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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 16 juin 2025 49 minAutoproduitActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Israël/Iran : que doit faire la France ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

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François Asselineau

[Musique] Mes chers compatriotes, je veux faire avec vous un point sur le déclenchement de la nouvelle guerre entre Israël et l'Iran. Guerre ou escarmouche. On va voir ce que les jours qui viennent nous réservent. La situation est quand même très grave. Ça a commencé le dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juin 2025 lorsqu'Israël a lancé une attaque massive avec plus de 200 appareils, je crois sur l'Iran, en bombardant un certain nombre de sites, y compris des sites civils, en bombardant des sites nucléaires et en faisant en en tuant quatre des principaux responsables de la chaîne militaire iranienne.

ce qui prouve au passage quand même l'excellence des renseignements israéliens sur place en Iran et ce qui prouve aussi d'ailleurs la capacité des Israéliens à entreposer à l'avance des des explosifs ou des drones puis il semble que il y avait du matériel qui était prépositionné en Iran même sur le territoire iranien depuis un certain nombre de de mois sinon d'années. Ça prouve quand même encore une fois la très grande pertinence, excellence des renseignements israéliens.

Alors suite à cette affaire, cette attaque extrêmement vive contre l'Iran qui a été à l'évidence quand même pris de surprise, on est quand même un peu étonné d'ailleurs de voir que quatre des principaux dirigeants iraniens ont été tués dans leur lit, semble-t-il. Ça veut dire qu'il ne s'attendait pas à une attaque d'Israël, du moins aussi bref et échéance. Alors évidemment, ça a fait le tour du monde. Teran a a annoncé qu'il ne laisserait pas ça sans réponse. Et dans les jours qui ont suivi, là je vous parle, nous sommes le dimanche 15 juin. On a appris dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15, c'est-à-dire donc de avec moins donc avec 48 heures de de décalage.

Et bien, on a appris que au cours de cette nuit, il y a eu énormément de missiles qui ont été envoyés par l'Iran. sur Israël, un certain nombre ont été déjoués par ce qu'on appelle le dôme de fer, donc de protection de l'État israélien. Un d'autres nombres sont quand même sont tombés sur le territoire israélien, notamment des missiles hyperv qui sont probablement de fabrication russe. Il y a également eu des missiles qui ont été envoyés par les milices Houti du Yémen qui sont soutenues par Teran. Alors le bilan, au moment où je parle, il y aurait environ 120 morts euh civils en Iran. Euh le chef des gardiens de la révolution qui a été tué a été remplacé.

Le le haut état-major militaire a été remplacé par décision conjointe, si j'ai bien compris, du gardien de la révolution Ali Hameney. Le gardien, ce qu'on appelle le gardien de la révolution en Iran. C'est le chef de l'État en fait et également par le président de la République Massou de Pekkian. Alors, il faut pas se tromper, il faut pas faut bien voir quelle est l'architecture des pouvoirs dans les autres pays du monde. Faut pas se laisser duper par les appellations. En Israël, vous savez qu'il y a un président de la République et un premier ministre et le c'est le premier ministre qui qui qui dirige la l'action politique dans Benjamin Netaniaou.

Comme vous le savez, c'est un peu l'équivalent de ce que l'on trouve en Italie ou bien en Allemagne. En Iran, c'est différent. En Iran, il y a celui qu'on appelle le guide suprême qui est choisi par un collège de membres qui ont été élus par le par le peuple qui exerce en fait ce guide suprême de la révolution islamique. Il est en fait le chef de l'État. C'est lui qui a les pouvoirs les plus importants. C'est lui qui s'occupe notamment des questions stratégiques pour l'Iran, des relations internationales et de l'armée. Donc il a un rôle tout à fait éminent. Il est un peu l'équivalent de ce qu'était le président de la République en France dans les années 60 avec Charles de Gaulle.

Je rappelle que en France la Constitution française de 1958 avait prévu qu'il y ait un président de la République qui s'occupait de l'essentiel. Les questions internationales, donc les affaires étrangères, les alliances internationales, la guerre et la paix et puis le futur même du pays, la stratégie du pays. Et puis il y avait un premier ministre qui s'occupait du gouvernement selon l'article 20. C'est un petit peu ça qu'il y a donc en Iran avec le guide suprême qui dirige ça qui s'appelle Ali Hamine et qui est le successeur de l'ayatola Romini. Je rappelle que le l'ayatola Romini a été le fondateur de la République islamique d'Iran en 1979. Donc on est au 2e titulaire.

Vous voyez que ça ne change pas beaucoup puisque de 1979 à 2025, mais il y a quand même 46 ans qui se sont écoulés et on en est toujours au 2e guide suprême. En revanche, le président de la République lui change régulièrement. Actuellement le président de la République s'appelle monsieur Massou de Pekkian qui est origine iranienne mais côté Azerbaïdjan dans le nord-ouest de de l'Iran. Et lui le bien qu'il porte le nom de président de la République, il est un peu l'équivalent de ce qu'est le premier ministre dans la version de des années 60 de la 5e République française.

C'est-à-dire qu'il gère le gouvernement, les affaires intérieures, la il il s'occupe de l'économie, du social et cetera ou jour le jour. Voilà, un petit peu la répétition des des tâches. Alors le cette affaire évidemment a semé la consternation mondiale puisque nous avons affaire d'un côté à l'État d'Israël qui intervient militairement de façon préventive contre l'Iran au motif que Israël soupçonne l'Iran de préparer la d'avoir une bombe nucléaire de de se de devenir un état possédant l'arme nucléaire. Alors, il y a plusieurs choses, il y a beaucoup de choses à dire sur cette question.

Le point de vue israélien consiste à dire l'Iran est un pays qui est en train d'avoir l'arme nucléaire depuis des années. Il fait de l'enrichissement de l'uranium. L'objectif est en fait un objectif militaire. Il nous ment leur objectif c'est ça. Et ensuite d'ailleurs leur objectif ça sera de détruire l'État d'Israël. Ils font référence de ce point de vue-là de façon incontestable à des déclarations notamment du président de la République dont je rappelle encore une fois que c'était l'équivalent du premier ministre et non pas le guide suprême.

Le président de la République donc qui s'appelait Mahmoud Ahmani Dejad qui était au début du 21e siècle et qui avait à plusieurs reprises déclaré qu'il allait donc détruire l'entité sioniste comme comme il l'appelle, c'est-à-dire l'État d'Israël qui devait disparaître de la carte. Voilà donc le le les Israéliens font valoir que c'est une attaque préventive pour détruire et empêcher l'Iran d'avoir de de se doter d'un armement nucléaire. Euh du point de vue euh iranien, on présente les choses d'une autre façon.

C'est-à-dire que on dit d'une part qu'il s'agit de développer une énergie nucléaire parce que on ne voit pas très bien pourquoi l'Iran serait un pays qui n'aurait pas le droit d'avoir des sources d'énergie des nucléaires ne serait-ce que pour faire de l'électricité.

Donc il nie de vouloir se doter d'une arme nucléaire et il le ni d'autant plus que par ailleurs, ils font ils ont accepté de faire venir depuis des années des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique de l'AIEA qui vient examiner les bases et qui les les centres de recherche, les centrifugeuses pour vérifier, valider ou ne pas valider la la les les objectifs qui seraient plus ou moins secrets de l'Iran en la matière. Donc ça c'est l'argument iranien. Euh l'argument évidemment israélien de dire "Oui, non mais là en fait ils sont en train d'embobiner la IEA. En fait, ils ont un objectif sournois qui est celui-là." Mais je poursuis le point de vue euh iranien.

Les Iraniens par ailleurs font valoir que il y a dans la région un état qui possède l'armement nucléaire, c'est l'État d'Israël et qui aurait on avait dit 200 250 qui aurait en fait 500 missiles nucléaires qui seraient pour pour une grande partie d'entre eux situés dans le désert du NEF. Et les Iraniens et ceux qui si ceux qui pensent comme les Iraniens font valoir qu'on se demande bien pourquoi et en vertu de quoi notamment en matière de droit international l'État d'Israël qui n'a pas signé le traité de non prolifération nucléaire se serait doté de l'arme nucléaire et interdirait aux voisins de de l'avoir.

Pour être plus précis d'ailleurs, il faut signaler que l'État d'Israël n'est pas le seul à disposer d'un armement nucléaire euh officieux puisqueofficiellement il ne l'a pas ne l'a pas vraiment reconnu. Je rappelle que dans la région, il y a pas très loin le Pakistan qui s'est doté de l'armement nucléaire dans la foulée de l'Union indienne. J'ai déjà eu l'occasion de faire des vidéos où j'ai expliqué l'animosité qu'il y avait depuis 1947 et la partition des Indes entre l'Union indienne, entre l'Inde et le Pakistan. Et donc l'Inde possède une arme un armement nucléaire mais le Pakistan aussi. Le Pakistan, c'est un pays 235 millions d'habitants et de musulmans.

Donc on ne peut pas dire qu'il n'y ait pas une déjà dans la région une puissance musulmane potentiellement agressive qui possède l'armement nucléaire. Par ailleurs, je rappelle qu'il y a aussi dans la région le royaume du Bahim qui est un petit état, un micro état et qui se situe le long de la côte est de la péninsule arabique dans le golfe arabo-cique, golf persique, golf arabo-cique, ça dépend des appellations. Et je rappelle que dans ce petit royaume du Bahrain et bien c'est le siège de la 5e flotte américaine et régulièrement il y a des navires américains, notamment des sous-marins qui viennent y faire relâche et qui sont dotés d'armement nucléair.

Donc on ne peut pas dire que l'État que il y a par ailleurs alors je le précise aussi il y a non loin, c'est un peu plus loin mais c'est quand même pas à des milliers de kilomètres, on n'est quand même pas très très loin de la Russie qui dispose évidemment de missiles nucléaires et dont le rayon d'action, certains d'entre eux pourraient très bien frapper toutes les parties prenantes, aussi bien l'Iran que Israël ou que l'ensemble des États de la de la région. Voilà.

Alors, il faut donc replacer tout ça dans le contexte pour s'aperçoir que les choses quand même beaucoup plus compliquées que ce que l'on nous présente où l'État d'Israël dit bah voilà, il faut absolument pêcher que l'Iran se dote d'armement nucléaire tant qu'il en est encore tant comme si c'était en fait le seul État qui possédait de l'armement nucléaire alors que le Pakistan qui est juste voisin. Je rappelle quand même que l'Iran et le Pakistan sont des pays qui limitrophes. Il y a une frontière entre l'Iran et le Pakistan. Cette frontière entre le l'Iran et le Pakistan, c'est la province du Balouchistan et ça fait quand même une frontière de 900 km de long.

Donc c'est pas une toute petite frontière. Donc les échanges entre l'Iran et le Pakistan peuvent être tous très intenses, même si l'Iran est le pays qui est dirigé par un gouvernement qui se réclame du chisme du haut des Sims, de l'islam chit et que la population iranienne est très majoritairement chite alors que le Pakistan, pays des purs c'est son nom, lui est très majoritairement de suit très majoritairement l'islam sunnite.

Je rappelle également pour complexifier le sujet que les Iraniens ne sont pas des Arabes, ce sont des Ariens, ce sont des Perses et ils sont donc d'ailleurs en délicatesse régulièrement avec le reste du monde arabe et tout particulièrement avec l'Arabie Saoudite qui est donc de l'autre côté du du golfe arabo-Percique puisque l'Arabie Saoudite c'est la c'est le c'est le pays par excellence de l'islam sunnique. en AA Saoudite que se trouve deux des principaux lieux saints de l'Islam euh avec la Mecque où il y a la Kaaba et vers laquelle on doit prier lorsque l'on est musulman que dans tous les pays du monde, on doit se prier en direction de la Mecque.

Et puis également Mina Nabi, la ville de Médine, la ville du prophète là où est enterré le prophète de l'Islam. Il y a d'autres sites de musulmans très sacroins dans la région. Il y a la ville de Jérusalem elle-même que les musulmans appellent Alcots en arabe euh qui sur lequel il y a ce qu'on appelle le mont du temple. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. à l'intérieur même de Jérusalem, il y a un mur qui est le mur des lamentations qui est considéré comme étant le mur du temple de qui avait été détruit donc sous la haute antiquité et qui est le point focal de l'espérance juive depuis des millénaires.

Et au-dessus, voilà, c'est vraiment superposé si l'on peut dire, il y a l'esplanade des mosquées qui est sacross bien. Ce qui fait dire d'ailleurs que Jérusalem et c'est une vérité, Jérusalem est une ville sacrointe pour les trois grandes religions du livre. pour les juifs bien sûr avec évidemment le mur des lamentations pour les chrétiens également avec notamment et bien le le le jardin de Getsémanie et puis les les 12 étapes de du du chemin du Christ lorsqu'il est monté pour être crucifié au monde des oliviers. Tout ça est à Jérusalem. Donc ville sacrinte pour les chrétiens et puis ville sacrinte aussi pour les musulmans.

Il y a également un des sites musulmans très sacré qui se trouve en Iran, notamment le site de Carbala euh en en particulier. Alors tout ça pour dire que et et pour complexifier encore le sujet, euh il faut garder à l'esprit que il y a des juifs en nombre significatif en Iran. Il y a une tradition que l'on pourrait dire de philosémitisme en Iran vis-à-vis des des juifs. On estime que il y avait il y a il y a une cinquantaine d'années 80000 juifs en en Iran.

Euh il y a eu d'ailleurs un soutien euh notamment de la dynastie Palavie pendant les années 40 qui aurait faciliter l'arrivée de quelques centaines voire quelques milliers de juifs réfugiés de Pologne chassés par les nazis qui avaient été accueillis par les Iraniens. Il y a eu d'ailleurs l'État hébreu a à financer l'immigration, l'alia comme disent les les juifs, vers l'État d'Israël au bénéfice des populations juives installées en Iran pour leur demander de venir en Israël. Or, cette politique n'a pas eu un immense succès. Il y a eu effectivement des Ianiens qui sont des iraniens juifs qui sont venus, mais il y en a quand même plusieurs milliers qui sont restés.

On estime actuellement qu'il y aurait 25 à 30000 juifs qui seraient en Iran et qui resteraient en Iran. D'ailleurs, la communauté juive iranienne a beaucoup participé à la révolution de 1979 pour chasser le Chadiran. Euh et donc ils ont eu vis-à-vis de cette révolution une attitude pour le moins ambigue. Disons qu'il soutenaient plutôt le parti communiste iranien le Todday mais en fait ils ont participé quand même à cette révolution. Euh de telle sorte d'ailleurs que il y a en Iran des juifs qui ont d'ailleurs il y a une place qui est réservée pour un représentant de la communauté juive au Parlement de Teran.

Et les juifs iraniens dans leur euh généralité, il y a à peu près, on estime, comme je l'ai dit, 25000 juifs qui restent en Iran sont souvent des juifs antisionistes. Ça complexifie le sujet. Donc des juifs qui ouvertement soutiennent le régime iranien, le régime des Mollas. Ça paraît étrange mais c'est comme ça et qui sont antisionistes hein. Tout ça pour complexifier un petit peu le tableau pour que les gens aient une bien perception des choses. Je rappelle hein bien entendu mais je m'adresse ici au très grand public que antisionisme ça n'est pas la même chose qu'antisémitisme même si il y a un certain nombre de forces qui veulent faire l'identité.

Les juifs iraniens par exemple mais on en trouve également aux États-Unis. Il y a des juifs qui sont antisionistes. L'anti le sionisme étant une euh idéologie qui consiste à vouloir créer un état ntion qui ça remonte au 19e siècle avec Théodore Herz qui est le père du sionisme pour construire un état juif au Moyen-Orient alors que euh ça c'est le sionisme alors que ben le judaïsme c'est une religion qui a 3300 ans d'âge. Voilà. Et donc il y a la grande majorité des juifs sont sionistes mais ce n'est pas la totalité.

Il y a des juifs antisionistes et on en trouve notamment en Iran qui ont d'ailleurs des propos souvent très sévères contre les dirigeants israéliens et en particulier en ce moment. Voilà, que les choses soient, j'espère avoir été à peu près clair. Alors aujourd'hui, au moment où je parle, on estime qu'il y aurait eu morts civils en Iran et il y aurait quand même eu, alors on dit 13 ou 15 morts en Israël, mais ce sont des chiffres qui sont donnés au comptegoutte puisque les médias occidentaux et les médias français ont toujours un peu tendance à présenter les opérations israéliennes en Iran comme étant des grands succès. Tout a été détruit, c'est formidable et cetera.

Et en revanche, les missiles qui sont tirés par les Iraniens, par le Bbola, par les outils, on a l'impression qu'à chaque fois ça manquerait sa cible. C'est évidemment une propagande qu'il se cache un petit peu derrière. C'est les choses sont quand même moins moins moins clairs. Il y a eu effectivement des dommages très importants qui ont été commis par Tsal en Iran. Je disais quatre des principaux dirigeants militaires qui ont été assassinés.

Il y a aussi des installations qui ont été abîmées, mais d'après les experts, ça n'a pas entravé significativement les installations nucléaires, ni les installations militaires parce que les iraniens sont quand même des gens prévoyants et sont des gens qui sont qui c'est ils ont une diplomatie qui a plus de 2000 âge. Bon et donc ce sont des gens qui ne se laissent quand même pas qui ne sont quand même pas trop naïfs. Ils le sont quand même un petit peu plus que les Nord-Coréens puisque par exemple lorsqu'ils ont fait venir euh les inspecteurs de la semble que des inspecteurs de laa fait des relevés très précis des lieux et cetera pour ensuite les donner au renseignement israélien.

Alors que comme vous le savez, bon bah le la Corée du Nord de Kim Jongun a mené à bien un programme nucléaire et n'a jamais accepté que laa vienne y mettre les pieds. Ce qui tend d'ailleurs à montrer que il y a quand même une volonté relativement comment dirais-je de de discussion et d'ouverture de la part du gouvernement iranien sur cette question puis tout cas il est plus ouvert sur cette question que ne l'est le gouvernement nord-coréen. Donc il a eu incontestablement des dommages commis en Iran mais qui ne sont pas qui ne sont pas des dommages semble-t-il irréversibles de la même façon que le fait d'avoir assassiné les quatre principaux dirigeants.

Bah, aussitôt le guide suprême a nommé d'autres responsables, les collaborateurs, les adjoints directs qui prennent leur place. Donc ça c'est toujours c'est j'avais déjà eu l'occasion de le dire, c'est la même chose avec le Bollla. Lorsque Israël tue les chefs du Sebolla, bon ben ça a fait de la place pour les suivants, voilà. mais et qui deviennent qu'ils ont en général encore plus encore plus déterminés que ceux qui remplacent côté israélien.

Il y a quand même eu des dommages et là c'est quand même quelque chose d'assez nouveau parce que il y a pas énormément d'images mais regardez celle-ci qui nous vient de Tel Aviv où l'on voit quand même que il y a des missiles des missiles hypersoniques qui sont tombés dans la nuit des missiles iraniens et qui ont fait des dégâts. Il y aurait 13 à 15 morts côté israélien et puis des dégâts. il aurait ça serait tombé notamment sur une raffinerie du côté de Haifa et sur des immables.

Alors euh évidemment le sujet est quand même explosif, c'est le cas de le dire puisque euh les les Israéliens semblent déterminer à vouloir détruire les installations iraniennes qui ne sont quand même pas si faciles que ça à détruire. Mais surtout les Israéliens viennent de lancer, d'ouvrir d'ouvrir évidemment euh la boîte de Pandore parce qu'il y a eu des réactions internationales. Réactions internationales. D'abord venant des États-Unis, on a cru comprendre que le président Trump avait fini par donner son accord au Premier ministre israélien. Mais les choses ne sont pas très claires.

D'ailleurs, les choses sont de moins en moins clair en fait venant des États-Unis puisqu'on ne sait pas si en fait Trump a donné vraiment son accord au Premier ministre israélien ou bien s'il n'a donné qu'un du bout des lèvres son accord ou si il a été mis au bout devant le fait accompli et que évidemment c'est très gênant pour le président des États-Unis de reconnaître qu'il a été mis devant le fait accompli. Enfin, en attendant, euh les États-Unis semblent avoir une position un petit peu bizarre puisque il y a quelques jours euh quelques semaines, le président Trump était allé au Moyen-Orient ne s ne s'était pas rendu en Israël. J'avais déjà eu l'occasion de le signaler.

Et puis avait demandé aussi au gouvernement israélien de faire preuve de modération. Et là, les toutes dernières nouvelles qui nous viennent des États-Unis seraient que Donald Trump aurait appelé les deux partis, Israël et l'Iran, à ne plus tirer de à ne plus se tirer dessus, hein. Parce qu'encore une fois, il faut pas méconnaître la réponse iranienne qui a quand même été tout à fait significative et qui a montré que le dô de fer israélien bien avait ne pouvait pas protéger totalement l'État d'Israël, loin sans faut. Donc ça c'est la réaction des États-Unis.

Il y a eu surtout la réaction des partisans de l'Iran et de ce point de vue-là, ben le monde est obligé de constater que l'Iran est loin d'être seul. C'est-à-dire que il y a la Vladimir Poutine, la Russie qui a appelé le premier ministre israélien Netanou qui a appelé le président de la République donc Massou Perch de l'Iran pour probablement les inciter l'un et l'autre au calme. Et normalement normalement la Russie a fait savoir qu'elle était du côté de l'Iran et a donc dû demander certainement à Netaniaou d'arrêter immédiatement de bombarder l'Iran. C'est également ce qu'on fait les outils du Yémen qui ont participé à à envoyer des missiles sur Israël.

Mais c'est également, il faut le noter, la position qui a été affirmée par Wangi, le ministre des affaires étrangères chinois, qui a dit que la Chine ne tolérerait pas que Israël bombarde l'Iran. Et puis il y a encore l'Algérie qui a dit la même chose, qui a dit qu'elle interviendrait mais surtout surtout le Pakistan dont je parlais tout à l'heure que le Pakistan, pay millions d'habitants possédant l'arme nucléaire, frontalier du de l'Iran a dit qu'il ne laisserait pas l'Irané. De telle sorte qu'il faut bien comprendre quelle est la la configuration des forces. L'Iran est loin d'être seul.

L'Iran est soutenu par l'Algérie, ce qui n'est pas une puissance nucléaire, mais soutenue par la Russie qui est une puissance nucléaire, la Chine qui est une puissance nucléaire, le Pakistan qui est une puissance nucléaire, ce qui est quand même vraiment très très important à comprendre. D'autant plus que la et et la Corée du Nord aussi, j'ai oublié de le préciser, la Corée du Nord qui est aussi une puissance nucléaire qui est aussi qui soutient également l'Iran.

Je précise d'ailleurs au passage que ben la Russie possède non seulement l'arme nucléaire mais des missiles euh hypervont elle a donc dû doter certains certains équipements de l'armée l'armée iranienne et qui pourrait intervenir de telle sorte qu'au moment où je parle aujourd'hui, nous sommes le dimanche donc 15 juin 2025 au soir, on a quand même l'impression que les choses sont en train de retomber. Voilà, c'est-à-dire que Israël a fait un coup d'éclat, peut-être à vocation aussi de politique intérieure, je ne sais pas, mais Israël a fait un coup d'éclat mais en fait n'a pas détruit ce qu'il pensait pouvoir détruire.

euh que l'Iran a montré qu'il y avait quand même du répondant parce qu'il y a quand même des destructions qui sont significatives en Israël et des morts qu'il faut déplorer de part et d'autres bien sûr. Et puis surtout ben surtout le sud global comme on l'appelle maintenant si on veut bien y inclure d'ailleurs la Russie dedans est du côté iranien du côté en fait du droit international parce que le problème qui se pose c'est que dans la foulée des États-Unis d'Amérique a évidemment les pays de l'Union européenne notamment la France qui s'est qui a voulu mettre son grain de sel et Macron a expliqué que la France se tenait au côté d'Israël pour protéger Israël.

On a eu un discours qui a été repris alors évidemment par madame Le Pen mais qui est vraiment enfin c'est c'est assez minable. C'est le degré zéro de l'analyse géopolitique. Madame Le Pen ou madame Marion Maréchal et cetera qui se sont dit voilà il voulait total soutien à à Israël et cetera. Ce n'est pas le rôle de la France de faire un total soutien à Israël pas plus d'ailleurs que de faire un total soutien à l'Iran.

Mais enfin, c'est pas c'est pas cette deuxième option qui prédomine dans les dans les médias et dans les partis politiques, même s'il est vrai que du côté de LFI, il y a un très fort soutien à la cause palestinienne qui devient un soutien en fait de plus en plus anti-isélien de façon manifeste. Macron a dit que la France serait prête à se tiendrait à côté d'Israël. Sauf que les toutes dernières nouvelles, c'est que monsieur Jean-Noël Barreau, le ministre français des affaires étrangères, a dit que pour l'instant la France n'était pas intervenu à ce stade. C'est-à-dire que la France apparaît comme vis-à-vis de l'Ukraine, c'est comme vis-à-vis de beaucoup d'endroits.

La France parle, parle, parle, prend des positions qui sont que je considère personnellement tout à fait scandaleuses parce que et c'est quand même aussi aux parlementaires de décider de ce qu'ils souhaitent sur une affaire aussi grave que celle-ci. Et donc Macron prend systématiquement le parti prix bah de l'État profond américain. Dit là, lâchons le mot, hein, Macron soutient l'Ukraine, Macron soutient Israël, mais en réalité nous avons nous avons affaire à des gens qui la suite ne vient pas. Je voudrais préciser aussi que sur l'Ukraine et sur l'Iran, on a quand même affaire à deux narratives absolument opposées.

C'est-à-dire que la Russie est intervenue en Ukraine et donc Macron avec tous les européistes et tous les partisans de l'État profond nous explique que la Russie serait l'agresseur et la pauvre Ukraine serait l'agressée. Macron l'a dit et redit et reedit. Il y a un pays agresseur de points la Russie. Il y a un peuple agressé, l'Ukraine, il faut donc faire respecter le droit international et donc je soutiens l'Ukraine. Voilà le la thématique. Ça fait quand même plus de 3 ans 3 ans et demi que Macron nous raconte ceci. Macron le fait en ca systématiquement que si la Russie était intervenue, c'était parce qu'elle était menacée directement par les pays de l'OTAN.

l'Ukraine étant un pays proxy, c'estàd une espèce de de de prétexte de de façade et cette menace s'est concrétisé elle s'est concrétisée justement par les attaques incessantes contre les populations russophones et russophiles du Dombas. Voilà, ça c'est très important à comprendre.

Et lorsqu'il y a eu le Maïdan, lorsque les l'OTAN madame Victoriaand, l'État profond américain, a fait tomber euh le le le gouvernement légitime à Kief en 2014, il les américains, l'État profond américain, y a placé ses ses ses billes et dans la foulée, dans la semaine qui a suivi, il y a eu 14 bases de la CIA qui ont été installées le long de la frontière entre l'Ukraine et la Russie pour préparer en fait le démantellement de la Russie selon un plan qui dont nous n'ont jamais fait mystère.

les Américains et que j'ai eu l'occasion de présenter notamment devant le dialogue franco-russe, devant le public et j'attends encore que quelqu'un m'apporte la contradiction, ça n'est pas vrai puisqu toutes les preuves abondent sur cette question. Alors là euh les partisans d'Israël nous expliquent en fait qu'ils sont intervenus militairement du fait de la menace iranienne. Mais ça veut c'est en fait le même discours que Poutine. Poutine dit qu'il est intervenu justement face à aux menaces qui viennent et de l'Ukraine et de l'OTAN. Israël dit qu'il est intervenu face aux menaces de l'Iran.

Donc déjà, si on voulait faire euh si la jurisprudence s'établissait dans les deux sens, Macron vient au secours du peuple agressé, c'est-à-dire l'Ukrainien, il devrait venir au secours du peuple iranien qui est le peuple agressé. Sauf que là, d'un seul coup, Macron comme l'Occident considère que effectivement la menace vient de l'Iran et que c'est Israël qui doit se protéger. C'est-à-dire qu'il ne il reconnaissent à Israël ce qu'il dénit à la Russie d'avoir.

On peut d'autant plus quand même s'en étonner que c'est pas seulement un de poids de mesure, c'est que comme je l'ai dit, il y a eu une menace concrète réelle qui s'est concrétisée par des morts, que ce soient les gens qui ont été brûlés à Odessa, les bombardements incessants qu'il y a eu sur les populations russophones et russophiles du Donbas avec des morts pendant des années alors que la la l'Iran n'a pas attaqué Israël. Il s'agit d'une menace potentielle. Il ne s'agit pas d'une menace concrétisée.

Et comme je l'ai dit d'ailleurs, ça n'est pas la seule menace qu'il y a dans la région puisque que dit que qu'est-ce qu'Israël dit de de du Pakistan qui est doté de l'arme nucléaire et qui est frontalié de de l'Iran. Alors ça c'est également très important à comprendre. C'est le deux poids de mesure de la diplomatie française. Je vais conclure cette présentation en vous disant ce que je pense et en fait ce que je pense s'inscrit tout droit dans la tradition française, dans ce qu'est l'intérêt national français, c'est-à-dire dans exactement ce qu'aurait fait Charles de Gaulle.

Et on peut le savoir ce qu'aurait fait Charles de Gaulle à la matière puisque il y a eu un conflit qui vous rappelez pendant qu'il était président de la République, c'est évidemment la guerre des 6 jours qui a duré du 5 au 10 juin 1967 entre d'une part Israël et d'autre part les pays arabes alentour et le général de Gaulle avait d'ailleurs déclaré décrété un embargo sur les armes françaises envoyé en Israël le 2 juin et de Gaul avait toujours dit et Je j'insiste sur ce point. Dego, avait toujours dit qu'il condamnerait parce qu'il y avait des tensions très vives qui existaient dans entre les Israël et ses voisins.

Deg avait toujours dit qu'il donnerait tort à celui qui tirerait le premier toujours. Je rappelle très rapidement cette guerre des 6 jours qui avait commencé par un petit incident, enfin un petit incident, il y avait quand même eu plusieurs avions détruits à la frontière entre Israël et la Syrie. C'était le 7 avril. Donc la tension était devenue très très vive et puis il y avait eu des propos de l'armée israélienne ou de je ne sais plus quel militaire israélien qui avait appelé à quasiment à s'attaquer au dirigeants de Damas donc de la Syrie.

Et suite à quoi, le général Gamal Abdel Nasser, c'est-à-dire le chef d'État égyptien qu'on appelait le Ris, extrêmement populaire en Égypte, avait décidé donc en rétorsion de bloquer le détroit de tyran. Le détroit de Tyran va, c'est le dé3it qu'il y a entre la péninsule du Sinaï qui appartenait à l'Égypte à cette époque et puis l'Arabie Saoudite. Et c'est le D3 qui commande en fait l'entrée dans le golfe d'Akaba au fond duquel se trouve notamment la station Bala israélienne de Eat. Regarde une carte, c'est tout à fait Israël se va en pointe jusque au golfe d'Akaba.

Alors, les Israéliens ont considéré qu'il s'agissait d'un casus Belli et et ont déclenché la guerre en intervenant militairement le 5 juin en commençant par faire une frapp surprise en détruisant dès le premier jour la moitié de l'aviation euh militaire égyptienne par exemple. Et comme De Gaulle, je le disais tout à l'heure, avait dit que le dans ce contexte de tension, de Gaulle avait donc décidé de de de l'embargo de toute arme vendue à Israël le 2 juin et Deaul avait dit le premier qui ouvrira le feu qui qui entamera la guerre, nous le condamnons et c'est donc Israël qui est intervenu le 5 juin au début de la guerre des 6 jours. Voilà.

Alors ça, j'ai rappelé ça, c'est un point fondamental. Ça veut dire que si on applique le même raisonnement, même s'il y avait du côté israélien des arguments évidemment à faire valoir comme du côté arabe, si on applique le même raisonnement, là c'est Israël qui a lancé les les hostilités. Donc si de Gaul était là, il condamnerait l'État d'Israël et il ne se rangerait pas du tout comme le fait Macron derrière l'État d'Israël. Alors, vous savez que la guerre des 6 jours ça s'est terminé par un désastre des armées des armées arabes euh et notamment donc les Israéliens ont ont pris toute la péninsule du Sinaï qu'ils ont fini ensuite par rétrocéder.

Ils ont également mis la main sur l'assis Jordanie et la péninsule de Gaza et ils ont mis la main aussi sur le plateau du Golan appartenant à la Syrie. Ils ont rétrocédé le la la la péninsule du Sinaï à l'Égypte et ont signé un traité de paix avec l'Égypte. Donc l'Égypte et Israël sont en paix. En revanche, les territoires occupés et de 6 Jordanie, de Gaza et puis de du Golade, la Israël y est toujours et c'est contraire au droits international. Ça n'est pas reconnu par la communauté internationale.

Je renvoie notamment à la fameuse résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations- Unies où il est demandé à Israël de se retirer des territoires occupés dans la version française, from occupied territories dans la version anglaise. Quelques jours après, c'est-à-dire quelques semaines après, le 12 juillet 1967, Charles de Gaulle se rend en Allemagne à une rencontre avec la le chancelier d'Allemagne qui s'appelle Kissinger à l'époque. C'est pas ça s'écrit pas exactement pareil que Kissinger qui sera le secrétaire d'État de euh de quelques temps après de Richard Nixon, président des États-Unis. Là, il s'appelle Kissinger.

Euh donc, De Gaulle rencontre le chancelier d'Allemagne et de Gaulle, il va avec son ministre des affaires étrangères, Maurice Couve de Murville qui va rencontrer son homologue de l'époque qui s'appelle Villib Brant et qui est ministre des affaires étrangères et qui deviendra d'ailleurs ultérieurement chancelier d'Allemagne. Alors, c'est très intéressant parce qu'on sait on a on a la connaissance des dialogues qui ont eu lieu entre les la France et l'Allemagne à cette occasion et notamment sur cette affaire et sur le positionnement de la France sur la guerre des 6 jours.

Alors, regardez ça parce que je crois que c'est très très intéressant de regarder quelle était la pensée Goliemne, comment il réagissait. Regardez ça. Donc le 12 juillet 67, de Gaulle reconnaît devant Kissinger l'existence d'un problème d'opinion publque, la difficulté qu'il a avec l'opinion publique en France et avec les journaux plus exactement. Il dit si l'opinion publique est représentée par les journaux et par des hommes politiques, pas tous d'ailleurs, on a constaté, il parle de la France, une jonction de sympathie pour Israël et une grande détermination d'un certain nombre de personnes politiques en faveur des États-Unis. On est exactement dans la même situation aujourd'hui.

Degou poursuit en disant il existe en France un parti prix pour l'Amérique. C'est plus commode et c'est plus facile, même plus avantageux. Voilà l'apparence de l'opinion publique. Mais de Gaul poursuit en disant la politique gouvernementale ne correspond pas à cette opinion. Mais si l'opinion publique est représentée par tous les gens, donc pas seulement par ce qu'on entend dans les médias et par un certain nombre de responsables politique, alors ce n'est pas cet avis-là qui prévaut. La masse en France a vu que c'était un sujet dangereux et a approuvé le fait que le gouvernement français ne se lance pas dans des menaces et dans des entreprises et a ainsi approuvé notre politique.

De cela, je suis certain. En ce qui concerne d'ailleurs le le le conflit, Mar Dul va expliquer à Kissinger tout l'intérêt qu'il y a à se mettre du côté des Arabes à ce qu'il appelle les Arabes. Pour la suite, nous pensons que quels que soient les sentiments, il y a un intérêt politique important à ne pas laisser les Arabes seuls en face des soviétiques. La France garde donc ses relations avec eux. Nous n'avons aucun intérêt à rendre 100 millions d'Arabes enragés et à les rendre hostile à tous. Et aucun avantage offert par Israël ne peut être comparé à cela.

Si l'on transpose cette pensée gaulienne de l'époque de 1967 à maintenant, de Gaulle serait tout à fait fondé à dire que il n'y a aucun avantage pour l'Occident et pour la France en particulier à laisser l'Iran qui qui a été depuis Louis XIV un allié traditionnel, la Perse a été un allié traditionnel de la France à la laisser à laisser ce pays tomber dans les mains de la Russie et de la Chine. comme ça que raisonnerait aujourd'hui un de Gaulle, c'est-à-dire que il faut conserver de bonnes relations avec l'Iran. Pendant des siècles, le sous la dynastie des Kadjar, les Chadiran avaient comme médecin personnel, c'est la personne en qui ils avaient le plus confiance, c'était un français.

Sous la dynastie des Palav, toute la cour de ter parlait le français. Rappelez-vous que Mohamed Reza Chapalavi, le dernier empereur, le dernier empereur perant dirant à c'était marié en 2è noce avec Fara Diba qui était une jeune iranienne qui faisait ses études à Paris et qui parlait un français admirable qui est toujours en vie d'ailleurs. avant et puis de de Gaul avait fait un voyage en Iran pour célébrer justement l'excellence des relations entre la France et l'Iran qui allait d'ailleurs jusqu'à la présence industrielle en Iran notamment de Peugeot qui était très présent en Iran.

Et alors le même jour, comme je le disais tout à l'heure, Maurice Couemirville, le ministre français des affaires étrangères, se rencontre avec Ville Brant et il est un peu plus explicite encore. Et là, ce que dit le ministre français des affaires étrangères à son homologue allemand, vaut vraiment la peine d'être écouté. Regardez ce que dit Couve de Murville. En ce qui concerne la position de la France, la crise donc la crise de la guerre des 6 jours lui pose le double problème de ses relations avec Israël et avec les Arabes. Avec les Israéliens, la situation n'est pas facile car ils sont particulièrement exclusifs.

où on est plus israélien qu'Israël, où on est un ennemi d'Israël, l'objectivité est difficile. C'est quand même c'est quand même assez bien vu. Aujourd'hui, c'est exactement le même scénario, c'est-à-dire que il est extrêmement difficile de formuler des critiques à l'égard d'Israël sans aussitôt se faire taxer par un grand nombre de médias d'antisémites, le chantage à l'antisémitisme et cetera et cetera. C'est en fait ce que dit Couv de Merville. Ou bien on est plus israélien qu'Israël ou bien alors on est considéré comme un ennemi. Et il dit ben justement que l'objectivité est difficile.

Et il poursuit du côté arabe depuis la reprise des relations diplomatiques au lendemain du conflit algérien. Oui. Puisque évidemment la France avait avait eu des relations diplomatiques très difficiles et rompu avec un certain nombre de pays arabes pendant la guerre d'Algérie. Du côté arabe, depuis la reprise des relations diplomatiques au lendemain du conflit algérien, nous avons des rapports particuliers avec les trois pays d'Afrique du Nord, la le Maroc, l'Algérie, la Tunisie. Et ne nous et nous ne pouvons imaginer quoi que ce soit qui conduise à une rupture avec ceci. Là aussi, on voit la différence fondamentale entre la diplomatie gaulienne des années 60 et ce qu'on a aujourd'hui.

Le ministre français des affaires étrangères explique en 1967 à son homologue allemand que la France ne peut même pas concevoir d'avoir une rupture avec les droits les trois pays du Maghreb qui sont des pays francophones d'anciennes colonies françaises s'agissant de l'Algérie, protectorat français concernant le Maroc et la Tunisie. Donc il est même exclu de d'avoir une une coupure avec ceci. aura actuellement pas besoin de de de souligner à quel point les relations entre la France et la Tunisie sont pas excellentes.

Mais alors les les relations entre la France et l'Algérie sont devenues exécrables euh sous sous Macron avec notamment cette décision complètement intempestive de Macron de reconnaître la maracanité du Sahara espagnol alors que la France était bien gardée jusque-là de prendre position sur cette question. Tout ceci ayant envenimé les les la situation entre la France et l'Algérie. Mais je reviens à 1967 et à ce que continue à dire couvem. De plus, il n'y a pas d'intérêt à ce que tous les pays occidentaux soient en rupture avec les pays arabes. Le général Charles de Gaulle l'a dit à monsieur Kissinger.

Il n'était donc pas conforme à l'intérêt national et à l'intérêt occidental que la France prit une autre position. sans rompre avec Christ Israël qui ressent de l'amertume qu'on ne l'est pas soutenu à 102 %. Elle a agi de manière à garder le contact avec les Arabes. C'est extrêmement clair, y compris cette petite touche un peu de d'humour sarcastique en disant que Israéliens sont veulent ont une certaine aigreur au fait qu'on ne les ait pas soutenu à 102 %. Ça veut dire quoi tout ça ? Ça veut dire que nous sommes exactement face à la tradition gaulienne qui est en fait la meilleure défense des intérêts nationaux. Celle que j'essaie d'incarner depuis d'ailleurs des années.

J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Il y a en France 68 millions d'habitants dont 500000 600000 français juifs dont 6 7 millions de français musulmans et puis le reste il y a plus de 60 millions de français qui ne sont ni juifs ni musulmans. Notre intérêt à nous est de maintenir la concorde entre les citoyens. Nous avons des forces en France, des forces politiques, le Rassemblement national, le Reconquête de Zemour, madame Marion Maréchal qui passent leur temps à jeter de l'huile sur le feu constamment sur ses relations en incriminant sans arrêt les musulmans et les Arabes.

Nous avons d'autres forces à l'extrême gauche, notamment Lfi avec des gens comme madame Rima Hassan, comme monsieur Émeric Caron, comme monsieur Mélenchon qui passe leur temps à jeter de l'huile sur le feu contre Israël au point d'être taxé régulièrement d'antisémitisme. Nous à l'UPR, nous essayons de garder la neutralité nécessaire parce que fondamentalement l'intérêt de la France n'est pas de devenir le le le terrain de jeu du conflit israélo-palestinien importé en Europe.

l'intérêt supérieur de la France, c'est exactement pas exactement dans la même façon parce qu'en 1967, il y avait il y avait il y avait très très peu de musulmans en France, mais en revanche, nous avions des intérêts géopolitiques économiques qui étaient extrêmement tournés vers nos anciennes colonies et notamment vers les pays du Maghreb. Aujourd'hui, cette dépendance s'est amoindri mais en revanche, nous avons beaucoup de musulmans sur le territoire français. Donc la situation n'est pas pareille mais elle elle a elle appelle les mêmes solutions.

C'est-à-dire que la France doit se garder de d'être pour ou contre l'un des pays de telle sorte que sur cette affaire iranienne, il est du dernier inconvenant. Les déclarations de madame Le Pen qui disait total soutien à à Israël sont très inconvenantes parce que cela ne peut que dresser une partie de l'opinion publique contre contre contre une autre partie des des Français. D'ailleurs, madame Le Pen, elle a en fait la même politique, la même vision géopolitique, bardage, j'en parle même pas que Macron. C'est-à-dire que en fait, elle soutient le narratif pour l'Ukraine et elle soutient le narratif pour Israël. Mais en vertu de quoi ?

puisque je l'ai dit, on peut pas à la fois défendre le pays agressé prétendument qui est l'Ukraine et défendre le pays agresseur qui est qui est Israël. Faut choisir. Si on est du côté des agressés, on défend l'Ukraine et on défend l'Iran. Ou si on est du côté des agresseurs, on défend la Russie et on défend Israël. Et la meilleure des choses dans cette histoire, c'est ne défendre ni l'agressé ni l'agresseur. Savoir qu'en fait la solution vient du fait que ce sont des problèmes très compliqués qui ont leur ramification qui s'étale sur des des années, des décennies, même parfois des siècles et des millénaires. Et le rôle de la France doit être une une puissance d'équilibre et de paix.

de telle sorte que si l'on veut appliquer en 2025 la politique gaulienne, la politique de souveraineté, d'indépendance nationale, la politique de paix entre les nations, la France devrait se garder de soutenir ouvertement l'État d'Israël. La France devrait au contraire appeler les deux parties à la raison et rappeler la prééminence du droit international. Ça veut dire que le droit international doit faire prévaloir les négociations et la paix. Le droit international pose quand même une question, c'est qu'il est difficile pour l'État d'Israël de vous d'interdire à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire alors que l'État d'Israël a déjà 500 missiles nucléaires.

Alors, j'ai vu sur les réseaux sociaux des gens qui disent "Oui, mais vous prenez la défense des mols là, c'est scandaleux." Mais on s'en fout de ça. C'est pas la question, c'est pas la question le statut de la femme en Iran. C'est le droit international postule la libre la liberté, la souveraineté et l'indépendance des peuples et des nations. Il faut donc respecter le traité de non prolifération nucléaire et la France devrait justement être le gardant le garant le le gardien celui qui le pays qui incite à la non prolifération nucléaire en invitant l'Iran à ne pas se doter de l'armement nucléaire mais en invitant aussi Israël à ne pas s'en doter non plus.

Il est là le problème, c'est qu'il n'y a pas parallélisme des formes. Et puis je le rappelle, ceux qui postulent que il faut désarmer l'Iran oublie tout simplement ben qu'il y a de l'armement nucléaire américain dans la région, de l'armement nucléaire russe, de l'armement nucléaire pakistanais. La France doit donc se garder là-dedans de prendre un parti troupe ouvertement parti pour l'une ou l'unre de ces deux pays pour l'un ou l'autre de ces deux pays et faire prévaloir ce qui est normalement la voix de la diplomatie française c'est-à-dire la voix de la Concorde de la paix et l'appel à tout le monde à respecter le droit international. Vive l'UPR et vive la France.

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