas vous dire
comme
beaucoup d'entre vous
j
'ai ressenti d'une manière très spéciale
la
victoire de l'alternative sur Deutschland en Allemagne
c
'est à dire
le
retour
dans
le premier la première province le premier Land
qui
avait élu dans le passé une direction nationale socialiste qu'on y retrouve ces gens là
dès
lors
j
'ai lu assez d'histoires
je
connais assez le sens que peuvent prendre les crises des sociétés
et
la victoire d'alternative pour Deutschland est d'abord le résultat politique
celui
de la catastrophe d'une élite qui a été incapable de proposer à l'Allemagne quoi que ce soit sinon 4000 ponts à réparer 2000 écoles qui ne fonctionnent plus des milliers de kilomètres de routes de voies ferrées qui ne fonctionnent pas parce que pendant toutes ces années ils n'ont pas investi pour faire des économies pour faire un tas de sous et faire la leçon à toute l'Europe
et
chaque fois que le peuple allemand notamment le peuple ouvrier de l'Allemagne votait pour le SPD c'est à dire pour le parti socialiste allemand
et
bien les socialistes allemands
s
'alliaient avec la droite
et
quand c'était la droite qui gagnait les socialistes allaient aussi et pendant 13 ans sur 20 chaque fois que l'Allemagne a voulu bouger pour s'ouvrir une autre perspective pour essayer une autre politique que l'ordolibéralisme on leur a opposé la grande coalition celle qu'ils voulaient nous faire bouffer ici à Paris et qu'ils ont commencé à nous faire manger lorsque le parti socialiste français a refusé de voter la censure parce que c'était ça que ça voulait dire
c
'était la même coalition que celle qu'il y avait en Allemagne
ne
croyez pas que ça me fasse plaisir de dire des choses comme celle-là parce que je mesure l'ampleur du danger alors je suis obligé de vous dire la chose suivante
si
je deviens votre président du fait du vote des français
m
'exprimant
au
nom de la France
je
dirais
que
les français
n
'acceptent pas
que
l'Allemagne reconstitue la première armée conventionnelle du continent car ma question est pourquoi faire
de
guerre nous ne voulons pas de l'économie de guerre
ne
permettons pas
qu
'une quelconque nation décide de se mettre militairement au-dessus de toutes les autres et notamment des français deuxièmement
si
je suis votre président quoi qu'il arrive quelles que soient les circonstances
quelles
que soient les pressions que nous subirions en aucun cas jamais d'aucune manière je ne cèderai le siège de la France à l'ONU et au conseil de sécurité de l'ONU pour personne partir de son siège veut reconstruire une coalition de nations pour valoriser le droit international pour valoriser l'assemblée générale de l'ONU internationale les Etats-Unis d'Amérique
qui
tous les ans sont condamnés pour le siège de Cuba et qui menacent aujourd'hui ignominieusement d'envahir Cuba auprès de qui nous nous tenons ou bien les Netanyahou et compagnie qui ont agressé tous leurs voisins génocide l'ONU dispose des moyens politiques matériels et militaires
de
punir ceux qui violent le droit international je voulais vous le dire
pour
que vous compreniez deux choses la première
c
'est ce qu'on se prépare à faire
en
étant bien conscient du fait
que
nous sommes le contraire des amateurs
nous
sommes formés éduqués instruits organisés disciplinés nous savons ce que nous voulons faire comment le faire quand le faire où le faire premièrement
et
deuxièmement
à
la surprise générale nous le ferons
on
recommence dans 5 minutes mais là vous voyez que j'ai commencé à déborder on recommence on va gagner dans 5 minutes
ça
démoralise ça intimide l'adversaire ça lui met un seum d'enfer
alors
l'adversaire
le
rassemblement national quand on parle de l'AFD
et
bien il nous doit des comptes parce que le RN a siégé pendant 7 ans avec Alternative sur Deutschland
alors
petit pas je dis comme ça pour dire oui ou non pas autrement vous avez compris
ils
ont siégé et voté ensemble pendant 7 ans et maintenant ils ne sont plus ensemble mais ils ont voté ensemble contre la définition commune du viol qui a été adopté par le Parlement européen
et
les deux ont voté ensemble pour ce qu'ils appellent les hotspots dès que vous voyez arriver un terme en anglais c'est une arnaque immorale qui se cache derrière hotspot ça veut dire les coins où l'on part que les malheureux qui ont traversé tout un continent dont les parents attendent des nouvelles pour savoir s'ils sont encore en vie ou pas alors on les met dans des hotspots
c
'est à dire des prisons
où
ils sont maltraités voilà la vérité voilà qui ils sont mesdames messieurs camarades
ne
vous laissez jamais aller au désespoir sur votre patrie
notre
pays a traversé des épreuves terribles au fil de son histoire les plus invraisemblables
et
nous nous en sommes toujours ressortis
je
ne vais pas vous sortir Jeanne d'Arc qui était quand même un drôle de modèle vu qu'elle entendait des voix ce qui n
'est
pas toujours un signal de bonne santé
je
pourrais vous parler du roi Charles VII dont le père était tellement à la ramasse le pauvre homme qu'il avait décidé que c'était le roi d'Angleterre qui régnait en France je pourrais vous parler je pourrais vous parler
de
combien d'autres situations dans l'ancien régime où
sous
la république
quand
nous avons fait nos premiers pas à partir de 1789 forcément d'un texte
qui
faisait la révolution non pour les français mais pour l'humanité universelle cette grande révolution cet immense héritage sans exception tous les pays dirigés par des monarques
ont
pensé que la république était une aberration et ont immédiatement cherché à nous envahir et nous les avons tous vaincus dans cette phase parce que dans cette phase nous incarnions la liberté l'égalité la fraternité la fin des privilèges
n
'écoutez pas
ceux
qui se repêchent pour faire du buzz de dénigrer leur propre pays qui acceptent de faire des grands titres à l'école on n'apprend plus rien c'est tout juste si on ne désapprend pas parce que pizza l'a dit
et
bien pizza est une invention de l'OCDE l'OCDE n'est pas un organisme républicain français et ce qu'il évalue c'est les manières d'apprendre et d'enseigner des pays anglo-saxons je ne dis pas que ça ne vaille rien mais ça n'a pas valeur de vérité nous autres français avons été capables d'élever le niveau d'éducation de notre peuple jusqu'au point où il est et je ne permettrai pas qu'on continue d'insulter l'éducation nationale ces professeurs et le service public
ne
laissez pas dire du mal tout le temps soyez fiers d'être la première nation spatiale européenne le deuxième territoire maritime d'Europe et du monde
d
'être parmi les premières puissances numériques
sachez
que nous allons nous ne sommes pas tout seuls la terre entière est confrontée aux mêmes défis que nous la différence c
'est
qu'ici il existe une gauche radicale qui pense que la première valeur d'un peuple c'est lui-même c'est sa démocratie c'est sa république
écoutez
-moi
la
terre est en train de changer son ordre géopolitique
et
ce désordre géopolitique est lourd de menaces parce que les Etats-Unis d'Amérique ont décidé de maintenir leur domination par la force et en organisant premièrement l'agression contre nos nations à coup de droit de douane
mais
deuxièmement en préparant une guerre avec la Chine guerre à laquelle nous ne participerons jamais si je suis le président de cette république
l
'ordre climatique l
'ordre
climatique est détruit et l'ère de l'incertitude avance mesdames, messieurs il est impossible et il le sera bientôt davantage
de
prévoir ce que vont être les événements climatiques car le climat est un tout et lorsqu'il se dérègle à un point il se dérègle partout ailleurs en même temps nous ne pouvons faire face à l'ère de l'incertitude qu'en multipliant les mesures c'est-à-dire en ayant une activité satellitaire extrêmement intense partagée avec les peuples qui veulent le faire avec nous nous avons besoin de surveiller H24 le climat par nos satellites et nous français nous savons le faire nous savons faire les satellites nous savons faire les fusées pour les tirer nous ne sommes pas des armées nous ne sommes pas sans moyens à la condition qu'on respecte le CNES qu'on respecte tous ceux qui sont les travailleurs du CNRS et autres qui participent avec l'agence spatiale
à
ce développement et non pas qu'on les humilie comme on l'a fait en organisant des querelles absurdes entre start-up et services publics l'ordre financier du monde va s'écrouler vous m'entendez ?
l
'ordre financier du monde va s'écrouler il faudra faire face l'ordre productif va être mis en révolution par l'intelligence artificielle et nous avons un besoin urgent impératif de cesser la course à n'importe quoi il nous faut des organes internationaux de régulation et de contrôle comme le propose maintes
nations
déjà et comme nous le proposerons nous si nous gouvernons la France enfin
l
'importance de tout ça
ce
n'est pas seulement chacune des crises qui suffirait à mettre en chaos absolu l'humanité
ce
n'est pas seulement les risques de deuxième tour comme ils disent c'est à dire la guerre la famine les gens qui par millions franchissent des frontières parce qu'il n'y a plus d'eau parce qu'il n'y a plus d'aliments ce n'est pas seulement ça c'est la manière avec laquelle tout ça se superpose une derrière l'autre une crise plus l'autre comme une pile de crêpes mais bien moins savoureux alors c'est une crise de la civilisation humaine que votre génération jeunes gens va non seulement devoir affronter mais régler et que nous tous qui sommes vivants ici ensemble nous sommes la génération politique du présent voilà ce qui nous attend
il
faut le savoir non pour se faire peur non pour verser des grosses larmes mais pour savoir quoi faire comment faire prévoir organiser discipliner rassembler les moyens les projeter à l'endroit où on a besoin se retirer de là où il n
'y
a plus besoin prévoir organiser c'est à dire gouverner sans compter sur les fadaises magiques de la main invisible du marché et autres stupidités métaphysiques
la
seule chose
que
vous pouvez maîtriser
dans
le chaos qui s'avance
c
'est vous-même c'est votre décision politique
voici
ma phrase
la
politique le choix politique l'action politique est le seul élément maîtrisable par l'intelligence humaine à cet instant 2027 est une opportunité extraordinaire pour nous tous de faire un grand ménage qu'ils s'en aillent tous nous allons les remplacer partout à tous les étages cesser d'équiter
les
maîtres à pleurnicheries
ce
n'est pas vrai que nous avons perdu d'avance
ce
n'est pas par des gesticulations combinatoires qu'on va changer le rapport de force
c
'est par le travail sérieux discipliné organisé pour convaincre un par an une par une
pour
voter avec nous en 2027 tout ça est à portée de main et c'est comme ça qu'on va gagner
c
'est à notre portée oui un chemin de victoire s'ouvre il s'ouvre par nos pas comme l'a dit le poète Machado
le
chemin de victoire est comme tous les autres chemins celui qu'on ouvre en avançant drapeau et musique en tête parce que nous allons gagner en convaincant voilà ce que j'ai à vous dire aujourd'hui
nous
ferons tout ce qui est en notre possible et ensuite quoi qu'il arrive nous saurons que nous avons bien agi utilement comme ce qui est à la portée d'une intelligence humaine ce qui est à la portée d'une intelligence humaine c'est de réfléchir de comprendre ce qui se passe comme disait Léon Trotsky et d'y trouver sa place vous voyez même Trotsky a été convoqué
voilà
mesdames, messieurs oui nous le disons nous sommes prêts nous allons gagner nous sommes prêts à gouverner merci
merci Sous-titrage ST' 501
Jean-Luc Mélenchon