Réunion publique à Mormant (77) : discours de Marine Le Pen
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57PrésentateurFait
« 'ai le plaisir de vous annoncer que Pierre a décidé de nous rejoindre et de prendre son adhésion au Rassemblement National. »
- 1:43PrésentateurFait
« Nous sommes sur notre liste d'ouverture par la participation au combi actif de Thierry Mariani, qui est d'ailleurs venu ici dans le public. »
- 6:01PrésentateurFait
« Celle d'imaginer que 7 milliards d'individus peuvent avoir le niveau de consommation d'un Américain moyen. »
- 6:41PrésentateurFait
« savent déjà que ça ne durera pas plus de 4 ans. »
- 8:55PrésentateurFait
« On a exigé des rendements de 15% quand la nature n'en offrait que de 3%. »
- 10:06PrésentateurFait
« avec sa mosquée salafiste ou dans tous les villages qui sont silencieusement submergés par les migrants. »
- 15:23PrésentateurChiffre
« un coût exorbitant de 8 milliards d'euros par an que vous supportez sur votre facture d'électricité. »
- 17:33PrésentateurFait
« Pourquoi importe-t-on 85 % du bœuf consommé dans nos restaurations collectives alors que nos éleveurs vivent des moments si difficiles ? »
- 21:40PrésentateurPromesse
« Les mètres cubes d'eau indispensables devraient être à prix coûtant. »
Temps de parole
- Présentateur89 %
- ?11 %
≈ 107,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
profiter du cadre enchanteur qu'Emerick Durocks, notre dynamique et efficace délégué départemental de Sainte-et-Marne, a déniché.
Mon
salut est Pierre Baquet, maire du Vaudouais et conseiller départemental de Fontainebleau depuis 1989,
qui
m'avait fait l'honneur de son parrainage à la dernière présidentielle.
J
'ai le plaisir de vous annoncer que Pierre a décidé de nous rejoindre et de prendre son adhésion au Rassemblement National.
Je suis
donc le premier conseiller départemental Rassemblement National de Sainte-et-Marne.
J
'y vois un geste d'amitié dont je le remercie de tout mon cœur,
un
geste patriote dont je le félicite, un geste de confiance qui est pour chacun d'entre nous un formidable encouragement à la veille de cette séquence électorale européenne, municipale, régionale et départementale. Politiquement, ce ralliement est le signe que l'appel au grand rassemblement de tous les patriotes que nous avions souhaité en refondant le mouvement Prencor. Nous sommes sur notre liste d'ouverture par la participation au combi actif de Thierry Mariani, qui est d'ailleurs venu ici dans le public,
de
Jean-Paul Garraud ou d'Hervé Juvin notamment.
Il
se manifeste par la confirmation dans les sondages que nous représentons face à Emmanuel Macron la nouvelle alternative pour la France et pour l'Europe.
Il
s'illustre
par
la modification d'un climat que j'ai pu mesurer par exemple à la Réunion,
mais
aussi par le ralliement croissant de personnalités
ou
par l'hypothèse d'alliance locale comme à Paris pour les prochaines municipales. Alors c'est vrai que c
'est
pour moi un grand bonheur de vous retrouver en ce lieu merveilleux
qui
nous relie à la France médiévale, dont loin d'ici de Provins, et à la France du grand siècle,
avec
Volvicomte dans cette ferme fortifiée du XIIIe siècle au cœur de l'abri où les pierres portent les marques des croix templières et hospitalières.
Il
n
'est
pas d'endroit plus chargé d'histoire pour partager l'amour de la France, de son patrimoine, la France, notre France. Cette construction inégalée dont nous sommes les héritiers, humbles et révérencieux. Ce domaine de 4 hectares nous murmure que culture et nature sont liés.
Nous
sommes, vous le savez, le parti de la transmission. Culture et nature font partie de cette transmission de patrimoine dont nous n'avons que l'usufruit et qu'il nous revient de léguer après l'avoir préservé, valorisé et enrichi.
La
nature, sa préservation, nous renvoie politiquement aujourd'hui à ce qu'on appelle l'écologie.
C
'est un thème qui s'impose légitimement dans le débat public et tout particulièrement à l'occasion de ces élections européennes.
Je
crois qu'il est important d'en parler.
D
'autant que nous avons en la matière aussi une vision totalement alternative. Chacun a bien conscience
que
ce qui se joue, c'est l'équilibre de la planète
et
à l'échelle de la France, la préservation de notre qualité de vie,
l
'assurance de notre santé,
la
protection des écosystèmes, à commencer par les écosystèmes humains que sont les nations.
Le
monde qui a été donné aux hommes,
nous
le désignons de toute éternité par le mot « nature », la nature.
La
nature a,
de
tout temps,
mis
en œuvre des phénomènes physiques d'une puissance inouïe, comme les ouragans, les rats de marée ou les explosions volcaniques. Nos ancêtres y voyaient quelque chose qui tenait du divin.
Ils
la célébraient
et
avaient appris à la craindre et à harmoniser leur vie avec elle et même autour d'elle.
La
nature n'était pas source d'indifférence, mais de tempérance.
Pas
de cupidité, mais d'humilité.
Et
pourtant, aujourd'hui, cet environnement naturel qui apparaissait comme surpuissant, comme invincible, apparaît comme fragile. Altérable, précaire.
Le
mot même de « nature » évoque quelque chose de durable, ne dit-on pas
la
nature de quelqu'un ou de quelque chose. On dit qu'aucune règle, aucune norme ne peut véritablement la changer. Or, aujourd'hui, la nature est devenue périssable,
comme
un fruit qui se périmerait avec le temps. Avec l'horizon ou les grands espaces, avec les profondeurs des mers ou de la voûte céleste, elle donnait l'idée d'infini.
Ces
jours apparaissent comptés.
Qu
'est-ce qui a bien pu se passer ?
Après
la guerre de 1945, les Américains ont amené avec eux le modèle de la société de consommation.
Des
voitures, des machines à laver, cette période-là a été une période de progrès indéniable.
Mais
dans les années 90, se sont aussi développées
les
multinationales
et
elles ont bouleversé les règles.
La
société de consommation ne leur suffisait plus. Il fallait passer à l'hyper-consommation.
Il
ne fallait plus une voiture, mais deux, trois. Il ne fallait plus une mode dans l'année, mais des nouveautés permanentes, comme un mouvement marchand perpétuel. Vendre toujours plus
à
toujours plus de monde.
La
deuxième idée était donc que cette société d'hyper-consommation devait désormais être étendue au monde entier.
Elles
ont imposé une idée folle.
Celle
d'imaginer que 7 milliards d'individus peuvent avoir le niveau de consommation d'un Américain moyen.
C
'est cette injonction planétaire de surconsommer imposée par les multinationales qui a tout déréglé.
Alors
l'hyper-consommation,
c
'est quoi
? L
'hyper-consommation,
d
'abord, c'est consommer pour consommer.
C
'est généraliser le jetable.
Les
rasoirs jetables, les bouteilles jetables, les lingettes jetables, les assiettes en plastique.
On
commence d'ailleurs à en revenir.
C
'est instaurer l'obsolescence programmée.
Vous
savez, on achète quelque chose, mais ceux qui ont conçu la chose en question savent déjà que ça ne durera pas plus de 4 ans. Comme ça, dans 4 ans, ils sont à peu près sûrs de vous revendre la même chose.
C
'est rendre impossible la réparation des objets. Vous avez tous vécu ça. Soit parce que les coûts de la réparation sont insurmontables et sans commune mesure avec la valeur de l'objet, soit par l'impossibilité, là encore, organisée de trouver des pièces de rechange.
C
'est organiser le gaspillage.
Ah
oui, il
y a
des types qui réfléchissent toute la journée sur la forme de la bouteille
pour
que vous puissiez ne pas consommer l'intégralité de ce qui est à l'intérieur. Bref, c'est vivre de manière irresponsable, dans l'illusion de l'abondance infinie des choses et des ressources. 30 mètres de rayons yaourts dans les hypermarchés.
Des
tomates jetées à la poubelle parce qu'elles ne sont pas assez esthétiques pour être mises sur les étals.
Les
portables irréparables ou quasiment au coup d'un téléphone neuf.
Le
consommateur est devenu un hamster
qui
court dans la roue des multinationales un manège épuisant qui ne s'arrête jamais plus
et
même bientôt le dimanche.
Pour
nourrir l'appétit sans fin de surconsommation, on a érigé le désir des hommes en injonction impérative. Le système, voyez-vous, a réinventé Descartes. Je consomme, donc je suis.
C
'est tellement vrai que le bonheur des ménages se mesure à la consommation ou à leur projet de consommation.
Je
consomme, donc je suis heureux.
Donc
on ne mesure pas le bonheur des gens ni à leur cadre de vie, ni à leur sécurité, ni à leur santé, ni, après tout, à la qualité de l'éducation donnée à leurs enfants.
Vous
le voyez, la logique marchande imposée par les mondialistes et organisée par nos dirigeants a tout corrompu jusqu'au bon sens.
Pour
entretenir cette boulimie, on a lancé toutes les économies du monde et la nôtre en particulier dans une course au moins cher, au moins dix ans, entraînant chacun dans la glissade sans fin du dumping social, fiscal, environnemental et sanitaire.
On
a cru que les arbres montraient jusqu'au ciel pour reprendre l'image des boursiers.
On
a exigé des rendements de 15% quand la nature n'en offrait que de 3%.
A
ce jeu-là, mes chers amis, comment s'étonner qu'on épuise la planète
? Pour
soutenir cette orgie marchande, on a endetté les États et les particuliers. Macron continue d'ailleurs de proposer aux citoyens de s'endetter pour résoudre la crise écologique. Vous ne pouvez plus payer votre plein d'essence, mais qu'à cela ne tienne, changez de voiture à crédit, bien sûr. Or, la dette place nos sociétés devant une crise financière et une crise sociale de grande ampleur.
Comme
si cela ne suffisait pas, on a organisé dans nos pays une immigration planétaire de masse avec l'espoir pour l'ordre marchand d'en tirer un double avantage, effondrer nos salaires à la baisse et augmenter le nombre de consommateurs.
C
'est vrai. Après tout, M. Leclerc, il se moque de savoir qui vient consommer dans ses hypers.
L
'important, pour lui, c'est le portefeuille.
Aujourd
'hui, c'est l'équilibre de notre société qui est en péril.
Vous
en savez quelque chose ici en Seine-et-Marne, à Montreau, à Lannis, avec sa mosquée salafiste ou dans tous les villages qui sont silencieusement submergés par les migrants.
La
logique imposée par les marchands a modifié notre vision du monde.
La
planète n'est plus un espace de vie, mais un grand hypermarché où tout est à vendre et tout à acheter.
L
'homme est devenu une marchandise comme les autres,
une
variable d'ajustement commercial.
Après
les objets, ce sont les salariés qui sont devenus jetables.
Les
peuples n'en peuvent plus.
Les
citoyens n'en peuvent plus de ce modèle.
Le
gilet jaune est devenu le symbole de la révolte populaire contre cette mondialisation sauvage.
Et
je dirais parce qu'elle broie les gens contre cette mondialisation cannibale.
Mais
ce modèle ne s'en prend pas seulement aux hommes,
mais
aux autres êtres vivants qui peuplent la planète, les animaux, comme les organismes végétaux.
Pour
soutenir cette hyperconsommation, les hommes ont asservi la nature et chaque jour la tyrannisent davantage.
Les
animaux ont fait les frais de ce dévoiement de l'ordre naturel. Regardez à la télévision.
Les
exemples se multiplient. Les poules, pratiquement déplumées au milieu des cadavres de leurs congénères, grandissent dans des caches si petites que leurs pattes ne touchent pas le sol.
Les
veaux, nourris avec les farines animales, sont importés.
Les
bêtes sont transportées dans des conditions épouvantables.
La
souffrance animale nécessaire pour satisfaire la recherche sans fin
du
profit des grandes multinationales atteint l'intolérable.
Or,
vous le savez,
le
niveau de souffrance impligé aux animaux mesure le niveau de barbarie d'une société.
Tous
les arguments économiques sont de sortie, d'ailleurs, pour justifier l'injustifiable, y compris l'abattage sans étourdissement préalable. Or, même s'il y a un marché pour l'abattage halal, cette souffrance animale n'a pas sa place chez nous.
Je
suis convaincue que l'immense majorité d'entre vous
ne
savent pas un dixième de ce qu'ils sont en train de faire.
Parce
qu'un danger dont on ne parle pas nous guette.
Des
sociétés privées sont en train de breveter le vivant,
de
manipuler les espèces végétales avec des OGM qui échapperont à leurs créateurs. Les agriculteurs achètent des graines stériles.
A
terme, en dehors des accidents écologiques de grande ampleur, ne courtons pas vers la mainmise par quelques grands groupes de notre indépendance alimentaire,
de
notre sécurité alimentaire
et
même de nos libertés et du droit que nous avons sur nous-mêmes.
Et
ce sont ceux qui nous ont mis dans cette situation économique et écologique folle qui veulent nous expliquer ce qu'il faudrait faire.
Alors,
on va chercher M. Canfin. Alors, M. Canfin, il a 12 000 casquettes.
Donc,
on utilise celle de l'ancien responsable WWF, sur lequel il y aurait beaucoup à dire par ailleurs,
pour
essayer de se repeindre en vert.
Les
mêmes.
Ceux
qui ont pollué les océans avec leur plastique. Ceux qui sont follements pour les accords de libre-échange qu'ils multiplient à l'infini. Ceux qui octroient des primes à la casse pour accélérer les achats de voitures. Ceux qui acceptent qu'on privatise le vivant et qu'on confisque les semences par des brevets. Ceux qui laissent nos îles comme Mayotte,
dont
je reviens, devenir une décharge à ciel ouvert, où rien n'a été conçu pour retraiter des déchets qui ne peuvent pas être détruits
et
que l'on retrouve et qui s'amoncèlent dans les plus beaux endroits de ce paradis sur Terre.
Ou
ceux qui, comme le parti européen de M. Macron, sont financés par Monsanto. C'est ceux-là qui voudraient nous expliquer ce qu'il faudrait faire.
Oui,
c'est ça.
On
pourrait se poser la question de savoir de qui se moque-t-on, quand même. Les écologistes de bazar qui ont soutenu ce modèle mondialisé veulent aujourd'hui nous vendre leurs solutions. Alors, c'est quoi leurs solutions ? La culpabilisation de pays comme les nôtres
qui
sont les plus vertueux du monde, sachez-le tout de même, d'incessantes persécutions fiscales contre les automobilistes quand les avions et les cargos sont préservés, des impôts supplémentaires pour ceux de nos compatriotes qui n'arrivent déjà plus à survivre.
Après
avoir payé la crise sociale, les plus modestes sont sommés de payer la crise écologique.
Mais
ils ont raison de se révolter.
Nos
dirigeants
nous
vendent, je dis bien vendent, car nous le payons très cher, des solutions qui sont des aberrations écologiques, et ça aussi, nous aurons l'occasion d'en reparler, le tout électrique,
quand
on sait que les batteries nécessitent la dévastation de la nature pour y trouver les terres et les métaux rares indispensables à leur fabrication.
Les
panneaux solaires, dont le bilan carbone, après leur importation de Chine, est calamiteux.
Enfin,
les éoliennes, cette escroquerie écologique
qui
défigure nos paysages pour une énergie intermittente, un bilan carbone douteux et un coût exorbitant de 8 milliards d'euros par an que vous supportez sur votre facture d'électricité. C'est en bas la dernière ligne. En prime, parce que derrière tout ça,
c
'est toujours une histoire de gros sous, ils voudraient nous imposer le désengagement nucléaire qui est une énergie parfaitement décarbonée.
Pire,
les dirigeants ont déconsidéré la parole publique en matière d'écologie en mentant sur les détournements des impôts prétendument verts pour boucher en réalité les trous creusés par leur gestion.
La
solution de la crise, mes amis,
nous
la trouverons non dans l'écologie punitive,
non
par les lubies idéologiques des Khmer Verts,
mais
par la mise en cohérence des politiques publiques par une vision globale.
Notre
modèle économique doit changer radicalement.
Il
faut privilégier le local sur le global, le localisme sur le mondialisme, produire, consommer et retraiter sur place.
C
'est cela, mes amis, c'est cela la première règle de l'écologie.
Cela
ne veut pas dire ne plus commercer
comme
le caricaturent nos adversaires, mais cela signifie commercer différemment.
Nous
voulons remplacer le libre-échange par le juste échange. Concrètement, nous proposons de remplacer les traités de libre-échange par des accords commerciaux qui intègrent les exigences sociales, environnementales, sanitaires et éthiques.
Nous
voulons privilégier les circuits courts par l'installation partout d'industries de transformation, de proximité, qui permettront de consommer en priorité les productions locales.
Pourquoi
les cantines publiques du Calaisie, celles des lycées, des hôpitaux, des maisons de retraite ne serviraient-elles pas les frites venant de patates produites sur place ?
Pourquoi
importe-t-on
85
% du bœuf consommé dans nos restaurations collectives alors que nos éleveurs vivent des moments si difficiles
? Est
-il normal
que
le bois produit de manière durable en France soit expédié en Chine pour revenir en France transformé en meubles ou en parquets
?
Grâce
à
ce maillage de nos territoires, mes amis, avec de petites industries, nous réindustrialiserons des régions entières aujourd'hui oubliées.
Ce
mouvement de réindustrialisation locale peut être d'ailleurs facilité par les nouvelles technologies
qui
permettent de produire en fonction des besoins.
Par
exemple, les imprimantes 3D
ou
les technologies qui permettent d'imprimer les livres à la demande du client. Cette production peut être de proximité.
Et
pour soutenir ce mouvement, nous voulons revivifier les banques mutualistes qui feront que votre épargne ira d'abord au développement local et non plus dans le trou noir de la spéculation internationale.
En
fait, le localisme, c'est la réconciliation entre l'économie et l'écologie. Nous sommes le parti localiste.
Comme
parti localiste, nous disons qu'il est anormal que les produits les moins chers soient ceux qui viennent de plus loin, du bout du monde, sans considération du désastre écologique, du transport que ce système induit, du transport et du reste, mes chers amis,
et
du reste, sans considération du désastre écologique,
du
fait qu
'on
ferme les yeux sur les normes, parce que les normes de sécurité, les normes écologiques, ça coûte de l'argent.
C
'est tellement plus simple de déverser les produits chimiques dans la rivière d'à côté. mais
du
désastre aussi social, humain que ça induit,
de
cette course à l'esclavage
ou
la délocalisation de la pollution dont je parlais tout à l'heure qu'entraîne la recherche du plus bas coût.
En
la matière,
il
y a une solution.
Il
faut inverser le coût de la distance.
Il
faut que ce qui vient de loin
soit
plus cher que ce qui vient de près.
Car
ce qui vient de loin pollue beaucoup plus que ce qui vient d'à côté.
Ce
qui vient de loin correspond beaucoup moins à notre vision de l'homme que ce qui est fabriqué par nos propres compatriotes.
Notre
vision de l'homme,
elle
induit que nous avons le même respect pour tous
et
que nous n'acceptons pas
en
réalité que
cette
recherche du bas coût
avec
ces gens qui sont payés des sommes dérisoires,
qui
vivent dans des conditions épouvantables, servent à amener des produits très peu chers et ils sont très peu chers parce que ce sont l'ensemble de nos salaires qui ont baissé.
Ça,
ça s'appelle
un
cercle destructeur.
Nous,
ce que nous souhaitons, c'est retrouver un cercle vertueux.
et
le protectionnisme intelligent y participe de cette reconquête écologique.
S
'il faut changer le vieux système en profondeur, il faut également changer les valeurs qui le sous-tendent.
On
ne peut pas exiger de la nature plus qu'elle ne peut donner.
Les
acteurs économiques doivent retrouver la raison dans les niveaux de rendement qu'ils espèrent. Renouer avec la nature, c'est accepter le rythme des saisons
et
refuser de tout soumettre au court terme
à
l'immédiateté.
Il
faut considérer, par exemple, que des produits comme l'eau ne sont pas des produits comme les autres.
Il
faut réfléchir une facturation écologique dans toutes les villes. Les mètres cubes d'eau indispensables devraient être à prix coûtant.
Et
ils ne peuvent pas être délivrés au même prix que l'eau utilisée en dehors des besoins vitaux des familles, l'arrosage de la pelouse ou le remplissage de la piscine.
Il
y a beaucoup à dire sur l'eau et nous y reviendrons au cours de la campagne. Bref,
il
faut rompre
avec
la société du gaspillage, de l'abondance factice qui anéantit la planète, cette société qui congédie les valeurs naturelles et détourne les individus rois du champ de l'intérêt collectif. Attention, changer nos modes de consommation, cela ne veut pas dire se tourner vers une décroissance qui serait, je vous le dis, suicidaire.
Nous
sommes pour la croissance,
mais
une croissance moins fondée sur les importations massives et la surconsommation que sur l'investissement et l'innovation.
C
'est cela, la véritable transition écologique.
Elle
induit, mes chers amis, une révolution éthique, une révolution citoyenne, une révolution économique.
croyez
-vous sincèrement
qu
'un banquier d'affaires comme Emmanuel Macron en soit capable
? Lui
qui parle aux gens comme un banquier négocié à un découvert bancaire
et
qui, comme toute solution
à
tout d'ailleurs, n'a que trois recettes miracles.
La
création d'un impôt, la création d'une banque, l'endettement. Même peinte en verre, une banque reste une banque, je suis désolé, et un impôt, un impôt. croyez-vous que la solution peut venir d'individus hors sol
qui
n'ont pas de terre sous les pieds,
qui
se croient nés d'eux-mêmes
et
n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la transmission
? Croyez
-vous qu'elle peut venir de dirigeants qui professent le nomadisme, c'est-à-dire le droit pour le chameulier d'arriver à l'oasis, de vider le puits, de couper le palmier et de repartir à la recherche d'un autre oasis laissant démunis ceux qui construisent pour leurs enfants et les enfants de leurs enfants ?
Notre
projet est réellement novateur.
Il
est le seul qui prenne en compte le réel, qui puise sa force dans l'adhésion aux règles de la nature, qui tire sa cohérence d'une vision globale, d'une harmonie entre l'homme et le monde.
On
ne peut pas être attaché à la terre quand on n'est pas attaché à sa terre.
Le
patriotisme, qui est l'amour de ses pères et de sa terre, est une leçon d'humilité.
Nous,
si petits, devant l'œuvre du monde, devant l'œuvre des générations qui nous ont précédés. Le patriotisme, c'est un rappel du devoir de transmission sans laquelle il n'y a pas de volonté de préserver, de bâtir, d'enrichir. Le patriotisme, c'est la détermination sans faille de protéger pour tous les hommes et tous les peuples les écosystèmes que sont les nations.
Notre
projet tient en trois mots,
la
France durable.
Vous
qui êtes des patriotes,
vous
êtes les meilleurs garants de cet amour du chez-soi,
de
ce respect du chez-nous qui est, pour l'homme, la source du bonheur.
La
victoire, mes chers amis,
la
victoire de nos idées est vitale. C'est pourquoi
nous
allons gagner, mais c'est pourquoi surtout nous devons gagner. Vive la vie, vive la nation, vive la France !
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