"CDI jeunes", ICE... Thomas Ménagé dans le "8h30 franceinfo"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Thomas Ménager. Bonjour invitation. Merci merci d'être avec nous sur France Info.
On va évoquer la la suite des travaux parlementaires après le très probable vote du budget, la sit la situation internationale aussi. Mais avant cela, une proposition qui a créé la polémique hier pour favoriser l'emploi des jeunes. Le MEDEV propose un CDI jeune en quelque sorte qui rappelle un peu le CPE en 2006.
Particularité, il serait plus facile à rompre. le salaire potentiellement serait parfois moins élevé que le SMIC. Vous qui vous présentez souvent comme proise au Rassemblement national, est-ce que c'est une mesure qui vous parle, une proposition qui vous intéresse ?
Vous savez, vous pouvez être pro-entreprise, tout mettre en œuvre pour aider les entreprises, mais sans abîmer la qualité de vie au travail, sans être contre la jeunesse qui cherche à travailler. Et aujourd'hui, il faut tout faire pour nos entreprises en allégeant les normes, en baissant la pression fiscale, baissant les impros de production comme on propose au Rassemblement national, mais sans paupériser la société, sans affaiblir aujourd'hui un modèle social. Et donc, on se souvient ce que pu être le CPE et donc c'est une mauvaise idée, c'est une mauvaise chose.
Par contre, on s'oppose à ce qui a pu être fait par le gouvernement. récemment déjà qui va un peu dans ce sens-là, c'était de proposer une augmentation des charges sur les apprentis. Il faut au contraire donner envie aux entreprises d'embaucher des jeunes en baissant la pression fiscale, la pression sociale qui pèse sur les les salaires de nos jeunes notamment de nos apprentis.
Quand même, le MEDEF dit s'inspirer du modèle italien. C'est vrai que je suis allé voir les chiffres. Alors là-bas, ça existe depuis 10 ans.
Un contrat de de ce type. Le le taux de chômage en 2016 était de 40 %. Taux de chômage des jeunes, ça a été introduit donc en 2016 et aujourd'hui il est autour de 19 %.
Est-ce que c'est quand même pas à regarder ? Mais tout peut tout peut se regarder. Mais ce que je veux dire, c'est que si c'est pour popériser nos jeunes, c'estàdire que vous savez déjà avec un SMIC aujourd'hui dans un grand nombre de territoires et encore plus dans les territoires, je pense à l'île-de-France, c'est impossible de vivre avec un SMIC.
Donc si ce sont des jeunes qui ont un emploi mais un emploi qui ne leur permet pas de vivre et qu'on fait toute une société qui vit sous le seuil de pauvreté, ça n'a aujourd'hui aucun sens. Mais sur la capacité des chefs d'entreprise à pouvoir licencier plus facilement un jeune qui ne ferait pas l'affaire. Mais non, enfin je veux dire, à un moment, il y a un droit du travail qui est protecteur.
Il faut donner envie à nos entreprises de pouvoir travailler, de pouvoir embaucher et à nos jeunes de pouvoir travailler. Si on dit aux jeunes, vous êtes une sorte de de de main d'œuvre qu'on peut traiter comme cela, balancer dehors, mettre à la porte en quelques instants, je ne pense pas que ça va dans le bon sens. Il y a des mécanismes comme l'alternance, comme l'apprentissage qui permet bien entendu aux jeunes de gagner en compétence et aux entreprises bah de bien entendu euh limiter le risque et l'investissement euh quand ils euh embauchent.
Mais euh aujourd'hui créer un CPE et surtout ouvrir quelque chose qui va donner du à des mobilisations. Je pense que notre pays est déjà très divisé. On sait très bien que si on rouvre ce dossier qui avait été brûlant, ça serait pas bon euh dans une société déjà très divisée.
Adrien l'a dit, votre formation politique, le RN a opéré une sorte de tournant libéral proentreprise, euh on l'appelle comme on veut. Séduire tout le monde en même temps, c'est un exercice un peu compliqué. C'est ce que dit Patrick Martin, le le patron du MEDF, à propos du RN.
Et il ajoute également "On ne comprend pas la doctrine économique de cette formation. C'était le 14 janvier devant la presse économique. Alors concrètement, vous en êtes où ?
Parce que on sait que vous avez à la fois votre électorat historique populaire ouvrier. D'autre part, vous cherchez à conquérir un un nouvel électorat de patron plus bourgeois. Est-ce que c'est pas le grand écart en permanence ?
Non, c'est pas du tout irréconciliable. Alors, c'est vrai que pour les gens de parfois de droite, on dit qu'on est de gauche. Pour ceux de gauche, on est de droite.
C'est peut-être parce qu'on est au bon endroit, c'est-à-dire un équilibre. Si oui au milieu, vous allez pas me dire au centre, mais ce que je veux dire c'est que il y a la nécessité d'aider nos entreprises à créer de la richesse, à créer de l'emploi, à créer de la croissance, à réindustrialiser pour permettre au aux classes populaires d'avoir des emplois, des emplois de mesure rémunérés, de pouvoir investir, de pouvoir consommer et de créer un cercle verteux de croissance, de consommation et de réindustrialisation. Donc c'est pas irréconciliable.
Vous devez avoir les deux jambes si vous voulez avoir un modèle social qui tient. Si on veut garder notre modèle social, il faut que nos entreprises elles elles créent de la richesse, elles investissent, qu'elles ne partent pas à l'étranger, qu'elles ne délocalisent pas de vous situer un peu parce que c'est vrai qu'on a parfois un peu du mal quand même pour vous situer. Est-ce que le RN c'est un parti libéral ou pas ?
Non non, c'est pas libéral dans le sens ultralibéralisme mais bien entendu ultral mais parce que ça c'est galvodé mais bien entendu on est pour la liberté d'entreprendre. On veut que un jeune notamment se dise "Aujourd'hui, je peux créer ma boîte, je vais pas subir toute la paperace, toute la bureaucratie, toutes ces normes, toute cette pression fiscale, tous ces contrôles permanent 2017 ce que vous dites là." Oui, mais Emmanuel Macron a fait tout l'inverse.
Il a à la fois pas protégé euh les Français. Oui. Oui.
Mais il a à la fois pas protégé les Français qui travaillent puisque aujourd'hui il s'ouvre de plus en plus. On voit que il y a eu un taux de prélèvement obligatoire qui n'a pas diminué. nos entreprises qui connaissent des impôts de production qui sont toujours bien pires que ce qu'on peut voir dans d'autres pays européens.
Et donc euh et on n' pas eu de relocalisation, pas de réindustrialisation, pas de défense de nos fleurons. Donc malheureusement sur le discours d'Emmanuel Macron de 2017, mais moi je pouvais le partager. Malheureusement c'est la réalité, c'est les actes qui ont été très loin de ce qui était promis.
Mais quand même sur cette ligne un peu flottante, est-ce que on voulait vous parler aussi de ce semestre budgétaire et parlementaire qui devrait s'achever demain ? Est-ce que ça n'a pas contribué à brouiller quand même vos messages ? D'un côté avec une hausse de la fiscalité, on l'a vu sur la taxe sur les multinationales par exemple.
D'autre part, vous avez voté en faveur de moindres économies notamment sociales. Est-ce que tout ça au final ça c'est lisible ? Bah c'est sûr que quand vous êtes pas tout blanc ou tout noir, que vous êtes dans dans la précision, dans la nuance, c'est toujours plus compliqué d'expliquer une cohérence d'ensemble.
Mais je pense que les Français l'ont vu. Il y a eu un certain nombre de sondages qui ont prouvé queon était la force politique qui avait été la plus en phase avec ce qu'ils attendaient au moment du budget. Ce qui est pas le cas par exemple dans les positionnements qu'on pu prendre les Républicains qui ont dénoncé un budget socialiste mais qui refusent de le censurer.
Mais il y a une cohérence d'ensemble. Vous avez parlé de la taxe sur l'émission mais c'est ce que je viens de vous expliquer c'est que on peut aujourd'hui défendre un modèle social qui protège les plus fragiles si et seulement si on baisse les impôts de production sur nos entreprises qu'on baisse la charge fiscale augmentant à certains égards puisque vous avez vous avez voté aussi des augmentations mais parce queen fait quand vous parlez de la la non notamment la question des multinationales oui quand il y a Starbucks qui aujourd'hui envoie tous ses bénéfices en Irlande et ne paye pas aujourd'hui l'impôt sur les sociétés comme n'importe quelle société française Il y a bien entendu la nécessité de rééquilibrer. Nous, on veut éviter la concurrence des loyals, on veut éviter que seulement une petite partie des entreprises, notamment les TPE, les PME, les PMIS que ceux qui font vivre notre territoire vivre entre du CAC aussi vont vivre des entreprises des entreprises du CAC 40 qui aujourd'hui payent leurs impôts en France ne cherchent pas à optimiser.
On a aucun problème. Je vous parle notamment des multinationales qui ne payent pas leurs impôts en France. Est-ce qu'on trouve normal que quand on va prendre un café au coin de la rue euh le le le brasseur, le cafetier va payer des impôts et que Starbucks, je prends cet exemple et il y en a d'autres, euh lui vous payez votre Starbucks qui est en plus cher pour que les fonds euh et les bénéfices repartent en Irlande où ils vont payer très très peu d'impôts.
Il y a juste un principe de justice fiscale pour avoir de la justice sociale. Euh sur cette sur ce cet épilogue budgétaire, vous allez donc voter une ultime motion de censure. ce sera demain à l'Assemblée nationale avec la France insoumise mais a priori ce budget devrait devrait être adopté.
Sébastien Lecenu restera à Matignon. Son gouvernement ne sera pas renversé. Donc pas de censure, pas de dissolution.
Vous êtes résigné au RN parce que vous vous appeliez à cette dissolution à des élections législatives. On appelle toujours. Je pense que c'est la seule solution parce que même dans ce chaos géopolitique mondial, il faut une dissolution. faudrait je pense justement vous savez euh bah je pense que d'avoir un gouvernement qui a un cap clair, une ligne claire et qui défend les intérêts des Français, c'est toujours une priorité.
Euh donc oui, on appelle toujours à cette dissolution. Je pense qu'il vaut mieux entre guillemets, perdre un mois alors qu'on a déjà perdu un an et demi, hein. Dans tous les cas, il y a eu aucune loi majeure, aucune décision claire.
On a un budget qui est une catastrophe, qui est un budget socialiste. Perd un mois entre guillemets pour des élections qui derrière permettrait qu'il y ait une ligne claire, un gouvernement qui puisse réformer, qui puisse prendre les décisions pour aujourd'hui. Pour une assemblée qui va qui va si grosso modo euh 6 8 mois avant la campagne présidentielle.
Vous avez raison et là je peux pas vous dire le contraire. Plus on se rapproche d'élection présidentielle, moins il y aura un intérêt à une dissolution. Mais chaque mois gagné et obtenu sera quand même une bonne chose pour les Français.
Je pense que les Français attendent du changement et aujourd'hui euh depuis les élections euh législatives qui a eu lieu en 2024, il n'y a pas de changement, il n'y a pas de réforme, il n'y a rien qui avance. Il va rester euh en poste jusqu'au bout, jusqu'à l'élection présidentielle. Sébastien Lecnu, on voit qu'il essaie de de décliner un agenda, euh un agenda parlementaire, un agenda politique sur l'agriculture, sur la défense, sur l'énergie ou encore le logement plutôt des thèmes consensuels.
Il va rester ça. Moi, j'ai j'ai pas de boule de cristal. Euh je il va tout faire et je pense que les socialistes et les Républicains se sont entendus pour qu'il n'y ait pas de dissolution pour qu'il reste jusqu'au bout et nous sur ces différents sujets bah on essaiera de défendre les intérêts des Français.
Vous savez, nous on cherche pas le chaos, le désordre. Donc on essaiera d'être constructif, d'avancer et si le changement ça doit attendre 2027, ça attendra 2027. Mais c'est vrai que le temps est long pour de nombreux français.
Moi, j'étais encore sur le terrain hier sur ma circonscription. les gens attendent du changement et 2027 paraît à la fois très proche et et très loin. Mais une fois que les textes budgétaires seront euh seront votés, comment pouvez-vous euh censurer Sébastien Lecornu ?
Il y a plus vraiment de motifs là que Math-il évoquer les les textes de loi. Bon le budget, l'agriculture, la décentralisation globalement on n'est pas sur des choses très épineuses. Après l'inaction ou des actions très secondaires parce que annoncer des textes avec des thématiques qu'on partage mais derrière s'il y a c'est du vide, ça peut être un motif de censure.
Par exemple les chiffres notamment de l'immigration, il y a eu un chiffre record 385000 titres de séjour primo délivrance de séjour sorti, rappelons-le. Oui, mais 11 % aujourd'hui d'augmentation en la matière. Donc il y a pas aujourd'hui très clairement un changement de doctrine sur le sujet.
C'est la ville de Toulouse qui chaque année entre notre pays. Bah cette absence de réaction sur ce sujet, l'absence de réaction notamment en matière de sécurité. Les policiers étaient dans la rue hier.
Encore, il a quand même un budget en haut si on le précise pour le ministère de l'intérieur. C'est l'un des rares ministères à être tant mieux parce que c'est une priorité des économies et tant mieux parce que c'est une priorité mais aujourd'hui je pense que il y avait besoin d'économie, il y en a pas eu dans ce budget. Thomas Ménager, vous restez avec nous.
On va parler un petit peu d'international juste après l'info en une minute 9h mo voici Dian Ferchit. Une mini tornade fait des dégâts dans le sud-ouest. Le phénomène météo a touché hier la ville de Mio sur le bassin d'Arcachon à la mi-journée.
Elle l'a traversé sur 3 km en endommageant 300 maisons, des toitures envolées, des murs effondrés, mais pas de blessés. La mairie a activé son plan communal d'urgence pour accompagner des sinistrés. Le premier ministre candidat au municipal à Vernon dans l'heure dont il a été maire, Sébastien Lecnu sera en 3e position sur la [musique] liste du maire sortant.
Les armées européennes déclarées terroristes par l'Iran ce matin. Réaction de Terran après que l'Union européenne a placé les gardiens de la révolution sur sa liste des organisations terroristes cette semaine. L'Iran avait fustigé une décision insensée. [musique] Une finale qui s'annonce historique à partir de 9h30 ce matin à l'open de tennis d'Australie.
La première à Melbourne pour l'Espagnol numéro 1 mondial Carlos Salcaras. [musique] Il affronte l'actuel numéro 4, Novak Djokovic, vainqueur déjà à 10 reprises [musique] du tournoi. Le Serbe va tenter de décrocher son 25e titre en Grand Chelem.
Ce serait un record. France info le 830 France info. Adrien Bec, Mathilde Sirot. [musique] Toujours avec Thomas Ménager porte-parole du Rassemblement national.
Vous êtes aussi député du Loiret. Alors, on voulait évoquer avec vous évidemment tous euh les dossiers de l'actualité internationale, notamment la situation euh en Iran où un mouvement contestataire est violemment réprimé. Euh est-ce que vous souhaitez au Rassemblement national que le président américain Donald Trump frappe l'Iran ou est-ce que c'est une mauvaise idée ?
Est-ce que le régime peut tomber sans intervention américaine ? Bah, il faut l'espérer. Il faut l'espérer.
Il faut espérer que cette révolution de l'intérieur par le peuple iranien permettra d'aboutir à la chute des MOLA et à la chute de ce régime islamique. Et c'est pour cette raison qu'on a toujours dit que nous globalement les interventions extérieures notamment les interventions américaines parce qu'en fait quand on fait et quand on étudie un peu la géopolitique, quand on regarde un petit peu dans le rétroviseur, on se rend compte que les interventions américaines ont pas forcément amené la démocratie quand on regarde les autres interventions qui ont pu y avoir lieu par le passé. Donc on est assez dubitatif, assez inquiet sur une intervention, même si euh on on on n'est pas dans une opposition parce que si c'est ce qui permettrait d'accélérer euh la chute à la fois d'accord et pas d'accord et parce que je veux dire on va pas se mais parce que on va pas non plus on défend pas ce régime qui est le régime qui est le premier sponsor du Hamas qui est quelque chose qui est abominable pour le peuple iranien mais il faudrait espérer c'est pour ça que les Américains eux-mêmes hésitent à à intervenir que ça se fasse de l'intérieur parce que voilà que ça soit en Irak ça soit Quoi en Libye enfin quand on regarde les interventions qui a pu avoir lieu par le passé ça n'a pas forcément débouché vers de manière définitive pérenne sur une cétait pas une intervention américaine dans l' Non mais je vous parle des interventions qui a pu avoir lieu.
Vous aviez d'ailleurs critiqué l'action américaine au Venezuela. Finalement, ces derniers jours, il y a eu une loi d'amnistie pour les prisonniers politiques, une réforme judiciaire annoncée, des opposants qui sortent de la clandestinité aussi et le sentiment disent certains Vénezuéiens que finalement il il pourrait y avoir un début de transition. Alors, est-ce que vous maintenez qu'il aurait mieux fallu laisser Nicolas Maduro en place ?
Non, mais on n jamais défendu Nicolas Manouro. On s'est toujours réjoui au final que bien entendu, il y ait un changement parce que on était opposé à ce régime. On s'inquiète juste de laisser faire les Américains, laisser cet impérialisme américain qui au détriment du droit international pourrait intervenir parce qu'en fait ce que vous voulez que ce qui existe pour vous, les principes que vous voulez qu'on vous applique à la France, c'estàd que jamais les Américains ou quelque nation ce soit puissent venir intervenir en France parce qu'ils sont en désaccord avec le avec le pouvoir en place, même si c'est un pouvoir qui est mauvais, malsin pour le peuple.
Voilà, il y a une cohérence de dire on doit respecter le droit international. Donc on a dit qu'il ne fallait pas laisser monsieur Trump penser que c'était normal d'aller capturer un dirigeant étranger. Mais par contre tant mieux pour les Vénus s'il y a il y a un changement et s'il y a une évolution.
On s'est réjoui mais la méthode pose question. Est-ce que vous vous réjouissez aussi que euh sur euh après Davos, sur ce qui s'est passé par rapport au Groenland, les Européens finalement ils ont réussi à s'unir, ils ont réussi à à faire reculer euh le président américain ça. Est-ce que vous accordez un point au président notamment français Emmanuel Macron, d'avoir de n'avoir rien lâché et d'avoir montré voilà de l'activisme sur cette sur ce dossier ?
Non, mais tant mieux. Oui, que la diplomatie française a défendu la souveraineté européenne. C'est logique.
On attendait pas moins et c'est une bonne chose. Après, je ne pense pas encore la France pèse beaucoup moins mais on est quand même encore une puissance importante et même si la voie de la France a été affaiblie sous les deux quinquenadas d'Emmanuel Macron, encore heureux que la France et l'Europe pèse dans le cancer dans le concerne des nations et notamment la France. Par contre, permettez-moi quand même d'avoir un doute sur le fait que euh Donald Trump, connaissant la personnalité de Donald Trump est reculé suite euh au aux prises de position européenne, aux position françaises.
Je pense qu'il sait très bien que la population américaine elle-même n'est pas forcément très fan d'aller euh entrer dans un conflit, un conflit avec l'Europe vis-à-vis du Groande. Quel regard vous portez au RN sur euh ce qui est en train de se passer aux États-Unis, sur ce basculement qui est à l'œuvre sur le trumpisme sur voilà la police de l'immigration, tout ce qu'on voit euh dans l'actualité. Vous prenez vos distances ou vous dites qu'il y a des choses intéressantes quand même qui se passent ?
Bah bien entendu, les images qui ont été reliées cette semaine, les drames qui existent, c'est c'est c'est abominable et il y a une enquête en cours, on verra ce qu'il en est. Mais c'est vrai que quand on regarde les images, on peut qu'être inquiet. Et la démocratie américaine est en train de vaciller.
Peut aujourd'hui dire cela. Ce qu'on peut constater, c'est que il semble y avoir actuellement peut-être des dysfonctionnements et il faut pas que ça dérape bien entendu. Aujourd'hui, moi j'ai pas les capacités, ça n'a pas dérapé encore il y aura une enquête les images.
C'est trop compliqué en tant que français quand on regarde des images de décider. Voilà ce que je veux dire. Est-ce que les Américains quand ils ont vu l'histoire autour de Naël aurait pas pu dire la même chose ?
Voyez ce que je veux dire ? Faut aussi prendre un peu de recul. Ce qui est certain, c'est qu'il faut pas laisser croire que la lutte contre l'immigration, ça doit être la violence.
Au Danemark, même dans des pays qui sont de gauche, il y a une vision très très ferme sur l'immigration mais qui se fait dans dans le calme, dans le respect des personnes, dans le respect de chacun. Qu'est-ce que vous dites justement à vos à certains de vos partisans ? On en voit sur les réseaux sociaux qui disent "Voilà, la fin justifie les moyens quelque part dans la lutte contre l'immigration.
Bah oui, si ce doit être un peu violent, il faut y aller." Mais c'est pas parce que même ces personnes-là nous soutiendraient qu'on soutiendrait cela. Non, c'est pas comme ça que ça doit se faire.
Donc non, on leur dit clairement que euh aujourd'hui euh l'état de droit, le respect euh des personnes, ce sont des êtres humain. Même si on peut combattre fermement l'immigration de notre pays, ça doit se faire en respectant les personnes, les enfants, ces personnes qui parfois rêvent d'un meilleur avenir dans un autre pays, leur expliquer que ce n'est pas possible, qu'on ne rentre pas comme on veut en France, qu'on ne rentre pas comme on veut dans n'importe quel pays, mais il faut que les reconduites à la frontière et le stop en matière d'immigration se fasse dans le respect des personnes. peut être un boulet pour vous Donald Trump en perspective de la campagne présidentielle.
On sait qu'il y a des convergences assez fortes entre ce qu'il a porté pendant sa campagne présidentielle, entre ce que vous vous défendez sur la désindustrialisation, sur l'immigration, sur le wisme par exemple. Aujourd'hui, vous cherchez à prendre vos distances, mais malgré tout, il y a un socle là de de valeur commune. Vous pouvez pas le nier.
Non, enfin je partage pas ce que vous dites. Moi, je moi j'ai été pardonnez-moi, il y a quand même eu des membres de votre parti qui sont allés à l'investiture de de Donald Trump Jordan Bard qui est des relations diplomatiques. Ça c'est des relations diplomatiques courantes.
Je veux dire, on a été aussi quand le pape a été installé, le nouveau pape a été installé et on n'est pas pour que voilà aussi des mots très positif et par on est clair, c'est que oui, sur un certain nombre de points sur la défense des intérêts français comme Donald Trump défend les intérêts américains sur le patriotisme notamment économique, sur le fait de sortir d'une forme de naïveté internationale, on peut être d'accord mais moi je me souviens très bien d'être sur ce plateau il y a environ un an et demi enfin au moment maintenant 2 ans au moment des élections américaines et j'avais dit que voilà, moi je n'étais pas américain et qu'entre Donald Trump et Camalaris, je ne choisissais pas parce que je savais très bien que les ce qu'allait faire Donald Trump allait notamment être néfaste pour la France et pour les Européens. Merci à vous Thomas Ménager, vous êtes député Rassemblement national du Loir.
Thomas Ménagé