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InterviewBFM Business· 19 mai 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiInstitutions & élections

"Je ne suis pas autant optimiste que Roland Lescure sur l’économie française" (Eudoxe Denis)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes d'accord avec le diagnostic de Roland Lescure sur l'économie française ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    L'étude BPI France Rex Codes montre une résistance de l'économie française. Êtes-vous aussi optimiste que le ministre ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Les chefs d'entreprise devraient anticiper des hausses de prix. Jusqu'à quand cette situation peut-elle durer ?

  • 6:04OuverteRéponse directe

    La Belgique et l'Allemagne sont comparées à la France. Êtes-vous inquiet pour notre économie ?

  • 10:33OuverteRéponse directe

    Roland Lescure va probablement geler le barème des allègements de charge. Votre avis sur cette décision ?

  • 13:05OuverteRéponse directe

    Est-ce normal de geler les allègements de charge alors que le SMIC augmente ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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par une grande analyse de l'état de l'économie française. On n'arrête pas de dire depuis le début de la crise au Moyen-Orient que c'est compliqué, que ça va mal, qu'il y a beaucoup de vents contraire bien sûr. Et bien, il y a cette étude de BPI France Rex, ses codes sur le moral des TPE, des chaînes d'entreprises, de très petites entreprises et et de PME qui nous dit ce matin bah que finalement ça ne va pas si mal que ça et que les entreprises pourraient être tenté de répercuter dans leur prix de vente les hausses des coûts qu'elles subissent. On est dans une tempête, nous dit de son côté Roland l'Escure, mais la France continue d'avancer. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce diagnostic ? Allez, Denis Per, j'ai envie de commencer avec vous.

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Bah, je dirais que c'est rassurant d'entendre effectivement euh ces nouvelles, mais il y a quand même beaucoup d'autres nouvelles qui sont beaucoup moins rassurantes. Euh le conflit au Moyen-Orient est pas terminé, malheureusement. On parle même peut-être d'un redémarrage du conflit, une négociation très compliquée avec l'Iran. Euh les défaillances d'entreprises qui continuent, qui augmentent en France, hein. On est sur une tendance annuelle de 70000 actuellement. Oui, ça c'était 2025 effectivement un record hein. Et puis et puis surtout enfin le problème de fond du pays qui est le le le niveau des des prélèvement obligatoire qui reste complètement hors norme euh délirant taxent plus grand chose et des taxes qui rapportent plus grand chose, on va en parler aussi. et et on

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voit bien que pour boucler le budget de l'État chaque année, euh il est obligé d'augmenter les prélèvements et il le fait systématiquement sur les entreprise comme il le fait depuis toujours. Euh donc avec un surcroix de prélèvement sur les entreprises françaises qui pèse considérablement sur la capacité d'investissement, sur les marges hein. Le le l'excédent bruit d'exploitation d'entreprises française est très très documenté par rapport à nos nos partenaires européens. On a autour de 30 % quand la moyenne européenne est à 40 et ça s'explique par le surcroix de prélèvement. On a pratiquement dit quoi c'est documenté par c'est documenté par euh l'Union européenne par la la BCE c'est effectivement considérable. Moi j'ai j'ai j'ai souvent partagé je fais

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partie de de mouvement d'entrepreneurs européens et j'étais toujours frappé de rencontrer des entrepreneurs allemands, autrichiens, italiens qui m'expliquaient qu'ils faisaient des croissances phénoménal et gaient mais comment comment vous faites pour financer cette croissance ? disait ben on réinvestit les profits. Vous vous faites vous faites appel à des investisseurs, vous faites appel à la bourse, à la banque. Non non non, on réinvestit les profits. et et donc c'est un un véritable sujet et parce que on sait très bien qu'on a un surcroix de prélèvement en France sur les entreprises à travers deux canaux principalement les impôts de production et les charges sociales et et qui est un véritable handicap pour en particulier la relance de l'industrie, la réindustriation du pays et et ça ça

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reste un sujet majeur. Et donc on a cette épée de Damoclè qui arrive chaque année où l'État va chercher 30 ou 40 milliards de prélèvement supplémentaires sur les entreprises qui sont déjà ultra taxées. Et puis là, on voit de nouveau ce débat en fait espèce d'injonction contradictoire où d'un côté l'État veut prélever toujours plus sur l'entreprise et puis les syndicats et les salariés disent il faut nous augmenter. Donc les marges baissent d'un côté et de l'autre côté les salariés qui disent il faut nous augmenter. C'est c'est juste pas possible. et et le le le fond du sujet qui est toujours pas abordé qui qui est l'éléphant au milieu de la pièce, c'est en France, c'est juste l'efficacité de la dépense publique ou plutôt sa très grande inefficacité en France et et et

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le fait qu'on doit enfin s'attaquer sérieusement à ce sujet-là. Et selon moi, et on va en parler j'espère, les les baisses qu'on pourrait obtenir par une meilleure efficace de la dépenses publique, elles devraient être affectées en partie à la hausse des salaires des Français parce qu'aujourd'hui le prince la principale raison pour laquelle le point d'achat des Français est laminé est écrasé, c'est lié au prélèvement hors norme de l'État français. et Marieise Léon, secrétaire général de la CFDT, appelle à une renégociation salariale. On va voir que on en discutait tout à l'heure. Les entreprises sont prises dans un étau entre la hausse du SMIC, le gel des allègements de charge et effectivement un environnement assez compliqué. EDOX Denis. Euh là ce qu'on voit ce que dit

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euh l'étude euh BPI France Rex et Codes euh c'est que certes évidemment euh je reprenais les chiffres hein, 62 % des chefs d'entreprise donc deux chefs d'entreprise sur trois dit quand même avoir un impact négatif du conflit sur euh leur trésorerie et leurs résultats. Mais ce qu'ils expliquent, c'est qu'ils vont repasser cette hausse en réalité dans les prix et que c'est aussi l'occasion parfois d'augmenter un petit peu sa marge. Effectivement, alors pour euh dans le sens de Deniper, hein, je pense que euh on peut se enfin on ne peut que se féliciter de la résistance de l'économie française, mais moi je serais pas aussi optimiste que notre ministre de l'économie. Euh la vraie question, c'est jusqu'à quand ? Parce qu'on voit bien que euh le coût des entrants, il augmente pour les

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entreprises du côté de l'énergie. Euh du côté du coup du travail, on voit les les déclarations euh publiques en ce moment euh sur euh la remise en cause de euh des allègements de charge. Euh le coût de l'investissement, il augmente aussi que la hausse des taux. Et puis euh surtout, moi je vais revenir sur la question de des finances publiques, hein, parce que on a vu euh la situation française qui est quand même assez exceptionnelle. On reviendra tout à l'heure. Euh mais euh on a vu surtout que les les timides efforts de redressement qui ont été effectués au cours des dernières années repose essentiellement sur la dépense et on voit pas comment il pourrai en être sur le pardon sur les recettes et on voit pas comment il pourrait en être autrement dans les mois à venir. Donc ce

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que les ce que les les chefs d'entreprise devraient aussi anticiper aujourd'hui c'est c'est de futur hausse des préélèvements. Et donc moi la la vraie question que je me pose c'est jusqu'à quand ? Et donc ils ont pas d'autre choix effectivement que de répercuter cette dégradation de la compétitivité sur des hausses de prix sur les consommateurs. Et Roland l'escur a déjà préparé la voie un maintien la surtaxe de l'impôt sur les sociétés pour les grands groupes, ceux qui ont les moyens, dit-il de payer et de participer à l'effort de redressement des comptes publics. Effectivement, professeur Gilet, vous comparez la situation de l'économie française avec celle de nos voisins européens ou peut-être la Belgique ? Est-ce que on est est-ce qu' est-ce qu'on vous inquiète ou est-ce que on est

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finalement à l'image de ce qui se passe ailleurs en Europe ? D'abord par rapport à la Belgique, on est inquiet pour nous. D'abord, on a des problèmes similaires. On est dans les étudiants, je vais dire par rapport à Bruxelles qui n'ont pas respecté les convergences. On est en déficit excessif et plutôt la Wallonie, je suis Wallon que la Flande mais enfin c'est la Belgique unie qui qui est qui est pointée du doigt. Et donc on on a les mêmes problèmes les les par exemple les problèmes géopolitiques eux et ce qui se passe pour le moment ils touchent toute l'Europe. Il touchent pas que ils touchent même la Suisse si vous voulez qui n'est pas dans l'Union européenne. Donc là on est tous face à quelque chose qui incertitude un choc exogène mais qui nous touche

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tous g beaucoup plus par son incertitude que par le choc lui-même. Si avec que le choc et qu'on savait combien de temps ça va durer on saurait beaucoup mieux si les impacts notamment sur l'inflation il y a l'inflation des prix de l'énergie puis après sa transmission au travers en dehors des produits carbonés hors de l'énergie qui sont déjà touchés. On verrait si c'est vraiment significatif et s'il y a une hausse génér on attend pour l'instant est-ce qu'on est-ce qu'on assiste à un choc des prix ou un véritable choc inflation problème de l'incertitude créé sur les taux d'intérêt deux choses un des anticipations d'inflationnistes avec des divergences très fortes selon que ça dure peu ou pas et le fait que si ça dure plus longtemps ça a des conséquences sur l'économie et sur les

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taux d'intérêt dans des pays fort endettés que sont notamment la France mais pas que et donc tout ça ça ajoute une dose en dehors du climat qui n'est pas bon sur le coût du financement et et vous l'avez rappelé tous les de également. Donc aujourd'hui ce problème là, il est général et il n'est pas que français. Par contre évidemment l'écart entre l'Allemagne, le taux d'intérêt, j'entends et donc ce qu'on appelle la prime de risque et les autres pays a à chaque fois tendance à se tendre quand on voit que certains ont les moyens sans nécessairement s'endetter pour la totalité ou s'endetter pour la totalité mais en ayant une marge de manœuvre de ceux qui sont contraints à le faire alors qu'il n'avaient déjà pas de marge de manœuvre avant. La France en fait

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partie. J'entends marge de manœuvre. La dette était déjà un souci. Si vous rajoutez des éléments indispensables à financer par les budgétiser et que vous dites c'est du long terme, ça rajoute un cran plus élevé. Ce qui veut dire aussi que les agences de notation interviennent donc en dehors de l'incertitude sur l'inflation et je terminerai là-dessus sur ce volet là, vous avez aussi une prime de risque qui vient sur l'accroissement de la dette parce qu'on y met beaucoup de choses dans un climat où on était déjà fortendetté. Et il y a des gens qui disent "Oui, mais l'Allemagne met beaucoup plus." Oui, mais l'Allemagne part d'un taux d'endettement qui est beaucoup plus bas. Et ben oui, l'Allemagne est à 60, on est à 115. Clairement et si vous rajoutez en plus

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tous les problèmes sans les adresser ici de la transition énergétique où là aussi on avait on a promis beaucoup et on fait quand même des choses chez nous et pas nécessairement la même la même avec la même intensité ailleurs. On a quand même beaucoup d'éléments structurants sur lequels on doit agir maintenant qui sont la défense en espérant d'ailleurs ne pas s'en servir ou la transition écologique en voyant qu'il y en a beaucoup qui disent maintenant on abandonne un peu les choses parce qu'on va avoir une crise sociale à l'intérieur de notre pays avant. Donc clairement, ces éléments-là sont là. Mais je pense que ce qui est le pire aujourd'hui, c'est l'atmosphère générale en France. Je vois notamment en Espagne, puisque j'y vais beaucoup pour aussi parce que j'y suis

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depuis la crise, faut réimpliquer la crise j'entends immobilière il y a il y a 15 ans. C'est des gens qui ont fait des efforts qui les ont perpétués. J'ai vu dans la population, vous savez quand vous êtes expert extérieur et que vous demandez de te faire des efforts, je comprends quelqu'un dit c'est facile. Toi tu retournes en Belgique, tu es taxé en Belgique, donc tu proposes de faire des efforts mais c'est pas toi qui les subi. Donc c'est pas très amusant. et vous doutez que ça soit rationnel ou pas, vousz quand même là-bas pas très fier. Mais quand maintenant que ça marche après le temps vous dites ça ça valait quand même la peine mais par contre ils ont eu une chose que moi je trouve fou quand même c'est ils ont fait des efforts à la population qui n'était pas très suivie

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par rapport au volet que il pensaiit que c'était trop dur et une fois que les goûts de l'effort ont donné des résultats, pardon au niveau que les efforts ont donné des résultats, c'est devenu le goût de l'effort par patriotisme, par résultat et voir l'Espagne qui va beaucoup mieux. Et je voyais, c'est pour ça parce que vous parlaz avec la France, j'aurais jamais cru à l'époque de la crise en Espagne que aujourd'hui se passerait le phénomène contraire. C'est-à-dire avant les Espagnols étaient contents d'aller trouver des emplois en France, en Allemagne parce que la crise était très forte. Mais de voir aujourd'hui des gens et notamment des Français autour de Barcelone et autour de Madrid qui vont et ils ne viennent pas parce que la France est foutue parce que la France va

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avoir des problèmes de financement grave tout de suite. Non, ils viennent parce que le climat est délétaire vu par eux sur la logique d'investissement qui demande avoir une visibilité à long terme alors que la loi change tout le temps. On a parlé du nombre de lois qu'il y a et que ça devient toujours de plus complexe de savoir qui va tenir le bateau dans un cap. Et je dis dernier mot, ce qui a fait la force de l'Espagne aujourd'hui, c'est le fait que les gouvernements successifs se sont appelés, étant donné les efforts qui dép à rester dans la même direction, corriger un peu mais pas faire du 180° tout le temps et donner donc une visibilité aux entrepreneurs dans le domaine de l'investissement. Et ça paye aussi sur le coût de la dette hein, regardez aujourd'hui par rapport à

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l'Espagne. Donc je pense que on doit rester positif si les choses vont dans le bon sens et qu'on s'y tient. La France a certainement aussi de meilleurs jours devant elle. On parlait des allègements de charge tout à l'heure. Je voulais qu'on écoute Roland l'Escure ce matin au micro de leur closier dans la matinale de BFM Business euh qui explique pourquoi il va probablement devoir geler le barême des allèements de charge. L'Europe, il est rare. Je souhaite qu'on réserve les aides à celles et qui en ont besoin. Donc on va voir ce qui va se passer du côté des salaires. Moi, je ne je ne fais pas d'aide non discriminée aujourd'hui. pas un cadeau à faire à qui que ce soit et notamment évidemment à nos concitoyens parce que infiné tout ça se retrouvera soit en taxe soit en

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économie de dépenses et ça je préfère la limiter l'une et l'autre. Bon voilà, il fait gaffe à l'euro dépensé notre ministre de l'économie et des finances. On a un budget une cible de déficit à tenir cette année. Votre avis sur ce débat sur les allègements de charge ? Est-ce que c'est normal qu'on gèle le barem au moment où on va augmenter le SMIC ? Euh moi je pense que c'est une attitude qui est responsable effectivement, mais euh moi j'aimerais qu'on l'entende plus sur encore une fois un véritable programme de réforme de l'État. Ce qui ce qui est positif dans ce qu'a fait Emmanuel Macron depuis le début de son mandat, ça a été cette fameuse politique de l'offre qui a plutôt bien fonctionné. On a baissé a commencé à baisser enfin les impôts de production qui, je vous le rappelle,

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sont complètement hors norme en France par rapport à nos à nos voisins européens, Belgique, l'Allemagne euh commencer à faire le travail hein. On a commencé à faire travail. Voilà, on est encore bah on est encore pratiquement trois fois au-dessus de l'Allemagne et pratiquement deux fois au-dessus de de nos voisins européens. Donc il reste beaucoup de chemins à parcourir et donc c'était bien le constat était le bon. Le problème, c'est que ça a été fait sans ajuster la dépense derrière, c'est-à-dire que ça s'est fait en le finançant par la dette euh ou par des transferts, le jeu de bon tau sur d'autres prélèvements ailleurs. Euh et donc là, il faut enfin s'attaquer à cette fameuse dépense publique excessive qui fait qu'on a 4 à 6 points de PIB de plus de prélèvement que la moyenne de

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l'eurozone pour faire la même chose que nos voisins et le faire souvent même moins bien. Donc le sujet central c'est ça et moi j'aimerais effectivement que le ministre de l'économie et des finances alors il a pas forcément la l'attitude politique de le faire aujourd'hui malheureusement mais j'aimerais en tout cas qu'on commence à en parler parce que c'est pour moi le sujet principal c'est la réforme de toutes les réformes. C'est réformer enfin l'État français pour avoir un état qui soit enfin efficace à un coût normal avec un niveau de service en plus de qualité. Et ça ça n'est pas du tout Ouais mais ça n'est pas du tout pour l'instant sur la table. J'espère que ça le sera dans le débat de la présidentielle qui arrive, mais ça n'est pas certain. Il y a un vrai débat, il y a un vrai

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bras de fer entre le patronat et Ber en ce moment hein sur le gel de ces allègements de charge. Est-ce que c'est normal que l'ensemble des entreprises ne bénéficie pas d'une augmentation des exonérations patronales quand l'augmentation n'est qu'autour du SMIC ? Euh écoutez là-dessus le le le sujet, je pense que enfin, il est un peu mal posé, c'est-à-dire que le euh la vraie question euh pour euh rebondir aussi sur à propos de mon mon de mon de mon voisin, c'est la dépense sociale euh qui n'est pas aujourd'hui enfin qui on voit ici le réflexe euh lorsqueon cherche des économies, c'est d'aller augmenter les prélèvements via une remise en cause des exonérations de de charge. Et à aucun moment on se dit que l'éléphant dans la pièce c'est la dépense sociale qui ne

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fait qu'augmenter et sur lequel il y a des choses qui pourraient être fait notamment dans une période où l'inflation augmente. Ça c'est intéressant pour les politiques parce que lorsque l'inflation augmente on peut désindexer. La désinction rapporte beaucoup et donc donc c'est voilà et donc l'éléphant dans la pièce c'est c'est la dépense de retraite. Euh c'est pas c'est pas le le c'est pas les exonérations de charge. Bon, Roland Gilet, qu'est-ce que vous en pensez ? Ce système d'indexation de nos allègements de cotisation automatique sur euh sur la hausse du On expérimente ça dans dans d'autres pays. Mais de nouveau quand on le fait, c'est parce qu'on sait qu'on on on joue sur la myopie des gens. ils comprennent pas très bien ce qui se passe. Je parle la majorité de la population et puis

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après ils se rendent compte qu'en fait désinde indexés c'est comme si on relevait je vais dire ou qu'on donne un avantage de moins ou ainsi de suite. Donc quand on est obligé chaque fois de faire des gestes qui ne sont pas nécessairement bien expliqués ou qui montrent pas ce que le coût réel de de la mesure et qu'on fait je vais dire un peu un tour de pass en disant ben on désindexe ou bien on indexe les salaires chez nous, on indexe les salaires automatiquement et on sait que sur la compétitivité ben évidemment ça a un rôle. Par contre, l'année suivante, qu'est-ce que peut dire chaque fois le gouvernement quand il indexe les salaires par rapport aux autres pays européens qui ne le font pas totalement ? Bah, ça veut dire qu'on a un circuit de croissance évidemment puisque on a donné

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du pouvoir d'achat, mais c'est après quelques années qu'on voit si la compétitivité des entreprises s'est touché et si c'était effet positif d'une année, il ne se fait pas payer dans le temps plus tard parce que sinon vous pensez plutôt que d'indexer, on pourrait même dire on indexe et on donne un supplément parce que quand vous indexez, vous comblez juste l'augmentation du pouvoir d'achat, pas plus. pas on voit qu'après les augmentations et voyez c'est là c'est là parce que vous parliez du phénomène d'indexation des indexation c'est quand vous indexez bah après forcément vous indexez plein pot que les autres pays l'ont pas fait quand il demande vraiment une vraie hausse de salaire les négations sont plus dures et c'est normal puisque on a déjà donné plus qu'on le fait dans

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d'autres pays par contre les effets négatifs on les voit après alors que sur le pouvoir d'achat on le voit tout de suite. Mais de l'autre côté si on regarde les dans les pays où on n'inde indexe pas nécessairement les salaires, est-ce que les salaires sont plus bas au total ? Non. parce que ne les ayant pas indexés, le pouvoir parfois des syndicats ou de la négociation fait que cette compétitivité meilleure que les entreprises belges se marque aussi peut-être moins en France pour les les prélèvements par des bénéfices supplémentaires où la négociation se fait entre le patronat et directement les salariés qui disent bah oui finalement on nous on a bénéficié du fait qu'on ne vous a pas indexé nos bien vendus ont été indexés on a une marche supplémentaire et on vous les donne mais

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au bout du compte c'est ça que je voulais dire on c'est des tours de pass que dire on désindexe quelque ça fait moins mal parce que les gens ne voient pas tout de suite ce que ça donne mais au bout du compte l'un dans l'autre c'est quand même une mesure qui va dans le sens de ce que vous avez dit qu'il faudrait c'est une mesure clair sur les dépenses de l'État est-ce qu'on veut y mettre ou pas ? Bah oui. Bon en tout cas sur cet arbitrage, on en verra on en sera plus clair probablement d'ici la fin de semaine en attendant une conférence de presse du Premier ministre jeudi prochain. Allez, il est 9h passé de 50 minutes. Je voulais qu'on avance un peu et qu'on revienne sur les derniers chiffres du secrétariat général du gouvernement sur la production normative un des grands mâles français.

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La loi est-elle trop bavarde ? Malgré les déclarations politiques ? Le législateur ne parvient pas à freiner sa production. Euh le nombre d'articles, de lois et de règlements a continué d'augmenter significativement euh en 2025. Le nombre de normes en vigueur atteint, tenez-vous bien, euh un sommet avec 366999 articles précisément. Alors, je sais bien que nul n'est censé ignorer la loi. Je ne sais pas comment on fait avec cette montagne de texte qui nous ensevelisse et qui pèse évidemment sur la production de richesse. Denis Per, vous êtes très actif aux États-Unis. Est-ce que c'est plus simple aux

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États-Unis ? On la dénonce, moi ça fait 15 ans, 20 ans que j'entends dire qu'il y a un trop plein de normes qu'on arrive ni à enrayer le flux, ni à nettoyer le stock. Mais est-ce que c'est plus simple ailleurs finalement ? Oui, bien sûr. Enfin, moi je peux comparer par rapport à des projets que je développe de de stockage d'énergie en France et aux États-Unis, les procédures en France pour un projet 100 fois plus petit qu'aux États-Unis sont aussi longues. C'est-à-dire qu'il faut 4 à 5 ans de processus d'autorisation administrative en France pour faire approuver un projet. C'est le même délai aux États-Unis pour un projet qui est 100 fois plus gros, donc 100 fois plus impactant. Donc ça donne une idée effectivement des des écarts considérables qui qui existent et et

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alors les raisons on les connaît. On a une administration qui est très prolifique effectivement on a beaucoup de fonctionnaires, on en a plus que dans beaucoup d'autres pays euh et et d'ailleurs enfin on voit bien d'ailleurs que dans les administrations qui sont surpeuplées hein comme comme l'agriculture par exemple, c'est là qu'on a l'inflation normative la pire. On a il faut se rappeler que la population agricole, elle a diminué considérablement ces dernières années, mais dans le même temps, le nombre de fonctionnaires ministère d'agriculture, on a cessé d'augmenter. Aujourd'hui, on a euh un fonctionnaire pour quatre agriculteurs. Et donc, on se retrouve avec par exemple voilà bien encadré. Exactement. qui arrive à l'assemblée hein 14 normes différentes sur la taille des

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14 normes différentes sur la taille des enfin c'est juste délirant euh avec en plus des surtranspositions par rapport aux directives par rapport au au aux lois décidées à Bruxelles, les fameuses surtranspositions en particulier dans le monde agricole qui fait qu'en plus nos agriculteurs sont confrontés à une concurrence complètement déloyale pas juste par rapport aux pays qui ont pas du tout les mêmes normes que le Brésil, l'Argentine et autres, mais également par rapport à nos voisins européens puisqu'on surtranspose systématiquement avec Donc un fonctionnaire derrière quatre agriculteurs. Donc ça c'est effectivement quelque chose de dramatique. Ça ça effectivement ça contribue à à à une croissance inférieure, à une productivité inférieure, à des marges inférieures. Ça

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oblige les entreprises à s'entourer de conseils extrêmement coûteux. Alors ça crée ça nous coûte des milliards hein l'é alors ça crée une industrie prospère très prospère de consultants qui vivent très très bien de vi de de voilà de de de du du formalisme de de de toutes les sortes d'aides qu'on peut qu'on peut avoir pour respecter effectivement l'ensemble des des normes dans dans lesquelles l'état se noie d'ur lui-même. Il y a souvent des normes qui sont contradictoires he c'est c'est pas rare hein donc il y a des arbitrages qui sont nécessaires. Donc donc oui, il y a besoin d'une d'une décision, on en a beaucoup parlé mais ça n'a jamais été fait du genre voilà bah pour toute norme nouvelle on supprime en tout depuis des années on en parle mais ça ça n'a jamais été fait et et la

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responsabilité d'ailleurs n'incombe pas que queau fonctionnair incombe aussi au parlement. Enfin je veux dire qui rédige au final qui vote les textes de loi c'est le parlement. ce sont ce sont les députés eux-mêmes. Donc la première des responsabilités, elle est entre les mains des législateurs et des parlementaires. Donc c'est à eux de commencer à juste faire attention à arrêter cette diarrée normative euh et à enfin contrôler effectivement le nombre de textes de loi et de normes qui sortent chaque année. Comment on peut réduire le robinet à norme d'Oxdeni ? Je pense que ça passe par une réforme de l'État parce que la raison de la production de la norme. Alors euh sur chiffre que vous avez donné, quand on regarde dans le détail, vous avez 73 % de de ces textes, c'est

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les textes d'origine réglementaire. Oui. Euh donc c'est l'exécutif, c'est l'administration loi. Donc 3/4 c'est la production de l'état. Et pour aller dans le centre de NIP, effectivement c'est le fait que la France ait autant de fonctionnaires dont la raison d'être et de produire de la norme explique cette dimension là. Alors, c'est pas nouveau. Il il y a il y a moi, il y a un texte que j'aime beaucoup, c'est un roman un peu oublié de de Balzac s'appelle les employés ou la femme supérieure. Et vous avez l'un de ces employés de bureau qui s'appelle Bourdin qui fait qui qui qui esquisse les contours d'une réforme de l'État et tout est déjà là. Il dit l'existence du fonction de l'employé à l'époque comme on on l'appelait, c'est c'est de produire du rapport au just et

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de produire de la norme. Et alors pour l'administration administrante comme pourquoi il y a deux raisons pour aller plus loin pour pourquoi pourquoi il y a une telle production normative. D'abord parce que en France on a on a du côté de de l'administration, de l'exécutif, de la sphère publique dans son sens large une culture de des moyens culture du résultat. Et donc la norme c'est aussi à moins de se protéger, c'est de dire on a on a tout fait donc on n'est pas on n'est pas comptable si il y a un problème. Et la deuxième chose qui renforce cette explosion normative c'est la centralisation. Lorsque vous avez une organisation de la sphère publique qui est plus décentralisée, qui qui se fonde sur le principe de subsidiarité, vous avez des des exécutifs locaux qui sont plus dans

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l'action, dans la culture du résultat que dans la production de normes qui en plus dès lors qu'on est éloigné du terrain et bien on a on a un varement qui va être assez abstrait et on va essayer de de d'envisager un peu tous les cas possibles et produire des tech qui vont être extrêmement bavards. Donc c'est la raison pour laquelle effectivement on peut avoir plein de mesures qui semblent du bon sens où on va expliquer, on va fixer des des objectifs au ministère, aux administrations en disant que pour chaque norme produite de norm et sécurisation aussi compris économique, il faut en détruire et bien ça marche pas parce que en fait on s'attaque pas à la racine l'autre sujet c'est effectivement il y a une demande des acteurs de la part des entreprises. Il y a un conflit entre la volonté de

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simplifier et puis le souci aussi de de la sécurité juridique. On s'aperçoit que parfois quand le texte est pas assez précis ça ouvre la porte à l'interprétation et et alors compte tenu aussi de de la nature de la sociologie de la justice en France cette contestation elle est pas toujours favorable au beau climat des affaires. Voilà. Donc je pense que vraiment le sujet c'est de revenir plus à la racine et c'est une vraie réforme de l'État qu'il faut engager avec un deux principes. C'est une culture de la responsabilité dans les administrations et puis une décentralisation réelle, c'est-à-dire selon le principe de subsidarité. Bon Roland Gilet. Oui, si vous ajoutez à ça ce qui est supranational donc européen et oui, il y a toutes les couches en plus hein qui

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tout les réglementations qui viennent aussi parfois en contradiction avec ce qui est dans certains pays appliqués et avec une demande et des dates où les grands pays d'ailleurs s'assoit un peu plus que les petits sur la manière dont il les implémentent. Vous avez évidemment un cafouillage qui qui est dingue parce que vous avez des parfois même des lois qui existent dans un pays où on dit attention la loi existe mais vous fiez pas à ça parce que comme on est obligé dans 2 ans de d'adapter ce qui va être la la règle en Europe, ce n'est que temporaire et entre-temps l'Europe elle change encore ce qu'elle avait dit. L'État fait quand même une norme entre les deux en disant après je vais quand même appliquer ceci. Donc clairement tout ça réajoute encore euh

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de je vais dire de de la problématique et puis beaucoup plus pire que ça, c'est le dumping entre les États. C'est de dire celui-là l'a implémenté avant moi. Ça ça va être plutôt être compte-productif pour lui. Donc moi, je tarde aussi et j'essaie encore de passer au travers et donc clairement c'est ce qui c'est ce qui se passe. Donc tout ça crée du cafouillage supplémentaire et quand la réglementation européenne part avant celle des États, regarder dans le domaine de l'énergie et dans le reste ce que ça peut donner après comme résultat où on se rend compte et Emmanuel Macron l'a ait effectivement tout à fait raison d'intervenir quand il a dit et tout le monde le savait quand même je pense en tous les cas les gens qui qui connaissent un peu le sujet que le

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nucléaire est décarboné mais ça a jamais été autre chose que du décarboné. Je veux bien que de temps en temps quand il sort d'une centrale nucléaire de la vapeur d'eau, c'est comme les nuages ça ça c'est un petit gaz à FHCR mais ce n'est pas comme du CO2. Or, c'était un peu comme ça qu'on l'avait mis au départ. Ah oui, c'est vrai que l'Europe parfois fait ça. Je ne vous dis même pas en terme d'intelligence artificielle hein, pour le moment on a plus de réglementation que d'entreprises qui sont mondialement reconnues dans le domaine alors qu'il y en a des tout petites qui pourraient grandir si on les laissait un petit peu grandir.