Julien Odoul se fait RECADRER à l’Assemblée par Aurore Bergé !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 38 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceÉludée
Mais monsieur le député, vous comprendrez qu'évidemment, ni ce gouvernement, ni cette majorité ne peut recevoir aucune leçon sur la lutte contre l'antisémitisme d'un parti fondé par Jean-Marie Le Pen et d'un parti dirigé aujourd'hui par Jordan Bardella.
- 1:26OuverteRéponse partielle
Que faire si des fonds ont été collectés pour le Hamas ?
- 2:54FerméeRéponse partielle
Allez-vous immédiatement ordonner la dissolution des associations qui participent au financement d'une organisation terroriste ?
- 4:23OuverteRéponse partielle
La France n'a pas oublié le 7 octobre 2023. Quelles mesures concrètes allez-vous prendre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:26Julien OdoulFait
« N'oublions jamais les 1221 victimes, les 5500 blessés, les 243 otages, les femmes violées en masse. »
- 2:09Julien OdoulFait
« N'oublions jamais nos 51 compatriotes massacrés et rendons-leur hommage. »
- 2:54Julien OdoulFait
« Certaines manifestations lycéennes, et même ce matin, ont été souillées par un déchaînement de haine antisémite et d'apologie du terrorisme. »
- 3:39Julien OdoulChiffre
« Ces structures auraient collecté 1,5 million de dollars pour le groupe islamiste depuis les attaques génocidaires. »
- 5:05Aurore BergéFait
« La France n'a pas oublié parce que la France a été le seul pays au monde à rendre un hommage national à ceux qui ont perdu la vie le 7 octobre. »
- 5:44Aurore BergéFait
« Ni ce gouvernement ni cette majorité ne peut recevoir aucune leçon sur la lutte contre l'antisémitisme d'un parti fondé par Jean-Marie Le Pen et d'un parti dirigé aujourd'hui par Jordan Bardella. »
Temps de parole
- ?100 %
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Mais monsieur le député, vous comprendrez qu'évidemment, ni ce gouvernement, ni cette majorité ne peut recevoir aucune leçon sur la lutte contre l'antisémitisme d'un parti fondé par Jean-Marie Le Pen et d'un parti dirigé aujourd'hui par Jordan Bardella. Pour finir, nous avons appris que cinq personnes, dont deux présidents d'associations, ont été mises en examen pour financement présumé du Hamas et l'un des dirigeants a été écroué hier. Certaines manifestations lycéennes, et même ce matin, ont été souillées par un déchaînement de haine antisémite et d'apologie du terrorisme. Julien Odoul met le gouvernement face à une question explosive. Que faire si des fonds ont été collectés pour le ? La réponse d'Aurore Bergé déplace le débat.
Abonnez-vous pour suivre nos analyses des questions qui engagent la sécurité, la justice et la responsabilité du gouvernement. Le 7 octobre 2026, à l'Assemblée nationale, le député RN Julien Odoul interpelle le gouvernement. 3 ans après les attaques du 7 octobre 2023, il évoque l'antisémitisme, les hommages contestés et des soupçons de financement du Hamas par des associations. La ministre Aurore Bergé répond au nom du gouvernement. L'enjeu dépasse la commémoration. Il porte aussi sur les moyens d'empêcher que de tels financements soient collectés. Présidente, ma question s'adresse à
monsieur le Premier ministre. Il y a 3 ans, à 6h29 du matin, l'horreur s'abattait sur Israël. Les terroristes du Hamas déclenchaient la plus effroyable entreprise d'extermination de Juifs depuis la Shoah. N'oublions jamais les 1221 victimes, les 5500 blessés, les 243 otages, les femmes violées en masse. N'oublions jamais les jeunes du festival Nova mitraillés. N'oublions jamais le corps de Shani Louk désarticulé à l'arrière d'un pick-up, les cheveux roux des enfants Bibas enlevés puis assassinés à mains nues par les barbares. Mes chers collègues,
n'oublions jamais nos 51 compatriotes massacrés et rendons-leur hommage. Oudoul commence par le rappel des victimes, puis élargit immédiatement le propos aux Français tués. Ce passage donne au débat une portée nationale. Il ne s'agit pas seulement d'un affrontement politique à l'étranger et le député va bientôt quitter la commémoration pour interpeller directement le gouvernement sur ce qui se passe en France. Trois ans après ces crimes contre l'humanité, le Hamas continue d'oppresser les Palestiniens et de sévir à Gaza comme en Cisjordanie, contrairement aux contre-vérités prononcées par Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU. L'idéologie du Hamas, relayée par
l'extrême gauche LFI, s'implante dans notre pays. En effet, certaines manifestations lycéennes, et même ce matin, ont été souillées par un déchaînement de haine antisémite et d'apologie du terrorisme. Au Parlement européen, un hommage aux victimes du 7 octobre a été profané par la députée LFI Rima Hassan. Pour finir, nous avons appris que cinq personnes, dont deux présidents d'associations, ont été mises en examen pour financement présumé du Hamas et l'un des dirigeants a été écroué hier. Ces structures auraient collecté 1,5 million de dollars pour le groupe islamiste depuis les attaques génocidaires. Alors, monsieur le Premier ministre, allez-vous immédiatement ordonner la dissolution des associations
qui participent au financement d'une organisation L'accusation politique est lourde, mais Oudoul la formule autour de soupçons précis et d'une question : dissoudre les associations concernées. Il faudra distinguer cette demande d'effets judiciaires établis. Sur ce dossier, la suite de la réponse ministérielle compte autant que la mise en cause initiale. Écoutons si le gouvernement répond sur le fond. La France n'a pas oublié. La France n'a pas oublié le 7 octobre 2023 parce que la France ne peut pas et ne doit pas oublier les 1200 personnes qui ont été assassinées, mutilées, les femmes qui ont été violées le 7 octobre de manière méthodique malgré les dénégations de beaucoup trop de personnes, y compris
parfois même dans cet hémicycle. Et la France ne peut pas et ne doit pas oublier les 51 Français qui ont été assassinés le 7 octobre ou dans les jours qui ont suivi dans les geôles du Hamas. La France n'a pas oublié parce que la France a été le seul pays au monde à rendre un hommage national à ceux qui ont perdu la vie le 7 octobre, le seul pays au monde à part Israël évidemment. Aurore Bergé rappelle la cérémonie nationale et affirme la détermination de la France contre le terrorisme islamiste et l'antisémitisme. Mais la question posée par Odoul porte aussi sur les associations soupçonnées et sur une éventuelle dissolution. La ministre n'apporte pas encore de réponse directe à cette demande. La fin de son
intervention révèle alors un autre choix politique. Et c'était le président de la République qui a présidé cette cérémonie. J'imagine que vous n'avez pas oublié cette cérémonie, mais vous avez oublié de citer le président de la République évidemment. Donc non, la France n'oubliera pas et la France continuera à mener un combat absolument déterminé, un combat évidemment contre le terrorisme islamiste qui a frappé sur notre sol à plusieurs reprises et la France continuera à mener le combat aussi évidemment et de manière déterminée contre l'antisémitisme. Mais monsieur le député, vous comprendrez qu'évidemment ni ce gouvernement ni cette majorité ne peut recevoir aucune leçon sur la lutte contre l'antisémitisme d'un parti fondé par Jean-Marie Le Pen et d'un parti
dirigé aujourd'hui par Jordan Bardella. La ministre termine en opposant au RN son histoire et sa direction actuelle. C'est une riposte politique, mais elle ne tranche pas la question opérationnelle soulevée par Odoul. Que fera le gouvernement face aux associations visées par ? Dans un dossier aussi grave, le débat sur les parties ne remplace pas la réponse sur les décisions à prendre. Les informations publiées après l'interpellation donnent du poids au sujet sans transformer des soupçons en culpabilité. Selon Le Monde, cinq personnes ont été mises en examen dans une enquête portant sur des fonds qui auraient transité par
deux associations avant d'être remis à un tiers collecteur pour le compte du Hamas. Les personnes mises en examen contestent les faits. Ouest-France rapporte qu'un président d'association a ensuite été placé en détention provisoire. Ce sont des étapes judiciaires importantes, mais le dossier reste une enquête. La prudence sur les responsabilités individuelles est indispensable. Le montant évoqué mérite la même distinction. Selon La Dépêche, les autorités américaines, par l'intermédiaire de l'OFAC, accusent des responsables associatifs d'avoir collecté plus de 2 millions de dollars sur plusieurs années, dont 1 million 500000 après le 7
octobre 2023. Ce sont des accusations rapportées par le média, pas un jugement définitif. Dans l'hémicycle, Odoul cite 1 million 500000 dollars et demande la dissolution des structures qui participeraient au financement. Le gouvernement doit donc clarifier deux : quelles mesures sont possibles et sur quels éléments elles ? Le point fort de l'intervention d'Odoul, c'est d'avoir lié une commémoration à une exigence de sécurité et de contrôle des financements au lieu de s'en tenir aux formules de circonstances. La faiblesse de la réponse telle qu'on l'entend ici est son déplacement vers la bataille partisane. Berger rappelle le
rôle du président de la République lors de l'hommage national et condamne l'antisémitisme. Mais quand elle répond que le RN ne peut donner de leçons, elle laisse la question de la dissolution sans réponse précise. Une ministre peut rappeler le bilan de son camp. Elle doit aussi éclairer les décisions attendues de l'État. Pour les Français, l'enjeu est concret. Garantir que l'argent collecté au nom de l'aide humanitaire ne finance pas une organisation terroriste tout en laissant la justice établir les faits et les responsabilités. La dissolution ne peut pas être un slogan lancé à la légère. Elle suppose une décision fondée sur des éléments et
prise dans le cadre légal. Mais ce principe ne justifie pas le silence politique. Si l'enquête révèle des liens financiers, les autorités doivent expliquer les suites possibles, les contrôles engagés et la manière dont elles empêcheront de nouveaux transferts. Qui gagne dans cet ? Oudoul marque un point en forçant le gouvernement à entendre une question précise appuyée par une enquête judiciaire en cours. Il impose un sujet que la réponse ministérielle ne referme pas. Berger, elle, rappelle l'hommage national et la lutte contre l'antisémitisme mais affaiblit sa réponse lorsqu'elle substitue une attaque contre le RN à une
explication sur les associations. Les deux sujets méritent d'être traités. L'un ne dispense pas de l'autre. La suite doit se juger sur des actes, pas sur des postures. L'enquête doit suivre son cours. Les soupçons doivent être vérifiés et l'État doit rendre compte de sa réponse. La vigilance est nécessaire, mais elle ne permet ni de condamner avant jugement, ni d'éluder les questions des élus. Le débat d'Audoul met donc le gouvernement face à une obligation de clarté. L'hommage est nécessaire. La protection contre les financements terroristes l'est aussi. Verdict. Julien Audoul pose une question
légitime sur les soupçons de financement et exige une réponse concrète. Aurore Bergé rappelle la condamnation du terrorisme et l'hommage rendu aux victimes. Mais sa réplique sur l'histoire du RN ne répond pas à la demande de clarification. La justice devra établir les faits. Le gouvernement, lui, doit expliquer les mesures qu'il peut prendre. À votre avis, le gouvernement aurait-il dû répondre directement sur la dissolution des ?
Julien Odoul