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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 28 novembre 2024 25 min

« Il n’est pas acceptable d’avoir 40 % d’écart de prix avec la Martinique »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour frananel buffet merci beaucoup merci d'être avec nous ministre chargé des outr m on est ensemble pendant un petit peu plus de 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Julien lescuer de la voie du Nord bonjour Julien bonjour ran bonjour monsieur min merci d'être avec nous on va évidemment parler des sujets qui concernent les outremèes un longement franç manel buffet mais d'abord un mot sur l'actualité politique et on l'a entendu encore plus depuis hier le RN et la gauche qui brandissent la menace d'une motion de censure peut-être D la semaine prochaine est-ce que la solution de sortie de crise c'est la démission d'Emmanuel Macron écoutez je crois que la solution de sortie de crise c'est que cette motion de censure ne soit pas voté et que l'ensemble des parlementaires et des députés naturellement qui souhaitent la voter se ressaisisse veulent-ils vraiment que la France soit à genou à genou la question c'est celle-ci veulent-ils mettre la France à genou pour des raisons d'ailleurs pour la majorité d'entre eux de convenance personnelle de calcul de de politique liée j'allais dire au timing du moment mais très sérieusement est-ce que c'est le moment de mettre le pays en difficulté et au-delà du pays les Français eux-mêmes lorsque la situation financière explosera déjà que les taux d'intérêt sont ont considérablement augmenté pour nous on est quasiment au niveau de la grèe enfin je pense qu'il faut quand même se rendre compte de ce que ça signifie de ce que ça représente qu'on pourra plus acheter un appartement faire un investissement que le pouvoir d'achat sera é et qu'on aura des Français en difficulté auront-ils conscience que c'est à cause d'eux que cela arrive donc j'en appelle à la raison tous sont doués de raison et tous sontcables de comprendre que la situation est extrêmement difficile et que l'intérêt supérieur du pays c'est de ne pas le mettre dans mais eux il disent Michel Bernier fait pas de compromis oui mais est-ce que ça doit pas aller dans les deux sens la la recherche de stabilité d'abord le vote du budget n'est pas terminé et pour ma part y compris dans mon mon propre domaine j'attends beaucoup des B devant le Sénat qui vont s'ouvrir euh donc laissons laissons les choses se faire mais les gestes les gestes ne sont pas suffisants même au sein de de de votre de la majorité de des députés qui vous soutiennent je pense à un Gérald daranin qui jugeait encore hier que vous Michel Barnier n'allait pas encore assez loin dans les gestes à l'égard du rassemblement national ou bien des des des macronistes ch je comprends mais de deux choses l'une on a un budget extrêmement contraint extrêmement difficile le Premier ministre a rappelé qu'il l'avait fait pendant 15 jours et qu'en réalité on avance en marchant pour dire la vérité c'est pas la situation habituelle donc il y a ceci le deuxième point nous avons quand même des contraintes qui sont extrêmement fortes et des règles financières à respecter à minima donc soit on a conscience de cela et on se dit bah écoutez c'est pas parfait mais on avance soit on s'en fiche totalement effectivement on passe tout par tu bord et on sera encore plus en difficulté alors après on peut discuter je pense qu'il peut y avoir des des moments de discussion je pense qu'il y en a en tous les cas je l'espère moi je vois à l'exemple de mon propre budget dont j'ai la charge je progresse j'allais dire tous les jours mais ça veut dire que là dans la version initiale le budget des outres Maes il vous convenait pas ah pas du tout quand je le dis très librement c'est une lettre de plafond qui avait été signée avant que nous arrivions au gouvernement la letre de plafond c'est globalement l'enveloppe dont on dispose qui était à - 37 %. comment voulez-vous qu'on puisse mener une politique ultramarine avec un tel coup de c'est plus un coup de c'est un faussé mais c'est pas possible donc donc je progresse et et je progresser et je vais continuer de progresser arriver à combien just pour arriver à à une stabilisation l'idée l'idée étant un de participer à l'effort national parce que c'est normal que nous participions à l'effort national et qu'on tangente le budget de 2024 et ça vous pensez qu'après le texte la sortie du Sénat ça ira je pense qu'on devrait pouvoir y arriver en tous les cas je travaille à cela j'insiste encore on a l'impression que Michel Barnier ne va pas au bout des des efforts possibles pour s'aliier pour s'éviter une une motion de censure est-ce que dans tous les cas il ne vaut mieux pas ce compromis plutôt que en effet en arriver à cette crise politique qui serait la censure et la chute du gouvernement toute la question est la sincérité des débats seul nos interlocuteurs sont sincères et effectivement au bénéfice d'avant d'une discussion et peut-être de progrès il le tiennent il le prennent en considération les choses sont claires soit ils ne le sont pas parce que pour des raisons politiques ils veulent faire tomber le gouvernement à d'autres fin et à d'autres arrière-pensé et c'est ce que vous pensez visiblement c'est parfois je m'interroge euh je le pense pas forcément mais je peux m'interroger à cela depuis quelques temps quand même je me rends compte que euh le souci absolu de l'intérêt supérieur de la France n'est pas toujours le fil conducteur majeur alors quand on s'inquiète de telle ou telle situation catégoriel c'est parfaitement entendable et c'est parfaitement normal chacun euh qu'on préserve le pouvoir ch des Français c'est légitime que l'on essaie de trouver de meilleures solutions pour le développement économique que l'on essaie de lutter contre les problématiques les problèmes climatiques évidemment quelques exemples parmi d'autres il y en a plein d'autres que l'outremèire fasse un effort dans son budget parce qu'il participe à l'œuvre collective c'est parfaitement légitime mais on n'est pas obligé tous les matins de brandir l'outil de la motion de censure ou de je ne sais quel propos qui finalement nuisent à une discussion sereine moi je pense que que les solutions sont tout à fait possibles à la seule et unique condition qu'on arrive quand même à se placer dans un débat apaisé c'est peut-être un rêve mais je pense que la France et les Français en ont besoin et je suis d'accord avec le Premier ministre lorsqu'il dit que quand il va sur le terrain il entend nos compatriotes dire on a besoin de stabilité je dois dire que à mon niveau c'est la la même chose et le monde économique en particulier dont on vend les mérite en permanence et on a raison de le faire attend aussi cette stabilité je pense que les les Français euh doivent se rendre compte que nous sommes dans une situation extrêmement grave et que nous avons plutôt besoin d'eau calme que de tempête et on va parler des Outremers et l'un des principaux sujets de préoccupation c'est la question de la vie chè oui tout à fait Orian lors d'une visite en Martinique là ce ce mois-ci hein vous avez fixé l'objectif d'une baisse de 20 % des 6000 prod sur 6000 produits de première nécessité au 1er janvier euh est-ce que vous allez tenir cet objectif ah c'est c'est un impératif l'engagement qui a été pris le 16 octobre dernier à la fois par la collectivité de Martinique avec le monde économique local sous avec la présence de l'État évidemment à travers son préfet sur ces 6000 produits 69 familles de produits - 20 % au 1er janvier nous n'avons pas d'alternative autre que celle de tenir parole et ça va être ça va être étendu ce ce dispositif alors il peut-être on prévoit dans la loi de finance d'ailleurs que pour les aspects de TVA on on laisse à la Guadeloupe à la Martinique mais aussi à la Réunion la possibilité de de moduler leur taux de TVA ça leur donne un peu de souplesse aussi l'idée étant que sur la vie cher Dee façon presque générique on est un moment de vérité il existe beaucoup de rapports sur la vie chè qui ont été commis soit par les parlementaires soit par les organismes de tout poil si je puis me permettre cette expression un peu un peu un peu légère il est temps de faire la synthèse de tout cela et d'avoir un moment de vérité sur la composition des prix on sait à peu près comment ils sont composés ça veut dire quoi avir mon vérité est-ce qu'il y aura un grand plan alors j'essaie je voudrais mettre en place effectivement ce que j'appelle aujourd'hui un odino de la vie chè ou ou du pouvoir d'achat ultramarin le le le nom n'est pas encore tout à fait déterminé mais un moment de vérité en tous les cas qu'on sache précisément ce qui se passe car il n'est pas acceptable disons les choses comme elles sont que vous ayez 40 % d'écart de prix entre la Martinique et l'exagone ou 37 % avec la Réunion vous dites vousmême pardon non juste pardon une petite Frion il consistera en quoi cette n de la vie chè ça ça va prendre quel on fait la on fait la synthèse parce que on discute parce qu'en fait ce qui participe à la vie chère est multifactoriel en réalité dans le milieu ultramarin vous avez évidemment tout ce qui est le sujet des prenez l'exemple de la Martinique qui n'a que 20 % d'autonomie alimentaire 80 % des produits sont sont sont importés est-ce qu'on peut pas travailler sur la création d'une filière agricole meilleure sur le long terme de façon structurelle est-ce qu'on peut pas travailler aujourd'hui sur les conditions d'élaboration des prix une chaîne qui est très complexe mais pour ça vous allez faire quoi vous allez mettre tous les acteurs autour de la tableidée c'est de faire sy tout auin du ministère et du gouvernement ensuite d'avoir un débat avec les parlementaires et les acteurs et d'en tirer si possible une réforme structurelle qui nous permette assez rapidement l'idée c'est de voter le budget bon dans les semaines qui viennent et de se mettre au travail tout de suite à la rentrée de manière qu'au début de 2025 on VO beaucoup plus clair est-ce qu'il a pas la volonté aussi de très rapidement de de taper du point sur la vis-à-vis des distributeurs on le sait he il y a des marges qui sont opaques qui qui expliquent en partie la la la vie cherre vous vous avez raison il y a des choses qui se disent qui sont vraies il y a des choses qui se disent qui sont fausses il est temps de tout mettre sur la table pour avoir ce moment de vérité parce que il faut vraiment que l'on torde le coup une fois de plus c'est une expression assez directe à ce qui est mensonge ou ce qui est effectivement euh constitutif d'abus h et moi je n'ai pas de d'aversion ni pour les uns ni pour les autres je veux simplement savoir comment ça se passe et ce qui se passe précisément pour essayer d'apporter une réponse structurelle c'est fondamental on ne peut pas continuer comme ça avec nos compatriotes ultramarins en particulier ceux qui ont le moins de moyen la situation même s'il existe déjà beaucoup d'effort de la part de l'État la défiscalisation il y a beaucoup de sujets en fait c'est un sujet qui est beaucoup plus complexe qu'on l'imagine euh quand on parle transport aérien par exemple quand on parle euh tout ce qui concerne les produits d'énergie on a des sujets là donc il y a une réponse structurelle sur la constitution des prix et il y a une réponse structurelle sur le développement de filière économique qui permettre plus d'autonomie à not territoire ultramarin autre question brûlante c'est sur la Nouvelle-Calédonie cette fois vous avez donc les les élections provinciales qui seront organisées le 30 novembre 2025 un accord doit être trouvé avant mars sur l' l'épineuse question du dégel du corps électoral vous êtes censé recevoir des propositions des partis des partis politique est-ce que vous avez commencé à les recevoir quelles sont-elles alors les choses sont organisées de la manière suivante je me suis rendu en Nouvelle-Calédonie au mois d'octobre rencontré tout le monde on a commencé à remettre tout le monde autour de la table ce qui est un point important j'indique par ailleurs que la situation économique de la Nouvelle-Calédonie suite aux événements du 13 mai est absolument dramatique donc nous avons répondu immédiatement aux enjeux économiques nous nous inscrivons actuellement dans une mission qui est qui est sur place pour travailler à la fois à la l'injection si vous me permettez cette expression également des aides directement aux communes et aux provinces et au gouvernement pour qu'elle puisse être efficace le plus rapidement possible nous travaillons à une construction d'un projet économique de moyen et de long terme pour la Nouvelle-Calédonie il y a également l'aspect nickel et puis à côté il y a l'aspect institutionnel euh le dialogue est réouvert la visite récente du la présidente de l'Assemblée nationale et du président du Sénat a été également un moment important de dialogue et d'échange sur l'aspect institutionnel qu'est-ce qu'elle a apporté cette visite de les les élus les élus locaux ben elle a montré de chose c'est que le gouvernement est évidemment très présent et travaille à à la solution une solution pour la Nouvelle Calédonie mais que le Parlement s'y intéresse aussi c'est fondamental pour quelle raison c'est que si réforme constitutionnelle il doit l'y avoir nous devrons passer devant le Parlement et il est parfaitement utile que le Parlement comme tire de confiance comme le Sénat l'a été pendant longtemps et est toujours soit très présent il y aura un rendu du travail des élus locaux auprès des deux présidents d'assemblée au début du mois de décembre à l'issue de ce rendu les deux présidents rendront compte au Premier ministre et au président de la République de ce travail et nous-même à ce moment-là reprendrons la discussion pour que au début de l'année 2025 nous tentions d'avoir un accord à la fois de développement économique de moyen et long terme et à la fois institutionnel l'objectif vous l'avez rappelé c'est que les élections provinciales sont fixées au mois de décembre que dans l'idéal dans un monde idéal si toutefois il existe euh nous puissions essayer de trouver un accord dans les au début de l'année 2025 en tous les cas dans les premiers 6 mois de 2025 concernant les les les aides vous aviez prolongé le soutien au chômage partiel est-ce qu'il faut s'attendre à ce que cette aide elle soit prolongé même au-delà de janvier oui nous avons un plan nous som en train de construire avec le président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie euh un un plan de soutien j'allais dire sur 3 ans euh nous avons déjà évoqué 2025 sur lesquel les choses avancent avec une aide de l'État conséquente nous discuterons prochainement avec les membres du Congrès et la présidente du congrès de Nouvelle-Calédonie il faut que tout le monde se retrouve sur un plan de soutien qui soit solide et surtout qui ne soit pas simplement conjoncturel il y a un aspect conjoncturel et il y a un aspect structurel la Nouvelle-Calédonie doit retrouver le le chemin de la prospérité pour l'ensemble de nos compatriotes c'est aussi le gage d'une stabilité qui permettra d'avancer sur le le plan institutionnel et et et de palier des difficultés on a quand même une démographie qui est en baisse avec des départs importants c'est pratiquement presque 10000 personnes qui ont quittéf 6000 en tous les cas entre 1er janvier et et la fin du mois de juin ça a continué un peu après un monde économique qui a subi une baisse du PIB de l'ordre de entre entre 20 et 25 % c'est pas négligeable euh donc dans un endroit du monde euh extrêmement sensible la zone Pacifique donc tout le monde a pris conscience de cela je crois que si j'ose dire à toute chose mal est bon mais le drame du mois de mai a permis aussi à tous les acteurs calédoniens de se rendre compte que ils sont pas passés loin de du gouffre et que le le rôle de l'État évidemment est très très important en la matière Julien on parle de Mayotte oui question qui là aussi d'actualité puisque on a appris que dorénavant les les habitants de Mayotte devraient subir 30 heures consécutives sans eau tous les de jours euh c'est encore une fois rallonger hein cette cette période sans eau à Mayotte pour cause de sécheresse et aussi de surconsommation enfin la situation devient assez dramatique qu'est-ce qu'on peut faire pour les habitants elle est dramatique et très difficile à Maillotte elle est complexe en Guadeloupe nous avons un problème de gestion de l'eau bon sur Mayotte sujet sur les retenu cinaires il y a un projet de construction d'une usine de désalinisation qui est en cours qui est engagé hein le le lieu d'implantation a été déterminé par par les élus locaux euh il y a un ou de sujets techniques à régler mais nous nous engageons là-dessus pour aller le plus vite possible et permettre aux Maorais de de de de vivre dans les conditions normales mais vous prenez la Martinique ce sujet là aussi et la Guadeloupe également mais à quel horizon excusez-moi juste ah ben c'est dans le budget 2025 hein d'accord donc on peut imaginer que la sit les financements sont prévus dans dans le budget 2025 les études ont été faites 2024 et euh on 2025 on est prêt les financements sont prêts il faut avancer HM il y a un autre sujet alors qui se pose sur tout le territoire et et évidemment aussi dans les autres mèes c'est la question du narcotrafic qui se pose notamment en Guyane hein qui est une plaque tournante est-ce qu'il y aura un volet outre mer dans la loi narcotrafic qui sera examiné au Sénat en janvier en tous les cas il le faut on a le sujet effectivement euh du côté de la guillane mais on a le sujet aux Antilles euh avec euh une présence forte qui devient une plaque tournante hein euh de de la drogue mais aussi de de l'armement donc il faut que nous soyons plus que vigilants à la fois dans les contrôles et dans le traitement il y a des contrôles permanents qui sont fait au départ des vols évidemment des aéroports que ce soit de Martinique ou qui ce soit de Guyane la Guyane la complexité est plus grande parce que évidemment le territoire est plus grand je rappelle pour nos auditeurs que la Guyane c'est le Portugal hein en taille 700 km de frontière avec le Brésil en face avec le Surinam avec le Maroni aujourd'hui bon où il y a les problèmes de sécheresse on l'évoque on l'évoque pas mais mais c'est une réalité une présence des des des orpailleurs clandestins qui pose problème donc on a des sujets extrêmement lourds qu'il faut traiter évidemment que dans le texte qui viendra au mois de janvier qui est inspiré d'ailleurs du rapport qui a été fait dans cette maison par Jérôme Durin et tienne blanc et d'un texte qui a été préparé à d'autres moments où j'occupais d'autres fonctions qui été déposé au Sénat donc ça c'est très important on va s' just est-ce que du coup vous allez faire en sorte qu'il a des mesures spécifiques pour les alors sans faire de confidence mais on a évoqué le sujet avec le ministre de l'Intérieur hier euh on veut bien les confidences moi non non mais on a bien convenu que l'aspect ultr-amarin était majeur et que les les actions ultramarines notamment par la défense maritime principalement mais l'installation de radar le contrôle des passages sont des moments extrêmement importants sans parler du contrôle des ports qui sont des lieux d'arrivée de départ évidemment dans ces deux territoires donc c'est majeur et je pense que là aussi il faut mesurer l'ampleur de la difficulté et surtout au-delà de l'ampleur les conséquences dans nos territoires de de cette situation là le ministère des romèes il a connu une valse de ministres depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron est-ce que du coup c'est pas compliqué d'assurer la stabilité d'avoir une vision de long terme pour nos outremères la réponse est oui elle est clairement oui je suis le 5è ministre des outremire dans les 2 ans qui viennent de s'écouler Monsieur carinco Madame P vait quelques temps monsieur Vigier madame gevnou et je suis le 5e franchement c'est c'est c'est pas une question de personne c'est une question de principe quand vous vez vous inscrire sur une politique de moyen de long terme structuré pour l'ensemble de no territoire ultramarin qui le mérite j'insiste là-dessus qu'il le mérite ce sont des territoires formidables porteurs de pépit il y a pas un territoire qui n'a pas qui n'est pas porteur d'une pépite qui ont besoin de stabilité qui ont besoin de stratégie de moyen et de long terme le fait d'avoir un ministre même si les administrations sont très bien mais faut un portage politique il faut une stratégie politique c'est ce qu'on va essayer de faire dans le temps qui nous sera donné avec le sium qui va arriver au mois de mars le comité interministériel des outres mèes qui permet est une sorte de qui traduit la stratégie du ministère en matière d'aménagement et de développement et avec un document que je veux mettre en place stratégique qui fixe les horizons de nos outrm à à à 10 20 ans même avec des périodes d'exécution de 3 5 et 7 ans ASI de suite parce que je veux qu'on ait une un une stratégie bien déterminé j'allais pas dire gravé dans le marbre mais en tous les cas qui fixe des horizons pour donner de la vision pour donner à l'ensemble des acteurs aussi une stabilité n'oublions pas une chose et nos compatriotes de l'Hexagone ne le savent pas suffisamment le territoire ultramarin c'est 3 millions de compatriotes 3 millions de compatriotes et sur 13 territoires en réalité 12 parce que les taf sont peu occupés bien sûr et puis vous avez à peu près un peu moins d'un million de nos compatriots ultramarins qui sont sur l'hexagone et qui évidemment ont gardé des relations importantes avec avec leur famille et leurs amis ce qui est normal donc ce n'est pas ça n'est pas rien au contraire Julien parle un autre sujet oui juste une petite question sur la crise migratoire vous avez été rapporteur d'e mission sur l'immigration clandestine il y a quelques années en 2006 de mémoire vous avez été aussi artisan de la loi immigration l' l'an passé un jugement sur sur la la le drame les drames qui qui se succèdent dans dans dans la Manche Bruno retaillot doit se déplacer dans le Pas de Calais pour rencontrer les élus du du du littoral qu'est-ce qu'on peut faire selon vous pour résoudre cette question je suis allé cinq fois à Calais j'ai été rapporteur de tous les textes immigration dans cette maison bien sûr ce que je dire c'est que l'immigration c'est un sujet qui est multifactoriel et en réalité vous avez trois pôles vous avez le pôle de l'immigration régulière le pôle de l'immigration irrégulière et le pôle de l'asile qui est à part le pôle de l'immigration irrégulière c'est une lutte au quotidien avec des moyens extrêmement lourds pour lequel il faut être sans faiblesse mais pour traiter évidemment les situations irrégulières mais vous avez en même temps à gérer l'immigration régulière et il faut que dans l'immigration c'estàd les flux et l'immigration régulière il faut se donner d'une stratégie moi je suis favorable à une immigration choisie qui son fondé sur le développement économique ceci prenant source dans un rapport de l'OCDE d' y a quelques années qui montre que l'immigration française est une immigration qui n'est pas suffisamment qualifiée pour qu'elle puisse profiter au territoire ensuite vous avez d'autres aspects qui sont les aspects de lutte contre les filières clandestines quand on parle de l'immigration irrégulière avec des gens extrêmement organisés qui gagnent beaup beaucoup d'argent sur la misère du monde et puis vous avez des raisons de déplacement comme vous parliez de de réseau dans la Manche il veulent aller en Angleterre c'est souvent ils veulent pas rester en France ce sont des populations qui ne veulent pas rester en France mais on l'avait constaté déjà en 2015 au moment de la crise migratoire ils viennent en France pour traverser en Angleterre parce que leur communauté est en Angleterre parce que ils peuvent semble-t-il travailler plus facilement et ils veulent aller là-bas et là au milieu vous avez et bien des contrôles qui sont là et des sœur qui qui sont absolument terrifiants moi je pense que il n'y a pas d'autre solution que d'être euh assez ferme à la frontière parce que c'est un message que l'on envoie à tout le monde mais il faut traiter les sujets à la source le plus possible et sans doute négocier encore un peu plus avec les Britanniques sur les conditions dans lesquelles les personnes sont bloquées je pense en particulier il y a parfois des cas de mineurs qui sont côté français qui veulent rejoindre il compris leur famille tout à fait en Grande-Bretagne il doit quand même y avoir là quelques sujets à discuter on ne résoudra malheureusement pas pas tout c'est c'est les choses sont claires mais on doit fixer des règles absolument claires en ce qui concerne la fermeté à l'égard de l'immigration clandestine et la lutte incessante contre les réseaux il gagneent un argent fou les ceux qui pilotent ces réseaux et donc il faut très FA et puis il y a un sujet européen quand même il faut aussi que l'Europe se dote un contrôle à la frontière qui soit un peu plus performant ça commence à venir le pacte asile immigration devrait se mettre en place le les nouveaux commissaires viennent d't désigner c'est un travail très très important l'enjeu majeur c'est la cohérence et la cohérence ça veut dire que dans ces trois blocs on doit être parfaitement cohérent et la stratégie doit être clairement affichée dernière question sur un autre dossier que vous avez bien suivi quand vous étiez au Sénat c'est le dossier Corse le Sénat qui va RRE d'ailleurs ses conclusions he la semaine prochaine sur le sujet Gérald armanin demande à Michel Barnier de saisir le Parlement du projet de loi constitutionnel permettant l'autonomie de la Corse dans la République est-ce que vous y êtes favorable euh rapport sur la Corse qui a été prévu au Sénat va être présenté à la commission des lois la semaine prochaine j'avais été évidemment dans cette mission je voudrais dire à à l'ancien ministre de l'Intérieur que euh ce type d'annonce pourquoi ne l'a-t-il pas fait on sait très bien que c'est plus compliqué qu'il n'y paraît qu'il y ait une évolution encse pourquoi pas il y a un sujet de fond qui est est-ce que le système actuel qui donne déjà beaucoup de d'autonomie à la Corse euh est suffisamment exploité par tout le monde y compris par l'État d'ailleurs on avait observé mais je veux pas révéler ce qui peut être potentiellement dit la semaine prochaine devant la commission il y a un sujet de fonctionnement de des des conditions juridiques actuelles qui permettraiit de donner à la Corse beaucoup plus de de d'exercice de sa liberté donc je pense qu'il faut ce rapport va être très intéressant il peut constituer la base d'une évolution à la fois droit constant peut-être un peu plus loin mais une fois de plus c'est ce que je dis à à l'ensemble de nos élus ultramarins quand je les rencontre où beaucoup disent il faut une évolution institutionnelle on veut C on veut là je leur dis soyez prudent euh changer les une évolution institutionnelle ne va pas régler l'ensemble de vos problèmes de fond je pense qu'il vaut mieux d'abord traiter les problèmes de fond replacer les territoires sur des logiques positives et c'est tout à fait possible et ensuite vous verrez quel est le meilleur outil pour gérer cela on verra quelle évolution institutionnelle la plus adaptée donc c'est plutôt dans cette logique là que je me suis inscrit merci François nel buffet merci beaucoup d'avoir été notre invité c'est du foot à l' de la Voix du Nord Julien oui les Dogs sont en train de mordre les mollets de l'Europe c'est beau l REM ça 3è victoire en Ligue des Champions merci Julien on passe tout de suite au club des territoires [Musique]