François Asselineau invité sur Russia Today - 27/01/2017
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes le président de l'Union populaire républicaine, fondé en 2007. Votre programme repose sur la sortie de l'UE. Pourquoi cette date ?
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Le Brexit change-t-il la donne pour la sortie de la France de l'UE ?
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Les Britanniques ont voté pour le Brexit. Les indicateurs macroéconomiques sont-ils au vert ?
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Les Américains ne laisseront-ils pas sortir la France de l'UE ou de l'OTAN ?
- 8:00OuverteRéponse directe
La sortie de l'UE est-elle compatible avec des objectifs libéraux ou ultralibéraux ?
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Pourquoi ne pas s'allier avec le Front National ou le Front de gauche sur la sortie de l'UE ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00François AsselineauFait
« Le droit international autorise tout État à sortir d'un traité international. »
- 2:00François AsselineauFait
« À partir de 2008, il existait l'article 50 du traité de l'Union européenne qui permettait d'en sortir. »
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[Musique] Françoisino, bonjour. Merci de nous recevoir. Bonjour.
Vous êtes le président de l'Union populaire républicaine, un parti que vous avez également fondé le 25 mars 2007, une date anniversaire 50 ans de la signature du traité de Rome qui instaurait la communauté économique européenne. Ce n'est pas une date que vous aviez choisie au hasard puisque la pierre angulaire de votre programme, c'est justement l'Europe ou du moins la sortie de l'Union européenne que vous estimez impératif pour rendre à la France, je vous cite, sa liberté, son indépendance et sa souveraineté. C'est une idée la sortie de la France l'Union européenne qui pendant de longues années a été considérée comme un peu farfelu par de nombreux acteurs politiques en France et en Europe.
En juin dernier, les Britanniques ont voté majoritairement pour la sortie de leur pays de l'Union européenne. Le Brexit est en cours. Est-ce que cela change la donne ?
Objectivement oui. Depuis que j'ai créé l'Union populaire républicaine, comme vous l'avez dit, euh il y a eu pendant de nombreuses années trois objections qui m'ont été opposées. Premier obje quand je parlais aux gens, à des amis, des proches et puis quand j'ai commencé à faire mes conférences un petit peu partout, il y avait en général trois objections.
La première, c'était qu'on pouvait pas sortir de l'Union européenne. J'avais beau dire que le droit international autorise tout état à sortir d'un traité international. J'avais beau dire qu'à partir de 2008, il existait l'article 50 du traité de l'Union européenne qui permettait d'en sortir, rien n'y faisait.
Les gens disaient "Non, non, ça n'est pas possible." Puis le deuxième obstacle qu'on m'opposait, c'était de me dire de toute façon, si on en sort, ça sera la catastrophe économique et politique et social. Et le troisème obstacle que l'on mopposait, c'était de dire de toute façon, les Américains ne vous laisseront sortir ni de l'Europe ni de l'OTAN puisque le parti politique que j'ai créé propose de sortir de l'Union européenne, de l'euro et de l'OTAN.
Donc c'était ces trois obstacles et ces obstacles ont commencé à s'effriter, du moins les deux premiers à partir de la crise de l'euro en Grèce. Et puis l'année 2016 a été une année assez extraordinaire. Point de vue historique, je pense qu'elle marque un début de changement historique.
C'est que les trois obstacles se sont volatilisés en quelques mois. Euh le fait que les Britanniques, comme vous l'avez rappelé, aient voté en faveur du Brexit fait que désormais quand je fais des réunions publiques où d'ailleurs il y a de plus en plus de monde, plus personne ne me dit que c'est impossible. Euh, les gens ne sont pas encore forcément d'accord mais déjà le l'obstacle numéro 1 est possible enfin a été a été retiré. tout le monde est désormais convaincu qu'on peut sortir.
Le deuxième obstacle, on le me disait de toute façon, si ça se faisait, ce serait la catastrophe politique, économique, sociale et cetera. Depuis maintenant 7 mois, 8 mois que le que les Britanniques ont voté pour le Brexit. Alors, les négociations n'ont pas encore commencé, ça va se faire, mais tous les indicateurs macroéconomiques sont orientés au vert et on voit des investisseurs internationaux qui investissent au Royaume-Uni sur des ce sont des investissements comme lorsque par exemple Nissan crée une nouvelle ligne de fabrication de sa voiture Cash Guis, c'est un investissement sur 25 ans.
Donc les grands investisseurs internationaux ont intégré le fait que le Royaume-Uni serait sorti de l'Union européenne dans les semestres qui viennent. Non seulement ça ne le dissuade pas d'investir mais de sur quoi ils investissent massivement. Donc ça c'est le deuxième obstacle qui lui aussi s'est volatilisé.
Et puis le troisème obstacle on aura peut-être l'occasion d'en reparler plus tard. Le troisème obstacle c'est l'élection de Donald Trump. Or, comme Donald Trump lui-même s'est déclaré pour le Brexit, a demandé, semble-t-il, à ses collaborateurs de donner la liste des pays membres de l'Union européenne qui devraient sortir après le Royaume-Uni, c'est déclaré contre le TAFTA, a déclaré que l'OTAN était une structure obsolète.
Bah tout ça va dans le sens de ce que je ne cesse de dire depuis maintenant plusieurs années de telle sorte que le 3è obstacle lui aussi est en train de se volatiliser. Ça veut donc dire que ben toutes les analyses que j'ai faites depuis bientôt 10 ans et bien sont désormais validées par les événements. Donc là, vous avez évoqué effectivement la sortie de l'Union européenne d'un point de vue de du point de vue de sa possibilité, d'un point de vue un peu technique.
À propos des objectifs poursuivis par une éventuelle sortie de l'Union européenne, vous parlez du Brexit. La Grande-Bretagne euh n'est pas réputée pour être opposée au libéralisme ni à l'ultibéralisme. Elle n'est pas non plus réputée pour son indépendance vis-à-vis des États-Unis.
Est-ce qu'il y aurait pas en fait derrière l'idée d'une sortie de l'Union européenne un peu un fourtou de d'idées d'orientation ? Il y aurait plusieurs manière de sortir de l'Union européenne. Alors, vous avez raison que les gens ne mettent pas forcément tous la même le même objectif.
Par exemple, le gouvernement de madame ma a attendu, si j'ai bien compris 8 à 9 mois pour savoir est-ce qu'ils allaient sortir de tout ou bien est-ce qu'ils allaient essayer de rester dans le marché commun revenir au traité de Rome. Vous avez vu que finalement comme ils ont vu que ça se passe beaucoup mieux que prévu, même le gouverneur de la Bank of England a reconnu que les prophéties apocalyptiques étaient fausses. En réalité, ils ont décidé ce que les journalistes appellent le hard breakit, c'est-à-dire en fait, ils sortent de de tout.
Et pour parler toujours du Royaume-Uni, le gouvernement de madame Ma n'a pas du tout prévu de sortir de l'OTAN. Donc nous, nous avons des points communs, mais pas tout. On a des points de divergence.
Je crois quand même que le point commun fondamental à tous ceux qui veulent sortir de l'Union européenne, c'est pas tellement une question libéralisme, ultralibéralisme, c'est fondamentalement une question de démocratie. Voilà, c'est-à-dire sortir de l'Union européenne. Moi, je d'ailleurs le mouvement politique que j'ai créé a comme slogan l'Union populaire républicaine, l'Union du peuple pour rétablir la démocratie parce que on ne peut pas avoir de démocratie dans le cadre de l'Union européenne, tout simplement parce qu'il n'y a pas de peuple européen.
Il y a pas un Demos. Demos c'est le peuple. Il y a pas de démos européen.
Les peuples d'Europe, les 28 peuples d'Europe ont des histoires, des langue, des visions du monde, des histoires politiques, syndicales, une géopolitique, des intérêts économiques et géopolitiques divergents dans tous les domaines. Donc pour avoir une politique commune entre ces 28 états, vous êtes obligé d'avoir une structure qui dicte ce qu'il faut faire. Ça s'appelle une dictature et ça n'est pas un terme polémique.
C'est exactement ce qu'on appelait une dictature sous l'antiquité, c'est-à-dire un expert ou un groupe d'experts prétendus qui dit voilà ce qu'il faut faire bah c'est exactement la Commission européenne. Et moi si j'ai créé l'UP, c'est que j'ai été convaincu par mon passage en cabinet ministériel dans les années 90 que les Français, je rappelle que les Français ça veut dire le peuple libre, franken, c'est les hommes libres, que les Français n'accepteraient pas durablement sur longue période de voir que ils n'ont plus leur mots à dire dans le choix de leur avenir collectif. Donc fondamentalement la sortie de l'Union européenne, c'est pour sortir de de d'une dictature et pour d'une prison des peuples et récupérer la démocratie.
De telle sorte d'ailleurs que dans le mouvement politique que j'ai créé, il y a des gens venus de tous les horizons qui ont d'ailleurs des visions divergentes sur les questions économiques et sociales. D'ailleurs, je connais des libéraux, des vrais libéraux qui sont contre l'Union européenne au motif que c'est une espèce de super état, une espèce de de de de moloc, vous savez, de de super état qui euh coûte extrêmement cher, qui euh développe au niveau continental des phénomènes bureaucratiques et technocratiques contre lesquels ils veulent lutter. Donc on a de tout en fait bah l'UPR, on a des gens qui ont division totalement divergent mais ça doit se régler au niveau national et c'est les le choix que doit faire un peuple sur son avenir collectif.
Ce diagnostic d'une Europe, vous dites dictatoriale, technocratique, c'est également le diagnostic d'autres partis politiques et notamment par exemple du Front National ou de Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi vous n'êtes pas d'accord avec eux sur un diagnostic que pourtant il partage au moins sur certains points ? s'agissant du Front national et du Front de gauche.
D'abord, il mélange cette question qui à mon avis est une question fondamentale, c'est la question de l'indépendance nationale, de la souveraineté nationale, la souveraineté d'un peuple. Il y a pas plus important. Donc on ne peut pas mélanger une question comme ça qui surplombe toutes les autres avec des questions qui sont extrêmement partisanes avec d'un côté le Front National qui a des prises de position très droitière pas forcément uniquement dans le discours mais dans les adhérents qui sont avec ce mouvement politique des positions très antimigrées des positions et cetera qui ont le droit hein mais ce sont des propositions qui les coupent d'une majorité de la population pareil au front de gauche le front de gauche développe une vision sur ils ont fait alliance monsieur Mélenchon est quand même le candidat du parti communiste français ils ont le droit mais ça les coupe aussi d'une grande partie de la population et nous on dit que tant qu'on restera dans ce système on narrivera jamais à avoir un rassemblement d'une majorité de Français pour sortir de l'Union européenne.
Donc la première chose que je reproche au Front de gauche et au Front National, c'est de ne pas dégager une hiérarchie de priorité, de ne pas admettre qu'il n'y a rien, je dis bien rien de plus important que de mettre de côté nos divergences pour se focaliser sur ce qui est le plus grand dénominateur communis, c'est-à-dire la souveraineté, l'indépendance de la France. Pour en revenir euh à un point précis de votre programme, euh celui de des nationalisations par exemple, euh donc si vous êtes président, vous euh activez l'article 50 dont vous parliez tout à l'heure. La France sort de l'Union européenne puis de l'euro, de l'OTAN.
Très bien. Et ensuite, vous mettez en place donc des programmes de nationalisation d'entreprise. Est-ce que ça suffit vraiment de sortir de l'Union européenne pour parvenir à nationaliser des entreprises ?
Alors, d'abord, de quelle entreprise parlons-nous ? Il s'agit de renationaliser ou d'interdire de privatiser des entreprises qui sont pour l'essentiel des entreprises qui étaient ou qui sont encore pour parti nationalisé mais qui sont en cours de démantellement et de privatisation à la demande des traités européens. ou par exemple par exemple EDF, la SNCF, la Post, France Télécom, TF1 euh voilà donc j'en oublie voilà la sécurité sociale.
Donc ce programme tel que vous l'avez présenté peut paraître comme extrêmement à gauche, incroyablement à gauche, mais pas du tout. Le programme que je présente est moins à gauche que le programme du du commun de la gauche de 1972 qui avait prévu de nationaliser toutes les banques, d'avait prévu de nationaliser beaucoup d'industries. Non, le programme que je propose c'est un programme qui revient à l'équilibre de la société française qu'il était sorti des années 44 avec le Conseil national de la résistance.
C'est-à-dire que j'estime et je vois le succès que ça a d'ailleurs dans la population, ça me conforte dans ce sentiment. J''estime que les Français, pour les raisons que j'évoquais tout à l'heure, c'est que les Français, ils ont besoin, on n'est pas des anglo-saxons, on a une très longue histoire qui remonte au moins à Saint-Louis au milieu du 13e siècle, une très longue histoire de de d'un état qui doit assurer l'égalité, la justice sociale de les français. Donc notez bien que tout ce que j'ai dit en gros et bien ce sont les réseaux, c'est-à-dire les réseaux d'électricité, les réseaux d'aduction d'eau, les réseaux autoroutiers, euh la TF1 et cetera, c'est-à-dire euh la SNCF, la sécurité sociale, ce sont ces grands services publics à la française que je ne veux pas voir privatiser et démanteler.
Je ne suis pas le seul. Voilà. Donc ça n'a pas Il s'agit de revenir à la situation qu'il y avait en 1900 dans les années 80 enfin 70.
C'était pas la France, c'était pas un pays marxiste. Alors, je ne dis pas que ça va suffire à euh à à comment dirais-je à à à régler tous les problèmes. Il y a beaucoup d'autres choses dans ce programme politique.
Il y a par exemple la sortie de l'Union européenne nous permettra de rétablir un contrôle des mouvements de capitaux, donc de supprimer l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. À partir du moment où on a rétabli la le contrôle des mouvements de capitaux, c'est la fin des délocalisations industrielles. On ne on autorisera les délocalisation qu'en tant que de besoin.
Notez bien d'ailleurs, comme je l'explique dans mes conférences, que seuls les pays de l'OCDE ne procèdent plus au contrôle des mouvements de capital OCD que la grande majorité des États du monde. Et en particulier les États qui réussissent qu'on nous donne en modèle comme la Chine, comme le sous-continent indien ou comme l'Amérique, l'Asie du Sud-Est. justement eux n'ont pas accepté cette libre circulation des mouvements de capitaux de la même façon que sortir de l'euro nous permettra d'avoir une gestion de notre monnaie et notamment un taux de change externe qui sera inférieur.
Faut espérer une dépréciation monétaire de l'ordre de 10 %. Ça cumulé avec le contrôle des mouvements de capitaux. Je peux vous dire que dans les 2 ans 2 à 3 ans, peut-être même plus rapidement, mais dans les 2 à 3 ans qui suivront mon accession à l'Élysée, on verra le nombre de chômeurs en France s fondré de 1 à 2 millions.
Regardez, c'est exactement ce qui se passe en ce moment au Royaume-Uni. Ils ne sont pas dans l'euro mais quand ils ont voté pour le Brexit, la livre Sterling a perdu en gros 10 % par rapport au dollars. Et bien on assiste à une flambée des exportations, une baisse des importations, donc un redémarrage de l'emploi, une augmentation de la consommation, le chômage au Royaume-Uni dégringoler.
Je crois qu'ils sont tombés à 4,3 %. C'est-à-dire que le chômage au Royaume-Uni est moitié moindre qu'en France. Nous avons beaucoup parlé de l'Union européenne, parlons de l'OTAN.
Vous voulez donc également, vous l'avez rappelé, sortir la France de l'OTAN. Très concrètement, quelle vision de des relations internationales avez-vous pour la France ? En fait, je voudrais que la France renoue avec ce qui a toujours fait sa grandeur, c'est-à-dire un pays libre, souverain, indépendant et qui développe une autre vision du monde, notamment venu d'Occident.
Voilà. Moi, je voudrais en tout simplement revenir à la France en matière diplomatique, à la France des années 60. Je rappelle que sous Charles de Gaulle, la doctrine militaire française était une doctrine de d'indépendance et de souveraineté nationale, comme on dit en latin, une défense erga omnise.
Ça veut dire contre tous. À l'époque sous Charles de Gaulle, il y avait le principe fondamental de la de la la politique de défense, c'était que le territoire français était sanctuarisé par la force de frappe nucléaire et que la France n'avait pas d'ennemis désigné. La France, elle se protégeait, elle protégeait sa liberté et son indépendance nationale.
Et par ailleurs, la France entretenait les meilleures relations possible avec les autres pays du monde et elle œuvrait pour la paix et pour la détente et notamment aussi pour l'entente entre les peuples. Mais moi, c'est ce que je veux. Actuellement, la France du fait de notre appartenance à l'Union européenne, nous sommes placés sous l'article 42 du traité de l'Union européenne qui nous place en fait sous la tutelle de l'OTAN.
Bon, donc moi, je suis logique avec moi-même. Je veux sortir la France de l'Union européenne mais aussi de l'OTAN, de telle sorte que la France ne soit plus désormais assujetti à l'OTAN, c'est-à-dire à la vision géopolitique des États-Unis. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Ça veut dire qu'une fois que la France sera sortie de l'OTAN, et bien elle ne désigner pas comme c'est actuellement le cas, comme actuellement on a des gouvernants qui désignent pratiquement officiellement comme ennemis le monde arabo mususulman d'une part, la Russie et le monde orthodoxe d'autre part. C'est la réalité des événements et ça c'est la vision géopolitique des États-Unis d'Amérique du choc des civilisations de monsieur Samuel Huntington enfin qui est mort maintenant dans son livre sur le choc des civilisations et qui nourrit la réflexion du département d'État américain de Pentagone des Shingtank américains. Quand je dis qu'il nourrit, je devrais dire qu'il nourrissait puisque l'accession de Donald Trump semble-t-il est en train comme je l'ai dit au début de cet entretien de changer profondément la donne.
Donc moi ce que je veux c'est que la France n'est plus des ennemis désignés. Je veux que nous ayons une défense indépendante. Je veux qu'on ait une industrie de l'armement d'ailleurs qui puisse être indépendante parce qu'actuellement notre appartenance à l'OTAN est en train de démembrer de démanteler notre industrie militaire pour nous insérer dans des programmes multinationaux où on aura plus la la totalité de la chaîne de fabrication.
Donc je veux que la France ait sa propre industrie d'armement comme c'était encore le cas Naguer et comme ça reste encore le cas, il faut pas démanteler. Et puis il faut ensuite que l'on entretienne les meilleures relations du monde. C'est-à-dire que si je suis élu à l'Élysée, parmi les premières décisions que nous prendrons, d'abord j'actionnerai l'article 13 du traité de l'Atlantique Nord du 4 avril 1949, vous savez qu'il suffit de s'adresser au gouvernement des États-Unis d'Amérique pour dire que on sort de l'OTAN.
Il y a un an qui court, c'est la seule contrainte et au bout d'un an, on en sort de plein droit. Mais ça ne veut pas dire que je veux entrer en conflit avec les États-Unis. Moi, j'espère pouvoir rencontrer le président Trump, mais j'aimerais beaucoup rencontrer le président Poutine, le président Sijing Ping en Chine, il est encore en fonction le premier ministre indien.
De telle sorte que la France renoue avec son rôle. C'est une un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Nous devons en tant que tel représenter un des pôles, un des pôles de réflexion, une des puissances du monde de demain.
Le premier tour de l'élection présidentielle approche. L'UPR dispose d'environ 15000 adhérents. C'est cela vous confirmez.
On a dépassé, enfin aujourd'hui même, vous m'interrogez, nous avons dépassé les 151 adhérents. Je me permets de préciser que c'est ça fait de l'Union populaire républicaine un grand parti politique français. Nous ne sommes pas un petit parti, nous sommes un grand parti, je pense.
Alors nous, c'est le nombre exact. Les autres voilà, il parfois ils multiplient, ils ajoutent un zéro au nombre de leurs adhérents. Euh nous c'est le nombre exact.
On a d'ailleurs demandé, je redemande qu'il y a un audit qui soit fait par un organisme public du nombre d'adhérents des partis politiques. Ça fait environ de l'UPR le 5e parti politique de France par nombre d'adhérents. C'est d'ailleurs à peu près la même chose que l'on trouve en nombre de fans sur sur Facebook.
Justement Internet qui est un de vos grands moyens de communication, c'est notamment grâce à internet que vous vous êtes fait connaître, tout du moins l'UPR. Euh vous disiez tout à l'heure être le premier site politique en France. Là encore combien de visites par mois environ ?
Alors vous me posez une colle sur le coup, je ne sais pas mais selon le site Alexa Hanking qui est le site américain qui fait la comparaison entre les différents sites, nous sommes le premier site d'un parti politique hein. Il y a des il peut y avoir des des tank, des choses comme ça par ailleurs. Mais en terme de partis politique, je parle précisément, nous sommes le site le plus consulté.
On a dépassé le Front National qui était auparavant numéro 1. On a dépassé le le républicain, le Parti socialiste, le front de gauche élevé et cetera. Donc aux dernières nouvelles là récemment, on était je crois le 1800e site français sur Safer on a pas le plus consulté.
Il y a d'autres façons de de mesurer notre influence. Il y a par exemple le nombre de millions de vues sur sur YouTube, sur le seul vecteur YouTube. Je crois qu'on a dépassé largement maintenant les 7 millions de vues.
Lorsque je fais un entretien d'actualité, il est très fréquent qu'il dépasse 50000 vues, parfois 100000, parfois 150000, parfois même 200000. On a même quelques petites vidéos virales qui ont été faites. Par exemple, une un passage de 2 minutes extrait d'une émission deune des rarissimes émissions de télévision à laquelle j'ai eu droit au cours des 10 dernières années quand j'étais passé il y a 2 ans et demi chez Ruquier avec une prise de bec que j'avais eu avec madame Léa Salemé.
Il y a une petite vidéo virale qui a été faite de ça. Je crois qu'on a dépassé les 1300000 vues. Donc on a effectivement beaucoup beaucoup de de de visionnage sur notre sur notre sur notre site.
Troisème question de chiffre inévitable. Vous avez un grand succès sur internet. Vous parlez de votre nombre d'adhérents.
Il va falloir maintenant obtenir 500 signatures pour que vous puissiez être candidat à la présidentielle. Où en êtes-vous ? Alors euh d'abord, vous savez que euh personne ne les a puisque le vrai document officiel est envoyé par le Conseil constitutionnel.
Je crois que cette année, il sera envoyé aux alentours du 23 février euh et les maires auront jusqu'aux alentours du 17 mars pour les renvoyer. Donc actuellement, objectivement les documents officiels numérotés, filigranés envoyés par le Conseil constitutionnel n'ayant pas été envoyé pour l'instant nul ne les a officiellement. Simplement ce qui est vrai, c'est que l'ensemble des candidats et notamment ceux qui sont poussés ou soutenus par des partis politiques qui n'ont pas le nombre nécessaire d'élus et bien collationent des promesses de de parrainage.
Donc là, de ce point de vue-là, je ne vous dirai pas le nom, vous me le permettrez. Je c'est je le ferai le moment venu. Nous allons faire une conférence de presse dans certainement je pense dans le courant du mois de de février.
Il y a plus longtemps à attendre. J'annoncerai le nombre de promesses que nous que nous avons. Je peux vous dire que nous en avons beaucoup que j'ai bon espoir d'être candidat et mais que j'appelle toutes ce tous ceux qui en cherchent à ne pas baisser les bras et à continuer à à en chercher.
Passer cette étape et passer l'élection présidentielle, il y aura les législatives. Vous présentez des candidats. Oui, je pense que nous allons enfin on va faire en sorte de les présenter si possible dans les 577 circonscriptions.
Nous allons d'ailleurs annoncer dans les jours qui viennent une première, comment dirais-je, une première vague de quelques centaines d'investitures. Donc, on est en train, le bureau national est en train d'examiner les investitures. Je vous rappelle qu'au moment des élections régionales de du 6 décembre 2015, nous avons présenté 1971 candidates et candidats.
C'est pas rien. On avait été un des sep partis politiques, je crois, qui avait présenté autant de candidates et de candidats. Donc cette fois-ci, c'est pas 1971, c'est 577 candidats et 577 suppléances qui doit faire quelque chose comme à peu près 1100 1154 candidats.
Normalement, on devrait pouvoir les les avoir sans trop de difficulté. Merci François. Merci à vous. [Musique] [Musique]
François Asselineau