Annie Genevard : "Je ne suis pas favorable à ce qu'on réintroduise l'acétamipride"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Jean-François Achili, Annie Jeunev, ministre de l'agriculture et l'invité politique de Jean-François Achili, il est 8h16. Soyez les bienvenus. C'est le grand moment politique donc de la matinée.
Madame et monsieur, soyez les bienvenus. C'est à vous. Bonjour Annie Jeunev.
Bonjour Jean-Fançois. L'épisode caniculaire a été particulièrement intense. Peut-on parler de catastrophe pour l'agriculture ?
Sans aucun doute, l'agriculture est aussi en première ligne dans cet épisode de de très graves canicules. Les hommes souffrent, les récoltes souffrent, euh les élevages souffrent. C'est une crise, hein, la la la les crises sanitaires animales, la DNC, [grognement] les droits de douane, la crise aux moyenne au proche-rient avec l'augmentation du gazoile non routier.
Il a pas de répis pour le monde agricole et je veux dire évidemment d'abord mon soutien et mon engagement à leur côté. Un premier bilan peut-être jeunev sur les animaux sur les sur les les élevages notamment de de beau vin de volaille également. Alors, on est en train d'évaluer tout ça au jour le jour à l'heure l'heure parce que les dégâts sont extrêmement importants dans des régions qui jusqu'à l'ur été épargné.
Par exemple la Bretagne, en Bretagne, c'est plus de 5000 tonnes de d'animaux qui sont qui sont morts. Quel [raclement de gorge] animaux précisément en Bretagne. Plus particulièrement les volailles, elles sont au-delà de 40°gr.
Qu'elles soient en bâtiment ou qu'elles soient en plein air, elles sont très exposées. Donc se pose la question sanitaire. de l'élimination de de de ces carcasses.
Donc c'est un suivi euh vraiment de chaque instant. Est-ce qu'il y a également Nigevar un impact sur les récoltes ? Alors, il y aura un impact sur les récoltes.
La première canicule en mai a été particulièrement préjudiciable pour les les céréales parce que c'est là où les épices se remplissent. Les moissons. Donc donc les moissons alors il est trop tôt pour en faire le bilan.
Il faudra attendre que les moissons aient lieu pour dire exactement ce qu'il en est. Mais là, il faudra que le système assurantiel et que la solidarité nationale puisse s'exercer parce que les récoltes vont sans doute accuser le coût aussi. L'État va-t-il débloquer des fonds d'urgence pour nos agriculteurs ?
Alors, l'État est au rendez-vous, vous le savez, chaque fois que le monde agricole a traversé des crises, l'État a toujours été au rendez-vous. Euh j'ai obtenu euh pour euh les engrais qui ont beaucoup euh renchéri euh une aide européenne qui sera complétée par euh une aide nationale. Voilà le dernier exemple d'aide d'urgence que nous avons mise en place et puis euh nous verrons euh lorsque le moment du bilan de cette canicule pourra être fait les réponses à apporter.
Mais il est clair que nous devons tous être unis au côté de nos agriculteurs à la suite de cette de cet épisode caniculaire qui pourrait connaître une troisème lame si j'ai bien compris. Oui, une troisème lame à partir supposément hein. Nous verrons bien du bien sûr.
Genvar Sébastien Lecorn organise une nouvelle réunion aujourd'hui. Je ne sais pas si vous avez le loisir d'y participer. Vous êtes appelé ailleurs il me semble.
Le premier ministre est extrêmement attentif et conduit des dirige des cellules de crise interministriel. Qu'est-ce qu'on peut prévoir à ce niveau-là ? Est-ce qu'il pas trop tard pour prévoir si vous voyez ce que je dis ?
Mais ça demande une gestion. Ça demande une gestion de chaque instant. Je vous donne l'exemple.
En matière agricole, on a autorisé la fauche déjà cher pour pouvoir à la fois nourrir les animaux parce que le foin manque, le le la ressource fouragère manque et puis aussi pour prévenir les feux. Et d'ailleurs, j'invite les agriculteurs à à être extrêmement attentif. Cette semaine va être une grosse semaine de moisson et il faut tout faire pour éviter les feux de moisson à un moment où les feux de forêt risque là aussi d'arriver et il faut qu'on ait les pompiers mobilisés pour les uns et pour les autres.
Donc être extrêmement attentif. Il y a des heures privilégiées pour les moissons qui exposent moins au risque de départ de feu. Euh et puis le premier ministre suit heure par heure la situation.
Parce que la question Annie Gunevar, c'est euh on va parler de la DNC dans son court instant, mais c'est que faire à l'avenir parce que tout ça va recommencer au juste. Oui. Alors, il y a la gestion de crise et puis il y a aussi comment on s'y prépare. le long terme, le moyen terme même d' [raclement de gorge] la canicule de 2003 a livré des enseignements qui ont conduit à revoir l'assurance récolte, à mettre en place des mesures pour le transport des bâtim des des animaux pendant les périodes de canicules, à gérer les feux avec des stratégies.
Bon donc moi je pense si vous voulez que la réponse est multiple. D'abord la science va nous apporter des réponses avec des des cultures qui seront moins gourmandes en eaux, plus résistantes à la sécheresse en hiver, plus résistante au gel. Il faudra adapter les bâtiments d'élevage avec de la brumisation systématique parce que on sait que ces épisodes de dérèglement climatique vont se multiplier et puis il y a l'eau, il y a la gestion de l'eau.
On va en parler avec la loi hein d'urgence sur l'école qui arrive au Sénat. Juste une question sur la DNC, la dermatose nodulaire bovine, vous l'avez évoqué brièvement. C'était il y a un an hein, le premier cas 29 le 29 le 29 juin voix.
Cette date est gravée dans mon esprit, le 29 juin 2025. Euh la DNC apparaît et confirmée dans notre pays, une maladie très grave, très contagieuse. Nous en sommes où aujourd'hui ?
Nous en sommes que depuis le 2 janvier, nous n'avons plus de cas, que la meilleure réponse, c'est la vaccination. Aujourd'hui, elle se poursuit et elle il y aura des il y a des rappels de vaccination en cours jusqu'à la fin de l'année et je pense que bon, nous ferons nous faisons nous avons fait face, nous ferons face mais aujourd'hui à date, il n'y a plus de cas depuis le 2 janvier. Donc vous ne regrettez pas la méthode qui a consisté à dire on abat les troupeaux et on vaccine.
Alors ça av été contesté, vous rappelez ? Ça a été ça a été contesté, ça a été soutenu aussi. et la majorité des éleveurs ont soutenu très courageusement.
Il y a eu une un moment de solidarité, une mobilisation exceptionnelle. Vous savez, le monde agricole, je je le connais depuis longtemps et quelque chose qui m'a toujours énormément frappé, c'est leur capacité, d'abord leur courage pour résister aux crises et leur solidarité. se sont montrés très solidaires et aujourd'hui si on a pu protéger 99 % des élevages enfin la quasi totalité même plus de 99 puisque on a dû euthanasier 0,02 % des final donc au final au final on a protégé on a protégé les vaches français on continue la vaccination parce que c'est la meilleure des protections et les vaches absent au sommet de au sommet au salon d'agriculture vont seront présents au sommet de l'élevage de de Cournuverne.
C'est dans le puit de dô c'est en d' octobre. Oui, je l'espère parce qu'aujourd'hui aujourd'hui on peut on peut présenter les animaux sans risque. S'ils sont vaccinés, il y a pas de il y a pas de problème.
Allez, le projet de loi d'urgence agricole qui arrive au Sénat et bim, [raclement de gorge] le retour euh de l'ACTA MIPRID euh Anvunvar. Ça y est, c'est de retour. C'est un amendement cette fois parce que c'est une loi d'urgence agricole du gouvernement avec un amendement qui est accepté par le Sénat du retour de ce pesticide souvenez-vous qui avait été censuré par le Conseil constitutionnel qui avait fait une l'objet d'une pétition à 2 millions de signataires.
Ça revient donc il y a pas que ça dans ce texte hein dans la proposition du gouvernement. que ce texte de lo mais je vais mais je vais vous répondre sur cette question singulièrement mais permettez-moi de rappeler quand même que cette loi d'urgence agricole elle est elle a été faite par et avec les pour les agriculteurs, qu'elle est attendue qu'il s'agisse elle est pleine de mesures très concrètes qui sont vraiment espérées par les agriculteurs. Faciliter l'accès à l'eau.
On irrite très peu en France la bassin vont être autorisé ou pas ? pas que les bassines dans le stockage de l'eau. D'ailleurs, j'appelle pas ça les bassines.
Ça c'est la ça c'est la le vocabulaire des opposants de l'écologie politique, réserve d'eau, on va dire. L'écologie politique, elle a arbitré contre le stockage de l'eau. On y 7 % des terres.
Elle a arbitré pour le loup contre les éleveurs. Elle a arbitré contre les mesures que j'avais prises pour interdire les importations traitées avec des pesticides et donc objectivement, elle va favoriser les importations. Donc moi, je ne veux pas parler de ça.
Je veux parler de ce qui est utile dans ce texte. Et ce qui est utile dans ce texte, ça concerne l'approvisionnement des cantines en produits exclusivement européens et donc plus particulièrement français. Je veux parler de la simplification des projets pour les bâtiments d'élevage.
Je veux parler de la lutte contre le vol et les dégradations dans lesoup de choses dedans. Donc il y a énormément énormément de choses. Je veux parler de l'origine.
Je prends une disposition qui obligera à ce qu'on connaisse l'origine des produits transformés. Voilà des mesures concrètes qui vont qui vont protéger qui vont protéger nos agriculteurs. Alors, les sénateurs ont souhaité, on va venir à votre sujet.
Non, parce que faut le texte doit être voté avant le le la mi-juillet, c'est le 15 juillet. Moi, je souhaite qu'il soit voté rapidement et j'avais dit au sénateur, je ne suis pas favorable à ce qu'on introduise, on réintroduise la cétamipride parce que d'abord il y a un autre produit, le flupir radifur hein, c'est c'est l'autre pesticide. Flupiradifluron.
Effectivement, ce sont des substances qui sont autorisées dans l'Union européenne et interdites en France. Je conçois que les agriculteurs qui attendent ces produits pour protéger leur culture sont demandeurs. Ils sont défavorables.
Ils sont demandeurs. Moi ma position a toujours été celle de ne pas surtransposer des des dispositions européennes. Mais il n'empêche que ce texte de loi, si on veut qu'il soit ab adopté rapidement, si on réintroduit la stamie, on court le risque que la loi ne soit pas votée parce que comme vous l'avez rappelé, le sujet est très éruptif, très discuté. d'ailleurs avec euh quelquefois des excès que ne méritent pas le sujet, mais euh je pense il y a aujourd'hui une proposition de loi sénatoriale qui est dédiée à ce sujet et je pense qu'il faut le laisser.
Donc vous demandez à votre à vos amis, moi j'ai demandé au sénateur, j'ai demandé j'ai j'ai je vous savez le gouvernement propose, les parlementaires disposent. Oui. Et moi je ne peux pas vous az pas que le retrait de cette [raclement de gorge] amendement je ne peux pas imposer au sénateur de voter ou de ne pas voter telle ou telle disposition.
Ils feront en leur âme et conscience ce qui leur ressemble bien. Ce que je leur dis c'est que attention si la loi n'est pas adoptée ou si elle n'est pas adoptée rapidement ce sont les agriculteurs qui en per le prix. Vous demandez donc une sorte de retrait en quelque sorte le retrait de l'amendement pour que ça aille.
Moi alors on jugera de l'aboutissement à la CMP, ce qu'on appelle la CMP, la commission mixte paritaire. Nous verrons le débat commence cet après-midi. Nous verrons bien ce que décident les sénateurs.
Vous avez vu que la ministre de l'écologie Monique Barbud désapprouve le texte. Elle l'a dit hein, elle l'a dit en séance même. Non, elle désapprouve pas le texte du gouvernement puisquelle y a elle y a contribué et nous nous sommes mis d'accord sur un certain nombre de dispositions.
Elle désapprouve certaines dispositions qui ont été adoptées en commission par les sénateurs. Mais je veux insister sur le fait et je le dis aux agriculteurs qui nous écoutent, on ne jugera du texte qu'à l'issue de la CMP quand les parlementaires voteront les conclusions de la CMP. Deux questions euh d'abord la politique hein qui s'invite ce matin euh la porte-parole du gouvernement de Brégant et le dit sur BFM TV qui annonce soutenir Édouard Philippe à la présidentielle.
Euh est-ce qu'un ministre du gouvernement peut euh entrer en campagne là maintenant comme ça ? Mais écoutez, un ministre du gouvernement a tout loisir pour soutenir un candidat à la présidentielle. Euh donc euh ça pas posé de problème ça finalement de poser de problèmes.
Non, c'est pas un problème de soutenir un un candidat. Il appartient il appartiendra à à Moon et au premier ministre euh d'en décider. Je ça je ne peux pas vous le dire, ça n'est pas de mon ressort mais en tout cas les ministres sont libres de leur choix politique.
Vous vous soutenez Boneta. Bah moi je soutiens ma famille politique même si vous a mis sur le corner même si même si. Mais j'avais de moi-même lorsque j'ai pris la décision en conscience de rester au gouvernement, c'est-à-dire de rester auprès des agriculteurs, j'avais je m'étais de moi-même mise en retrait de la politique nationale, mais je soutiens à ma famille politique et je je reprends les termes de Valérie PCR cette semaine.
Je souhaite que je pense que la droite je pense que la droite est ce qu'il faut au pays aujourd'hui. Voilà. Et donc, je fais bien cette parole de euh de Valérie PCRES parce que je le crois profondément.
Donc ce que je crois aussi, c'est qu'il ne faudra qu'un seul candidat euh de la droite et du centre à la prochaine présidentielle. Ça ça me paraît de première nécessité si nous voulons exister euh au deuxème tour et proposer les mesures qu'attendent les Français et la France. Une ultime question qui dépasse la simple politique Annie Genevar et je voudrais conclure là-dessus avec vous. la fin de vie, le vote solennel est prévu demain à l'Assemblée nationale avant une adoption définitive là encore le 15 juillet avant le 15 juillet.
Euh que dites-vous ce texte vous ? Euh ma position a était constante quand j'étais parlementaire, je n'y étais pas favorable. C'est un basculement.
Oui, c'est un basculement anthropologique, civilisationnel, éthique. Euh et je pense que de ce point de vue-là, je je ce ce texte de loi euh est contraire à Oui, mais en même temps, vous savez, les sujets sociétaux échappent à la stricte lecture politique des choses. Moi, c'est un c'est une position en conscience et puis aussi parce que les vous savez les soignants, ils sont majoritairement hostile.
Ils sont là pour soigner et pas pour administrer la mort. Et j'ajoute que il se fait que dans mon entourage personnel, j'ai un membre de ma famille qui est àan charco et chaque fois que cette ce proche entend évoquer à propos de la maladie à propos de la loi fin de vie la maladie de Charco et bien c'est extrêmement douloureux et difficile pour ces malades parce que eux ils veulent vivre le plus longtemps possible auprès de leurs proches et profiter au maximum. Et donc pour ces trois raisons, parce que c'est une bascule éthique fondamentale, parce que on demande aux soignants quelque chose pour lequel ils ne sont pas faits, parce que on on renvoie aux malades non pas la la g la la lutte contre la situation douloureuse qu'ils vivent, mais l'idée que il faudrait en finir pour toutes ces raisons, je ne peux pas y être favorable.
Merci à Nine Jenevar. Merci à Anine Junevar était l'invité de Jean-François Aili. Une toute dernière question vraiment très très courte madame s'il vous plaît parce que un certain nombre d'agriculteurs nous ont appelé en ce sens.
Pourquoi ne peuvent-ils pas moissonner le soir ou tôt le matin pour faire face aux épisodes caniculaires ? Un certain nombre d'entre eux voudraient pouvoir aménager et les horaires et a priori ça n'est pas possible parce qu'il y a des histoires de contraintes de de d'horaire et puis on n pas le droit de moissonner notamment la nuit à cause du bruit. Alors moi je pense que là il faut que chacun se rende bien compte que dans une période aussi exceptionnelle il faut des mesures exceptionnelles.
Donc j'invite moi moi je suis favorable à un assouplissement. Je suis Est-ce que ça peut faire partie par exemple d'un d'un [raclement de gorge] plan canicule ? Les plans caniculement.
Il faut adapter les horaires de moisson à la situation et moi je suis favorable à ce qu'on puisse moissonner en dehors des heures habituel parce que sinon alors on dit aux agriculteurs ne moissonnez pas le jour parce que ça risque de faire partir des feux et moissonnez pas le soir et la nuit parce que ça dérange les voisins. Donc ça c'est pas possible. Un peu de solidarité s'il vous plaît.
Merci beaucoup madame Annie Jeunev. Vous étiez l'invité et c'était le moment politique de Sud Radio ce matin. On se retrouve dans un instant pour le grand débrief.
Bonne matinée à tous sur Sud Radio.
Annie Genevard