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InterviewAurore Bergé· 13 juin 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleJusticeEurope & international

Aurore Bergé sur RTL - 28 avril 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteRéponse directe

    Mettre tout le monde d'accord pour lutter contre l'antisémitisme semble être bien compliqué dans ce pays. Après l'abandon de la proposition de loi Yad qui voulait lutter contre les formes renouvelées d'antisémitisme. Vous allez-vous proposer un projet de loi ? Que faudra-t-il mettre dans ce texte ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Ce qu'on reprochait justement à la précédente proposition de loi Corisant, c'est d'avoir un peu tout mélangé. Est-ce que votre texte sera moins ambigu, moins politique que le précédent ?

  • 3:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez que les élus reconnus coupables d'antisémitisme deviennent inéligibles ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est normal que Patrick Bruel continue à jouer sa pièce de théâtre tous les soirs à Paris alors qu'il est accusé d'agression sexuelle et de viol ?

  • 6:30FerméeRéponse directe

    Demande l'annulation de sa tournée d'été de ses concerts. Vous signeriez-vous cette pétition là ou pas ?

  • 7:00FerméeÉludée

    Est-ce que vous Aurore Berger vous iriez le voir en concert aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Aurore BergéChiffre
    « aujourd'hui, on a un jour sur trois euh un français juif qui se fait agresser avec des agressions qui deviennent les agressions physiques. »
  • 2:30Aurore BergéFait
    « il y avait dans nous des doutes sincères sur est-ce que cette loi était nécessaire, est-ce qu'elle était bien écrite ? »
  • 3:30Aurore BergéFait
    « tous les jours, je recevais des témoignages d'étudiants dans nos universités, dans nos grandes écoles qui expliquaient qu'ils étaient pris à partis »
  • 4:30Aurore BergéFait
    « Antisémitisme et racisme, on est d'accord. Est-ce que vous le souhaitez ça ? AL c'est une proposition qu'a formulé le président de la République. »
  • 8:30Aurore BergéFait
    « on a une force dans notre pays, c'est qu'on a un audiovisuel public fort et un audiovisuel privé fort »
  • 10:00Aurore BergéFait
    « il faut une candidature unique de la droite et du centre. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Thomas Auto RTL matin. Elle est la ministre déléguée en charge de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Aurore Berger est l'invité d'Hertel Matin.

Bonjour et bienvenue sur RTL Aurore Berger. Bonjour. Mettre tout le monde d'accord pour lutter contre l'antisémitisme semble être bien compliqué dans ce pays.

Après l'abandon de la proposition de loi Yad qui voulait lutter contre les formes renouvelées d'antisémitisme. Vous allez-vous proposer un projet de loi ? Que faudra-t-il mettre dans ce texte ?

Déjà, vous avez fait la bonne introduction, c'est-à-dire que c'est un problème euh qu'on narrive pas à aligner tout le monde quand on parle de la lutte contre l'antisémitisme. Le point de départ, ce sont les victimes. Le point de départ, c'est qu'aujourd'hui, on a un jour sur trois euh un français juif qui se fait agresser avec des agressions qui deviennent les agressions physiques.

Donc, il y a un principe simple. Ici, c'est ici. Là-bas, c'est là-bas.

Ici, ici. Exactement. Et ici, c'est ici.

Ça veut dire que personne n'a être tenu pour responsable ou pour comptable de ce qui se passe ailleurs. Et aujourd'hui, c'est ça qui se passe. C'est ça qui se passe dans nos universités pour nos étudiants, ça qui se passe sur les réseaux sociaux, ça qui se passe même parfois dans la rue avec des agressions physiques.

Et c'est la raison pour laquelle on a besoin d'affirmer le combat qui est le combat contre l'antisémitisme et on a besoin d'une loi parce qu'on voit bien qu'il y a aujourd'hui un certain nombre de de sujets qui sont mal définis, qui sont mal caractérisés et qui font que ça échappe en fait à la sanction. Sauf que vous quand vous dites ici c'est ici et en Israël c'est en Israël, là-bas c'est là-bas. Ce qu'on reprochait justement à la précédente proposition de loi Corisant, c'est d'avoir un peu tout mélangé.

Il y a une grande mobilisation, une pétition signée par plus de 700000 personnes sur le site de l'Assemblée parce que certains y voyaient une atteinte à la liberté d'expression qui souscouvert de lutte contre l'antisémitisme allait rendre impossible toute critique du gouvernement israélien. Est-ce que votre texte sera moins ambigu, moins politique que le précédent ? Déjà, j'espère qu'il sera moins l'objet d'une campagne massive de désinformation parce que c'est aussi ça qui a été fait sur le précédent texte.

Pas seulement parce que le modème qui qui fait partie de commun voulait pas la voter. Il y avait dans nous des doutes sincères. sur est-ce que cette loi était nécessaire, est-ce qu'elle était bien écrite ?

Et puis il y avait ceux qui n'avaient pas de doute sincère mais une stratégie pour essayer de disqualifier et pour justement faire de la politique sur le dos d'un combat qui doit rassembler. C'est pas un combat qui doit fracturer la société, la lutte contre l'antisémitisme quand même. C'est un combat qui doit réussir à nous rassembler.

Et et c'est ça qui m'a le plus interpellé pendant le débat sur la proposition de loi, c'est le regain d'antisémitisme à nouveau. C'est-à-dire que tous les jours, je recevais des témoignages d'étudiants dans nos universités, dans nos grandes écoles qui expliquaient qu'ils étaient pris à partis et pourquoi ils étaient ciblés. Pourquoi ils étaient pris à partis ?

Parce qu'ils étaient juifs ou parce qu'on pensait qu'ils étaient juifs ? Si ça ça interpelle pas tous les Français qui se disent c'est un combat de la République, c'est pas le combat des juifs, c'est le combat des Français de combattre l'antisémitisme comme de combattre le racisme. C'est ça ce que vous appelez les formes contemporaines d'antisémitisme.

Ce sont c'est les antisémitismes du quotidien presque l'antisémitisme d'atmèp. Exactement. Exactement.

C'est mais c'est une espèce de sentiment diffus qui fait penser à certains français qu'en fait ils sont plus les bienvenus chez eux chez nous. C'est ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a des Français qui s'interrogent sur leur avenir dans leur pays, dans notre pays, qui se disent finalement, on nous considère moins français que d'autres.

Est-ce que vous souhaitez souhait Est-ce que vous souhaitez Aurore Berger que les élus reconnus coupables d'antisémitisme deviennent inéligibles ? Antisémitisme et racisme, on est d'accord. Est-ce que vous le souhaitez ça ?

AL c'est une proposition qu'a formulé le président de la République. Moi, je crois que ça permettrait de mettre un peu les dire les pendules à l'heure. C'està-dire est-ce que quelqu'un qui a été reconnu coupable définitivement jugé définitivement et reconnu coupable définitivement soit d'antisémitisme soit de racisme est digne d'être un élu de la République ?

Bah je crois que non. Comen de temps ça alors l'inéligibilité de toute façon c'est jamais automatique. C'est toujours au magistrat de l'apprécier.

Donc c'est une peine supplémentaire. Est-ce qu'on dit une peine complémentaire qui pourrait être prononcée ? Donc moi je le mets dans le débat.

Combien de combien de temps ? 5 ans ? 10 ans 20 ça ça c'est les magistrats, il y a jamais d'automaticité c'est encore une fois c'est les magistrats qui pe le définir et moi je réunis justement tous les groupe parlementaires aujourd'hui au sein de mon ministère pour justement travailler sur le projet ils ont tous finalement décidé de venir LFI la France il avait dit non finalement ils viennent pourquoi ils ont changé d'avis bah ça il faut leur poser la question peut-être parce qu'ils étaient les seuls à refuser d'être autour de la table et encore une fois à refuser d'être autour de la table pour travailler ensemble à l'élaboration d'un projet là parce que c'est aussi la nouvelle méthode que j'ai souhaité qu'on ait je pense que ils Ils ont considéré que même pour eux, ça n'était pas le signal qu'il voulait envoyer.

Et en fait, vous savez quoi ? Tant mieux. Moi, je préfère qu'ils soi tous autour de la table parce que si on peut réussir enfin donner le sentiment qu'on n'est pas là pour enflammer le débat public, mon objectif, il est pas d'enflammer le débat public, il est au contraire de rassembler et de démontrer qu'on peut le faire et qu'on sait le faire en France.

Sauf que si on relit certaines de vos déclarations, on se dit que consulter LFI pour lutter contre l'antisémitisme, ça revient un peu à demander des conseils de santé au responsables du funéarium. Je vous lis. Assemblée nationale l'an dernier, le nouvel antisémitisme en France tient en trois lettres LFI, Jean-Luc Mélenchon et le Jean-Marie Le Pen d'aujourd'hui ou encore toujours dans votre bouche LI donne un permis aux Français de ne de pouvoir être antisémite.

Du coup la France insoumise que vous décrivez tel qu'elle est-elle à sa place autour de la table ou est-ce que vous regrettez vos propos aujourd'h je regrette certainement pas mes propos. Bien sûr, ce que je regrette c'est que malheureusement on est un parti politique qui a cherché à attiser l'antisémitisme dans notre pays et on l'a vu encore au moment des élections municipales où carrément des noms de familles ont été mal prononcés. Il se trouve que ce sont des noms de famille qui sont à consonance juive.

C'est un problème quand même. C'est quand même un problème. Est-ce qu'on l'accepterait d'un seul autre parti politique ?

Non. Encore une fois, moi je suis ministre. À partir du moment où j'élabore un projet de loi, je le fais avec les forces politiques qui sont représentées à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Je ne trie pas. Tout le monde est autour de la table. J'écouterai les propositions de tous les groupes politiques pourvu que ce soi des propositions qui nous permettent d'être plus efficaces dans le combat contre l'antisémitisme.

Aurore Berger, vous êtes aussi la ministre de l'égalité entre les hommes et les femmes. Le chanteur et comédien Patrick Bruel est accusé par plusieurs femmes d'agression sexuelle et de viol. Plusieurs plaintes ont été déposées en France et en Belgique.

Il ni en bloque les faits qui lui sont reprochés et il continue à jouer sa pièce de théâtre tous les soirs à Paris. Est-ce que c'est normal ? Moi, je dis deux choses et je le dis pas parce que c'est Patrick Bruel, je le dis sur tous les cas qui sont comme ça déférés devant la justice.

La première des choses, c'est de respecter la parole des victimes. La deuxième des choses, c'est de respecter la présomption d'innocence. C'est parfois difficile de faire coïncider les Oui, mais en fait c'est s'appelle l'état de droit et c'est l'exigence qui est la nôtre. respecter la parole des victimes parce que l'objectif n'est pas encore une fois de penser par principe que les victimes mentiraient donc respecter la parole des victimes et respecter la présomption d'innocence pour permettre qu'une vérité judiciaire ensuite puisse s'établir.

C'est cette exigence là qu'on doit tenir. Demande l'annulation de sa tournée d'été de ses concerts. Je crois qu'il y a 57 dates dans 48 villes en France, en Belgique, au Canada.

Vous signeriez-vous cette pétition là ou pas ? Non. Il peut, il doit continuer à chanter.

C'est pas il doit c'est son libre choix celui de ses producteurs, celui des Français qui viendront qui ne ou qui ne viendront pas. Encore une fois, il y a des plaintes qui ont été déposées. Je redis qu'il faut respecter la parole des victimes.

Il faut aussi respecter la présomption d'innocence. Il n'a pas été condamné puisque pour l'instant c'est une procédure judiciaire qui commence à peine. Donc c'est pour ça que je pense qu'il faut arriver à entendre les deux.

Entendre juste une partie de la Est-ce que vous Aurore Berger vous iriez le voir en concert aujourd'hui ? Patrick Bohel ? Je sais pas répondre à cette question.

Je pense que évidemment la place qui est la mienne en tant que ministre en charge de l'égalité fait que ça devient plus compliqué évidemment parce que ça deviendrait un signal politique qui serait interprété par certains si je m'y rendais. Et donc moi je veux pas envoyer de signal politique ce d'autant plus quand il y a une procédure judiciaire qui est engagée. Autre sujet.

Hier soir les députés ont adopté le rapport du député Charles Lalonc sur la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Rapport qui va donc pouvoir être rendu public la semaine prochaine. C'est une bonne nouvelle pour vous ou pas ?

Il faut en faire quoi de ce rapport maintenant ? Je pense qu'il avait écrit son rapport avant que les auditions aient lieu. Je pense qu'il avait un choix déjà très clair sur ce qu'est l'audiovisuel public.

Moi, je crois qu'on a une force dans notre pays, c'est qu'on a un audiovisuel public fort et un audiovisuel privé fort et qu'on a besoin des deux parce qu'ils remplissent pas les mêmes missions. Et je pense que c'est nécessaire pour la démocratie, pour la place de la culture, pour l'accès à l'information. Quand on regarde le volume de désinformation, quand on regarde les ingérences.

Oui, je pense que c'est très important et je pense que c'est important que les responsables politiques euh assument aussi euh d'avoir des mots clairs sur l'audiovisuel public. Ça veut pas dire qu'il faut pas de faire de réforme mais ça veut dire qu'on ne peut pas accepter l'idée que la France comme ça se départirait de son audiovisuel public parce que tous les Français à un moment ils écoutent ou ils regardent l'audiovisuel public et qu'on en a besoin comme on a besoin d'unovisuel privé fort. Parmi ceux qui ont été entendus par cette commission, il y a Patrick Sébastien qui vient de sortir une chanson outrancière d'une vulgarité absolue ciblant la patronne de France Télévision Delphine Airnot.

Je cite Delphine si tu avais connu ma pine on aurait été si heureux. Delphine si tu avais connu ma pine on aurait été amoureux et cetera. La ministre que vous êtes peut-elle laisser passer ça ?

Bien sûr que non. Delphine a porté plainte et je crois qu'elle a raison évidemment de le faire parce que ce sont des propos qui sont écœurants en fait. C'est pas des des propos amusants.

Lui dit c'est Grivois. C'est pas Grivois. Euh non, je pense que c'est pas grivoi quand on cible délibérément une personne.

C'est-à-dire que quand vous êtes sur des chansons, j'allais dire paillardes ou grivoises, vous ciblez pas intentionnellement une personne reconnaissable entre toutes. Là, il y a pas vraiment de doute de savoir à qui euh à qui il s'adresse parce que c'est extrêmement vulgaire, extrêmement inapproprié, particulièrement outrancié. Vous souhaitez qu'il y a une condamnation derrière.

Vous aimeriez qu'il a une condamnation pas justice. C'est la justice de le décider. Je En tout cas, je pense qu'elle a eu raison elle de rappeler un certain nombre d'éléments et donc de porter plainte pour pas laisser passer aussi au nom de toutes les femmes qui subissent ce type d'attaque parce que malheureusement quand on a une femme on subit des attaques d'un autre ordre que celle des hommes.

Et vous avez raison de le préciser et il y a aussi beaucoup d'hommes qui vous soutiennent et qui sont d'accord avec ça. Est-ce que vous êtes toujours candidate à la candidature pour la prochaine présidentielle ? Moi ce que je dis depuis le début c'est qu'il faut une candidature unique de la droite et du centre.

Et donc je continuerai à tenir le même bah on n'est pas 72 à dire ça en fait. Il y a ceux qui considèrent qu'il faut tout de suite maintenant euh être investi, tout de suite maintenant multiplier les candidatures. Moi, j'ai jamais dit ça.

Moi, j'ai toujours dit que je souhaitais qu'il puisse y avoir une primaire, que je souhaitais qu'on puisse permettre aux Français de départager pour qu'il y ait une candidature unique. Moi, je veux pas qu'on soit spectateur de la prochaine campagne. Oui, parce que je veux pas qu'on soit spectateur de la prochaine campagne présidentielle et parce que je pense que s'il y a pas une candidature unique, à la fin, on sera spectateur et on laissera au français le seul choix entre le RN et LI.

Et je pense que c'est notre responsabilité qu'il y ait une alternative. Par o pardon s'il y a une primaire, vous serez candidate à cette primaire. Il faut d'abord qu'il y a une primaire.

Moi je réponds aux questions dans l'ordre. Oh non là vous évitez.