La participation de l'UPR aux élections européennes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 21:51Invité politiqueChiffre
« D'après cette étude allemande, les plus grands bénéficiaires de la zone euro et de l'euro sont les Allemands. Les plus grands perdants de l'euro, ce sont les Italiens et les Français. Et cette étude a calculé que chaque Français, depuis 20 ans, a perdu 56 000 € depuis 20 ans en termes notamment de PIB. »
- 22:33Invité politiqueFait
« Notre appartenance à l'euro revient à nous saigner aux quatre veines. Nous sommes en train de nous suicider, parce que nous avons une monnaie qui est trop chère pour l'économie française. »
- 28:52Invité politiqueFait
« Ce qui eût été logique après le référendum de juin 2016 où 52% des Britanniques ont voté pour le Brexit, pour la sortie de l'UE, ce qui eût été logique, c'est d'avoir un nouveau gouvernement qui représentât l'ensemble des forces qui avaient voté pour le Brexit. »
- 35:02Invité politiqueFait
« Tant que nous n'aurons pas rétabli le contrôle des mouvements de capitaux tel qu'il existe dans 90% des pays du monde, les délocalisations, notamment les délocalisations industrielles, l'évasion fiscale et le pillage du patrimoine des Français par des fonds étrangers vont continuer. »
- 35:42Invité politiqueFait
« Ce sont les pays qui sortiront les premiers de l'euro qui s'en sortiront le mieux. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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(Générique) Bonjour à toutes et à tous. Je vais aujourd'hui faire un exercice nouveau que je compte rééditer le cas échéant. Je vais répondre à une des lettres, à une lettre que j'ai reçue qui m'a été adressée par un Français qui m'a posé des questions. Et je pense que ça nécessite que j'y réponde, parce que ce sont des questions générales et qui en fait me sont très régulièrement posées. Ça prouve que tout ce que j'ai pu dire n'est pas encore bien compris par beaucoup de Français. Il est vrai qu'il y a beaucoup de Français qui découvrent l'UPR et qui se posent des questions. Alors cette lettre a été écrite le 3 mars. Elle m'est arrivée. Nous sommes aujourd'hui le 5 mars.
Elle a été écrite par quelqu'un dont je tairai le nom par discrétion, dont le prénom est Gérard, et qui vit dans le département des Hautes-Pyrénées. Et Gérard m'écrit ceci, il s'adresse à moi : « Monsieur. Je vous écoute depuis longtemps. Et je trouve vos analyses sur l'Europe ou divers sujets d'actualité pertinentes. Vous paraissez avoir la stature d'un véritable serviteur de l'État et non d'un représentant d'un conseil d'entreprise ». Voilà qui est sympathique. Et je remercie Gérard – qui me regarde peut-être – pour ces mots. Il poursuit ensuite en disant : « À l'aube des élections européennes, je me pose toutefois quelques questions quant à votre discours.
Et vous allez certainement y apporter des réponses. Première question : vous êtes anti-européen, du moins contre cet État maastrichtien, et vous préconisez le Frexit. Alors quel est le sens d'une liste UPR aux européennes, véritable collaboration à une Europe que vous combattez ? Et que vont apporter des députés UPR dans ce Parlement ? Alors je vais répondre. J'ai déjà répondu... Il me semblait que j'avais déjà répondu un grand nombre de fois. Mais à l'évidence, ça n'est pas encore suffisant. Et donc je vais réexpliquer. Réexpliquer que d'abord, un parti politique, c'est fait pour se présenter aux élections. Sinon, c'est un club de réflexion, c'est un think-tank.
Et les élections, on est obligés de s'y présenter, parce que si on commence à sélectionner les élections, on va se présenter... Celle-là, on n'y va pas. Assez rapidement, la logique voudrait par exemple pour l'UPR qu'on ne se présente à aucune élection. Je m'explique par le fait que lorsque j'étais candidat à l'élection présidentielle, où j'ai parlé des questions européennes, beaucoup de gens, notamment des Français, ont dit : « Mais qu'est-ce que c'est que celui-là ? Pourquoi il nous parle de l'Europe ? Le sujet, c'est l'élection présidentielle ». Malheureusement, beaucoup de Français n'ont pas encore compris... Il y a de plus en plus de Français qui le comprennent.
Mais beaucoup de Français n'ont pas encore compris les relations de cause à effet qu'il y a entre l'appartenance à l'UE et la politique choisie par le président de la République. C'est pour ça que j'ai parlé beaucoup de la question européenne lors de l'élection présidentielle. J'étais d'ailleurs en effet presque le seul des candidats. Si je comprends bien les critiques de l'époque, il n'aurait pas fallu que je parle de l'Europe au moment des élections présidentielles. Lors des élections législatives, certains me conseillaient de ne pas parler de l'Europe puisque l'objectif, c'était d'apporter ou non une majorité à Macron qui venait d'être élu.
Et les gens me disaient : « Mais il faudrait parler de ce qui intéresse les gens. Il faudrait parler de ci et de ça ». Moi, j'ai toujours dit que je prends les Français pour des gens intelligents, capables de comprendre si on leur explique bien. Et j'expliquais que tout programme législatif qui ne respectait pas les critères de Maastricht, les contraintes des traités européens ainsi que les directives fixées par la Commission notamment dans le rapport des grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ) publié chaque année... Eh bien que tous ces programmes étaient nuls et non avenus, et en fait étaient de la manipulation de l'opinion.
Au moment des municipales, certains vont me dire qu'il faut pas parler de l'Europe, parce qu'il s'agit de parler uniquement des crèches ou bien de la propreté des trottoirs. Au moment des élections départementales, on va m'expliquer qu'il s'agit tout simplement de parler des finances du département, de parler du financement des lycées (NDLR : plutôt collèges), etc., et que donc la question européenne n'a pas lieu d'être. Au moment des élections régionales, on va me dire qu'il s'agit de parler des régionales. Et donc les questions européennes n'ont aucun intérêt puisque ce qui intéresse les gens, ce sont les grands transports financés par les régions ou les universités, par exemple.
Alors si en plus de ça, au moment des élections européennes, on me dit : « Vous ne devez pas y aller, parce que vous voulez sortir de l'UE », en fait, on ne parlerait jamais de l'Europe, quoi. Et en fait, l'UPR ne devrait jamais se présenter nulle part à quelque élection que ce soit, parce que je ne doute pas que certains trouveraient cette perspective réjouissante. Mais pas nous. Donc nous, nous avons pris le parti de nous présenter à toutes les élections quelles qu'elles soient. Et c'est normal, puisque c'est le rôle d'un parti politique. C'est la première réponse.
La deuxième réponse, c'est que ça n'est pas parce que vous désapprouvez quelque chose que vous ne pouvez pas vous présenter à ses élections. L'opposition désapprouve par exemple la politique menée par un gouvernement, par un Président. Lorsque les Français ont voté Hollande contre Sarkozy, c'est bien que les Français voulaient revenir sur des décisions qu'avaient prises Sarkozy. Donc on aurait pu dire aussi : « Faut pas voter pour Hollande, puisqu'il veut revenir sur ce qui existe ». Non, non. Nous, nous allons participer aux élections européennes, parce que nous voulons revenir sur ce qui existe. Nous sommes les opposants à l'UE. C'est la deuxième raison.
La troisième raison, c'est que de façon très concrète, les partis politiques ont fait toujours ça. Je cite souvent l'exemple du PCF qui dans les années 1945-1976, dans son programme politique, avait inscrit le principe de la dictature du prolétariat. Il voulait instaurer une dictature du prolétariat. C'était conforme à la pensée, à l'analyse marxiste-léniniste. Il combattait donc ce qu'il appelait et ce qu'il dénonçait comme étant la démocratie bourgeoise. Il avait parfaitement le droit de le faire. Mais ça ne l'empêchait pas de se présenter justement aux élections de cette démocratie bourgeoise qu'il condamnait pour essayer de la détruire de l'intérieur.
Et d'ailleurs, cela lui réussissait puisqu'électoralement, il obtenait régulièrement des scores supérieurs à 20%. En (NDLR : 1946), il a obtenu aux élections législatives (NDLR : 28,26%). Même encore dans les années 60... À l'élection présidentielle de 1969, lorsque De Gaulle démissionne, le candidat communiste Jacques Duclos obtient (NDLR : 21,27%) des suffrages. Donc le PCF, tout en condamnant la démocratie bourgeoise, se présentait aux élections de la démocratie bourgeoise. Et il avait raison, parce que ça lui donnait une influence sur la scène politique française. C'est la troisième raison. La quatrième raison pour laquelle nous nous présentons, c'est que nous allons faire justement ça.
Nous voulons participer à ces élections et si possible avoir des députés parce que c'est ça qui va renforcer notre influence, notre notoriété et la connaissance que les gens ont de l'existence de l'UPR et de notre programme et de nos analyses. Ce que nous voulons faire, c'est exactement ce qu'a fait Nigel Farage, ce Britannique qui avait créé son parti qui s'appelait UKIP, c'est-à-dire le parti pour l'indépendance du Royaume-Uni : United Kingdom Independence Party. C'est un jeu de mots, parce que UKIP, ça veut dire « vous gardez », en gros « vous gardez l'Angleterre, vous gardez le Royaume-Uni ». Eh bien il avait créé son parti politique pour faire sortir le Royaume-Uni de l'UE.
Et il a réussi à se faire élire au moment des élections européennes. Et lorsqu'il a été élu au Parlement européen, lui et un certain nombre de ses colistiers... À chaque fois qu'il a pu avoir la parole dans l'hémicycle, il a fait des interventions qui sont devenues célèbres, qui circulaient à la fois au Royaume-Uni et dans l'Europe entière, notamment grâce à Internet. Et ces interventions étaient toujours des attaques très ciblées, très documentées, très bienvenues contre la dictature européenne. Il dénonçait à l'époque José Manuel Barroso comme un dictateur, l'ensemble des commissaires. Et il montrait les désastres de la construction européenne. Il expliquait qu'il fallait en sortir.
Et c'est comme ça qu'il a rendu son parti politique et ses analyses de plus en plus populaires au Royaume-Uni. Tellement populaires que David Cameron, le Premier ministre britannique, voyant progressivement les troupes électorales du Parti conservateur être grignotées par le parti de Nigel Farage, a dû se résoudre de promettre lors des élections régionales qui ont eu lieu, de promettre aux électeurs que s'il était reconduit comme Premier ministre au 10 Downing Street, c'est-à-dire que si le parti à la tête duquel il était, le Parti conservateur obtenait de nouveau le plus grand nombre de députés...
Il a été obligé de promettre aux Britanniques que dans ce cas-là, il organiserait un référendum sur la sortie de l'UE. Et c'est ce qui s'est passé. Il a gagné les élections générales. Il a été reconduit au poste de Premier ministre de Sa Gracieuse Majesté. Il a mis en œuvre la promesse électorale qu'il avait faite d'organiser un référendum sur le Brexit. Ce référendum a eu lieu en juin 2016.
Et évidemment, à sa grande consternation, parce qu'il n'avait pas prévu cette issue, les Britanniques ont voté pour le Brexit, justement parce qu'ils avaient beaucoup réfléchi aux analyses développées notamment par Nigel Farage, mais aussi par un certain nombre d'autres députés : des conservateurs et même des travaillistes. Eh bien... C'est la quatrième raison. Si nous, nous avons des députés au Parlement européen, en particulier moi-même qui suis tête de liste... Mais vous savez que si nous dépassons 5%, nous aurons 3 députés, donc les 3 premiers de liste. Si nous faisons 6 ou 7%, on aura 4 députés, 5 députés. Si on montait jusqu'à 9%, on pourrait avoir 7, 8 députés.
Mais croyez-bien que nous les utiliserions, ces députés, et je m'utiliserais moi-même – si j'ose dire – pour porter cette parole révolutionnaire anti-dictature que tenait Nigel Farage et que cette fois-ci, ce sera un parti français qui le tiendra.
Faites-moi confiance que dans l'hémicycle à Strasbourg ou à Bruxelles, j'interviendrai à chaque fois que je le pourrai, et mes colistiers aussi, pour dénoncer la dictature européenne, demander des comptes à la présidence de l'Union, demander des comptes, rigoler et faire rigoler l'Europe entière sur les dysfonctionnements énormes qu'il y a au sein de l'UE, dénoncer les gaspillages, dénoncer le copinage, réclamer la dissolution de l'UE, stigmatiser toutes ces mesures antidémocratiques qui sont prises ici ou là au nom de la construction européenne. Ça va changer.
Ça va changer, parce que figurez-vous que depuis 40 ans qu'existe le Parlement européen élu au suffrage universel, jamais au grand jamais un député européen français au Parlement européen n'a élevé la voix pour dénoncer cela. Je rappelle que LR – auparavant, c'était l'UMP, auparavant, c'était le RPR et l'UDF – n'ont depuis 40 ans jamais dénoncé le milliardième de ce que dénonçait Nigel Farage au Parlement européen sur la construction européenne. Depuis 40 ans qu'il y a des députés socialistes du PS au Parlement européen, jamais aucun d'entre eux n'a dénoncé cette dictature qui ne dit pas son nom. Depuis 40 ans que le PCF a des députés au Parlement européen, jamais non plus il ne l'a fait.
Depuis peut-être 35 ans qu'EELV, les écologistes, avant eux les Verts ont des députés au Parlement européen, même cause : jamais aucun d'entre eux n'a dénoncé. Au contraire, ils soutiennent tous l'Europe. Depuis 35 ans – 35 ans ! – que le FN dispose de députés au Parlement européen... M. Le Pen a été élu pour la première fois en 1984. Et au moment où je parle, M. Le Pen est toujours député au Parlement européen. Eh bien depuis 35 ans, jamais – jamais – le FN n'a fait de discours pour stigmatiser, pour dénoncer la dictature européenne et proposer officiellement d'en sortir. On garde le souvenir d'une attaque qu'avait faite M.
Le Pen contre Cohn-Bendit sur sa vie privée, ce qui bien sûr est scandaleux, mais ça n'avait pas de rapport avec le sujet de fond qui est la sortie, la libération de cette dictature qui ne dit pas son nom. Il en est de même d'ailleurs pour Mme Le Pen qui a été député européen pendant plus de 12 ans. En 12 ans, qu'est-ce qu'elle a dit au Parlement européen pour proposer le Frexit et la sortie de l'UE ? Quand est-ce qu'elle a pris la parole pour dire qu'il fallait que les Français, que tous les peuples d'Europe se libèrent de cette dictature ? Zéro fois. Il en est de même pour Mélenchon. Mélenchon, qui a été député européen (NDLR : pendant 7 ans). Pareil. On a vu au contraire M.
Mélenchon voter pour les farines animales. Paraît-il qu'il s'était trompé de bouton. En d'autres termes, si nous nous présentons aux élections européennes, c'est pour avoir des députés, pour développer la notoriété de notre mouvement, la notoriété de nos analyses et de nos propositions, pour attaquer constamment les dirigeants de la Commission européenne, les dirigeants de cette dictature qui ne se gênent pas pour imposer leur dictature. Si nous sommes à Bruxelles et à Strasbourg, au Parlement, nous dénoncerons les privilèges de tous les européistes. Nous montrerons combien coûte leur salaire, combien coûte leur retraite, de quelle situation ils bénéficient.
Nous allons rigoler, mais rire jaune. Nous ferons des vidéos. Nous irons filmer ce qui se passe dans les coulisses de Bruxelles. Et nous mettrons tout ça sur la table par un très grand souci de déballage et de transparence pour que les Français découvrent ce qui s'y passe. Voilà ce que nous ferons si nous avons des élus au Parlement européen. Et je suis certain que ceci contribuera à donner à notre mouvement une très grande audience, beaucoup plus grande que l'audience qui est encore limitée actuellement, parce que tous les grands médias et les instituts de sondage essayent de cacher notre existence même.
Voilà, Gérard, ce que je voulais répondre à votre première question : pourquoi est-ce que l'UPR présente des candidats aux élections européennes ? Je me permets de souligner que la pire des choses serait de s'abstenir, parce que si on s'abstient... Je vois qu'il y a des gens qui disent : « Ouh là là, s'il y a 60% d'abstention, ça va être terrible ». Non, non, pas du tout. Il y aurait 80% d'abstention, ça ne changerait rien. Au bout de 3 jours, tout le monde aurait oublié. Je rappelle à ceux qui croient que les européistes ont peur de l'abstention qu'en réalité, dans le secret de leur cabinet, ils rigolent, ils s'en fichent.
Je rappelle par exemple (NDLR : qu'en Slovaquie, aux européennes de 2014, l'abstention a atteint 86,95%). Et alors ? Eh bien il y a eu des députés slovaques qui ont été élus. D'ailleurs, la France a eu 59% d'abstention en 2009, (NDLR : 58%) d'abstention en 2014. Ça n'a pas empêché qu'il y ait des députés européens qui soient élus, dont d'ailleurs vous n'entendez ensuite plus jamais parler, de même que vous n'entendez pratiquement plus jamais parler de ce qui se passe au Parlement européen, et de même que vous n'entendez plus jamais parler de l'abstention. D'ailleurs, ceux qui croient que l'abstention change quelque chose, je leur rappellerais deux choses.
La première, c'est qu'Emmanuel Macron... Il y a eu une abstention significative au deuxième tour de l'élection présidentielle : (NDLR : 35,44%). Emmanuel Macron a été élu avec 44% des inscrits. Est-ce que Macron n'est pas président de la République ? Pas du tout, il l'est. Est-ce que ça le gêne quelque part ? Absolument pas. Est-ce que ça le rend plus prudent dans l'administration de ses politiques qui nous sont imposées par l'oligarchie via Bruxelles, Francfort et Washington ? Absolument pas. Il fait comme s'il avait été élu par 98% des Français. L'abstention ne sert à rien. La deuxième chose, c'est que si vous vous abstenez, ça ne changera rien à la situation.
Votre vote d'abstention sera mélangé avec le vote des gens qui s'en fichent, qui considèrent que ça ne les concerne pas. Il n'y a aucune lecture politique réelle d'une abstention. Et d'ailleurs, j'insiste sur le fait que les traités européens s'appliquent aux abstentionnistes. La politique de Macron, elle s'applique aux abstentionnistes. Donc ceux qui croient qu'ils vont faire bouger les lignes en s'abstenant se trompent effrontément ou plus exactement, pour les dirigeants qui savent parfaitement ce que je dis, ils trompent délibérément le public.
Si plutôt que de voter pour l'UPR, par exemple, c'est-à-dire le seul vrai mouvement d'opposition, le seul clair et net qui va s'il a des députés aller dénoncer la dictature européenne. Nous sommes le seul mouvement politique qui le dénonce tout le temps constamment, et qui constamment propose de sortir de l'UE. Vous avez vu que Mme Le Pen, M. Mélenchon, M. Dupont-Aignan refusent absolument de sortir de l'UE et de l'euro. Si au lieu de voter pour notre mouvement politique vous vous abstenez, ça veut dire que vous empêcherez notre mouvement politique de progresser. Et ça sera donc lu par tous les observateurs comme en fait le fait que les Français ne sont pas d'accord avec l'UPR.
C'est-à-dire qu'en vous abstenant, vous conforterez ceux qui veulent rester dans l'UE, dans l'euro et dans l'OTAN. En fait, votre vote sera réparti au prorata des gagnants. Donc ça soutiendra Macron, Mme Le Pen, etc. Donc votre vote aura disparu. Voilà, Gérard, pourquoi nous nous présentons aux élections européennes. Il est extrêmement important que nous y soyons présents, parce que ça va nous permettre d'envoyer le message le plus clair, le plus net, le plus frontalement opposant à Macron et à l'oligarchie qui a mis la main sur le pays.
Alors Gérard m'a posé une deuxième question : au lieu de faire table rase avec tous les risques que cela comporte, ne serait-il pas possible de réorienter cette Europe ? Alors là, je suis obligé de dire à Gérard que cette question est l'une des questions les plus ressassées depuis 60 ans, depuis 61 ans, le traité de Rome. C'est une question qui revient toujours et sempiternellement à promettre une autre Europe, changer l'Europe, une autre Europe, changer l'Europe. Je voudrais dire à Gérard qui a l'air de penser que sortir de l'UE, ça serait prendre des risques, que cela comporterait des risques, je voudrais lui dire que ce qui comporte des risques, c'est d'y rester !
Il faut bien avoir conscience... Une étude venue d'Allemagne nous l'a montré il y a quelques jours, que l'appartenance à l'euro coûte des fortunes aux Français sans qu'ils s'en rendent compte ! D'après cette étude allemande, les plus grands bénéficiaires de la zone euro et de l'euro sont les Allemands. Les plus grands perdants de l'euro, ce sont les Italiens et les Français. Et cette étude a calculé que chaque Français, depuis 20 ans, a perdu 56 000 € depuis 20 ans en termes notamment de PIB. Le coût pour la collectivité nationale se chiffre en milliers de milliards d'euros. En réalité, notre appartenance à l'euro revient à nous saigner aux quatre veines.
Nous sommes en train de nous suicider, parce que nous avons une monnaie qui est trop chère pour l'économie française, parce que nous avons des élites – des dirigeants plus exactement – qui ne comprennent rien au fonctionnement de l'euro. D'ailleurs, ils refusent de débattre soit avec Vincent Brousseau soit avec moi-même. Des gens qui sont persuadés que le chic du chic, c'est d'avoir la même monnaie que l'Allemagne. Des gens qui se vautrent dans une espèce de collaboration et de servilité mentales face à l'Allemagne. Et à partir du moment où on a – semble-t-il, d'après eux – la même monnaie que l'Allemagne... Ce qui juridiquement n'est pas vrai. Vous le savez si vous suivez nos analyses.
Il ne s'agit que d'une monnaie homonyme. Mais en réalité, l'euro qui circule en France, c'est une créance sur la Banque de France qui n'a pas disparu, et l'euro qui circule en Allemagne, c'est une créance sur la Bundesbank qui n'a pas non plus disparu. Pour poursuivre cette chimère, ce fantasme, nous sommes en train de détruire la France.
Nous sommes en train de détruire notre industrie, comme avec les traités européens également nous sommes en train de détruire notre droit du travail, nous sommes en train de détruire nos services publics, nous sommes en train de nous attaquer aux retraites, nous sommes en train de nous attaquer à l'unité nationale, nous sommes en train d'exacerber les différences et les inégalités sociales entre une toute petite infime minorité d'ultra-riches et le reste de la population. Comme je l'ai déjà dit souvent, il faut absolument que les Français le comprennent : ce n'est pas de sortir de l'UE qu'il faut avoir peur, il faut avoir peur d'y rester.
Enfin, la troisième question que me pose Gérard est la suivante : « Votre politique est basée sur le Frexit. Le piètre exemple du Brexit fait réfléchir beaucoup de monde, moi le premier. Et comme l'avait dit Philippe Séguin en son temps, ceux qui veulent le traité de Maastricht savent très bien qu'ils vont enclencher un processus irréversible dont le coût de sortie sera exorbitant. Alors ma question est : qu'est-ce qui ferait que le Frexit se passerait mieux que le Brexit alors que nous n'avons même plus notre monnaie ? En vous remerciant par avance pour la réponse à mes questions, je vous prie d'agréer, monsieur, mes sincères salutations ».
Alors je vais répondre à cette troisième question de Gérard sur le Brexit. Lorsqu'il dit « le piètre exemple du Brexit », lorsqu'il dit « qu'est-ce qui ferait que le Frexit se passerait mieux que le Brexit ? », mais en quoi le Brexit se passe-t-il mal, Gérard ? En quoi ? J'ai reçu autour de cette table... Vous verrez la vidéo par ailleurs. J'ai reçu Dimitri de Vismes, qui est notre responsable de l'UPR au Royaume-Uni, et qui faisait cette remarque : « Ce que l'on dit au Royaume-Uni, c'est que le Brexit ne se passe mal que dans les journaux ». En réalité, au Royaume-Uni, tout se passe très bien. Au Royaume-Uni, le taux de chômage est à 4%, le plus bas depuis 40 ans.
En France, il est officiellement de 9%. Mais par des artifices de présentation : on a des jeunes dans des stages parking, on demande à Pôle Emploi de nettoyer les fichiers à outrance, etc., etc., on crée des petits boulots de quelques heures, ce qui permet de placer les chômeurs dans une autre catégorie que la catégorie A. En fait, en France, si on accumule ceux qui n'ont aucun emploi avec ceux qui sont en stage de formation bidon, ceux qui sont dans des tout petits jobs, qui font quelques heures par semaine, on atteint quelque chose comme 16 ou 17 ou 18% de la population. Au Royaume-Uni, le taux de croissance a été...
Là, il est tombé à 1,4% mais il était tout à fait satisfaisant, en tout cas meilleur qu'en France. Et même en France, il est au même taux actuellement. Au Royaume-Uni, il y a des investissements internationaux qui arrivent en masse. Au Royaume-Uni, ils sont en train de rééquilibrer leur balance commerciale. D'ailleurs, la France en sait quelque chose, puisque l'excédent commercial que nous avions avant le référendum sur le Brexit qui était de 13,7 milliards d'euros est tombé en 2 ans à 4 milliards d'euros. Au Royaume-Uni, la baisse de la pression migratoire...
Parce que notamment les ressortissants des pays de l'Est ne pouvant plus bénéficier du dispositif de la directive des travailleurs détachés, ils ne viennent plus au Royaume-Uni. Il y a donc un manque de travail qualifié. Et donc les salaires sont orientés à la hausse. En réalité, au Royaume-Uni, il n'y a pas de Gilets jaunes, ou quelques-uns de façon folklorique. Les Gilets jaunes, ils sont en France. C'est la France, Gérard, qui est à feu et à sang. C'est en France que le président de la République fait tirer avec des LBD. Macron l'éborgneur, Macron qui éborgne les Français, parce que ceux-ci commencent à ouvrir les yeux sur la réalité de la situation.
Donc le Brexit ne se passe pas mal du tout. En réalité, il y a un blocage. Mais le blocage, il vient d'où ? C'est un blocage politicard. C'est parce que les 48% de Britanniques qui ont été battus lors du référendum de juin 2016 n'acceptent pas d'avoir été battus. Plus exactement, leurs dirigeants et l'oligarchie qui est derrière essaye de tout faire pour saboter le vote du peuple souverain britannique. C'est pour ça qu'il y a des problèmes. C'est pour ça que Mme Theresa May voit son action entravée quand elle ne l'entrave pas elle-même, puisque le Premier ministre britannique elle-même avait appelé à voter contre le Brexit.
J'ai déjà expliqué dix fois, et je le réexplique une onzième fois, que ce qui eût été logique après le référendum de juin 2016 où 52% des Britanniques ont voté pour le Brexit, pour la sortie de l'UE, ce qui eût été logique, c'est d'avoir un nouveau gouvernement qui représentât l'ensemble des forces qui avaient voté pour le Brexit. C'est-à-dire il aurait fallu avoir un gouvernement d'union nationale avec des membres du UKIP de Nigel Farage, avec des membres du Parti conservateur favorables au Brexit, avec des membres du Parti travailliste favorables au Brexit, et pourquoi pas avec des syndicalistes d'extrême-gauche favorables au Brexit.
C'est ça qu'il aurait fallu avoir : un gouvernement d'union nationale qui tous ensemble... Tous les ministres auraient milité pour le Brexit, auraient milité, auraient fait une partie de bras de fer avec la Commission européenne, alors que les institutions britanniques sont ainsi faites que le nouveau Premier ministre, lorsque David Cameron a dû démissionner suite à l'échec de son référendum, le nouveau Premier ministre a été le chef du Parti conservateur, puisqu'au Royaume-Uni, c'est une tradition intangible que le Premier ministre est le chef du parti qui compte le plus de députés. Voilà.
Or, il se trouve que David Cameron étant parti, à l'intérieur du Parti conservateur, il y avait une majorité de députés qui étaient anti-Brexit. C'est-à-dire que le Parti conservateur, la composition des députés ne représentaient pas, n'étaient pas conformes au vote sorti des urnes. C'est pour cela et pour ces particularités institutionnelles britanniques là que le nouveau Premier ministre Mme Theresa May qui a été choisie a été choisie parmi les ministres de David Cameron. Elle était ministre de l'Intérieur. Elle a été choisie parce qu'elle avait appelé à voter contre le Brexit.
En d'autres termes, le Brexit a été négocié de part et d'autre par Mme Theresa May qui a constitué un gouvernement conservateur dans lequel les anti-Brexit étaient majoritaires, pour tenir compte des équilibres politiques internes au Parti conservateur... Donc côté britannique, Mme May et la majorité de ses ministres étaient contre le Brexit. Côté Commission européenne, M. Michel Barnier, qui était le négociateur en chef soutenu par Paris et la plupart – d'ailleurs – des pays membres de l'UE, était archi-contre le Brexit et voulait faire payer la pilule la plus difficile à avaler aux Britanniques.
Ça veut donc dire que le Brexit a été négocié de part et d'autre par des responsables qui n'en voulaient pas. C'est de là que vient le blocage. C'est qu'on avait affaire à des gens qui avaient des arrière-pensées, second thoughts, comme on dit en anglais : des secondes pensées, des arrière-pensées. M. Barnier et les dirigeants européistes ont tout fait pour essayer de saboter, parce qu'ils pensaient que si ça ne marchait pas, il y aurait une espèce de cinquième colonne au Royaume-Uni qui demanderait un deuxième référendum. C'était ça, l'objectif recherché.
Quant à Mme Theresa May et la majorité des ministres de son gouvernement anti-Brexit, il est possible qu'ils aient également recherché sournoisement la même chose, c'est-à-dire ne pas utiliser tous les atouts qu'ils avaient dans leurs mains pour parvenir au Brexit. Voilà la situation. Alors on a monté en épingle l'affaire de la frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande. Mais en fait, Mme May n'avait pas bien négocié son affaire et elle a proposé devant les députés un accord qui était une insulte en fait pour le peuple britannique, les 52% qui avaient voté pour le Brexit. Voilà.
Donc je voudrais dire à Gérard qu'il faut qu'il arrête de penser que le Brexit se passerait mal par définition. Ce qui se passe mal, ça n'est pas le Brexit. Si ça se passe pas bien, c'est parce qu'il y a une lutte interne politique entre des factions au sein des dirigeants britanniques, et que les dirigeants anti-Brexit, les européistes n'admettent pas qu'ils ont perdu. Ça n'a rien à voir avec le procédé du Brexit. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je peux affirmer à Gérard que si nous, nous arrivons au pouvoir, eh bien le Frexit se passera beaucoup mieux pour une raison très simple. D'abord, on n'aura pas l'affaire irlandaise à gérer.
Nous, on n'a pas une Irlande, on n'a pas une frontière de cette nature. Mais le Frexit se passera bien mieux pour une raison simple. C'est que j'aurais été élu, si c'est moi qui suis élu à l'élection présidentielle, par exemple, j'aurais été élu et ensuite les députés de cette majorité, majorité UPR... Nous serons élus sur un programme extrêmement clair d'un gouvernement d'union nationale, parce qu'à l'UPR, il y a des Français, des électeurs, parfois même d'ailleurs d'anciens élus venus de la droite, venus de la gauche, venus de l'extrême-droite, venus de l'extrême-gauche, venus du centre.
Des gens qui ont compris que la France était en train de disparaître, que la scission, la division droite-gauche était devenue sans objet actuellement. Elle le retrouvera, cet objet, lorsque nous serons sortis de l'UE et que la priorité des priorités, c'est de faire une union nationale comme nous l'avons fait plusieurs fois dans notre longue histoire plurimillénaire, une union nationale pour rendre à la France sa liberté et rendre aux Français leur droit inaliénable à décider de leur avenir collectif. Ça s'appelle la souveraineté nationale. Voilà. Donc nous, nous n'aurons pas ces problèmes, parce que nous aurons été clairs depuis le début. Voilà tout.
Quant à l'euro, certes, ça posera sans doute des difficultés. Nous avons expliqué que nous serons obligés de rétablir le contrôle des mouvements de capitaux. Ça tombe bien, d'ailleurs, puisque c'est dans notre programme. Et je rappelle à Gérard que tant que nous n'aurons pas rétabli le contrôle des mouvements de capitaux tel qu'il existe dans 90% des pays du monde, les délocalisations, notamment les délocalisations industrielles, l'évasion fiscale et le pillage du patrimoine des Français par des fonds étrangers vont continuer. Donc c'est un principe de salut public, de salubrité publique. Il faut absolument rétablir le contrôle des mouvements de capitaux.
Mais on sera obligés de le faire pour sortir de l'euro. Mais je voudrais rappeler à Gérard cette analyse, cette prophétie qu'avait faite Joseph Stiglitz, qui est un Américain prix Nobel d'économie qui a dit voici déjà plusieurs années : « Ce sont les pays qui sortiront les premiers de l'euro qui s'en sortiront le mieux ». J'invite Gérard et toutes celles et tous ceux qui pensent comme lui de se documenter sur nos analyses et en particulier sur la conférence que j'ai faite qui s'appelle « La tragédie de l'euro », en particulier sur la conférence que j'ai faite qui s'appelle « Faut-il avoir peur de sortir de l'euro ?
», en particulier sur la conférence de Vincent Brousseau qui s'appelle « L'euro avant, pendant, après », en particulier sur la conférence de Charles-Henri Gallois qui s'appelle « Les illusions économiques de la construction européenne ». Allez vous renseigner.
Arrêtez, arrêtez – je vous en prie – de vous faire endoctriner par TF1, par BFM Business, par tous les médias qui sont tenus par des très grandes forces financières qui – elles – ont intérêt, ont intérêt à ce que la France et les Français restent dans l'UE, puisque c'est justement notre appartenance à l'UE qui leur permet l'évasion fiscale, qui leur permet la maximisation des profits et la baisse continuelle du niveau de vie des salariés qu'ils paient puisqu'ils vont faire des délocalisations qui leur permettent aussi de vendre au plus offrant des pans entiers du patrimoine national. Gérard, je crois dans votre bonne foi.
Vous m'avez écrit une lettre qui témoigne de ce que vous êtes entré dans une phase de réflexion. Vous commencez à vous poser des vraies questions. Vous avez très légitimement fait valoir des questions qui vous tracassent. J'espère vous avoir répondu de façon convaincante. Je suis tout à fait prêt à répondre encore de nombreuses fois à ces questions. Mais croyez-moi, l'heure n'est plus à vouloir rester dans l'UE. Notre participation à cette construction politique est en train de tourner au désastre.
Et il y a un risque à court-moyen terme, à raison de 2 à 5 ans à ce que la France soit emportée dans une espèce d'ouragan financier et monétaire, voire peut-être à l'explosion de son unité nationale et au pillage généralisé de ce qui lui reste de patrimoine public. Au-delà de Gérard, je voudrais dire à tous les Français qui me regardent qu'il faut absolument – l'heure est trop grave – se mobiliser derrière la liste de l'UPR aux élections européennes. Nous sommes début mars. Vous avez jusqu'à la fin mars pour vous inscrire sur les listes électorales si vous ne l'avez pas déjà fait. C'est de la plus haute urgence.
Allez à votre mairie avec une pièce d'identité et des certificats comme quoi vous habitez là où vous habitez, par exemple une facture d'électricité ou de gaz. Allez-y avec des pièces d'identité. Allez à votre mairie. Allez vous faire inscrire sur les listes électorales si vous n'êtes pas déjà inscrit. Si vous avez déjà voté à l'élection présidentielle de 2017 et si vous n'avez pas changé de domicile, vous n'avez rien à faire. Je m'adresse ici à toutes celles et tous ceux qui ne votent plus depuis des années ou qui n'ont jamais voté, et qui ne savent même pas s'ils sont inscrits. Allez vous inscrire.
Allez vous inscrire parce que le seul vote qui va vraiment faire trembler toute l'oligarchie sur ses bases, c'est le vote pour l'UPR, c'est le vote pour le Frexit. C'est le vote qui fait le plus peur à cette oligarchie. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle essaye constamment de nous cacher dans les grands médias et dans les instituts de sondage. Je vous demande... Allez vous inscrire. Convertissez autour de vous toutes les personnes que vous connaissez en leur disant d'aller se renseigner sur notre site « upr.fr ». Vive la République et vive la France. (Musique) En mars, sur UPR TV, retrouvez nos nouvelles émissions. (Générique)
François Asselineau