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Podcast / conversationMathilde Panot· 10 mai 2025 27 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleJusticeEurope & internationalInstitutions & élections

Non à la répression ! – Panorama #53

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23Invité politiqueFait
    « En Pologne, l'avortement a été autorisé en 1956, donc bien avant la France et beaucoup d'autres pays. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Depuis 2020, année où l'extrême droite a drastiquement réduit le droit à l'avortement au point qu'il n'y a quasiment plus aucun avortement qui sont légaux en Pologne. »
  • 2:47Invité politiqueChiffre
    « Il y a sep femmes qui sont mortes en Pologne du fait de la quasi interdiction de l'avortement. »
  • 5:35Invité politiqueFait
    « Le cabinet de Netaniau de faire la conquête, je reprends leur mot, de Gaza, c'est-à-dire d'accomplir le plan de Trump dont il a parlé à de multiples reprises, de vider la bande de Gaza des Palestiniens. »
  • 6:57Invité politiqueFait
    « Nous assistons donc non seulement à un génocide mais une tentative de nettoyage ethnique en envoyant les Palestiniens à la fois vers l'Égypte et la Jordanie. »
  • 8:21Invité politiqueFait
    « La famine est en train de tuer des gens à Gaza. C'est-à-dire que les Palestiniens ne sont pas seulement tués par les bombes, par les bombardements, ils sont aussi tués directement par la famine, par le manque d'eau. »
  • 9:01Invité politiquePromesse
    « Il faut des sanctions à l'encontre de Netaniaou et notamment la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël. »
  • 11:06Invité politiqueFait
    « Ben Givir commence par dire dans ce cabinet je ne comprends pas pourquoi nous devons leur fournir une aide humanitaire en parlant des Palestiniens. Ils ont suffisamment de nourriture. Nous devrions bombarder les stocks alimentaires du Hamas. »
  • 15:11Invité politiqueFait
    « Abou Bakar Sissé avait 22 ans. Il a été tué alors qu'il priait à l'aube dans une mosquée. »

Temps de parole

  • Mathilde Panot100 %

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Mathilde Panot

Bonjour à toutes et à tous. J'espère que vous allez bien. Bienvenue dans ce nouveau panorama de la semaine où nous allons parler de la Pologne, nous allons parler de Gaza évidemment, nous allons parler de l'islamophobie en France et de la marche du 11 mai contre l'islamophobie. Nous allons parler du deux poids de mesure qui est insupportable dans notre République et nous allons parler de la casse sociale qui continue dans ce pays notamment avec harceleur Mital. Et je vous annoncerai à la fin un déplacement que je vais faire prochainement. [Musique] générique. Alors, je commence par expliquer pourquoi il n'y a pas eu de panorama pendant 3 semaines.

D'abord, il y a eu de semaines où il y a eu une coupure parlementaire, c'est-à-dire que nous n'avions pas de textes qui passaient en hémicycle. Évidemment, on continue le travail en circonscription en se déplaçant. J'ai par exemple été à Roubé faire un meeting pour la 6e République et pour la paix. Et puis euh la semaine dernière, alors que l'Assemblée recommençait ses travaux, j'ai été absente quelques jours pour faire un déplacement en Pologne que vous avez peut-être suivi.

Déplacement été organisé avec le soutien du planning familial et notamment de la présidente du planning familial France, Sarah Duocher, mais aussi en compagnie de Manon Aubri qui est coprésidente du groupe de la gauche au Parlement européen. Ce déplacement, il était d'abord un déplacement de soutien et de solidarité aux femmes polonaises toujours en lutte pour récupérer le droit à l'avortement. Le en Pologne, l'avortement a été autorisé en 1956, donc bien avant la France et beaucoup d'autres pays. Et donc l'avortement était libre et gratuit jusqu'à 12 semaines. Et les hôpitaux avaient même l'obligation de pratiquer un avortement lorsque les femmes demandaient à mettre fin à une grossesse.

au point que avant 1975, donc avant que l'avortement soit légal en France, ce sont les femmes françaises qui voyage jusqu'en Pologne pour pouvoir disposer de leur corps et donc pouvoir mettre fin à une grossesse. Et bien aujourd'hui, cette solidarité s'est inversée et aujourd'hui ce sont les femmes polonaises qui vont euh en France pour pouvoir avorter et bien souvent aussi sauver leur vie puisque depuis 2020, année où l'extrême droite a drastiquement réduit le droit à l'avortement au point qu'il n'y a quasiment plus aucun avortement qui sont légaux en Pologne. Il y a sep femmes qui sont mortes en Pologne du fait de la quasi interdiction de l'avortement.

Et on voit ces solidarités qui s'inversent un peu partout là où l'extrême droite prend le pouvoir et où elle s'attaque aux droits des femmes. Par exemple aux États-Unis de Trump, là où l'avortement là aussi est interdit dans beaucoup d'États, et bien ce sont les femmes mexicaines qui font passer les pilules abortives clandestinement par la frontière pour aider les femmes États-uniennes. Donc la première chose que nous voulions faire, c'était soutenir les militantes d'une d'un collectif et d'une association qui s'appelle Abortion Dream Team.

Et euh ce collectif a ouvert la première clinique qui est du coup illégale de pour l'avortement qui est juste en face du Parlement polonais et elles se battent pour récupérer le droit à l'avortement et récupérer le droit à la contraception d'urgence qui a lui aussi été fortement restreint. Il faut se rendre compte que on parle vraiment d'une législation qui est une des plus restrictives en Europe puisque on parle par exemple d'un pays où même lorsque le fétus est a une malformation et donc n'est pas viable, et bien les femmes sont forcées d'attendre la fin de la grossesse pour devoir accoucher d'un nourrisson qu'elle regardent agonisé. Voilà de quoi nous parlons.

Nous avons fait avec le planning familial une action de solidarité qui a consisté à amener euh 135 à peu près pilules abortives et euh 150 contraceptions d'urgence qui permettront concrètement à des femmes de sauver euh des vies et d'arrêter des grossesses lorsqu'elles ne le désirent pas. Parce que à chaque fois qu'on s'en prend au droit à l'avortement, la seule conséquence c'est des avortements non sécurisés qui peuvent mener à la mort. Voilà ce qui se passe en Pologne. Je vous en dis pas plus parce qu'on va vous faire un vlog. En tout cas, ça nous a donné beaucoup de force d'aller là-bas.

D'abord pour elles, pour les femmes polonaises et militantes qui se battent dans des conditions très compliquées, à la fois avec des menaces de mort, avec de l'acide qui est jeté régulièrement devant la la clinique qu'elles ont ouverte et avec par exemple des médecins qui pratiquent pourtant les les rares avortements légaux qui restent qui ont par exemple don une a été récemment séquestrée avec des gens qui priaient autour avec des antidroits qui essayent ainsi de menacer les soignants qui pratiquent ces avortements. Donc je vous laisserai regarder le vlog. J'espère que ça vous a donné envie.

En tout cas, ce sont aussi dans ces actions de solidarité concrète qu'on montre que partout nous ne laisserons pas les droits des femmes se faire détruire et que les Polonaises récupéreront le droit à l'avortement puisque 83 % des Polonais et des Polonaises sont favorables au droit à l'avortement. Et je veux évidemment remercier celles et ceux qui par leur contribution nous ont permis d'apporter des pilules et il se trouve que nous avons encore un peu d'argent de cette contribution qui nous permettront de leur redonner encore des pilules et donc de continuer ces liens de solidarité que nous continuerons dans tous les cas avec ces militantes.

Ensuite, je continue par ce qui s'est passé cette semaine qui devrait faire la une de tous les médias qui est dramatique. C'est la décision qu'a pris le cabinet de Netaniau de faire la conquête, je reprends leur mot, de Gaza, c'est-à-dire d'accomplir le plan de Trump dont il a parlé à de multiples reprises, de vider la bande de Gaza des Palestiniens. Cela s'appelle un nettoyage ethnique. Et tous ceux qui disent qu'ils ne savaient pas ne pourront jamais dire qu'ils ne savaient pas parce que notamment euh nous avons à de multiples reprises alerté sur ce qui était en train de se passer. C'est la phase ultime du génocide que nous sommes en train de voir sous nos yeux en décembre 2023 déjà.

Alors que déjà en novembre 2023, je rappelle que certains des ministres de Netaniau expliquaient qu'il combattaient des animaux humains. Or la déshumanisation est le propre du génocide. En décembre 2023, il y avait déjà un autre ministre de Netaniaahu qui déclarait que l'immigration volontaire doit parfois être imposée avant d'être consentie. Et son collègue Smotrich, autre ministre dont nous avons souvent parlé. déclaré qu'il resterait 100000 habitants à Gaza à la fin de la guerre. Je rappelle qu'il y avait au départ 2,3 millions de Palestiniens dans l'enclave de Gaza.

Au même moment, Netaniaou, nous sommes toujours en décembre 2023, déclaré que son objectif était de réduire la la population de Gaza à son minimum. Le 21 mars dernier 2025, une administration chargée du transit volontaire des habitants de Gaza a été créée. Début avril, Netaniaou a redit "Nous ne nous cachons pas, c'est bien notre plan, celui de vider la bande de Gaza de ses habitants." Et depuis 2 mois, nous observons un blocus absolument total qui fait qu'aucune goutte d'eau, aucune nourriture, aucun médicament, rien ne rentre dans l'enclave de Gaza et avec donc une famine qui est utilisée comme arme de guerre.

Nous assistons donc non seulement à un génocide mais une tentative de nettoyage ethnique en envoyant les Palestiniens à la fois vers l'Égypte et la Jordanie, aujourd'hui menacé par Trump de couper les subventions qui leur sont données s'ils n'acceptent pas les Palestiniens.

Et je le redis, ceux qui ne disent rien face à ce génocide seront coupables devant l'histoire parce que toute l'épreuve était là depuis le début et toutes les instances internationales alertent sur le génocide qui est en cours et que les puissants du monde entier laissent euh continuer dans une indifférence euh qui est aujourd'hui euh quasi totale si les peuples ne manifestaient pas chaque semaine pour redire leur soutien au peuple palestinien. Je le dis d'autant plus que alors que ils annoncent que ils prennent la décision lundi matin de cette semaine de partir à la conquête de Gaza, ils indiquent en plus avec une indessence totale qu'il y aurait suffisamment à manger à Gaza.

Or là aussi toutes les instances internationales, toutes les associations disent que la famine est en train de tuer des gens à Gaza. C'est-à-dire que les Palestiniens ne sont pas seulement tués par les bombes, par les bombardements, ils sont aussi tués directement par la famine, par le manque d'eau. Et donc, il faut impérativement mettre hors état de nuire Netanahu. Cela commence évidemment par reconnaître l'état de Palestine. Lorsque vous avez Emmanuel Macron qui indique qu'il faut attendre juin peut-être pour pouvoir reconnaître l'état de Palestine. Si tel telle telle telle telle condition est remplie, nous ne sommes pas d'accord.

S'il y a un moment où il faut reconnaître l'état de Palestine, c'est urgamment maintenant. D'autres pays, notamment notre voisin l'Espagne l'ont d'ors et déjà fait. La plupart des pays du monde l'ont déjà fait. Il faut reconnaître l'état de Palestine. La deuxième chose, il faut des sanctions à l'encontre de Netaniaou et notamment la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, ce que nous n'arrêtons pas de demander.

Et la troisième chose, c'est qu'il se trouve que le président de la République n'a jamais répondu à une lettre que je lui ai adressée et que d'ailleurs les juristes pour le droit international lui ont aussi adressé qui demandait à ce que on puisse avoir des qui demandait qui avait autorisé l'avion de Netaniaahu à survoler l'espace aérien français en violation des engagements internationaux de la France puisque je le rappelle Netaniaahu est poursuivi par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale et que cet avion selon les sources diplomatique et journalistique. Donc nous savons qu'il a survolé l'espace aérien français.

Nous savons que cet avion a fait 400 km de détour pour ne pas passer au-dessus des Pays-Bas de l'Irlande ou de l'Islande qui eux disaient qu'ils allaient appliquer le droit international et donc arrêter Netaniau s'ils passaient au-dessus de leur pays. Donc cette autorisation n'a pu avoir lieu qu'à très très haut niveau et probablement par Emmanuel Macron lui-même, nous continuons d'exiger réponses sur cette question.

Et je le dis d'autant plus que vous avez un document qui a été publié par Israël News Today qui probablement dans le futur sera étudié dans des écoles pour montrer comment organiser la famille d'une population civile en essayant d'éviter et d'échapper aux tribunaux internationaux. Dedans, vous trouvez un compte-rendu de ce qui s'est dit dans le cabinet de sécurité israélien réuni dans la nuit du dimanche au lundi 5 mai 2025. Donc le moment où ils ont décidé notamment de la conquête de Gaza.

Ben Givir, vous savez qui est un ministre de la sécurité d'Israël qui est celui qui a été déjà inculpé plus de 50 fois dans à la fois des incitations à la haine mais aussi des appels à la violence qui a été condamné pour incitation au racisme et soutien à des groupes terroristes. Ben Givir commence par dire dans ce cabinet je ne comprends pas pourquoi nous devons leur fournir une aide humanitaire en parlant des Palestiniens. Ils ont suffisamment de nourriture. Nous devrions bombarder les stocks alimentaires du Hamas. Ce à quoi le chef d'étatmajor répond, ces idées nous mettent en danger.

Ben Guivier continue, monsieur le chef d'étatmajor, nous n'avons aucune obligation légale de leur fournir de la nourriture, ce contre qui vous vous battez en non suffisamment. Le premier ministre Nendou s'adressant au chef d'étatmajor plutôt que à Ben Guivir dit "Les ministres ont le droit d'exprimer des opinions contraires à celles des officiers." Et le chef d'étatmajor dit "Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Vous mettez tout le monde en danger. Il existe un droit international. Nous sommes tenus de le respecter. Nous ne pouvons pas affamer la bande de Gaza. Vos propos sont dangereux. Dangereux, vous l'entendez ?

Dangereux car il pourrait nous mener directement sur les bancs de tribunaux internationaux. Et c'est exactement là qu'ils devront finir. Le premier ministre Netaniaou dit à ce moment-là excusez-moi, chaque ministre est ici libre d'exprimer sa position. Vous pouvez dire que vous n'êtes pas d'accord. Si les ministn des propos contraires à la loi, c'est au procureur général de leur rappeler les limites. À ce moment-là, la procureur générale prend la parole et dit "Conformément au droit, Israël est tenu de permettre l'acheminement de l'aide humanitaire." Le secrétaire du cabinet dit à ce moment-là pour plus de clarté, aucun ministre n'a proposé de les affamer.

Voilà comment en fait en proposant de les affamer ce qu'ils sont en train de faire depuis 2 mois avec un blocus, ils organisent le compte-rendu d'une réunion du cabinet euh euh de sécurité israélien pour devant les tribunaux montrer que il ne tentaient pas d'affamer une population toute entière. Voilà ce qui est en train de se passer. Voilà ce que nous ne laisserons pas faire et nous ne le laisserons d'autant pas faire. que au moment même où se passe cette phase ultime du génocide qui est affichée aux yeux du monde entier dont personne ne pourra dire qu'il en ignorait les raisons et ce qui était en train de se passer.

Et bien à ce moment même Emmanuel Macron non seulement décide de ne pas reconnaître l'état de Palestine mais décide d'acter qu'il veut dissoudre à la fois urgence Palestine, donc les rares voies palestiniennes qui existent en France qui manifestent chaque semaine à nos côtés contre le génocide du peuple palestinien mais aussi la jeune garde qui mène des actions antifascistes qui ont permis notamment de fermer des dizaines de locaux fascistes qui existaient dans ce pays et qui sont absolument indispensables pour organiser la riposte face à l'extrême droite qui ne cesse de s'organiser et qui est chaque jour plus violente.

Vous avez depuis quelques années dans ce pays le 1er mai un syndicaliste CGT qui a été agressé et tabassé par le GUD dont personne n'a parlé et évidemment le gouvernement n'a rien fait. Un militant CGT qui a été poignardé par les fachots en plein Paris qui étaient cagoulés et armé et qui ont crié Paris et nazi. Le gouvernement n'a seulement pas condamné, mais il n'a rien fait. Vous avez euh à roman sur rappelez-vous, des ratonnades qui avait été organisé. Le gouvernement n'a rien fait et vous avez le meurtre islamford d'Abouakar Sissé.

Et là aussi, le gouvernement a mis 48 heures à réagir et aujourd'hui ne fait rien si ce n'est essayer de dissoudre ceux qui luttent justement contre l'extrême droite. Donc plutôt que de lutter contre le racisme, il préfère s'attaquer aux antiracismes. Plutôt que de s'attaquer à l'extrême droite, il préfère s'attaquer à ceux qui justement défendent la démocratie et les libertés fondamentales face à cette même extrême droite. Et je vais vous dire, ces 10 solutions, si vraiment elles sont confirmées, serait un grave problème pour l'état de droit dans ce pays. Parce que dans ce pays, nous sommes dans une République dans lequelle il y a ce qu'on appelle la liberté d'association.

Et nous ne sommes pas d'accord pour que de manière autoritaire, comme le fait le gouvernement après avoir utilisé je ne sais combien de 493 notamment pour imposer le vol de 2 ans de vie à tout un peuple avec un gouvernement qui n'a eu de cesse de réprimer tous les mouvements sociaux de ce pays de des manifestations sur les retraites jusqu'au soulèvement de la terre notamment à Sainte contre les mégabassines jusqu'au gilets jaunes et qui a été multicondamné par les instances internationales. Nous ne laisserons pas faire cette dissolution qui est là aussi indigne de notre pays.

Ça sera une des batailles que nous continuerons et il y a eu beaucoup de monde qui s'est rassemblé cette semaine pour dire que nous n'accepterons pas ce nouvel épisode de l'autoritarisme. Je fais juste un point quand même sur l'assassinat islamophobe qui a eu lieu le 25 avril dans notre pays. Abou Bakar Sissé avait 22 ans. Il a été tué alors qu'il priait à l'aube dans une mosquée. Il a été assassiné parce que musulman dans un lieu de culte musulman. Et à ce crime et à assassinat islamophobe, c'est rajouté l'injustice d'une République silencieuse. 48 heures pour que les ministres réagissent.

Ensuite, un ministre de l'intérieur qui décide qu'il n'annulera pas son meeting pour un meurtre islamophobe qui a été commis dans le pays. Un ministre de l'intérieur qui sous la pression populaire et sous l'émotion du pays finit par se rendre à Alè à 14 km de la mosquée et n'a même pas la dessence de franchir ses 14 km pour aller se recueillir à l'endroit même où Abouakar Chissé a été tué de plus de 50 coups de couteau. Et ensuite à l'Assemblée nationale la semaine dernière une bataille que nous avons mené pour mendier une minute de silence de la part de la représentation nationale que Yel Bron Cuivet nous avait d'abord refusé.

Nous l'avons obtenu et lorsque nous l'avons obtenu, le Rassemblement national s'est mis avec nombreux de ces députés à l'extérieur de l'hémicycle pour ne pas être présent lorsque normalement la représentation nationale au nom du pays tout entier rendait hommage à un jeune homme de 22 ans qui a été tué du fait de sa religion. Ce qui est en train de se passer dans le pays est extrêmement grave et je le dis, il y a des responsabilités à la fois de médias, notamment de médias détenus par Boloré.

Je pense à C News qui par exemple a réussi l'exploit de mettre sur ses bandeaux 334 fois le mot islam sur 365 jours d'une année, a réussi l'exploit de mettre le mot immigration 328 fois dans l'année sur 365 jours et une responsabilité immense d'un gouvernement qui ne cesse d'agiter là aussi du racisme et de faire croître l'islamophobie dans ce pays. Nous ne serons jamais d'accord avec le fait d'avoir un ministre de l'intérieur qui dit devant des milliers de personnes à un meeting à bas le voile. Parce qu'en disant à bas le voile, il met en danger les musulmanes de ce pays, les musulmans aussi, mais particulièrement les musulmanes.

Lorsque vous avez je ne sais combien de propositions de loi qui sont débattues sur fa "udrait-il interdire le voile dans le sport, faudrait-il interdire le voile dans les sorties scolaires Lorsque vous avez un président de la République qui ose dire que le problème de l'hôpital public, c'est qu'il y a trop de Mamadou ou encore une des dernières lois qui est passé sur l'école qui n'était pas sur les accompagnants d'élèves en situation de handicap, pas sur le nombre de professeurs, pas sur les professeurs non remplacés, pas sur le nombre d'élèves par classe, mais sur l'interdiction de labaya comme si c'était la grande urgence du moment et qui comme d'habitude ne vise qu'une chose, c'est-à-dire stigmatiser encore et toujours les musulmans et les musulmanes de ce pays.

Nous ne serons jamais d'accord avec cela. Et c'est pourquoi il faut sortir en nombre le 11 mai partout dans le pays pour dire que nous serons toujours le rempart à la haine, que nous refuserons toujours, que lorsque il y a ainsi quelqu'un qui est pris à partie pour sa religion, nous serons toujours à leur côté pour dire "Nous refusons de nous laisser diviser. Nous sommes les gardiens de l'unité du peuple français.

Ce qui est en train de se passer dans notre pays est trop grave, c'est trop important et il faut maintenant faire tomber d'urgence ce gouvernement en commençant par Rotaillo parce que ces gens sont des irresponsables incendiaires qui ne cessent de faire monter des idées racistes et de faire monter l'extrême droite. Et je vais même vous dire puisque il ne cesse de nous accuser sans cesse d'antisémitisme pour juste défendre le peuple palestinien contre le génocide.

Ceux qui font monter l'antisémitisme dans ce pays sont justement ce gouvernement et l'extrême droite qui ne cesse de solidariser les personnes juives avec un gouvernement d'extrême droite, celui de Netaniaahu qui est un gouvernement génocidaire et ce sont ceux qui solidarisent nos concitoyens juifs avec un gouvernement génocidaire qui les mettent justement en danger. Nous serons toujours au côté de celles qui seraient pris à partie pour leur religion, leur couleur de peau, leur genre ou leur orientation sexuelle. Ce qui se joue le 11 mai est primordial, c'est la question de l'unité du peuple français et évidemment nous en serons.

Et c'est d'autant plus important que la semaine prochaine, nous avons une étape qui est primordiale dans la commission d'enquête que nous avons gagné notamment par le travail de Paul Vanier qui est corrapporteur de cette commission d'enquête qui est la commission d'enquête sur Betaram. Parce que tout le monde comprend qu'il y a un problème de deux poids de mesure.

Lorsque vous voyez que le lycée sous contrat musulman aes dont le contrat a été cassé et dont le tribunal a dit que il avait été victime d'un traitement discriminatoire et qu'il n'y avait pas lieu de casser le contrat d'association avec l'État et que la ministre de l'éducation madame Born explique qu'elle va faire appel de cette décision à Veros qui a eu 14 contrôles en 2 ans quand Betaram donc établissement sous contrat catholique avec l'État a eu lui En 30 ans, zéro contrôle. Et le dernier contrôle date de 1996 et il a été entièrement baclé.

L'inspecteur avait même reçu une lettre du prêtre directeur de Betaram conclue par "Une fois encore, "Merci pour ce que vous avez fait pour que Betaram vive." Voilà de quoi nous parlons. Ce de poids de mesure est insupportable dans notre République et nous ne l'accepterons jamais. Et lorsque nous parlons de plus de 200 plaintes aujourd'hui à Betaram, d'anciens élèves qui se plaignent de violence, d'abus sexuel, de violence sexuel et de viol, je crois que tout le monde comprend qu'il y a un problème de poids de mesure qui n'est pas acceptable là encore dans notre pays.

Et donc nous avons par exemple appris que Stanislas sur lequel il y avait eu de nombreuses révélations aussi collège catholique scolarisant des enfants de ministres de PDG du 440 avait eu une inspection suite au scandales qui avait été fait sur des propos homophobes sur des propos sexistes sur des propos racistes qui avaient été tenus au sein de l'établissement et bien il se trouve que nous avons appris grâce à la commission d'enquête notamment que le rapport d'inspection qui avait été fait surislas a a été modifié pour effacer justement les propos homophobes qui s'y tenaient, les propos racistes qui s'y étaient tenus et donc faire en sorte qu'il n'y ait aucune conséquence sur le contrat d'association.

Le contrat de Betaram court toujours pendant que madame Born elle fait appel sur le contrat du lycée musulman à Veros.

C'est insupportable et je le disais, la semaine prochaine, il y aura un moment important puisque monsieur Baou sera interrogé dans le cadre de la commission d'enquête et il va devoir répondre des mensonges qu'il a main de fois répété devant la représentation nationale pour dire qu'il ne savait rien et surtout pour expliquer pourquoi il n'a rien fait pour protéger des enfants, non seulement les enfants à l'époque où il était ministre de l'éducation, où il était président du conseil général, c'est-à-dire en charge de la protection de l'enfance, mais il ne l'a pas protégé derrière des générations d'enfants puisqu'il y a des plaintes pour violence sexuelles qui datent jusqu'en 2024.

Voilà de quoi nous parlons. Il devra répondre de ces actes et je vous assure que nous continuerons de toutes nos forces à dire que monsieur Baou doit démissionner et qu'il faut faire tomber urgemment ce gouvernement qui est dangereux pour l'unité de notre pays.

Alors, il est d'autant plus dangereux que derrière la casse sociale continue et je suis très fier que les insoumis aient pris toute leur part dans le 1er mai partout dans le pays à au côté des syndicats avec plus de 300000 personnes qui ont manifesté dans de nombreuses villes partout en France avec des revendications qui ont été complètement invisibilisées dans le débat public notamment sur l'augmentation des salaires, les moratoires sur les licenciements qui ne cessent de continuer, le conditionnement des aides publiques puisqu'on distribue des milliards d'aides publics qui servent généralement uniquement à verser des dividendes aux actionnaires puisque puisque la France est aujourd'hui championne d'Europe du versement de dividendes aux actionnaires et qui donc servent en plus à détruire de l'emploi.

C'est ce qui est en train de se passer avec un cas emblématique harceleur mital. Nous continuons de demander la nationalisation de Vancorex. Vous vous en rappelez Vancorx sur lequel 6000 emplois son enjeu et qui est juste un enjeu sur la dissuasion nucléaire française donc dont nous avons impérativement besoin.

Et bien là avec Arcelor Mital, nous sommes sur un scandale qui est aussi énorme puisque nous parlons de 15000 emplois qui sont en jeu et des dizaines de milliers d'autres si on prend en plus tous les emplois qui sont induits derrière et avec derrière une question de réindustrialisation qui est posée car si nous ne produisons plus d'acier en France alors derrière c'est par domino tout le reste de l'industrie française qui va tomber. Alors, harceleur mital annonce qu'ils vont supprimer 600 postes et ce alors qu'ils ont reçu en 2023 juste 300 millions d'euros d'aqu l'État a promis d'investir 850 millions dans harceleur mital et que ils ont versé en 4 ans 10 milliards d'euros aux actionnaires.

Donc encore une fois, il propose de licencier avec votre propre argent. Il se trouve que harceler Mital vient déjà d'une nationalisation et donc nous exigeons la nationalisation d'harceleur mital pour pouvoir faire en sorte de sauver non seulement ses emplois, ses savoir-faires, mais aussi l'industrie française. Je rappelle que depuis que Macron a été ministre sous François Hollande, il y a 15000 emplois industriels qui ont été supprimés en France de 2014 et qu'il y a cette année, pour la première fois depuis le Covid, plus de fermeture d'usine que d'ouverture d'usine, ce qui est évidemment catastrophique.

Donc nous continuons d'exiger la nationalisation d'harceleur mital et nous serons à leur côté lorsqu'ils monteront à Paris le 13 mai. Et je termine par vous dire que d'ici la fin de la semaine, je vais effectuer un déplacement avec Bastien Lachot pour me rendre en Nouvelle-Calédonie canaki. Rappelez-vous, il y a exactement un an, le gouvernement et l'État étaient passés en force sur une loi du dégel du corps électoral. Or, la Nouvelle-Calédonie Kanaki est euh euh un territoire sur lequel le fait colonial a été reconnu.

Et donc il y a eu sur lequel il y a eu un processus entre les accords de Matignon puis les accords de Numéa, un processus de paix civil de 30 ans suite euh aux événements qui avaient coûté la vie à 70 personnes en 1984. Et bien lorsqu'ils ont voulu passer en force au détriment de tout ce qui avait été fait pour la paix civile depuis 30 ans, ils ont provoqué des émeutes dont la responsabilité revient entièrement à Emmanuel Macron et à son gouvernement qui ont provoqué la mort de 14 personnes en Nouvelle-Calédonie, aujourd'hui se tiennent les discussions très importantes sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

Nous serons donc en Nouvelle-Calédonie, juste un an après le passage en force de l'État. D'abord pour faire un bilan de la situation économique, sanitaire et sociale du pays qui est catastrophique, mais aussi pour faire le tour de l'ensemble des acteurs sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie Kanaki. Donc c'est un déplacement très important que nous allons effectuer et évidemment je vous le raconterai jusquand il se sera passé. Force à vous et excellente semaine à vous et suivez bien.

Le 11 mai, on manifeste, le 14 mai, on suit l'audition euh de François Baou qui peut-être le fera tomber avec son gouvernement, en tout cas je l'espère et qui permettra surtout que plus jamais des Betarames ne puissent exister dans ce pays. Et le 13 mai, on est au côté d'Harceleur Mital. Et j'ai oublié de vous dire mais le 17 mai, il y a évidemment une nouvelle manifestation pour la Palestine. Et au vu de ce que je vous ai raconté, c'est évidemment un moment très important où il faut que nous soyons en nombre pour dire que nous refusons qu'un génocide ait lieu devant nos yeux. Force à vous.

26:44
Non speech

[Musique]