François Asselineau : Présentation du programme présidentiel et législatif
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 88 %Attaque 10 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Invité politiquePromesse
« Dans notre programme pour l'élection présidentielle, nous proposons la pleine et entière reconnaissance du vote blanc, ce qui veut dire qu'une élection à laquelle le vote blanc arriverait en tête serait annulée. »
- 2:01Invité politiquePromesse
« Le référendum d'initiative populaire que nous proposons obligera nos dirigeants, quels qu'ils soient, à mettre en œuvre une des décisions que le peuple exige. »
- 6:18Invité politiquePromesse
« Nous proposons dans notre programme présidentiel l'obligation pour tout élu et aussi ministre de présenter un casier judiciaire vierge. »
- 8:05Invité politiqueFait
« Les réformes territoriales votées dans le dos des Français programment de supprimer environ 20 000 communes en France au cours des prochaines années. »
- 10:50Invité politiquePromesse
« François Asselineau propose dans son programme présidentiel la renationalisation des grandes infrastructures nationales et l'interdiction de privatiser celles qui sont encore sous le contrôle de l'État. »
- 12:45Invité politiqueFait
« En 2007, sous l'exigence des traités européens, le marché de l'électricité et du gaz est ouvert à la concurrence. »
- 13:28Invité politiquePromesse
« François Asselineau annulera définitivement le processus de privatisation rampante de La Poste et de la SNCF. »
- 16:05Invité politiqueFait
« Depuis les attentats de novembre 2015, en réalité, ils font avec, parce que – paraît-il – il faut s'habituer à vivre avec le terrorisme. »
- 17:19Invité politiqueFait
« La surveillance informatique représente un vrai danger, avec des collectes massives de données sur les personnes à des fins de sécurité, mais aussi dans un but commercial. »
- 17:54Invité politiquePromesse
« François Asselineau propose de limiter à 2 mois les plans Vigipirate et l'état d'urgence, avec renouvellement sur autorisation du Parlement ainsi qu'un référendum obligatoire au bout de trois renouvellements. »
- 29:35Invité politiqueChiffre
« On a présenté 1 971 candidates et candidats, et où on a fait 0,9% des suffrages, rassemblé 190 000 électeurs. »
- 45:00Invité politiquePromesse
« Je proposerai très rapidement une réforme constitutionnelle par référendum aux Français pour procéder à toute une série de démocratisations de notre système politique. »
- 51:41Invité politiquePromesse
« Nous rétablirons dans la Constitution le crime de haute trahison du président de la République. »
- 1:04:57Invité politiqueFait
« Mon programme consiste ensuite dans la sortie de la France de l'euro, qui impose juridiquement la sortie de l'UE par le même article 50 du TUE. »
- 1:17:20Invité politiqueFait
« Le projet implicite des gens qui nous dirigent, c'est qu'à terme, il y ait l'UE, les régions et les comtés. »
- 1:25:52Invité politiqueFait
« Je suis le seul candidat à prévoir d'utiliser l'article 50 du TUE pour sortir de l'UE et l'article 13 du Traité de l'Atlantique Nord pour sortir de l'OTAN. »
- 1:26:31Invité politiqueFait
« Pour sortir des traités, il faut encore les respecter, c'est-à-dire respecter la procédure de sortie qui a été acceptée par tous les États parties prenantes à ce traité. »
- 1:30:17Invité politiquePromesse
« La France adoptera une politique planétaire pacifiste et réfléchie, veillant à donner à l'espace francophone mondial sa dimension politique et non alignée. »
- 1:38:05Invité politiquePromesse
« La priorité à la paix mondiale et à l'indépendance de la France vis-à-vis du monde entier grâce à un budget décent, avec le retrait de la France de l'OTAN. »
- 1:38:43Invité politiqueChiffre
« Le budget de la défense, hors pensions, sera porté de 1,6% du PIB à 3% du PIB, ce qui ne sera que revenir à ce qu'il était en 1981. »
- 1:44:48Invité politiqueFait
« Notre programme s'inspire étroitement du programme du CNR de 1944 tout en l'actualisant aux conditions de 2017. »
- 1:47:21Invité politiquePromesse
« Nous renationaliserons également TDF et toute banque bénéficiant d'une aide publique. »
- 1:52:09Invité politiquePromesse
« Nous allons revenir aux régions de France métropolitaine d'avant la réforme Hollande, donc des régions de taille plus modeste. »
- 1:52:48Invité politiqueChiffre
« Nous allons supprimer 1 757 postes de conseillers régionaux. »
- 2:04:17Invité politiqueFait
« Les entreprises françaises qui exportent seront libres d'adopter si elles le souhaitent les réglementations nécessaires pour continuer à exporter dans les pays de l'UE. »
- 2:05:32Invité politiqueChiffre
« En rétablissant un contrôle des mouvements de capitaux, on peut espérer récupérer une vingtaine de milliards d'euros par an supplémentaires. »
- 2:06:57Invité politiqueFait
« Dans la grande majorité des États du monde, à commencer par ceux qui réussissent, il y a un contrôle des mouvements de capitaux. »
- 2:07:36Invité politiquePromesse
« Cette dénonciation va permettre enfin de couper court aux délocalisations industrielles. »
- 2:11:02Invité politiqueChiffre
« Une augmentation du SMIC actuellement de 1 153 € net par mois à 1 300 € net par mois. »
- 2:12:57Invité politiqueFait
« Plus on taille dans les dépenses publiques et plus on aggrave le déficit que l'on prétendait combler. »
- 2:14:06Invité politiqueChiffre
« Si on continue à ce rythme, il n'y aura bientôt plus dans 15 ans peut-être que 40 000 ou 50 000 agriculteurs familiaux. »
- 2:15:30Invité politiquePromesse
« Nous allons remplacer la politique agricole commune par la politique nationale agricole, la PNA. »
- 2:16:10Invité politiquePromesse
« Nous allons remplacer la politique agricole commune par la politique nationale agricole, la PNA. »
- 2:16:30Invité politiquePromesse
« Les agriculteurs peuvent compter sur ma parole. Ils toucheront au moins la même chose. »
- 2:17:33Invité politiquePromesse
« Nous créerons un fonds de calamité agricole afin de dédommager les exploitants victimes. »
- 2:18:11Invité politiquePromesse
« Nous garantirons l'autosuffisance alimentaire nationale. »
- 2:20:11Invité politiquePromesse
« Nous interdirons les OGM, y compris dans la nourriture animale. »
- 2:26:16Invité politiquePromesse
« Un grand débat national à l'issue duquel sera organisé un référendum éventuellement avec plusieurs questions. »
- 2:29:04Invité politiquePromesse
« Nous créerons une taxe verte à l'importation : une taxe sociale, environnementale sur les productions importées. »
- 2:38:35Invité politiquePromesse
« Nous ne pourrons appliquer toutes les mesures qui suivent qu'à une seule condition : sortir de l'UE par l'article 50. »
- 3:22:29Invité politiqueFait
« Un chef d'État de la République française n'avait pas à se précipiter le jour même de son élection pour aller voir le chef du gouvernement allemand. »
- 3:23:14Invité politiqueFait
« Il n'avait pas encore la maîtrise de ses dossiers. Il est parti là-bas. Vous vous rappelez, c'est là où il y a eu la fameuse photo : Obama qui lui met la main comme ça, la papatte. »
- 3:28:25Invité politiqueChiffre
« Nous ne faisons pas comme M. Mélenchon, qui va souscrire 8 millions d'euros d'emprunt auprès de banques. »
- 3:29:01Invité politiqueFait
« Nous n'allons pas non plus dévaliser des milliardaires âgés. »
- 3:30:37Invité politiquePromesse
« Nous proposerons une loi pour interdire dans le financement des partis politiques les prêts bancaires, à égalité avec l'interdiction qui est faite à toute société de faire des dons. »
- 3:31:20Invité politiqueChiffre
« Nous allons avoir un budget d'1,8 million d'euros : 800 000 euros pour la présidentielle et 1 million d'euros pour les législatives. »
- 3:33:17Invité politiqueChiffre
« LR, d'après ce que j'ai vu il y a quelques temps de cela, ont un endettement de 55 millions d'euros, et que leur situation bilantielle nette est négative de -35 millions d'euros. »
- 3:33:57Invité politiqueChiffre
« Vous avez copartagé la responsabilité d'avoir augmenté l'endettement public français de 500 à 600 milliards d'euros en 5 ans. »
- 3:34:41Invité politiqueChiffre
« Sa situation bilantielle est négative de 35 millions d'euros. »
- 3:38:27Invité politiqueChiffre
« Nous avons terminé l'année (2016) à 14 531 adhérents, alors que nous avions une croissance exponentielle qui ne fait que s'accroître. »
- 3:38:59Invité politiqueChiffre
« Nous sommes actuellement au rythme de 250 à 300 adhérents de plus par jour depuis les parrainages ! »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
(Soit il vote pour tel ou tel candidat). Soit il vote, mais en refusant de choisir un candidat. C'est le vote blanc. Soit il met dans l'enveloppe un bulletin non valide. C'est le vote nul. Soit il ne vote pas. C'est l'abstention. Une fois les bureaux de vote fermés, on compte le nombre de bulletins. Puisque le nombre de personnes inscrites sur les listes électorales est connu, on en déduit facilement le niveau de l'abstention. Lors du dépouillement, on met d'un côté les votes pour les candidats et de l'autre les votes blancs et nuls. Les votes blancs et nuls ne sont pas pris en compte dans le décompte des suffrages exprimés. (Bruitage de huées).
Enfin, on compte le nombre de voix obtenu par les différents candidats. Si on prend l'ensemble des résultats du vote, on obtient cette répartition. Maintenant, gardons uniquement les votes en retirant l'abstention et les nuls. On constate que le gagnant de l'élection est le vote blanc. (Bruitage de victoire). Mais aujourd'hui, le résultat de l'élection nous est plutôt présenté ainsi. Le fait d'écarter les votes nuls du résultat semble logique. Mais faire de même avec les votes blancs est injuste. Car ne voter pour personne indique une volonté de participer à l'élection, mais marque un refus des choix proposés.
C'est d'autant plus injuste que, les votes blancs n'étant pas soustraits du nombre total de suffrages exprimés, voter blanc en croyant ne voter pour personne revient en fait à voter à parts égales pour tous les candidats. Dans notre programme pour l'élection présidentielle, nous proposons la pleine et entière reconnaissance du vote blanc, ce qui veut dire qu'une élection à laquelle le vote blanc arriverait en tête serait annulée. Le scrutin serait reporté de quelques mois. Et tous les candidats de la première élection auraient interdiction de se représenter, ayant été écartés par la majorité des électeurs.
Enfin, pour éviter toute fraude, l'UPR propose que l'usage des machines à voter électroniques soit strictement interdit. Les élections s'effectuent au scrutin secret et manuel, au moyen de bulletins de vote en papier, d'urnes transparentes et sous la surveillance des citoyens. Ces propositions permettent d'améliorer l'offre politique et participent au rétablissement de la démocratie. À l'UPR, nous rappelons que le mot « démocratie » vient du grec ancien « demos » : le peuple, et « kratos » : le pouvoir. La démocratie, cela signifie donc une chose et une seule : le pouvoir du peuple. Or, à l'UPR, nous sommes convaincus que la France n'est plus qu'une démocratie d'apparence.
Le fait qu'il y ait des élections n'est pas suffisant pour garantir qu'il s'agit bien d'une démocratie. Car nos dirigeants n'obéissent plus au peuple français depuis que la France fait partie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Quels que soient les résultats des élections, nos dirigeants n'obéissent plus au peuple, mais à l'UE. La France est devenue une euro-cratie. Quels que soient les résultats des élections, nos dirigeants n'obéissent plus au peuple, mais à l'OTAN. La France est devenue une otano-cratie. Quels que soient les résultats des élections, nos dirigeants n'obéissent plus au peuple, mais à la BCE et aux grandes banques.
La France est devenue une banco-cratie ou une GoldmanSachso-cratie. Notre volonté première est de rétablir la démocratie, c'est-à-dire que ce soit le peuple français qui ait vraiment le pouvoir et qui fixe en dernier ressort les grands choix collectifs de notre nation. C'est pourquoi François Asselineau propose dans son programme présidentiel la création du référendum d'initiative populaire. En France, quand on parle de référendum, on pense au référendum d'initiative présidentielle. Le président de la République pose alors une question au peuple. Question qui appelle le plus souvent deux réponses : soit oui, soit non.
À l'issue du référendum, c'est normalement la réponse majoritaire qui est appliquée. Cependant, on a vu en 2005 que nos dirigeants ont eu l'audace de ne tenir aucun compte du non de 55% des Français à la constitution européenne. Aujourd'hui, le peuple n'a quasiment aucun moyen pour imposer aux dirigeants qu'une décision soit débattue et tranchée par l'ensemble des citoyens. À la différence de ce qui existe en Suisse ou en Californie, les pétitions n'ont pas de valeur légale contraignante, et elles ne servent donc à peu près jamais à rien.
Le référendum d'initiative populaire que nous proposons obligera nos dirigeants, quels qu'ils soient, à mettre en œuvre {une des} décisions que le peuple exige. Dans son programme présidentiel, François Asselineau propose ainsi d'instaurer le référendum d'initiative populaire. Si une pétition proposant une question référendaire concrète et précise est signée par quelques centaines de milliers de citoyens – nombre qui sera fixé par une loi organique – et si le Conseil constitutionnel certifie que cette question est bien conforme à la Constitution française, les pouvoirs publics seront alors contraints d'organiser un référendum sur ce sujet et de mettre en œuvre les résultats du référendum.
Et pour plus de démocratie, François Asselineau propose également des améliorations substantielles concernant le référendum d'initiative présidentielle. Tout d'abord, il pourra contenir plusieurs questions, ainsi que plusieurs réponses possibles, afin de nuancer les décisions. Ensuite, le Président aura le choix entre deux attitudes. Soit il consultera les Français par référendum en ne mettant pas son mandat en jeu. Il devra alors garder la neutralité la plus stricte et s'abstenir de toute déclaration écrite ou orale avant et pendant la campagne électorale. Il sera alors légitime pour rester en fonction quel que soit le résultat du référendum.
Mais il aura l'obligation de le mettre ensuite en œuvre fidèlement. Soit il consultera les Français par référendum, mais en appelant le peuple à voter dans le sens qu'il souhaite. Dans ce cas, il mettra sa légitimité en jeu. C'est-à-dire que si la majorité du peuple français ne suit pas la demande du Président, celui-ci devra impérativement démissionner. Toutes ces dispositions nouvelles seront inscrites dans la Constitution et contribueront à rendre aux Français leur démocratie. Comme le dit un proverbe chinois : le poisson pourrit par la tête. C'est pareil pour les États. À l'UPR, nous sommes convaincus que la France est en train de pourrir par la tête.
Nous souhaitons rétablir le sens de la probité en politique. C'est pourquoi nous proposons dans notre programme présidentiel l'obligation pour tout élu et aussi ministre de présenter un casier judiciaire vierge. Pour pouvoir être policier, infirmière, gendarme, pompier, greffier, juge, avocate, comptable, médecin, dentiste, pharmacienne, agent de La Poste, chauffeur de taxi et bien d'autres métiers encore, vous avez l'obligation légale de présenter un casier judiciaire vierge. C'est-à-dire que vous ne devez pas avoir été condamné pénalement par la justice française. Par contre, ce n'est pas nécessaire si vous souhaitez être ministre ou même président de la République.
Est-il normal qu'une personne ayant été condamnée pour fraude fiscale, abus de biens sociaux ou prise illégale d'intérêts puisse décider des affaires publiques ? Pour notre part, cela nous semble profondément scandaleux. C'est pourquoi nous proposons dans notre programme présidentiel que les maires, conseillers régionaux et départementaux, députés, sénateurs, ministres et présidents de la République aient l'obligation légale de présenter un casier judiciaire vierge pour pouvoir exercer leurs fonctions. Et pour favoriser encore plus l'exemplarité des serviteurs de l'État, nous proposons que les élus ayant été condamnés au cours de leur mandat soient destitués et inéligibles à vie.
S'agissant de l'immunité du président de la République, nous proposons qu'elle ne s'applique pas aux crimes de haute trahison que nous allons rétablir dans la Constitution et qu'elle cesse à la fin de son mandat. Ces propositions contribuent à restaurer la confiance des citoyens vis-à-vis des décideurs politiques et de l'État. Elles encouragent la probité et le désintéressement des représentants du peuple. À l'UPR, nous savons que les Français sont très attachés à leur maire. Êtes-vous au courant que les réformes territoriales votées dans le dos des Français programment de supprimer environ 20 000 communes en France au cours des prochaines années, et les départements en 2020 ?
C'est la loi NOTRe. Est-ce la vôtre ? Dans son programme présidentiel, François Asselineau propose d'arrêter immédiatement ces réformes territoriales. Lorsque l'on demande aux Français en quels élus ils ont le plus confiance, ils sont 75% à répondre « les maires ». Aujourd'hui, les maires sont des personnes dévouées à leurs administrés, touchant une compensation symbolique. On ne parle même pas de salaire quand il s'agit de 650 €. Vers qui se tourne-t-on quand il y a un trou dans la chaussée ? Le maire. Qui consulte-t-on lorsqu'il y a des querelles de voisinage ? Le maire. Qui connaît ses administrés, les spécificités du terrain, etc. ? Le maire.
Si demain, il y a des regroupements de communes conséquents, des villages et petites villes disparaîtront. Autant de maires en moins. Le prétexte serait de faire des économies. C'est complètement faux et absurde. C'est en réalité l'inverse qui va se produire. Si les réformes territoriales et les regroupements de communes se poursuivent, la facture va exploser. On devra se passer du travail quasi bénévole du maire dévoué pour laisser place à un salarié qui vivra à 20 ou 30 km de là, qui aura un secrétariat et tous les frais qui vont avec. La France est forte de 36 000 communes. Certains considèrent que c'est trop. Et alors ? C'est un raisonnement absurde.
Imagine-t-on quelqu'un qui dirait qu'il y a 365 fromages en France, que ce nombre est bien trop élevé et qu'il faut le réduire à 6 fromages, comme c'est le cas aux Pays-Bas ? Le but non avoué est de créer des grands comtés à l'américaine. Et de manière très sournoise, s'il n'y a plus que 16 000 communes en France, il sera encore plus difficile d'obtenir les 500 parrainages pour se présenter à l'élection présidentielle.
Dans son programme présidentiel, François Asselineau propose donc l'arrêt immédiat des regroupements forcés de communes – ils ne pourront avoir lieu qu'à la suite d'un référendum consultant les populations concernées de chaque commune –, la possibilité aux communes ayant fusionné depuis 2010 de défusionner et de reprendre leur liberté – et cela à la demande des habitants –, le retour aux 22 régions de France métropolitaine d'avant la réforme Hollande, et leur transformation en simple structure administrative légère comme avant 1982, le retour à la dotation globale de fonctionnement versée par l'État d'avant 2014, l'inscription dans la Constitution des communes et des départements comme le maillon essentiel de la démocratie française.
Toutes ces propositions permettent de préserver l'unité nationale, l'égalité entre nos départements, la qualité du service aux citoyens sur tout le territoire, tout en faisant vivre la démocratie localement et nationalement. À l'UPR, nous sommes révoltés – comme de plus en plus de Français – par la destruction des services publics. Notre volonté première est de retrouver notre indépendance pour permettre au peuple de bénéficier de son patrimoine commun, et notamment des services publics à la française.
C'est pourquoi François Asselineau propose dans son programme présidentiel la renationalisation des grandes infrastructures nationales et l'interdiction de privatiser celles qui sont encore sous le contrôle de l'État. Depuis de trop nombreuses années, sous prétexte d'une mondialisation libérale que les pseudo-experts prétendent inévitable, l'UE et les dirigeants français complices privatisent progressivement nos services publics ou les mettent en concurrence avec des entreprises privées. Cette politique correspond à la vision américaine du monde. Mais elle heurte la vision française du rôle de l'État héritée de plus de 7 siècles de notre histoire.
C'est en effet au milieu du XIIIe siècle que le roi Louis IX créa les ancêtres de nos services publics, notamment en rendant lui-même la justice sous son chêne afin de s'assurer que le plus pauvre des requérants serait traité à égalité de droit face à son seigneur féodal, ou encore en construisant et en finançant sur le Trésor public en 1260 l'hospice des Quinze-Vingts, pour soigner gratuitement les non-voyants et les malades. Cette apparition d'un État assurant la justice et l'égalité sociale correspondait tellement à ce que souhaitaient les Français qu'ils demandèrent et obtinrent la canonisation de Louis IX après sa mort, qui devint Saint-Louis en 1296.
La volonté des Français d'avoir un État juste et régulateur qui assure l'égalité de tous devant la maladie, l'éducation, la justice, les impôts ou l'organisation territoriale ne date donc pas d'hier. Cela fait plus de 750 ans que les Français le souhaitent. En 1946, aux lendemains de la guerre, suivant le programme du CNR, un vaste plan de nationalisations est entrepris. L'énergie – et en particulier l'électricité – est un des secteurs concernés. En 2007, sous l'exigence des traités européens, le marché de l'électricité et du gaz est ouvert à la concurrence. La production de l'électricité française devient alors dépendante de puissances privées, françaises comme étrangères.
L'élection présidentielle de 2017 permettra de mettre un terme à la propagande de l'oligarchie euro-atlantiste qui postule l'impuissance des peuples à maîtriser leur propre avenir. François Asselineau propose dans son programme présidentiel d'organiser le retour à la nation des entreprises suivantes : EDF et GDF, Engie (ex-GDF Suez), Orange (ex-France Télécom), toutes les sociétés de réseaux d'adduction d'eau, TDF, l'AFP, ... Il faut restituer à l'AFP son rôle originel de service public de l'information tel qu'il avait été conçu par le CNR. Un financement correct de l'AFP doit être assuré par l'État, afin de diffuser une vision impartiale et indépendante des événements planétaires.
...Tout établissement financier secouru par des fonds publics. Faire payer les contribuables lorsqu'il y a des pertes et récompenser les actionnaires lorsqu'il y a des profits, cela n'arrivera plus. François Asselineau annulera définitivement le processus de privatisation rampante de La Poste et de la SNCF. Il mettra également en place la renationalisation de la gestion des autoroutes. Celles-ci sont des monopoles, fruits du travail commun des Français. Aucune concurrence ne peut s'exercer sur elles. Pourquoi permettrait-on à des entreprises privées de s'enrichir en exploitant un bien public ?
Sans compter que les prix aux péages augmentent sans arrêt alors que les frais de concession sont largement amortis. TF1 sera aussi déprivatisée. Pourquoi ? Il faut bien comprendre que TF1 est de loin la première chaîne regardée par les Français. Elle joue un rôle de premier plan dans la formation et l'éducation de l'opinion publique : rôle qu'il est inadmissible en démocratie de laisser dans des mains privées. TF1 sera donc renationalisée, et son cahier des charges profondément remanié, afin de proposer des programmes d'information et de culture de qualité pour le plus grand nombre.
Et pour éviter que les gouvernements suivants vendent à nouveau le patrimoine national à des intérêts privés, François Asselineau propose d'inscrire dans la Constitution la liste des services publics non privatisables par nature : par exemple interdire la privatisation des services publics stratégiques existant actuellement dans le domaine de la santé et de l'éducation, ainsi que poser le principe constitutionnel de la priorité publique de La Poste, des producteurs et fournisseurs de gaz et d'électricité, de la SNCF, des autoroutes, des services d'adduction d'eau et des deux premières chaînes de télévision nationales.
Ces propositions permettent au peuple français de reprendre le contrôle des biens communs de la Nation, de redonner du pouvoir d'achat à tous grâce aux tarifs réglementés ou à la gratuité des services publics. Il s'agit de protéger et développer le patrimoine commun, afin qu'il bénéficie à l'ensemble des Français et soit géré dans une totale transparence. À l'UPR, nous considérons que la vie privée est de moins en moins respectée en France. C'est pourquoi François Asselineau, dans son programme présidentiel, propose de rétablir une société de liberté.
Sous couvert de protection de la population et de veille permanente contre des menaces plus ou moins avérées, les pouvoirs publics, mais aussi de grands groupes privés surveillent de plus en plus étroitement les Français, sans que ceux-ci s'en rendent toujours compte. C'est ainsi que des gestes jugés intrusifs hier, comme fouiller les sacs ou faire des palpations corporelles, sont devenus aujourd'hui des actes courants et acceptés. Cela fait maintenant combien de temps – 6 mois ? 1 an ? 1 an et demi ? – que l'on est en état d'urgence ? Les Français ne savent même plus, tant ils ont intégré cet état de fait, comme s'il s'agissait d'une situation normale et d'une fatalité.
Depuis les attentats de novembre 2015, en réalité, ils font avec, parce que – paraît-il – il faut s'habituer à vivre avec le terrorisme. L'expérience a montré que cet état d'urgence n'est pas appliqué de façon stricte et ne permet pas du tout d'éviter de terribles attentats, comme à Nice le 14 juillet 2016. La meilleure façon de lutter contre le terrorisme est ailleurs. Il faut d'abord que la France cesse de participer à des guerres illégales de déstabilisation au Moyen-Orient et qu'elle cesse d'entretenir des relations troubles et complaisantes avec les pays qui financent et arment les terroristes, à commencer par l'Arabie saoudite et le Qatar, avec la complicité de Washington.
Mais si l'état d'urgence n'est pas appliqué dans toute sa rigueur, il pèse quand même sur les libertés publiques. Au-delà du climat anxiogène qu'il suscite, il a de sérieuses conséquences sur la vie privée, comme l'autorisation de perquisitionner librement de jour comme de nuit. L'état d'urgence permanent a ainsi pour effet très grave d'habituer les Français à consentir sans broncher à une réduction sans précédent de leurs libertés. Les données numériques ne sont pas en reste. De nos jours, la surveillance informatique représente un vrai danger, avec des collectes massives de données sur les personnes à des fins de sécurité, mais aussi dans un but commercial.
Dans son programme présidentiel, François Asselineau propose de rétablir une société de liberté. Il y développe un point fondamental sur lequel il convient d'insister : « Tout citoyen français a le droit à sa vie privée ». Pour cela, François Asselineau propose de limiter à 2 mois les plans Vigipirate et l'état d'urgence, avec renouvellement sur autorisation du Parlement ainsi qu'un référendum obligatoire au bout de trois renouvellements. Rétablir le principe fondamental du secret des correspondances et des télécommunications. Seul un juge pourra ordonner la consultation et le fichage de ces données. Rétablir le principe fondamental de pouvoir aller et venir sans être surveillé.
Il s'agira d'adopter une législation beaucoup plus contraignante pour installer de nouvelles caméras de vidéosurveillance et d'examiner avec minutie la pertinence de celles déjà existantes. Reconnaître le droit à l'anonymat sur Internet, dans le cadre du respect de la loi bien évidemment. Chaque citoyen aura également le droit à l'oubli sur Internet. Retirer immédiatement la France du réseau INDECT et de tout système comparable. Ce système promu par l'UE consiste en une surveillance informatique systématique des données numériques par mots-clés. Interdire tout puçage (RFID ou autres) sur les êtres humains.
Cette interdiction nationale s'accompagnera d'une saisine de l'ONU pour que ce puçage fasse l'objet d'une interdiction universelle. Encadrer strictement les fichiers nationaux sur les personnes et interdire le stockage hors de France des données personnelles des Français. Assurer la protection des lanceurs d'alerte et leur accorder si nécessaire l'asile politique, comme à Edward Snowden et à Julian Assange, par exemple. Toutes ces mesures fortes ont pour but que cessent les intrusions dans la vie des Français, rétablissant ainsi une société fondée sur les libertés individuelles et collectives. Et ainsi s'achève le visionnage du film « Quel est le programme ? », que vous venez de voir.
Effectivement, effectivement, c'est inquiétant. On parle de puces. Nos voisins belges parlent de puces. Et d'ailleurs, il y a une phrase du jour. C'est celle de George Orwell : « J'ai fait un roman, pas un mode d'emploi pour la politique ». Donc ça, c'est bien sûr à intégrer chez nous. J'espère que ça a été, pour certains d'entre vous qui ne le connaissez pas directement, imprégnant. Nous avons conçu ce film avec bien sûr l'appui de Raphaël Garrot, un des membres et adhérents de l'UPR, qu'on peut applaudir, bien sûr. On peut applaudir, puisque le montage {est entier}. C'est autre chose que : « Faut penser printemps », quoi, « Le feu, ça brûle. L'eau, ça mouille ». C'est autre chose, là.
On est au-dessus des eaux. On nage à travers les cieux. Alors j'ai avec moi beaucoup beaucoup de monde, là. De plus en plus, ça se remplit. Vous êtes très très nombreux et nombreuses à venir. Adhérents, militants – je l'ai dit –, sympathisants. Est-ce qu'il y a des colleurs d'affiches ici dans le public, là ? (Acclamations) Voilà ! Qu'on les entende ou qu'on les voie. Ils travaillent nuit et jour pour le succès de notre candidat, bien sûr François Asselineau, qu'on va bientôt accueillir. Patience, chers amis. Je vois que le drapeau tricolore est de sortie. Est-ce que je peux le voir un peu plus fort, le drapeau ?
Est-ce que je peux le voir dans notre belle France souveraine, libre et indépendante ? Un seul candidat bien sûr contre l'oligarchie mondialiste. Il va être avec nous pour plus de 2 heures et demie de discours passionnant. Nous l'accueillons bien sûr avec toute la force et toute la puissance que nous pouvons avoir dessus. Et je vais bien sûr peut-être vous interroger, car certains d'entre vous ont fait le déplacement de loin. Qui n'est pas de Paris dans cette salle ? Qui est de province ? Oui, il y en a quelques-uns effectivement. Voilà, on a traversé les montagnes et les mers pour venir jusqu'à nous. On a fait le chemin, ce chemin courageux.
Et bien sûr, on va les interroger, mais peut-être après, puisque là, d'abord, on va envoyer une vidéo de présentation. C'est la prochaine qui figure. Je vous mets dans le noir un moment. Et je vous laisse vous concentrer sur les esprits. On peut applaudir, s'il vous plaît. On peut l'applaudir, bien sûr : M. François Asselineau ! Il vient à nous, il vient à nous ! Je me rappelle encore : on n'avait pas les signatures la semaine dernière, on parlait pas encore de nous. Aujourd'hui, à l'UPR, nous sommes ici présents. Plus de 10 ans de combat et d'aventure : c'est comme ça qu'on perdure. Vous pouvez l'acclamer fort : le candidat François Asselineau. Petite information.
On vient de le donner : Jean-Luc Mélenchon vient d'avoir ses signatures. Cheminade ne les a pas encore. Quant au berger des Pyrénées Lassalle, il chante le roudoudou, mais je ne sais pas... Je crois pas qu'il les a non plus. (Sifflets de joie) Aujourd'hui, 569 signatures, des parrainages des maires, et demain l'Élysée pour M. François Asselineau ! Une ovation, s'il vous plaît ! Une ovation ! (Acclamations du public) {Scansion du public :} Asselineau Président ! Le candidat qui nous sortira de l'UE, le candidat qui nous sortira de l'OTAN, le candidat qui nous sortira de l'euro : M. François Asselineau ! (Acclamations) L'UPR : ses adhérents, ses militants, ensemble pour la victoire.
Allez, je veux vous entendre encore ! Un tonnerre d'applaudissements pour M. François Asselineau ! (Acclamations et sifflets) Président, président ! {Scansion du public :} Asselineau Président ! — {Individu du public :} ...Président ! Asselineau Président ! Asselineau Président ! — {Individu du public :} Asselineau Président ! Asselineau... {Scansion du public :} Asselineau Président ! Allez, je vous demande encore un tonnerre d'applaudissements pour M. François Asselineau qui va arriver sur scène, et (à qui on va donner la parole). (Acclamations du public) Monsieur le candidat, peut-être futur président de France. Je vous laisse la parole. (Acclamations du public) Un triomphe pour M.
François Asselineau, s'il vous plaît ! (Acclamations du public) {Scansion du public :} Asselineau Président ! Merci, merci. Bonjour à toutes... Bonsoir à toutes et à tous. Merci à toutes et à tous d'être venus ici. C'est un peu une gageure, puisque nous avons monté cette réunion en moins d'une semaine. Ça n'est pas une... — Applaudissements, s'il vous plaît ! Grâce à vous ! (Acclamations du public) Nous avons monté cette réunion en moins d'une semaine, à partir du moment où il était apparu comme très probable que j'aurais en effet les parrainages. Donc c'est une réunion montée rapidement. Il y a beaucoup de monde, plus que je ne l'espérais.
Et j'espère que tous ceux qui sont ici vont venir à notre grand événement qui aura lieu le 25 pour les 10 ans. (Acclamations du public) J'en profite pour vous dire qu'aujourd'hui même, il y a eu l'avant-dernière publication par le Conseil constitutionnel des parrainages, et que nous avons obtenu encore 45 parrainages supplémentaires. (Acclamations du public) Ce qui fait que nous avons donc 569 parrainages à l'heure qu'il est, et que peut-être nous en aurons encore vendredi pour la clôture de cette compétition aux parrainages. J'en profite pour remercier ici tout de suite les maires... Il y en a peut-être dans la salle.
Il y en aura en tout cas certainement le 25 mars 2017 : les maires qui m'ont parrainé. Et également remercier du fond du cœur toutes celles et tous ceux parmi vous qui ont participé à la recherche de ces parrainages. Ça n'allait pas de soi. Un grand merci à tous ! (Acclamations du public) Alors pour un certain nombre d'observateurs, c'est absolument incroyable. — {Du public :} Pas pour nous !
(Rire général) (Applaudissements) Des journalistes, des commentateurs, des dirigeants politiques qui, en fait, pendant 10 ans, ont fermé les yeux, d'un seul coup découvrent que l'UPR est un mouvement qui existe et qui s'est développé, et qui maintenant apparaît au grand jour, avec une puissance militante notamment qui surprend tous les observateurs. Et le fait que j'aie obtenu finalement difficilement – mais moins difficilement que d'autres, force est de le constater – les parrainages, eh bien c'est d'un seul coup une révélation. En fait, ils ne nous avaient pas vus venir.
Et de la même façon qu'ils ne nous ont pas vus venir lorsque j'ai créé ce mouvement politique, lorsque tout le monde m'a dit : « Vous n'arriverez à rien », lorsqu'ils ne nous ont pas vus venir aux européennes, où l'on avait quand même été l'un des rares mouvements politiques – douze mouvements – à présenter des listes dans toutes les circonscriptions interrégionales, ils ne nous ont pas vus venir non plus aux élections régionales, où on a présenté 1 971 candidates et candidats, et où on a fait 0,9% des suffrages, rassemblé 190 000 électeurs. Ils ne nous avaient pas vus venir. Ils ne nous ont pas vus venir lorsque j'ai présenté ma candidature à l'élection présidentielle.
Ils ne nous ont pas venir lorsque nous avons maintenant 569 parrainages. Eh bien ils ne nous voient toujours pas venir. Nous allons être la surprise, l'extraordinaire surprise du premier tour et – j'espère bien – du deuxième tour. (Acclamations) Et après, ils diront qu'ils ne nous ont pas vus venir. Alors merci d'être là. C'est le premier meeting de campagne. D'ailleurs, la campagne n'a pas encore vraiment commencé, puisqu'il va y avoir dans sa majesté le Conseil constitutionnel qui, le 20 mars, va dresser la liste officielle des candidats à l'élection présidentielle. Et c'est à partir de ce moment-là que commencera la campagne officielle. Donc on est encore en précampagne.
Mais disons : c'est le tour de chauffe. C'est le premier meeting de cette campagne. Et j'en profite pour présenter le programme. Demandez le programme. Je vais essayer de ne pas être trop long. Ça ne devrait pas dépasser 7 heures et 35 minutes. (Rires et acclamations) Non, je vais essayer d'être un petit peu plus bref, quand même. Et puis si, à la fin, c'est un petit peu long, j'abrégerai. De toute façon, je ne vais pas tout vous présenter, mais je vais vous présenter l'essentiel. Le chef d'État qu'attendent les Français, c'est en fait fixé par la Constitution de la Ve République, avec un article décisif qui est l'article 5.
En fait, les pouvoirs du président de la République sont fixés par les articles 5 à 19 de la Constitution. L'article 5 précise que le président de la République veille au respect de la Constitution. C'est ce que je fais, puisque je me mets déjà dans les habits du 9e président de la République française. (Applaudissements) Et pour veiller au respect de la Constitution, déjà, j'en parle, et j'explique à mes compatriotes ce dont il s'agit. La deuxième phrase de l'article 5 : « Il assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État ». « Par son arbitrage »...
Est-ce que vous imaginez vraiment que les Français puissent avoir comme chef de l'État quelqu'un venu des extrêmes ? Est-ce que vous croyez vraiment que quelqu'un venu d'un parti extrémiste pourrait paisiblement représenter la Nation et assurer un arbitrage de bon père de famille ? « Assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État », on verra dans un instant ce que ça signifie. Et puis l'article 5 précise : « Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités ». Voilà quelle est la tâche n°1, la tâche suprême du président de la République. Ne vous trompez pas d'élection.
Nous ne sommes pas au mois de juin en train de préparer les élections législatives pour avoir un programme de gouvernement. Nous sommes en train de choisir le chef de l'État : celui qui, au regard de l'Histoire, sera responsable, redevable vis-à-vis des générations futures de ce qu'il aura fait ou laissé faire de notre pays. Je compte bien, pendant la campagne électorale qui va s'ouvrir, demander à mes concurrents ce qu'ils comptent faire pour garantir l'indépendance nationale. Si les mots ont un sens, je vais leur demander quel est le sens que ça représente.
L'article 14 de la Constitution précise que le président de la République accrédite les ambassadeurs, et que les ambassadeurs des puissances sont accrédités auprès de lui. Ça veut dire qu'il est le chef de la diplomatie. Ça veut dire qu'au moment de l'élection présidentielle, vous devez demander à celui qui se présente devant vous quelle est la vision qu'il a non seulement de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, mais aussi quelle est la vision qu'il a de la diplomatie, de la place de la France dans le monde. L'article 15 de notre Constitution précise que le président de la République est le chef des armées. Là aussi, il faut lui demander : « Quelle est votre vision ?
Quelle vision avez-vous de la France dans le monde et de son armée ? ». En réalité, ce que nous dit notre Constitution, c'est que la personne que vous allez choisir le 23 avril puis le 7 mai, c'est un arbitre, c'est le chef d'État arbitre, le garant de l'essentiel, comme le disait le fondateur de la Ve République Charles de Gaulle, qui avait d'ailleurs dressé les grandes lignes de cette Constitution dans son discours de Bayeux du 16 juillet 1946. Il n'avait pas eu gain de cause, vous savez. C'est la IVe République qui s'était imposée.
Il avait eu gain de cause finalement en 1958, puisque je rappelle que cette Constitution a été votée par 82% des Français avec (80,6%) de participation, de telle sorte que 67% des électeurs inscrits, deux tiers des Français inscrits ont approuvé cette Constitution qui, actuellement, s'applique à nous. L'article 16 de la Constitution, c'est l'article qui donne les pleins pouvoirs au chef de l'État. Cet article est un article un peu dangereux, bien sûr, puisqu'il donne les pleins pouvoirs au chef de l'État. Il n'a été mis en œuvre qu'une seule fois : le 22 avril 1962, au moment du putsch des généraux d'Alger.
Mais n'oubliez jamais, lorsque vous glisserez un bulletin dans l'urne, que la personne qui peut être élue chef de l'État peut un jour avoir recours à cet article 16 qui lui donne les pleins pouvoirs. Vous devez donc être sûrs que c'est quelqu'un d'honnête, de républicain, de sincère, quelqu'un qui ne va pas s'enflammer pour telle ou telle cause, quelqu'un qui n'est pas un extrémiste. Est-ce que vous verriez vraiment... Je ne vais pas donner des noms, mais tout le monde l'a à l'esprit : des noms de candidats qui vont être présents ici et qui pourraient éventuellement avoir les pleins pouvoirs.
Comme le disait Charles de Gaulle : « Le vrai sujet de l'élection présidentielle, c'est l'indépendance de la France ». Que disent les autres candidats de ce sujet ? Les autres candidats sautent tout de suite à l'article 20 de notre Constitution : l'article 20 qui précise que le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation, qu'il dispose de l'administration et qu'il est responsable devant le Parlement. En fait, tous les candidats qui se présentent actuellement, de Mme Le Pen à M.
Mélenchon, sont là à égrener des quantités de mesures : « Je vais embaucher des fonctionnaires de police », « Je vais supprimer des fonctionnaires », « Je vais embaucher des fonctionnaires dans les hôpitaux ». Ce sont d'ailleurs les mêmes qui vous disent qu'ils vont supprimer des fonctionnaires en général mais en embaucher plein en particulier, d'ailleurs. (Rires et applaudissements) Ils vous disent qu'ils vont peut-être légaliser le cannabis, ou ils vont modifier telle taxe, telle... Taxe foncière. Mais quand est-ce qu'ils vous parlent de l'indépendance de la France ? En fait, ils font des campagnes de Premier ministre ! Ils font des campagnes pour les élections législatives.
Ils ont zappé l'élection présidentielle. (Applaudissements) Il ne faut pas confondre ce qu'est en France le chef de l'État, le responsable, le garant de l'essentiel, et le Premier ministre, qui va et vient au gré des majorités multiples éventuellement de l'Assemblée nationale. Les Français, il y a 30 ans, faisaient bien la différence. Mais sous le double impact d'une part de l'influence américaine... Vous savez qu'il n'y a pas de Premier ministre aux États-Unis. Donc le président de la République, il est à la fois le chef du gouvernement, ce qui n'est pas le cas en France.
Plus l'adoption funeste du quinquennat, qui fait que le président de la République se marche sur les pieds avec son Premier ministre. Et ils sont comme Dupont et Dupond, ou les Pieds nickelés, à se détester au bout de 15 jours. (Applaudissements) En fait, les Français ont oublié ce que c'était qu'un chef de l'État. Les Français ont oublié ce que c'est que le président de la République française. Alors moi, eh bien je n'ai pas oublié. Et moi, je vais vous présenter le programme présidentiel de François Asselineau. (Acclamations) {Scansion du public :} « Asselineau Président ! » Et puis après, je vous présenterai... Mais là, j'irai rapidement, et je ne ferai...
Enfin « rapidement » : dans la mesure où je suis capable d'aller rapidement. Je vous présenterai un éclairage sur quelques chapitres du programme législatif, que je vous présenterai cette fois-ci sous une autre appellation. Ça sera le programme législatif de l'UPR, présenté par le président de l'UPR, c'est-à-dire par moi, alors que le programme présidentiel... Vous savez que dans la Ve République, les candidats ne sont pas présentés par des partis politiques. Ils se présentent face à la nation. Il y a donc le programme présidentiel de François Asselineau qui va nous occuper. Et puis ensuite, je donnerai des éclairages sur le programme législatif de l'UPR, présenté par son président.
Et j'en profite pour dire que, là aussi, les observateurs ne nous ont pas vus venir, mais nous aurons des candidats dans les 577 circonscriptions. (Acclamations et applaudissements) Alors venons-en au programme présidentiel. « Le président de la République veille au respect de la Constitution ». Mon programme présidentiel respecte justement la Constitution, en rappelant son contenu aux électeurs, en ne confondant pas l'élection présidentielle et les élections législatives. Comme je viens de vous le dire, l'élection présidentielle s'occupe de ce qui est stratégique et de long terme, alors que les élections législatives s'occupent de ce qui est tactique et de court, moyen terme.
C'était ça, ce que certains ont appelé la diarchie, c'est-à-dire deux têtes au sommet de la République telle que l'avait conçue Charles de Gaulle. Charles de Gaulle qui disait d'ailleurs dans son ouvrage « Au fil de l'épée » que le chef de l'État doit être au-dessus des fluctuations, l'homme en charge de l'essentiel et le garant de ses destinées. Qui s'occupe de nos jours des destinées de la France ? En réalité, personne, et c'est bien ça, le problème, justement ! (Huées et applaudissements) L'article 5 : « Il assure par son arbitrage le fonctionnement régulier des pouvoirs publics, ainsi que la continuité de l'État ».
Mon programme présidentiel respecte bien la Constitution, car je me situe au-dessus du clivage droite-gauche depuis la création même de l'UPR, puisque nous avons été reconnus à plusieurs reprises comme étant classés en liste divers par la seule instance qui, en France, a le droit de donner une étiquette politique, c'est-à-dire le ministère français de l'Intérieur. (Applaudissements) Cela ne plaît peut-être pas à certains. Ça, c'est vrai. D'ailleurs, à chaque fois que je suis reçu sur un plateau de télévision, on me demande ce qui me sépare de Mme Le Pen. Mais je dis : « Mais attendez, pourquoi me parlez-vous toujours de Mme Le Pen ?
Finalement, le programme sur l'Europe de Mme Le Pen est à peu près le même que celui de M. Mélenchon. Pourquoi ne demandez-vous pas à M. Mélenchon ce qui le sépare ? ». (Applaudissements) En attendant, pour exercer cette fonction d'un homme arbitre, il faut quelqu'un qui émane d'un parti politique – en tout cas, c'est ma conviction – qui ait su déjà exercer ses talents d'arbitre au-dessus du clivage droite-gauche. Et vous en êtes la meilleure preuve, puisque je sais que parmi vous, il y a des Français venus de tous les horizons politiques, de tous les horizons ethniques, de toutes les confessions religieuses, y compris de ceux qui n'en ont pas. Vous êtes la France et vous êtes les Français.
(Acclamations et applaudissements) Aucun parti politique et aucun responsable politique ne peut comme moi, avec assurance, affirmer qu'il peut faire venir à lui des Français aussi différents que vous êtes vous-mêmes, parce que ce qui nous rapproche tous est plus fort que ce qui nous sépare, parce que nous nous rassemblons justement sur la défense et la survie de la France. (Acclamations et applaudissements) Par ailleurs, mon programme présidentiel respecte bien la Constitution, car je veillerai au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et à la continuité de l'État. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que je serai l'arbitre au-dessus des partis.
Et pour exercer cet arbitrage, eh bien je présenterai... Je l'avais d'ailleurs déjà présenté dans une conférence voici 2 ans, preuve que j'ai de la suite dans les idées. Eh bien je proposerai très rapidement une réforme constitutionnelle par référendum aux Français pour procéder à toute une série de démocratisations de notre système politique. D'abord avec la démocratisation et la professionnalisation du Conseil constitutionnel.
(Applaudissements) Vous savez qu'actuellement, les membres du Conseil constitutionnel sont choisis, nommés par le président de la République, le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat, de telle sorte que l'on a en réalité des personnes qui sont issues du sérail politique et qui sont des amis des uns et des autres. Allez regarder la liste des membres du Conseil constitutionnel. Vous avez également les anciens présidents de la République qui en font partie.
Moi, je propose que l'on en vienne à un système un peu comme nos amis allemands, c'est-à-dire que ce soient des magistrats n'ayant aucune prise de position politique connue, ayant eu au moins 20 ans d'expérience professionnelle et qui soient élus par les assemblées en fonction de leurs qualités professionnelles uniquement, avec interdiction pour eux de jamais prendre la moindre prise de décision politique que ce soit. (Applaudissements) Et qui jugeront uniquement en droit et non pas en opportunités politiques. C'est notamment pour défendre la Constitution. Ce sont des choses très importantes que je dis.
Nous n'aurons pas, comme certains conseils constitutionnels, certaines décisions antérieures qui disent : « Ce traité européen est contraire à la Constitution. Donc on va changer la Constitution »... (Rires puis applaudissements et huées) Eh bien nous, nous aurons un Conseil constitutionnel, après cette réforme, qui dira : « Ce traité est contraire à la Constitution. Donc on ne peut pas ratifier ce traité ». (Acclamations et applaudissements) Nous procéderons aussi à une réforme du statut des élus. Les élus, désormais... Ne pourra être éligible que quelqu'un qui ait un casier judiciaire vierge. (Applaudissements) C'est d'ailleurs le cas de tous les candidats de l'UPR.
Le statut des élus, ça sera également d'ailleurs le fait que les élus ne pourront pas faire plus de 2 mandats successifs, sauf peut-être dans les communes de moins de 2 500 habitants. Mais puisqu'un président de la République ne peut pas avoir plus de 2 mandats successifs, finalement, c'est une règle que l'on pourrait étendre à tous les élus de la République. Eh bien ceci, finalement, ferait un grand changement. N'est-ce pas ? (Acclamations et applaudissements) On appliquera bien entendu l'interdiction du cumul des mandats. Et nous pourrons le faire parce que, précisément, nous n'avons pas beaucoup d'élus encore à l'UPR.
(Acclamations et applaudissements) Et puis on modifiera également la composition... On essaiera de trouver. Ça n'est pas facile. Mais je pense qu'on doit pouvoir y arriver : de modifier la composition de l'Assemblée nationale pour inciter les partis politiques à avoir une plus grande diversité des professions représentées à l'Assemblée nationale, parce qu'actuellement, si vous retirez les fonctionnaires et les avocats, il reste plus grand monde. Voilà. Donc il faut qu'il y ait... (Applaudissements) ...à l'Assemblée nationale... Et c'est au moins aussi important, à mon avis même peut-être plus important que les questions de parité.
Il serait bien qu'il y ait à l'Assemblée nationale un panel représentatif de la société française, avec des agriculteurs, avec des ouvriers, avec des cadres moyens, des agents de maîtrise, avec des commerçants, des artisans, etc., etc., de telle sorte que, eh bien ma foi... Et puis il pourrait y avoir effectivement aussi des fonctionnaires. On pourrait avoir aussi des chefs d'entreprise. Alors c'est difficile. Il faudra trouver un système qui permet de garantir leur déroulement de carrière. Mais enfin c'est quand même comme ça qu'il faut aller, dans cette direction. L'arbitre au-dessus des partis. Nous supprimerons la procédure du Congrès.
En tout cas, je propose dans la réforme constitutionnelle de supprimer l'article 89 de la Constitution, qui a justement permis de modifier la Constitution dans le dos des Français. Désormais, toute réforme constitutionnelle ne pourra plus être adoptée que par un référendum, par l'article 11 de notre Constitution. C'est-à-dire qu'on devra obligatoirement demander l'avis au peuple et à la majorité des électeurs inscrits. (Acclamations et applaudissements) Parce que c'est trop important. On ne peut pas changer notre loi suprême comme ça en catimini dans notre dos. Et puis toujours pour exercer ces fonctions d'arbitrage, il faut aussi que le président de la République soit responsable.
C'est la raison pour laquelle dans la réforme constitutionnelle que je proposerai... J'en avais déjà parlé, mais je le confirme. Nous rétablirons dans l'article 68 de la Constitution deux crimes qui figuraient dans la rédaction de la Constitution de 1958 rédigée par Charles de Gaulle, René Capitant et les gens qui l'entouraient, et approuvée par 82% des Français et 67% des inscrits. Eh bien ces deux crimes ont été retirés en catimini de notre constitution justement par l'article 89, que l'on se propose de supprimer. Donc nous allons rétablir dans la Constitution le crime de complot contre la sûreté de l'État ! (Acclamations et applaudissements) Qui a été...
Charles de Gaulle était complotiste. (Rires puis acclamations et applaudissements) Le crime de complot contre la sûreté de l'État prévu par Charles de Gaulle dans la Ve République a été supprimé par la loi constitutionnelle 93-952 du 27 juillet 1993, 9 mois après le référendum sur le traité de Maastricht. Si vous n'avez pas le sentiment qu'il y a quelque chose de bizarre dans cette affaire, eh bien ça n'est pas mon sentiment à moi. J'estime que pour retirer le crime de complot contre la sûreté de l'État de la Constitution, il fallait avoir une idée derrière la tête !
(Acclamations et applaudissements) De la même façon, nous rétablirons dans la Constitution le crime de haute trahison du président de la République. (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} « Asselineau Président ! » Parce que ce crime a été prévu par Charles de Gaulle et approuvé par 82% des Français par le référendum de 1958. Et puis il est passé à la trappe par une loi constitutionnelle n°2007-238 du 23 février 2007 dans notre dos, sans qu'on vous ait demandé votre avis, ni le mien d'ailleurs. Eh bien nous, nous allons le rétablir, et nous allons le préciser d'ailleurs, en expliquant... D'ailleurs en l'étendant.
Ça ne s'appliquera pas uniquement au président de la République, mais aux membres du gouvernement et aux parlementaires. Et on expliquera que la haute trahison... (Acclamations et applaudissements) Nous expliquerons que la haute trahison peut s'effectuer au profit d'une puissance étrangère, mais aussi d'intérêts privés, étrangers ou français. (Acclamations et applaudissements) Nous allons instaurer le référendum d'initiative populaire, de telle sorte que... (Applaudissements) ...désormais... On verra les modalités.
Mais actuellement, ce que j'ai à l'esprit, c'est un référendum où 500 000 Français pourront aller signer dans leur mairie une question, qui aura d'ailleurs pu être débattue sur Internet, débattue sur TF1 renationalisée. J'en parlerai tout à l'heure. (Acclamations et applaudissements) Et qui deviendra une télévision qui servira de télévision interactive avec le peuple français.
Eh bien nous allons créer un référendum d'initiative populaire, de telle sorte que si par exemple une question est approuvée par 500 000 Français, dans la même formulation bien entendu, que l'on peut constater que 500 000 signatures ont été déposées dans une mairie avec la pièce d'identité, cette question sera soumise pour avis – elle aura pu l'être d'ailleurs préalablement, ça sera peut-être plus pratique – au Conseil constitutionnel, qui validera sa constitutionnalité. Et si 500 000 Français le demandent, eh bien la question sera posée. Et elle s'appliquera d'emblée, quoi que puissent penser le président de la République ou les parlementaires, ou les médias.
(Acclamations et applaudissements) En fait, c'est le système de votation tel qu'il existe en Suisse ou de référendum tel qu'il existe en Californie. Tout ça n'a rien de très nouveau. Mais c'est nouveau pour la France. Et puis nous créerons également le vote blanc de plein exercice, ... (Applaudissements) ...ce qui signifie – comme vous le savez – que lorsqu'il y aura un scrutin, si le vote blanc arrive en tête de tous les votes, le vote blanc sera considéré comme un vote exprimé. Et s'il arrive en tête, le scrutin est annulé, reporté d'un délai de plusieurs mois qui sera fixé par une loi organique – mettons 3 mois –, réorganisé.
Mais les candidats qui ont été présents au premier tour auront interdiction de se représenter au nouveau scrutin. (Acclamations et applaudissements) C'est un système qui existe en Suède et en Uruguay. En fait, ça donnera un droit de révocation. Le peuple français ou les citoyens, dans n'importe quel scrutin, pourront ainsi révoquer les candidats dont ils ne veulent pas ou dont ils ne veulent plus ! (Acclamations et applaudissements) « Le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l'État » : je poursuis toujours l'article 5. Eh bien ça sera l'arrêt immédiat des regroupements forcés de communes.
Dorénavant, un regroupement de communes ne pourra avoir lieu qu'à la suite d'un référendum auprès des populations concernées de chaque commune. La possibilité aux communes ayant fusionné de force... Puisque vous savez que les petites communes de France... Il est prévu que 20 000 communes, au cours des années qui viennent, pendant le quinquennat qui s'ouvre, soit fusionnées, alors que les Français ne sont pas d'accord, alors que les maires ne le sont pas. Et j'ai vu combien de maires qui se sont plaints de cette dictature. Eh bien nous, nous allons remettre en marche « le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l'État ».
Nous autoriserons les communes ayant fusionné depuis le 1er janvier 2010 à défusionner et à reprendre leur liberté si elles le veulent. Désormais, les fusions ne pourront se faire que par référendum des populations concernées. Nous reviendrons également... Et dès que je prendrai mes fonctions, je demanderai au ministère des Finances de prévoir un retour à la dotation globale de fonctionnement versée par l'État d'avant 2014.
(Acclamations et applaudissements) Tout simplement parce que le président de la République ne peut pas tolérer que l'on prive brutalement des collectivités locales de 35% de leur budget d'un an sur l'autre pour les étrangler, les forcer à fusionner, parce que c'est attentatoire justement à son rôle, où il doit veiller... Elle est bien faite, notre Constitution. Il doit justement veiller au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et à la continuité de l'État. (Applaudissements) Et puis je proposerai d'inscrire dans la Constitution les communes et les départements...
Héritées de la Révolution française, le symbole même de l'égalité et de la fraternité entre les Français, le symbole même de l'égalité des Français et des territoires. Eh bien vous savez que les départements, il est prévu que, dans notre dos, ils soient supprimés à horizon de 2020 pour avoir des grandes régions. J'y reviendrai tout à l'heure. Aucun référendum. Personne ne vous en parle. Aucun des autres candidats ne vous en parle, d'ailleurs. On préfère parler du carnet de chèque, des enfants Fillon ou bien de l'âge de Mme Macron. — {Du public :} C'est des voleurs !
En réalité, personne ne vous parle des sujets les plus fondamentaux : est-ce que les Français sont d'accord pour qu'on supprime leurs départements ? — {Cris du public :} Non ! Nous les inscrirons comme des maillons essentiels de la démocratie française dans la Constitution. D'ailleurs, il y a anguille sous roche. J'y reviendrai tout à l'heure. Vous savez quand même que M. Matteo Renzi, le président du Conseil italien, a été renvoyé à ses chères études le 4 décembre dernier, lorsque 60% des Italiens lui ont dit d'aller se faire cuire une pizza. (Rires) Parce que dans son référendum, il avait prévu de supprimer tout simplement les 110 départements italiens.
On appelle ça des provincias en Italie. Et les Italiens ont dit non. Ils voulaient conserver leurs départements. Eh bien si vous votez pour moi, nous dirons : « Non, on veut conserver les départements issus de la Révolution ! ». (Acclamations et applaudissements) Article 5 : « Le président de la République est le garant de l'indépendance nationale ». Eh bien oui, mon programme présidentiel respecte la Constitution. Vous voyez que les autres ne respectent rien. Ils ne vous parlent d'aucun de tous les sujets dont je viens de vous parler. Ils se marchent tous sur les pieds pour nous parler de problèmes de... Je sais pas, moi, de taxe d'habitation.
Mon programme présidentiel respecte bien la Constitution, car il prévoit en effet que je serai le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités ! (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Asselineau Président ! Le garant de l'indépendance nationale, fidèle à toute notre histoire, aux 1 500 ans qui nous séparent du baptême de Hlodowig, qui prend le nom romanisé de Clovis, aux 1 000 ans qui nous séparent de l'accession d'Hugues Capet au trône de France. Toute notre histoire nous rappelle que la France est le pays des hommes libres. France.
(Acclamations et applaudissements) Toute notre histoire nous a montré que les moments où nous avons été sous une domination étrangère n'ont jamais duré longtemps, car les Français ne peuvent pas admettre de ne pas être maîtres chez eux. (Acclamations et applaudissements) Fidèle à toute notre histoire, mon programme présidentiel... On n'est pas des souverainistes. Voilà. Ça va bien. Je le dis souvent : c'est comme si un parti qui se bat pour la liberté, on disait qu'il était libertiste. Pourquoi pas libertin, aussi ? (Rires) Est-ce que vous imaginez vraiment que l'on ait pu dire de Charles de Gaulle en 1940 que l'appel du 18 juin était un appel souverainiste ? Non.
Vous imaginez vraiment Gandhi, en 1947, être qualifié de souverainiste ? Non. Vous imaginez vraiment que tel ou tel chef d'un mouvement de décolonisation réclamant sa décolonisation d'une puissance coloniale, on ait dit que c'étaient des souverainistes ? Les Viet Cong étaient des souverainistes ? Non ! C'étaient des mouvements de libération nationale. Mon programme présidentiel est un programme de libération nationale ! (Acclamations et applaudissements) Et je le dis sans aucune enflure verbale, puisque je rappelle que Charles de Gaulle – c'est dans le « C'était de Gaulle » de Peyrefitte –, en 1962, dit un jour, à l'Élysée, à Alain Peyrefitte, qui est son ministre de l'Information...
C'est après les accords d'Evian de 1962 et la décolonisation de l'Algérie. De Gaulle dit : « Eh bien voilà. Après avoir donné leur indépendance à nos colonies, il va maintenant falloir que nous prenions notre propre indépendance. Les pays européens sont devenus sans s'en rendre même compte des colonies des États-Unis ». Voilà. (Acclamations, applaudissements et huées) Mon programme présidentiel de libération nationale consiste donc d'abord dans la sortie de la France de l'UE par l'application de l'article 50. (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Président ! Avec moi, il n'y a pas de plan A, de plan B, de plan C, de plan D, de plan Q.
(Rires, acclamations et applaudissements) Avec moi, il n'y a pas les quatre souverainetés à récupérer dans le cadre d'une renégociation des traités, et si ça marche, après ça, je ferai un référendum à la Saint-Glinglin... Non. (Acclamations et applaudissements) Nous sommes tous français. Les Français aiment les choses claires et nettes et ne supportent plus la politicaillerie qui consiste en permanence à dire une chose et son contraire pour essayer de faire venir à soi-même des gens en fait que l'on manipule et que l'on enfume. Je voyais sur notre page Facebook aujourd'hui le témoignage de quelqu'un qui a un ami qui vote pour M.
Mélenchon et qui lui dit : « Moi, je vote Mélenchon parce que je suis certain de ne pas sortir de l'UE ». Voilà. En quoi il a tout compris, d'ailleurs. (Acclamations et applaudissements) {Du public :} Vive la France libre ! Vive la France libre, oui. Comme disait... Vous savez ce que disait Nicolas Boileau dans « l'Art poétique » : « Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ». Voilà ! (Acclamations et applaudissements) {Du public :} Vive la France ! Mon programme consiste ensuite dans la sortie de la France de l'euro, qui impose juridiquement la sortie de l'UE par le même article 50 du TUE.
(Acclamations et applaudissements) Et mon programme consiste aussi enfin dans la sortie de l'OTAN. (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Asselineau Président ! Par l'article 13 du Traité de l'Atlantique Nord. Pour la petite histoire, je vous rappelle qu'il suffit d'écrire une belle lettre au gouvernement des États-Unis d'Amérique. Ça m'a toujours surpris, parce que le siège est à Bruxelles. Moi, je pensais qu'il fallait écrire au siège. Non, non. Lisez l'article 13 du Traité de l'Atlantique Nord du 4 avril 1949. Il est formel. Il faut écrire Pennsylvania Avenue, Washington D. C. pour dire : « Messieurs, nous avons décidé d'en sortir ».
Et au bout d'un an, c'est chose faite. {Du public :} {*} (Acclamations et applaudissements) Je vais demander au cours de cette campagne aux autres candidats comment ils comptent assurer l'indépendance nationale telle qu'exigée par l'article 5 de notre Constitution, mais telle qu'exigée aussi par le bloc de constitutionnalité qui se trouve au début de la Constitution et qui fait référence à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, qui pose le point fondamental de la souveraineté nationale. D'ailleurs, je rappelle que le titre I de la Constitution, le premier grand chapitre, s'appelle : « De la souveraineté ».
Je vais donc demander aux autres candidats comment leurs programmes s'articulent et comment leurs programmes sont constitutionnels et conformes à la Constitution. (Acclamations et applaudissements) Le garant de l'intégrité territoriale. Je suis là aussi le seul candidat à alerter les Français sur les risques graves, réels et concordants de désintégration de la République française sous l'effet de la politique des eurorégions et des réformes territoriales.
(Acclamations et applaudissements) Il se trouve que l'actualité donne un grand éclat à la planche précédente et à celle-ci, puisque l'on a appris venant de Londres aujourd'hui même d'une part que le gouvernement britannique a eu le feu vert pour déclencher l'article 50 du TUE... (Acclamations et applaudissements) Je vois d'ici un journaliste disant que Mme Theresa May doit être complotiste. (Rires) Mais d'autre part, nous avons vu arriver du Royaume-Uni une autre information. C'est que Mme Nicola Sturgeon, présidente du gouvernement d'Écosse, va organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Écosse dans le cadre de l'UE.
(Huées) Nous avons donc bien affaire à un véritable sujet d'une très grande importance que personne à part moi ne met en avant devant le peuple français. J'alerte mes compatriotes. Et je propose de réduire – moi – les régions au rang de simples établissements publics régionaux comme c'était du temps de Pompidou. Je ne veux plus que ce soit une collectivité locale à laquelle, de plus en plus, on donne de plus en plus de pouvoirs, au détriment de l'État, et où de plus en plus, nos dirigeants sont en train de leur dire : « Allez travailler, allez voir ce qui se passe du côté de Bruxelles ». Je voudrais à ce propos vous rappeler que c'est un sujet d'une extrême gravité.
Et si l'on n'en parle pas au moment de l'élection présidentielle alors que le chef de l'État est le garant de l'intégrité territoriale, c'est-à-dire de l'unité nationale, à quel moment on en parle ? Je rappelle que voici ici la carte établie par l'European Free Alliance, c'est-à-dire l'Alliance libre européenne – ce sont des Verts, Verts européens, un petit peu allemands –, qui a proposé une Europe des régions ethniques. C'est un document qui circule depuis une quinzaine d'années dans les couloirs du Parlement européen. Quand on a vu ce document arriver, les gens ont haussé les épaules en France. « Oh là là, là là, là là, c'est du complotisme ».
De toute façon, dès qu'il y a une idée différente de ce qui est écrit dans Libération, c'est du complotisme. (Acclamations et applaudissements) C'est d'ailleurs assez rigolo, parce qu'il y a eu un article ignominieux à mon encontre par un M. Albertini, journaliste à Libération, spécialiste de l'extrême-droite. (Huées) J'ai refusé de le recevoir, parce que moi, je veux bien recevoir un journaliste de Libération, mais pourquoi un journaliste spécialiste de l'extrême-droite ? Ça ne lui plaît pas, ça ne leur plaît pas, mais nous ne sommes pas d'extrême-droite. Voilà. C'est comme si... Je veux bien recevoir un journaliste. Mais si c'est un spécialiste du marathon, c'est pas moi.
(Rires et applaudissements) Alors ce M. Albertini qui au mépris de toute déontologie journalistique m'a affublé d'une photo photoshopée, etc. pour me faire paraître sous les traits de Dracula... (Rires) Ce M. Albertini a cru trouver la bonne attaque en disant que j'étais complotiste, puisque selon moi... Il se gaussait. Paraît-il que le dalaï-lama était financé par la CIA. Vous vous rendez compte à quel point j'étais bête. (Rires) Le problème de M. Albertini, c'est que nous avons retrouvé que dans son propre journal Libération, il y a un article qu'on va lui envoyer qui mit : « Le dalaï-lama (a été) financé par la CIA » !
(Acclamations et applaudissements) Ils finissent par se prendre leurs pieds dans leurs propres mensonges ! Et pour revenir à cette carte... Voyez comme elle est grave, cette carte, parce que qu'est-ce qu'on y voit ? On y voit justement... Faut regarder de près. Elle est peut-être un petit peu floue. On voit notamment que Corsica est devenue indépendante. C'est d'ailleurs ce que réclame Jean-Guy Talamoni, président de la collectivité de Corse, qui a dit : « Je verrai de mon vivant une Corse indépendante dans le cadre de l'UE ».
On voit que Catalunya, la Catalogne, en Espagne, est devenue indépendante, en ayant d'ailleurs rattaché à elle le département des Pyrénées-Orientales, ce morceau du territoire national qui fait partie de la France depuis le Traité des Pyrénées de 1659. Il faut savoir que si vous allez sur Wikipédia, le département des Pyrénées-Orientales français est déjà appelé Catalunya Nord. Sur cette carte, on voit le Pays basque, Pais Vasco, à la fois sur l'Espagne et sur une partie du département français des Pyrénées-Atlantiques.
Il faut savoir que depuis le 1er janvier 2017, voici 2 mois et demi, le gouvernement a fait fusionner 158 communes françaises du département des Pyrénées-Atlantiques en une seule collectivité qui s'appelle Pays basque et qui correspond exactement au pourtour français de cette entité Pais Vasco, destinée à devenir indépendante dans le cadre de l'UE. (Huées) Il faut savoir que la Bretagne ici, avec le département de la Loire-Atlantique qui lui est rattaché, désormais, a trouvé des porte-parole, et pas des moindres, puisque M. Patrick Le Lay, l'ancien PDG de TF1, veut l'indépendance de Breizh dans le cadre de l'UE. Il faut savoir que dans cette carte, il était question d'une province Occitanie.
Bah tiens, M. Hollande nous l'a créée, la province Occitanie. — {Du public :} Traître ! (Quelques réactions du public) Vous voyez bien que l'Écosse devient indépendante dans le cadre de l'UE. Vous voyez bien que Flanders, la Flandre, devient indépendante dans le cadre de l'UE, et puis Galiza, la Galice, et Andalucia, etc., etc.
En réalité, la France, que ce soit un royaume, que ce soit une république ou un empire, depuis 1790, avait créé des départements et des communes, les communes qui étaient les anciennes paroisses dues au Moyen Âge et les départements, qui avaient été créés le 15 janvier 1790 pour assurer l'égalité des Français et des territoires dans la perspective de cette fabuleuse fête qui a eu lieu le 14 juillet 1790 : la Fête de la Fédération, sur le Champ-de-Mars à Paris, où tous les Français se sont reconnus citoyens égaux d'une République une et indivisible, comme il est marqué dans notre Constitution !
(Acclamations et applaudissements) Et puis en 1982, les réformes Defferre nous ont créé des régions, de plein exercice des collectivités territoriales, avec des hôtels de région, avec des présidents de région ayant des voitures de fonction, avec un tableau de bord en loupe d'orme et des sièges en cuir profond, chauffants, et un premier vice-président, et un deuxième vice-président, et un troisième vice-président, qui se contentait du tableau de bord en loupe de thuya. (Rires et applaudissements) Tout ceci nous a créé 1 757 conseillers régionaux supplémentaires dont on s'était très bien passé pendant 192 ans.
(Acclamations et applaudissements) Et puis, un malheur n'arrivant jamais seul, 10 ans après, on nous a créé l'UE. C'est-à-dire que le marché commun, qui n'était qu'une... (Huées) Le marché commun, qui n'était qu'une entité commerciale, une entité marché commun, devient une entité ayant vocation à devenir un État : l'UE, avec des politiques étatiques, battant monnaie... Enfin monnaie : M-O-N-N-A-I-E. (Légers rires puis applaudissements) Avec une politique étrangère de sécurité et de défense, s'il vous plaît, un pilier judiciaire, etc. C'était le début du traité (sur) l'Union européenne, le célèbre TUE.
Alors ce qu'il faut savoir, c'est que le projet implicite des gens qui nous dirigent, c'est qu'à terme, il y ait l'UE, les régions et les comtés. Les comtés : quelque chose qui soit en tout cas à mi-chemin entre des départements et des communes, quelque chose qui ait la taille des comtés américains, quelque chose qui rassemble à peu près 50 000 à 70 000 habitants. C'est-à-dire : par paquets de 20 ou 30, nos communes de France sont priées de fusionner pour quelque chose ayant en gros la même granulométrie administrative que de l'autre côté de l'Atlantique. Les régions devenant en fait des États, des États, les régions devenant des États de ces États-Unis d'Europe qui...
Contrairement à ce que vous pensiez, ça ne sera pas France, Italie, Espagne et Portugal. Non. Le projet actuellement en cours, c'est d'avoir des États-Unis d'Europe constitués de Flanders, Breizh, Scotland, Galiza, Pais Basco, Occitania, Elsass, Savoie, Corsica. C'est de ça qu'il s'agit. (Huées) Mon projet à moi, c'est tout simplement que la France reste la France. (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Président ! Il va bien falloir que les autres candidats s'expliquent sur cette question, parce que s'ils refusent d'expliquer ce qui est en train de se passer avec ces réformes territoriales qui nous tombent dessus sans qu'on ait été prévenus...
Personne ne nous explique pourquoi il faut fusionner les communes, pourquoi d'un seul coup il faut avoir des grandes régions, pourquoi il faut donner de plus en plus de pouvoir aux régions. Si personne ne nous explique pourquoi, on va bientôt nous dire qu'il faut supprimer les départements. Eh bien moi, je l'explique, je le mets sur la table, parce que je suis quelqu'un de sérieux, de responsable, c'est-à-dire quelqu'un qui a une réponse, et je suis quelqu'un qui veut défendre mon pays ! (Acclamations et applaudissements) Bien sûr, certains vont considérer que j'affabule. Alors à ceux-là, eh bien je vais leur dire d'écouter ce grand monsieur il y a 25 ans.
{— {Philippe Séguin :} Que veut-on mettre à la place de ce qu'il est question d'effacer ? À quoi veut-on nous faire adhérer quand on aura obtenu de nous un reniement national ? Sur quoi va-t-on fonder ce gouvernement de l'Europe auquel on veut nous soumettre ? Sur la conscience européenne ? C'est vrai que cette conscience existe. Il y a même quelque chose comme une civilisation européenne au confluent de la volonté prométhéenne, de la chrétienté et de la liberté de l'esprit. Bien sûr, nous autres, Européens, avons un patrimoine et toutes sortes de similitudes. Mais cela ne suffit pas pour forger un État.
S'il y a une conscience européenne, c'est un peu comme il y a une conscience universelle : elle est de l'ordre du concept et n'a à voir ni avec l'âme du peuple ni avec la solidarité charnelle de la nation. La nation française est une expérience multiséculaire. La conscience européenne est une idée, et qui ne s'arrête pas d'ailleurs aux frontières de la Communauté. Et l'on ne bâtit pas un État légitime sur une idée abstraite, encore moins sur une volonté technocratique. Ainsi, l'État fédéral européen manquerait de fondement réel et de justifications profondes. Ce serait un État arbitraire et lointain dans lequel aucun peuple ne se reconnaîtrait.
Les plus lucides des fédéralistes européens le savent bien et ils ont une réponse toute prête. Il s'agit de l'Europe des régions, laquelle présente le double avantage de rapprocher – disent-ils – le pouvoir du citoyen et de mettre hors-jeu – ça, c'est sûr – les États nationaux. Seulement, voilà : ce fédéralisme régionaliste signifierait à coup sûr la fin de notre République.
Ce serait anéantir dix siècles de volonté d'unification du pays, dix siècles de rassemblement des provinces, dix siècles de lutte contre les féodalités locales, dix siècles d'efforts pour renforcer la solidarité entre les régions, dix siècles d'obstination féconde pour forger, de génération en génération, une authentique communauté nationale. Qu'en adviendra-t-il à terme ? Eh bien on remplacera les quelques frontières nationales existantes par une multitude de frontières locales invisibles mais bien réelles. On formera de petites provinces là où il y avait de grands États, avec autant de communautés crispées sur leurs égoïsmes locaux.
On laissera les régions riches devenir toujours plus riches et les pauvres devenir toujours plus pauvres. On confiera les affaires à des notables que le gouvernement fédéral, du fait de son éloignement (Applaudissements de 1992 de l'Assemblée nationale) et de son manque de légitimité, ne pourra contrôler, pas plus que ne pourront le faire les gouvernements nationaux politiquement affaiblis et limités dans leurs compétences. Ce sera le grand retour des féodalités, lequel – je vous le concède – a déjà largement commencé. Ce sera, pour le coup, cette Europe des tribus que nous dit tant redouter monsieur le président de la République.
Il n'y aura plus en France de redistribution, de péréquation, d'aménagement du territoire. Viendra la règle du « Chacun pour soi » et de « Dieu pour personne ». Se noueront des relations de région à région par-dessus la tête des États. C'est déjà entamé. Ce sera le contraire de la République et ce sera le contraire de la démocratie. Ceux-là mêmes qui ont multiplié les échelons de l'administration nous disent maintenant qu'il y en a trop, qu'il faut en supprimer, pour rationaliser, pour simplifier. Il y a trop d'échelons comme il y a trop de communes. Et même s'il n'y a pas de calcul, s'il n'y a pas de préméditation, même si M.
Delors est probablement sincère quand il déclare qu'il ne veut pas faire disparaître les nations, l'engrenage qui se met en place est tel qu'au bout du compte, ce n'est pas le choix entre le département et la région qui s'imposera dans la multiplicité des échelons du pouvoir, mais c'est l'escamotage de l'État-nation qui se dessinera. Et l'idée fait subrepticement son chemin. Déjà les régions traitent directement avec Bruxelles pour quémander des subsides, déjà elles s'allient entre elles pour organiser des groupes de pression à l'échelon communautaire, déjà voient le jour des politiques régionales qui ne tiennent plus aucun compte des impératifs nationaux.
Et voilà que se crée à Bruxelles un Comité des régions qui n'a pas encore beaucoup de pouvoirs, ... — {Henri Emmanuelli :} Mes chers collègues... Dernière fois. (Chahut de l'assemblée) — ...mais qui se présente déjà comme organe de représentation. C'est la manifestation ouverte d'un dessein régionaliste qui ne prend même plus la peine de se déguiser, mais dont – comme toujours – on dissimule les véritables ambitions.} (Applaudissements du public) J'en profite pour rendre hommage à Philippe Séguin, qui est mort et qui a fait ce discours ô combien prémonitoire il y a un quart de siècle. Comme toutes les grandes pensées, elles se révèlent conformes au déroulement des événements.
Et il nous appartient à nous, 25 ans après, de mettre un terme définitif à la désintégration de la France ! (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Président ! Toujours l'article 5 : « Le président de la République est le garant du respect des traités ». Je suis le seul candidat à prévoir d'utiliser l'article 50 du TUE pour sortir de l'UE et l'article 13 du Traité de l'Atlantique Nord pour sortir de l'OTAN, parce que pour sortir des traités, il faut encore les respecter, c'est-à-dire respecter la procédure de sortie qui a été acceptée par tous les États parties prenantes à ce traité.
Et de ce point de vue-là, je suis aussi le seul candidat à rappeler que l'on ne peut pas sortir juridiquement de l'UE ni de l'euro autrement que par l'article 50. Je suis le seul candidat à dénoncer les candidats qui proposent de désobéir aux traités européens, si vous voyez ce que je veux dire. (Acclamations et applaudissements) Comment peut-on faire confiance, comment peut-on faire confiance à un candidat qui ose vous dire, qui ose vous dire qu'il va désobéir aux traités internationaux que la France a signés et ratifiés, ce qui nous vaudrait d'ailleurs d'être traînés devant la Cour de justice de l'UE puis devant la Cour internationale de justice ?
Comment peut-on faire confiance à quelqu'un qui ose vous dire qu'il va désobéir à la parole internationale de la France et en même temps piétiner la Constitution française, puisque l'article 5 fait du président de la République le garant du respect des traités ? Comment pouvez-vous faire confiance à quelqu'un qui vous dit sans vergogne : « Faites-moi confiance. Votez pour moi. Je vais piétiner les engagements les plus sacrés de la République française » ? (Huées) Article 14 : « Le président de la République accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères, et réciproquement ».
Eh bien mon programme présidentiel respecte bien la Constitution, car je présente une vision lucide et cohérente de la politique étrangère de la France et de son rôle dans le monde. (Applaudissements) Je propose d'assurer le rayonnement et l'indépendance de la France avec le grand retour d'une politique d'amitié et de coopération de la France avec la Russie, ... (Acclamations et applaudissements) ...avec la Chine, ... (Acclamations et applaudissements) ...avec le monde arabe, ... (Acclamations et applaudissements) ...avec le monde arabo-musulman, avec le monde latino-américain. (Acclamations et applaudissements) La France redeviendra le porte-parole de la liberté des peuples du monde.
Et nous aurons la volonté de redonner tout son pouvoir à l'ONU, conformément à la Charte fondatrice de cette institution. (Applaudissements) Nous mettrons fin à la Françafrique, ... (Acclamations et applaudissements) ...mais nous développerons une nouvelle ère de coopération égalitaire avec les pays d'Afrique, parce que tant et tant de choses nous lient à nos amis africains, à la fois par l'Histoire, ... (Acclamations et applaudissements) ...par la langue, ... (Acclamations et applaudissements) ...par le commerce, ... (Acclamations et applaudissements) ...par l'éducation, par les échanges culturels, par les migrations et par les familles.
(Acclamations et applaudissements) Et puis la France adoptera une politique planétaire pacifiste et réfléchie, veillant à donner à l'espace francophone mondial sa dimension politique et non alignée. (Acclamations et applaudissements) Nous nous rapprocherons ainsi du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine, de l'Afrique du Sud et des BRICS. En fait, je suis le seul candidat à vous proposer une vision du monde, une vision du monde du IIIe millénaire, une vision du rôle de la France. Au IIIe millénaire, nous, nous refusons cet apartheid planétaire que constitue la construction européenne.
(Acclamations et applaudissements) Nous refusons cette théorie du choc des civilisations, qui voudrait qu'il y ait d'un côté des peuples serviettes et de l'autre des peuples torchons. (Acclamations et applaudissements) Nous voulons redonner tout son pouvoir à l'ONU. Et nous voulons redonner aussi tout son pouvoir à la francophonie, à nos liens avec les pays francophones. (Acclamations et applaudissements) Je l'ai montré tout à l'heure lors de la conférence de presse, comme lors de ma première conférence de presse. Je m'exprime... Sauf ici, puisqu'il y avait un vidéo.
Mais je m'exprime et je m'exprimerai pendant toute cette campagne devant les trois drapeaux réunis de la République française, de l'ONU et de l'Organisation internationale de la francophonie. (Acclamations et applaudissements) Et à ce propos, à ce propos, j'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. C'est que nous allons procéder à une véritable libération mentale de la France. Nous allons complètement changer le paradigme dans lequel on nous a enfermés. Nous allons rouvrir la France sur l'universel. Nous n'allons plus limiter nos amitiés, nos ambitions à un petit périmètre qui irait de Gibraltar jusqu'au cap Nord, de l'Algarve portugaise jusqu'à la Laponie finlandaise.
Nous allons faire de la France de nouveau une puissance universelle. Et nous allons renouer avec la francophonie. Et la francophonie, c'est exaltant, puisque la francophonie... Contrairement à ce qu'on veut vous faire croire, la langue française est en plein essor au niveau planétaire. Ici, je vais vous montrer une petite vidéo qui va vous faire ressentir... Et peut-être, comme ça l'a fait pour moi, vous faire frissonner devant le monde d'aujourd'hui, le monde de demain qui nous attend, le grand retour de la France dans le monde et parmi nos amis de la communauté francophone. (Acclamations et applaudissements) Voilà, la France universelle est de retour !
(Acclamations et applaudissements) Avec la langue française et avec nos partenaires de la francophonie ! Ça n'est pas vrai que nous sommes condamnés à devenir des vassaux des Anglo-Saxons et des États-Unis d'Amérique ! Nous devons brandir haut la francophonie dans le monde d'aujourd'hui et de demain ! (Acclamations et applaudissements) L'article 15 : « Le président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la défense nationale ». Mon programme présidentiel respecte la Constitution, car je présente une vision claire, cohérente et réfléchie de la politique de défense de la France.
La priorité à la paix mondiale et à l'indépendance de la France vis-à-vis du monde entier grâce à un budget décent, avec le retrait de la France de l'OTAN, ... (Acclamations et applaudissements) ...avec le rappel immédiat de nos troupes présentes dans des guerres illégales, ... (Acclamations et applaudissements) ...avec la redéfinition d'un nouveau livre blanc de la défense nationale, affirmant la volonté de la France de n'appartenir à aucun bloc militaire, ... (Acclamations et applaudissements) ...de sanctuariser le territoire national par la force de frappe nucléaire, parce que comme le dit l'adage romain : « Si vis pacem, para bellum » : « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».
Nous devons faire attention justement à préserver notre paix grâce au legs là aussi historique de Charles de Gaulle. La volonté de la France d'avoir une politique de défense erga omnes. C'est-à-dire que nous n'aurons plus d'ennemis désignés. (Acclamations et applaudissements) Et puis je vous assure de la fin de l'appauvrissement et de la paupérisation des armées françaises. Le budget de la défense, hors pensions, sera porté de 1,6% du PIB à 3% du PIB, ce qui ne sera que revenir à ce qu'il était en 1981, parce que désormais, les armées françaises sont au bord du collapsus.
(Acclamations et applaudissements) De cette sorte d'ailleurs, nous suivrons un mouvement général, puisque je rappelle que la Russie, la Chine et les États-Unis d'Amérique ont décidé de doper considérablement leur budget militaire. Nous, nous devons avoir une force qui soit à la mesure de la France, bien entendu, mais qui soit notamment capable d'assurer notre sécurité, notre indépendance nationale et aussi la surveillance de notre ZEE maritime, qui – je le rappelle – est la deuxième ZEE du monde. (Acclamations et applaudissements) Eh bien voilà. C'est ici que s'arrête le programme présidentiel.
(Acclamations et applaudissements) Mais notez bien que c'est ici que commence le programme législatif. Et notez bien que les autres candidats à l'élection présidentielle ont omis la première partie. (Acclamations, applaudissements et huées) En fait, c'est ce qu'en termes freudiens ou psychanalytiques, on appelle un acte manqué. En fait, ils savent qu'ils ne sont pas du niveau. (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Asselineau Président ! Alors je vais maintenant vous présenter... Mais je ne peux pas... L'heure avance. Je ne voudrais pas être trop long.
Mais je ne voudrais pas non plus que vous repartiez d'ici sans avoir une vision assez claire d'un certain nombre de chapitres du programme législatif, qui d'ailleurs est bouclé. Je crois qu'on l'a remis dans sa complétude aux journalistes qui étaient présents. Je ne vais pas tout vous présenter ici. Mais je voudrais vous présenter quelques-uns des chapitres plus importants. Et au cours de la campagne qui va s'ouvrir, eh bien je vais aller de meeting en meeting. Et à chaque fois, je présenterai des chapitres différents pour ne pas lasser l'assistance. En revanche, je présenterai bien mon programme présidentiel.
Et j'insiste là-dessus, puisque la partie que je vais vous présenter maintenant, je ne suis pas sûr de pouvoir l'appliquer. Je ne serai sûr de l'appliquer que si j'ai la majorité à l'Assemblée nationale en juin. Mais les autres, c'est pareil. Les autres, ils n'ont pas de programme présidentiel et ils ont un programme de Premier ministre. Mais si ensuite, ils sont élus et qu'ils n'ont pas la majorité pour soutenir leur action, ils vont faire quoi ? Du macramé ? (Rires et applaudissements) Alors l'article 20, je le disais tout à l'heure : « Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation » et est « responsable devant le Parlement ».
Si je suis élu président de la République, une fois que je serai installé à l'Élysée, je nommerai un Premier ministre, Premier ministre de transition. Et on attendra les élections du mois de juin. Et en vertu de la majorité qui sera sortie lors de ces élections du mois de juin, je nommerai le Premier ministre, conformément à ce qui est prévu par la Constitution. Et je prendrai en fonction des résultats. Alors certains me disent : « Mais vous n'aurez jamais la majorité ». Mais qu'en savent-ils ? Encore une fois, ils ne nous auront pas vus venir. (Acclamations et applaudissements) Je rappelle que 50% des Français, actuellement, ne savent plus à quel saint se vouer.
Ils ne savent plus pour qui voter. {Du public :} Asselineau ! {Scansion du public :} Asselineau Président ! Et si nous réussissons... Et je pense que c'est possible que je sois élu le 7 mai ! (Acclamations et applaudissements) Eh bien ne doutez pas que ce sera un tel tremblement de terre historique, comme d'ailleurs les Français en ont le secret tout au long de leur histoire. Eh bien ne doutez pas qu'à ce moment-là, 1 mois après, les Français non seulement confirmeront, mais renforceront encore leur vote. Et nous aurons une majorité à l'Assemblée nationale.
(Acclamations et applaudissements) Ce programme législatif de l'UPR comporte des mesures fondamentales récapitulées dans le programme de libération nationale. Et malheureusement, il est maintenant épuisé, à défaut que je le sois. Il est épuisé. C'était le programme que j'avais présenté en 2012. Nous sommes en train de le faire réimprimer, mais étoffé et enrichi pour cette campagne de 2017. Je l'avais dit, je le répète : notre programme s'inspire étroitement du programme du CNR de 1944 tout en l'actualisant aux conditions de 2017. (Applaudissements) Ça veut dire notamment que nous allons procéder à l'éviction des féodalités économiques et financières de la conduite de l'économie.
C'est la formule même qui était utilisée par nos aïeux du CNR. (Acclamations et applaudissements) Ça veut dire la renationalisation ou l'interdiction de privatiser, qui sera inscrite dans la Constitution lors de cette réforme constitutionnelle dont je vous ai parlé. Eh bien nous allons procéder à la renationalisation ou à l'interdiction de privatiser des sociétés suivantes, qui sont en fait les grands services publics à la française, avec EDF, avec GDF, ... (Approbation du public après chaque nom de société) ...avec France Télécom, avec La Poste, avec la SNCF, avec la Sécurité sociale... Sécurité sociale qui sera garantie pour tous les Français et qui sera une Sécurité sociale publique.
Et nous inscrirons le principe de la Sécurité sociale dans la Constitution. (Acclamations et applaudissements) C'est une honte, c'est une offense, c'est une insulte à 750 ans d'histoire de France que de voir dans le programme de tel ou tel candidat la destruction programmée de la Sécurité sociale ! (Huées) Nous renationaliserons les réseaux autoroutiers, du moins la gestion qui a été confiée... (Acclamations et applaudissements) ...et qui a été bradée d'ailleurs, puisque les sociétés qui ont mis la main sur les sociétés d'autoroute sont en train de dégager des bénéfices considérables sur le dos du peuple français. Ça n'est pas normal !
(Huées, acclamations et applaudissements) Et puis également les sociétés d'adduction d'eau, et puis également TF1 et TDF. (Acclamations et applaudissements) TF1, parce qu'il s'agit de la chaîne de télévision n°1 pour former l'opinion publique française et que, comme il existe au Royaume-Uni avec la BBC 1, BBC 2, comme il existe au Japon avec la Nippon Hoso Kyokai, la NHK japonaise, qui est une société publique et n°1, il est normal que la première chaîne de télévision, celle qui bénéficie de la plus grande audience, soit une propriété publique, ne soit pas une propriété d'un groupe privé au capital duquel se trouvent pour plusieurs dizaines de % des fonds d'investissement américains.
(Acclamations et applaudissements) Nous renationaliserons également TDF et toute banque bénéficiant d'une aide publique. (Acclamations et applaudissements) Notez bien que ce programme n'est pas un programme d'extrême-gauche, même s'il peut le paraître – je le reconnais –. Mais ce programme est moins à gauche, nettement moins que le programme commun de la gauche de 1972, qui avait prévu... D'abord, il n'avait pas prévu de nationaliser tout ça, puisque c'était déjà nationalisé. Il avait prévu de nationaliser les sociétés d'adduction d'eau – c'est la seule chose que je mets ici –, mais également toutes les banques et de très nombreuses industries.
Donc ça n'est pas un programme spécialement à gauche. Mais ça n'est pas non plus un programme de droite. En fait, c'est un programme français. (Acclamations et applaudissements) Parce que comme je l'explique, les Français ont besoin d'un État qui assure l'égalité et la justice sociale entre tous les Français. Et le point commun à toutes ces entreprises, c'est d'être des entreprises de réseau qui assurent au quotidien une certaine égalité des citoyens, que ce soit l'électricité, le gaz, les télécommunications, les services postaux, les services ferroviaires, la Sécurité sociale, les services autoroutiers. Eh bien tout ceci va dans le même sens.
Et nous aurons donc retour à ce qui correspond au génie français, qui est un génie... La France n'est pas faite pour être une économie collectiviste. Elle n'est pas faite non plus pour être une économie anglo-saxonne d'ultralibéralisme. Nous avons 7 siècles d'histoire qui nous montrent que les Français ont besoin que l'État se mêle de l'économie pour assurer la justice et l'égalité sociale entre les Français. (Acclamations et applaudissements) Nous procéderons à des économies substantielles avec une réduction drastique du millefeuille administratif : la réduction du nombre de députés, que nous passerons de 577 à 500. Ce n'est pas une baisse très importante, mais ça permettra de supprimer...
Pourquoi 500 ? Parce que ça fera un député pour à peu près 130 000 habitants. C'est le ratio que l'on trouve en Allemagne. Ça permettra la suppression de 77 postes de députés et de ce qui va avec, notamment les attachés parlementaires. (Acclamations et applaudissements) Nous procéderons à la suppression de 74 députés européens, puisqu'on n'est plus dans l'UE. (Acclamations et applaudissements) Notez bien que, comme disent nos amis allemands : « Der Teufel liegt im Detail », c'est-à-dire « Le diable réside dans les détails ». Je regardais que le programme de Mme Le Pen, qui a copié sur le mien, n'a pas tout copié, n'a pas prévu la suppression des députés européens, justement.
(Acclamations et applaudissements, puis huées) Je rappelle que tout ce petit monde est payé par les contribuables français. Et quand je dis « députés européens », c'est non seulement les salaires, les émoluments, les transports, les secrétariats divers et variés, etc., etc., etc. Nous procédons également à la réduction du nombre de sénateurs de 348 à 100. (Acclamations et applaudissements) Pourquoi ? Parce que finalement, il y a 100 sénateurs aux États-Unis pour 315 millions d'habitants, il y a 69 sénateurs en Allemagne pour 82 millions d'habitants, et il y a 348 sénateurs en France pour 65 millions d'habitants. Cherchez l'erreur.
Donc on va supprimer 248 postes de sénateur et des attachés parlementaires qui vont avec. (Acclamations et applaudissements) Je l'ai dit tout à l'heure : nous allons revenir aux régions de France métropolitaine d'avant la réforme Hollande, donc des régions de taille plus modeste. Et surtout, nous allons revenir sur les réformes de 1982. On réduira les régions au rang d'établissements publics régionaux comme avant la réforme Defferre. Ça veut dire que nous allons supprimer 1 757 postes de conseillers régionaux.
(Acclamations et applaudissements) Avec les hôtels de région qui vont avec, avec les secrétariats, les frais de mission, les voitures, avec les tableaux de bord en loupe d'orme, qui seront reversés au Domaine et vendus à l'occasion. On essaiera peut-être d'avoir des prix pour les adhérents de l'UPR. (Acclamations et applaudissements) Et puis nous allons également remédier à cette anomalie, cette incongruité qui est celle des conseillers départementaux. Je vous rappelle que M. Hollande nous a sorti d'un chapeau... Il a sorti de son cerveau fé-cond...
(Rires puis acclamations et applaudissements) Il a sorti de son cerveau fécond quelque chose qu'on n'a jamais vu – je crois – dans l'histoire des républiques. C'est que désormais, avec les nouveaux conseils départementaux, on élit un couple : un homme et une femme, qui sont pour le même poste de même canton. Voilà. On a vu ça pour les conseillers départementaux. Voilà. C'est comme si on élisait un couple pour aller à l'Élysée. Remarquez, il y en a qui font ça en couple. (Rires puis applaudissements) Alors la situation est ubuesque, parce que vous avez un couple qui est sur le même siège, si j'ose dire. (Rires) Alors de deux choses l'une.
Soit ils s'entendent très très très très très très bien et ils ont de nombreux enfants. (Rires) Mais à ce moment-là, ils ne servent à rien. Puisqu'ils votent toujours de façon identique, ça sert à rien d'en avoir deux. Soit ils ne s'entendent pas, s'envoient la vaisselle à la tête, et ils votent séparément. Mais à ce moment-là, quelle est leur légitimité, puisqu'ils ont les mêmes électeurs ? Quelle est leur légitimité pour avoir des votes différents, puisqu'ils ont les mêmes électeurs ? Donc eh bien nous allons supprimer tout simplement un sur deux : 2 054 postes de conseillers départementaux, ...
(Acclamations et applaudissements) ...ce qui au fait, en définitive, nous permet de supprimer 4 210 postes d'élus. Alors rassurez-vous, il en restera. Il nous restera 500 députés, 100 sénateurs, 2 054 conseillers départementaux et également... Alors c'est un nombre qui est un peu sujet à caution, parce que j'ai vu différents nombres sur le devant de la scène. Mais environ 35 885 maires, parce que nous n'allons pas toucher... (Acclamations et applaudissements) ...aux maires des petites communes rurales. Et pourquoi nous n'allons pas toucher aux maires des petites communes rurales ?
Parce que c'est un service extraordinairement bon marché pour un service extraordinairement efficace et extraordinairement démocratique. Parce qu'actuellement, dans un village de 350 habitants, par exemple, monsieur le maire ou madame le maire – pas Bruno Le Maire – gagnent une indemnité mensuelle de 580 € par mois. C'est une indemnité forfaitaire. Il y a d'ailleurs des maires qui demandent à leur conseil municipal de voter une exemption pour qu'ils gagnent moins. Les conseillers municipaux ne sont pas rémunérés.
Et le maire d'un village, avec 580 € par mois, est obligé de se débrouiller avec ça pour tout faire : quand il va à la préfecture, à la sous-préfecture avec sa voiture, quand il circule à l'intérieur de son village pour aller voir dans un hameau si une personne âgée qu'on n'a pas vue depuis quelques jours, si tout va bien, quand il est obligé de se déplacer sur un chantier, quand il est obligé de mettre peut-être de temps en temps la main à la poche, parce que bon, pour un dîner du club du troisième âge, il faut acheter quelques gâteaux ou une bouteille de champagne supplémentaire et que ça n'est pas prévu au budget de la municipalité.
Monsieur le maire ou madame le maire, ils sont taillables et corvéables à merci du 1er janvier au 31 décembre, samedi, dimanche compris. Et en plus de ça, tout le monde connaît le maire, dans un village. C'est un principe de démocratie locale. Lorsqu'on demande aux Français : « En qui avez-vous confiance ? », c'est toujours monsieur le maire ou madame le maire qui arrive en premier parmi vos élus. Nous allons remplacer ce système – si on les laisse faire – par la disparition des mairies, leur fusion par paquet de 30 communes dans un comté. Il manquera plus qu'un shérif à la tête.
Et puis il y aura donc un fonctionnaire qui sera à 20 ou 25 km de là, qui – lui – travaillera du lundi, 9 heures du matin, au vendredi, 17 heures. Pas question de travailler le samedi, le dimanche. C'est quelqu'un qui sera payé normalement 1,5 fois le SMIC, peut-être, plus les charges sociales plus les frais de transport et l'amortissement du véhicule, plus le secrétariat, et pour s'occuper de 2 ou 3 communes à 25 km, complètement coupé de la population, dans des villages où il n'habiterait pas. Cette réforme mènera à une catastrophe.
D'ailleurs, la Cour des comptes a déjà pointé la catastrophe dans son rapport du 19 octobre dernier en montrant que les réformes territoriales actuellement en cours sont catastrophiques. Mais là, on est assurés que ça va nous coûter des centaines et des centaines de millions d'euros voire des milliards pour voler aux Français leur démocratie de base qui est celle des communes héritées de la République. C'est un véritable scandale. (Huées, acclamations et applaudissements) Nous pourrons ainsi, nous, réaliser des économies formidables. Tous les autres candidats vous proposent de faire des économies. Mais ce sont des économies pour rire. J'étais tout à l'heure, ce matin, dans une radio.
Je ne dis pas laquelle. J'ai été dans plusieurs radios. J'ai même parlé dans 4... Non, 2 radios et une télévision. J'ai vu le président qui me disait qu'il ne comprenait pas bien pourquoi je faisais une fixation sur l'Europe et qui me disait que lui, les problèmes de sa radio, c'était quand même tout simplement qu'il fallait... Il y avait trop de droit en France, de normes, d'inspection du travail, de ci, de ça, de charges sociales, tati, tata, et qu'il fallait tailler dans le vif. Bon. Qu'il y ait trop de charges, je n'en parlerai pas ici, mais vous le trouverez dans le programme : je n'en disconviens pas sur les TPE, sur les artisans et les petites entreprises.
Là, on a des propositions originales que je vous montrerai une autre fois. (Acclamations et applaudissements) Mais, et en particulier parce qu'il faut bien distinguer les petites entreprises : les artisans, les TPE des très grands groupes... Ça n'est pas la même problématique. Mais quand je vois quelqu'un comme ça qui me dit : « Voilà ce qu'il faut faire. Il faut le droit du travail ici et le droit du travail ça, et ci, et ça », je lui ai dit : « Mais pourquoi M. Hollande, pourquoi M. Sarkozy ne l'ont-ils pas fait ? Ça fait 10 ans, 15 ans, 20 ans qu'on nous dit ça. Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ? ».
Il se passe tout simplement que les Français ne sont pas des Anglo-Saxons, que le corps social français répugne à accepter une démolition de tous ses acquis sociaux, de tout son droit du travail. C'est tout simplement ça. Et qu'il y a une différence entre les meetings enflammés que l'on peut faire comme ça devant des salles acquises et puis la réalité du terrain une fois qu'on est arrivé aux fonctions. La réalité, c'est en fait qu'il y a des gisements d'économies à faire dans l'économie française. Mais il faut pour cela s'attaquer aux dogmes. Et là, plus personne n'en parle. Et moi, je me suis attaqué aux dogmes, justement. Toutes les économies que je viens de vous proposer...
Mais ça veut dire effectivement : il faut supprimer 248 postes de sénateur. Nous, on peut le faire, parce qu'on n'a pas de sénateurs. (Rires puis applaudissements et acclamations) Comme devant tous les grands bouleversements de l'Histoire, seule une force politique nouvelle, jeune, qui n'a de comptes à rendre à personne peut en effet nettoyer et supprimer tout ce qui est accumulé par les années qui n'est plus nécessaire. Est-ce que vous voyez vraiment LR, le PS, où c'est une course lamentable en ce moment à qui va se placer... On a l'impression d'être au turf : « Alors lequel va gagner ? ».
Alors le grand problème en ce moment d'un certain nombre de députés, c'est : « Qui va gagner entre Hamon et Macron ? ». Niveau d'intérêt général : zéro. Vision de la France : zéro. Vision de la France à 40 ou 50 ans : zéro. La seule chose qui compte, c'est leur pomme. Alors moi, je m'attaque justement à ce millefeuille administratif. Nous avons chiffré les économies à réaliser.
Et encore, ce sont des économies a minima : à 347 millions d'euros rien qu'en supprimant les postes de députés, de sénateurs, de conseillers départementaux et régionaux, plus 4 milliards d'euros d'économies en supprimant les hôtels de région et toutes les interventions non nécessaires des régions, plus la réduction du train de vie de l'Élysée de 35 millions d'euros. Tout ceci nous fait déjà une réduction de 4,4 milliards d'euros par an. (Acclamations et applaudissements) Et puis ça n'est pas tout. Ça n'est pas tout, puisque comme vous le savez, nous sortirons de l'UE. C'est-à-dire que les économies directes, c'est 9 milliards d'euros supplémentaires par an, ...
(Acclamations et applaudissements) ...puisque chaque année, nous donnons 23 et nous récupérons 14 (milliards d'euros). Et puis il y a les économies indirectes que l'on peut estimer à 4,6 milliards d'euros par an. Ce sont les économies sur tous les cofinancements qui sont exigés par l'UE. (Applaudissements) Et puis il y a les économies indirectes. Alors là, on additionne des choux et des carottes. Il faut faire attention.
Autant les deux premières lignes, ce sont des frais, des flux financiers réels, autant la dernière, ce sont des économies justement sur les réglementations qui pèsent sur les entreprises, et en particulier ou les artisans ou les agriculteurs, et qui viennent justement des réglementations européennes à foison. (Acclamations et applaudissements) Je rappelle que chez nos amis britanniques, pendant la campagne sur le Brexit, cet aspect-là des choses a été particulièrement important pour eux, parce que comme les Néerlandais, les Britanniques sont des gens pragmatiques et ont calculé le coût que représentent ces réglementations européennes qui sont en permanence... Qui nous tombent dessus.
Vous avez déjà vu sans doute des graphiques que j'ai présentés et qui font en fait la joie des... La joie de je ne sais pas qui, en tout cas. Mais en tout cas qui obligent les administrations des entreprises et même des petites entreprises à passer des temps... Et du temps, et des heures, et des dizaines d'heures et des centaines d'heures à régler ces problèmes de réglementations européennes. Les entreprises françaises qui exportent seront libres d'adopter si elles le souhaitent les réglementations nécessaires pour continuer à exporter dans les pays de l'UE. Mais sur les millions d'entreprises qu'il y a en France, il n'y en a que 180 000 qui exportent.
Arrêtons donc d'appliquer donc cette nuée de réglementations sur tout simplement les TPE, les entreprises, les auto-entrepreneurs qui commencent, etc. On va libérer les énergies. Mais nous vraiment. Je ne vais pas vous dire : « Pensez printemps, les amis ! ». (Acclamations et applaudissements) Le total des économies directes et indirectes, ça fait 52,3 milliards d'euros par an en plus des 4,4 milliards d'euros par an. Et puis c'est pas tout. C'est pas tout parce que nous allons, sortant de l'UE, sortant de l'article 23 du TFUE, nous allons donc rétablir un contrôle des mouvements de capitaux.
Et ça va nous permettre de lutter contre la fraude fiscale notamment des entreprises et des particuliers les plus riches, qui est estimée actuellement à 60 milliards d'euros par an. En rétablissant un contrôle des mouvements de capitaux, on peut espérer récupérer une vingtaine de milliards d'euros par an supplémentaires. (Acclamations et applaudissements) La baisse rapide et profonde du chômage se fera grâce à quatre mesures. La première, c'est la fixation d'une nouvelle politique nationale agricole, qui donnera un coup d'arrêt à la disparition des agriculteurs et qui favorisera au contraire leur réaugmentation. Je vais en parler dans un instant.
(Acclamations et applaudissements) Ça se fera grâce à la dénonciation juridique de l'article 63 du TFUE, ce qui va mettre fin à la libre circulation des mouvements de capitaux. On pourra autoriser en tant que de besoin des très grands mouvements de capitaux. Mais je rappelle que jusqu'aux années 90 du XXe siècle, il y avait en France un contrôle des mouvements de capitaux. Et je rappelle comme je l'ai rappelé sur une radio – je crois – aujourd'hui que dans la grande majorité des États du monde, à commencer par ceux qui réussissent, il y a un contrôle des mouvements de capitaux...
De telle sorte que la Chine peut acheter 1 700 hectares de terrain dans le Berry – un fonds d'investissement chinois – parce que nous n'avons pas de contrôle de mouvements de capitaux à la sortie comme à l'entrée, ce qui favorise les délocalisations à outrance, mais ce qui favorise aussi le rachat de la France par appartements. Donc des fonds d'investissement chinois peuvent acheter 1 700 hectares de terres dans le Berry. En revanche, l'inverse n'est pas vrai. Vous ne pouvez pas acheter 100 m² de terres en Chine. Eh bien nous, nous allons rétablir la symétrie des échanges internationaux et notamment des questions de mouvements de capitaux.
Cette dénonciation va permettre enfin de couper court aux délocalisations industrielles. C'est ce que souhaite le peuple français. (Acclamations et applaudissements) La troisième façon de faire baisser rapidement et profondément le chômage, c'est la sortie de l'euro et la dépréciation du franc, de l'ordre de -10%, qui, conjuguée avec le contrôle des mouvements de capitaux, rendra les exportations françaises plus compétitives, les importations moins compétitives. Et tout ceci relancera la croissance. Une étude de Jacques Sapir publiée par la fondation Res Publica il y a 2 ans montrait que ce système pourrait créer au bout de 2 à 3 ans 1 à 2 millions de chômeurs en moins de catégorie A !
(Acclamations et applaudissements) Alors parce que je vois des gens, là, dans certains médias... On me dit : « Mais vous vous rendez compte, si on sort de l'euro, ça va être l'appauvrissement ». Je dis : « Ah bon ? Et en vertu de quel théorème ? En vertu de quoi ? C'est en ce moment, l'appauvrissement. C'est en ce moment qu'il y a 800 à 1 000 personnes qui basculent en dessous du seuil de pauvreté chaque jour. (Acclamations et applaudissements) D'ailleurs, le Royaume-Uni n'est pas dans l'euro, mais la livre sterling a perdu 10% de sa valeur par rapport à l'euro et par rapport au dollar à partir de juin après le référendum.
Ils en sont ravis, puisqu'on a assisté justement à une envolée des exportations britanniques, une baisse des importations et une envolée de la croissance. La croissance industrielle au Royaume-Uni est la plus forte depuis plus de 3 ans. On a appris ça la semaine dernière. Le chômage s'est effondré, est tombé à 4,6%. Nous, on est... Et encore, les statistiques sont frelatées. Nous, on en est à 10,6%. Les investisseurs internationaux se précipitent au Royaume-Uni. On a vu que Google, Yahoo, Boeing, Nissan, etc. investissent (au Royaume-Uni).
Et comme je le disais à un journaliste qui me disait : « Oui, mais actuellement, le Royaume-Uni n'est pas encore sorti de l'UE », je lui dis : « C'est exact. Mais enfin maintenant, c'est fait, puisqu'ils viennent d'avoir le feu vert, ils vont commencer les négociations. Donc les investisseurs... Quand on investit dans un pays, c'est pas pour 25 jours ni pour 3 mois. C'est plutôt pour 25 ans. Donc les investisseurs ont parfaitement intégré dans leurs calculs le fait qu'il était rentable de s'installer au Royaume-Uni ».
Et puis enfin, une baisse profonde et rapide du chômage par la relance de la consommation, par une augmentation du SMIC actuellement de 1 153 € net par mois à 1 300 € net par mois, ce qui permettra... (Acclamations et applaudissements) ...une relance par la politique de la demande. Parce qu'en France, le problème, ça n'est pas uniquement un problème de l'offre. C'est un problème de la demande. Et on aura beau tailler, tailler en pièces dans les dépenses publiques. Si la demande n'est pas là, eh bien la France va continuer à s'enfoncer dans la spirale du déclin. Je voudrais d'ailleurs demander à M. Fillon, qui...
Je ne sais pas s'il a des compétences particulières dans tout ce qui concerne les affaires d'argent. (Légers rires) Mais, mais quand même, je voudrais lui dire que... Est-ce qu'il imagine un programme qui consiste à licencier 500 000 fonctionnaires ? À supposer que ce soit politiquement possible. À se demander comment il va par ailleurs embaucher 15 000 policiers par ci, 25 000 personnels hospitaliers par là. Mais à supposer que ce soit possible et que ce soit fait politiquement, est-ce que vous imaginez ce que ça représente que 500 000 foyers – peut-être 2 millions de personnes – qui d'un seul coup vont voir leurs revenus fondre comme neige au soleil brutalement ?
Outre le désespoir des familles, ça veut dire un effondrement de la consommation des ménages. Ça veut dire que la TVA va s'effondrer. Les gens ne vont plus consommer, ou beaucoup moins. Ça veut dire que l'impôt sur le revenu va s'effondrer. Ça veut dire que l'impôt sur les sociétés va baisser. Ça veut dire que la taxe sur l'essence, sur les produits pétroliers va baisser aussi. Ça veut dire que les 4 grandes ressources de l'État vont s'effondrer. Nous sommes dans cette spirale de l'échec, du malthusianisme, qui avait stigmatisé en son temps John Maynard Keynes.
Vous savez, la révolution keynésienne de 1936, la théorie sur la monnaie qui avait montré que la pire des choses à faire pour un pays qui est en quasi-récession, c'est d'essayer de tailler dans les dépenses publiques, parce que plus on taille dans les dépenses publiques et plus on aggrave le déficit que l'on prétendait combler. Eh bien nous, nous aurons donc une politique intelligente... (Acclamations et applaudissements) ...avec d'ailleurs... Je le signale. On va parler notamment en matière agricole. On mettra certaines taxes à l'importation pour favoriser la production locale.
Et pour les entreprises, cette hausse du SMIC sera gagée par un allègement à due concurrence des charges, ce qui finalement sera une opération blanche pour les entreprises. Une nouvelle jeunesse pour l'agriculture familiale en France. (Applaudissements) Je ne me résigne pas à voir la disparition de l'agriculture française familiale. Je rappelle qu'il y avait 4 millions d'agriculteurs en France en 1960, et qu'ils sont tombés maintenant à moins de 400 000. Ça veut dire que 90% des agriculteurs français ont disparu. Et si on continue à ce rythme, il n'y aura bientôt plus dans 15 ans peut-être que 40 000 ou 50 000 agriculteurs familiaux.
Nous n'aurons plus que des grandes entreprises de l'agrobusiness avec des fermes de 50 000 vaches et des poulaillers de 250 millions de poules, presque autant que d'adhérents à En marche. (Rires puis applaudissements) Donc moi, je veux tout simplement arrêter le déclin. Je n'admets pas que nos compatriotes agriculteurs... Je n'oublie pas d'ailleurs que mes arrière-grands-parents étaient des agriculteurs. Voilà, que la grande majorité d'entre nous... On a tous un arrière-grand-parent ou un grand-père ou une grand-mère qui était agriculteur ou agricultrice.
Donc je ne veux pas laisser tomber cette partie fondamentale de l'identité française, puisque la France, depuis plus de 2 000 ans, est une puissance agricole. Et elle a besoin de ses agriculteurs. (Acclamations et applaudissements) Donc nous allons assurer l'élévation et la sécurité du niveau de vie des agriculteurs. Nous mettrons en place en tant que de besoin des taxes à l'importation variables selon les productions afin de protéger l'agriculture familiale nationale, parce que sinon, ...
(Applaudissements) ...si on reste dans le marché unique, puisqu'on impose en France un SMIC horaire dans l'agriculture alors que la plupart des autres États de l'UE n'en ont pas, eh bien notre agriculture va se terminer. Nous allons remplacer la politique agricole commune par la politique nationale agricole, la PNA. La sortie de l'UE ne modifiera en rien le niveau des subventions versées par la prétendue Union européenne, puisque – je vous l'ai expliqué tout à l'heure – ces subventions, c'est nous qui les payons. Nous réorienterons donc... Donc les agriculteurs peuvent compter sur ma parole. Ils toucheront au moins la même chose.
Sauf que cette fois-ci, au lieu d'être affublé du drapeau bleu aux étoiles d'or du Saint-Empire romain germanique, ça sera le drapeau bleu-blanc-rouge de la République française. (Acclamations et applaudissements) Nous réorienterons la politique agricole vers des objectifs qualitatifs en termes de qualité des aliments, de préservation de l'environnement. On définira un nouveau modèle pour l'agriculture française familiale.
(Acclamations et applaudissements) Nous allons garantir un revenu digne et stable aux agriculteurs, favorisant un prix juste à la vente des productions, par la régulation des spéculations sur les produits alimentaires à destination de l'homme et des animaux, en règlement des marges de la filière. Nous assurerons un prix minimum de fiabilité, en dessous duquel la grande distribution ne pourra pas descendre. (Acclamations et applaudissements) Nous créerons un fonds de calamité agricole afin de dédommager les exploitants victimes. Et nous stabiliserons le marché et l'orienterons vers des productions locales en tant que de besoin.
(Acclamations et applaudissements) Nous rapprocherons localement les producteurs des consommateurs, et nous favoriserons les circuits courts à la fois pour le maintien de l'activité en zone rurale, également pour minimiser autant que faire se peut toutes les productions de gaz à effet de serre, tous les effets de transport, les pollutions de toute nature. Nous créerons donc un système de distribution par Internet connectant les producteurs et les plateformes de distribution locales, l'objectif étant de créer un marché local de façon à économiser sur les coûts de transport. (Acclamations et applaudissements) Nous garantirons l'autosuffisance alimentaire nationale.
(Acclamations et applaudissements) Et nous participerons à la sécurité alimentaire mondiale en mettant en place un nouveau plan d'occupation des sols et une garantie des aides alimentaires aux ONG qui luttent contre la faim dans le monde. (Acclamations et applaudissements) Nous allons accroître la biodiversité, la qualité de l'agriculture avec des nouvelles techniques plus respectueuses de l'environnement et protectrices des sols et des terroirs. Nous favoriserons d'ailleurs à ce propos l'installation de jeunes en zone rurale, parce qu'il y a tout un mouvement, dans la jeunesse de nos jours, qui souhaite pouvoir s'installer dans l'agriculture.
Nous garantirons bien entendu une évaluation technique et fiable de ces techniques. Mais nous favoriserons l'émergence des techniques nouvelles en système agrosylvopastoral tels que la permaculture ou l'aquaculture. (Acclamations et applaudissements) Notre objectif sera d'essayer au cours du quinquennat de redresser le nombre d'agriculteurs en France, tombé à 400 000, essayer qu'à la fin du quinquennat... L'objectif sera qu'il soit remonté... On ne demande pas la lune, mais remonté à 600 000 agriculteurs. (Applaudissements) Nous protégerons les terres arables de la prédation foncière en luttant...
(Acclamations et applaudissements) ...en luttant contre l'étalement urbain, en rendant à l'État le plein contrôle des plans d'occupation des sols et en défendant en particulier au passage les petits commerces des centres urbains, qui sont actuellement dévastés par l'implantation autour de toutes les villes françaises, même maintenant des villes moyennes et même des petites villes de banlieues à l'américaine. (Acclamations et applaudissements) Nous œuvrerons pour améliorer significativement le bien-être animal. (Acclamations et applaudissements) Nous intégrerons dans la loi les questions de souffrance animale. Et puis nous interdirons les OGM, y compris dans la nourriture animale.
(Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Président ! Notons bien que tout ceci n'est possible bien entendu que dans le cas d'une sortie de l'UE. Tout ceci, sinon, est absolument impossible. Et on continue. Nous allons libérer le commerce des semences anciennes. (Acclamations et applaudissements) Et nous allons interdire le brevetage des nouvelles. (Acclamations et applaudissements) Nous entamerons en tant que République française souveraine et indépendante... Et nous ne serons plus liés par je ne sais quel commissaire européen dans les mains de je ne sais quel lobby.
Nous entamerons des négociations avec l'OMS sur les règles de l'organisation alimentaire mondiale, de la FAO, liées au Codex alimentarius, afin de refuser une partie des normes dans la production nationale, et pour certains produits importés, nous modifierons également les normes des fruits et légumes, de telle sorte que ça convienne au peuple français et à ce que nous souhaitons, nous. (Acclamations et applaudissements) Nous allons sensibiliser les consommateurs pour qu'ils changent leurs habitudes et qu'ils acceptent d'acheter des produits mal calibrés mais préservant leur santé et l'environnement.
(Acclamations et applaudissements) On fera de l'éducation populaire en apprenant aux jeunes générations à mieux se nourrir et également à rechercher la qualité gustative des aliments. (Acclamations et applaudissements) Nous favoriserons le développement de la recherche, en la dotant des moyens nécessaires, notamment dans le cadre de l'INRA, avec des produits... Par le système... Parce que l'interdiction des OGM ne veut pas dire la fin de la recherche. Bien au contraire. Mais au contraire, on peut poursuivre les recherches d'hybridations naturelles à partir des espèces existantes.
Nous aiderons les jeunes agriculteurs, y compris des urbains, à s'installer dans l'objectif de faire remonter la population d'agriculteurs de 400 000 à 600 000. (Acclamations et applaudissements) On assurera la gestion sociale en créant, notamment au sein de Pôle emploi, une structure dédiée à cette filière. Nous favoriserons le recyclage des produits alimentaires non conformes. Nous assurerons l'indépendance des formations agricoles vis-à-vis des lobbys industriels du secteur et nous coordonnerons en matière de formation professionnelle les ministères de l'Éducation et de l'Agriculture, parce que...
Figurez-vous que j'ai appris ça d'ailleurs en allant récemment au Salon de l'agriculture : qu'il y a des filières par exemple dans le machinisme agricole où il y a 16 000 emplois non pourvus, tout simplement parce qu'en fait, il n'y a pas de coordination satisfaisante entre le ministère de l'Éducation et le ministère de l'Agriculture. Et puis on a des images qui sont des images dégradées de la fonction d'agriculteur. Il faudra également veiller à redresser l'image des agriculteurs dans la collectivité nationale. (Acclamations et applaudissements) Et enfin, nous veillerons, notamment par l'instauration des cycles courts, des circuits courts à assurer des prix raisonnables au consommateur.
Nous aurons un système de veille. Nous essaierons de faire en sorte que le budget alimentaire ne dépasse pas 15% du budget global des ménages. (Acclamations et applaudissements) Parlant d'agriculture, j'en viens à parler des questions de protection de l'environnement, sur lesquelles... L'agriculture, j'en avais déjà parlé. Il y avait déjà ça dans le programme. Questions de l'environnement, je n'en avais pas suffisamment parlé. C'est un axe important, très important même, auquel de plus en plus de nos compatriotes sont – à juste titre d'ailleurs – sensibilisés. Donc pour répondre aux problèmes écologiques, ça impose d'abord de voir toutes les difficultés sans faux-semblants.
Il n'y a pas de solution miracle. Ça impose d'agir en proportion des enjeux et donc avec vigueur si nécessaire. Ça impose de réhabiliter l'idée de raisonnement à long terme. Ça impose de retrouver le sens de l'intérêt général et non pas la maximisation du profit particulier. (Acclamations et applaudissements) Ça impose également de mettre en œuvre dès que prime l'incertitude le principe de précaution, tout en refusant de céder au discours catastrophiste. (Applaudissements) Nous allons nous garder de l'angélisme comme du catastrophisme.
L'UPR, fidèle d'ailleurs à ce qu'elle est, c'est-à-dire un mouvement au fond de bon sens et de juste milieu, l'UPR prône ainsi une voie d'équilibre et de raison. Conformément à sa volonté de rétablir la démocratie en France, l'UPR associera les Français aux grandes décisions en matière de politique énergétique, en particulier sur la question du nucléaire qui divise et sur laquelle les Français n'ont jamais été consultés.
(Acclamations et applaudissements) Un grand débat national à l'issue duquel sera organisé un référendum éventuellement avec plusieurs questions – je l'avais déjà indiqué en 2011-2012, je le reprogramme – permettra aux Français de s'approprier les enjeux dans toute leur complexité. Moi, je fais... Oui, je fais confiance à l'intelligence de mes concitoyens. (Acclamations et applaudissements) On leur mettra sur la table toutes les conséquences. Et ça sera à eux de décider librement de leur destin collectif. Par ailleurs, des comités consultatifs intégrant dans leur diversité des milieux associatifs et scientifiques guideront les choix, amélioreront la gestion des ressources et des communs.
Alors qu'est-ce que nous avons comme mesures ? Premièrement, la sortie de l'UE, bien sûr, comme préalable à toute politique écologique. Et pourquoi ? Parce que tout simplement, je rappelle que la sortie de l'UE va nous faire sortir d'un modèle d'ultraproductivisme, d'un modèle de mondialisation dite inévitable : ce modèle qui consiste à aller faire fabriquer à 15 000 km le maximum de production. Vous savez qu'il y a eu une course autour du monde avec un catamaran en solitaire qui a eu lieu il y a 1 mois. Et au cours de cette course, il y a – paraît-il – 6 concurrents qui ont, dans la traversée du Pacifique, heurté des conteneurs qui flottaient à la surface de l'eau.
Ça veut dire que les océans sont en train de devenir une poubelle. Le grand océan Pacifique, sillonné en son temps par Cook, Wallis et Bougainville, est en train de devenir une poubelle. Vous savez qu'il y a au nord-est d'ailleurs un continent de plastique qui doit faire 1 500 km de diamètre, comme une espèce de maelström. Ça, ce sont les produits fatals de la mondialisation prétendument inévitable, parce que vous ne pouvez pas faire impunément fabriquer le maximum de produits à 15 000 km de là où vous habitez parce que vous bénéficiez de conditions environnementales qui sont... Il n'y a aucune norme environnementale, ou peu s'en faut.
Vous avez des consommations d'énergies extrêmement polluantes. Et puis vous avez tout simplement une noria de bateaux, de navires ou d'avions qui polluent, parce que tout ceci coûte évidemment et laisse une trace en termes de gaz à effet de serre. Donc la première des choses à faire si on veut vraiment lutter contre le saccage de la planète, c'est du pur bon sens, c'est autant que possible faire réaliser les objets dont on a besoin le plus près de chez soi. Ça permettra d'ailleurs au passage d'économiser les ressources énergétiques de la planète.
(Acclamations et applaudissements) La deuxième chose, c'est : nous donnerons la parole au peuple – je l'ai dit – sur la question de l'énergie en France et sur l'électricité nucléaire en particulier. Nous consulterons les Français sur la manière dont l'électricité est produite en France. Des questions à choix multiples permettront de déterminer les politiques à conduire. Nous ferons valider par les Français les mesures de sobriété énergétique nécessitant d'importants investissements, et chacun devant recevoir selon ses besoins. Troisième élément : nous gérerons les ressources nationales avec bon sens.
Nous réorganiserons nos moyens de surveillance de l'état écologique de la France et les principaux organismes de gestion des sols, des eaux et des forêts. Nous gérerons la ressource en terres fertiles en préservant les terres arables. J'en ai déjà parlé dans le chapitre précédent. Le programme est totalement cohérent. Nous gérerons la ressource environnementale des pépites que sont nos Outre-mer, puisque nous avons grâce à l'Histoire des liens avec des pays, des départements, des collectivités d'Outre-mer remarquables. Nous devons gérer leurs ressources.
On pense à certains départements, notamment dans la Caraïbe ou en Guyane, où les questions environnementales sont devenues aiguës et où il faudra faire très attention justement à ce qui s'y passe. Je pense à l'invasion des Sargases notamment, du côté des Caraïbes françaises. Nous protégerons la biodiversité, la ressource en eau. Et nous veillerons à préserver la beauté des paysages français. (Acclamations et applaudissements) Et puis nous mettrons à profit les services écosystémiques dans la construction, l'organisation du territoire et le paysage.
Il m'est arrivé, allant dans le Gers il y a quelques mois, chez l'un de nos adhérents, militants qui m'est cher, qui m'héberge dans sa maison, qui était une maison – je ne connaissais pas ça – passive, qui fonctionne avec un puits canadien... J'ai été – j'avoue – assez surpris, dans cette maison où il n'y a pas un seul instrument de chauffage, de constater qu'il faisait -4°C dehors et qu'il faisait sans aucun chauffage 22°C, 23°C à l'intérieur de cette maison. Il n'y a que quelques exemplaires qui existent en France. Ça se développe beaucoup en Allemagne.
Ce sont des sources d'économies d'énergie absolument fantastiques, et non seulement d'économies d'énergie, mais également d'économies tout court dans le budget des ménages. Il faut absolument aller vers ce genre d'organisations et notamment de constructions au XXIe siècle. (Acclamations et applaudissements) Nous appliquerons le principe de précaution pour se préparer au futur en réduisant la dépense de notre économie aux hydrocarbures, justement par exemple – comme je le disais à l'instant – puisque vous savez que le chauffage urbain consomme beaucoup, notamment en hydrocarbures.
Et nous augmenterons significativement les stocks stratégiques nationaux, parce que ça, c'est un principe de prudence. De même que l'autosuffisance alimentaire, nous devons toujours, en bon père de famille, prévoir ce qui pourrait arriver en cas de coup dur le lendemain. (Acclamations et applaudissements) Nous allons lancer aussi toute une politique de lutte contre le gâchis en réduisant l'énergie consommée par les bâtiments en France – je viens d'en parler –, en diminuant les gaspillages industriels, en favorisant un système industriel sobre en consommation de ressources naturelles, en dynamisant et en développant les circuits courts et le local – j'en ai déjà parlé –.
Nous créerons une taxe verte à l'importation : une taxe sociale, environnementale sur les productions importées ayant des standards écologiques et sociaux de production plus faibles que nos exigences françaises. (Acclamations et applaudissements) Bien entendu, ceci est impossible dans le cadre européen. Et nous négocierons ceci si nécessaire à l'OMC, où nous reprendrons notre place pleine et entière, puisque nous ne serons plus dans l'UE. (Acclamations et applaudissements) Nous nous ferons également les promoteurs de la préservation de l'environnement sur la scène internationale.
Nous promouvrons la redéfinition des objectifs justement de l'OMC auprès de nos partenaires en proposant justement l'inclusion de la préservation de l'environnement et des ressources naturelles dans la politique générale de l'OMC. (Acclamations et applaudissements) Nous mettrons un terme aux exportations sauvages de déchets dangereux, parce qu'il n'est pas normal de transformer tel ou tel pays d'Afrique en dépotoir des déchets dangereux des pays occidentaux. (Acclamations et applaudissements) Et puis nous veillerons à protéger la santé mondiale par des initiatives à l'ONU pour la réduction des antibiotiques dans l'agriculture et des perturbateurs endocriniens.
(Acclamations et applaudissements) Nous orienterons la mobilité pour l'amélioration de la qualité de la vie et de l'environnement. Nous résorberons les embouteillages perpétuels et la saturation urbaine, qui provoquent une pollution conséquente. Nous mettrons en œuvre un grand plan en faveur du train à moyenne vitesse. (Applaudissements) Nous favoriserons davantage les transports en commun et les transports alternatifs, les transports doux. (Applaudissements) Nous allons réduire nos (émissions) de gaz à effet de serre dans le cadre de la COP21. Mais rien ne nous interdit de faire mieux que les engagements que nous avons pris.
Nous garantirons l'indépendance des scientifiques qui travaillent sur le climat et l'énergie. (Applaudissements) Et nous faciliterons la recherche dans ce domaine. (Applaudissements) Nous leur laisserons une totale liberté de travail et de réflexion.
Nous mettrons la science et l'expérimentation au service de la résilience d'une société et (de) la protection de l'environnement, en conciliant la recherche économique et la recherche écologique en France, en développant et en soutenant la recherche dans les technologies à haut potentiel écologique, en favorisant le développement d'expériences locales réussies, toutes les innovations sociales possibles après étude et projet pilote, en soutenant le secteur des économies d'énergie, en particulier par un accent porté à la rénovation énergétique des bâtiments anciens. (Applaudissements) Nous améliorerons le tri sélectif et soutiendrons le secteur du recyclage des déchets.
(Applaudissements) De façon générale, nous aurons un enseignement qui invitera à faire preuve d'un petit peu plus de parcimonie. Nous demanderons aussi et nous envisagerons peut-être aussi d'avoir des taxes qui favorisent les produits de grande longévité pour lutter contre l'obsolescence programmée de tous les produits. (Acclamations et applaudissements) Au chapitre de la santé... Je vais rapidement, pour ne pas vous épuiser... Et encore une fois, (je ne vais pas tout passer en revue). Sinon, j'en aurais jusqu'à 5 heures du matin. Et tout ceci sera disponible sous 48 heures, d'ailleurs.
Enfin c'est en cours de mise en page sur notre site internet, où vous découvrirez également les domaines dans lesquels je n'ai pas pu m'attarder ce soir. Mais la santé... La santé, c'est important, parce que la Sécurité sociale, qui a été instituée par les ordonnances d'octobre 1945, restent pour le peuple français une des très grandes conquêtes de la Libération. Elle est l'objet d'un immense consensus dans la société française. Cet immense consensus, en revanche, ne plaît pas aux forces privées, à toutes les assurances privées, à tous ceux qui en fait veulent faire de l'argent sur la maladie, tout simplement, des êtres humains.
Eh bien nous, nous voulons défendre bec et ongles la Sécurité sociale. Nous voulons confirmer solennellement le rôle de la Sécurité sociale, préserver son avenir et mettre un terme aux campagnes constantes de dénigrement dont elle est l'objet. (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Asselineau Président ! Nous n'admettons pas que l'UE détruise à petit feu la Sécurité sociale française constamment par des manœuvres constantes de dénigrement, en organisant une mise en concurrence des médecins dans ce cadre, en organisant le déficit chronique pour promouvoir les mutuelles privées avec ce sketch permanent du fameux déficit de la Sécurité sociale qui est parfaitement organisé.
(Acclamations et applaudissements) En reconnaissant les diplômes équivalents mais pas les formations, en nivelant par le bas les salaires de la profession, en imposant progressivement un médecin traitant, en promouvant la délocalisation des fabricants de médicaments, en faisant passer en force le TAFTA dont les Français ne veulent pas, en laissant la part belle aux lobbys pharmaceutiques, ce qui laisse et ce qui occasionne de façon permanente des conflits d'intérêts. (Acclamations et applaudissements) Alors nous ne pourrons appliquer toutes les mesures qui suivent qu'à une seule condition : sortir de l'UE par l'article 50.
(Acclamations et applaudissements) Nous allons réaffirmer solennellement le rôle central de la Sécurité sociale pour assurer une justice sociale entre les citoyens français, aux dépens des assurances privées. Voilà. (Acclamations et applaudissements) J'ai eu l'occasion de le préciser dans d'autres conférences. Je sais que sur une radio, on m'a brocardé déjà parce que je cite Hugues Capet et Saint-Louis. Voilà. Alors je me suis fait critiquer. On a trouvé ça un petit peu ridicule. Ils ne savent pas ce qu'ils font.
(Rires puis applaudissements) Comme vous le savez, je cite souvent des proverbes, et en particulier ce proverbe africain que j'aime bien, et qui dit : « Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens ». Et comme je l'ai déjà dit dans de nombreuses réunions publiques, je rappelle que notre goût pour les services publics à la française et notre goût encore plus particulier pour l'intervention de l'État dans le domaine de la santé ne remontent même pas à 1945, mais remontent en fait à 1260, lorsque Louis IX décida de créer l'hôpital des Quinze-Vingts, avec 300 lits pour guérir les aveugles. Et comme le dit son mémorialiste, qui était le confesseur de sa veuve la reine Marguerite...
Il écrit les mémoires. Et en 1303, il explique que cet hôpital des Quinze-Vingts avait été créé et financé sur la « borse du roy », c'est-à-dire en vieux français sur la bourse du roi, c'est-à-dire sur le Trésor public. Et c'est cela qui, avec le fait que Louis IX rendait la justice sous la chêne... Vous savez pourquoi il rendait la justice sous son chêne... Quand j'étais petit, moi, je me disais : « Mais pourquoi c'est important que ce soit un chêne ? Mais tout le monde s'en fiche que ce soit un chêne ! ». Enfin bon, c'est le symbole de la force : robur, en latin.
En fait, ce qui était important quand Louis IX rendait la justice, c'était pas que ça soit sous un chêne ni que ce soit à Vincennes, ni que c'était son château. Ce qui était important, c'est qu'il rendit la justice. Et Louis IX faisait venir à lui tel ou tel aristo, grand féodal, et puis un pauvre manant, un pauvre paysan. Et en tant que nécessaire, il écoutait les plaignants, les uns et les autres. Et comme le raconte Joinville, de temps en temps, il disait : « C'est toi, le paysan, qui as raison. Toi, le féodal, c'est toi qui as tort. Je vais te faire mettre en prison ». Et les Français ont découvert ce qu'était un État qui assure la justice et l'égalité.
Quelle que soit la condition sociale des gens, seule la vérité doit primer. (Acclamations et applaudissements) Et c'est pour cela, c'est pour avoir posé les bases d'un État qui assure la justice sociale d'une part et l'égalité sociale entre les Français, notamment par des grands services publics à la française et notamment le service de santé... C'est justement pour cela que les Français, au milieu du Moyen Âge, au milieu du XIIIe siècle, éblouis par leur roi, quand il est mort en 1270, ont demandé tard, à peu près 27 ans après sa mort... Je crois que c'était en 1297, sa canonisation. Il devint Saint-Louis.
C'est-à-dire qu'ensuite, tous les chefs d'État français, tous les rois de France, plus exactement, descendaient d'un saint de l'Église catholique. Alors je ne parle pas ici de la justice. Ça sera dans notre programme. Mais j'insiste aussi, sur la justice comme sur la santé, sur le fait que les Français ne sont pas des Anglo-Saxons. Les Français ne veulent pas d'une médecine pour les riches et d'une médecine pour les pauvres ! (Acclamations et applaudissements) Les Français ne veulent pas, les Français ne veulent pas d'une justice pour les riches et d'une justice pour les pauvres !
(Acclamations et applaudissements) Nous assurerons une prise en charge de la maladie à 100% par la Sécurité sociale. Nous inscrirons la Sécurité sociale – je l'ai dit tout à l'heure, je le répète – dans la Constitution. Nous mettrons un terme à la marchandisation de la santé. Nous refuserons de la soumettre aux règles de la concurrence. Nous en reviendrons au principe qui avait été posé à la Libération, selon lequel chacun devait contribuer selon ses moyens et chacun recevoir selon ses besoins. (Acclamations et applaudissements) Alors que de plus en plus, de plus en plus, la médecine qui est en train d'arriver, c'est le contraire.
C'est-à-dire que chacun devrait pouvoir recevoir selon ses moyens et contribuer selon ses besoins. Eh bien non, nous, nous ne voulons pas que les gens reçoivent en fonction de leurs moyens. Nous voulons que tous les Français puissent avoir un accès égal et digne à la santé et à la médecine. (Acclamations et applaudissements) Ainsi donc, nous arrêterons les déremboursements des médicaments, ces déremboursements qui sont constamment imposés à nous par les efforts exigés par la Commission européenne justement de couper dans les dépenses publiques.
Nous assurerons – je l'avais déjà dit en 2012, j'y reviens – un meilleur remboursement des frais de santé pour tous les Français, notamment parce que ça n'est pas un luxe, notamment les soins oculaires et les soins dentaires. Moi, je ne veux plus qu'il y ait des sans-dents ! (Acclamations et applaudissements) {Scansion d'une partie du public :} Asselineau Président ! Nous évaluerons la tarification des médicaments. Nous suspendrons les autorisations de commercialisation pour des centaines de médicaments inefficaces voire dangereux tels qu'ils seront apparus après une étude indépendante, parce qu'il y a beaucoup de médicaments de cette nature.
(Acclamations et applaudissements) Nous reviendrons sur la liberté des prix pratiquée par les laboratoires pharmaceutiques. Notre objectif n'est pas d'entraîner à la ruine les laboratoires pharmaceutiques, bien entendu. {Du public :} Les nationaliser ! (Rires) Mais... Ne me tentez pas. (Rires) (Acclamations et applaudissements) Un laboratoire pharmaceutique doit dégager de l'argent venu de la recherche, c'est vrai. Mais pas des profits colossaux comme c'est parfois le cas. Et nous veillerons de ce point de vue-là à assurer la juste rémunération. Nous étudierons de près l'influence des laboratoires sur les médecins.
Nous réglementerons les relations entre les laboratoires, les médecins et les organismes de santé publique. (Acclamations et applaudissements) Mme Roselyne Bachelot... (Huées) ...a du souci à se faire. Nous nous émanciperons du poids pris par l'industrie pharmaceutique au sein de l'UE. Nous assurerons d'ailleurs en la matière la protection effective des lanceurs d'alerte. (Acclamations et applaudissements) Nous développerons et ouvrirons la recherche médicale publique. En matière de vaccination, nous imposerons l'obligation légale de fournir la forme trivalente rougeole-oreillons-rubéole.
(Acclamations et applaudissements) À ceux qui le souhaitent, bien entendu, parce qu'actuellement, cette forme légale, que l'on trouve d'ailleurs partout dans le monde, eh bien il est de plus en plus difficile de l'obtenir en France. Nous réévaluerons à la hausse – bien sûr – les salaires du personnel des hôpitaux de l'assistance publique. (Acclamations et applaudissements) Et nous porterons un soin tout particulier au personnel justement qui est d'un très grand dévouement et aussi aux internes en médecine qui, parfois, travaillent pendant des centaines d'heures par semaine alors qu'ils ne gagnent trois fois rien.
(Acclamations et applaudissements) Mais là, vous me permettrez d'ailleurs de faire une petite incidente, puisque c'est un petit problème familial. Ma fille est interne en médecine, en gynécologie-obstétrique. Et elle passe des dizaines et des dizaines et dizaines d'heures par semaine à travailler. Et elle est dans un état d'exploitation invraisemblable, invraisemblable, quand elle gagne trois francs, six sous pour travailler peut-être 70 heures par semaine avec des responsabilités considérables. Ça n'est pas normal que des personnels en soient réduits à cette situation. (Acclamations et applaudissements) Nous allons sanctuariser une médecine accessible sur l'ensemble du territoire.
(Acclamations et applaudissements) Nous allons mettre un coup d'arrêt aux regroupements d'établissements et redonner l'indépendance à la médecine de ville comme en milieu hospitalier, en particulier la recherche au sein des CHU, en regroupant le nombre d'organismes de contrôle. Nous allons réexaminer... Je ne dis pas qu'on va tout arrêter, parce que je suis quelqu'un de sérieux, de réaliste. Je connais aussi les contraintes budgétaires. Je ne vais pas me transformer en Père Noël. Mais vous avez vu aussi toutes les économies qu'on va faire d'un autre côté ! Nous allons réexaminer tous les projets actuellement en cours de fermetures d'hôpitaux et de maternités sur le territoire national.
(Applaudissements) Dans certains cas, ça peut être justifié. Dans d'autres, non, parce qu'il faut avoir un juste équilibre entre l'intérêt des patients, l'intérêt de la médecine et les coûts budgétaires. Il est possible que dans certains cas, nous soyons amenés à arrêter définitivement les fermetures d'hôpitaux. Il y a certains hôpitaux locaux qui étaient parfois dangereux – c'est vrai –, parce qu'ils n'avaient pas la taille nécessaire pour assurer une médecine de tout premier plan. C'est exact. Si vous n'avez pas un certain nombre d'actes commis par an, par exemple, dans telle ou telle spécialité chirurgicale, ça peut devenir dangereux.
Donc il faut se méfier de tout simplisme en la matière. Mais dans certains cas, il y a des hôpitaux qu'il n'est pas normal de fermer, puisque ça a aussi sa vocation d'aménagement du territoire. (Applaudissements) Nous redonnerons à la recherche hospitalière son indépendance vis-à-vis des agences régionales de santé et des cartels pharmaceutiques. (Applaudissements) Nous allons engager des poursuites judiciaires si nécessaire contre les officines, les sociétés de désinformation qui orchestreraient à l'avenir des grandes pandémies, des grandes peurs collectives à des fins d'extorsion de fonds publics, si vous voyez ce que je veux dire.
(Huées, applaudissements et acclamations) Quand on pense aux sommes phénoménales qui ont été dépensées en pure perte pour avoir le vaccin contre la grippe H1N1, etc., où je rappelle quand même que l'on a dépensé – je crois – le budget de l'Inserm, 1,75 milliard d'euros, pour acheter du Tamiflu qui n'a servi à rien, si ce n'est que d'agrandir les profits du laboratoire Roche et de celui qui possède la molécule, c'est-à-dire le laboratoire américain Gilead Sciences, eh bien nous... Et l'on veillera, et le ministre de la Santé d'un gouvernement UPR veillera tout particulièrement à ce genre de manipulations.
(Acclamations et applaudissements) Nous lancerons une politique publique de médecines douces et alternatives, ... (Acclamations et applaudissements) ...bien entendu encadrée par des expertises médicales incontestables. Mais enfin l'acupuncture ou l'ostéopathie, par exemple, sont désormais des médecines qui sont reconnues et en partie remboursées, l'idée étant d'offrir en tant que de besoin une médecine moins uniquement dépendante des grands laboratoires privés pharmaceutiques... (Acclamations et applaudissements) ...et une médecine d'ailleurs plus douce et plus respectueuse de la volonté des patients, encore une fois encadrée par des expertises médicales.
Il s'agit pas non plus d'accepter tout et n'importe quoi. Enfin le 12e point : nous libérerons la santé de la mainmise des acteurs privés. Nous relancerons une politique publique de production des médicaments en France. Et nous favoriserons la recherche indépendante et publique. (Acclamations et applaudissements) Nous assurerons une formation de qualité et des débouchés effectifs aux étudiants. Nous adapterons le numerus clausus aux besoins de la France. Nous dimensionnerons en conséquence les capacités de formation. Vous savez qu'il va y avoir des déserts médicaux qui vont arriver. On est dans une situation ahurissante, en fait, en France. Nous allons prendre les choses à bras-le-corps.
Nous réaffirmerons le code de déontologie des professions de la santé. Nous préserverons l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de la mission. Nous réaffirmerons le libre choix du médecin par le malade, la liberté des prescriptions du médecin, l'entente directe entre le malade et le médecin en matière d'honoraires et le paiement direct des honoraires par le malade au médecin.
(Applaudissements) Et nous allons garantir la confidentialité de la relation patient-médecin, le secret médical et la protection des données, puisque maintenant, avec de plus en plus d'assurances privées, c'est de plus en plus tout le secret médical qui risque de disparaître par l'intermédiaire justement de dossiers informatiques généralisés. (Applaudissements) En matière de sécurité, en matière de sécurité de la société, nous adopterons un plan quinquennal de redressement des moyens et des conditions de vie de nos compatriotes qui exercent des tâches de sécurité, en matière notamment de police. Parce que ça n'est pas une vie facile. C'est parfois même une vie très difficile.
Et je tiens ici à rendre hommage à tous les fonctionnaires de police ou de gendarmerie. Nous essaierons de porter progressivement à la fin du quinquennat... En francs constants, mais là, je parle en euros pour que vous ayez un ordre de grandeur. Actuellement, le budget complet de police et de gendarmerie est aux alentours de 15 milliards d'euros. Nous le porterons à 20 milliards d'euros à la fin du quinquennat, c'est-à-dire une augmentation de (33%), avec notamment des primes de difficulté pour les endroits les plus difficiles du pays. (Applaudissements) Nous allons redéployer l'outil de sécurité sur l'ensemble du territoire, avec la sécurité pour tous.
Nous réattribuerons la gendarmerie au ministère de la Défense. (Acclamations et applaudissements) Parce que ce ne sont pas les mêmes cultures, ce ne sont pas les mêmes cultures d'entreprise, si j'ose dire. Et la gendarmerie, comme son nom l'indique, ce sont les gens d'armes, donc une culture qui n'a pas en fait vraiment pris au ministère de l'Intérieur. C'était d'ailleurs une ineptie voulue par M. Sarkozy. (Quelques huées) Et en fait, la gendarmerie a sa place au ministère de la Défense. Nous interdirons la privatisation rampante de la sécurité nationale. Nous réaffirmerons le rôle de l'État en matière de sécurité.
(Applaudissements) Nous aurons également une politique de prévention de l'insécurité et de la violence par la restauration de l'autorité de l'État et de la loi. Et restaurer l'autorité de l'État, ça passe d'abord par restaurer le respect suscité par les dirigeants du pays, qui susciteront désormais non pas le mépris, mais le respect. (Acclamations et applaudissements) Nous ne tolérerons plus qu'il y ait des zones de non-droit en France. Et nous interviendrons pour cesser tous les trafics d'armes qu'il peut exister dans certains quartiers. (Acclamations et applaudissements) Parallèlement, nous mènerons une politique d'éducation et de promotion d'une société de non-violence.
On demandera notamment à TF1 et à France 2 – TF1 renationalisée – de mettre un petit peu moins de séries américaines où on tire dans le tas tout le temps. (Acclamations et applaudissements) Parce qu'il faut quand même bien dire que l'anti-modèle américain que l'on nous propose, c'est le modèle des États-Unis d'Amérique, où – je vous le rappelle – il y a des tueries aux États-Unis d'Amérique quotidiennes. Sauf quand ça dépasse une centaine de personnes... Là, j'exagère. Quand ça dépasse une quinzaine ou une vingtaine d'étudiants tués dans un campus universitaire, on en a quand même quelques dépêches en France. Mais allez... Il y a des sites qui sont consacrés uniquement à ça.
Tous les jours, aux États-Unis, vous avez des (mass murders), des crimes de masse. Le site internet qui suit ça a la gentillesse de nous préciser que statistiquement, on considère qu'un crime de masse, c'est à partir du moment où il y a plus de 4 personnes qui sont touchées. Si c'est 3, (Bruit de bouche), ... — (Rires) — ...on ne les comptabilise pas. Donc ça, ça ne va pas, parce que chez des adolescents parfois en perte de repères, en manque de repères, déscolarisés, dans des familles décomposées ou je ne sais pas quoi, qui éventuellement goûtent un petit peu trop du chichon, eh bien voir en permanence à la télévision ou au cinéma des scènes d'hyperviolence, ça peut donner des idées.
Bien nous, nous essaierons... On va pas jouer les pères La-Pudeur. Mais on essaiera d'avoir aussi à la télévision française des films qui élèvent l'esprit, qui proposent plutôt une société douce, de tolérance, de non-violence, voilà, de respect de l'autre. Nous essaierons aussi de valoriser une société où la valeur suprême n'est pas uniquement la valeur de l'argent, mais aussi le bénévolat, la gratuité. (Acclamations et applaudissements) Nous interdirons d'avoir une Rolex au-dessus de 50 ans. (Acclamations et applaudissements) Je plaisante, mais vous voyez bien ce que je veux dire. Voilà.
Nous préviendrons l'insécurité, la violence aussi par la baisse du chômage, parce que c'est aussi bête ue ça.
C'est que quand on a 8 millions de personnes qui sont au chômage ou en sous-emploi chronique, ou des petits boulots, dans un univers où il y a de plus en plus de tentations dans des galeries marchandes à n'en plus finir, avec des produits (venus de tous les quatre coins du monde) puisqu'on a disjoint le lieu de production du lieu de consommation, que l'on a de plus en plus de chômeurs qui sont là toute la journée pour regarder derrière les vitrines ce qui leur fait envie, dans une société où on vous explique que si à 50 ans, vous n'avez pas de Rolex, vous avez raté votre vie, eh bien évidemment, ceci ne peut conduire qu'à la montée de la violence. C'est pas seulement un fait en France.
C'est dans l'ensemble des pays occidentaux. Donc déjà, il faut aussi rendre aux gens un travail honnête et sain et serein pour faire baisser la violence. (Acclamations et applaudissements) Et puis nous préviendrons également l'insécurité et la violence par la fin des guerres illégales auxquelles participe la France.
(Acclamations et applaudissements) Parce que pour qu'un État soit respecté, pour que des lois soient respectées, il faut que l'État soit respectable, que ceux qui votent les lois soient respectables eux-mêmes et qu'ils n'appliquent pas le deux poids, deux mesures, qu'ils ne fassent pas des millions ou des centaines de milliers de morts à 5 000 ou 15 000 km de là au même moment qu'ils vont mettre en prison un petit délinquant de cannabis. Ça, ça ne va pas. (Acclamations et applaudissements) Nous rétablirons aussi les libertés publiques en refusant le mandat d'arrêt européen, en rétablissant le secret des correspondances.
(Acclamations et applaudissements) C'était mis tel quel, c'était indiqué tel quel dans le programme du CNR, puisque les nazis avaient pris cette fâcheuse habitude d'ouvrir les correspondances. Désormais, ce ne sont plus des nazis. C'est la CIA. Oh oui, oui, je suis complotiste ! (Rires) Mais on a appris quand même en lisant la presse que la CIA, à moins que ce soit la NSA, écoutait toutes les conversations téléphoniques de M. Hollande. Remarquez... (Bruit de bouche). (Rires puis applaudissements) Ça devait pas être d'un intérêt exceptionnel. Mais c'est quand même une question de principe. Voilà. Nous, nous rétablirons le secret des correspondances, autant que faire se peut.
Et en particulier, s'agissant du cas particulier que je viens de citer... Je l'ai déjà dit. Ça ne sera pas la première mesure que je prendrai installé à l'Élysée. Mais dans la semaine ou dans les 15 jours, je demanderai à l'ambassadeur des États-Unis d'Amérique de bien avoir la gentillesse de passer me voir. Et puis il viendra, je l'espère. Et s'il vient, je lui dirai : « Écoutez, monsieur l'ambassadeur, la France est la plus vieille alliée de l'Amérique. La Fayette, Rochambeau, Benjamin Franklin. Nous avons été du même côté à chaque fois. Alors nous sommes amis. Et entre amis, on doit tout se dire ».
Donc je dirais : « Monsieur l'ambassadeur, vous avez été certainement très bien élevé comme moi. Moi, quand j'étais petit, on m'a dit qu'on n'écoutait pas aux portes ». (Rires) Je dirais : « Monsieur l'ambassadeur, vous avez sur le toit de l'ambassade des États-Unis à Paris ajouté un étage supplémentaire au-dessus de tout le monde. Et on sait qu'il y a sur cet étage un truc qui écoute tout le monde, puisque dans un rayon de 2, 3 km autour, il y a rien moins que l'ambassade du Japon, l'ambassade du Royaume-Uni, l'Élysée. M. Hollande, toutes les conversations avec Julie Gayet, vous les aviez en direct. (Rires) Il faut avouer que M. Hollande a dit que c'était pas bien.
Vous vous rappelez, il a dit : « Non, non, c'est pas bien ». Bon. (Rires) Et puis on peut écouter la place Beauvau, le ministère de l'Intérieur, qui n'est pas très loin. Et puis de l'autre côté de la Seine, l'Assemblée nationale, le Quai d'Orsay. Et à 500 mètres encore plus au sud, le Premier ministre. Donc finalement... Et donc je demanderai à l'ambassadeur de bien vouloir démanteler les systèmes d'écoute qui ont été installés – voilà –, parce que ça ne se fait pas entre amis. Voilà. (Acclamations et applaudissements) {Du public :} Et en cas de refus ? Et en cas de refus, s'il refuse, je dirai : « Monsieur l'ambassadeur, si vous refusez, c'est extrêmement simple.
Vous êtes persona non grata sous 48 heures ». (Acclamations et applaudissements) Parce que je serai le président de la République française. Et c'est pas de moi qu'il s'agit. C'est de vous. C'est qu'il est hors de question... Si j'exerce cette haute fonction, il est hors de question que je laisse par mon intermédiaire humilier le peuple français. (Acclamations et applaudissements) Comme le disait Charles de Gaulle d'ailleurs, dont les lointains successeurs ont évidemment perdu toute dignité en la matière... Comme le disait Charles de Gaulle, les Américains, il faut les regarder droit dans les yeux, ils finissent par s'y faire.
(Acclamations et applaudissements) Je voudrais rappeler ici ce que j'ai déjà stigmatisé plusieurs fois. Ça n'a pas de rapport avec les libertés publiques. Mais ça a un rapport avec la grande puissance dont je parle. Si je suis élu président de la République, il est absolument hors de question que jamais, le président des États-Unis me mette la papatte sur l'épaule. (Acclamations et applaudissements) Le syndrome de la papatte sur l'épaule. On a vu cette humiliation qui est voulue, qui est voulue puisque... Je connais bien les peuples du monde, avec leurs astuces, leur civilisation, leurs techniques, leurs manipulations langagières ou corporelles.
Comment systématiquement, depuis Nicolas Sarkozy, tous les présidents : George W. Bush puis le président Obama, ont systématiquement devant toutes les caméras du monde entier mis leur main comme ça sur le président de la République française pour montrer devant le monde entier qu'il était le vassal des États-Unis d'Amérique. Et ceci est voulu ! Que cela plaise ou pas à Libération, je m'en fous ! Je dis la vérité. (Acclamations et applaudissements) Ceci est voulu. Ceci est voulu. Et nous en avons eu un excellent exemple... Et nous en avons eu un excellent exemple lorsque le président Obama s'est rendu à Cuba et a été reçu par Raul Castro.
Vous avez vu cette scène extraordinaire où Obama a commencé à vouloir mettre la papatte sur Raul Castro dans le mode François Hollande, vous savez : schlock. Sauf que Raul Castro n'est pas François Hollande. Et devant les caméras du monde entier, il a pris la main d'Obama et il l'a rejetée, de telle sorte qu'Obama s'est retrouvé comme ça. (Rires) Vous vous rappelez, j'avais diffusé cette vidéo. Elle a été vue à plus de 2 millions de vues par les Français. (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Président ! Et quand je dis tout ceci, je voudrais quand même clarifier. Moi, j'ai des amis américains. Je n'ai pas d'hostilité face au peuple américain, bien entendu.
Nous avons d'ailleurs (Applaudissements) à l'UPR plus de 55 adhérents expatriés aux États-Unis qui ont fait leur vie et qui ont adhéré à l'UPR parce qu'ils approuvent tout ce que nous disons. Je n'en veux pas au peuple américain. Mais j'estime qu'ils doivent quand même faire en sorte... Ou en tout cas, nous, nous ne devons pas accepter ce que les élites américaines ont décidé de faire. La France n'est pas une colonie des États-Unis d'Amérique. (Acclamations et applaudissements) Alors la garantie de la neutralité d'Internet, de la neutralité du Web, une initiative planétaire pour interdire le puçage des êtres humains par des puces RFID.
(Acclamations et applaudissements) J'ai vu que je ne sais quel magazine a voulu me faire passer pour un hurluberlu en disant que je voulais interdire le puçage génétique des êtres humains. J'ai jamais parlé de puçage génétique. J'ai parlé de puçage avec des puces RFID. Je ne sais pas, il a été considéré que c'était complètement saugrenu. C'est pourtant extrêmement grave, ce qui se passe, puisque ça se multiplie. J'étais d'ailleurs ce matin sur une radio périphérique, où l'un des journalistes me dit : « Alors on vous reproche de vouloir interdire le puçage des êtres humains ». C'est quand même le monde à l'envers. (Rires) Paraît-il que je suis d'extrême-droite.
Ces grandes consciences de gauche veulent pucer les êtres humains. Qu'est-ce que c'est que ce truc ? Alors j'ai dit : « Mais non, excusez-moi, mais oui, c'est un problème grave, parce que j'avais déjà dit ça il y a 5 ans, et ça se développe en Australie, aux États-Unis, en Belgique. Paraît-il que maintenant, le fin du fin, quand vous travaillez dans une entreprise, c'est que quand vous allez au restaurant d'entreprise ou quand vous arrivez le matin ou partez le soir, c'est beaucoup plus pratique – paraît-il – de passer comme ça, vous savez, comme quand vous êtes dans un péage autoroutier, si vous avez le petit bip, là, collé sur le pare-brise.
Sauf que là, c'est pas collé dans le pare-brise, c'est à l'intérieur de votre poignet. Alors pour l'instant, c'est sur bénévolat. Enfin c'est à la disposition de chacun. Ça n'est pas obligatoire. Mais ça commence toujours comme ça. Vous connaissez la tactique du salami. C'est-à-dire que ça commence : « Non, non, non, c'est rien du tout. C'est une bricole ». Et puis après ça : « Non. Ça serait quand même bien, cher ami », « Vous êtes le dernier des salariés à ne pas l'avoir », « Alors il paraît qu'au dernier conseil d'administration, il a été décidé que les salariés qui refusent, ce serait un motif de licenciement ». Et puis progressivement, tous les salariés devraient avoir une puce RFID.
Puis après, on aura mis simplement votre nom et puis votre numéro de matricule. Et puis après, on dira : « Cher ami, ça serait bien en cas de prise de sang. Ça vous évite des prises de sang. On va mettre votre facteur rhésus », « Et puis également votre date de naissance », « Et puis votre compte bancaire, c'est assez pratique », « Et puis votre conjoint », « Et puis en plus de ça, comme c'est une puce RFID, on va pouvoir vous suivre à tout moment. Si par exemple, vous aviez la maladie d'Alzheimer, on pourrait vous retrouver facilement », ... (Rires) ...« Non, doutez pas.
Ça va être très pratique pour voter, aussi », (Rires) « Et puis si vous voulez acheter des livres, ça sera très pratique également », etc., etc., etc. Tout ceci risque... Et vous le savez bien. Si on n'y met pas le holà, nous risquons de livrer à nos enfants ou à nos petits-enfants une société effroyable ». (Acclamations et applaudissements) Nous mettrons fin à l'état d'urgence permanent, puisque c'est le 16e mois. (Acclamations et applaudissements) Certains disent que finalement, cet état d'urgence n'est pas tellement appliqué. Ça, c'est vrai, hélas, hélas, hélas.
C'est vrai que le 14 juillet à Nice, il n'était pas appliqué, puisque sous l'état d'urgence, je crois qu'on ne peut pas avoir de rassemblement de plus de 5 personnes ou 10 personnes sur la voie publique. Il y en avait 140 000. Donc l'état d'urgence n'est pas totalement appliqué. Mais il est en partie appliqué. C'est-à-dire que demain, ce soir, quelqu'un peut venir chez vous pour aller perquisitionner à 3 heures du matin comme ça. Et on est en train d'habituer... Ça fait le 16e mois consécutif qu'on est en train tout simplement d'habituer les Français à ce qu'ils s'habituent à avoir perdu leurs libertés publiques fondamentales, de la même façon qu'on les a habitués...
(Huées) ...on les a habitués à avoir des forces militaires, paramilitaires avec des armes dans toutes les gares, dans tous les aéroports. Je peux vous assurer que si nos parents ou nos grands-parents décédés il y a 30 ans revenaient sur terre et à Paris, ils seraient éberlués, éberlués de la situation de surveillance généralisée qui nous est ainsi imposée. Nous, nous mettrons donc fin à l'état d'urgence permanent. Nous mettrons également sous surveillance les systèmes de Vigipirate, qui seront valables pour 2 mois, renouvelables (deux fois).
Et au troisième renouvellement, eh bien là, il faudra une saisine soit du Parlement, soit un référendum, parce que ça n'est pas normal que nous vivions constamment dans une société de surveillance. Nous encadrerons les fichiers nationaux de Français. Nous interdirons le stockage hors de France des données personnelles des Français. (Acclamations et applaudissements) Et puis nous assurerons la protection des lanceurs d'alerte. (Acclamations et applaudissements) Et si je suis élu, eh bien dès la première semaine de mon installation, et si c'est encore d'actualité, j'accorderai en notre nom collectif l'asile de la République française à Snowden et à Assange.
(Acclamations et applaudissements) Je vais m'arrêter ici. J'aurais beaucoup d'autres choses à vous dire sur les questions économiques, sur les entreprises, les petites entreprises, sur le handicap, sur la justice, sur la culture... Enfin bref, toute une série d'autres sujets qui seront disponibles en ligne dans les heures qui viennent et que je présenterai en tant que de besoin pour ne pas lasser l'assistance, puisque – paraît-il – c'est toujours trop long, ce que je fais. Voilà. (Protestations du public) Ah ! Je vais terminer, je vais terminer : pourquoi me faire confiance ? Pourquoi me faire confiance ? Est-ce que j'ai la compétence et l'expérience professionnelle nécessaires...
(Approbation du public) {Scansion du public :} Président ! Ai-je la compétence et l'expérience professionnelle nécessaires pour défendre les intérêts des Français face aux chefs d'État du monde ? Eh bien j'en prends ici le serment. Je vous en fais l'assurance. Oui, j'ai cette compétence, j'ai cette expérience professionnelle. (Acclamations et applaudissements) Parce qu'au moment de choisir le président de la République, mettez un peu de côté les programmes. Intéressez-vous à l'homme ou à la femme. Non, pas trop à la femme en question. (Rires) Intéressez-vous au candidat. Demandez-vous : « Quelle est son expérience professionnelle ? ».
Moi, j'ai passé 4 années de ma vie en cabinet ministériel sous deux présidents de la République différents, sous François Mitterrand, que j'ai accompagné en Corée et au Kazakhstan... Quand je dis « accompagné », je ne portais pas ses valises. J'avais rédigé les parties économique et commerciale de ses dossiers. Il s'agissait de vendre le TGV entre Séoul et Pusan, ce qui d'ailleurs a été obtenu. J'ai accompagné François Mitterrand en Corée et au Kasakhstan. J'ai accompagné Édouard Balladur en Arabie saoudite auprès du gardien des Deux Saintes Mosquées, à Riyad, qui nous avait reçus pour une réunion de travail – travail modéré, à vrai dire – à 23h30.
J'ai accompagné Hervé de Charette le ministre des Affaires étrangères et M. Chirac le président de la République dans de nombreux déplacements à l'étranger lorsque j'étais au cabinet du ministre des Affaires étrangères. J'ai accompagné Jacques Chirac au Japon, où nous avons été reçus par l'empereur et l'impératrice. (Applaudissements) J'ai accompagné Jacques Chirac en Chine, à Zhongnanhai, où on a eu des réunions, une réunion de travail au plus haut niveau avec le président de la République populaire de Chine, à l'époque Jiang Zemin.
J'ai accompagné Jacques Chirac en Thaïlande, en Malaisie, à Singapour, au Brésil, en Uruguay, au Paraguay, en Argentine, en Bolivie, à chaque fois faisant partie de 5, 6 personnes admises à rencontrer le chef... Alors je ne parlais pas, moi. Je prenais des notes. Mais c'était une atmosphère raréfiée. Ça m'a permis de voir sur le terrain ce que sont les relations internationales au plus haut niveau. Ça m'a permis de bien comprendre comment ça marche, de comprendre aussi... Et je n'ai pas fait que ça aussi dans ma vie.
J'avais été auparavant au ministère des Finances à m'occuper de commerce extérieur, à comprendre ce qui est une vérité d'évidence, mais encore faut-il l'avoir bien à l'esprit et l'avoir expérimenté : que l'on ne négocie pas avec des Chinois comme avec des Brésiliens, avec des Algériens comme avec des Japonais, avec des Allemands comme avec des Indiens, ou avec des Russes comme avec des Américains. Voilà. J'ai représenté la France à une canonisation à Saint-Pierre de Rome qui m'a permis de serrer la main de Jean-Paul II. J'ai déjeuné avec Nelson Mandela. J'ai dans quelques cas suppléé mon ministre qui était en retard de 30 minutes, 45 minutes.
Je me rappelle une fois où j'avais vraiment eu des sueurs froides. J'étais jeune, à l'époque. Où j'avais... Je le suis toujours, c'est vrai. (Rires) Où j'étais avec le ministre, qui était terriblement en retard parce qu'il y avait la présidente du Sri Lanka, Mme Chandrika Kumaratunga. C'était une femme tout à fait charmante qui avait d'ailleurs été étudiante à la Sorbonne en 1968, qui parlait d'ailleurs très bien français, qui était très fine, très amusante. Mais elle était quand même chef de l'État. Elle avait eu la gentillesse, venant en France...
Le Sri Lanka est un pays, l'ancienne Ceylan, qui n'est pas très connu de la France, qui ne fait pas partie de notre sphère d'influence traditionnelle. Mais comme je m'occupais auprès du ministre des Affaires étrangères de l'Asie, de l'Océanie, de toute l'Amérique latine et de toutes les questions économiques, ce qui fait quand même un beau portefeuille... Eh bien elle était de passage à Paris. Alors elle avait été reçue par le président Chirac. Elle avait été à l'Élysée. Elle avait été reçue par M. Juppé le Premier ministre.
Et puis elle avait eu la gentillesse de se déplacer pour aller voir le ministre des Affaires étrangères, ce qui en termes diplomatiques est un honneur, puisque normalement, on se déplace pour aller rencontrer un chef d'État à son ambassade, quand il est à l'étranger. Elle était donc venue au Quai d'Orsay. Et il se trouve que M. de Charette, auprès duquel j'étais, était très en retard. Il me téléphone. Il me dit : « Écoutez, tenez-lui la jambe ». Ah bah oui, tenir la jambe... (Rires) Vous avez 35 ans et qu'on dit qu'il faut tenir la jambe à un chef d'État en exercice. Voilà. Ça a duré trois quarts d'heure, de tenir la jambe. Alors elle était très aimable.
Mais quand même, au bout de trois quarts d'heure, elle commençait à regarder sa montre. Et l'ambassadeur du Sri Lanka en France plus l'ambassadeur de France au Sri Lanka – ce qui était assez rare – avaient fait le déplacement. Les gens commençaient à s'impatienter, trouvant qu'on frisait l'incident diplomatique. Bon, pourquoi je vous raconte tout ça ? C'est des petites anecdotes. Mais si je me lance là-dedans, j'en ai pour toute la nuit. Je raconte tout ça parce qu'il faut de l'expérience. Voilà. Parce que le président de la République française, c'est quelqu'un qui doit être opérationnel le lendemain de son élection.
Il faut pas se retrouver comme en 2012, où les Français ont élu monsieur... Comment il s'appelle, déjà ? Pays-Bas, là. Ah oui, M. Hollande ! Ils ont élu M. Hollande, dont le seul talent – si l'on peut dire – avait été d'être un apparatchik du PS, à faire des crocs-en-jambe pour se placer devant. M. Hollande, rappelez-vous, quand il a été élu et quand il a pris ses fonctions, la première chose qu'il a faite, c'est d'aller sur l'Arc de triomphe pour allumer la flamme. Ça, c'est normal. Sauf qu'il tombait des cordes. Il avait trouvé malin – vous vous rappelez – de ne pas prendre de parapluie.
Donc déjà, ça avait mal commencé – vous vous rappelez –, avec les lunettes, la buée, il manquait que les essuie-glaces, etc., bon. (Rires) Et il avait trouvé malin de se rendre le soir même à Berlin pour présenter ses hommages à la chancelière d'Allemagne. Mais où va-t-on ? Mme Merkel, chancelière d'Allemagne, c'est un très beau poste, c'est exact. Mais elle n'est pas chef de l'État. Un chef d'État de la République française n'avait pas à se précipiter le jour même de son élection pour aller voir le chef du gouvernement allemand. Et je dis ça en toute... Parce que je sais comment fonctionne le métier de diplomate. Il y a un temps pour tout, comme dans « l'Écclésiaste ».
Et puis il y a aussi – voilà – un certain nombre de formes à respecter. Et vous vous rappelez comment ça s'est passé. M. Hollande, qui n'avait sans doute jamais dû rencontrer un chef d'État de sa vie, est arrivé. Vous vous rappelez, il a marché sur le tapis rouge. Il marchait un peu de travers. Miss Merkel lui a donné des bourrades dans les côtes. (Rires) Ça commençait bien. Vous vous rappelez ? (Applaudissements) Et puis deux jours après, voilà que notre nouveau président de la République partait pour les États-Unis d'Amérique – vous vous rappelez –, à Camp David, là, pour le G8. Il n'avait pas encore la maîtrise de ses dossiers. Il est parti là-bas.
Vous vous rappelez, c'est là où il y a eu la fameuse photo : Obama qui lui met la main comme ça, la papatte. Et lui, il est là en levant la main, en disant : « Est-ce que je peux aller faire pipi ? ». Bon. (Rires puis légers applaudissements) C'est malheureusement la vérité. Eh ben donc non. Alors partez quand même bien de ça. Là, je plaisante un petit peu. Mais c'est quand même la vérité. Il faut pas que les Français élisent une brêle. (Rires, puis acclamations et applaudissements) Parce qu'il y va de nos intérêts nationaux, il y va de l'image de la France dans le monde. Il y va de l'image de la France dans le monde. Donc mettez-vous bien ça dans la tête.
Réfléchissez en conscience devant les différents candidats qui se présentent devant vous. Et demandez-vous honnêtement et sérieusement : de tous ces candidats, quel est celui qui a la carrure, ... {Du public, collectivement :} Asselineau ! ...l'expérience, ... {Du public, collectivement :} Asselineau ! ...le courage, ... {Du public, collectivement :} Asselineau ! ...la lucidité, ... {Du public, collectivement :} Asselineau ! ...la constance, ... {Du public, collectivement :} Asselineau ! ...l'opiniâtreté, ... {Du public, collectivement :} Asselineau ! ...l'intelligence... {Du public, collectivement :} Asselineau ! ...de défendre au mieux les intérêts des Français dans le reste du monde ?
{Du public, collectivement :} Asselineau ! {Scansion du public :} Asselineau Président ! Pourquoi me faire confiance ? Est-ce que je suis un homme de terrain qui écoute ce que disent et pensent les Français ? {Du public, collectivement :} Oui ! {Du public, seul :} Pendant 10 ans ! Depuis 10 ans, 10 ans, 10 ans d'une vie d'homme. C'est beaucoup. 10 ans que je parcours la France pour aller rencontrer mes compatriotes. Parfois, dans les débuts, à Clermont-Ferrand ou à Menton, j'ai fait des conférences... Devant 5 personnes à Clermont-Ferrand, 2 personnes à Menton. (Acclamations et applaudissements) Moi, quand je me déplace, depuis 10 ans, il n'y avait pas de garde du corps.
Je ne suis pas de ces responsables – ou plus exactement des irresponsables, qui n'ont pas de réponse aux questions que vous leur posez –, de ces dirigeants politiques qui ne sortent de leur tour d'ivoire que lorsqu'il y a une élection, et encore sont-ils entourés de deux ou trois rangées de gardes du corps, ce qui n'empêche pas à certains de se ramasser des œufs en pleine poire. (Légers rires puis applaudissements) Ou à d'autres de se ramasser une baffe. (Légers rires et légers applaudissements) {Du public :} Il l'a méritée. Moi, j'écoute beaucoup ce que disent mes compatriotes. Je crois que je ne suis pas bégueule, je suis pas... Je suis quelqu'un d'assez simple, dans le fond.
J'aime bien rigoler. J'ai un petit faible pour la bonne chère. C'est vrai. J'ai quelques kilos de trop. Je le reconnais. Mais au fond, je crois que tous les gens qui me connaissent savent qu'au fond, je suis un gars bien. (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Président ! C'est pas vrai ? Est-ce que je suis un bon gestionnaire, économe des dépenses superflues ? La réponse est oui. Je rappelle que l'UPR est en train de réussir ce tour de force de se présenter à l'élection pré... Enfin de me soutenir, plus exactement, puisque je disais en préambule : c'est pas le parti qui se présente.
Mais de me soutenir pour l'élection présidentielle et de préparer des élections législatives dans 577 circonscriptions alors même que nous n'avons aucun emprunt bancaire, et j'y tiens ! — {Chauffeur de salle :} Bravo ! (Acclamations et applaudissements) Nous ne faisons pas comme M. Mélenchon, qui va souscrire 8 millions d'euros d'emprunt auprès de banques. (Huées) Nous ne faisons pas comme Mme Le Pen, qui va chercher un chèque aux Émirats. (Huées) « Un cheikh aux Émirats », vous avez compris ? (Rires) Ou je ne sais quel financement russe, quand il ne s'agit pas de se faire financer par son papa, que par ailleurs elle a foutu à la porte.
Nous n'allons pas non plus dévaliser des milliardaires âgés. (Rires) Nous ne fricotons pas avec je ne sais quel émir du golfe Arabo-Persique. Nous n'allons pas non plus détruire un pays à coup de bombes pour nous débarrasser de quelqu'un qui nous a passé quelques millions d'euros. (Acclamations et applaudissements) Nous n'allons pas non plus à Londres ou à New York pour aller tendre la sébile à des milliardaires de la City ou de Wall Street pour qu'ils vous permettent de financer la parution d'un ouvrage qui s'appelle « Révolution ». (Rires puis applaudissements) Nous ne dépendons que de nous-mêmes. Je ne dépends que de vous. Il y a un proverbe en France qui dit : « Qui paye commande ».
Et comme moi, le seul donneur d'ordres que je reconnais, c'est le peuple français, je ne veux dépendre financièrement que du peuple français. (Acclamations et applaudissements) D'ailleurs, si je suis élu président de la République et si nous avons une majorité à l'Assemblée... Nous rajouterons ça au programme législatif. Je l'avais dit, mais n'a pas été encore mis. Nous proposerons une loi pour interdire dans le financement des partis politiques les prêts bancaires, à égalité avec l'interdiction qui est faite à toute société de faire des dons.
(Acclamations et applaudissements) Et au passage d'ailleurs, eh bien au passage, ça coûtera moins cher, puisque nous, tout simplement, pour l'élection présidentielle, nous avons budgété 800 000 €, ce qui est une misère par rapport au plafond de 23 millions d'euros que certains vont dépenser parce qu'ils pensent que plus ils vont dépenser et plus les Français vont voter pour eux. Voilà. Et comme M. Sarkozy n'était pas tout à fait certain que les Français voteraient pour lui en 2012, au lieu de dépenser 23 millions d'euros, je crois... D'après les rumeurs, il en aurait dépensé 46 millions, c'est-à-dire le double. Nous, nous allons... (Huées) Oui, oui.
Nous, nous allons avoir un budget d'1,8 million d'euros : 800 000 euros pour la présidentielle et 1 million d'euros pour les législatives. Et comment faisons-nous ? Nous faisons à l'économie. D'abord, il n'y a pas de rétrocommission. Voilà. (Légers rires) À moins que monsieur le directeur de campagne, vous vous en soyez mis dans la poche. Je voudrais saluer... Je vais saluer tout à l'heure les membres de notre campagne, en particulier Adrien Riondet, qui est quand même le directeur de campagne, qui est un ingénieur, qui a 28 ans, 29 peut-être. (Acclamations et applaudissements) Qui est passé par les Mines de Paris, par l'université de Tsinghua à Beijing, à Pékin.
(Applaudissements) Qui travaillait dans une entreprise où il s'occupait de choses qui ne l'intéressaient pas du tout et où il gagnait beaucoup d'argent, et où il a accepté de laisser tomber cette entreprise et d'être l'un des six salariés de l'UPR où, en dépit de ses diplômes, il a accepté de diviser son salaire par trois pour être payé au SMIC. Voilà. (Acclamations et applaudissements) Nous, nous n'avons aucun endettement, alors que je rappelle que – par exemple – LR, d'après ce que j'ai vu il y a quelques temps de cela, ont un endettement de 55 millions d'euros, et que leur situation bilantielle nette est négative de -35 millions d'euros. Donc si M.
Fillon vient me donner des conseils de bonne gestion au moment de la campagne, s'il vient me dire qu'il faut être économe des deniers publics... Je crois que les circonstances font qu'il évitera peut-être... (Rires) ...ce genre de sujets. Mais quand même, eh ben nous, nous lui répondrons, et moi, je lui répondrai : « Mais M. Fillon, vous avez été pendant 5 ans Premier ministre de M. Sarkozy. Vous avez copartagé la responsabilité d'avoir augmenté l'endettement public français de 500 à 600 milliards d'euros en 5 ans. C'est énorme ! 500 à 600 milliards d'euros en 5 ans, on n'a jamais vu ça depuis Vercingétorix ».
(Rires puis applaudissements) Il a en plus de ça coparticipé à la vente de 20% du stock d'or des Français au plus bas. (Huées) Et il n'est même pas capable d'avoir avec son mouvement politique LR un parti qui ne soit pas dans la main des banques, puisque sa situation bilantielle est négative de 35 millions d'euros. Je dirais donc à M. Fillon : « Surtout, taisez-vous ». (Rires, puis acclamations et applaudissements) C'est pareil pour les autres partis, parce que le PS, l'UDI, les Verts, et tutti quanti sont à peu près tous quasiment au bord de la cessation de paiement. Voilà. Nous, eh bien comme je l'ai dit, nous avons 0 € de dettes. Enfin, est-ce que j'ai les qualités d'un entrepreneur ?
Parce qu'en définitive, je sais que certains peuvent me reprocher d'être un énarque. C'est vrai. Nul n'est parfait. Je le reconnais. Ça me rappelle un de nos démarcheurs, qui avait vu un maire, qui lui a dit : « Oh pfff, ah non ! Je veux pas le parrainer » – c'est de moi qu'il s'agissait – « Encore un énarque ». Et le démarcheur, qui a l'esprit vif, la répartie féconde, lui a dit : « Oui, mais monsieur le maire, entre nous, vous seriez pas content d'avoir un fils qui ait fait l'ENA ? ». (Légers rires puis applaudissements) Parce que figurez-vous que chez les énarques, c'est comme dans toute société humaine : il y a de tout. Il y a des gens pas terribles... (Coupure) ...4 000.
On en connaît... Le grand public en connaît 100, 150. Ceux qui font de la politique sont très très très très minoritaires. Les énarques, ils sont chef de bureau, sous-directeur, directeur d'administration centrale, sous-préfet, préfet, attaché d'ambassade, conseiller, ministre plénipotentiaire, ambassadeur, conseiller des tribunaux administratifs, membre de la Cour des comptes, auditeur, conseiller référendaire, inspecteur des finances, inspecteur général des finances. Il y a de tout chez les énarques, y compris des gens très bien. (Acclamations et applaudissements) Je signale d'ailleurs au passage que je suis le collègue... Dans le même corps d'inspection des finances que M. Macron.
Sauf que j'ai 20 ans d'expérience de plus et que... Enfin bref. (Rires) Alors en attendant, je voudrais dire que j'ai quand même les qualités d'un entrepreneur, parce que je n'ai pas choisi la voie la plus facile. Ma voie toute tracée, c'était d'être dans une banque et de gagner des sommes phénoménales, d'ailleurs scandaleuses, d'ailleurs tout à fait scandaleuses. Non. Moi, j'ai choisi, tout simplement parce que je pense que dans la vie, il faut faire ce que l'on a envie de faire et ce pour quoi on se sent appelé à faire quelque chose. Lorsqu'il y a des moments où vous dites : « Finalement, ils sont tous nuls à ce point-là », il faut quand même se retrousser les manches.
C'est d'ailleurs ce que vous faites tous en venant à l'UPR. C'est que vous vous êtes tous dit à un moment : « C'est pas possible. On va se retrousser les manches, quand même. On peut pas laisser les choses comme ça ». C'est ça, en fait, l'UPR. (Acclamations et applaudissements) Et donc j'ai créé un parti politique qui est le parti politique en plus forte croissance de France, et celui qui publie de façon transparente le nombre de ses adhérents. Ça, c'est le nombre des adhérents depuis la création le 25 mars 2007, dont nous allons bientôt fêter le centième... Le dixième anniversaire. (Rires) Voilà.
Nous avons terminé l'année (2016) à 14 531 adhérents, alors que nous avions une croissance exponentielle qui ne fait que s'accroître. Et je vous avoue que c'est non sans plaisir que je vous montre la mise à jour, du moins juste avant de commencer cette conférence : 18 050. (Acclamations et applaudissements) {Asselineau, à Thibaud Lonjon :} Combien ? Combien maintenant ? Nous sommes actuellement au rythme de 250 à 300 adhérents de plus par jour depuis les parrainages ! (Acclamations et applaudissements) Et on me dit que c'était à 19 heures, quand nous avons commencé, 18 050. Et on m'apprend à l'instant même que nous sommes à 18 134 adhérents.
(Acclamations et applaudissements) 84 adhérents au cours de cette réunion. Pourquoi me faire confiance ? Il faut maintenant terminer. Parce que les Français ont pu vérifier depuis bientôt 10 ans que je dis toujours ce que je fais et que je fais toujours ce que j'ai dit. (Acclamations et applaudissements) Pourquoi me faire confiance ? Parce que j'aurais pu gagner des fortunes plutôt que de faire de la politique. Et que si je fais de la politique, c'est pour d'autres raisons. C'est pour des raisons beaucoup plus nobles que de simplement gagner de l'argent. (Acclamations et applaudissements) Pourquoi me faire confiance ?
Parce que j'ai un casier judiciaire vierge et que je le présente à qui le veut. (Acclamations et applaudissements) Pourquoi me faire confiance ? Parce que je n'appartiens pas à la French-American Foundation. (Acclamations et applaudissements) Pourquoi me faire confiance ? Parce que je n'ai jamais été invité au groupe de Bilderberg. (Acclamations et applaudissements) Pourquoi me faire confiance ?
Parce que si j'ai consacré tant et tant et tant d'efforts depuis bientôt 10 ans, c'est par amour pour mon pauvre pays, c'est par respect pour toutes les générations qui l'ont bâti, c'est par respect pour des gens que j'ai aimés étant petit, des grands-parents, des grands-oncles et des grand-tantes dont je garde le souvenir. (Acclamations et applaudissements) C'est également par souci pour nos enfants, pour nos petits-enfants. (Acclamations et applaudissements) Pourquoi me faire confiance ? C'est par la conviction que collectivement, nous n'avons pas le droit de laisser détruire la France ! (Acclamations et applaudissements) {Scansion du public :} Asselineau Président !
Et je vous le dis du fond du cœur : « Nous allons gagner parce que nous avons raison ! ». (Acclamations et applaudissements) Vive la République et vive la France ! (Acclamations et applaudissements) — {Chauffeur de salle :} Merci beaucoup M. Asselineau, le seul vrai candidat précurseur pour le Frexit ! Merci M. Asselineau. Si vous le voulez bien, je vous félicite, et je vais acclamer l'équipe de l'UPR. S'il vous plaît, qu'ils me rejoignent. (Applaudissements pendant la présentation des personnes) Thibaud Lonjon, Adrien Riondet – on en a parlé tout à l'heure –, 28 ou 29 ans, nous le saurons, Rémi Renaud, Mme Catherine Lassenay, Mme Manon Chevalier, Laurence Olivier – pas le réalisateur –.
On continue : Marie-Claude Fabre, Sylvain Gargasson, Benjamin Nart, {Renato Galliano, Patrick Bloch} (orthographes incertaines), Karim Sehrane, Mimoun Ziani. On peut les acclamer bien fort ! Le travail paye ! Nous n'avions pas les signatures. Aujourd'hui, vous êtes nombreux à venir sur ce premier meeting, peut-être pour élire le futur président de la France. Un tonnerre d'applaudissements pour M. Asselineau ! (Acclamations et applaudissements) ♫ ...la Patrie Le jour de gloire est arrivé ! Contre nous de la tyrannie L'étendard sanglant est levé L'étendard sanglant est levé Entendez-vous dans les campagnes Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras Égorger vos fils et vos compagnes Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons ! Marchons, marchons Qu'un sang impur Abreuve nos sillons ! Aux armes, citoyens ! Formez vos bataillons ! Marchons, marchons Qu'un sang impur Abreuve nos sillons ! ♫ — Merci beaucoup ! Un tonnerre d'applaudissements pour l'UPR et pour M. Asselineau le futur président de la France ! {Scansion du public :} Asselineau Président ! — Merci, merci du fond du cœur à toutes et à tous. Pour un premier meeting, alors même que la campagne n'a pas vraiment démarré, c'est une excellente initiative que nous avons prise. Et vous avez répondu de façon merveilleuse à ce premier appel.
C'est d'excellent augure pour la suite des événements. Je vous suggère, je vous demande de venir massivement le samedi 25 mars pour fêter tous ensemble le dixième anniversaire de l'UPR à la porte de la Villette, où il y a déjà plus de 4 500 personnes inscrites. Merci ! (Acclamations et applaudissements) {Scansion de quelques gens du public :} Asselineau Président !
François Asselineau