Nicolas Dupont-Aignan invité sur Radio J (2 février 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 58 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:27OuverteRéponse directe
Qui a le plus à perdre avec le Brexit : la Grande-Bretagne ou le reste de l'Europe ?
- 0:59OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il eu raison de contraindre le gouvernement à revenir en arrière sur le congé parental pour enfants décédés ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Est-ce que cela fait de vous un homme heureux, vous qui avez appuyé le Brexit et éventuellement le Frexit ?
- 4:26OuverteRéponse directe
Qui a le plus à perdre de ça : la Grande-Bretagne ou le reste de l'Europe ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous des négociations qui vont avoir lieu pendant 11 mois entre Londres et les institutions européennes ?
- 8:51OuverteRéponse directe
Deux, trois questions pour terminer sur cette partie Brexit : vous parlez de la politique de défense européenne. Donc vous souhaitez maintenir le Royaume-Uni dans le cadre de cette politique de défense européenne, je suppose ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13Invité politiqueChiffre
« Qui, heureusement d'ailleurs, ne concerne que 4600 cas, je crois, par an, ce qui est déjà gigantesque. »
- 4:50Invité politiqueFait
« mieux contrôler l'immigration, éviter la concurrence déloyale, etc. »
- 6:55Invité politiqueFait
« Le Brexit, c'est un peuple qui retrouve la liberté de maîtriser ses frontières, qui ne va plus gaspiller 10 milliards d'euros à payer des technocrates qui coûtent une fortune et qui font des lois qui ne sont pas ratifiés par les peuples et qui va pouvoir mener sa politique comme il l'entend démocratiquement. »
- 10:10Invité politiqueFait
« Par exemple, sur l'immigration, les Anglais, qui déjà contrôlaient davantage leurs frontières, vont être complètement libres de refuser l'immigration dramatique qui arrive de partout. »
- 16:16Invité politiqueFait
« Nous avons la chance, à Debout la France, d'avoir des biologistes, des médecins qui m'ont alerté très vite sur le fait que la Chine, les autorités chinoises, avaient un peu tardé au démarrage de l'épidémie à prendre des mesures qui s'imposaient de confinement. »
- 20:23Invité politiqueFait
« La valeur du point, elle ne peut que baisser puisqu'elle sera susceptible d'être modifiée comme en Suède pour la suite. »
- 21:08Invité politiqueFait
« La preuve, c'est que même le Conseil d'État a dit que ses prévisions étaient inaptes et que le projet serait anticonstitutionnel. »
- 21:46Invité politiqueChiffre
« c'est que les 300 000 plus hauts revenus de France ne vont plus cotiser. Le régime général va perdre au-dessus de 10 000 euros par mois. »
- 21:56Invité politiqueChiffre
« Le régime général va perdre 4,5 milliards d'euros par an et cela va alimenter des fonds de pension dont l'accès au marché des retraites a été favorisé par la loi Pacte de M. Le Maire. »
- 25:50Invité politiqueFait
« Quand le ministre de l'Intérieur classe debout la France comme un parti d'extrême droite. »
- 25:51Invité politiqueFait
« Comme un parti d'extrême droite. »
- 25:53Invité politiqueFait
« vous ne croyez pas que c'est une forme de haine ? Une forme de haine, oui. »
- 26:03Invité politiqueFait
« le Conseil d'État l'a désavoué car tout le monde sait ce que je suis et le Conseil d'État a dit que le ministre de l'Intérieur avait truqué et a annulé sa circulaire. »
- 26:11Invité politiqueFait
« tout le monde sait que ce n'est pas un parti d'extrême droite. »
- 26:22Invité politiqueFait
« Vous avez quand même fait campagne avec Marine Le Pen. »
- 26:27Invité politiqueChiffre
« il y a 10 millions de Français qui sont d'extrême droite, il faut arrêter. »
- 26:37Invité politiqueFait
« Staline disait que pour déconsidérer l'adversaire, il fallait le traiter de fasciste. »
- 26:41Invité politiqueFait
« Les vrais fascistes, aujourd'hui, ils sont dans les mosquées salafistes. »
- 27:21Invité politiqueFait
« Philippe Séguin et tous ceux qui m'ont accompagné. »
- 27:49Invité politiqueFait
« Le président de la République, au lieu d'apaiser le pays, de rassembler les Français, passe sa vie à mettre de l'huile sur le feu. »
- 28:11Invité politiquePromesse
« qu'il mette à référendum son projet de retraite. »
- 28:50Invité politiqueFait
« Je vais vous donner un exemple. »
- 29:04Invité politiqueFait
« Il y a des centenaires en Algérie qui sont décédés depuis 50 ans qui touchent des retraites françaises et il y a des milliards de gaspillés. »
- 29:40Invité politiqueChiffre
« Il y a 1,8 million de carte vitale fausse, des milliards d'euros qui sont perdus. »
- 35:44Invité politiqueFait
« Monsieur le sénateur Masson, Madame Koffman ont déposé la même au Sénat. »
- 35:58Invité politiqueFait
« J'ajoute que pour l'état d'ivresse... »
- 36:53Invité politiqueFait
« Madame Belloubet voulait rétablir le délit de blasphème comme dans une république islamique. »
- 37:04Invité politiqueFait
« Ce n'est pas que cette jeune fille a prononcé des phrases qui me plaisent. »
- 37:47Invité politiqueFait
« Et les grandes autorités morales et les fameuses autorités de gauche qui défendent la liberté elles se taisent quand il s'agit de s'attaquer à l'islam politique au salafisme aux frères musulmans qui sèment la haine dans notre pays. »
- 38:01Invité politiquePromesse
« Madame Belloubet aurait dû démissionner. »
- 41:08Invité politiqueFait
« Avec 29 ordonnances qui ne seront pas soumises au vote notamment sur le point le plus important du transfert des droits acquis des millions de français qui ont cotisé et qui ne savent pas ce que l'Etat va faire de leur argent. »
- 41:23Invité politiqueFait
« On n'a jamais vu dans une démocratie un hold-up financier comme cela. »
- 43:05Invité politiqueChiffre
« 72% des français selon un dernier sondage ne veulent pas revoir Macron-Le Pen. »
- 43:16Invité politiquePromesse
« je pense que si on veut battre Macron il faut qu'il y ait un choix du candidat patriote et républicain. »
- 43:33Invité politiqueFait
« Marie-Le Pen a d'ores et déjà dit qu'elle sera candidate et bien elle a bien tort parce que si elle n'est pas capable d'affronter ses propres électeurs je ne vois pas comment elle va gagner au second tour. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan72 %
- Présentateur17 %
- ?11 %
≈ 51,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous et bienvenue au forum Radio J. Donc vous êtes l'invité Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Alors après trois ans et demi de négociations, de psychodrames et de tergiversations, Londres a donc concrétisé, c'était le 31 janvier, sa décision unilatérale de sortie de l'Union. Alors qui a le plus à perdre ?
Est
-ce que c'est la Grande-Bretagne et son Brexit ? Ou est
-ce
que c'est le reste de l'Europe ? Et puis dans ce contexte, quel projet pour l'Union ? Et quel projet pour la France ? Et puis aussi, il y a le climat politique à six semaines des élections municipales. Ces élections ont-elles valeur de test national ? Ou s'agit-il uniquement d'un scrutin local ? Mais si vous le voulez bien, Nicolas Dupont-Aignan, on va commencer par ce qui fait une partie de
l
'activité de ce week-end. Cette polémique autour de la proposition de loi sur le congé parental pour enfants décédés. Emmanuel Macron a-tu eu raison de contraindre le gouvernement à revenir en arrière ? Et singulièrement, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a refusé dans un premier temps de reprendre à son compte la proposition de loi UDI visant à instaurer un congé de deuil de 12 jours plutôt que de 5 pour un enfant décédé.
Écoutez, moi je me réjouis que le président de la République change d'avis.
Parce
que vous savez, Mme Pénicaud n'avait pas pris cette décision et sa majorité sans l'accord bien sûr du président. C'est pas ce qu'il nous a dit au gouvernement. Écoutez, c'est un peu facile. En tout cas, c'était tellement inhumain, tellement scandaleux, tellement absurde
que
le bon sens revient. Mais on est quand même dans un pays curieux
où on
a l'impression que les ministres du gouvernement
ne
réfléchissent pas par eux-mêmes. Mme Pénicaud récitait une espèce d'argumentaire stupide. En disant qu'il s'agissait d'aider les entreprises quelque part, c
'est ça ? Voilà, enfin
alors qu'il y a...
Vous étiez d'ailleurs dans l'hémicycle. Je n'étais
pas à ce moment-là précis dans l'hémicycle parce que je vais vous dire très franchement, j'étais tellement persuadé que cet amendement allait passer haut la main, que j'avais donné une délégation de vote.
Et
personne ne pouvait imaginer, personne ne pouvait imaginer que le gouvernement s'opposerait à une telle mesure de bon sens. Qui, heureusement d'ailleurs, ne concerne que 4600 cas, je crois,
par an, ce qui est déjà gigantesque. Et
quand on sait la douleur, le drame dévastateur qui est de perdre un enfant, mais comment
un
ministre de la République, comment une majorité peut
perdre
toute humanité pour obéir à un ordre
? Et
c'est ça, moi, qui est effrayant. Et il a fallu que le président change d'avis avec le Premier ministre. Et pourquoi ils ont changé d'avis ?
C
'est parce que, heureusement...
Enfin, vous avez changé d'avis,
changé d'avis.
Au départ, c'est Mme Pénicaud. Vous croyez que Mme Pénicaud a pris
cette décision toute
seule ?
Vous vous dites, au départ, que
c
'est le président de la République qui a décidé ? Je n'en sais rien, précisément. Mais je ne peux pas croire
que
toute une majorité,
qu
'un ministre de la République, fasse preuve de tant d'inhumanité
s
'ils n'avaient pas eu une instruction. Alors, maintenant, je n'en sais rien.
Tout est bien qui finit bien. Enfin, je
trouve ça très bizarre. Bon, en attendant, l'important, c'est quoi ? C'est que les familles
qui
vivent ce drame
aient
un peu de temps pour se retrouver après ce drame. Et l'important, d'ailleurs, si on y réfléchit, et j'aimerais un jour qu'on en parle, mais on en parlera ailleurs sans aucun doute, et puis il y aura d'autres occasions, c'est qu'on ait une vraie politique de santé publique, notamment sur les cancers pédiatriques. C'est un dossier que je connais bien et sur lequel je me mobilise avec beaucoup de parlementaires de tout horizon, parce qu'il y a des efforts de recherche à faire considérables. Donc, on ne
va
pas polémiquer sur un point douloureux. Le bon sens semble revenir, mais il a fallu
que
le groupe centriste, que des parlementaires, alertent l'opinion, la presse, et y compris certains ministres. Pour qu'enfin, ça revienne à la raison,
à l'humanité minimum.
Enfin, mais avouez quand même qu'il faut bien... Enfin, pour en être arrivé là, quand même,
c
'est effrayant.
Pour en être arrivé là, autre sujet, pour en être arrivé là, c'est le Brexit. Pour la première fois depuis 70 ans, l'Europe se défait de l'un de ses membres, de ses membres les plus importants. Est-ce que cela fait de vous un homme heureux, vous qui avez appuyé le Brexit, et éventuellement le Frexit depuis quelque temps ? Et qui a le plus à perdre de ça ? La Grande-Bretagne ou le reste de l'Europe ? Et qu'attendez-vous des négociations qui vont avoir lieu pendant 11 mois entre Londres et les capitaines européennes ? Et la commission de Bruxelles ? Alors, je veux dire deux
choses, très précises.
D
'abord, si on avait écouté David Cameron il
y
a 10 ans, ou un peu moins,
quand
il avait demandé une réforme de l'Europe
pour
prendre en compte la vie des nations, par exemple mieux contrôler l'immigration, éviter la concurrence déloyale, etc., les institutions de l'Union européenne,
les
dirigeants, notamment français, l'ont envoyé balader. Premier point.
Quand
les Français ont voté non à la Constitution européenne, au lieu d'en tirer la leçon, les institutions européennes ont dit « circulez, il n
'y a
rien à voir
». Ça
fait des années qu'une organisation qui a trahi la belle idée européenne à laquelle je souscris, qui était une idée de paix et de coopération, cette organisation
de
personnes non élues, les commissaires,
qui
avancent dans une direction d'immigration massive, de concurrence déloyale, n'écoutent jamais les peuples. Et bien, qu
'est
-ce qui s'est produit ? C'est qu'à force de claquer la porte au nez des peuples, un peuple, un grand peuple, le peuple britannique, qui a un grand souci de la démocratie, a voté non. Et je m'en suis réjoui. Après,
pendant trois ans, attendez,
je finis mon explication, parce que c'est trop grave. Après, pendant trois ans, notamment en France, on a raconté n'importe quoi. Ça allait être le chaos, l'abomination. Je constate
qu
'il y a moins de chômage en Grande-Bretagne, que le salaire minimum est désormais au-dessus du SMIC,
que
la Grande-Bretagne
va
contrôler encore mieux son immigration.
Et
donc, on va s'apercevoir, grâce à la fermeté de Boris Johnson, qui a voulu respecter le vote de son peuple, et bien que
ce
n
'est
pas le chaos du tout. Et ce qui est très bien dans ce qui va se passer pour les années à venir,
c
'est que ça va permettre de sortir de ce débat absurde. Frexit ou Union européenne ? Brexit ou Union européenne
?
On va s'apercevoir que la Grande-Bretagne va nouer des accords de coopération militaires avec la France, on voit tout de suite qu'ils vont demeurer.
commerciaux. En tout
cas, ça fait partie des négociations qui
vont avoir lieu pendant
11
mois. Ce que j'ai toujours dit, le Brexit... Pour l'instant,
rien n'est écrit, rien n
'est
dit. Mais ça va se faire, parce que c'est la logique des choses. Le Brexit, ce
n
'est pas le départ au milieu de l'Atlantique, de la Grande-Bretagne. Le Brexit, c'est un peuple qui retrouve la liberté de maîtriser ses frontières, qui ne va plus gaspiller 10 milliards d'euros à payer des technocrates qui coûtent une fortune et qui font des lois qui ne sont pas ratifiés par les peuples et qui va pouvoir mener sa politique comme il l'entend démocratiquement. Eh bien, moi, je vous dis une chose.
Et
c'est pourquoi, d'ailleurs, les européistes ont tant lutté contre le Brexit. C'est que les Français et les Allemands vont découvrir qu'il
y a
un pays, un grand peuple,
qui
est beaucoup plus libre, beaucoup plus efficace.
Et
donc, ça va aboutir, et je ferai tout pour cela, à une renégociation des traités européens,
qui
est la seule solution pour éviter des départs successifs.
Il
faut renégocier les traités pour garder ce qu'il y
a
de bien dans la coopération européenne et redonner de la démocratie aux différents peuples.
Et donc, on va sortir
du climat, comment dire, de bandes dessinées, les bons, les méchants, les méchants britanniques, les gentils français, enfin, les gentils français, les gentils dirigeants français. En vérité, il faut que les peuples retrouvent une nouvelle relation
européenne. Alors,
beaucoup plus libre, beaucoup plus efficace, vous dis ça, la Grande-Bretagne. En tout cas,
un
certain nombre de... Si les négociations,
ça
fait 3-4 ans que l'incertitude demeure autour du départ de la Grande-Bretagne de l'Union, c'est qu'il
y a
un certain nombre de Britanniques qui souhaitaient que la Grande-Bretagne reste au sein de l'Union. Écoutez, c
'est évident, quand il y
a
un référendum, il y
a
toujours ceux qui ont perdu qui voudraient que le référendum ne s'applique
pas. Y compris
ceux qui avaient voté pour,
qui
ont
commencé à se poser des questions. C'est
faux. Ça, c'était la propagande française. Il y a un sondage, d'ailleurs, qui montre la maturité démocratique des Britanniques
qui
disait que même des gens qui avaient voté non, qui ne voulaient pas le Brexit, voulaient que le peuple soit respecté. Et c'est une des grandes différences avec la France, où, je vous le rappelle, le référendum de 2005, et ça a été le motif de mon départ de l'UMP, a été bafoué par les parlementaires contre l'avis du peuple. Et le malaise démocratique français qui perdure depuis...
Vous dites,
viens de là.
Oui, viens là. Deux, trois questions pour terminer sur cette partie Brexit. Donc, vous parlez de la politique de défense européenne. Donc, vous souhaitez maintenir le Royaume-Uni dans le cadre de cette politique de défense européenne, je suppose. Qu'est-ce qu'il en est du climat ? Qu'est-ce qu'il en est de la politique étrangère
?
Bien
évidemment,
dans l'esprit, dans l'idée que j'ai, qui est d'ailleurs l'Europe gaullienne, des coopérations. On ne transfère pas du pouvoir à des autorités supranationales qui décident pour nous. On passe des accords de coopération. Moi, je considère que l'Europe de demain, c'est une Europe souple,
où
les Britanniques, on travaillera avec les Britanniques pour la défense, parce que ce sont des gens courageux et qui ont une industrie de défense importante. On travaillera avec les Allemands sur, par exemple, la batterie pour la voiture électrique demain, comme on l'a fait avec Airbus. Il faut une Europe des coopérations scientifiques pour peser face à la Chine et aux Etats-Unis. Et puis le reste, il faut de la liberté démocratique. Et vous allez voir que naturellement, des accords vont se mettre en place. Simplement pour cela, pardonnez-moi, il faudrait que la France retrouve sa liberté aussi. Parce que vous allez voir que M. Johnson, il va défendre ses intérêts.
Alors que nous, nous sommes englués dans un système européen qui ne défend pas les intérêts de l'Europe.
Et notamment sur le plan migratoire. La
France qui défend ses intérêts au sein de la communauté européenne.
Non, elle ne les défend pas
puisqu'elle cède.
Au sein
de l'Union. Eh bien non, elle ne
les
défend pas. Je vais vous dire pourquoi. Parce que, par exemple, sur l'immigration, les Anglais, qui déjà contrôlaient davantage leurs frontières, vont être complètement libres de refuser l'immigration dramatique qui arrive de partout. Et on voit bien qu'en étant prisonnier de Bruxelles, on ne contrôle pas nos frontières nationales. On va en parler. Donc,
vous voyez
que je crois que les esprits vont s'apaiser et qu'on va découvrir que la Grande-Bretagne ne part pas toute seule, qu'elle continue à travailler avec nous, qu'on vend toujours nos voitures en Grande-Bretagne, il va y avoir des accords commerciaux. Et on va s'apercevoir que finalement, eh bien, est-ce qu'il
n'y a
pas une autre façon de construire l'Europe davantage adaptée au XXIe siècle, davantage respectueuse des peuples ? Il ne s'agit pas, dans mon esprit en tout cas, d'abandonner la coopération européenne.
Alors, est-ce que vous êtes toujours pour la sortie de l'Union de la France ? Est-ce que vous êtes toujours pour la sortie de l'euro ? Je suis pour la
sortie de l'Union européenne. Je suis pour que l'Union européenne sorte, s'en aille. Je suis pour qu'on renégocie tous les traités.
Mais
qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut
dire
que la France... Il
faut
faire imploser, exposer l'Union.
Mais elle a déjà implosé. Et c'est fini.
Attendez, est-ce que la France doit se retirer de l'Union ? Mais
non.
Est-ce que l'euro doit être... La
France doit rebâtir...
C'était mon programme présidentiel.
Attendez, j'avais proposé... C'était votre
programme présidentiel,
c
'était votre programme européen.
Oui, c'est très clair.
Vous avez fait un très mauvais score aux Européens.
Oui, mais peut
-être. Vous n'avez pas... Eh bien peut-être. Su... J'ai pas su l'expliquer,
peut-être. Qu'est-ce qu'il faut expliquer sur... Eh bien on recommencera. Revenir des Français autour de vous. Eh bien
écoutez, dans la vie, quand on croit une idée juste, elle progresse. Et vous savez, Nigel Farage au début faisait de très mauvais scores et puis ça a progressé. Il y
a
un moment, les peuples regardent, revoient la vérité. La réalité, c'est que nous proposons une renégociation des traités. Exactement comme la France l'avait fait avec l'OTAN, on propose un traité nouveau à nos partenaires. S'ils l'acceptent de corriger, on négocie avec eux. Soit ils ne l'acceptent pas et la France partira. Mais rassurez-vous, avant il y aura d'autres pays qui vont partir.
Il y en a qui veulent
rentrer aussi.
Ah
oui, qui veut rentrer ?
Montenegro,
c'est vrai
qu'il
y a
aussi la Turquie mais qui a
été exclue pour l'instant.
Non mais on peut continuer comme ça. C'est le choix, c'est dramatique. On voit le bilan migratoire, on voit le bilan en insécurité, en mafia. Donc je le sais, mais si c'est l'idée qu'on a de l'Europe, moi j'estime que la France, cinquième ou sixième puissance mondiale, n'a pas à dépendre des Balkans et des mafias qu'il y a dans
ces pays. On pourrait passer
aussi de la demande à
l'Albanie. Donc
maintenant, la mafia albanaise, on connaît. Donc maintenant ça suffit. Alors, si on veut que la France continue à être une terre d'insécurité, de migration, de concurrence des lois liales, on continue comme ça avec cette Europe-là ? Alors, puisqu'on parle d'Europe et de...
Mais on a... Pardonnez-moi, pardonnez-moi, juste un point,
M. Aziza, juste un point. Vous savez,
on
a eu une propagande incroyable qui a caricaturé tous les propos, ce qui explique sans doute aussi les mauvais scores qu'on a pu avoir, tous les propos qu'on a pu tenir. Mais justement, maintenant que le Brexit va se faire
et
que les choses évoluent, on voit l'opinion quand même changer.
Et
d'ailleurs, je remarque que tous ceux qui étaient pour l'entrée de la Turquie commencent un peu à changer d'avis. Mais les négociations ne sont toujours pas
définitivement rompues.
Non, excusez-moi, en parole.
Ils
disent, ah non, il ne faut pas, mais
je vous... On a interrompu les
négociations.
Interrompu,
mais
pas supprimé. Donc elles peuvent reprendre à tout moment. Il y
a
des chapitres qui ont déjà été signés. Donc, vous savez, on peut mentir à un peuple plusieurs fois, mais pas éternellement.
Une question là-dessus, puisqu'on reparlera d'elle un peu plus tard, sur l'Europe, sur l'Union, sur le Brexit, sur l'avenir de la France en Europe. Vous êtes sur la position de Marine Le Pen ou pas
? Je
ne connais pas sa position précisément.
Je pense qu'elle a évolué. Elle avait
évolué... Attendez. À l'élection présidentielle, je l'ai soutenu au second tour face à
M. Macron et j'avais bien raison.
Parce que justement, nous avions eu un bon compromis sur cette question européenne. Elle avait évolué. Elle était exactement sur la même ligne que moi. Nous étions ensemble sur la même ligne.
Y compris sur l'euro ?
Oui, qui était une renégociation des traités. C'était quelque chose qu'on avait pu... j'avais contribué à son évolution et c'est ce qui avait permis cet accord
de second tour. Et aujourd'hui, vous trouvez qu
'elle n
'est
pas claire là-dessus ?
On verra. Je verrai son programme. Je ne l'ai pas encore vu.
Elle
ne l'a pas publié. Moi, ce que je dis, c'est que nous, nous avons à Debout la France une position limpide. C'est l'Europe des coopérations scientifiques, industrielles, car l'enjeu, c'est de peser face à la Chine et aux États-Unis en matière industrielle et scientifique.
Et
pour le reste, nous voulons la liberté de la nation pour assurer la protection des Français.
Si
chaque pays européen protège ses concitoyens, eh bien l'Europe sera mieux gardée. Ce qui n'interdit pas
des
coopérations européennes. Bien évidemment, je pense par exemple à la Méditerranée. Je pense à un plan européen pour l'Afrique,
pour
stabiliser l'Afrique, car il est évident
que
ce ne
sont
pas les pays tout seuls qui vont régler les problèmes du monde. C'est une bonne articulation entre la liberté nationale, liberté de mouvement et des coopérations européennes ciblées.
Où
on sait où on met notre argent. Pourquoi on met notre argent ? A quoi sert notre argent ? Parce que j'en ai assez que les Français donnent plus de 10 milliards par an à une organisation qui leur fait tant de mal.
Alors, on en revient à la politique française, au contexte politique, au climat social français. Vous avez été l'un des plus forts soutiens au moment des Gilets jaunes du point de l'Union. Vous êtes désormais en pointe contre la réforme des retraites et même contre la gestion par le gouvernement du coronavirus. Oui. Si on se réfère à votre communiqué du 3
janvier.
Être dans l'opposition,
est
-ce que c'est s'opposer à tout prix, Nicolas Dupont-Aignan ? Est-ce que c'est s'opposer sur tout et en tout ?
Je ne m'oppose pas sur tout et en tout, mais quand l'intérêt du pays me paraît gravement menacé, je dis ce que je pense. Reprenons sur deux points. La réforme des retraites.
On va y venir sur la réforme des retraites. Dites
-moi sur quoi
vous voulez que je réponds. Par exemple, sur le
coronavirus,
je
n
'ai
pas très bien compris ce que vous
avez dit.
Sur
le coronavirus, c'est
très simple. Il a
lancé un plan.
Je n'ai pas du tout
polémiqué, contrairement à
ce
que vous dites. J
'ai simplement fait un communiqué trop
tard, Le
coronavirus s'étend, mais le gouvernement attend.
Oui. Ce qui était déjà faux. Non, c'est totalement vrai. Je vais vous dire pourquoi. Nous avons la chance, à Debout la France, d'avoir des biologistes, des médecins qui m'ont alerté très vite sur le fait que la Chine, les autorités chinoises, avaient un peu tardé
au
démarrage de l'épidémie à prendre des mesures qui s'imposaient de confinement.
Et
la preuve en est, c'est qu'aujourd'hui, l'épidémie dépasse de très loin la région du Wuhan. Et à partir du moment où j'ai eu ces informations il
y
a une semaine, j'ai fait une vidéo très précise, pas du tout polémique, au contraire, en demandant au gouvernement d'aller plus loin, c'est-à-dire de prendre les mesures qui s'imposaient la semaine dernière, qui étaient des caméras thermiques dans les avions aux atterrissages, comme le faisaient l'Italie
et
d'autres pays,
qui
étaient une traçabilité de toutes les personnes qui venaient de Chine de leurs 14 derniers jours avec engagement moral,
comme le fait,
si je peux. En caméra thermique, Agnès Buzyn a expliqué en quoi ça ne servait à rien.
Eh
bien, elle a tort. Elle est médecin, pour les heures de
médecine.
Eh
bien,
peut-être. Eh
bien, il y a d'autres médecins et c'est curieux,
il y a plein de pays qui le font. Où elle a raison, c'est de dire qu'on peut avoir la maladie sans avoir de fièvre, mais où elle a tort,
c'était utile. Sans avoir de la maladie quand on peut revient de Chine. Oui, mais
c'était quand même préférable que de mettre quelques affichettes dans les aéroports et de laisser passer des milliers de personnes qui sont revenues de Chine dans notre pays sans aucune information précise. Il y
a
même eu une jeune femme qui est arrivée à Lyon, de Rouen, qui a été obligée d'aller elle-même se signaler. Et si l'Italie, la Russie, la Turquie, la Grande-Bretagne a suspendu ses vols bien plus tôt que la France, ont pris des mesures plus énergiques, c'est parce qu'il y avait des raisons. Donc Mme Buzyn n
'a
pas la science infuse. Elle a
sous-estimé, elle a
sous-estimé le phénomène et il a fallu que nous fassions pression avec certains partis politiques pour que les vols soient enfin suspendus d'Air France. Nous maintenons, nous maintenons, que si on veut éviter la propagation de l'épidémie en Europe, il faut absolument, comme l'ont fait mieux que nous, certains pays, tracer toutes les personnes qui arrivent de Chine et leur demander un confinement à domicile, leur autoriser un arrêt maladie pour qu'ils ne soient pas sanctionnés par leur entreprise, de manière, tout simplement, à essayer d'éviter
que
cette épidémie se généralise dans notre pays. Et si vous reprenez le ton de ma vidéo, ce que j'ai dit, j'ai dit, il ne faut pas céder à
l
'affolement, mais il y a des... Pourquoi
? Pourquoi la France,
pourquoi la France a toujours quelques jours de retard sur d'autres pays, les Américains, les Russes, la Turquie, l'Italie ? C'est tout ce que j'ai dit. Voilà, il n
'y
a pas de quoi fouetter un chat, mais je crois qu'il y
a
un moment,
il
faut quand même réagir. Et je vais vous dire ce qui m
'a alerté aussi. Il faut qu'on avance aussi, oui.
Oui, mais quand même. Oui, mais vous m'accusez de faire de
l
'opposition systématique. Ce n
'est
pas moi une université américaine et le journal Le Point,
qui
n
'est
pas un de mes journaux qui me soutient. Le journal Le Point qui a dit que l'aéroport Charles de Gaulle était l'aéroport d'Occident le plus exposé. Une université américaine. C'est quand même des faits
précis
qui ont été donnés dans la presse internationale. Et donc moi, je n'aime pas
que mon pays...
Et des présidents de médecine disent aujourd
'hui que ça
fait beaucoup moins de dégâts que la grippe. Eh bien peut-être. En attendant, c'est toujours des morts de trop. Et moi, je n'aime pas que mon pays soit désigné par les universités américaines, par des journaux sérieux que ne disent pas les journalistes français, comme un pays qui est un peu léger face à cette épidémie.
La réforme des retraites, négociation autour de la conférence de financement, de la pénibilité, du cas des seniors avec notamment une retraite progressive validée d'ailleurs par les syndicats réformistes qui ont débuté le 30 janvier. Vont-elles dans le bon sens ?
Enfin, la réforme des retraites est une spoliation des futures retraités sans précédent. Tout le monde est capable de comprendre deux choses. Avant, on calculait la retraite sur les 25 meilleures années.
Et
les six derniers mois pour les fonctionnaires. Mais je parle même des salariés du privé. Demain, ce sera l'accumulation des points sur 41 ans ou 43 ans.
Il
n
'y a
pas besoin d'avoir fait polytechnique pour comprendre que la moyenne de la retraite sera plus faible qu'avant.
C
'est une baisse massive des
retraites.
Ça va
dépendre de la valeur du point ? Non.
La valeur du point, elle ne peut que baisser puisqu'elle sera susceptible d'être modifiée comme en Suède pour la suite.
Non,
la valeur du point va dépendre tout
le monde a compris qu
'avec cette réforme, au jour d'aujourd'hui,
vous
partez en retraite, vous avez un salaire, vous avez eu un salaire, vous partez d'une base solide. On prend la moyenne de vos 25 meilleures années, notamment pour les femmes, pour ceux qui ont eu des carrières et du chômage. ça permet de garder le meilleur. Demain, c'est sur l'ensemble de la carrière professionnelle. Premier point. Donc, c'est une baisse massive des futures retraites du privé. Et je ne parle même pas des fonctionnaires. Deuxième point,
fondamental... Le
gouvernement vous dit que
c
'est faux. Eh bien, c'est lui qui a complètement faux. La preuve, c'est que même le Conseil d'État a dit que ses prévisions étaient inaptes et que le projet serait anticonstitutionnel. Donc, on n'a jamais vu ça. Deuxième point, deuxième point, le plus grave,
c
'est que ceux qui ont cotisé
des
privés, qui ont accumulé des réserves, que ce soit des professions comme les avocats mais aussi le régime général complémentaire, l'argent des dizaines de milliards d'euros vont être spoliés, mis dans le régime général et donc, c'est une rupture du contrat acquis.
On
n'a jamais vu ça. Enfin, dernier point, on nous dit que
c
'est pour faire des économies.
Et
ce qui est quand même paradoxal, c'est que les 300 000 plus hauts revenus de France ne vont plus cotiser.
Le
régime général va perdre au-dessus de 10 000 euros par mois. Le régime général va perdre 4,5 milliards d'euros par an et cela va alimenter des fonds de pension dont l'accès au marché des retraites a été favorisé par la loi Pacte de M. Le Maire. Alors, si vous trouvez normal que des gens qui ont cotisé déjà pendant un certain nombre d'années se voient spoliés de ce qu'ils ont cotisé,
qu
'on baisse les retraites massivement et qu'en plus on fasse un cadeau au fonds de pension et qu'on aggrave le déficit,
si
vous trouvez que c'est normal, eh bien moi, je me battrai jusqu'au bout. Et à debout la France, nous proposons une réforme alternative, nous étions d'accord pour qu'il y ait une réforme des régimes spéciaux où il y a des privilèges. Donc suppression des régimes spéciaux ? Pas suppression, progressivement harmonisation. 5% des retraités
et
il n'y
avait
pas besoin de toucher au 95%
Alors une
question, est-ce que vous pourriez vous joindre à la motion de censure proposée par Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise contre justement la réforme des retraites ? Vous êtes député, est-ce que vous pourriez voter pour ? Ça dépend.
Ça
dépend de quoi
? Ça
dépend de ce qu'il y a dedans. Moi, je lis avant de voter. Si c'est pour proposer demain de raser gratis et qu'il n
'y ait
aucune rigueur financière, je ne la voterai pas. Moi, je suis quelqu'un de raisonnable.
Si
en revanche, c'est simplement une motion sur la procédure du gouvernement parce que c'est la première fois sous la Ve République
qu
'on nous oblige à voter un texte sans connaître le contenu du texte, notamment le transfert des droits acquis des retraités, leur régime particulier vers le régime général. Alors là, pourquoi pas ? Mais l'enjeu, ce n
'est
pas la motion de censure En Marche à une majorité.
L
'enjeu,
c
'est comment politiquement,
et
c'est ce que je propose, on fera reculer le gouvernement. Et moi, je propose quelque
chose de simple. Vous croyez qu'il y a
encore temps
pour
faire reculer
le gouvernement ? Oui, je
vais vous dire comment. Et comment, oui ? D'abord, je demande aux Français de le sanctionner au municipal. Toutes les listes En Marche devraient être sanctionnées.
Car
là, vous savez,
si le gouvernement... Je finis ma phrase. Oui, mais si
le gouvernement voit qu'au municipal,
c
'est la catastrophe politique pour toute leur
liste,
eh bien, ils vont réfléchir. Et puis, deuxièmement, moi, je dis très clairement qu'en 2022, je ferai campagne à la présidentielle. Vous serez candidat ? Je ne sais pas encore, mais je ferai campagne, de toute façon, pour un candidat, si c'est moi, ce sera moi, si c'est quelqu'un d
'autre,
ce sera quelqu'un d'autre, qui annule la réforme des retraites. Et
il faudra,
il faudra que ce soit très clair.
Tous
les gens qui voudront voter Macron devront savoir qu'ils appliqueront la réforme des retraites dramatique pour le pays. S'ils votent pour moi ou pour quelqu'un d
'autre,
je ne sais pas encore si je serai candidat, donc je ne veux pas qu
'il
y ait de scoop aujourd
'hui. On en
parlera après.
Eh bien, ils sauront que cette réforme sera définitivement annulée.
Et
ça, ça a le mérite de la clarté. Et ce sera pareil pour les législatives. Donc les députés En Marche ont du souci à se faire parce qu'il n
'y
aura plus une majorité En Marche dans ce pays, car les Français ont compris
que
cette réforme allait les plonger dans une misère réelle.
Alors, on va parler des municipales et de
la
présidentielle plus tard. Une question ou quelques questions sur le contexte des fermements de haines qui accompagnent le mouvement contre la réforme des retraites, une haine contre le président, contre le président de la République, contre des élus d'En Marche. Qu'est-ce que cela dit de l'État de la France, de l'État de la société française, de l'État du débat politique ?
Oh,
cela dit que tous ces climats malsains
s
'expliquent parce que, en vérité, d'abord,
il y
a deux raisons, je pense. Première raison, c'est qu'il y a un laxisme judiciaire terrible
d
'une manière générale dans la société française vis-à-vis de la délinquance et que donc, la violence est quand même très favorisée dans notre pays.
Non mais là, sur cette violence, la
violence
politique,
entre
cette haine contre les élus et
cette
haine contre
le président de la République, vous
savez, il y a aussi beaucoup de haine contre moi, il y a de la haine dans les deux sens, il n
'y a
pas que les élus d'En Marche qui subissent la haine. Bon,
on l'a vu par
exemple... Quand le ministre de l'Intérieur classe debout la France... Comme un parti d'extrême droite. Comme un parti d'extrême droite, vous ne croyez pas que c'est une forme de haine ? Une forme de haine, oui. Oui, et heureusement, le Conseil d'État l'a désavoué car tout le monde sait ce que je suis et le Conseil d'État a dit que le ministre de l'Intérieur avait truqué et a annulé sa circulaire. Il n
'y
a pas dit de trucage au Conseil d
'État
? Suspension, mais regardez sur Debout la France, tout le monde sait que ce n'est pas un parti d'extrême droite.
Certains
se posaient la question... Enfin, il faut arrêter. Staline, oui. On sait la théorie de Staline. Vous
êtes quand même rapproché...
Vous
avez
quand même fait campagne avec Marine Le Pen et Marine
Le Pen n'est
pas d'extrême droite aussi, il faut arrêter. Il
y a 10 millions de Français qui sont d'extrême
droite, il faut arrêter. Vous savez, Staline disait que pour déconsidérer
l'adversaire... Mais si il n'est pas d'extrême droite,
elle est de quel...
Staline disait que pour déconsidérer l'adversaire, il fallait le traiter de fasciste. Les vrais fascistes, aujourd'hui, ils sont dans les mosquées salafistes.
Non, non, d'accord,
mais on n'a pas parlé de
fascistes. Les vrais
fascistes... Ben si, parce que extrême droite, excusez-moi, moi j'ai eu des parents résistants, j'ai eu des parents qui avaient 20 ans pendant la guerre et je sais de quoi je parle.
Et donc j'accepte
pas.
J'accepte pas.
Et j'accepterai jamais cette indignité. Non, non, mais attendez.
Et on peut défendre la France.
Et on peut défendre la France. On peut défendre la France. On a encore le droit de défendre la France,
des frontières,
de vouloir une autre politique économique sans être d'extrême
droite. On sait
très bien que le Rassemblement National, l'ex-Fonds National est issu de
l
'extrême droite avec un certain nombre de ces dirigeants, de ceux qui ont créé le Front National, qui a été issu
de la collaboration. Ça c'est autre chose. Mais je vous parle de Debout la France. Et Debout la France est un parti gaulliste et
Philippe Séguin et tous ceux qui m'ont accompagné. Et c'est pour ça que je suis très sensible sur cette question. Et j'en ai assez de cette violence aussi qui vise toujours à déconsidérer l'adversaire. Je reviens
à la violence, à la question
sur En Marche. Quand un pays, le rôle d'un président de la République, c'est de rassembler. C'est pas de semer là, de semer une sorte de violence politique permanente.
Donc ça veut dire qu'il révolte ce qu'il
a semé ?
Le président de la République, au lieu d'apaiser le pays, de rassembler les Français, passe sa vie à mettre de l'huile sur le feu.
Et
après, il s'étonne que le pays flambe.
Je conteste.
Non, je n'excuse pas. Je condamne toutes les violences.
Et
je dis simplement
qu
'il y a urgence à avoir un arbitrage politique. si le président de la République veut que ça s'apaise, qu'il mette à référendum son projet de retraite. Si le président veut que ça s'apaise, qu'il gouverne avec un peu plus de justice. Vous savez,
si la polémique, pardonnez-moi, si la
polémique sur l'affaire du deuil
pour
enfants décédés a pris tant de force, c'est parce que
c
'est cette espèce d'arrogance permanente de ce gouvernement
qui est d'une
injustice, mais je ne
sais
pas, c'est un ensemble.
Le
gouvernement, il
n
'est pas en apesanteur, il dépend d'un président. Les arbitrages sont faits à l'Elysée, tout le monde le sait. Vous savez, moi, je pense qu'il faut apaiser les choses, qu'il faut réformer. Il ne s'agit pas de rien faire, mais il y
a
des gaspillages. Je vais vous donner un exemple.
On s'attaque aux retraites. Non, mais attendez, on s'attaque... Vous n'avez pas répondu à ma question. Mais je vais répondre.
On s'attaque par exemple à l'hôpital public, aux retraites.
On
voit bien que dans l'hôpital public, les aides-soignants, les médecins n'en peuvent plus. Et au même moment, il y
a
des gaspillages incroyables. Il
y
a des centenaires en Algérie qui sont décédés depuis 50 ans qui touchent des retraites françaises et il
y
a des milliards de gaspillés. Pourquoi les Français sont en colère ? C'est parce qu'ils ont le sentiment que ce gouvernement s'attaque toujours aux classes moyennes, populaires, qui bossent, qui travaillent et qu'il y a des privilégiés très hauts et très bas
qui
abusent. Moi, ce que je veux, ce n
'est
pas qu'on gaspille l'argent. Moi, je ne
suis
pas Mélenchon. Je ne
suis
pas pour qu'on gaspille l'argent public. Je ne suis pas comme ça. À Debout la France, nous voulons des fortes économies sur ceux qui abusent. Nous voulons qu'on arrête avec la fraude à la carte vitale. Il y a 1,8
million
de carte vitale fausse, des milliards d'euros qui sont perdus. Nous voulons que la rigueur s'applique à ceux qui trichent
et
qu'on récompense les Français qui bossent. Et s'il y a eu autant de sentiments d'injustice dans le pays,
c
'est parce que le gouvernement n'agit pas bien pour
le pays. Alors, une question. Attendez, je reprends ma question de tout à l'heure. Oui, je vous en prie. La violence,
il faut la condamner et il faut la sanctionner. Je ne peux pas vous dire
mieux. Quand on voit des défilés au flambeau avec la tête du président de la République au bout d'une pique... C'est pitoyable. Il ne faut pas que ça me plaît. Je ne
sais
pas. Quand on vous
en parle,
on a l'impression...
Mais la question...
J'essaie d'expliquer ce que j'ai compris dans votre réponse. Le président a eu ce qu'il a sommé.
La question n'est pas de juger. On est tous contre. Je ne connais pas une personne qui est favorable à ça. À part celui qui a peut-être tenu la pique. Je crois que tout le monde est en désaccord. Mais la question... Je vais vous poser une question. La Révolution française, est-ce que vous croyez que les gens étaient tous pour guillotiner tout le monde
? La question, c'est pas... Excusez-moi, M. Aziza. Ça a
débouché sur la mort de l'U16.
Oui,
et la question... Est-ce que ça peut
déboucher sur la mort d'Emmanuel Macron
? Mais la question...
Tout
le monde est contre, bien sûr. Mais la question, c'est de savoir pourquoi dans des pays, à des moments donnés, il
y
a des éruptions volcaniques. Et est-ce que vous ne croyez pas que la question la plus importante
que
vous devriez poser, c'est de savoir pourquoi, à votre avis, il y a ce climat ? Et pourquoi ? C'est la faute à Macron ou pas ? C'est le résultat d'une politique
qui
est d'une telle injustice, d'une telle arrogance, d'un tel mépris,
qu
'à un moment, ça pète. Ce n
'est
pas que la faute d'Emmanuel Macron, parce que c'est ancien. Emmanuel Macron est arrivé
et
a poussé à son comble une politique injuste
sur
un tissu fragilisé.
Il
n
'y
a pas un responsable. Il y a un pays, et on revient à l'affaire du Brexit, il y
a
un pays qui élit des présidents de la République, des majorités, depuis 20 ans,
et
où les décisions ne sont plus prises en France, sont prises à Bruxelles, sont prises ailleurs. Il y
a
un pays où il y
a
une délinquance très forte,
il
y
a
un pays où il y
a
une injustice, et ce climat est malsain, et pour moi,
c
'est ce que j'avais proposé à la présidentielle, il faut démêler les fils, il faut agir comme en acupuncture sur plusieurs organes, sur plusieurs nerfs, il n
'y a
pas une cause,
il
n
'y a
pas un responsable, il faut changer d'orientation politique, il faut rendre la démocratie aux Français, il faut rétablir la justice, il faut rétablir l'ordre, c'est un ensemble qu'il faut mettre en place. Donc moi,
je
ne
vais
pas vous dire, je ne
suis
pas dans la politique simpliste.
En
attendant,
quand
on voit un président de la République qui veut imposer une réforme des retraites qui est refusée par l'ensemble du corps social, je pense qu'il devrait être plus sage.
Alors, on poursuit, est-ce que comme Jean-Luc Mélenchon ou Ségolène Royal et d'autres, vous considérez que nous vivons dans un régime autoritaire
?
Nous
avons une dérive autoritaire,
c
'est-à-dire une propagande de tous les instants de médias amis du Président.
Vous pensez à qui, par exemple
? Je pense qu'il y a beaucoup d'émissions où il n'y a pas un équilibre. Mais vous pensez à quoi ? Précisez les choses parce
que c'est trop vague.
Je trouve que si tant de gens ne regardent plus la télévision et n'écoutent plus la radio, ils vous le disent dans la rue, c'est parce que je pense qu'il n'y a pas suffisamment d'impartialité
qui
est donnée.
Mais
vous pensez à quel média
? Il
suffit d'écouter beaucoup de médias.
Vous pensez quoi ? Aux chaînes publiques, aux chaînes d'info, aux radios
? Je pense que les gens aimeraient, et le succès de ces news avec Éric Zemmour prouve que les gens aimeraient entendre d'autres voix à la télévision et à la radio.
Donc vous préférez par exemple RT France aux chaînes
d'info françaises ? Non,
je dis simplement il y
a
de très bons journalistes et de très bons... Ce n
'est
pas la question des journalistes. Je dis simplement...
Vous
pensez à BFM TV quand vous parlez ? Je ne juge pas parce qu
'il y a des bonnes émissions à BFM TV. C
'est les critiques qu'on entendait par exemple dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes, également éventuellement dans le cadre des mouvements contre la réforme des retraites. Ce
que
je ressens... Ils sont tous pour Macron, c'est ça qu'on entend ?
Non,
ce serait excessif. Ce serait excessif. Je dis simplement que je pense que les Français attendent une information plus diversifiée.
Et
le succès d'Éric Zemmour sur ces news prouve que les Français ont peut-être envie aussi d'entendre un discours un peu différent.
Voilà.
Un peu différent, voire quand Éric Zemmour parle, va par exemple au meeting de Marion Maréchal-Le Pen quand il commet des dérapages avec des dérapages qui sont
racistes.
Quel dérapage
? Il
a été condamné pour provocation à l
'aide
raciale, Éric Zemmour. Vous avez les condamnations de la justice française qui libèrent l'assassin de Mme Alimi. On
va en parler, mais ça n'a rien à voir. On va peut-être
en parler si ça a à voir.
Non, non, ça n'a rien à voir. Si ça a à
voir. Si ça a à
voir.
Excusez-moi. Ça a à voir. Tous les racismes ne
sont
pas
condamnés de la même
manière ? Tous les racismes, bien évidemment. Ça a à voir. Mais je vais vous dire, ça a à voir. Pourquoi ? C'est qu'on est dans une société, on va se parler franchement, où si vous êtes islamiste, vous avez toutes les excuses, et si vous défendez la France, à ce moment-là, c'est plus difficile pour vous.
Puisque vous parlez de l'affaire Alimi, Emmanuel Macron avait estimé, c'était à Jérusalem le 23 janvier, que le besoin de procès était là, après donc la décision de la Cour d'appel de Paris, déclarant pénalement irresponsable le suspect du meurtre antisémique de Sarah Alimi. Et il a été rappelé, juste après, rappelé à l'ordre par la Cour de cassation. Vous êtes du côté du Président Macron, du côté des juges de la
Cour de
cassation.
Mais le Président Macron est un hypocrite. Pourquoi
? Parce
qu'il fait une déclaration comme ça, parce qu'il a bien compris que cette décision était tellement scandaleuse que ça choquait énormément les Français.
Mais
moi, le Président Macron, il pouvait tout à fait donner instruction à son Premier ministre de déposer un projet de loi. Ce
que j'ai fait, moi j'ai déposé... Mais si tu as un projet de loi,
ça ne peut pas être rétroactif. Je
le sais, mais
au moins montrer qu'il ne
veut
pas que ça se reproduise.
Moi j'ai déposé... Bien sûr,
il attend... Juge. Quelle hypocrisie. Moi j'ai déposé une proposition de loi
que
je vous transmets, qui est ici. Monsieur le sénateur Masson, Madame Koffman ont déposé la même au Sénat, qui vise simplement à arrêter avec cette utilisation du caractère pénalement irresponsable d'un assassin, lorsque cet assassin prend des substances volontairement. J'ajoute que pour l'état d'ivresse... Ce qui a été notamment
dénoncé par le grand rabbin... Oui, mais... Rayon Corsia.
Vous savez la différence entre moi et du moins entre ceux qui m'accompagnent et ceux qui se disent dans le pays, c'est que nous,
nous
voulons passer aux actes.
Moi
j'en ai marre de faire des... de défiler dans des marches contre l'antisémitisme alors que les actes ne sont pas pris. Voilà. Et que nous sommes à double la France, nous avons une volonté de proposer des actes.
Et
quand vous voyez l'affaire Mila où une jeune fille qui a
prononcé des phrases
sans doute très choquantes contre l'islam mais je vois aussi... Tiens, on parlait des
médias... Alors, on précise...
L
'affaire
Mila, une chose. Donc, vous parlez de cette jeune fille qui a été menacée de mort et de viol après avoir critiqué l'islam. Qu
'est
-ce que vous avez pensé des propos de Nicole Belloubet
là concernant ? Je vais vous en parler. Avec
ensuite son
recul. Madame Belloubet voulait rétablir le délit de blasphème comme dans une république islamique. Madame Belloubet en fait excusait la violence indirectement de ceux qui voulaient assassiner cette jeune fille. Ce n'est pas que cette jeune fille a prononcé des phrases qui me plaisent.
Mais
c'est curieux parce qu'on n'a pas entendu Madame Belloubet
quand
il y a un journaliste de France Inter oui, on parlait des médias tout à l'heure qui traitait Jésus de pédé dans une émission. Là,
on
n'a pas entendu Madame Belloubet. Et donc, moi, je vais vous dire
ces
paroles d'insulte des religions me choquent personnellement
me
font du mal
mais
pour autant
je
ne vais pas menacer de mort le journaliste de France Inter je ne
vais
même pas demander qu'on arrête son émission et je ne
vais
pas menacer de mort la jeune fille. En revanche, il
y a
un membre du conseil du culte musulman qui a dit elle l'a bien cherché.
Et
Madame Belloubet et le gouvernement est silencieux. Et les grandes autorités morales et les fameuses autorités de gauche qui défendent la liberté elles se taisent quand il s'agit de s'attaquer à l'islam politique au salafisme aux frères musulmans qui
sèment la haine dans notre pays. Je dis que le gouvernement est
faible et que Madame Belloubet aurait dû
démissionner. Et je l'ai
appelé à démissionner.
Vous l'avez appelé à démissionner
mais oui, mais parce que le président est
hypocrite.
Mais le président qu'est-ce qui change ? Rien. Est-ce qu'il... Enfin, il y a 200 mosquées salafistes dans notre pays qui prêchent la haine. Qu'est-ce qu'on fait ? Il y a des sites internet qui prêchent la haine.
Qu
'est-ce qu'on fait
?
Et après, on... Il y
a
eu notamment la loi VIA contre ça.
Oui,
mais il y a... On pourrait agir. Pourquoi on n'agit pas
?
Vous
savez...
Alors, on a des cérémonies. Voilà.
On a des cérémonies.
Et
puis...
Vous dites que
ça manque d'action mais il faut qu
'on
passe à la suite puisque vous avez parlé des élections municipales. Vous dites qu'il faut sanctionner le gouvernement, sanctionner le pouvoir.
Qu'est
-ce que ça veut dire alors
précisément
? Et qu'est
-ce
que ça implique une question d'ailleurs ? Vous dites qu'il faut sanctionner,
il
ne faut pas voter. Il faut voter contre les listes en marche. Ça veut dire qu'il faut mieux voter pour le Rassemblement National que pour une liste en marche. Ça y est. Je
vous pose la question.
Mais les ficelles... M. Aziza, moi je vous connais depuis longtemps mais j'ai l'impression que les grosses ficelles que vous avez utilisées il y a une époque ne marchent plus chez les
Français. Ce n'est pas des
ficelles,
c
'est des questions. Mais non,
mais
moi j'appelle ça une grosse ficelle.
Non, mais
attendez. Vous
avez fait compagnie avec Marine Le Pen.
Si vous voulez enfermer,
moi
je maintiens qu'on n'a pas à enfermer les Français
entre
En Marche et le Rassemblement National. Et je suis tout à fait apte à le dire puisque je suis le seul qui a soutenu au deuxième tour contre En Marche. Mais pardonnez-moi,
ne limitons pas
la vie politique au deuxième tour. Heureusement, il y a un premier tour avant
et je
ferai tout pour qu'on arrête de rendre prisonniers les Français de ce faux choix. Je ne vois pas pourquoi il n
'y
a pas entre En Marche et le Rassemblement National il y a plein de partis.
Il
y a debout la France qui propose un patriotisme
sérieux, humaniste. Vous avez combien de candidats d'ailleurs
au municipal ? On a des centaines de candidats on n'en a pas partout parce que c'est un scrutin local. Pour autant je dis c'est un scrutin local votez en fonction bien sûr du contexte local.
Mais quand
vous ne savez pas pour qui votez ne votez pas En Marche parce qu'il faut envoyer un signal. Mais ça
ne suffira pas. Ça ne suffira pas.
Attendez, la question que je vous posais était très simple. Si au second tour vous avez un candidat ou une liste de Rassemblement National
il y aura très peu de listes de Rassemblement National donc de toute façon ce n'est pas long jeu. En Marche ? Ça c'est la
caricature que j'entendais hier soir sur une chaîne de télévision. Il y aura très peu de listes de Rassemblement National donc le problème ne s'opposera quasiment pas. Donc votez ce que vous voulez vous êtes des grands garçons des grandes filles ce que je veux dire
c
'est qu'on a un gouvernement qui n'a plus aucun sens de la limite. Aucun sens de
la limite. Ça veut dire
quoi
? Ça
veut dire qu'il fait n'importe quoi qui n'écoute rien
et
que les français n'en peuvent plus
et
qu'il reste deux ans et demi et que c'est long et que moi j'aime mon pays et que j'aimerais qu'il écoute.
Mais ça veut dire que la rue a toujours
raison contre
la démocratie contre les résultats des élections ? Non mais
c'est pas la rue Mais écoutez le
projet
de loi sur les retraites n'a rien à voir
dans
ces détails
avec
les engagements d'Emmanuel Macron.
Mais il va être soumis au vote des députés
? Avec 29 ordonnances qui ne seront pas soumises au vote notamment sur le point le plus important du transfert des droits acquis
des
millions de français qui ont cotisé et
qui ne savent pas
ce que l'Etat va faire de leur argent.
On
n'a jamais vu dans une démocratie un hold-up financier comme cela.
Donc avec après le rôle du conseil constitutionnel qui pourra Je
l'espère et
je pense qu'il
va
censurer ce
projet de loi je l'espère.
En tout cas
mais
moi vous ne croyez pas que j'aimerais qu'à un moment le président de la république vienne de l'évent les français et dise écoutez sur les retraites il y
a
des réformes à faire vous le savez j'ai demandé au gouvernement de revoir la copie
on
va retravailler sérieusement pendant trois mois il y aura une partie par référendum il y aura une partie par la loi et on va sortir de cela parce qu'il faut que la France progresse parce que moi ce qui me fait de la peine pendant ce temps là c'est que la croissance ralentit c'est que nos commerçants souffrent nos artisans souffrent
et
qu'on est dans une espèce de crispation nerveuse inutile pour le pays et je préférerais qu'on renforce nos frontières je préférerais qu'on ferme les mosquées salafistes je préférerais qu'on aide nos militaires je préférerais qu'on lutte contre l'insécurité qui explose parallèlement je préférerais qu'on baisse
les charges de nos PME qu
'on
baisse les charges de nos PME Xavier
Bertrand repose aujourd'hui dans le JDD à Emmanuel Macron sa responsabilité dans l'explosion de la violence il a raison
Xavier Bertrand c'est curieux parce que M. Bertrand c'était le premier soutien de M. Macron pendant la présidentielle et maintenant il découvre que ça va pas je m'en réjouis mais
c
'est très simple ce qui se passe c'est que
le
gouvernement devrait agir là où il y a urgence
et
on arrive pratiquement à la fin de cette émission et
bien
c'est dommage Nicolas Dupont-Aignan c
'est
pas pour tout le monde donc on a rappelé vous avez parlé des municipales vous avez rappelé votre rôle au niveau de la présidentielle de 2017 2022 donc vous dites moi ou c
'est très simple ce que je dis pour 2022 j'ai
proposé des primaires patriotes et républicaines c'est à dire je considère
que
72% des français selon un dernier sondage ne veulent pas revoir Macron-Le Pen
et
je les approuve deuxièmement je pense que si on veut battre Macron il faut qu'il
y ait
un choix du candidat patriote et républicain c'est à dire qu'il y ait des républicains qui ne soutiendront pas Macron des millions de français qui n'ont pas d'appartenance politique de Debout la France de ceux qui votent l'Assemblée nationale et bien j'aimerais une grande primaire ouverte
où
en 2021 on choisit le meilleur candidat pour affronter Macron
et Marie-Le Pen
a d'ores et déjà dit qu'elle sera candidate et bien elle a bien tort parce que si elle n'est pas capable d'affronter ses propres électeurs je ne
vois
pas comment elle va gagner au second tour et moi je serai candidat dans ces conditions à cette primaire parce que je considère que j
'ai
le projet
sérieux qui a peu de chance
d'avoir lieu puisque LR risque de ne pas vous soutenir
et
bien on verra mais
en tout cas je peux
vous dire que j'ai reçu des milliers de mails d'électeurs qui soit LR
qui
soit Debout la France qui soit Rassemblement National même j'étais le premier surpris qui disait c
'est
une bonne idée cette idée de primaire parce qu'on n
'a
pas envie de revoir Macron-Le Pen et je pense que rien n'est joué on a encore deux ans et c'est pas à M. Macron et à quelques médias de nous enfermer dans le choix Macron-Le Pen
Merci en tout cas Nicolas Dupont Merci de votre invitation d'avoir répondu à notre invitation Bonne fin d'après-midi sur Radio J et à dimanche prochain Merci
Nicolas Dupont-Aignan