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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 5 septembre 2025 19 min

"Il est évident que le contre-budget du Parti Socialiste serait une catastrophe économique"(Amiel)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europ soir weekend 19h 21h Stéphanie de Muru. Merci de nous rejoindre en direct sur Europe 1 pour m'accompagner ce vendredi nos deux débatteurs de la première heure Jules Tor journaliste politique au JDD. Bonsoir Jul.

Bonsoir Stéphanie de Meru. Gill Boutin journaliste au Figaro économie. Bonjour Gill Boutin.

Bonsoir Stéphanieu. Alors qui pour succéder à François Beot au lendemain de la chute quasi inévitable de son gouvernement lundi prochain ? Évidemment même si François Beou fait mine d'y croire encore, l'issue semble fatale pour le Premier ministre.

Évidemment, tout le monde se demande qui va le remplacer. On va en parler avec David Amiel, député ensemble pour la République de Paris qui est mon invité. Bonsoir David Daniel.

Est-ce que vous êtes déjà parti en en campagne comme de nombreux députés ? Non, mais nous sommes d'une certaine manière en campagne perpétuel puisque nous sommes en permanence évidemment au contact des habitants pour expliquer ce qui se passe à l'Assemblée nationale et c'est de plus en plus compliqué ces jours-ci et puis évidemment pour pouvoir aussi entendre ce qu'ils nous disent et ça je crois que tous les députés le font. H alors vous avez été assez précurseur parce que je je regardais un petit peu vos interventions au lendemain de la présentation du budget le 15 juillet.

Vous avez été l'un des premiers à appeler le gouvernement à se tourner vers la gauche pour éviter la la censure cet automne. Euh vous avez été assez visionnaire. Manifestement, c'est trop tard hein, puisque il aurait fallu selon vous en tout cas se tourner vers la gauche avant euh ce vote de confiance.

Clairement François Beou est mal pris, il aurait dû justement se rapprocher des des socialistes avant justement d'indiquer ce vote. Bah, j'ai été frappé aussi par le fait que à peine François Bairou ayant annoncé ce vote il y a désormais une dizaine de jours, il a fallu simplement quelques minutes pour avoir l'annonce des censures immédiates, sans même que les socialistes ou que le Rassemblement national ne cherche à savoir ce qui pouvait être modifié ou changé dans ce budget. Mais il aurait fallu justement négocier peut-être avant.

Mais je crois surtout qu'il faut que tout le monde tout le monde sorte de ces postures. Nous sommes aujourd'hui dans une assemblée où le Rassemblement national comme la France insoumise ont décidé de bloquer le système pour aller aux élections le plus rapidement possible. La France insoumise veut une élection présidentielle anticipée.

Le Rassemblement national veut une élection législative anticipée puisque Marine Le Pen ne pourrait pas se présenter à l'élection présidentielle. À partir de là, à partir de là, il n'y a qu'une possibilité, c'est d'avoir un accord de non censure entre la droite républicaine, le centre et le Parti socialiste. C'est ce qu'on avait réussi à faire en janvier dernier.

C'est de cette manière-là qu'on avait pu faire adopter le budget pour l'année 2025. C'est à ça donc qu'il faut qu'on puisse s'atteler. Alors, sauf qu'entre-temps, David Amiel, le Parti socialiste a présenté son contrebudget.

Clairement, il a divisé par deux l'effort prené par François Beou. Ce n'est plus 44 milliards mais 21 milliards. 26 milliards d'impôts supplémentaires sur les patrimoines et pour l'affaire courte notamment sur les entreprise.

Retraite retour à la retraite à 62 ans. Euh vous pensez que il est toujours d'actualité cet accord avec le Parti socialiste ? Moi, ce que j'ai vu en janvier dernier, j'étais à l'époque le rapporteur de la commission mixte paritaire sur le budget, c'est-à-dire que j'étais le négociateur principal pour l'Assemblée nationale.

On avait réussi à trouver un accord avec les sénateurs de la droite républicaine et avec les élus du Parti socialiste pour avoir un budget. C'était après la censure du gouvernement de Michel Barnier qui réduisent les déficits, qui continuent à investir notamment pour la sécurité et qui n'augmente pas les impôts euh des Français mais simplement un effort demander aux personnes qui gagnaient plus de 250000 €. Non, c'est pas raté puisque c'est ce qui a permis d'avoir un budget en 2025.

C'est ce qu'il faut qu'on arrive à refaire. On est évidemment dans une période où chacun joue des coudes, s'adresse d'abord s'adresse d'abord à sa base militante et c'est ça que je regrette dans les propositions du Parti socialiste. Il vise à envoyer un signal aux électeurs du Nouveau Front populaire, à donner des gages euh plus à gauche que moi, tu meurs.

Ça ne peut évidemment pas le chemin. Ça ne peut évidemment pas être le chemin du compromis. encore ené Jean-Pierre Levad qui explique euh que c'est un budget qui est une version à peine atténuée de de LFI.

C'est avec ce ce type de personne que vous souhaitez aujourd'hui travailler. Il a il a raison Jean-Pierre Levade dans ce qu'il dit et il est évident que le contrebudget du Parti socialiste, s'il était appliqué serait une catastrophe économique. Et c'est la raison c'est la raison pour laquelle ça ne peut pas être le budget final.

Mais je regarde l'assemblée telle qu'elle est. Il n'y a pas d'autres partis politiques qui est d'accord pour négocier avec les élus, les Républicains et avec ceux du bloc central. Mais ça ne peut évidemment pas être à n'importe quelle condition.

Mais est-ce que pour vous le parti socialiste aujourd'hui est encore un parti de gouvernement, un parti responsable au vu euh non pas de ce qu'ils disent à l'Assemblée nationale parce qu'ils sont beaucoup moins dans une ligne de bordélisation qui est voulue par la France insoumise ou même les écologistes, mais par l'application de leur programme, euh une sorte de théâtre des erreurs en tout cas sur le plan euh de l'économie qui alourdirait euh les les entreprises, qui ne ferait qu'augmenter les impôts. Est-ce est-ce que est-ce que ça c'est responsable aujourd'hui vu la situation du pays ? Mais vous prêchez euh convaincu.

Justement, le grand drame que nous avons aujourd'hui à l'Assemblée nationale, c'est qu'il y a très peu de parties de gouvernement. Je vois d'ailleurs aussi le programme du Rassemblement national, l'abrogation de la réforme des retraites, un déficit qui aurait explosé. Si on avait appliqué le programme du Rassemblement national lors des dernières élections législatives, le déficit serait 50 % supérieur à ce qu'il est aujourd'hui.

Ce serait une véritable catastrophe économique. Le Parti socialiste a su être responsable une fois cette année en janvier dernier. J'espère qu'il va revenir à cette responsabilité parce que le drame de cette période n'est pas pour les hommes et les femmes politiques, il est pour les Français qui payent un prix très lourd à cette installation.

Olivier Fort n'avait pas l'air ouvert tellement à la discussion hein, il a pas tellement envie de bouger les lignes, hein. Mais vous savez, on est dans une période où l'instabilité est un coût considérable. C'est un coût considérable pour les chefs d'entreprise.

La faute à qui David Damiel ? La faute à qui ? Cette instabilité, elle naît comment ?

Bah, elle naît d'une assemblée nationale éclatée et d'un cette assemblée nationale. Jules Tores, dans la plupart des pays européens qui nous entoure, on a des assemblées fracturées. Oui, c'est vrai.

Euh c'est le cas en Allemagne, c'est le cas en Italie, c'est le cas en Espagne. On est le seul pays où cela conduit à une paralysie complète de notre système politique. Donc la première faute, c'est celle de l'immaturité des partis politiques.

C'est pas notre culture. Pas forcément notre culture. Non, vous avez raison.

Je pense qu'on sait en fait pendant très longtemps, je voudrais répondre à juste à il a raison. C'estàd que je pense qu'on s'est habitué depuis une cinquantaine d'années à un fait majoritaire, des majorités absolues qui étaient très confortables pour les gouvernements en place parce qu'il faisait ce qu'il voulait et qui était très confortable pour l'opposition parce qu'elle n'avait pas à se salir les mains qu'elle pouvait faire assaut de démagogie et attendre la prochaine élection. On est maintenant dans une situation où tous les partis politiques doivent se comporter en adulte.

Gill Binbou plutôt que de rêver à une une accord chimérique avec le Parti socialiste et un Olivier Fort le costume d'un Tegevara aujourd'hui, est-ce que il ne serait pas plus responsable dans la situation telle qu'elle est d'envisager de rester au pouvoir avec une équipe qui est toujours la même somme toutes qui s'appuie toujours sur la même majorité relative mais qui révise ses ambitions budgétaires disons de moitié. C'est vous défendez un budget avec 20 milliards d'économie. Vous oubliez toutes mesures sur les retraites.

Vous oubliez les de jours férier et euh un accord tacite de non agression s'installerait dès lors avec le RN et LFI et on tient comme ça jusqu'en 2027. Est-ce que ça serait pas ça le moins horrible des scénarios ? D'abord, j'observe que le Rassemblement national comme la France insoumise ne s'intéresse pas du tout au contenu de la politique économique menée.

Ils le disent d'ailleurs très clairement. Leur objectif, quel que soit le gouvernement maintenant, c'est de provoquer une crise qui mène à des élections. Regarde même pas regarde même pas le contenu du plan budgétaire.

À partir de là, la question est moins celle de l'équipe gouvernementale que des groupes politiques à l'assemblée de leur capacité à former un budget. C'est ça euh qui va être bien que ni le R ni ni la gauche dans sa globalité n'ont envie de s'associer finalement à une politique telle qu'elle est menée par le bloc central, c'est-à-dire euh qui essae de rester tant bien que mal prusiness malgré les taxes qui ont été prélevés sur les entreprises qui euh essayent de rester sérieuses sur l'équilibre budgétaire. Comment allez-vous faire autrement que que de rester entre vous finalement ?

Bah il faut pouvoir réussir à refaire ce qui avait été fait au mois de janvier dernier. Est-ce que c'est facile ? Non.

Est-ce que c'est possible ? Oui. Alors, j'y ai passé beaucoup de nuit blanches désormais il y a désormais mais j'observe quand même les résultats qui est qu'en 2025 le déficit français va continuer à se réduire et qu'il n'y a pas eu d'augmentation d'impôts pour l'immense majorité des Français qu'il n'y a pas eu une déstabilisation de nos entreprises et je crois que c'était l'essentiel tout en pouvant continuer à investir pour la défense, pour la sécurité, pour la justice.

David Damianel, malheureusement c'est un vœup pieux. La messe est dit, est-ce que vous y croyez sincèrement encore un petit peu ? Bah, ça dépend de l'échéance.

En tout cas, l'échéance principale, c'est celle du 31 décembre. C'est celle qui compte pour les Français puisque c'est à partir de ce moment-là qu'on saura si la France peut avoir un budget ou pas. Parce que je veux vraiment insister dessus.

Le fait de ne pas savoir si on aura un budget au mois de janvier, ça veut dire que les militaires ne peuvent passer comment pour leur matériel. Ça veut dire que les investisseurs n'osent plus investir dans notre pays. Ça veut dire qu'il y a des embauches qui sont gelées.

Vous savez les hommes et les femmes politiques, les hommes et les femmes politiques, ils défilent sur les plateaux de télévision, ils se mettent en scène dans ces périodes-là. Mais c'est euh les gens ordinaires. Il y a eu d'ailleurs un appel des patrons euh aujourd'hui dans Challenge effectivement euh qui qui euh montre vraiment une inquiétude pour les entreprises, pour l'emploi et pour l'économie en général.

Restez avec nous si vous le voulez bien. David Damiel, on marque une pause et on se retrouve tout de suite après. On poursuit ces débats ensemble. [Musique] Europa soir weekend 19h 21h Stéphanie de Murue et toujours avec mes débatteurs de la première heure Jules Toress et Gill Boutin c'est mon invité politique David Amiel député ensemble pour la République de Paris David Amiel vous fut l'un des premiers stratèges du premier mandat de d'Emmanuel Macron est-ce que vous avez toujours des contacts avec le président de la République Oui bien sûr il m'arrive d'échanger avec le président de la République.

Mais il est dans quel état d'esprit aujourd'hui ? Oh, vous savez, je suis pas le chroniqueur des états d'esprit du président. Euh ce qui est euh certain, c'est que vous parliez du premier mandat, il y a eu des très grandes réussites économiques liées aux réformes lancées pendant ce premier mandat qui ont permis de réduire le chômage, qui ont permis de faire de la France pays le plus attractif pour les investissements étrangers, qui ont mis un terme à la désindustrialisation qui frappait notre pays.

Il y a eu des réformes importantes pour les finances publiques dans le deuxème mandat. président Emmanuel Macron a quand même été le seul président à faire une campagne de réélection en annonçant une réforme des retraites. Il y avait déjà eu des réformes de retraites auparavant mais généralement les candidats l'annonçaient pas.

Candidats ne l'annonçaient pas pendant leur campagne électorale. Il avaient eu l'honnêteté de le faire malheureusement. Effectivement à ce à ce moment-là.

Je voulais son son état d'esprit aujourd'hui. Aujourd'hui un sondagaire de votre journal Gill Boutin Audoxa indique que 64 % des Français seraient pour la démission d'Emmanuel Macron. Euh on se souvient que le président de la République nous avait promis des référendums, la consultation du peuple he c'était lors des des derniers vœux le 31 décembre.

Est-ce que ce serait pas le moment justement de consulter les Français euh qui t'a engagé une responsabilité comme l'avait fait en son temps Charles de Gaulle en 1969 ? Mais la crise aujourd'hui que nous vivons est parlementaire puisque c'est l'Assemblée nationale qui est paralysé, ce qui a mené à la censure du gouvernement de Michel Barnier et ce qui mène aujourd'hui à de grandes difficultés pour le gouvernement de François Baou. Donc la solution doit être parlementaire.

Vous évoquez la question des référendum, c'est une question intéressante mais ce n'est pas la solution au problèmes budgétaires puisque ce n'est pas par référendum qu'on va faire adopter un projet de loi de finance. Oui mais beaucoup souhaitent une clarification et un départ d'Emmanuel Macron pour sortir de cette crise politique. David, ça ne changerait pas la situation parlementaire.

En revanche, ça déstabiliserait très profondément ça déstabiliserait très profondément les institutions de la 5e République. Et d'ailleurs, j'ai entendu des présidents de la République précédent Nicolas Sarkozi comme François Hollande peut pas dire qu'il soit sur le même plan euh politique sur le même bord sur le même plan mais cet élément fondamental de nos institutions. Croyez-vous pas qu'au-delà du du débat budgétaire, un référendum pourrait au moins avoir le mérite de faire peut-être croire un petit peu plus chez certains français en la politique, il y a un sondage qui je crois a été publié il y a 3 jours qui vous disait que 90 % des Français trouvaient le spectacle navrant.

Donc je sais pas si en restant sur ce débat budgétaire et bien on sonore en tout cas faire de la belle politique et c'est vrai que Emmanuel Macron l'avait promis. Il l'a promis le 31 décembre. Souvenez-vous, il l'avait redit lors de sa grande émission sur TF1 il y a quelques semaines et de fait, c'est toujours c'est c'est toujours pas là et alors qu'on pourrait aller sur des sujets qui sont extrêmement concernant pour les Français. je dis pas que le budget ne l'est pas mais qui au moins leur permettrait de parler et et de et de et de de voilà d'avoir une sorte de retour aux ures sans passer ni par une dissolution ni par une démission du président de la République.

Ah mais là vous avez raison, c'est que le bilan euh depuis de longs mois, le spectacle de cette assemblée nationale crée un fossé immense entre les Français et leur classe politique. La question des référendums est intéressante. Après le débat est de savoir quelle question serait posée, quel projet de loi quel texte.

Mais dans tous les cas, ça ne résout pas la question immédiate qui est quand même celle de devoir faire adopter un budget. Oui, avec euh le deuxè enseignement de de ce sondage Figaro, vous l'avez vu alors qu'on se pose la question de savoir si Emmanuel Macron va nommer un socialiste en remplacement de de François Beirou, euh les Français eux plébiscitent des des hommes de droite, hein. Euh Bardella qui arrive en première position 36 %, Brenau Retaillot 2e, 33 % et Gérald Armin 29 % 3e position.

Le premier socialiste que Emmanuel Macron avait refusé aux dernières législatives arrive à 24 % en 5e position. Qu'est-ce que ça dit cet enseignement selon vous ? Bah ça ne m'étonne pas.

Le Parti socialiste n'est d'ailleurs pas arrivé en tête des élections législatives, mais le le vrai enseignement de ce sondage au-delà de ça, et moi dans ma circonscription, j'ai battu une candidate du nouveau Front populaire qui portait un projet rejeté par une très grande majorité des Français sur tous les plans, sur le plan économique, sur le plan de la sécurité, sur le plan international, sur le plan des valeurs républicaines. Mais l'enseignement de ce sondage aussi, c'est que toutes les personnalités que vous nommez sont très loin de la barre des 50 %. vous en conviendrez avec moi.

Et donc les Français sont très divisés et d'ailleurs on le voit autour de nous, je pense parmi nos proches, on le voit à l'Assemblée nationale. Et donc si on veut pouvoir continuer à avancer dans les prochains mois, il va falloir trouver un équilibre à l'Assemblée. On a réussi à le trouver, on s'en parlait tout à l'heure en janvier dernier, il faut qu'on arrive à le trouver et pour ça chacun doit dépasser un peu les postures de son camp.

Mais justement à ce propos, moi il y a quelque chose qui me frappe dans cette séquence politique, c'est qu'on je pense qu'on peut tous dire ici que la France n'a jamais été autant à droite que je crois que les sondages nous le montrent tous. Il y a un désir de sécurité, un désir de de réduction des flux migratoires, un désir aussi sur les questions de pouvoir d'achat et d'économie aussi de d'arrêter avec cette cette folie d'impôt et de prélèvement obligatoire. Et du reste, bah quelqu'un qui se serait réveillé par exemple d'un coma de de qui qui qui durerait depuis juillet 2024, et ben il pourrait se dire "Mais attendez, mais comment ça ?

On va voir un premier ministre de gauche, un premier ministre du PS socialiste. On pensait qu'on les avait oublié dans les arcanes de la 5e République dans le dans le macronisme finissant. Et au final, on va se retrouver avec Bernard Casdov à Matignon.

Est-ce que ça ça vous provoque pas quelque chose d'un petit peu délirant et sidérant ? Euh d'abord pour c'est intéressant les exemples que vous donnez parce que sur tous les sujets que vous citez, les questions régaliennes, les questions de sécurité, les questions d'immigration, il y a une attente évidente de fermeté dans l'opinion publique. Il y a des questions sur lesquelles les Français sont en désaccord profond avec le Rassemblement national sur la politique internationale, sur la politique à l'égard de la Russie, sur la politique européenne et puis il y a aussi dans la société française un souhait de justice sociale, je pense en particulier d'investissement dans les services publics, dans l'école, dans la santé.

En tout cas, moi c'est ce que j'observe autour de moi et je crois que c'est ça qu'il faut qu'on arrive à bâtir au fond. Ça compte plus que la personnalité du premier ministre. En revanche, là où vous avez raison, c'est que il n'y a aucune majorité en France pour faire augmenter massivement les impôts, pour désarmer nos forces de l'ordre, pour créer la pagaille et c'est pour ça qu'évidemment on s'y opposera fermement.

Gilbout en cas de dissolution quand on voit les chiffres enf les sondages en faveur du RN et le Front républicain qui a tendance à s'effriter toujours plus si une majorité RN se dégage considérerez-vous toujours qu'ils sont infréquentables ou alors vous direz-vous que ils font partie de l'arc républicain comme l'a laissé entendre Nicolas Sarkozi dans son interview ? Moi, j'ai une opposition euh profonde avec le Rassemblement national. J'ai une opposition très profonde sur sa politique prorusse.

J'ai une opposition très profonde sur sa politique antie-européenne. J'ai une opposition très profonde sur son programme économique. J'ai une opposition très profonde sur sa politique ultraidentitaire.

Donc oui, j'ai des désaccords très profonds. Ils ne disparaissent pas à la lumière de telle ou telle élection. Mais plus intéressant que ce que vous avez mentionné, c'est-à-dire les dernières élections initiatives et les élections présidentielles, le problème du Rassemblement national est toujours le même.

Ils arrivent en tête au premier tour parce qu'il y a effectivement h 30 % euh de Français qui votent pour le rassemblement national, on le voit aux présidentiels, aux européennes, aux législatives, mais il y a ensuite toujours une majorité de Français qui ne veut en aucun cas du rassemblement national et c'est ce qui explique le élection, c'est un peu en train de se réduire. Marine Le Pen en 2017 ne fait pas le même score qu'en 2022. Est-ce que en 2027 c'est pas justement le plafond de verre, il recule toujours.

C'est ce que c'est ce que dis-il en réalité. Ben je ne suis pas Nostradamuse donc je sais pas ce qui se passera lors des prochaines élections mais je remarque mais je remarque quand même je remarque quand même que lors des dernières élections présidentielle l'écart était encore important parce que les Français avaient été en l'occurrence très euh bouleversé par la guerre en Ukraine et se rappelait d'ailleurs de Marine Le Pen qui nous expliquait qu'il fallait se rapprocher de la Russie et qu'il n'y avait aucun danger à en attendre. Merci.

Merci David Amien d'avoir été avec nous députés ensemble pour la République de Paris. C'est dans ce contexte qu' aura lieu le mouvement bloquons tout. Ce sera le 10 septembre.

Pendant débat dans quelques instants avec Jules Torres et Gilles Boutin.