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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 1 septembre 2025 86 minAutoproduit

Quand les groupuscules font le sale boulot : milices, ratonnades et impunité | #Amfis2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et à tous. On va on va commencer si vous le voulez bien. Cette conférence, elle s'inscrit dans dans un cycle où il y a eu plusieurs débats, plusieurs formations sur les questions d'extrême droite, sur les questions de ce qu'est l'extrême droite, de comment on lutte contre l'extrême droite.

évidemment parlementaire, mais il nous semblait aussi important d'avoir un temps sur ce queon sont les groupesuscules d'extrême droite, ce que disent les groupescules d'extrême droite, leur relation avec l'extrême droite institutionnelle, leur relation avec les parlementaires du Rassemblement national et y compris du parti d'Éric Sioti. Parce qu'on on vit dans un contexte politique national où la recrudescence des agressions racistes, des attaques de groupeul néois en France, elle s'accélère. Évidemment, on a eu l'exemple de l'attaque de nos camarades de Jung Struggle à qui je profite de ce moment pour renouveler notre solidarité en plein Paris.

On a eu l'attaque du bar du prolet à Alè et on a un certain nombre de faits qui sont disséminés sur le territoire mais qui s'accumulent sur les dernières semaines et les derniers mois. Et contrairement à ce que certains veulent faire croire, ce ne sont pas des faits isolés, c'est pas des éléments folkloriques ou qui sont en marge de l'extrême droite, c'est vraiment la matrice de l'extrême droite, c'est-à-dire une violence qui veut faire valider politiquement un modèle qu'il n'arrive pas aujourd'hui à gagner par les élections encore. Et il pensent que par une solution violente, par l'intimidation, la menace, le harcèlement, ils peuvent avancer leur projet de société.

Et de l'autre côté, on a ce versant institutionnel dont j'ai évoqué les partis tout à l'heure qui essayent de dire qu'ils n'ont aucun lien avec ces groupuscules, que toutes ces actions ne les représente pas sans jamais les condamner de manière claire. et on va le voir par nos différents intervenantes intervenants. Il y a des passerelles aujourd'hui entre ces groupuscules-là, notamment via les collaborateurs parlementaires, via la présence dans certaines manifestations, via la présence dans certains colloques.

Et cette nébuleuse, ces groupuscules d'extrême droite, ça dépasse largement euh les quelques groupuscules qu'on connaît qui agissent. Ça a aussi infiltré le monde étudiant via des syndicats et notamment l'UNI où on a eu un certain nombre de révélations ces dernières semaines via la cocarde étudiante qui est un vivier de recrutement. euh pour euh les députés du RN qui prennent des collaboratrices et des collaborateurs.

Et cette conférence, elle a pour objectif de sortir du mythe qui aurait une extrême droite violente marginale de quelques centaines d'individus qui agissent dans des groupuscules et de l'autre côté une extrême droite parlementaire qui serait elle respectable, présentable, qui serait un parti comme les autres qui se présente aux élections et qui pourraient concourir et représenter un courant politique tout à fait normal. Pour parler de tout ça, on a le plaisir d'avoir avec nous Daphn Deschamp qui est journaliste au pôle enquête de Street Press et qui mène un travail sur l'extrême droite depuis plusieurs années. Nous avons Inest Gelida qui est coanimatrice du réseau insoumis antifasciste avec Allan Brun. réseau qui a été créé il y a quelques mois et qui mène une bataille très importante partout sur le territoire contre l'extrême droite.

Et on a Antoine Chet qui est journaliste vidéo chez Pur Politique et qui nous dira aussi les liens notamment entre les groupes mususcules, le RN et reconquête. Je vais donner la parole à Daphné. J'aimerais que tu nous parles de la typologie de ces groupes là, de leur révolution notamment je parlais de l'uni, de la cocarde.

Quel lien, comment quel relais ils ont dans l'extrême droite parlementaire ? Quelles sont les passerelles qu'il y a aujourd'hui entre ces groupuscules là et des partis qui se disent des partis institutionnels mais qui vont puiser dans le vivier de groupuscules qui sont aujourd'hui des groupuscules néonazis et violents ? Euh bonjour, vous m'entendez tous bien ?

C'est bon ? Super. Euh désolé pour le retard, j'étais dans les bouchons.

Euh merci pour l'invitation. Euh avant de commencer à répondre à la question, je voulais aussi dire merci à Maxime qui a organisé la conférence parce que je fais beaucoup de conférences comme ça, mais c'est rare que le cadrage soit précis et cadré. Euh donc c'est quelque chose que j'apprécie.

Je voulais je voulais le noter parce que je trouve qu'il a fait un très bon travail là-dessus. Euh parce que souvent quand on fait des conférences comme ça sur sur l'extrême droite, c'est ça fait peur. Euh et c'est des trucs assez flous et on essaie un peu de tout mettre dans le même sac.

Donc moi, j'apprécie quand les choses sont bien cadrées et quand les termes sont bien précis. Euh ça tombe bien parce que du coup on me demande d'être précise. Alors sans rentrer dans une entomologie des campuscules d'extrême droite, euh ça si vous voulez, on fait ça régulièrement sur Street Press.

On a une cartographie des groupuscules d'extrême droite où pour rentrer dans la très grande précision. On essae en tout cas euh il faut comprendre comment fonctionnent les groupuscules d'extrême droite en France. Aujourd'hui, on a trois grandes catégories euh à savoir, les identitaires, les nationalistes révolutionnaires et les royalistes.

Les identitaires sont ceux que vous allez voir le plus souvent normalisés. Ça va être les héritiers de Groupuscule comme génération identitaire qui vont se retrouver sous d'autres noms aujourd'hui. Ça va être Argos, les natifs pour des noms que vous pouvez entendre régulièrement.

Les natifs par exemple, c'est ceux qui avaient déployé une banderole antiamura euh et qui ont été jugés en juin dernier ou c en juin, je sais plus fin mai ou début juin, un des deux. Euh donc voilà, ça ça va être euh les héritiers de génération identitaire qui vont défendre des thèses donc qu'on appelle identitaire. Euh donc défendre l'identité européenne avec au fond du fond toujours une défense de la race blanche, mais ça va être quelque chose d'assez large.

Ils vont utiliser ce qu'on appelle de l'agit propre, c'est-à-dire ils vont faire des coups d'éclat qui sont pas forcément des actions qui sont euh violentes, qui sont pas forcément des actions enfin les actions officielles sont pas forcément violentes, sont pas forcément agressives, mais vont avoir pour but de faire parler d'eux. Un autre groupe euh identitaire, ça va être par exemple le collectif Némésis qui est fémonationaliste mais qui puise énormément dans l' l'idéologie identitaire. Euh ensuite, on va avoir les nationalistes révolutionnaires.

Donc ça c'est ceux qui sont le plus visuellement euh frappants. C'est ceux où quand on pense groupeuscule d'extrême droite, vous allez penser à eux. C'est le groupe Union Défense.

Donc le GUD, c'est les Oif Paris, c'est Lion Populaire. Voilà, c'est c'est ceux qui vont faire des décentes racistes complètement cagoulés. C'est ceux qui vont défiler avec des drapeaux crois celtiques à Paris tous les ans.

Euh donc pour le défilé du comité du 9 mai. Voilà, c'est ceux que quand vous pensez groupuscule d'extrême droite, vous allez penser à eux. Et eux pour le coup font assez peu d'agit de propre.

Ils font assez peu d'actions qui ont pour but d'être médiatisé. Ils font vraiment de l'action agressive. Ils vont être beaucoup au contact euh physique.

Je dis au contact parce que voilà, mais ils vont beaucoup s'en prendre à des groupes de gauche. Ça va être attaque de cortège syndicaux ou de cortège politique. Euh par exemple, il y a eu plusieurs attaques de cortège du NPA pendant des mouvements sociaux, ce genre de choses.

Ça va être attaque de militants isolés. Donc ça peut être parce que vous portez un t-shirt un t-shirt d'une organisation de gauche d'un syndicat. Typiquement hier, j'ai croisé dans le bus un garçon qui vient d'une ville que je ne préciserai pas pour ne pas le mettre en danger, mais qui portait un t-shirt pro Palestine qui est un t-shirt produit par Lafa Paris banlieu et qui s'est fait agresser dans la rue dans sa ville à cause du fait qu'il portait ce t-shirt.

Il a été visé pour ça. C'est outre mesure un militant politique mais il a été visé parce qu'il a été identifié en tant que militant politique. Voilà. et c'est ceux qui vont euh le plus organiser des descentes racistes.

Euh donc voilà, ça va être des images que vous vous pouvez voir très régulièrement euh notamment à Lyon par exemple, il y en a beaucoup. Ça va être aussi les gens qui peuvent attaquer des barres de gauche. Alors le Saint Saauveur il y a quelques années à Paris, le Prô il y a quelques mois euh à Alè, mais pas que he ça va être aussi des attaques de réunion, une réunion proalestine à Lyon en novembre 2023.

Enfin voilà ce genre de choses. Et le dernier la dernière catégorie, c'est les royalistes. Alors en général euh les royalistes techniquement il y a plusieurs sous-groupes et sous-catégories, mais il y en a une seule qui est vraiment importante parce qu'il y en a une seule qui est vraiment dynamique aujourd'hui, c'est l'Action française qui revendique d'être l'association politique la plus ancienne de France.

Euh il y a des bas en tant qu'association politique entre guillemets majeur et stable, je pense que c'est le cas. C'est une des plus anciennes de France. Euh et l'Action française qui va donc du coup bah qui défend une idéologie royaliste antisémite bien évidemment parce que au cœur de l'idéologie de l'action française, il y a euh Charles Moras qui est donc profondément antisémite et cette idée aussi d'un d'un catholicisme intégriste plus ou moins diffus mais qu'on va retrouver de manière plus ou moins diffuse dans chacune de ces catégories.

Et après, c'est moins groupusculaire mais nous on les range quand même dans cette catégorie là. Euh il y a ce qu'on va appeler euh les intégristes religieux. Alors nous on travaille principalement sur la mouvance catato-intégriste parce que c'est celle qu'on connaît le mieux.

Euh et donc du coup, ça va être des organisations comme SOS Calv, la Fraternité Simpidis qui vont vraiment promouvoir une un un un endoctrinement catholique euh très intégriste, antivég, euh pas forcément masculiniste au sens général du terme, mais très antiféministe, très antifemme de manière générale, euh très homophobe bien évidemment, très transphobe, mais ça ça va s'en dire. Euh et après voilà, il y a quelques campuscules qui sont aussi principalement, on appelle ça des confusionnistes. Euh c'est-à-dire qu' ils font un quelque chose d'un petit peu attrape tout pour promouvoir quelque chose qui est profondément en général réactionnaire ou haineux mais qui n'a pas forcément qui ne donne pas forcément l'impression de l'être au premier abord mais en fait dès qu'on creuse un petit peu le vernis, on se rend très vite compte de qui on a affaire.

Euh et souvent un des principaux euh moteurs de des confusionnistes, ça va être euh l'antisémitisme. Euh l'antisémitisme qui euh n'est pas du tout résiduel en France et surtout pas à l'extrême droite. Euh c'est quelque chose qui est un vrai moteur chez les groupuscules euh et qui est un moteur d'ailleurs aussi au Rassemblement national et à la reconquête mais pas de la même manière.

Euh voilà, donc ça c'était un petit peu pour la catégorisation. Si vous voulez rentrer plus en détail là-dessus, No Street Press, on produit donc une cartographie des groupuscules d'extrême droite qui est disponible bah en ligne euh qui est disponible sur notre site euh que je que je suis censée mettre à jour à la rentrée parce qu'il y a eu pas mal d'évolutions ces derniers mois mais voilà qui est elle est interactive. Vous pouvez juste chercher le nom de votre ville et voir ce qu'il y a autour de chez vous ou chercher par catégorie est-ce que vous cherchez des houligan ou quoi ?

Enfin c'est un peu il y a un peu de tout. Euh voilà, nous après ce qu'on fait dans notre travail, en plus de ce travail d'enquête sur les groupuscules, c'est documenter qu'est-ce qu'ils font et en quoi est-ce qu'ils sont vraiment dangereux pour la société. parce que outre les décentracistes et les attaques de personnes qui se multiplient mais restent dans les faits peu nombreuses par rapport à la population générale, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on estime que les le nombre de militants dans les groupuscules qui sont vraiment actifs, ça va être quelques milliers, ce qui est déjà énorme, ce qui est déjà un vrai danger, mais ce qui ne représente pas grand-chose par rapport à la population générale et c'est pas ces quelques milliers de groupuscules qui font que le RN est aujourd'hui aussi haut dans les sondages et au port du pouvoir et cetera.

Nous ce qui nous intéresse, c'est quel est le rôle de ces groupuscules en tant qu'en fait avant-garde du fascisme et petite main. Euh c'est pour ça que j'aimais beaucoup le titre de la conférence du coup quand les groupuscules font le sale boulot parce qu'en fait ils font le sale boulot dans tous les sens du terme. Ils font le boulot violent.

Euh c'est très documenté qu'ils font le service d'ordre depuis des années. Le DPS donc le service d'ordre du Rassemblement national a été alimenté par des groupuscules pendant des années. Euh aujourd'hui, c'est moins documenté.

Euh, ils font aussi ben c'est donc aussi des petites mains à l'Assemblée nationale notamment, mais pas que. Je sais pas combien d'entre vous sont collaborateurs parlementaires ou élu ou travaille avec les institutions dans cette salle, mais dans les faits, vous les croisez euh si vous êtes dans les institutions. Alors, effectivement, nous on documente beaucoup euh les liens des collaborateurs parlementaires du RN avec ces groupuscules.

En novembre 2023, on a sorti une enquête qui en recensait plus de 50, donc c'était avant la dernière élection. qu'il y avait moins de députés de députés RN en un mois de travail, même pas même pas un mois en fait puisquon travaill sur d'autres articles aussi à de on en a documenté plus d'une cinquantaine et c'était avec des enquêtes uniquement en source ouvertes, c'est-à-dire des informations qui étaient disponibles sur internet publiquement. Alors effectivement, ça implique de savoir où chercher mais enfin voilà, c'était pas des gens qui se cachaient, on va dire.

Euh et en vrai, ces derniers ces derniers temps, il y a pas un mois sans qu'il y ait des révélations sur des collaborateurs parlementaires euh du Rassemblement national principalement, mais aussi euh du coup euh de UDR, le parti de RCoti euh qui ont des liens avec des groupuscules, qui sont violents, qui ont des comptes Facebook ou Twitter où ils tiennent des propos racistes et toutes les toutes les types de discrimination possibles et imaginables. On a aussi des On a aussi des parlementaires d'extrême droite qui sont tout simplement issus de de ces mouvements là aussi ou qui ont eux-même un passé qui est pas forcément lié au groupuscule mais qui est lié aux mêmes idéologies. Euh et puis tout simplement sur le terrain, en fait les petites mains de l'extrême droite, des partis politiques d'extrême droite sont aussi euh des gens liés à des groupuscules.

Euh un exemple récent, ça va être Tiffanie Joncour qui est député du Rô euh qui qui du coup a été élu bah je sais plus si elle a été non, elle a été élue en 2024 si je me trompe pas. Tiffanie Joncour déjà pendant sa campagne donc pendant la campagne de juin 2024 moi c'est c'est des des c'est des Lyonnais qui m'envoi une vidéo de gens qui sont en train de coller pour Tiffanie Joncours à mes yeux donc dans la banlieu de la banlieu de Lyon dans la Circo où elle a été élue. Et on dit ouais, ils avaient un discours quand même très formé et très marqué.

C'était pas juste des militants RN. Moi, je regarde la vidéo, effectivement un des mecs qui colle, c'est Victor Guy, porte-parole des RARS. Donc du coup, héritier local de génération identitaire dont le frère Calixte Guy est numéro 2 de Lyon Populire, le groupeuscule nationaliste révolutionnaire local et dont le deuxième frère Paul Paul Etois est leader un ancien leader de l'Action française.

Voilà, c'est une super famille. leur mère et leur oncle sont et l'URN et le père est militaire. Euh c'est c'est une super famille.

J'ai fait un article entier dessus si vous voulez. Ils sont super. Euh j'ai revu Calix il y a quelques mois au C9M donc à Paris, il était complètement cagoulé et il était très mécontent de me voir.

Euh je comprends pas pourquoi mais bref, ces gens-là collent pour collent pour Tiffanie Joncour et c'est pasin parce qu'en fait Tiffanie Joncour c'est pas n'importe qui. Son mari Maxime Gauchet c'est un houigan négati de Lyon. Euh c'est bon, il y a toute une histoire euh pareil, j'ai fait un portrait de Tiffanie Joncours si vous voulez plus de détails.

Euh son mari c'est un Olian néonazi et elle elle est ami avec tous les identitaires de Lyon depuis plus de 10 ans et pas n'importe lesquels hein. Un qui est connu pour son grand amour de maniage de couteau dans les rues de Lyon. enfin des cadres, des figures publiques, enfin, elle est amie avec tout le monde.

Et aujourd'hui, cette dame est à l'Assemblée nationale. Euh, il y a quelques questions qui lui ont été posées sur BFM Lyon par un journaliste politique de BFM Lyon qui a essayé de lui rentrer dedans. Euh, elle lui a dit qu'il était misogyne de lui poser la question de pourquoi son mari était nazi.

Euh voilà. Mais sinon, tout le monde s'en fout. Moi, je trouve ça assez fascinant.

Euh et puis lui fait un procès parce que sinon, c'est pas drôle. Euh on va gagner mais bon ça s'appelle une procédure billon quoi. Donc voilà, ça c'est pour vous donner un exemple de députés actuellement à l'Assemblée, actuellement élu.

Euh donc voilà l'idée des brebis galeuses du Rassemblement national les gendur à mes yeux. Euh mais voilà donc ça c'est pour les élus. Et après il y a la question de la cocarde et de l'Uni.

Alors, la cocarde et l'un, c'est des syndicats étudiants d'extrême droite. La cocarde, c'est issue d'une ciss de l'Uni qui considérait que l'Uni était plus assez à droite. Il s'avère que à l'époque, du coup, quand la cocarde s'en va, l'Uni est moins à droite puisque les plus extrêmes droites sont partis.

Bon, ça reste un syndicat de droite mais ils sont vaguement gaulistes. Vaguement. Euh ces derniers temps, globalement, ils sont tous d'extrême droite.

Euh il y en a qui choisissent leur camp, c'est rassemblement national ou reconquête, mais ils sont tous d'extrême droite. À l'Uni récemment, il y a eu ce qu'on appelle une épidémie de salutasie parce que bah quand on a 15 personnes qu'en font et qu'après ils font des jeux de cartes antisémites avec leur propre tête, c'est une épidémie. Euh à la cocarde, il y a un historique monumental de gens qui sont violents, qui s'emprennent à des étudiants de gauche, qui font des déblocages d'université, qui sont liés à des groupuscules d'extrême droite violent.

Alors à Paris, beaucoup il y a eu beaucoup de lien avec ce qu'on appelait les oaves Paris, ce qui est une espèce d'entre deux entre le GUD euh et ce qui est aujourd'hui les USAR Paris. Enfin voilà, c'est des périodes transitionnelles parce que au gré des dissolutions, ils changent de nom mais c'est tout le temps les mêmes gens. C'est pour ça que c'est un peu chiant de les suivre et que des fois les dissolutions, c'est pas forcément la meilleure des stratégies, ça dépend.

Typiquement sur génération identitaire, ça a plutôt bien marché quand ça a fait fermer des locaux. Mais voilà, juste dissoudre un groupe sans faire d'actions précises pour empêcher après, souvent ça marche pas très bien. Euh alors que si on fait fermer des locaux et ce genre de choses et si on suit activement les gens, ça marche un petit peu mieux.

Euh voilà. Et donc du coup, il y a des vrais liens entre ces syndicats qui sont des viviers de recrutement et le Rassemblement national. Aujourd'hui, on a Pierre Romain Tionet qui a été le numéro 2 de Jordane Bardella pendant très longtemps.

Ça a été son assistant parlementaire au Parlement européen. Euh il a écrit une bonne partie de ses discours. Il a cité des nazis dans des discours qu'il a fait au Parlement européen, ça choque personne.

Pierre Romain Tionc qui est donc l'ancien secrétaire de la cocarte qui est aujourd'hui député européen. Il a été élu en juin. Euh et lui il a plein d'amis.

Alors lui, il a jamais été coupable de violence. Le maximum des violences qu'il a fait, c'est un déblocage d'université en 2018. Enfin, des violences documentées.

Mais par contre, ses potes à ses potes, ils en ont fait plein. Ils ont débloquage d'université, il est ami avec des il a fréquenté des mecs du GUD. Aujourd'hui, pour éviter toute diffamation puisque au Rassemblement national, ils ont la diffamation facile.

Aujourd'hui, ce n'est pas documenté mais quand il était étudiant, il fréquentait énormément de gens d'extrême droite et de groupuscules même si lui ne s'est jamais rendu coupable de violence officiellement. Euh et voilà. Donc en gros tous ces gens-là se connaissent très bien et effectivement les gopuscules font le sale boulot, font le petit travail en fait parce queussi il faut se rendre compte que s'il y a beaucoup de gens qui votent à l'extrême droite, il y a pas forcément beaucoup de gens qui militent.

Et en fait un parti politique, bah vous le savez, ça prend beaucoup de temps et d'énergie. militer, ça prend beaucoup de temps et d'énergie et il y a pas grand monde qui en fait est motivé pour faire ça. Et ça demande aussi bah typiquement pour être assistant parlementaire, ça demande un minimum de formation politique, de formation idéologique et de formation tout simplement pratico pratique.

Quand on est assistant parlementaire, il faut s'y connaître en droit ou en com. Enfin, ça dépend de son rôle, mais voilà, c'est pas n'importe qui qui peut faire ça. C'est pour ça aussi que le Rassemblement national va recruter dans des syndicats étudiants en général plus dans des licences qui vont être des licences d'histoire, des licences de com, de gestion, ce genre de choses.

Euh mais voilà, c'est ils vont chercher ces gens-là parce que c'est des gens qui sont formés, qui sont motivés, qui sont jeunes aussi, donc qui ont du temps libre parce que bah vous le savez aussi, quand on a une famille, on a moins le temps de militer. Et voilà, c'est c'est c'est des gens qui vont servir de petites mains. Il y en a une partie qui vont se faire arrêter pour diverses raisons.

Ça va être des violences, des banderoles. Comme je l'ai cité sur la banderole Ayan Akamura. Il y avait donc une assistante parlementaire d'une super parlementaire Caroline Caroline Parmentier.

Pour ceux qui la connaissent, je crois qu'Antoine tu vas plus en parler en détail. Voilà. Et je pense que je dépasse le temps qui met imparti.

Désolé, j'ai du mal à m'arrêter quand je parle de nazi. Désolé, j'ai beaucoup dépassé. Non non, c'est 34 secondes de dépassement, donc c'est parfait.

Amen. Euh [Applaudissements] justement, je vais donner la parole à Antoine si tu peux nous nous décrire justement le les liens encore une fois entre ces groupuscules, le RN, reconquête, ces profils qui sont issus de ces sphères radicales et qui essayent de se blanchir quelque part en devenant des assistants parlementaires et des collaborateurs. Il y a plusieurs cas emblématiques.

Tu vas allévoquer je pense Caroline Parmentier, le rôle des oives dans certains meetings, les militaires identitaires dans les structures des jeunes. Si tu peux nous donner un regard sur ce fonctionnement qui qui peut paraître nébuleux mais qui est en vérité très organisé. Oui.

Oui. En fait donc bonjour à tous. Donc moi je m'appelle Antoine Cheto.

Je suis journaliste et vidéaste. Je suis moins spécialisé que ma conœur sur l'extrême droite violente. Par contre j'ai une casquette de journaliste parlementaire.

Donc moi, je suis en contact avec l'autre côté de la pièce de l'extrême droite qui est l'extrême droite institutionnelle. Euh alors, est-ce que l'extrême droite qui s'est institutionnalisé, donc essentiellement le Rassemblement national, est-ce qu'elle a toujours des liens avec les groupesuscules violents ? On a vu que c'est plutôt Oui.

Euh là, je pense qu'il faut faire la différence entre Reconquête et le Rassemblement national. reconquête, c'est un parti qui est assez faible, qui n'a aucun élu national et donc c'est un parti qui va recourir pour exister médiatiquement à l'agit propre. Donc on va les retrouver euh devant euh telle mosquée, devant telle ouverture de centre pour exiler et ils vont euh exister en faisant des coûts comme ça, en particulier sur les réseaux et ils vont draîner derrière eux euh tout un aéropage donc de gens euh proches de Civitas, des croix gamés, des gens du GUD.

Donc reconquête, disons que euh quelque part, ils assument en fait leurs liens euh et les liens, ils sont euh ils sont évidents. C'est-à-dire euh tout le monde se rappelle le meeting de ville-pinte d'Éric Zémour où euh on se retrouve avec euh une dizaine de zoives Paris qui agressent les militants des SOS racisme qui étaient venus faire une action. Mais au plus localement, on sait aussi que le parti d'Éric Zemour a des liens avec les groupuscules régionaux.

Donc moi je pense par exemple à la Ligue du Midi où en 2021 il y a eu des grosses bagarres animes en marge de rassemblement pour Xzemour où le service d'ordre c'était ce groupeuscule violent avec la famille Roui à sa tête. Donc voilà, disons que reconquête, ils sont pas du tout dans la même stratégie de dédiabolisation que le Rassemblement national et ils ont pu au moment de la campagne attirer vers eux des gens comme Philippe Vardon, donc qui est une figure du bloc identitaire ou Damien Rilleux qui étaient des gens proches du RN qui faisaient partie parle du rassemblement bleu marine et qui ont on peut penser à Marion Maréchal aussi qui sont allés vers conquête parce qu'il y avait une dynamique à ce moment-là Sauf que maintenant la dynamique elle s'est essoufflée et donc reste essentiellement le rassemblement national qui lui pour le coup depuis plusieurs décennies et dans une stratégie de dédiabolisation. Les journalistes, on a appelé ça la stratégie de la cravate hein.

Bah ça fait référence au film de Mathias Terry et Étienne Chayou qui suit un jeune militant frontiste qui va être remaquillé euh en euh personnes euh bien sous tout rapport. Donc c'est ils ont tendance à s'habiller en mettant en en comment dire en il donne un visage rassurant. Sauf qu'en fait quand on va un tout petit peu au-delà du vernis, on se rend compte que ben le RN reste un parti où il y a des gens extrêmement radicaux.

Alors pas forcément en première ligne mais dès qu'on creuse un peu en 72 à sa création dans ce monde national. Alors, les adversaires politiques le rappellent a raison, hein, que c'est un parti qui est lié à des anciens VAF SS, à des collabos. Mais le RN, c'est déjà à le FN à ce moment-là, c'est la façade respectable de mouvement comme ordre nouveau, c'est-à-dire des partis fascistes qui veulent faire l'unité de tous les groupes nationalistes français.

Et derrière Jean-Marie Le Pen, il y a des figures comme François Dupra, donc qui est quand une figure absolument centrale, hein, de l'extrême droite dans les années 80. Donc il y a un qui c'est un homme qui s'est donné pour mission de réhabiliter le fascisme en France. Euh donc c'est un négationniste antisémite convaincu et qui va finir numéro 2 du FN jusqu'à son assassinat.

Bon dans des circonstances troubles. Pour vous situer, c'est l'homme à qui on doit la phrase de Jean-Marie Le Pen. 1 million de chômeurs, c'est un million d'étrangers en trop.

Et alors aujourd'hui ce quand on regarde le discours du RN, cet héritage là, ils ne l'assume plus. Même ils ne veulent même on doit plus dire que c'est un parti d'extrême droite. Sauf que quand on regarde un peu plus précisément, donc Daphné a cité le GUD, le GUD depuis les années 90 et à l'intérieur du RN, ça se joue sur deux figures principales qui sont Frédéric Châtillon et Axel Louau.

Donc eux c'est des gens qui connaissent Marine Le Pen depuis la fac, ils étaient en fac de droit ensemble. Et donc eux c'est des gros Gudards, c'est des gens qui ont une culture de la violence assez présente euh et qui vont finir et qui vont réellement intégrer l'appareil du RN. Donc Frédéric Châtillon, lui c'était le coordinateur euh des campagnes avec sa société Rewall.

C'est un des prestataires en fait du RN, il touche beaucoup d'argent pour ça. Axel Louau, lui, il a été trésorier du microparti de Marine Le Pen et il va accompagner tout au long de la prise de pouvoir de Marine Le Pen dans les années 90 et 2000. C'est des gens qui vont rester très proches très proches d'elles et qui vont avoir euh en contrepartie euh des retours sur leur sur leur investissement si on puis dire euh parce que le groupe parlementaire Rassemblement national euh à au Parlement européen, donc c'est identité et démocratie idée, bien en fait, ils vont verser entre 2019 et 2023 aux sociétés de Châtillon et Louau environ 3 millions d'euros.

Donc c'est leur société, c'est des c'est des sociétés de communication ou d'impression ipolitique ou unanime. Et donc c'est des gens qui sont proches de Marine Le Pen qui ne se sont jamais reniés, qui n'ont jamais euh qui ont jamais renié leur passé fascisant notamment ben et ça faisait assez désordre. On les a retrouvé dans les manifes néofascistes du 9 mai.

Euh Châtillon les a soutenu euh depuis son exil italien parce qu'il a eu quelques problèmes avec la justice mais l'USTA lui il y allait carrément. Et donc en 2023 Marine Le Pen, elle a dit "Ça suffit euh là les mecs cagoulés qui avec des croix celtiques, ça fait des ordres. Donc est-ce que on peut dire que depuis 2023 c'est fini ?

Ben non, pas du tout. Sauf que on va voir en fait, ils ont tendance à aller plutôt dans le dans ils ont ils ont des c'est des gens qui sont toujours un petit peu en retrait. C'est que quand on regarde le RN à l'Assemblée qui est le RN que que moi je côtoie dans le cadre de mon travail de journaliste parlementaire, ben ce qui est intéressant de remarquer, c'est que dans le la première ligne des députés RN, globalement, c'est des gens qui ont pas ce passif là.

C'est-à-dire que par exemple, on va retrouver des gens comme Jean-Philippe Tangy qui est un cadre de Debout la France qui s'est rallié euh au rassemblement national. Euh Laurent Jacobelli, c'est aussi quelqu'un qui vient de Debout la France. Sébastien Chenu donc vice-président euh lui c'est un ancien de l'UMP qui a travaillé avec Christine Lagarde.

Euh Julien Odoule euh lui euh à la base il vient du centre euh plutôt UDI Hervé Morin. Donc c'est des gens qui ont pas du tout ce background qui viennent pas de de la tradition de syndicalisme étudiant d'extrême droite ou de groupuscule avec exception notable quand même de l'or la valette qui elle vient d'un syndicat nationaliste bordelé très proche du GUD et qui est une pure frontiste qui est pas une rallée contrairement aux autres. Donc dans l'échelon des députés et des députés qu'on envoie au contact des journalistes, ça c'est important à noter hein parce que le RN mais comme tous les partis en fait hein, il y a 50 100 150 députés et il y en a une dizaine qui vont venir parler aux journalistes très régulièrement en salle des quatre colonnes à l'Assemblée.

C'est normal en fait, c'est des questions de Mais on voit bien que dans les gens que le RN envoie en première ligne, c'est des gens où ils vont ils ont essayé de faire en sorte qu'il soit plutôt clean. Mais et comme l'a expliqué Daphné, dès qu'on va dans leur collaborateur et dès qu'on va un peu creuser, il y a des quantités de profils problématiques de gens qui ont des qui ont eu des fréquentations ou qui en ont toujours qui sont très gênants et que en fait à chaque fois que ça sort, ce que fait le parti, c'est qu'il se protège. il va parfois se séparer du collaborateur problématique mais bon je sais pas donc vous en avez relevé plusieurs dizaines et ils ont pas du tout tous été virés hein.

Il y en a encore plusieurs parfois pour les plus problématiques. Donc on a des mesures qui sont prises mais dans leur collaborateur il y a dès qu'on gratte un peu et c'est ça je pense la notion importante. et qu'on gratte un peu le vernis du RN, on retrouve des choses qui sont toujours les mêmes avec des gens très radicaux, des gens qui sont sur des thématiques identitaires racistes et nationalistes.

Et le cas qui moi me paraît assez emblématique de ça, c'est le cas de Caroline Parmentier. Donc Caroline Parmentier, c'est une députée RN. Avant 2024, elle était chargée des relations avec la presse au RN.

Donc pour les gens de la FI euh c elle avait exactement le même rôle que Muriel Rosenfel en fait. Euh c'est la personne quand tu es journaliste et que tu vas euh euh couvrir le Rassemblement national, c'est la première personne avec laquelle tu parles et c'est la personne avec qui tu échanges tout au long. Donc moi, j'ai j'ai couvert quand je travaillais à Blast le la campagne 2020, la présidentielle 2022.

Donc c'est quelqu'un avec qui j'ai euh pas mal échangé, avec qui j'en a négocié par exemple des prises de parole, des accréditations, des choses comme ça. Pour la petite anecdote, euh c'est quelqu'un de au premier abordate. Euh moi, elle m'a fait rentrer en douce à la au second à la soirée du second tour de l'élection présidentielle euh avec Blast, on avait et d'autres médias, on avait pas été accrédité.

Euh alors je sais pas si non vous aviez vous avez envoyé personne. Moi je suis Voilà, c'est quotidien. Bah en fait oui oui un mec une personne qui gagne à être connue.

Et donc cette personne car une parmentier parce que je lui ai dit je la vois passer nous on est en train de galérer à l'entrée et je lui dis ah madame Parmentier vous vous rappelez on s'est parlé au centre agriculture je suis sympa, on est que deux. Voilà, elle me fait rentrer euh et alors cette patatra en fait donc ensuite elle devient députée et là elle est c'est quelqu'un qui est vraiment central dans la façon dont le RN va gérer sa stratégie de de dédiabolisation puisque c'est elle qui parle au journaliste, c'est elle qui est un peu là. Elle fait partie de cette façade que le RN essaie de mettre en place.

Sauf que ben voilà, Patatra au début de cet été, Fabrice Sarfie et Anto Rouget à Mediapart, ils ont exumé près de trois décennies d'articles qu'elle a écrit dans un quotidien extrême droite qui s'appelle présent qui est un quotidien péténiste. Et là, on est sur une extrême droite qui n'est pas du tout dédiabolisée. Donc c'est quelqu'un qui va à longueur d'article parler du lobby juif, expliquer que l'homosexualité est responsable du sida euh ou utiliser des mots comme babouin pour parler de certains supporters de foot.

Donc on est vraiment, voilà, j'en passe, on est vraiment sur une extrême droite qui n'a pas du tout changé et c'est assez symptomatique en fait de la persistance des idées bien osé àabonde radicales non seulement sous le vernis du RN mais chez ceux qui étalent le vernis. et ils ont une il y a vraiment une persistance constamment des liens et on peut même se demander s'ils essaient au-delà de la communication de couper ses liens. Il faut se rappeler qu'en 2022 Jordan Bardella devient président du Rassemblement national.

Donc il est il est très jeune mais il a une feuille de route. Et cette feuille de route c'est de professionnaliser le parti. Donc qu'est-ce que ça veut dire professionnaliser un parti ?

Ça veut dire faire en sorte qu' a l'émergence de cadres formés, donc de gens capables de concourir, de se présenter à des élections, de parler à la presse qui ont une structuration politique et intellectuelle qui les rend utilisable pour le parti. Et dans le cas de Extrême droite, on pourrait se dire que professionnaliser le parti, ça veut aussi dire faire le ménage et éviter d'avoir trop de gens qui ont des profils Facebook avec des casquettes de vaffafs ou qui font des salut naasis. Et cette feuille de route en fait, elle va échouer spectaculairement en 2024 pendant les législatives anticipées où on se rappelle tous que le là c'est il y a eu plusieurs dizaines de candidats RN, soit donc qui était très problématique dans ben voilà qui avait des liens ou même carrément des photos qui lié à l'extrême droite la plus radicale ou qui était tout simplement incapable de parler dans un débat.

Il y a eu un cas d'un d'un candidat s curatel et donc tout ça ça montre bien que la professionnalisation elle a pas été faite. Et alors pourquoi ? se demander.

Il y a deux options. Soit Jordan Bardella a eu la flemme, c'est une option. Euh c'est en restant dans les faits, c'est pas le plus grand travailleur du monde.

Et souvent on se rend compte qu' il y a un déficit de de travail aussi et c'est ça qui explique une partie de leur lien avec ces groupescules et tu l'as très bien dit. ou alors il avait pas envie, peut-être un mélange des deux parce que le RN contrairement à la FI donc ici on est venu à l'invitation de l'Institut Labo ici c'est un parti qui échoue depuis 20 ans à monter à former ses cadres et à monter des des structures de formation donc il y a eu le il y a bien le campusera qui est en fait une l'école fantôme de Bardella elle a été lancée en 2023 et donc l'idée c'était de créer une école théorique et cult culturel du pour le parti et former intellectuellement ses cadres. Le problème c'est que d'après le monde, le campus n'a tenu qu'une seule réunion ces 10 derniers mois et que la plateforme numérique est essentiellement composée de textes qui ont été copiollés sur d'autres sites ou sur des sites institutionnels.

Donc on a bien une coquille vide. Donc on voit bien que en fait le RN se satisfait de cette situation où par manque de moyen humain, ils sont on approche à fin, ils sont obligés de puiser dans le réservoir des groupuscules et des syndicats extrémistes. C'est un vivier pour eux.

Euh c'est un vivier mais c'est aussi euh et là je pense que ça rejoint aussi la le thème de notre de notre conférence et je terminerai bien dessus. Euh c'est une thèse notamment qui est avancée par Samuel Bouron dans Politiser la haine. Euh le RN en fait a un intérêt au-delà du fait de remplir leur rang d'avoir besoin de plusieurs centaines de collaborateurs et de d'aller piocher dans ces gens-là. il y a un intérêt euh à ce qui les groupuscules prospèrent, à ce qui multiplient leurs actions, qu'ils occupent la scène médiatique.

Alors quand ça franchit le pas et que ça on tombe dans la violence, il condamnons toujours, mais euh que les identitaires et que et que les les groupuscules violents occupent le terrain, ça leur sert quelque part et ça permet d'imposer leur thème. Islam, immigration. Euh voilà.

Et c'est et je terminerai sur ça, c'est pas prêt de changer avec Jordan Bardella parce que c'est aussi derrière le côté euh député TikTok euh euh qui se la joue jeune quasiment lisse hein un peu de Bardella qui lui n'a aucun lien euh dans son parcours avec ce monde-là. quand on creuse un peu, il est entouré euh dans le Rennen, il est entouré de gens qui euh euh sont proches des idées de la nouvelle droite. Donc, tu as parlé de Tonnier, mais on pourrait aussi parler, il est proche de Châtillon et Racheline.

Châtillon, c'est son ex beau-père. Il est proche d'un autre de ses ex-bo-pères. Bon, c'est la vie privée, mais c'est intéressant dans certains cas de rappeler les liens.

Euh donc ça, c'est quelqu'un comme Philippe Olivier. Et donc il sous les sous ces ressorts là Bardella il est entouré de gens très radicaux et donc quand bien même on pourrait imaginer une sorte de passation entre lui et Marine Le Penes liens entre les groupes mususcules et ils sont pas prêts de s'arrêter. C'est pour les groupesuscules, ils savent que euh ils seront de temps en temps désavoués.

De temps en temps, ils se sont des personnes des personnes à grrata au RN. Mais à la fin euh les dynamiques et les succès électoraux du RN les favorisent et c'est des groupes quand on suit un peu ça qui sont en dynamique sur tout le territoire. [Applaudissements] Merci beaucoup Antoine.

Justement le le parallèle et en tout cas le l'autre objectif pour nous c'est de comment lutter contre l'extrême droite qu'elle soit extraparlementaire ou parlementaire puisqu'on a vu que l'objectif de cette de cette de ce débat c'est aussi de dire qu'on peut pas dissocier l'extrême droite extraparlementaire de l'extrême droite parlementaire et que c'est la même phase d'une pièce et que si on mène pas le combat contre les deux, on passe à côté de quelque chose. On a la chance, contrairement à l'extrême bois, d'avoir des gens qui travaillent chez les insoumis, qui organisent des initiatives, qui créent des choses et on a le plaisir d'avoir avec nous Ines qui a qui coanime au niveau national le réseau insoumis antifasciste avec Alan Brun. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi ce réseau il a été créé ?

Quelles sont ses missions, ses objectifs ? Quel est le travail de terrain ? Est-ce qu'il y a un lien avec les parlementaires insoumis ?

Comment tout ça s'organise ? Avec quel objectif ? Et quelles sont vos actions concrètes sur le terrain justement pour mener la bataille contre l'extrême droite ?

Bonjour à toutes, bonjour à tous. Je m'appelle Jelly Dines, je suis donc la coanimatrice du réseau insoumis antifasciste. Donc c'est le pôle de la France insoumise qui est dédié à la lutte antifasciste que je coanime donc avec Alan Bruno mais qui est pas présent aujourd'hui.

Euh si je suis là aujourd'hui, c'est pour vous parler de la manière dont en tant qu'organisation politique la France insoumise a su et a voulu se structurer face à la montée de l'extrême droite car comme l'a déjà introduit Jean-Luc Mélenchon, nous sommes la Nouvelle-Fance. Nous sommes cette génération, nous sommes cette jeunesse qui a décidé de ne plus se laisser discriminer et ne plus subir le racisme. Euh pour faire face à la réalité que vient de décrire Daphné et Antoine, nous sommes face à une extrême droite organisée qui avance masqué dans les institutions mais aussi dans les médias mais qui garde toujours ces groupuscules violents pour occuper le terrêté et intimider.

Euh c'est donc dans ce contexte que le réseau insoumis antifasciste a a vu le jour euh Oui. pour avoir au sein de la Franç soumise un outil politique et militant pour euh pardon, j'ai perdu pour avoir ça ouais un espace spécifique consacré à la Roste antifasciste euh à l'action de terrain mais surtout en lien avec nos élus car aujourd'hui ce sont eux notre caisse de résonance au niveau national et ce sont eux qui peuvent porter haut et fort ce que nous vivons localement. L'extrême d'ET, on le voit, elle avance sur ses deux jambes avec un visage plus ou moins respectable, entre guillemets au parlement, dans les médias, mais également dans ses campagnes électorales, mais elle garde toujours ces groupes violents euh identitaires, néonazi qui harcèl, qui frappe, qui organise des ratonnades en somme qui perturbe et empoisonnent notre quotidien.

C'est donc une division du travail de la haine et face à cette division du travail de la haine, nous avons toute notre part du travail à prendre. cette fois-ci au service de la solidarité, de la démocratie, de la défense du droit. Il fallait donc un pôle dédié qui ne dépend pas de l'urgence médiatique mais qui travaille sur le long terme et qui permettent de pouvoir avoir un réel travail sur le terrain mais travailler également avec nos parlementaires.

En quelques mots, le RIA c'est donc un outil de repost pour documenter, pour agir, pour outiller les militantes et les militants, mais pour articuler surtout notre action avec les élus. à l'Assemblée nationale. On dit souvent que le combat se joue sur les réseaux sociaux face à l'extrême droite.

C'est vrai, on y est déjà et on continue d'investir ce terrain. Mais nous sommes pas uniquement des militants de réseaux sociaux. Euh nous sommes déjà présents euh sur nos GA, sur nos groupes d'action, sur nos quartiers, dans nos villes pour euh des actions des du porte à porte, du boîtage, organiser des réunions publiques sans aucune difficulté.

Nous euh au RIA, nous souhaitons développer une action supplémentaire euh organiser des présences physiques, des contemanifestations, des occupation de permanence, des ciblages d'événements, des ciblages de meeting et de conférences. Euh toutes ces événements qui ne devraient pas avoir lieu dans notre pays. Euh nous serons présents et nous leur montrerons que face à l'extrême droite, il y aura une opposition claire euh celle de la France insoumise. [Applaudissements] Cette présence militante en soi est une pression politique. occuper l'espace public, c'est montré à l'extrême droite qu'il y aura une opposition.

Et tout ça s'appuie donc sur un travail de veille qui est effectué et qui continuera d'être effectué par les RIA locaux qui vont faire le lien avec les syndicats, les associations, les les organisations antifas déjà présentes et qui permettra donc de pouvoir créer un maillage et faire remonter au niveau national l'actualité locale et pouvoir organiser de façon simultanée des actions nationales, des communiqués de presse et de pouvoir uniformiser par la suite nos actions. Ce travail n'est de veille n'est pas juste informatif, il est stratégique parce que surveiller, cartographier, comprendre ce qui se passe sur le terrain, c'est aussi une manière de pouvoir passer à l'action et y compris dans nos institutions au travers de commission d'enquête. Euh donc le RIA, comme le disait Thomas, c'est aussi un outil de pour l'action parlementaire.

Nous travaillons quotidiennement avec les élus de la France insoumise euh à la rédaction de propositions de loi, de propositions de résolution, de questions au gouvernement. Le RIA et notamment Alan a travaillé avec le cabinet de monsieur Bouertit à la proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête portant sur l'islamophobie. Et là, je me permets de de préciser que aujourd'hui l'islamophobie est devenue socialement et politiquement acceptable, que ce soit dans les médias ou dans les discours politiques.

Je suis pas là en train de hiérarchiser les formes de racisme, on les combattra toutes et tous euh à la même enseigne. Mais aujourd'hui, je pense que l'islamophobie a pris un tournant qu'il faut mesurer et qu'il faut combattre sans sans sans mesure. Ce travail de veille permet donc de démontrer la porosité qu'on vient de le décrire Antoine et Daphné entre l'extrême droite institutionnelle et ses groupuscules et donc de montrer la continuité entre le RN malheureusement l'extrême droite qui a fait tâche d'huile jusqu'au gouvernement et enfin cette réalité que voudrait cacher cette extrême droite la proximité désormais plus qu'évidente entre ces structures politiques et les milions naazis euh il y a quelques mois plusieurs assistants parlementaires ben vous le disiez ont été épinglés pour leur passé ou leur activité actuelle dans des activités euh ouvertement néonazie identitaire.

Donc à ce niveau-là, je pense qu'on est tout et tout d'accord pour dire que ce sont plus des erreurs de casting ou des cas isolés. C'est une continuité politique qu'il faut dénoncer et qu'il faut mettre à jour afin de pouvoir la combattre. Donc les mêmes mains qui collent des affiches racistes dans nos quartiers, dans nos villes, euh sont les mêmes mains qui organisent et participe des ratonnades.

Sont les mêmes mains qui euh à l'Assemblée nationale aident leurs députés à écrire des amendements euh ou à écrire et à conseiller leur leurs députés. Voilà pourquoi notre travail de veille et de dénonciation euh est indispensable. Il relie du coup l'invisible au visible et démontre le mythe d' d'une extrême droite qui deviendrait normalisée et désormais acceptable.

C'est là que notre action prend tout son sens car ce que nous voyons et ce que nous vivons dans notre quotidien, dans notre travail, dans notre dans nos dans nos études et cetera devient une bataille à l'Assemblée nationale. Donc cette articulation entre le terrain et les institutions est une force. C'est exactement ce que Thomas Porte Raphaël Arnaud avec qui je discutais ces derniers jours incarne à l'Assemblée nationale en utilisant tous les leviers parlementaires pour combattre les gropuscules et leur relais politiques.

Et je me permets de donner la parole Thomas pour que tu puisses nous expliquer comment ce combat se mène à l'intérieur des institutions. [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] Oui, j'ai le j'ai le plaisir de pouvoir me poser une question à moi-même. Donc c'est assez euh c'est assez intéressant parce que on on m'a donné le rôle d'animer cette réunion.

Vraiment, c'était important pour nous d'avoir ce moment sur extrême droite parlementaire et extrême droite extraparlementaire parce que on est face à aussi un rouleau compresseur médiatique qui tend à nous faire croire que et on a vu que c'était l'inverse que ce sont des phénomènes isolés que ce sont quelques illuminés qui se réunissent au fond d'un garage et qui décident d'aller attaquer une manifestation antiraciste ou d'aller cibler des militants syndicaux et nous faire croire que cela n'a rien à voir avec l'idéologie du Rassemblement national n'a rien à voir avec l'organisation politique qui est aujourd'hui représentée à l'Assemblée par plus de 130 députés. Ces deux faces sont liées et si on veut combattre durablement l'extrême droite, il faut combattre les deux. Juste un mot pour dire parce que ce qu'on vit nous en France ici s'inscrit dans un contexte européen et mondial de monté de l'extrain droite.

Je vais pas vous faire la litanie des pays qui aujourd'hui sont dirigés par des représentantes ou des représentants de l'extrême droite. Vous les connaissez tous mais je donne un exemple. La Grèce qui a connu par le passé des grosses actions d'extrême droite notamment un parti qui a été interdit qui était un parti néonazi qui s'appelait Hob doré qui a tué des gens.

Le parti a été interdit. son premier dirigeant a été arrêté, mis en prison. Cela n'a pas mis un coup d'arrêt à l'extrême droite.

Aux dernières élections législatives en Grèce, trois parties d'extrait droite sont présentées. Ils ont fait 13 % des suffrages. Ils ont ils ont réussi à faire élire 32 députés.

C'est plus que le Passoc, c'est-à-dire l'équivalent du Parti socialiste grec. Il y a partout, y compris dans les pays scandinaves, démonté très fort de l'extrême droite. En Suède, un parti qui a été fondé par des néonazis est arrivé avec 73 députés et 21 % aux dernières élections législatives la deuxième force politique.

Le Portugal qui croyait avoir fait disparaître l'extrême droite après la révolution a vu un parti qui s'appelle TEGA, soutenu par Marine Le Pen, revenir en force, faire élire 12 députés aux dernières élections législatives et devenir la trisème force politique du Portugal dans un pays qui a vécu sous une dictature il y a pas si longtemps que ça. Donc on voit qu'il y a une résurgence et je parle même pas de l'Allemagne avec ce qu'on a vu la FD il y a quelques mois pour la première fois ce parti d'extrême a gagné une municipalité. C'était jamais arrivé en Allemagne depuis 1945.

Donc on voit qu'il il y a un contexte mondial européen qui fait que cela monte et ça s'inscrit malheureusement dans un contexte français national où il y a aussi je voudrais pas qu'on exonère la responsabilité du pouvoir en place sur la montée de l'extrême droite sur la montée des idées de l'extrain droite parlementaire on est quand même dans un pays où on a eu des militants néonazi qui ont mené une attaque à plein Paris je l'ai dit en introduction et au moment où on se parle le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot n'a toujours pas condamné cette attaque là quand on l'a interrogé j'ai posé une question au gouvernement. Bruno Rotaillo n'a pas été capable de condamner une attaque de militants néonazis en plein Paris. Je suis persuadé d'une chose, il y a de ou 3 ans, un autre ministre de l'intérieur du gouvernement d'Emmanuel Macron aurait condamné cette attaque.

Aurait condamné cette attaque. Le même Bruno Rotaillot qui n'a pas été capable de condamner la fameuse manife du 9 mai où il n'a pas été capable de dire dans l'hémicycle qu'il y avait des salut nazis. Il a utilisé une formule pour dire il y avait des actes qui pouvaient s'apparer à l'extrême droite radical. toutes les formules possibles pour pas dire qu'il y avait des saluts nazis.

Et sa défense c'était de dire que il avait pris un arrêté avec le préfet Noun pour interdire la manifestation. L'arrêté a été cassé parce que dans l'arrêté, il n il était écrit qu'il n'y avait pas assez qu'il n'y avait pas d'information précis sur les militants qui pouvaient être au cœur de la manifestation. Et les collègues journalistes courent cette manif.

Les profils qui sont présents dans les manifestations du 9 mai, on les connaît. C'est des gens qui ne se cachent pas. Ils viennent et ils assument à visage découvert.

Donc il y a pas de volonté politique de mettre un coup d'arrêt à ce qui se passe aujourd'hui et à la montée de l'extrême droite. Alors comment on agit quand on est parlementaire pour lutter contre l'extrême droite qu'elle soit parlementaire ou extraparlementaire ? Il y a évidemment la question Daphne l'a évoqué la question des dissolutions.

C'est souvent un débat entre nous de savoir quel est l'impact d'une dissolution. Est-ce qu'elle est efficace ? Est-ce qu'elle est pas efficace ?

Est-ce que derrière elle ne va pas être utilisée notamment par le pouvoir pour dissoudre ce que eux appellent des groupuscules d'extrême droite écologiste ? Effectivement, moi je partage ce qui a été dit sur génération identitaire, c'était utile d'avoir une désolution parce que ça a mis quand même un coup d'arrêt un grouuscule qui avait des locaux qui louaient des hélicoptères pour faire des opérations à la frontière franco-italienne dans les Alpes pour mener la chasse aux migrants. Ça prenait des proportions extrêmement préoccupantes avec beaucoup d'argent, une résonance médiatique et il fallait mettre un coup d'arrêt.

Maintenant, les dissolutions, c'est pas l'arme magique parce que derrière, il y a des reconstructions, il y a des restructurations. Ils changent de nom, ils reviennent, ils changent de logo, mais ils mèneent les mêmes actions. Nous ce qu'on utilise c'est que à chaque fois qu'il y a des actions violentes, on essaie d'avoir des procédures auprès de ce qu'on appelle le procureur de la République, notamment ce qu'on appelle les articles 40 pour signaler des actes répréhensibles du propos raciste.

Et grâce au confrères des jours qui ont révélé des groupes Facebook avec des dizaines de députés Renes, des collaborateurs, des responsables départementaux, nationaux dans des groupes Facebook où il y avait des propos racistes, antisémites, des appels à tuer le président de la République, des appels, ça me prend dans les mosquées. Moi, j'ai signalé à trois reprises ces trois groupes au procureur de la République via des articles 40. Il y a aujourd'hui aucune suite de la justice française sur ces sur les demandes que j'ai fait sur des propos qui sont absolument condamnables.

Je vous laisse imaginer s'il y avait un député de la France insoumise qui était dans des groupes mususcules qui tenaient des propos comme ça. On aurait eu des heures de plateau télé. On aurait eu des journées entières de débat à la télé pour dire "Est-ce qu'il faut dissout de la France insoumise ?

Ce parti est dangereux, il menace le pays." On n pas eu le début quasiment d'une émission sur des chaînes d'infos en continu qui parlaient de ces sujets-là. pas un journaliste n'a interrogé quand Sébastien Chenu, Laurent Jacobelli qui sont la vitrine et je partage ce que tu dis un peu respectable du RN viennent à la télé.

Jamais ils n'ont été interrogés sur ce groupes puisque là pas une question. Je vous laisse regarder les interviews quand Mathilde ou Manu vont à la télé. Les questions elles portent pas souvent sur sujet d'actualité, c'est beaucoup sur des questions polémiques ou qui vont chercher des choses qui souvent n'existent pas.

Quand le RN va sur les plateaux, il n'y a pas ces questionslà. Et ensuite euh Ines l'a dit, on a on a déposé une proposition de lutte contre les groupuscules d'extrême droite parce qu'on considère qu'aujourd'hui ils sont entre 1000 et 2000 d'Afnad de militants radicaux ce qu'ils appellent E ultra droite extrême droite selon la terminologie qui sont agissants. Mais aujourd'hui, nous ce qu'on demande c'est que oui, il faut des dissolutions, mais il faut aussi derrière mener une bataille politique pour faire reculer l'extrême droite parlementaire et extraparlementaire parce que la dissolution, je le redis, c'est pas l'outil magique.

Donc nous, on a demandé, j'ai déposé à deux reprises une commission d'enquête sur les groupesuscules d'extrême droite pour un avoir une identification très claire, leur implantation sur les territoires, qui sont les membres qui les composent et trois, il y a une question qui est parfois passée sous les radars, c'est qui les finance, quel argent ? Parce que ouvrir des locaux, mener des opérations comme génération identitaire avec des hélicoptères, c'est pas aller imprimer 50 tractes et faire 30 autocollants euh à l'imprimerie du coin. Ça demande beaucoup de moyens.

Ça demande beaucoup de moyens et ça continue puisqueon a aujourd'hui un groupeuscule qui s'appelle des tours et des lic. Il y a pas d'opposition pour l'instant de la mairie de tour mais il est en train de chercher un local. Donc on voit que ces gros muscul ils continuent à s'organiser et la question des locaux, elle est centrale parce que c'est un point de fixation, un point de recrutement.

Un point de base arrière, c'est de là où ils mèent des opérations. Ils attirent des gens sous couvert de c'est souvent des sports de combat, des questions de formation, de soirées qu'ils appellent convivial qui sont véritabl des foyers de recrutement pour les militants d'extrême droite. Donc il faut aussi poser la question politique de la fermeture des locaux d'extrême droite partout dans le pays.

Et effectivement, le réseau insoumis antifasciste mais aussi je vois qu'il y a le porte-parole de la Genarde qui est ici avec nous et que je salue qui mène une bataille incroyable contre l'extrême droite. Je crois que si on veut, moi je vais insister sur l'extrême droite parlementaire puisque c'est ce que je que je côtoie tous les jours et une des choses dont je me suis aperçu qui les énerve le plus souvent, c'est le qualificatif d'extrême droite. Très sincèrement, vous pouvez dire "Ah, vos collaborateurs, il était dans les manifes nazis, euh votre ancien collaborateur, il a tabassé telle ou telle personne dans une manif." Parfois ça les fait un peu réagir mais ça glisse.

Dès que vous dites vous êtes un parti d'extrême droite, ces gens deviennent fous dans l'hémicycles. Ça leur fait perdre tous les moyens parce que c'est le dernier sparadra sur le vernis qu'ils ont qui n'arrivent pas totalement à enlever parce que malgré tout dans notre pays la référence à l'extrême droite elle rappelle des choses et pour certaines personnes qui sont pas forcément des militants politiques convaincus qui sont des citoyens qui regardent tout ça la référence à l'extrême droite et à l'histoire elle parle encore aujourd'hui. Je dis pas que c'est la solution magique, mais ce qualificatif extrême de droite, il faut continuer à l'employer.

D'ailleurs, le Conseil d'État a reconnu que le RN était un parti d'extrême droite. Il faut continuer à l'utiliser et évidemment, il faut pointer les ambiguités de l'extrême droite qui veut se présenter, je le redis, comme un parti normal, mais qui n'est pas un parti normal. La structure idéologique programmatique du Rassemblement national, elle est construite sur une idée qui est la préférence nationale, qui est une idée profondément raciste, qu'il faudrait classer les citoyens selon leur couleur de peau, selon leur origine.

Et moi, j'ai un débat qui m'a beaucoup marqué à l'Assemblée nationale, qui peut paraître anodin mais qui en dit long sur ce qu'est le RN, c'est on a eu un débat sur la question des douigners puisque tout d'un coup l'assemblée s'est aperçu que le code des douiniers est arrivé à expiration, qu'il fallait le renouveler. Donc, on a dû légiférer en urgence pour prendre une nouvelle réglementation. Des députés du RN ont déposé des amendements pour interdire à des binationaux d'être douignés.

C'est c'est un dymbole de ce qui est l'extrême droite. Il y a chaque débat, vous pouvez parler de d'industrie, de santé, d'accès à l'école, de manque de place en crèche, il y aura toujours derrière dans des prises de position des propos extrêmement racistes, même s'ils essayent de contrôler parce que ça a été dit, on a il y a 130 140 députés mais c'est à peu près toujours les mêmes qui prennent la parole. Il y a pas euh c'est pas comme chez nous, tout le monde s'exprime dans les mystiques, tout le monde vient travaille sur des textes.

Chez eux, il y a des gens qu'on entend jamais. Par exemple, il y a un député qui s'appelait Frédéric Bocaletti qui est quand même qui est quand même le député aujourd'hui qui était ancien propriétaire d'une librairie antisémite qui vendait des ouvrages négationnistes qui a été condamné pour violence volontaire qu'on avec arme à feu qu'on entend jamais dans l'hémicycle qui ne dit jamais un mot dans et qui est député d'un parti qu'on présente aujourd'hui comme celui qui défend les juifs et qui se présente l'étendard de la lutte contre l'antémitisme alors que au sein de leur groupe parlementaire ils ont Frédéric Bocality. Jamais aucun dirigeant du RN n'a été interrogé à la télé sur la présence de ce député.

Et puis il faut dire aussi euh les ambiguïtés du RN sur le vernis soi-disant social de ce parti qui se présenterait comme le défenseur de celles et ceux qui sont en difficulté, de celles et ceux qui n'ont pas de travail qui se présenteraient comme eux. Vous êtes les grands oubliers. le Rembl national va venir à votre secours.

Ce parti ne vote aucune des propositions qui intègre le partage des risesses. Ce parti ne vote aucune proposition qui défend les services publics. Ce parti est venu à h reprises sauver François Baïou d'une censure.

Ce parti fait le tour des plateaux télé depuis 2 jours pour délégitimer le mouvement du 10 septembre et préparer le fait qu'il ne va pas voter la censure. Ce parti est au service d'Emmanuel Macron, est au service d'une politique ultra capitaliste qui ne veut pas partager les richesses, qui ne veut pas faire en sorte qu'il y ait une égalité dans ce pays. Parce que eux là où il prospèrent, c'est sur la division, c'est sur la haine, c'est sur la souffrance des individus.

Et une enquête a montré que l'IFOP a fait une enquête sur la disparition des commerces de proximité dans les petites communes, sur les communes de moins de 500 habitants. Quand vous avez en moyenne ce qu'on appelle six services, c'est-à-dire des commerces, des bureaux de poste, le vote du FN est de 23 %. Quand vous avez zéro service, il est de 31 %.

Quand vous faites la carte des désindustrialisations, des renoncements des politiques de François Hollande et d'Emmanuel Macron, il y a une montée des votes de l'extrême droite. Donc c'est toute cette bataille là qu'il faut mener. Et quand on veut faire reculer l'extrême droite, on peut la faire reculer que si on a une gauche de rupture anticapitaliste, antiraciste, internationaliste, qui est solidaire, qui ne met pas, j'ai envie de dire, la poussière sur le tapis et qui pense que parce que soit-disant on va changer les mots et on va se présenter peut-être un peu plus respectable et quelques concessions, on va pouvoir faire reculer l'extrême droite.

Face à l'extrême droite, il y a aucune concession à faire et le combat, il doit être frontal, permanent et partout sur le territoire. Et et je termine en disant une chose, il faut aussi rappeler, c'est souvent passer sous silence parce que j'entends beaucoup là en ce moment c'est ces news en bou depuis 3 jours sur le festival de rue à Aiac, les violences, les soi-disants attaques contre les policiers et cetera et cetera. Mais dans ce pays, celles et ceux qui tuent, c'est l'extrême droite.

Moi, j'ai pas oublié que un joueur de rugby, je suis un ancien joueur de rugby, que Rambouru a été assassiné en Paris par des militants néonazis, des anciens du Gud, des gens qui n'auraient jamais dû être à Paris, qui étaient sous contrôle judiciaire, qui ne devaient pas être ensemble, qui n'avaient pas le droit de porter des armes. Ces gens ont été ensemble à Paris armé et ont assassiné un joueur de rugby. Quand j'ai interrogé le préfet de police pour savoir quelle était la défayance des services de l'État pour arriver à ce qu'un jouur de rugby perde de la vie et que derrière les réseaux d'extrême droite essae de l'exfiltrer parce qu'il a été arrêté euh à la frontière en Europe de l'Est quand même celui qui a tiré sur Rambour donc c'est-à-dire qu'il y avait des connexions.

J'ai pas de réponse aujourd'hui. Jamel Ben Jabala a été assassiné par un militant d'extrême droite en août 2024. Il a été victime.

Un homme a roulé sur son corps à trois reprises devant sa fille de 10 ans alors qu'il avait déposé plainte, qu'il a dit qu'il était menacé, qu'il y avait un militant d'extrême droite qui était membre d'un groupe qui s'appelait brigade patriote française qui le menacé. La police ni la justice n'ont fait aucune démarche et Jamen Benjabala a été assassiné. Et évidemment le dernier en date, c'est Hem Mirai qui a eu le malheur d'être au mauvais endroit et de croiser la route d'un homme qui était shooté à la haine des chaînes d'info en continu et des idées de rassemblement nationale et qui est allé assassiner un homme parce qu'il n'avait pas la bonne couleur de peau.

Donc il faut aussi prendre la mesure de ce à quoi on est confronté. On a aujourd'hui un courant politique qui est représenté à l'Assemblée nationale qui a des collaboratrices et des collaborateurs qui sont des anciens Gudards qui ont des liens avec des groupes mususcules nazis. La dernière révélation, c'est un collaborateur d'un député Ern qui a été invité à une célébration d'un néonazi belge qui s'appelle Léon de Grêel qui est une figure de la collaboration.

On a aujourd'hui tous ces liens-là et il faut toujours le dire et toujours une monnaie de bataille. Non, l'extrême droite et le Rassemblée nationale n'est pas un parti comme les autres. Non, c'est pas un parti qui participe à des élections qui a un projet de faire avancer la société.

C'est un parti de haine, un parti dangereux, un parti raciste qui est aujourd'hui lié à des groupuscules néonazis, des groupuscules fascistes, des groupuscules identitaires qui sè la terreur, qui pour certains passent à l'action, commettent aujourd'hui des meurtres sur le territoire national parce que ils se sentent poussé des ailes, parce que les idées qu'ils ont aujourd'hui assimilé qu'ils défendent, elles sont portées dans les mycyycles et parfois elles sont relayées, légitimées et banalisées par le gouvernement d'Emmanuel. Macron qui porte aussi une lourde responsabilité dans le climat dans le pays. [Musique] J'ai dépassé que d'une minute.

On a jusqu'à 11h30. Je parle sous le contrôle. C'est ça.

Donc on va passer à une séance si certains d'entre vous ont des questions. Maxime va faire circuler le Vas-y, vas-y, vas-y. D, je profite pendant que Maxime fait circuler le micro.

Moi, il y a deux trois trucs que je voulais rajouter que j'ai oublié. La première, c'est des défis des définitions de termes hyper importantes. Euh nous, on fait le choix de pas utiliser ratonate parce que ratonate, ça s'inscrit dans une éymologie une étymologie raciste.

Donc, c'est pour ça qu'on parle de descente raciste. Souvent, les gens comprennent mieux quand on dit ratonade parce que c'est un terme inscrit, mais nous on fait le choix politique de ne pas l'utiliser. Euh, ensuite, je vous encourage à ne jamais utiliser le terme ultradroite sauf quand on parle de cellules terroristes avérées parce que c'est quelque chose que le Rassembl national utilise pour se séparer de ce qui ce qui est communément appelé l'ultradroite qui en fait est de l'extrême droite.

Donc voilà, je vous refais pas tout le speech sur les liens mais voilà. Euh je tiens à dire aussi que les dans les candidats, il y a aussi eu des candidats qui viennent de Groupuscule euh en 2024. Là on a eu Rodolp Kart qui est un très proche du GUD et de Gabriel Louau, fils d'Axel Lou sur lequel Antoine a beaucoup développé.

On a eu Marie Émilie Euprasie en 2022 qui était une des fondatrices de Nemmésis qui a été candidate tête de liste enfin principale à Paris. Euh sur Caroline Parmentier aussi, un truc très important. Euh tout le monde savait, tous les journalistes spécialistes étaient au courant qu'elle avait écrit dans présent.

C'est juste qu'on a pas le temps de faire ce genre de choses. Euh donc s'il y a il y en a qui ont des vocations, des vocations de journalistes, n'hésitez pas, on manque de bras. Euh et ensuite, tu as cité Détour et Délice.

Détour et Délice, une des membres de Détour et Délice, c'est une fille qui s'appelle Andrea qui est responsable local du Rassemblement national. Enfin, elle s'est fait virer depuis, je crois, mais voilà, c'est enfin, ils sont tout le temps partout. Donc euh encore une fois, n'hésitez pas à vous mobiliser aussi pour faire remonter ces informations parce que au niveau local euh nous on n'est pas beaucoup, on peut pas être partout mais vous vous êtes beaucoup donc vous pouvez. [Applaudissements] [Musique] Oui, j'ai une question sur le rôle des médias.

Alors pas pas vous bien sûr, mais pas non plus le groupe Bolloré, tout ce qu'on tout ce qu'on connaît déjà, mais plutôt les médias un petit peu entre les deux. euh notamment du service public et euh parce que enfin ce que ce qu' ce qu'a rappelé Thomas Porte, bon quand on est militant LFI, il y a pas mal de choses qu'on sait déjà, qu'on qu'on sait entre nous, qu'on échange entre nous, mais euh c'est toujours la question comment on fait pour parler euh à ceux alors éventuellement les les électeurs du Front National mais même les les les demicelles quoi qui ont pas forcément d'opinion, mais à qui cette information pour lesquelles cette information est très importante. Voilà.

Bonjour. Alors, comment s'organiser face au à la violence de et à la protection de de de la police qui qui défend l'extrême droite ? comment nous militants on peut se protéger de de ça si la police d'un côté nous ne va pas nous défendre.

Bonjour. D'abord, bah merci à tout le monde pour l'organisation et merci d'être venu. Et ma question s'adresserait plutôt à Daphné et Antoine comme vous êtes plus renseigné sur ça.

Je me demandais bah nous par exemple tous ici sympathisant, militant et les filles, on est tous d'accord mais je sais aussi qu'on est jamais tous d'accord. Donc je me demandais parmi ces gens, il y a des affects aussi, des désamours. Quelles sont aussi les les sissions en fait les les ruptures qui peut exister ? parce que je pense qu'il y a aussi des affects par exemple quand on quand on est viré pour faire propre ou quand on est mis de côté parce qu'on fait sale, peut y avoir aussi ce choses comme ça.

Donc je me demandais s'il y en avait et quel qu'est-ce qu'elles étaient quoi. Ouais, merci beaucoup pour votre conférence. Moi, j'avais deux questions.

La première, c'est sur le fameux plan Matignon qui avait été élaboré par l'ancien directeur général du RN en prévision d'une dissolution l'année dernière qui n'a pas du tout marché. Du coup, le le directeur général a été limogé remplacé par un obscur fonctionnaire il y a pas longtemps. Mais du coup, en quoi ça consistait exactement ce plan Matignon ?

Et deuxième question, du coup parlé des candidats AN notamment aux élections locales ou en circo législative qui traînent des milliards de casserole derrière eux. Il y a des responsables du RN, notamment Laurent Jacobelli, qui ont annoncé que au municipal, ça y est, ils allaient avoir des listes complètement clean, nettoyées et tout et tout. Euh vous, dans quelle mesure vous pensez que c'est possible ?

Sachant que à titre personnel, moi j'y crois pas du tout que en à peine 2 ans, on ne on ne solutionne pas un problème structurel de formation de de cadre un peu sérieux et et pas nazi. Merci. Première euh donc euh donc c'était pour la première question sur le rôle des médias, c'est ça si j'ai bien compris.

Donc euh je suis pas tout à fait sûr. Est-ce que vous pouvez me redire euh sur quel était euh quand on parle des médias, on parle toujours des médias bolé euh ou euh ou pas voilà. Mais il y a aussi le rôle de ceux qui sont disposés de plus beaucoup du type du type le le service qu'on parle français parle de plus en plus et et et qui et qui mobilise les plateaux pour être à ce qu'elle mais c'est c'est je pense une des grandes forces qu'a le RN aussi par rapport à ça, c'est-à-dire sans qu'il y ait de d'adhésion idéologique dans dans une grande partie des des gros médias Il y a il y a une telle banalisation des idées et je pense que Thomas Port a raison de dire que ça vient aussi en grande partie du du gouvernement du centre où on a vu une partie de leurs idées être reprises, être validées, que ils apparaissent dans la sphère médiatique comme normalisé.

Et alors, il y a des médias qui se sont spécialisés dessus. Il y a encore un certain nombre de médias qui traitent le RN sous cet angle là qui est celui de de la radicalité, des liens de de rappeler. Voilà, il y a ce que je ce que je disais, c'est que une partie des députés RN, ceux qui sont mis en avant, ils se comportent à peu près comme des députés normaux, c'est fait exprès.

Donc nous quand on quand on interagit les journalistes avec des gens comme Jean-Philippe Tangi, comme Jacobelli, comme Odou, bon bah il défendent un agenda oui xénophobe, un agenda très libéral mais c'est un ils se sont normalisés. le c'est c'est une des choses qui leur qui leur réussissent le plus, le fait que euh au sein des médias euh mainstream, il y a Mais al moi je dirais que c'est un peu c'est c'est un peu un un serpent qui se mort la queue. C'est euh et ils se sont normalisés dans les médias parce qu'ils se sont normalisés dans la société et que quand là Eric Sioti a franchi le pas, bon il les a rejoint.

Ça faisait un moment qu' l'aile droite DLR et le RN, c'était très compliqué de faire la différence. Donc et puis évidemment qu'avec un général d'Armanin au gouvernement avec des gens qui vont le voyer un coup Gamin va dissoudre génération identitaire, le coup d'après, il dira Marine Le Pen qu'elle est trop molle. Donc j'ai pas vraiment de solution.

C'est cette normalisation, elle est de fait elle existe, elle est là. Alors, il faut la moi je pense qu'il faut la la combattre, hein, et rappeler comment on le fait. Après euh effectivement par rapport à des médias indépendants euh la force de frappe, le l'audience n'est pas exactement la même.

Voilà. Moi, je pour faire suite à ce que tu dis, moi je suis globalement d'accord. Euh sur ce que tu dis sur LR et et le RN, je pense qu'il y a un exemple qui est très précis de ce que tu décris.

C'est un personnage qui s'appelle Guillaume Caraillon euh ancien président de l'UNI. Perso, j'étais à la fac avec Wou. Euh, il est humainement très sympa.

Guillaume Carayon, c'est le fils de Bernard Caraillon qui est un ancien politique de droite extrême, on va dire, qui est aussi un ancien du GUD et Guillaume Caraillon, ça a été le premier à suivre Sioti et il est passé de président des Genèr à numéro 2 de l'UDR. Donc voilà, c'est la transition se fait aussi beaucoup par la jeunesse et il vient lui-même aussi du coup de de l'uni. Après sur les sur les médias, moi ce que je pense la question du service public, elle est très compliquée parce qu'en fait il faut comprendre comment fonctionnent les médias et aujourd'hui le service public notamment la radio, moi je connais beaucoup la radio euh mais ça marche aussi sur la télé service public, c'est des jeunes pigistes.

Euh pour le contexte, moi j'ai 26 ans. Tous mes copains sont sortis d'école, ont le même âge que moi. On est tous sortis d'école de journalisme.

La majorité sont encore pigistes et c'est un système qui un broie les gens. C'est extrêmement dur, c'est extrêmement fatiguant. Le recrutement Radio France, ça se passe ou d'abord vous êtes pigiste pendant plusieurs années.

Ensuite, vous êtes présenté à un concours interne par votre station de radio qui s'appelle le planning. C'est hyper concurrentiel et quand vous avez le planning, vous avez le vous gagnez le droit de rentrer sur le secteur des CDD où on vous propose des CDD à la chaîne pour ensuite avoir l'espoir que 3 4 5 ans plus tard, vous ayez peut-être un CDI dans une locale que vous choisirez pas. Donc voilà, c'est ça, c'est sur la radio, c'est extrêmement dur et ça broie les gens.

Euh ensuite, le système médiatique aujourd'hui notamment audiovisuel fait que on est tout le temps dans l'urgence. Donc les journalistes n'ont pas le temps de travailler correctement. Tout à l'heure, tout à l'heure, j'ai évoqué le fait que Tiffany Joncour, il y a une seule personne, un seul journaliste sur un plateau qui lui a posé la question de pourquoi votre mari néonazie, pourquoi vous êtes pote avec tous les identitaires de Lyon ?

Ce ce ce garçonl qui ce garçonlà, c'est un adulte très professionnel. Euh il est journaliste politique à BFM Lyon, donc c'est pas le service public, c'est pas non plus l'extrême droite, c'est du local. Euh et lui il lui pose la question et elle le tège alors qu'il essaie de faire son travail et c'est la seule personne qui lui pose cette question.

Elle le tège en direct en lui disant basiquement en sous-entendant qu'il lui pose cette question parce qu'il est misogyne. Et lui, je sais pas s'il s'est fait engueuler par sa direction, mais c'est possible qu'il se soit fait engueuler par sa direction parce qu'en fait quand on pose une question un peu trop à côté, on se fait engueuler tout le temps. Et c'est pas que sur la question de l'extrême droite, hein.

Moi, j'ai une copine qui bosse pour une radio publique, je dirais pas laquelle, pour pas la mettre en danger, qui a voulu faire un sujet sur euh les la préparation des bateaux pour la flottie pour Gaza S Madelines qui part la semaine prochaine. On lui a dit "Ah ouais, mais si tu fais un sujet trop long, tu vas avoir des propos antisémites." Elle disait "Mais ouais, mais mon angle c'est des marins bretons qui font un bateau humanitaire.

Enfin, comment ça je vais avoir des propos antisémites ?" Le sujet n'existe pas aujourd'hui en radio en radio publique parce que il y a le risque qu'elle se fasse engueuler si elle pose le les journalistes pigistes puisqueen fait c'est des journalistes pigistes qui font les radios du matin beaucoup euh qui font les journaux du matin s'il posent des questions un peu trop euh agressives à des représent des représentants politiques et souvent les questions agressives posées à des représentants politiques vont être posés des représentants politiques qui font de la merde. Donc beaucoup l'extrême droite, ils vont se faire engueuler parce que il y a cette idée d'une de neutralité du service public.

Et donc voilà, c'est tout. Non mais je comprends que ce soit frustrant, c'est extrêmement frustrant et en tant que journaliste, c'est extrêmement frustrant. Mais il faut comprendre aussi les conditions de travail de qui fait l'information et le fait de typiquement couper les subventions au service public fait qu'on a un service public de mauvaise qualité, qu'on a des journalistes qui ne peuvent pas travailler.

Aujourd'hui, il y a des coupes budgétaires en permanence à Radio France. sur France Musique, ils ont coupé tous les journaux du matin et là ils ont rajouté un flash à 6h30 euh sur France Musique. Alors oui, France Musique, c'est pas grand-chose hein, il y a que des vieux qui écoutent du classique.

Bah non, il y a vraiment beaucoup de gens qui écoutent France Musique sur France Culture. Il coupent des journaux. Avant il y avait un 22h, il existe plus.

Et c'est des c'est des journalistes qui perdent des des emplois en fait, qui perdent des jours de pige, qui perdent des du travail. Et on a aujourd'hui une ministre de la culture Rachid Adati qui s'acharne et c'est pas la seule hein, c'est la suite d'une longue suite euh de travail sur de qui ça qui s'acharne à saper le service public et ça nous donne de la mauvaise information. Donc oui, c'est très frustrant mais la lutte pour le service public fait que on si on si on subventionne le service public, si on l'entretient, on aura des journalistes qui ont plus de temps et plus de paix de l'esprit pour travailler et donc du coup qui pourront mieux travailler.

Il y a aussi la question de la presse locale. Alors souvent la presse locale, ils sont dans des trucs assez compliqués. Je suis désolée, c'est long mais pour moi c'est vraiment important comme sujet parce que c'est important de comprendre comment ça marche et je sais que quand on est militant politique puisque je l'ai moi-même été la vra c'est frustrant les journalistes c'est chiant en vrai genre je sais on est chiant c'est d'ailleurs pour ça que moi je travaille pas sur la gauche parce que je suis de gauche enfin voilà c'est on est chiant mais parce qu'on a des conditions de travail et qu'on a des gens qui nous attendent au tournant en permanence quand on est en presse locale en PQR euh on travaille au quotidien avec avec des gens.

Et si un jour euh, imaginons je travaille pour le groupe EBRA dans la région de Valence et soudainement le Rassemblement national dans la région de Valence est pas content d'un article que j'ai écrit et me coupe l'accès à tout, ben je peux plus travailler en fait tout simplement. Euh et ça se passe pas que sur les questions politiques, ça se passe aussi beaucoup sur les questions économiques. Mais il y a des moments aussi où la presse locale c'est ça sauve tout pendant les dernières législatives.

Nous on était une dizaine à Paris à bosser. On avait des sources qui venaient de partout et puis en fait ceux qui fait une énorme partie du travail de terrain pour épingler les candidats RN, c'était la presse locale. Ils ont fait un travail de fou.

Donc voilà, il faut comprendre aussi que le journalisme c'est pas des opposants politiques. En majorité, l'immense majorité de l'information française est produite par des gens extrêmement précaires qui travaillent au lance-piierre, qui sont payés au lance-piierre et qui n'arrivent pas à travailler correctement. Donc voilà, ça je pense voilà, c'est typiquement sur l' sur l'audiovisuel public, il faut le subventionner et c'est important. [Applaudissements] Euh après sur la question des ruptures internes, je sais plus qui avait posé la question sur les sessions et cetera.

Je suis désolé, je speedrun sur les sur les autres questions parce que j'ai parlé trois siècles. Euh sur les ruptures internes, globalement en fait les radicaux qui sont assistant parlementaires et autres savent que c'est le jeu et que si jamais ils sont chopés, ils vont se faire tge et il y a pas de ranqueur parce que bah c'est c'est le jeu. Donc ça vaut le coup de tenter.

En plus gruscul, il y a des haines. Oui. Après entre groupuscules, il y en a qui peuvent pas se blairer.

Il y a des embrouilles internes comme voilà les juifs, plus les arabesc entre eux. Mais en tout cas, entre les radicaux et le RN, c'est le jeu. Il y a après les radicaux sont toujours vexés à chaque fois que Marine Le Pen dit qu'elle a rien à voir avec eux et que c'est des nazis.

Mais bon, ça c'est après. Voilà, ils reviennent après de toute manière, ils reviennent toujours euh sur les listes au municipales, j'y crois zéro. Euh je vais beaucoup travailler cette année, ça va être super.

Euh voilà. Merci. Je juste pour euh pour dire un mot sur euh sur le sur la question sur le plan euh sur le fameux plan Matignon et et de savoir aujourd'hui le le RN s'est un peu restructuré.

Donc ils ont ils ont ils ont réorganisé ce qu'ils appellent leur pô pour valider les candidatures. Ces deux députés, c'est Thomas Ménager et Julien Odoule qui sont en charge euh de valider normalement chaque candidature après des entretiens, des échanges avec les candidates et les candidats pour s'éviter ce qui s'est passé en 2024. Ça c'est pour la partie législative. sur la question des municipales, c'est Julien Sanchez qui est l'ancien maire de Beauer qui est aujourd'hui un député européen qui lui normalement est à la tête de la commission électorale sur les questions euh des municipales et sur la réorganisation interne de toutes les candidatures.

C'est Alexandre Nikolic qui est un pur produit du RA national qui est aujourd'hui un député européen. Et donc ils ont mis ces gens-là puisque le leur fameux plan pour avoir des candidatures qui étaient euh propres et qui ne s'exposaient pas à tout ce qui a été révélé par la presse n'a pas marché. Mais je partage ce que dit Daphné.

Et là, on était sur une élection législative, donc c'est-à-dire 577 candidats, c'est entre guillemets facile à contrôler si on veut vraiment se donner les moyens de travailler sur nos candidates et nos candidats. Là, on est sur une élection municipale, c'est des listes, c'est des milliers de candidats. Donc évidemment qu'il y aura il y aura un travail important à mener et pour répondre à ta question sur la question des médias, c'est aussi notre notre rôle et il faut qu'on aide la presse indépendante, celle qui se mobilise et je pense évidemment à Blast, politice, street press, tous ces médias qui font un travail incroyable et qui ont besoin aussi du relais des parlementaires, qui ont besoin d'abonnements de soutien, qui ont besoin que des gens participent à leur donner les moyens de faire un travail d'enquête permanent qui est nous essentiel.

Nous comme parlementaire très sincèrement, on s'appuie sur les enquêtes euh euh de pure politique, de street press, de de toutes ces de tous ces médias qui sont pour nous des points de repère puisqu'ils mènent des travails d'enquête approfondis que les autres médias ne font pas. C'est grâce à des médias comme le jour qu'on a pu voir que des groupes Facebook avaient été infiltrés par des dizaines de députés du RN. Parce que nous, on n pas le temps qu'on parlementaire, c'est notre boulot, c'est un boulot de journaliste de faire ça, mais on a aussi besoin d'avoir de ces médias là et un média, il ne marche pas s'il y a pas de moyens.

Ça a été très bien dit. C'est-à-dire, si on coupe des subventions, si on applique des plans d'austérité, qu'on donne des conditions de travail euh très difficiles avec des objectifs à court terme et pas d'aller sur le fond des choses, ça donne une information qui est pas de qualité, qui est une information de merde pour être très clair. Donc, on a aussi besoin d'avoir ce travail-là.

Ensuite, dernière dernier élément et parce qu'on est déjà dans le dans le timing horaire sur la question de comment on se protège. Ça a été évoqué de comment on manifeste face à l'extrême droite, contre l'extrême droite, comment on mène des batailles de terrain parce que effectivement on est face à des gens qui sont violents, qui légitiment, qui organisent, qui théorisent le passage à l'action et de tabasser des militantes et des militants. Moi, si j'ai quelques conseils à donner, c'est et on les donne souvent ces conseils, c'est des choses qui sont très simples.

Mais par exemple, quand vous collez des affiches, que vous allez distribuer des traque, ne le faites jamais seul. Il faut le faire toujours à plusieurs. N'allez jamais prendre votre voiture à 22h pour dire "Je vais aller coller" parce que vous pouvez tomber sur des gens qui attendent ça, qui surveillent, qui vont voir qu'est-ce que vous allez faire.

Évidemment, moi je suis député de Saint-Cindy, c'est pas la même réalité, mais j'avais échangé à l'époque avec des camarades Lyonnais. Par exemple, quand il tractait à la sortie des métros, il se mettait à l'époque où il y avait une rue à Lyon dans le vieux Lyon où il y avait 5 si locaux de groupe muscul d'extrême quand il tractait, il se mettait à l'entrée du métro, là où les caméras de vidéosurveillance pouvaient voir où il y avait pas d'angle mort parce que il se disait si on se fait attaquer ou si on se fait agresser, on aura au moins des images et peut-être que le fait de savoir que ces gens sont filmés, c'est pas toujours le cas. Ça les retient aussi.

Ça pose aussi la question mais Ines l'a dit et la question de ce qu'on a de ce que la jeune garde notamment a théorisé l'autodéfense et des brigades populaire comment on fait pour lutter contre l'extrême droite c'est comment on forme nos services d'ordre comment on forme des camarades pour encadrer les manifestations pour faire en sorte que celles et ceux qui veulent manifester contre l'extrême droite puissent le faire en toute sécurité ne se disent pas est-ce que je vais aller samedi à la manif et je vais je risque de me retrouver un soit en garde à vue ce qui peut être le moins pire soit deux de me faire tabasser parce que je vais partir après avec des nazis qui vont me poursuivre. Il y a aussi une chose qui peut paraître anodine mais il y a un des dangers quand vous manifestez contre l'extrême droite, c'est pas quand vous êtes forcément dans la manifestation, c'est pas quand vous êtes forcément dans le cortège, c'est quand vous quittez le cortège et que vous rentrez chez vous, vous allez à la bouche de métro tranquille, vous gardez souvent votre t-shirt, votre autocollant, vos logos. Il faut toujours surveiller.

Nous, c'est des une des premières choses qu'on nous dit quand on est parlementaire parce qu'on est évidemment encadré dans les manifes. On a déjà qui nous accompagnent mais souvent on est comme les autres quand on en a marre de la manif on a un truc à faire, on sort sur une rue à côté, on va à la bouche de métro, on prend le métro, on rentre chez nous. Ça on le fait plus.

On fait attention, on regarde qui c'est qu'il y a et on regarde comment on organise la sortie de la manifestation. Tout ça, c'est des précautions très fortes à prendre. Mais euh si on vous donne pas les codes, si on on n'explique pas ça et si on travaille pas avec des camarades qui encadent les manifes, euh vous pouvez pas, on peut pas le deviner parce que quand on vient à manifestation, on vient dans un moment qui est festif, revendicatif souvent parce qu'on vient aussi avec des amis, avec des potes et après on va continuer après la manif soirée.

Tout ça fait partie aussi de la mobilisation et aujourd'hui on est face à des gens qui attendent ces manifestations, qui attendent des mobilisations pour mener des actions violentes parce qu'ils savent que les gens sont ciblés et sont au même endroit. Donc il faut faire extrêmement attention, il faut prendre des mesures de précaution. Ça peut paraître compliqué parce que on se dit on n'est pas là pour faire attention à si à quelle heure on prend le métro, comment on sort de la bouche de métro, comment on vendre de la manif.

Mais aujourd'hui forcé de constater qu'on est face à des gens qui sont violents, face à un rôle du maintien de l'ordre qui et c'est un je me dégroger sur la gestion du maintien de l'ordre. Et je termine vraiment là-dessus parce que on a on va dépasser l'heure. Euh quand il y a eu la mobilisation et enfin l'espèce de manifi à Paris, les seuls militants télémitants qui ont été arrêtés dans la manif, c'est des militants antifa qui étaient allés dénoncer le fait que des nazis défilent à Paris.

Après, il y a eu deux ou trois arrestations parce qu'il y a eu des telles salas qui ont été révélées que c'était pas possible de passer quand même en dehors. Mais on a aujourd'hui des gens qui avaient été ciblés parce qu'ils faisaient ils étaient dans la rue, il dénonçaient simplement de manière pacifique et très claire le fait qu'il y a des nazis qui passent. Donc voilà, tout ça c'est une organisation à avoir et vraiment je le dis, j'en profite remercier tous les camarades du SAO qui sont là en permanence sur nos événements, [Applaudissements] sur nos mobilisations parce que ça c'est c'est parfois un travail ingrave.

Vous pouvez rester 4 heur à garder une porte qui est vide, mais on a besoin d'avoir des camarades partout dans tous les espaces pour sécuriser le périmètre. Donc si vous avez des camarades qui sont intéressés, inscrivez-vous aux formations du SAO, participez, allez les voir parce que on en a vraiment besoin et c'est aujourd'hui eux qui permettent en tout cas nous comme parlementaire et comme militant insoumis, quand on va dans une manifestation, on sait que le cortège il a été préparé, organisé, on a des points de sortie, on sait on doit rentrer, on sait on doit sortir et on sait qu'on a des camarades qui sont là pour sécuriser notre présence. Donc c'est extrêmement important.

C'est pas le service d'ordre, c'est pas quelque chose à côté du mouvement politique, c'est pas quelque chose à côté du militantisme. C'est partie intégrante de notre organisation politique et du fait qu'on puisse aujourd'hui se mobiliser parce que si on avait pas de service d'ordre, si on avait pas de bénévole qu'on a aujourd'hui sur des amphies, on pourrait pas tenir une telle organisation sans la présence de ces gens-là. Donc voilà et encore merci à toutes et à tous pour votre présence aujourd'hui.

Ok.