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InterviewUnion Populaire Républicaine· 18 novembre 2015 75 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSécuritéDéfenseInstitutions & élections

François Asselineau invité de Boujema Hadri sur Radio Soleil - 17/11/2015

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 59 %Défensif 17 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:27OuverteÉludée

    Qu'a fait ou que n'a pas fait la France pour avoir de tels représailles ?

  • 4:07RelanceRéponse directe

    Est-ce que l'engagement de la France en Syrie n'amènerait pas entre autres à ces représailles ?

  • 9:44OuverteRéponse directe

    François Hollande a déclaré que nous étions en guerre. Est-ce que nous sommes en guerre ?

  • 10:25OuverteRéponse directe

    On est en guerre contre Daesh. Mais qui est Daesh ?

  • 11:20RelanceRéponse directe

    Qui arme et finance ces exécutants qui arrivent en France pour commettre ces attentats ?

  • 16:59OuverteRéponse directe

    Êtes-vous d'accord avec l'état d'urgence ? 3 mois et la refonte de la Constitution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:38InvitéFait
    « La France se met à combattre, à se positionner comme vassal des États-Unis d'Amérique et à livrer des guerres qui sont des guerres illégales au regard du droit international dans un certain nombre de pays du Moyen-Orient ou d'Afrique. »
  • 8:53InvitéChiffre
    « Depuis le 1er janvier jusqu'à maintenant, il y a eu plus de 40 000 personnes qui ont été tuées ou blessées aux États-Unis par des tirs. »
  • 23:36InvitéFait
    « Qu'est-ce qui est devenu la Libye depuis la destruction du régime de Kadhafi ? »
  • 33:28InvitéPromesse
    « Premièrement, et que toute personne qui achètera du pétrole ou qui achètera des œuvres d'art ou n'importe quoi à Daesh, soit immédiatement poursuivie et mis un crime puni de 30 ans de prison. »
  • 35:09InvitéFait
    « Le crime de complot contre la sûreté de l'État a été retiré par une loi constitutionnelle en 1993. »
  • 37:37InvitéPromesse
    « Nous avons la solution, il faut sortir de l'Union Européenne, de l'euro et de l'OTAN. »
  • 40:47InvitéFait
    « La France et en particulier les dirigeants que nous avons, se complaisent à être les larbins numéro un de Washington »
  • 41:10InvitéFait
    « Citez-moi un seul domaine dans lequel la construction européenne ait amélioré la situation en France depuis 20 ans »
  • 45:02InvitéFait
    « Est-ce que vous avez des attentats islamistes en Suisse ? »
  • 55:39InvitéFait
    « Le projet qui est derrière, c'est la destruction d'un pays qui a 1 500 ans d'âge, la France »
  • 1:03:31InvitéFait
    « Le Front National ne propose pas de sortir de l'Union Européenne et de l'euro »
  • 1:08:27InvitéFait
    « L'OTAN nous mène dans des guerres illégales, néocoloniales, et nous fait entrer en choc frontal dans le cadre de la théorie du choc des civilisations »
  • 1:12:13InvitéFait
    « la France, la République française, qui nous a légué justement un principe d'égalité entre les citoyens et un principe de laïcité. »
  • 1:12:24InvitéFait
    « l'État connaît toutes les religions et n'en reconnaît aucune. »
  • 1:12:31InvitéFait
    « nous sommes tous français. »
  • 1:13:09InvitéFait
    « l'instrumentalisation de ces affaires pour désigner un ennemi intérieur. »
  • 1:13:36InvitéFait
    « nous devons absolument sortir de ce truc mortifère de l'Union européenne et de l'OTAN. »
  • 1:13:43InvitéFait
    « le modèle anglo-saxon, c'est un modèle d'apartheid, de planétaire. »
  • 1:13:47InvitéFait
    « les grands principes républicains tels qu'on les trouve, par exemple, et ça n'est pas du tout une utopie. »

Temps de parole

  • Invité65 %
  • Présentateur9 %
  • ?8 %
  • Invité 28 %
  • Présentateur 26 %
  • Auditeur2 %

≈ 28,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
Locuteur

Voilà, deux

0:09
Présentateur

retours en studio et en direct en compagnie de François Asselineau.

0:13
Locuteur

La

0:14
Présentateur

France a peur,

0:15
Locuteur

M.

0:15
Présentateur

Asselineau,

0:17
Locuteur

suite aux

0:17
Présentateur

événements dramatiques de ce week-end, n'est-ce pas, Amel

0:22
Locuteur

? —

0:23
Invité

Écoutez, oui. Objectivement, tout est fait pour que les Français aient peur. D'ailleurs, pour arriver dans votre station, il y a des embouteillages partout. Actuellement, à Paris, on entend des sirènes de police, de pompiers, d'ambulances quasiment constamment. — Tout à l'heure, j'étais en voiture. Il y avait une scène où on voyait des policiers qui venaient de sortir de leur voiture avec une mitraillette et qui étaient en train d'arrêter quelqu'un qui conduisait. Enfin il y

0:50
Locuteur

a

0:50
Invité

une ambiance qui confine à la psychose.

0:54
Locuteur

— Alors

0:55
Présentateur

précisément, ces attentats, François Asselineau, qui ont frappé les esprits par leur simultanéité, leur nombre de victimes, la montée du degré de terreur, ont frappé les esprits, ont choqué les Français. Et nous sommes tous, c'est vrai, dans une sidération presque face à cette nouvelle violence. Lorsque des attentats frappent un pays, on entend dire de plus en plus qu'il s'agit de punition ou de représailles. Alors ma question est un peu directe pour être dans le vif du sujet. Qu'a fait ou que n'a pas fait la France pour avoir de tels représailles

1:35
Locuteur

? — Écoutez,

1:37
Invité

je crois que c'est une bonne question que vous posez. Parce qu'actuellement,

1:40
Locuteur

on

1:40
Invité

a un déferlement depuis ces attentats. On a un déferlement d'informations sur tous les médias, les grands médias, qui s'intéressent toujours aux conséquences. En se disant « Voilà, qu'est-ce qui s'est passé ? Il y

1:51
Locuteur

a

1:51
Invité

eu des types qui ont été... Une langue dérive, etc. ». Mais personne ne se pose la question de savoir pourquoi c'est arrivé. Parce

1:58
Locuteur

qu

1:58
Invité

'il fut un temps où il n

1:59
Locuteur

'y

1:59
Invité

avait pas d'attentats en France, où il y en avait très très peu. —

2:03
Locuteur

Et

2:03
Invité

donc la question, c'est de se

2:04
Locuteur

poser

2:04
Invité

de savoir d'où ça vient. Alors à mon avis, ça mériterait un certain temps. Il y a un certain nombre de causes proches. Vous savez, comme tous les phénomènes de cette nature, comme tous les accidents, il y a toute une série de causes. Il y a d'abord un vieux fond de sauce, si j'ose dire, qui est le mal de vivre qu'il y a dans les pays d'Occident. Ce sont des pays qui ont perdu un certain nombre de points de repère et de valeur. Il y

2:26
Locuteur

a

2:26
Invité

un vrai sens, un problème de sens dans la société contemporaine. Et quand vous avez un taux de chômage qui est extrêmement important, notamment dans les banlieues, quand vous avez des générations qui sont des générations un petit peu perdues, c'est déjà un terreau qui n'est pas favorable. Deuxième terreau qui n'est pas favorable. Vous savez qu'il y a un proverbe chinois qui dit « Le poisson pourri par la tête ». Lorsque vous avez dans les pays occidentaux, en particulier en France, des élites politiques qui se rendent extraordinairement méprisables parce que, par exemple, M. Hollande, ne l'oublions pas, s'est fait élire sur une escroquerie. Il a dit « Mon adversaire, c'est la finance ».

Et ensuite, il nomme M. Macron à la tête du ministère des Finances. Il s'est fait élire avec une étiquette de gauche. En fait, il a un gouvernement – on pourra y revenir tout à l'heure – le gouvernement le plus d'extrême droite en France depuis 1944. Donc lorsque l'on voit que ce monsieur prend des petits après-midi crapulots au

3:20
Locuteur

lieu

3:20
Invité

de travailler à l'Élysée, il part en mobilette pour aller voir sa maîtresse. Lorsque l'on voit qu'il y a des ministres comme M. Cahuzac qui pilotait des colloques sur la fraude fiscale pour combattre la fraude fiscale alors qu'il avait planqué lui-même plusieurs dizaines de millions d'euros de fraude fiscale, que M. Thévenoux était secrétaire d'État au commerce extérieur. Et puis vous savez, il avait une espèce de prurite qui lui saisissait sur les mains lorsqu'il s'agissait de payer ses impôts ou ses factures d'EDF. Il ne payait aucun de ses impôts. Et puis il quitte le gouvernement. Il retrouve son poste de député. Donc tout ça, ça fait un malaise général dans la société qui fait que...

— Mais pour revenir sur le plan géopolitique, est

4:00
Locuteur

-ce que c'est

4:01
Présentateur

pas l'engagement de la France en Syrie, puisque ce sont

4:04
Locuteur

les mots de terrorisme,

4:07
Présentateur

qui amènerait entre autres à ces représailles ? —

4:09
Invité

Je pense... Vous avez raison. Mais je parlais des causes prochaines. Il y a un terreau d'origine. Le terreau d'origine, c'est que nous

4:14
Locuteur

avons des générations

4:15
Invité

perdues, en particulier sur des jeunes paumés, notamment des jeunes issus de l'immigration, qui peuvent être complètement paumés, et qui voient une société où d'ailleurs on passe notre temps... Pas moi, mais dans les grands médias, partout, à la télévision, à dénigrer la France, à dénigrer la patrie française. Tout ce qu'on a fait était mauvais. C'est une espèce de repentance généralisée. La France a toujours tous les torts. Donc il n'y a à aucun moment chez les jeunes générations, ou très très peu de moments, une occasion de se positionner de façon positive face à leur propre patrie. On a au contraire l'impression que tout est permis.

4:51
Locuteur

— Oui.

4:51
Invité

Et puis par ailleurs, ajoutons à ça quelque chose qu'il ne faut pas négliger non plus. C'est le règne, le primat absolu de l'argent. Il n

4:57
Locuteur

'y

4:57
Invité

a que l'argent qui compte. C'est pas moi qui ai dit... Je crois que c'est Séguéla. C'est que s'il y a 50 ans, t'as pas une Rolex,

5:04
Locuteur

t

5:04
Invité

'as raté ta vie. Donc beaucoup de jeunes ne raisonnent que comme ça.

5:08
Locuteur

Et

5:09
Invité

n'oublions pas non plus le fait qu'on a donc affaire à des jeunes qui sont en fait complètement perdus et laissés à l'abandon. L'école ne fait plus son travail d'ascenseur républicain.

5:25
Locuteur

Alors

5:26
Invité

là-dessus arrivent en effet les problèmes géopolitiques. C'est-à-dire que la France se met à combattre, à se positionner comme vassal des États-Unis d'Amérique et à livrer des guerres qui sont des guerres illégales au regard du droit international dans un certain nombre de pays du Moyen-Orient ou d'Afrique. Voilà. Il y a une discipline qui s'appelle le droit international. Le droit international, c'est pas fait pour les chiens. C'est fait pour les nations, pour les États. C'est une discipline qui est apparue progressivement à partir du XVIIe siècle. La France, normalement, était la championne du droit.

Maintenant, nous sommes derrière les États-Unis en train de commettre des guerres néocoloniales, des guerres illégales. Par

6:06
Locuteur

exemple,

6:07
Invité

pour intervenir militairement dans un État étranger, il y a que deux possibilités pour intervenir militairement conformément au droit international. Soit

6:15
Locuteur

le

6:16
Invité

pays qui... Comment dirais-je ? Les autorités reconnues légitimement par l'Organisation des Nations Unies du pays en question vous appellent au secours. Actuellement, par exemple, en Syrie, le régime de Bachar el-Assad est reconnu internationalement à l'ONU par l'ONU. Le ambassadeur de Syrie à l'ONU, c'est un ambassadeur qui a été nommé par Bachar el-Assad. Donc lorsque Bachar el-Assad demande un appui d'une puissance étrangère, ça,

6:45
Locuteur

c

6:45
Invité

'est conforme au droit international. C'est la raison pour laquelle, d'ailleurs, la Russie, en ce moment, quand elle intervient, elle intervient suite à une demande de Bachar el-Assad, elle intervient conformément au droit. La deuxième possibilité, c'est que vous allez, contrairement à ce que souhaitent les dirigeants du pays en question, mais parce que vous avez un feu vert du Conseil de sécurité des Nations Unies. Or, ni les États-Unis, ni l'OTAN, ni les pays de l'OTAN, ni la France n'ont

7:07
Locuteur

ce

7:08
Invité

feu vert et n'ont pas non plus la

7:11
Locuteur

demande de Bachar el-Assad. Alors pourquoi la France est engagée

7:12
Invité

? La France, elle est engagée parce que... Alors ça, ça fait référence... Je vais vous faire référence à nos analyses depuis bien longtemps. Les analyses que nous avons, c'est que nous ne sommes plus un pays souverain et indépendant. Nous sommes dans l'Union européenne. L'article 42 du traité de l

7:26
Locuteur

'Union

7:26
Invité

européenne nous place sous la tutelle de l'OTAN. Et en plus de ça, effectivement, nous sommes dans l'OTAN. Mais on pourrait... Il y a un ou deux pays, trois ou quatre dans l'Union européenne, qui ne sont pas dans l'OTAN. Ils sont eux qui ont proclamé leur neutralité. C'est le cas notamment de la Suède et de la Finlande. Mais tous les autres, ou à peu près, il

7:44
Locuteur

y

7:44
Invité

a également l'Autriche qui ne sont pas dans l'OTAN. Mais nous sommes...

7:48
Locuteur

Notre

7:48
Invité

politique étrangère et de défense est placée sous la tutelle de l'OTAN par l'article 42 du traité de

7:53
Locuteur

l

7:53
Invité

'Union européenne, de telle sorte qu'à supposer même qu'on n'y soit pas, si on restait dans l'Union européenne, on serait contraint par les traités européens à adopter la même diplomatie et les mêmes interventions militaires que les autres qui, eux, sont dans l'OTAN. Voilà. Donc malheureusement, nous sommes entraînés contre la volonté du peuple français. D'ailleurs, on ne lui a rien demandé. On est entraînés dans des guerres qui sont décidées par on ne sait pas qui, ou plus exactement, qui sont décidées par une oligarchie euro-atlantiste dont l'épicentre se situe à Bruxelles et à Washington. Et nous sommes entraînés dans des guerres illégales. Voilà.

Le résultat des cours, c'est qu'il y a effectivement les jeunes paumés dont je parlais tout à

8:27
Locuteur

l

8:27
Invité

'heure, j'ai oublié de préciser, qui sont gavés par ailleurs d'une société où ils voient en permanence une hyper-violence. Qu

8:35
Locuteur

'est

8:35
Invité

-ce qu'on voit à la télévision ? Qu'est-ce qu'on voit au cinéma si ce n'est que de l'hyper-violence ? D'ailleurs, la société américaine est une société hyper-violente où l'on passe son temps à tirer dans le tas. Il y

8:44
Locuteur

a

8:44
Invité

un site qui s'appelle MassShooting, je crois, qui est un site américain, qui relève le nombre de tirs d'armes à feu qu'il y a chaque jour aux États-Unis. Je le regardais il y a quelques jours. Depuis le 1er janvier jusqu'à maintenant, il y a eu plus de 40 000 personnes qui ont été tuées ou blessées aux États-Unis par des tirs.

9:02
Locuteur

Et

9:02
Invité

il y a sur les tirs ce qu'ils appellent les MassShooting. C'est-à-dire que lorsqu'une personne tire sur plus de 4 autres personnes...

9:08
Locuteur

En

9:08
Invité

dessous, c'est quasiment la beauté. Mais si vous tirez sur plus de 4 ou 5 personnes, eh bien ça s'appelle MassShooting. Il y en a actuellement recensé, je crois, plus de 290 depuis le 1er janvier. Je ne sais pas si vous vous rendez compte. Donc c'est cet anti-modèle de société que l'on propulse. Et profitant du désarroi, de la faiblesse intellectuelle peut-être, ou de la manipulation mentale,

9:31
Locuteur

eh

9:31
Invité

bien certaines forces sont en train d'embrigader des jeunes des banlieues qui, d'ailleurs, sont partis, comme vous le savez, en Syrie. Et on se retrouve avec un problème énorme sur les bras maintenant que nul ne sait, en fait, gérer.

9:43
Locuteur

Alors

9:44
Présentateur

François Hollande a déclaré que nous étions en guerre. Alors je vous pose la question, François Astineau, est-ce que nous sommes en guerre

9:52
Locuteur

?

9:52
Invité

Alors ça me fait penser... François Hollande dit ça, mais ça me fait penser à ce que disait François Mitterrand à Georges-Marc Benabou dans le dernier Mitterrand. Il avait dit que la France est en guerre et les Français ne le savent pas. Les Américains veulent un pouvoir sans partage sur le monde.

10:05
Locuteur

Il

10:06
Invité

faudrait savoir si c'est François Mitterrand qui disait que la France était en guerre avec les États-Unis sans que les Français ne le sachent.

10:12
Locuteur

Est

10:12
Invité

-ce que c'est lui qui avait raison ? Ou est-ce que c'est François Hollande qui dit qu'on est en guerre et qu'on est en guerre contre qui ? D'ailleurs, on ne sait pas très bien. Contre l'État islamique, c'est ça, je suppose.

10:23
Locuteur

Justement,

10:23
Présentateur

je voulais vous demander... Vous faites l'enchaînement. On est en guerre contre Daesh. C'est l'ennemi désigné. Mais qui est Daesh ? Parce que pour faire une guerre contre un ennemi, encore faut-il connaître cet ennemi qui reste assez insaisissable, incompréhensible pour beaucoup. Alors il est Daesh, il est l

10:43
Locuteur

'État islamique, il

10:44
Présentateur

est Nosra, il est ISIS.

10:46
Locuteur

Personne n'y comprend rien. Peut-on

10:48
Présentateur

identifier Daesh ? Alors,

10:50
Invité

d'abord, personne n

10:51
Locuteur

'y

10:51
Invité

comprend rien. Moi, vous savez, comme De Gaulle, dans les mémoires de guerre, dit vers l'Orient compliqué, je partais avec des idées simples.

10:57
Locuteur

Il

10:58
Invité

faut avoir des idées assez simples. Premièrement, il faut regarder là-dedans qu'est-ce que c'est que ce prétendu État islamique, où est-ce qu'il se situe ? C'est un truc qui est composé de bandes d'assassins, qui se situe quelque part entre la Syrie et l'Irak, et qui est sur un territoire qui est complètement enclavé.

11:15
Locuteur

Un

11:16
Invité

territoire enclavé, moi, la première question qu'il faudrait se poser, c'est d'où vient l'argent ? C'est ça. Alors,

11:21
Locuteur

qui arme et qui finance, qui manipule

11:23
Présentateur

ces exécutants qui arrivent

11:25
Locuteur

en France pour

11:26
Présentateur

commettre ces attentats, puisque finalement, c'est une armée, nous dit-on, une armée parallèle ou de mercenaires, je ne sais pas. Mais ceux qui commettent ces attentats sont des exécutants, ce sont les soldats, ce qu'on appelle assez familièrement, pardon du mot, mais la chair à canon. Donc, ce que nous voyons et qui sont donnés à voir, ce sont ces soldats. J'imagine mal que des beurres de banlieue qui sont aujourd'hui recherchés par la police actuellement sont à l'origine de cette guerre. Donc, qui arme ? Qui

11:56
Locuteur

finance ? Qui manipule ? Qui

11:58
Présentateur

imagine les scénarios de ces attentats ? Alors,

12:01
Invité

nous avons fait un communiqué de presse après ces événements qui reprend d'une certaine façon le communiqué, les communiqués que nous avions faits le 7 janvier dernier après les attentats contre Charlie Hebdo et contre l'épicerie Cacher. La première des choses que nous on dit, c'est qu'on distingue les meurtriers des commanditaires dont on demande la recherche. Et il n'y

12:23
Locuteur

a

12:23
Invité

jamais la recherche des commanditaires puisque

12:24
Locuteur

nous

12:25
Invité

demandons également que de tout faire pour qu'on arrête les meurtriers vivants et à chaque fois, malheureusement, ils sont tous morts. Donc, le fait même que tous les gens, tous les parties prenantes soient décédés est un action publique. Donc, on ne part jamais à la recherche des commanditaires. C

12:44
Locuteur

'est ce que les Français ne

12:45
Présentateur

comprennent pas,

12:46
Locuteur

d'ailleurs. Quelles que soient leurs

12:47
Présentateur

origines ou leurs confessions, c'est qui sont ces personnes, quels sont leurs messages et pourquoi ne sont-ils

12:53
Locuteur

jamais mis en scène ? Lorsque

12:56
Invité

j'ai été invité chez Rukier à On n'est pas couché, une émission il y a un peu plus d'un an, émission d'ailleurs où on a retiré des deux tiers de ce que j'avais dit, c'est ça la démocratie en France, eh bien j'avais

13:07
Présentateur

indiqué que... — C'est plutôt ça, les émissions qui ne sont pas en direct comme la nôtre,

13:11
Locuteur

François Asselineau. — Non, non, mais je ne parle pas de vous. Je parle de... — C'est une émission qui est en direct, donc effectivement, quand il y a un montage... — Oui,

13:16
Invité

d'accord, mais enlever

13:17
Locuteur

les deux tiers de ce

13:18
Présentateur

qu'on dit, c'est quand même beaucoup. — Je ne

13:20
Locuteur

suis

13:20
Présentateur

pas le porte-parole de Rukier, vous l'aurez compris,

13:22
Locuteur

mais je suis à

13:22
Invité

préciser. —

13:23
Locuteur

D'accord.

13:23
Invité

En attendant, j'avais dit lors de cette émission, j'avais dit que derrière l'État islamique se cachait notamment le salafisme, le wahhabisme, l'Arabie saoudite, le Qatar et probablement la Turquie. Parce qu'il y a trois grands pays qui entourent cette affaire. C'est la Turquie, c'est l'Arabie saoudite et c'est Qatar qui n'est pas un grand pays, mais qui est un pays qui a énormément d'argent. Et d'ailleurs, ces trois pays, que je sache, l'État islamique ne s'en prend pas à eux. C'est assez curieux. On se demande bien pourquoi le prétendu État islamique ne va pas commettre des bombes à Doha ou à Jeddah ou je ne sais pas où. Donc il y a derrière tout cela des puissances qui sont...

En fait, c'est un secret de polychinelle sur les relations plus qu'ambiguës qui existent entre la Turquie, qui semble-t-il est l'endroit par lequel transite le pétrole vendu par Daesh aux puissances occidentales. Parce que l

14:09
Locuteur

'argent, il vient de Daesh,

14:11
Invité

il vient du pétrole qui est exporté vers l'Occident et il vient du pillage des musées qui sont vendus à des collectionnaires occidentaux. Ce n

14:18
Locuteur

'est

14:18
Invité

pas moi qui le dis, c'est l'UNESCO soi-même, l

14:20
Locuteur

'organisation des Nations Unies. Tout est vendu

14:22
Présentateur

de façon illégale.

14:24
Locuteur

Le pétrole...

14:26
Invité

Qui est allé récemment en Arabie saoudite ? C'est quand même le président de la République. Donc en réalité, nous avons affaire à quelque chose qui suit la manipulation ou en tout cas des choses particulièrement nauséabondes tant qu'il n'y aura pas une clarification exacte des liens qu'il peut y avoir entre l'État islamique, la Turquie, la Turquie ne l'oublions pas, mais aussi l'Arabie saoudite et Qatar, eh bien il va y avoir une atmosphère de plus en plus empoisonnée en France. Et vous

14:54
Locuteur

ne

14:54
Présentateur

sentez pas une inflexion, ce

14:57
Locuteur

n'est pas pour

14:57
Présentateur

reprendre le terme de M. Sarkozy, mais enfin de la politique étrangère française qui était justement pointée du doigt dans ce double jeu vis-à

15:05
Locuteur

-vis

15:05
Présentateur

des intérêts financiers avec ces pays que vous citez, dont on sait très bien qu'ils arment et qu'ils financent Daesh.

15:12
Locuteur

Alors c'est vrai que ce

15:12
Présentateur

double jeu est compliqué. Est-ce que là, vous sentez qu'une inflexion, tant

15:18
Locuteur

donné

15:18
Présentateur

les frappes, est-ce qu'elle frappe Daesh par exemple ? Est-ce qu'on est sorti du conflit ? Faut-il être tapé

15:23
Locuteur

Bachar

15:24
Présentateur

Al-Assad ou Daesh ? Est-ce que ça vous paraît clarifié ou on voit de clarification ?

15:28
Locuteur

Moi je ne suis pas... Quel est l'ennemi

15:30
Invité

? Je n'ai pas assisté au bombardement les derniers qui viennent d'avoir lieu par été sur Raqqa, je n'en sais rien. Moi l'inflexion que je vois en tout cas en ce moment, c'est ce qui se passe en France métropolitaine. L'inflexion que je vois, et j'espère qu

15:40
Locuteur

'on

15:40
Invité

va en parler, c'est que le président de la République et le Premier ministre ont refusé d'annuler les élections régionales qui ont lieu dans 10, 9 jours, dans moins de 3 semaines. Mais qu'elles sont maintenues, il a refusé de les annuler, mais moyennant quoi, l'état d'urgence fait que désormais les grands médias ont été verrouillés et il est impossible de tenir des réunions publiques. Je devais en tenir une ce soir à Bondy, il y a eu un arrêté préfectoral qui interdit toutes les réunions publiques. En d'autres termes, si ça se passait en Russie ou en Chine, n'est-ce pas ? Parce que pendant ce temps-là, certes, nous, on ne peut pas faire campagne.

On nous dit, paraît-il, que c'est pour respecter les victimes. Mais moi, j'estime que la meilleure façon de respecter les victimes, c'est justement de maintenir la démocratie. C'est qu'il y ait des comptes que l'on demande aux dirigeants du pays. Actuellement, on voit quoi à la télévision ? On voit M. Hollande, M. Valls et puis les dirigeants du PS. Par exemple, M. Bartholone, qui est candidat pour la tête de l'Ile-de-France. On les voit plastronner à la télé. On voit également Les Républicains et le Front National. Tout ce petit monde s'exprime sur les questions concernant la géopolitique internationale. Et les autres partis politiques, et en particulier le nôtre, nous n'avons plus rien.

Nous sommes complètement verrouillés. C'est une honte. C'est une véritable manipulation. Mais au-delà de ces élections régionales, il y a un autre phénomène très grave. Vous avez vu la décision annoncée par M. Hollande, qui a réuni en

16:58
Locuteur

congrès... C'est ce que j

16:59
Présentateur

'allais vous demander.

16:59
Invité

Il y a quelques jours... Enfin, excusez-moi, mais les cadavres sont encore chauds que le président de la République se permet de proposer une réforme de la Constitution.

17:09
Présentateur

J'allais vous le demander. Êtes-vous d'accord avec l'état d'urgence ? 3 mois et la refonte de la Constitution ?

17:14
Locuteur

Alors,

17:14
Invité

l'état d'urgence, je ne suis pas un spécialiste des questions de sécurité. Il ne me paraît pas choquant qu'un état d'urgence ait été appliqué en Ile-de-France. C'est là où les faits se sont produits. De là à l'appliquer sur l'ensemble du territoire de la République, enfin en tout cas la France métropolitaine, Corse comprise, je trouve que ça fait déjà beaucoup.

17:33
Locuteur

Je

17:33
Invité

rappelle qu'en 2005, c'était la dernière fois qu'il y

17:35
Locuteur

avait

17:35
Invité

eu l'état d'urgence, c'était pour les problèmes dans les banlieues. Il y avait eu 25 départements qui avaient été sélectionnés. Là,

17:41
Locuteur

c

17:41
Invité

'est une centaine de départements.

17:43
Locuteur

C

17:43
Invité

'est toute la France métropolitaine et la Corse. J'ajoute qu'on a vu un état d'impréparation incroyable. Le président de la République a dit en fermeture des frontières. Mais comment peut-il fermer les frontières ? Il n'y a plus aucune guérite nulle part quand vous voulez passer de France en Belgique. Le simple fait déjà d'envoyer un certain nombre de gendarmes mobiles ou de policiers des frontières, etc., le long de la frontière belge, les gens avaient déjà pu repartir, ce qui d'ailleurs, c'était le cas. Donc en fait, on a un état d'impréparation complet. Et on en profite pour instituer un état d'urgence dont on nous annonce maintenant que ça va durer 3 mois.

Mais pourquoi pas aussi 30 ans ? Qu'est-ce que c

18:23
Locuteur

'est

18:23
Invité

que cette histoire ?

18:24
Présentateur

Il faudrait un état d'urgence européen, François Celino. Parce

18:27
Locuteur

que j

18:27
Présentateur

'entends qu'il y

18:28
Locuteur

a

18:28
Présentateur

des arrestations en Angleterre, en Belgique,

18:32
Locuteur

en

18:32
Présentateur

Italie,

18:33
Locuteur

en

18:33
Présentateur

Allemagne, en Espagne. Donc je veux dire, aujourd'hui, c'est toute l'Europe qui s'agite.

18:39
Locuteur

Donc

18:39
Présentateur

est-ce que ça a un intérêt de le faire en Ile-de-France, voire même au niveau national ?

18:42
Locuteur

Est-ce qu'il ne faudrait pas

18:44
Présentateur

être un cran au-dessus

18:44
Locuteur

?

18:45
Invité

Mais attendez, il n

18:45
Locuteur

'y a

18:45
Invité

pas d'état d'urgence dans les pays que vous avez cités.

18:47
Locuteur

Non, non, vous l'aurez compris. C

18:49
Présentateur

'est-à

18:49
Locuteur

-dire

18:49
Présentateur

qu'en fait, en gros, toute l'Europe a une urgence. Parce qu'a priori, ça va dans tous les sens. Non, mais attendez.

18:53
Invité

Il ne

18:53
Locuteur

faut

18:53
Invité

quand même pas non plus exagérer. Il y a eu des intérêts absolument dramatiques. Et je tiens ici à rendre... Comme tout le monde, nous avons été extrêmement bouleversés par ça. Moi, je connais quelqu'un qui a été un professeur de mon fils qui est mort dans ces affaires. qui se sont déroulés d'ailleurs tout à côté de chez moi. Donc on est... Nous sommes, comme tout le monde, particulièrement consternés. Les habitants de Paris, en particulier du 11e arrondissement où j'habite, on est particulièrement touchés. Bon. Mais cela étant, il faut quand même raison garder. On ne va pas non plus basculer dans une société généralisée de surveillance.

D'ailleurs, je vais vous faire remarquer quelque chose. C'est qu'on allait voir ce qu'on allait voir après les attentats Mohamed Merah. On a eu pris des mesures d'urgence pour renforcer la sécurité. Après les attentats du 7 janvier, de nouveau des mesures sécuritaires. Et maintenant, on nous dit quoi ? De nouveau des mesures sécuritaires. Il n'y a pas de garantie anti-attentat, même dans les États les plus férocement policiers. Regardez. Même sous l'Allemagne hitlérienne, il y

19:51
Locuteur

a

19:51
Invité

eu un attentat contre Hitler. Il y avait des attentats. Bon. Donc ça veut dire que même un État extrêmement policier ne peut pas garantir l'absence d'attentats. Il faut donc quand même rechercher aussi d'où viennent ces attentats. Et il faut quand même se poser la question de savoir quelle est la politique diplomatique et militaire menée par la France, sans que les Français n'aient eu à en débattre. Sans d'ailleurs même que le Parlement français n'aient eu à en débattre. Parce que nous sommes dans un univers où les dirigeants français piétinent allègrement tous les principes fondamentaux de la République française et de notre Constitution.

Avant d'entrer en guerre contre un État, normalement, il doit y avoir un débat à l'Assemblée nationale.

20:25
Présentateur

Justement, je voulais vous demander, est-ce que la sécurité, la réponse sécuritaire, est une réponse à la guerre

20:32
Locuteur

contre

20:32
Présentateur

Daesh

20:33
Locuteur

? Vous

20:34
Présentateur

venez quasiment d'y répondre. Parce que c'est la réponse que le gouvernement nous fait pour l'instant.

20:39
Locuteur

Et

20:39
Présentateur

est-ce que les mesures qui ont été prises vous paraissent bonnes

20:43
Invité

? Écoutez, il va se passer la même chose que les autres fois. C'est-à-dire qu'on va avoir, comme on le voit en ce moment, des gens, des forces de l'ordre qui vont circuler, qui

20:51
Locuteur

vont faire du rodeo. 115 000 militaires et policiers vont... Ça va

20:55
Invité

durer une semaine, 15 jours, 3 semaines. Et puis progressivement, les choses vont reprendre leur cours. La France n'a pas de marge de manœuvre budgétaire, si

21:07
Locuteur

vous voulez. Est-ce que la

21:07
Présentateur

réponse n

21:08
Locuteur

'est

21:08
Présentateur

pas politique

21:08
Locuteur

? Est-ce qu'on est dans le

21:11
Présentateur

traitement des effets,

21:12
Locuteur

des conséquences ? Est-ce qu'il ne faut pas s'attaquer à la racine ? On en a parlé

21:16
Invité

tout à l'heure.

21:16
Locuteur

D

21:16
Invité

'où viennent ces phénomènes ? J'aimerais, moi, que l'on demande à M. Hollande, à M. Fabius, qui disait il y a quelques mois de cela, qu'Al-Nosra faisait du bon boulot. Je rappelle que ce gouvernement a, comment dirais-je, a balancé des armements, a fourni des armements aux terroristes qui combattaient le régime de Bachar el-Assad. Je veux qu'il faudrait qu'il y ait... que le président de la République passe à la question et réponde aux Français qu'il puisse lui poser les vraies questions. Quels sont les liens qu'il y a entre l'Arabie Saoudite et Daesh, entre le Qatar et Daesh, entre les États-Unis et Daesh, entre la Turquie et Daesh ? Et qu'est-ce que nous,

21:56
Locuteur

on

21:56
Invité

fait là-dedans ? En quoi est-ce que c'est conforme aux intérêts de la France ? Parce que revenons quand même avant tout ça. La vente d'armes

22:03
Présentateur

? Peut-être que l'intérêt,

22:04
Locuteur

c'est la vente d'armes.

22:05
Invité

Mais revenons avant tout ça. Il y a 20 ans, on n'avait pas ça. Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est quoi l'origine de l'origine ? C'est quand même les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Suite aux attentats du 11 septembre, les Américains ont dit qu'ils allaient remodeler le Moyen-Orient. Et donc ça a été une politique dite de remodelage du Moyen-Orient. Je montre ça dans certaines de mes conférences, où on a des espèces de docteurs fol amour, vous savez, des dingues en fait, qui se sont dit « on va charcuter tous ces États ».

On y ajoute par ailleurs la politique constante des Anglo-Saxons et notamment des Américains, qui s'appelle « divide and conquer », c'est-à-dire on pulvérise les États-nations qui résistent à l'Empire euro-atlantiste. Le résultat, c'est qu'on a pulvérisé l'Afghanistan, l'Irak, la Somalie, le Soudan, la Libye, la Syrie, l'Ukraine. D'ailleurs, c'est une politique qui ne s'arrête pas aux frontières de la France. On aura peut-être l'occasion d'en parler, parce que maintenant, sur la liste, c

23:00
Locuteur

'est

23:00
Invité

les pays occidentaux, les pays d'Europe qui vont y passer avec la fragmentation prévue par ces forces qui tiennent l'UE. Donc, face à ça, on a affaire à des gens qui ont ouvert une boîte de Pandore terrifiante. Certes, le régime de Kadhafi n'était sans doute pas un régime très démocratique. Certes, le régime de Salah Musse n'était pas un régime démocratique. Il avait utilisé du gaz sarin contre ses populations. Il y avait eu 5 500 morts. Ça,

23:25
Locuteur

c

23:25
Invité

'est tout à fait exact. Mais

23:26
Locuteur

qu

23:28
Invité

'est-ce qui s'est passé en Irak depuis l'intervention ? On en est à 1 300 000 morts. Qu'est-ce qui est devenu la Libye depuis la destruction du régime de Kadhafi ? Qu'est-ce qui est devenu la Syrie depuis que ça a été déstabilisé ? Qu'est-ce

23:39
Locuteur

qui est en

23:39
Invité

train de devenir l'Ukraine depuis que ça a été déstabilisé ? C'est bien pire, parce qu'on ouvre une boîte de Pandore et on laisse les seigneurs de la guerre maintenant diriger leur... Alors, dans ce genre de situation, vous avez effectivement prolifère tous les terrorismes, toutes les criminalités. C'est quelque chose de terrible. C'était des régimes dictatoriaux, c'est vrai, mais qui ne sont pas plus dictatoriaux d'ailleurs que l'Arabie saoudite ou le Qatar ou le Bahreïn que l'on soutient, que les États-Unis soutiennent Beck et Ong. Quant à la démocratie d'ailleurs en Occident et aux États-Unis, les gens qui sont depuis 14 ou 15 ans à Guantanamo sans procès...

Et puis moi, je constate au jour le jour comment en France, on interdit à un parti politique de facto d'avoir accès à tous les grands médias du pays. Je le constate constamment. Je constate même que la campagne électorale actuellement, c'est une honte. D'ailleurs, nous allons nous porter devant des organismes internationaux pour essayer d'avoir des observateurs internationaux. La situation de la France est en train de devenir une dictature. Et je pèse mes mots.

24:38
Présentateur

Bougez-moi Adrie sur Radio Soleil, Soleil politique.

24:43
Locuteur

Voilà,

24:44
Présentateur

on va avoir

24:44
Locuteur

une

24:45
Présentateur

très courte pause pour accueillir, on en profite pour accueillir Pascal Coupé, conseiller municipal UDI de Pierfitte-sur-Seine en Seine-Saint-Denis. Alors Pascal, je te laisse intervenir.

24:52
Locuteur

Oui,

24:53
Invité

j'ai écouté avec très attention les interventions de M. Asselineau. J'ai l'impression d'être donné un peu dans la théorie du complot. C'est-à

25:04
Locuteur

-dire

25:04
Invité

que tout le monde dit les méchants.

25:06
Locuteur

Il

25:06
Invité

y a certaines choses, je suis tout à fait d'accord avec vous en ce qui concerne les problèmes géopolitiques au niveau du Moyen-Orient parce qu'il

25:13
Locuteur

y a

25:13
Invité

quand même un certain nombre de points à lever. Mais par contre, moi j'aimerais savoir qu'est-ce que vous proposeriez par rapport à tout ça justement, à part le constat, à part ce constat-là que vous vous faites ? Qu

25:23
Locuteur

'est

25:23
Invité

-ce que vous proposeriez par rapport à ça

25:24
Locuteur

?

25:25
Invité

Alors d'abord, je voudrais réagir sur la formulation que vous avez dite de théorie du complot.

25:31
Locuteur

Ah, c

25:31
Invité

'est volontaire. J'aimerais savoir en quoi est-ce que nous avons formulé la théorie du complot et qu'est-ce que c'est pour vous la théorie du complot

25:40
Locuteur

?

25:40
Invité

Je voudrais signaler à ce propos, et j'attire l'attention de tous les auditeurs et tous les gens qui veulent bien m'écouter, sur ce qui s'est passé au mois de juillet de l'année dernière, je crois de mémoire que c'était le 21 juillet 2014, dans le journal Le Monde. Vous n'allez pas me dire que le journal Le Monde est un journal complotiste. Le journal Le Monde a fait état d'un rapport de plusieurs centaines de pages qui a été édité par une organisation non-gouvernementale américaine qui s'appelle Human Rights Watch, un travail très approfondi qui a été fait par notamment des universitaires,

26:11
Locuteur

d

26:12
Invité

'où il ressortait que dans un très grand nombre de cas

26:14
Locuteur

d

26:15
Invité

'attentats dits islamistes, c'était en fait le FBI qui était derrière.

26:19
Locuteur

Et

26:20
Invité

le FBI profitait du manque de discernement, de caractère paumé de certaines personnes, pour leur donner de l'argent, leur donner des armes, les droguer, et les inciter à aller commettre des attentats. Et ça, c'est pas moi qui le nie, c'est le journal Le Monde du 21 juillet 2014,

26:36
Locuteur

c

26:36
Invité

'est également, ça a été repris par France 2, et vous avez une ONG qui a fait tout à

26:40
Locuteur

l

26:40
Invité

'heure avec des universitaires, des chercheurs qui ont fait ça de façon très... Alors,

26:43
Locuteur

je ne dis pas que c'est un artiste dans le monde aujourd'hui. On sait ce que je trouve

26:46
Invité

certains ONG, on a vu énormément d'ONG aussi qui nous ont sorti des rapports, qui n'ont ni queue ni tête parfois, et qui sont malheureusement parfois repris aussi par des journaux,

26:57
Locuteur

et

26:57
Invité

que malheureusement c'est repris aussi dans les réseaux,

27:02
Locuteur

c

27:02
Invité

'est repris aussi... enfin voilà. On

27:03
Locuteur

a quand même

27:04
Invité

pas mal de choses comme ça, dire qu'aujourd'hui, d'ONG, dire que le FBI paye

27:12
Locuteur

effectivement,

27:12
Invité

finance des gens,

27:14
Locuteur

et

27:14
Invité

puis en

27:14
Locuteur

plus, il les envoie, etc.

27:16
Invité

Non,

27:16
Locuteur

c

27:16
Invité

'est bien de le dire,

27:17
Locuteur

mais bon, il faut quand même

27:18
Invité

amener d'autres preuves que des ONG,

27:21
Locuteur

des

27:21
Invité

ONG

27:22
Locuteur

qui font

27:22
Invité

des rapports sur un certain nombre d

27:25
Locuteur

'éléments.

27:25
Invité

Mais moi, ce qui m'intéresserait au-delà de tout

27:27
Locuteur

ça, ce qui m'intéresserait au-delà de tout ça... Non, non, mais attendez,

27:29
Invité

c'est quand même pas rien ce que je viens de dire,

27:30
Locuteur

excusez-moi. Non, non,

27:31
Invité

c'est quand même pas rien. C'est quand même pas rien. Je note donc que vous considérez... Moi,

27:36
Locuteur

je ne considère rien. Non, non, on

27:37
Invité

va prévenir le journal Le Monde, donc il est complotiste et conspirationniste. Je pourrais aussi... Vous devriez aller regarder par exemple sur notre site Internet ou sur Google. Quand vous voyez Mme Hillary Clinton elle-même, qui lors d'une audition, je crois que c

27:50
Locuteur

'était

27:50
Invité

à la Chambre des représentants ou au Sénat des États-Unis, a dit que c'était les États-Unis qui avaient créé Al-Qaïda, c'est bien. Elle est conspirationniste ? Elle est complotiste ? Et elle dit quoi, Mme ? Elle a perdu la raison ? Mme

28:01
Locuteur

Hillary Clinton,

28:02
Invité

elle

28:02
Locuteur

n

28:02
Invité

'a pas dit que c'était les États-Unis qui avaient créé Al-Qaïda. Mme Hillary Clinton, elle avait dit que les États-Unis avaient financé, effectivement, des rebelles, dont Al-Qaïda, d'accord, pour, effectivement, Bachar el-Assad.

28:14
Locuteur

La différence,

28:14
Invité

elle est quand même énorme entre ce que vous dites et aussi ce qu'elle a dit. Elle est quand même énorme entre, oui, c'est les États-Unis qui ont financé, qui ont limite la manière que vous... Et en plus, je ne

28:25
Locuteur

suis

28:25
Invité

pas pour, effectivement, le système a fait à

28:26
Locuteur

l

28:26
Invité

'américaine. Mais au-delà de tout ça, il faut justement faire attention aussi au niveau

28:30
Locuteur

des mots. Non, mais attendez, vous dites que

28:35
Invité

Mme Hillary Clinton a reconnu qu'elle avait financé Al-Qaïda. Et vous trouvez que c'est très différent de ce que j'ai dit. Non, je suis désolé.

28:44
Locuteur

Non, vous parlez de création. Et d'ailleurs, oui, c'est différent.

28:46
Invité

Mais c'est pareil. C'est pareil. Quand vous êtes au milieu du désert, si vous donnez de l'argent et des armes, vous créez quelque chose.

28:51
Locuteur

Il ne faut pas exagérer.

28:51
Invité

Al-Qaïda, Al-Qaïda, Al-Qaïda existaient. Ils ont financé. Il faut savoir qu'Al-Qaïda a été alimenté aussi par les militaires de, comment s'appelle, de l'Irak. Aussi, puisqu'il

29:02
Locuteur

y

29:02
Invité

a une grande partie des militaires irakiens qui ont rejoint Al-Qaïda parce qu'il y

29:08
Locuteur

a

29:08
Invité

eu, effectivement, une déstabilisation, là,

29:09
Locuteur

effectivement,

29:10
Invité

de ce pays-là. Donc, voilà. Après, les moyens, ils les ont trouvés aussi via les pays de l'Est, aussi, au niveau des armes, puisqu'il y a quand même beaucoup d'armes qui ont circulé au départ de ça. Et après, il y

29:24
Locuteur

a

29:24
Invité

eu, effectivement, un financement parce que l'ennemi juré de tout l'Occident, c'était effectivement Bachar Al-Assad. Voilà. Pourquoi, d'ailleurs, à votre avis ? Pourquoi

29:32
Locuteur

est-ce que Bachar Al-Assad est devenu l'ennemi juré de

29:34
Invité

l'Occident ? C'est simplement parce qu'il y a derrière...

29:35
Locuteur

Ça

29:35
Invité

sent le pétrole. Parce que derrière, il s'agit notamment de faire transiter le pétrole qui pourrait aller en Europe et qui pourrait contourner la fourniture vers le gaz russe. On est dans la grande géopolitique. Et face à ça, si vous voulez, les grandes théories sur les droits de l'homme ne pèsent rien. Je peux vous assurer que, pour ce qui me concerne, moi, je suis allé en Syrie il y a une vingtaine d'années. Je peux vous assurer que c'était un pays... C'était pas sous Bachar Al-Assad. C'était sous l'égide de son père.

C'était un pays qui était, bien entendu, une dictature, mais encore une fois, pas pire, même bien moins pire que l'Arabie saoudite, qui est soutenue à bout de bras par les Occidentaux. En Syrie, sous le régime...

Ce sont des régimes laïcs que les Américains ont voulu détruire, des régimes laïcs de partie basse, inspirées largement de la laïcité à la française, pour promouvoir le wahhabisme et le salafisme, qui sont une lecture qui ne représente pas plus de 10% d'ailleurs des croyants de l'islam, une lecture complètement rigoriste et complètement critiquée d'ailleurs par beaucoup de savants musulmans eux-mêmes, une lecture complètement déconnectée des réalités que font ces pays, et qui amène l'Arabie saoudite à avoir un régime de nature médiévale. C'est ça que soutiennent actuellement les pays occidentaux. Je suis désolé de vous le signaler. Ah non,

30:48
Locuteur

mais

30:48
Invité

là je suis d'accord.

30:50
Locuteur

Parce

30:50
Invité

qu'on l'a dit dans d'autres discussions, effectivement, ce n'était pas un problème pour moi à ce niveau-là.

30:53
Locuteur

C

30:53
Invité

'est effectivement que c'est des pays qui étaient soutenus par les occidentaux. Mais après, faire effectivement, excusez-moi, un certain amalgame, pas un amalgame, utiliser certains mots ou utiliser certaines définitions pour justifier un positionnement, là, effectivement, je pense qu'il faut un peu, à mon avis, à ce que je sais aussi, rééquilibrer les choses, puisque, et c'est pour ça que je parlais en introduction de théorie du complot, parce que, moi, j'estime qu'il y

31:21
Locuteur

a

31:21
Invité

un certain nombre de choses qui sont mal dites, et qui laissent penser que tout le système occidental est là-dedans. Même si, effectivement, il y a énormément de choses qu'on a

31:33
Locuteur

à dire par rapport au système occidental. Je ne peux pas laisser

31:37
Invité

dire ce qui vient d'être dit, parce que c

31:38
Locuteur

'est

31:38
Invité

une façon désormais de frapper de sidération tout débat en France. C'est que dès que vous commencez à rechercher les choses, à citer les études les plus sérieuses, Interpol, des universitaires, etc., dès que ça n'est pas conforme à la doxa, on vous sort théorie du complot et amalgame. Vous savez que cette idée de théorie du complot a été elle-même bâtie par la CIA, on a d

31:59
Locuteur

'ailleurs

31:59
Invité

toutes les preuves, pour essayer de contredire les rumeurs insistantes qui circulaient sur l'affaire de l'assassinat de Kennedy. Désormais, en France, dès que vous commencez à dire des choses qui ne sont pas conformes à la doxa dominante, le périmètre est très étroit de ce qui est autorisé sur les grands médias du pays, on vous taxe de théorie du complot, vous n'avez plus le droit de parler. Eh bien, figurez-vous que ça, ça marche de moins en moins. Parce que les Français ne sont pas bêtes. Les gens ne sont pas stupides. Ils vont se documenter sur Internet de plus en plus.

32:28
Locuteur

Justement, Internet a révolutionné

32:29
Présentateur

la chose ?

32:29
Locuteur

Bien entendu. Il y a un contact direct entre le citoyen et les élus, les experts. Alors, je sais que

32:33
Invité

monsieur va me dire qu'on trouve tout sur Internet, mais c'est vrai qu'on trouve tout sur

32:36
Locuteur

Internet. Tout sur le contraire.

32:37
Invité

Mais qu'est-ce qu'on trouve sur les médias, les grands médias ?

32:39
Locuteur

Sur les grands médias,

32:40
Invité

on trouve essentiellement de la propagande et des mensonges. Voilà la réalité de la situation.

32:46
Présentateur

Alors,

32:46
Locuteur

rapidement,

32:46
Invité

Amel,

32:47
Présentateur

parce qu

32:47
Locuteur

'on fait

32:48
Présentateur

signe et qu

32:49
Locuteur

'on marque une pause.

32:50
Présentateur

Voilà, juste pour finir sur une note peut-être un peu plus constructive, pour ne

32:54
Locuteur

pas

32:54
Présentateur

dire positive, est-ce que la solution est d'aller vers une coalition internationale élargie pour lutter contre DASH, par exemple, les Russes avec peut-être les Américains. On a vu Obama et Poutine parler en tête-à-tête hier. La France, l'Iran,

33:13
Locuteur

je ne sais pas.

33:14
Invité

Déjà, la première chose à faire... Plus nombreux contre

33:17
Locuteur

Daesh cette fois. La première chose

33:18
Invité

à faire, ce serait déjà d'interdire à l'Arabie Saoudite, au Qatar et à la Turquie de financer, d'acheter quoi que ce soit à ces assassins. Premièrement, et que toute personne qui achètera du pétrole ou qui achètera des œuvres d'art ou n'importe quoi à Daesh, soit immédiatement poursuivie et mis un crime puni de 30 ans de prison. On verra ce qui déjà commencera par se passer.

33:40
Locuteur

Pour

33:40
Présentateur

rebondir sur ce que vous faites, Poutine, en marge du G20, a dit que 40 pays finançaient ces pays, dont certains du G20. Allez,

33:49
Locuteur

on va être obligés de marquer une

33:50
Invité

pause. C

33:51
Locuteur

'est

33:51
Invité

Poutine, le G20.

33:56
Présentateur

Bougez ma adrie sur Radio Soleil, Soleil politique. Allez, de retour en studio en compagnie de François Asselineau. Bonsoir François. Re-bonsoir, oui.

34:12
Locuteur

En

34:12
Présentateur

compagnie d'Amel Arfawi. Bonsoir, bonsoir à tous.

34:16
Locuteur

Et

34:16
Présentateur

puis de Pascal Coupé qui nous a rejoint et qui a presque fâché François Asselineau.

34:21
Locuteur

Non.

34:21
Présentateur

Non. Moi, je pose des questions bêtes. Tu l'as agacé.

34:24
Locuteur

Parce que c'est les

34:24
Présentateur

mêmes discours, j'imagine, que vous entendez toujours. Mais parce qu'on entend toujours ça.

34:28
Locuteur

C'est la répétition pour vous. Ça empêche les gens de réfléchir. Non, je

34:31
Invité

ne veux pas accepter ça. Ce n

34:31
Locuteur

'est

34:31
Invité

pas un

34:32
Locuteur

discours. Si, si, ça empêche les gens de réfléchir. D'ailleurs, puisqu'on en a écouté, je vais vous

34:36
Invité

dire quelque chose. Non, non, mais je pense que

34:37
Locuteur

c'est ce qu'il est dit. Je vais vous dire quelque

34:39
Invité

chose qu'il faut là aussi que tout le monde réfléchisse. Dans la constitution de la Vème République telle qu'elle a été ratifiée par 82% des Français en 1958 dans la version de Charles de Gaulle, il y avait un article 68 qui précisait le crime de haute trahison du président de la République et qui précisait également ce qu'était le crime de complot contre la sûreté de l'État.

35:00
Locuteur

Ça,

35:01
Invité

c'était des formulations qui avaient été mises dans la Vème République par Charles de Gaulle. Eh bien figurez-vous que ces deux crimes ont été retirés de notre constitution.

35:09
Locuteur

Le

35:10
Invité

crime de complot contre la sûreté de l'État a été retiré par une loi constitutionnelle en 1993, c'est-à-dire huit mois après la ratification du traité de Maastricht, par, vous savez, une espèce d'accord entre la gauche et la droite. Les Français n'ont pas vu le coup passer.

35:24
Locuteur

Et

35:25
Invité

le crime de haute trahison a lui aussi été retiré en début 2007, là aussi par un prétendu modernisation de la constitution. Alors la question que les auditeurs doivent se poser, est-ce que vous ne croyez pas qu'il faut avoir une idée derrière la tête pour retirer de la loi fondamentale de la France le crime de complot contre la sûreté de l'État et le crime de haute trahison ? Au passage, d'ailleurs, l'histoire du monde n'est faite que de complot. D'ailleurs, les versions qui circulent sur, bien sûr, le 11 septembre, c'est un complot. Il y

35:57
Locuteur

a

35:57
Invité

des complots partout, c

35:57
Locuteur

'est ce qu'il disait. Donc ça suffit, c'est peut-être une théorie du complot. C'est exactement,

36:01
Invité

là vous êtes en train de confirmer,

36:02
Locuteur

c

36:02
Invité

'est qu'il faut savoir que quand le président de la République, enfin le général de Gaulle, quand il y avait ces lois-là, c'était véritablement par aussi, par rapport à une situation historique de l'époque, parce qu'il y avait effectivement un très gros risque de complot, la preuve en est, puisque le général de Gaulle, il y

36:18
Locuteur

a

36:18
Invité

eu un complot contre lui, et il y a eu des tentatives de complot à

36:21
Locuteur

cette époque-là. Oui, des tentatives d'assassinats très nombreuses, d'ailleurs organisées

36:23
Invité

par la CIA, tout le monde maintenant est au courant. Est -ce

36:27
Présentateur

que

36:27
Locuteur

l

36:29
Présentateur

'État français, comme tout État souverain actuellement, n'est pas finalement aux prises d'une situation complexe, et géopolitique, et économique, et sociale, et spirituelle, et philosophique ? Est-ce que cet État français n'est pas simplement pris dans une situation complexe, et qui le mène à jouer un petit peu, à passer entre les lignes, j'allais dire, pour essayer de gérer au mieux les intérêts de la France, plutôt que d'être dans le blanc ou dans le noir

37:02
Locuteur

?

37:03
Invité

Non, attendez, bien sûr que, attendez, la situation d'un État, c'est toujours quelque chose de compliqué.

37:07
Locuteur

C'est compliqué aujourd'hui de gérer.

37:08
Invité

Ça

37:09
Locuteur

n'enlève en rien les failles, il faut rester

37:11
Présentateur

vigilant, nous sommes en

37:12
Locuteur

démocratie, ça n

37:13
Présentateur

'enlève en rien. Mais est-ce que ce n'est pas la situation compliquée du monde

37:17
Locuteur

? Déjà, la

37:19
Invité

République française, contrairement à ce que vous avez dit, n'est plus un État souverain. La République française n'est plus que désormais un État vassalisé, qui ne possède plus son droit de battre monnaie, qui ne possède plus son droit de fixer sa

37:31
Locuteur

diplomatie et

37:32
Invité

son armée, qui ne possède plus... Qui

37:34
Locuteur

rend les choses plus difficiles.

37:36
Invité

Justement, qu'est-ce qu'il

37:36
Locuteur

faut faire ? Nous

37:37
Invité

avons la solution, il faut sortir de l'Union Européenne, de l'euro et de l'OTAN. Ça fait 8 ans et demi, vous me reconnaîtrez en tout cas la constance, ça fait 8 ans et demi que je le dis, que j'ai créé un mouvement politique, et de plus en plus de Français commencent à se rendre compte que c'est en effet la seule solution. Je ne dis pas que c'est une solution qui va régler tous les problèmes d'un seul coup. Bien entendu, comme disait Charles de Gaulle, les problèmes, on vit avec. Mais ce que je peux affirmer,

38:00
Locuteur

c

38:01
Invité

'est que si nous ne sortons pas au plus vite, de l'Union Européenne, de l'euro et de l'OTAN, la situation que nous connaissons va s'aggraver dans tous les domaines, et en particulier, je suis très inquiet, ce sont les libertés publiques, c'est la démocratie qui est en train d'être détruite en France. J'y reviens constamment. Nous sommes actuellement dans une situation, c'est du jamais vu dans l'histoire des républiques. Il va y avoir des élections dans moins de 3 semaines. Nous sommes en état d'urgence. L'état d'urgence signifie que le gouvernement a le droit de monopoliser tous les médias, ce que d'ailleurs il fait, et d'interdire les réunions publiques, ce que d'ailleurs il fait.

Ça se passerait en Russie avec Poutine, ou en Chine avec le président Xi Jinping. Qu'est-ce qu'on n'entendrait pas dans les grands médias ? Je suis désolé, nous sommes dans une situation de dictature qui ne dit pas son nom.

38:46
Présentateur

Alors, peut-être un point positif concernant l'Europe. Ce matin, Jean-Yves Le Drian a demandé aux représentants de la défense des pays de

38:53
Locuteur

l

38:53
Présentateur

'Union Européenne

38:53
Locuteur

qu'ils

38:54
Présentateur

aident la France dans les opérations extérieures, et ils apportent un soutien unanimement à cette demande. Oui,

38:59
Locuteur

mais

38:59
Présentateur

ils

38:59
Locuteur

ne vont pas... L'Europe,

39:01
Présentateur

c'est aussi la solidarité.

39:01
Locuteur

Mais non,

39:02
Invité

mais ça,

39:02
Locuteur

c

39:02
Invité

'est ce que les anglais, les anglo-saxons, ils ont un mot assez drôle pour décrire ça. Ça s'appelle « lip service », c'est-à-dire le service des lèvres. C'est-à-dire que ça ne mange pas de pain de dire ça. On a vu aussi M. Kerry qui est arrivé. Alors c'est, voilà, on va renforcer la coopération entre les États-Unis et la France. Ils avaient déjà dit la même chose le 7 janvier. À chaque attentat, ils nous sortent le même truc. Le problème, c'est qu'à l'intérieur... Le 7 janvier, ils n'avaient fait aucunement la demande parce que c'est une demande officielle et de manière... Parce qu'il

39:28
Locuteur

y a

39:28
Invité

un article exprès qui est fait pour. Et là, ils l'ont sorti. Là, effectivement, on va voir ce que ça va donner. Puisque là, on a pris... Et de

39:34
Locuteur

la

39:34
Invité

souplesse dans le déficit aussi. Voilà.

39:36
Locuteur

Et

39:36
Invité

là,

39:36
Locuteur

ils vont prendre... Alors,

39:37
Invité

je ne défends pas les socialistes, bien évidemment, aussi. Donc il faut rassurer. Mais par contre, là, ils vont les mettre au pied du mur. Et a priori, je dis bien pour l'instant, a priori, tous les pays européens ont dit OK, Banco, on y va. Maintenant, on va voir ce qu

39:55
Locuteur

'ils

39:55
Invité

vont faire. Oui,

39:56
Locuteur

on va voir ce qu'ils vont faire. Wait and see.

39:58
Présentateur

Voilà.

40:01
Invité

La France, en tout cas, n'est pas dirigée...

40:03
Locuteur

Non, non. Vous avez compris

40:04
Présentateur

ma question

40:04
Locuteur

?

40:05
Présentateur

Comment ? Quand je dis la France n'est pas un peu l'idiot utile de ce conflit, c'est-à-dire qu'on a 28 pays dans l'Union européenne, il

40:09
Locuteur

n'y a

40:09
Présentateur

que la France qui se positionne et qui prend des risques.

40:12
Locuteur

Ça, c'est... Quand on gage son pognon, son fric,

40:14
Invité

elle ne l'a pas, d'ailleurs. Ça, c'est assez exact. C'est d'ailleurs, vous savez, c'est un phénomène... Il y avait le gendre de Churchill qui s'appelait Sir Christopher Soames, qui était ambassadeur des Royaumes-Unis en France en 1964, qui avait eu un mot très drôle, une fois que je me permets de vous le redire. Il avait dit qu'il faut toujours nommer... Il avait un accent britannique. Il faut toujours nommer un Français à la tête d'une organisation internationale parce que c'est le seul qui ne défend jamais les intérêts de son propre pays. Voilà. La réalité,

40:41
Locuteur

c

40:41
Invité

'est que nous avons la France, c'est sans doute Cocorico, la France et en particulier les dirigeants que nous avons, se complaisent à être les larbins numéro un de Washington, alors que d'autres pays, notamment les pays scandinaves, les pays de l'Est,

40:54
Locuteur

sont

40:54
Invité

quand même... Enfin, certains pays de l'Est sont

40:56
Locuteur

quand même... Je pense par exemple à l'Italie,

40:57
Présentateur

à l'Allemagne.

40:59
Locuteur

Oui,

40:59
Invité

parce que l'Allemagne défend beaucoup mieux ses intérêts. Les pays scandinaves, l'Angleterre, l'Allemagne défendent beaucoup mieux leurs intérêts nationaux que la France. La France est en train de détruire tous ses intérêts nationaux dans tous les domaines. Citez-moi un seul domaine dans lequel la construction européenne ait amélioré la situation en France depuis 20 ans. Que l'on ne me dise surtout pas, l'Europe c'est la paix. On voit justement que l'Europe est en train de nous entraîner vers la guerre.

41:20
Présentateur

Vous ne croyez pas en un autre scénario hors la sortie de l'Europe ou de l'OTAN, qui paraît compliqué, donc pour être pragmatique, est-ce qu'un autre scénario

41:30
Locuteur

avec

41:31
Présentateur

les alliances aujourd'hui ne peut-elle pas évoluer

41:35
Locuteur

au

41:36
Présentateur

regard de la dimension globale et grave de ce qui se passe ? Est-ce que ce Daesh, comme il a été financé, créé, inventé, je ne sais pas par qui, ne peut-il pas faire point commun, j'allais dire, pour que tous

41:52
Locuteur

combattent et sortir de cette histoire ?

41:55
Invité

Vous n'allez pas me dire que des types qui sont des bédouins au fond du désert, qui sont dans un truc enclavé, peuvent résister à une armada de la première

42:03
Locuteur

armée du monde et l'OTAN plus à Russie. Mais

42:05
Présentateur

est

42:05
Locuteur

-ce que l'étape dans laquelle nous sommes aujourd'hui...

42:07
Invité

En l'espace de 7 ou 8 jours, on peut mettre Daesh à l'agonie, il suffit de lui couper les vivres.

42:13
Locuteur

C'est quand même facile. Mais est-ce que ce scénario, vous

42:16
Présentateur

n'y croyez pas ? Ne serait-il pas possible ? Quel scénario ? De couper les finances de Daesh et de le faire disparaître. C

42:24
Locuteur

'est ce que nous appelons de nos voeux.

42:26
Présentateur

Oui, mais fait comment ? Par qui

42:28
Locuteur

?

42:29
Présentateur

Parce que la coalition telle qu'elle peut se faire, nous parvenir à bout de cette guerre,

42:34
Locuteur

pour qu'enfin, on

42:35
Présentateur

redéveloppe les économies.

42:37
Locuteur

La France, tout ça, ne peut pas qu'on peut les vivre de Daesh. C'est une coalition qui va permettre de pouvoir...

42:43
Invité

Je n'ai pas

42:44
Locuteur

dit que la France toute seule pourrait... On

42:46
Invité

mélange quand même un certain nombre de sujets. Quand nous, nous disons qu'on veut sortir la France de l'UE, de l'euro et de l'OTAN,

42:52
Locuteur

ce

42:52
Invité

n

42:52
Locuteur

'est

42:52
Invité

pas pour lutter contre Daesh.

42:54
Locuteur

Daesh, c'est un problème qui est un problème

42:56
Invité

conjoncturel, si j'espère. Mais les problèmes de la France sont des problèmes dans tous les domaines. Mais

43:02
Locuteur

il faut parler de Daesh. Vous dites que c'est compliqué,

43:04
Invité

mais ça n'a rien de compliqué. Il faut prendre des mesures.

43:07
Locuteur

J

43:07
Invité

'ai fait toute une conférence. Je renvoie les auditeurs au site upr.fr, ils le verront. J'ai fait toute une conférence pour expliquer comment on peut sortir de l'UE et de l'euro par l'article 50 du traité de l'UE et comment on peut sortir de l'OTAN par l'article 13 du traité de l'Atlantique Nord. Maintenant, toutes les propositions qui consistent à dire on va faire autrement une autre Europe, un autre truc, un autre truc,

43:26
Locuteur

ça,

43:26
Invité

c'est ça qui ne peut pas marcher.

43:28
Locuteur

Vous ne les croyez pas. Je ne crois pas. Ça ne peut pas marcher. Non, ça ne peut,

43:32
Invité

statistiquement, mathématiquement, ça ne peut pas marcher puisqu'il faut l'unanimité des 28 États membres. Donc, il y a l'unanimité

43:39
Locuteur

des 28 États membres.

43:40
Invité

Sauf si on change la Constitution aussi européenne. Non,

43:43
Locuteur

mais

43:43
Invité

il

43:43
Locuteur

n'y a

43:43
Invité

pas de Constitution européenne. Ça,

43:44
Locuteur

ça

43:44
Invité

n'existe pas. Il

43:45
Locuteur

y a des

43:45
Invité

traités européens. Et

43:46
Locuteur

les

43:47
Invité

traités européens, vous ne pouvez les changer qu

43:48
Locuteur

'à l'unanimité.

43:49
Invité

Les traités européens,

43:50
Locuteur

on

43:50
Invité

peut les changer, effectivement, qu'à l'unanimité, sauf si on change la Constitution européenne aussi, d'accord, de manière claire et unanime.

44:00
Locuteur

Excusez-moi, je ne

44:01
Invité

peux pas laisser dire une pareille ineptie. Il n'y a pas de Constitution européenne.

44:04
Locuteur

Ça

44:04
Invité

a été rejeté par les Français en 2005. Il y a des traités européens qui, actuellement, ne peuvent les modifier qu'à l'unanimité. Vous pouvez me dire qu'on va changer les traités pour que ça ne soit plus à l'unanimité. Mais pour changer ça,

44:17
Locuteur

il

44:17
Invité

faudrait avoir l'unanimité,

44:18
Locuteur

d

44:18
Invité

'accord, pour faire tomber l'unanimité.

44:21
Locuteur

Vous n'aurez jamais, vous n'aurez jamais l'unanimité. Ça, c'est vous qui le dites.

44:24
Invité

Il y

44:24
Locuteur

a

44:24
Invité

une capacité politique de pouvoir changer, effectivement, cette Europe-là qu'on a, effectivement.

44:29
Locuteur

Écoutez, monsieur, ça fait 60 ans qu'on nous parle d'une autre Europe. Non, c'est statistiquement impossible. Ça

44:34
Invité

aussi,

44:34
Locuteur

c

44:34
Invité

'est une réalité.

44:35
Locuteur

Vous

44:35
Invité

savez, aujourd'hui, il y

44:37
Locuteur

a

44:37
Invité

beaucoup de choses qu'on parlait il y a des années, qui sont arrivées

44:40
Locuteur

aujourd'hui. Je pensais que c'était un

44:43
Invité

autre

44:43
Locuteur

socialisme. Non, mais ce n'est pas une question d'un

44:44
Invité

autre socialisme. Mais

44:45
Locuteur

je vous sens très pessimiste. Ce n'est pas parce que ça fait 60 ans. Mais non, je ne suis pas du tout très pessimiste. Mécaniquement, les choses ne peuvent pas arriver. C'est ça, le problème. Je dis que c'est extrêmement

44:52
Présentateur

simple.

44:52
Locuteur

Mais quelle est votre

44:53
Présentateur

perspective, alors ?

44:54
Invité

Mais quels sont les pays qui se

44:55
Locuteur

portent le mur en Europe ?

44:57
Invité

C'est la Suisse, la Norvège, l'Islande. Ce sont les trois pays qui ne sont pas dans l'Union européenne ni dans l'euro. Est-ce que vous avez des attentats islamistes en Suisse ?

45:04
Locuteur

On ne peut pas mélanger

45:07
Invité

la Suisse et tous les pays que vous avez dit, puisque actuellement, chaque pays européen, et c'est pour ça que ça ne fonctionne pas au niveau de l'Europe, dans l'Europe, chaque pays fonctionne avec leurs propres règles au sein de cette Europe. Donc on voit les différences sociales, les différences économiques, les différences de TVA, les différences de ceci, les différences de cela. Là, effectivement,

45:23
Locuteur

l'Europe ne peut pas fonctionner.

45:23
Invité

Mais si,

45:24
Locuteur

c

45:24
Invité

'est ça. Là, l'Europe ne peut pas fonctionner correctement parce qu'on a systématiquement des déséquilibres au niveau de la TVA, au niveau des charges sociales, etc. Ça,

45:30
Locuteur

c

45:30
Invité

'était le problème. Et ça,

45:32
Locuteur

c

45:32
Invité

'est l'un des gros problèmes au niveau de l'Europe. Oui,

45:33
Locuteur

mais ça, monsieur, ça fait 50 ans qu'on dit. Mais ça, on ne peut pas dire

45:36
Invité

qu'on sort de l'Europe et qu'elle puisse changer les choses au niveau de l'Europe. Non,

45:40
Locuteur

mais je n'ai pas

45:40
Invité

dit qu'ils vont

45:40
Locuteur

justement contre.

45:41
Invité

Écoutez, c'est comme si vous disiez, je vais être dans un appart, dans un immeuble où il y a 28 co-propriétaires.

45:46
Locuteur

C'est pour ça que je dis qu'au

45:48
Invité

niveau de l'Europe, il faut une Europe politique,

45:50
Locuteur

pas une Europe... Non, mais arrêtez avec vos barats tapis. D'ailleurs, je voudrais dire... Ça, c'est une chose... Non, mais ça, c'est une chose qu

45:54
Invité

'il faut

45:55
Locuteur

quand même admettre. Non, mais attendez, ça suffit. Je ne comprends pas. C'est une chose qu'il faut admettre.

45:57
Invité

Et une Europe politique, ça peut exister aussi.

45:59
Locuteur

Si vous, vous n'y croyez pas, c'est une vraie chose. Non, mais attendez, attendez, laissez-moi parler, François Céline, laissez-moi parler.

46:03
Invité

D'ailleurs, je ne vois pas ce que vous faites, en fait, dans cette émission, monsieur. Ah

46:06
Locuteur

bon ?

46:06
Invité

J

46:06
Locuteur

'étais invité, justement, et en

46:09
Invité

tant qu

46:09
Locuteur

'Européen. Non, mais attendez. En tant qu'Européen convaincu, c'est pour ça que là, effectivement, j'interviens. Non, mais vous n'êtes pas tête de

46:15
Invité

liste aux élections régionales, me semble-t

46:17
Locuteur

-il. Mais attendez, attendez. Vous n'êtes

46:17
Invité

pas tête

46:18
Locuteur

de liste aux élections régionales.

46:19
Invité

Vous êtes un responsable politique

46:20
Locuteur

?

46:20
Invité

Oui,

46:21
Locuteur

mais

46:21
Invité

monsieur, figurez-vous que le mouvement auquel vous appartenez, l'UDI, qui est percut,

46:25
Locuteur

d'ailleurs,

46:25
Invité

de scandales, de trafic, de gens qui sont mis en examen divers et variés, qui fait des alliances avec les Républicains, les Républicains, l'UDI, on les voit constamment sur tous les médias. Pour une fois que j

46:41
Locuteur

'ai

46:41
Invité

la possibilité de m'exprimer sur une petite radio de la bande FM, vous monopolisez la parole pour nous ressortir toujours le même barata.

46:49
Locuteur

Non, non, on ne peut pas accepter qu'une seule vision. Allez, on va... Il n'y a pas d'une désolée.

46:55
Invité

Invitez-moi, par exemple, que je puisse discuter avec les dirigeants de l'UDI, la monsieur Abime Meyer, par exemple, n'est-ce pas, que je puisse

47:04
Locuteur

discuter... C'est un des dirigeants de l'UDI, comme dans n'importe quelle

47:05
Invité

partie,

47:06
Locuteur

il y a plusieurs visions. Monsieur Jean

47:07
Invité

-Claude

47:07
Locuteur

Lagarde, etc. C'est Jean-Christophe Lagarde. Jean

47:09
Invité

-Christophe Lagarde, que je puisse discuter avec lui sur TF1, d'accord.

47:12
Présentateur

Bon, allez, on va marquer une pause,

47:13
Locuteur

on

47:13
Présentateur

se retrouve tout de suite après.

47:19
Locuteur

Allez,

47:20
Présentateur

de retour en studio, en compagnie de François Asselineau, président de l'UPR, tête de liste

47:25
Locuteur

de

47:25
Présentateur

l'UPR au régional Ile-de-France. Justement, j'avais oublié la devise tout à l'heure, c'était l'union du peuple pour rétablir la démocratie. Donc, on serait presque... A changé de sigle, ce serait UPRD.

47:37
Locuteur

Monsieur François Asselineau.

47:38
Invité

Oui, on peut dire ça si vous voulez. L'essentiel,

47:40
Locuteur

c

47:40
Invité

'est qu'en tout cas, notre démocratie, elle est bien mal partie, n'est-ce pas ? Et je réinsiste encore une fois pour les auditeurs qui arriveraient en cours de route. Nous avons actuellement, dans moins de trois semaines, une élection nationale. Et la plupart des... Et tout le débat politique est actuellement phagocyté par le Parti Socialiste, les Républicains et l'UDI, et puis le Front National. Voilà.

48:00
Locuteur

Voilà. Donc, on ne

48:02
Présentateur

compagne pas ce qu'elle me coupait. Amel,

48:04
Locuteur

enfin,

48:04
Présentateur

oui. Donc, on prend tout de suite les auditeurs. Mais si vous pouvez réagir au 01 43 48 43 43 01 43 48 43. Et on accueille tout de suite Aïssa de Paris. Aïssa, on vous écoute. Merci d'avoir patienté.

48:17
Locuteur

Oui,

48:17
Présentateur

bonsoir à vous. Donc, voilà. Bonsoir à vous tous.

48:21
Locuteur

J

48:21
Présentateur

'ai pris un petit peu l'échange entre vous en cours.

48:24
Locuteur

Moi,

48:25
Présentateur

j'avais une question à vous tous. Je voulais savoir ce qu'il est possible en France

48:30
Locuteur

qu

48:30
Présentateur

'il pouvait y avoir un nouveau 18 novembre, 18 décembre.

48:37
Locuteur

En

48:38
Présentateur

tout cas, des personnalités politiques, je ne

48:39
Locuteur

sais

48:39
Présentateur

pas, je penserais à De Villepin, je penserais à Juppé, à Bayrou,

48:43
Locuteur

à Marquineau. Précisez votre question,

48:44
Présentateur

Aïssa. On ne comprend pas, là. Précisez votre question, Aïssa.

48:47
Locuteur

Alors,

48:47
Présentateur

ma question, est-ce qu'il y aurait un appel ?

48:50
Locuteur

Un

48:50
Présentateur

appel du 18 juin, ça veut dire pour

48:52
Locuteur

revenir à une

48:53
Présentateur

politique française, fidèle à ses traditions, 2007, parce que depuis 2007, il y

49:01
Locuteur

a

49:01
Présentateur

quelque chose

49:02
Locuteur

qui

49:03
Présentateur

partait en vrai en France au niveau politique extérieure ou intérieure, parce que

49:07
Locuteur

j

49:07
Présentateur

'entendais un petit peu les commentaires des personnes qui

49:09
Locuteur

présentent

49:10
Présentateur

sur le plateau, sur l'OTAN et tout ça.

49:15
Locuteur

Donc

49:15
Présentateur

je veux savoir,

49:15
Locuteur

est

49:15
Présentateur

-ce que vous pensez

49:16
Locuteur

qu'il

49:17
Présentateur

pourrait y avoir...

49:18
Locuteur

Un nouvel appel du 18 juin ? Voilà,

49:23
Présentateur

qui remette un petit peu la politique française, soit extérieure, soit

49:26
Locuteur

intérieure,

49:27
Présentateur

avec une certaine indépendance,

49:29
Locuteur

parce

49:33
Présentateur

qu'aujourd'hui... D'accord. Merci, Aïssa. François Sillineau va vous répondre.

49:38
Invité

Je dirais tout simplement, c'est une idée sympathique, généreuse,

49:42
Locuteur

comme

49:42
Invité

ça, mais qui, dès qu'on connaît un petit peu la politique, ne peut pas fonctionner. Mais notre auditeur a cité quelques personnalités qui sont... que tout sépare. Ils n'ont absolument pas les mêmes visions de ce que doit être la France, de ce que doit être la relation entre la France et l'Union européenne, la France et les États-Unis. Notre auditeur, par exemple, mentionne M. Juppé ou M. Bayrou, qui sont des gens complètement dans la main des États-Unis et de l'Union européenne. Comment peut-on, avec ça, avoir un discours commun ? C'est non. Ça ne fonctionne pas comme ça. Ce n

50:16
Locuteur

'est

50:16
Invité

pas possible.

50:17
Locuteur

Allez,

50:18
Invité

on va accueillir maintenant Malika.

50:20
Locuteur

Bonsoir, Malika.

50:21
Invité

Oui, bonsoir. Bonsoir, messieurs. Bonsoir, mesdames. Et bonsoir, monsieur le président. Merci. Merci, monsieur le président. Voilà, moi, j'ai quelque chose à vous dire. Je ne

50:35
Locuteur

sais

50:35
Invité

pas. Allez

50:36
Locuteur

-y, on vous écoute, Malika. Le temps est compté.

50:38
Invité

Oui, merci beaucoup. Alors,

50:40
Locuteur

j

50:41
Invité

'aimerais bien savoir le mot Daesh. Ça veut dire quoi

50:44
Locuteur

?

50:46
Invité

Parce que le mot Daesh, il n

50:48
Locuteur

'y

50:48
Invité

en a pas dans le monde arabe. Deuxièmement, c'est les Américains qui ont fabriqué le Daesh, qui ont ramené...

50:59
Locuteur

Malika, justement,

51:00
Présentateur

Malika, je suis vraiment désolé, parce que nous, on voulait parler un peu de la campagne des régionalistes de France, parce que

51:05
Locuteur

justement, l'UPR souhaite rester... Oui, la dame, elle

51:07
Invité

dit, s'il vous plaît, monsieur, juste un mot.

51:09
Locuteur

Alors, un mot. La

51:10
Invité

dame, elle a dit qu'il faut ramener les Arabes pour faire la guerre terrestre. Non, madame. Tous les

51:17
Locuteur

hommes,

51:18
Invité

ils sont morts maintenant. C'est fini, il ne reste plus rien. Bouche, il a tué tout le monde.

51:24
Présentateur

Merci, Malika. Merci, Malika. Bon, allez, on continue. Je suis désolé, Malika, mais là, on essaie de sortir un peu de la géopolitique pour rentrer un peu dans le vif du Suisseur et parler du national, parler de la France. Et justement, François Asselineau expliquait qu'il ne comprenait pas trop qu'à une quinzaine de jours des élections régionales. Aujourd'hui,

51:43
Locuteur

en

51:43
Présentateur

fait, on est quoi ? On serait

51:45
Locuteur

tenté de dire qu'on n'est

51:45
Présentateur

qu'entre deux chaises ?

51:46
Locuteur

On ne sait pas trop s'il faut aller voter, pas voter, la campagne est arrêtée ? Je

51:49
Invité

vais vous raconter une anecdote. J'ai été invité par des journalistes de petites, excusez-moi, de petites radios, de petites télévisions. Ne prenez pas ça mal. Au contraire, c'est la seule chose qui reste encore pour faire un petit peu la démocratie en France.

52:01
Locuteur

Ce

52:01
Invité

sont des radios comme la vôtre, des radios communautaires. À chaque fois que j'ai été invité par les journalistes, ils m'ont demandé quel était mon programme régional. Et je leur ai dit, mais attendez, le programme régional, je vais vous en parler. Nous avons un programme régional. Les auditeurs peuvent aller le voir sur notre site up1.fr. Mais j'ai dit, en fait,

52:16
Locuteur

les

52:17
Invité

Français sont contrefiches. Et d'ailleurs, le soir du 1er tour, le 6 décembre à 20h15, plus personne ne parlera du programme régional. Je disais ça même l'autre jour. J'étais sur Radio Campus le fameux soir du vendredi 13, quelques minutes, quelques heures avant le déclenchement des fusillades. Bien. J'avais à faire face à moi un journaliste qui trouvait que j'abusais. Maintenant, plus personne ne parle des programmes régionales.

52:41
Locuteur

C

52:41
Invité

'est terminé. Tout le monde ne parle plus que des questions internationales. Donc c'est la raison pour laquelle j'insiste sur le fait que le sens du vote du 6

52:48
Locuteur

décembre... Bien

52:50
Invité

sûr, tout le monde peut aller voir les programmes. On a un programme qui est la déclinaison de notre programme national. Mais le vrai sens de vote des auditeurs, c'est que s'ils votent pour le PS, ça sera interprété le 6 décembre à 20h10 secondes comme un soutien à la politique actuelle de François Hollande qui est en train de charcuter la Constitution française pour modifier...

53:11
Locuteur

Parce que

53:11
Présentateur

vous pensez, François Asselineau, que c'est le PS qui va recueillir les fruits ? Vous ne pensez pas à un autre parti qui va recueillir un maximum de fruits avec un calcul peut-être pour 2017 ? Des régions qui vont basculer ? J'y viens. Il

53:22
Invité

n

53:23
Locuteur

'y a

53:23
Invité

pas ailleurs des gens qui... Si les gens votent pour les Républicains, les gens diront effectivement que c'est un appui à Sarkozy. Si les gens votent pour le Front National, les gens vont dire que c'est formidable pour Mme Le Pen. Parce qu'actuellement, en effet, vous avez raison, tout est fait par les grands médias pour promouvoir constamment le Front National.

53:40
Locuteur

Et les événements derrière ?

53:41
Invité

Bien sûr. Et d'ailleurs, le Front National a été le premier à dire qu'il ne faut plus faire de campagne électorale par respect pour les... Donc nous sommes, nous, privés de campagne électorale. Et je voudrais dire quelque chose qui va nous sortir un petit peu du Moyen-Orient, mais qui va vraiment nous mettre en plein sur la France. Il y a un sujet absolument capital qui est en train de se dérouler et dont personne ne parle sauf l'UPR. C'est quoi ? C'est que lors de ces élections régionales, les Français vont voter pour de nouvelles régions.

Alors pas en Ile-de-France, elle n'a pas été modifiée, mais les deux Normandies, Champagne-Ardenne-Lorraine-Alsace, Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente, Aux-Bourgognes-Franches-Comtés, etc., c'est un redécoupage de ces régions. Ce qui se profile derrière, c'est la suppression des départements. Et nous, nous sommes le seul mouvement politique qui expliquons pourquoi ceci est en cours. Ce qui se cache derrière, et je pèse mes mots, ce qui se cache derrière, c'est la destruction programmée de la République française.

54:40
Locuteur

Ce

54:40
Invité

qui se cache derrière, c'est la politique dite des euro-régions, où l'on donne de plus en plus de pouvoir à ces espèces d'immenses régions, de très grandes régions, qui sont calculées pour avoir la même taille que la Caroline du Sud, ou que la Virginie occidentale, ou que les grands lenders allemands. Ce qui se cache derrière, c'est que progressivement, on nous expliquera, vous comprenez, le niveau national, finalement, ne sert à rien. D'ailleurs, on apprend de plus en plus l'anglo-américain dès le plus jeune âge, et on va promouvoir...

55:06
Locuteur

— C'est quoi, c'est une conséquence de la

55:07
Présentateur

décentralisation, ça, François Asselineau

55:09
Locuteur

? — C'est une

55:09
Invité

politique déterminée. Et ceux qui pensent que je vaticine, que j'affabule... — Après

55:12
Locuteur

l

55:12
Invité

'autonomie, l'indépendance,

55:13
Locuteur

c'est ça ? —

55:13
Invité

Regardez ce qui se passe en Espagne avec la Catalogne, où la situation est une exceptionnelle gravité. Personne n'en parle dans les grands médias. Regardez ce qui s'est passé au Royaume-Uni. L'Écosse a envoyé... Tous les députés écossais lors des dernières élections générales sont indépendantistes. Regardez ce qui se passe en Belgique avec la Flandre. Mais attention, ce sont des indépendances pour rire. Ce sont des indépendances dans le cadre de l'UE et de l'OTAN. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le projet qui est derrière, c'est la destruction d'un pays qui a 1 500 ans d'âge, la France.

C'est qu'ensuite, on est une Bretagne indépendante, un pays à un langue de Croussillon indépendant, un Champagne-Ardenne-Lorraine-Alsace indépendant, etc. C'est-à-dire quoi ? Nous aurons été pulvérisés, comme les pays d'ailleurs du Moyen-Orient dont je parlais, et les Français deviendront les esclaves d'une oligarchie financière et industrielle impitoyable. C'est ça la réalité. Moi, je vois une autre réalité.

56:05
Locuteur

C

56:05
Invité

'est qu'on a quand même un portefeuille extrêmement large et qu'effectivement, se débarrasser des départements, on va enfin arriver à la réduction des charges au

56:22
Locuteur

niveau de l'OTAN. Il y a des charges

56:23
Présentateur

administratives qui permettent

56:24
Locuteur

de réduire le monde. Oui, à un moment, c'est juste ça.

56:27
Invité

Après, il y en a qui vont nous dire, il nous faut effectivement garder le lien directement avec le citoyen parce que la région, ça sera des grands trucs. Les mairies, elles seront toujours là. Elles auront bien évidemment moins de pouvoir, mais on aura une capacité. Les régions auront une capacité de pouvoir faire en sorte à ce que l'utilisation des biens des citoyens, puisque les impôts coûtent quand même cher en France, faire avancer les gros projets. Non,

56:51
Locuteur

mais

56:51
Invité

ça, c'est la langue de bois officielle que vous venez

56:53
Locuteur

de l'écouter. Non, c'est le travail sur le travail terrain.

56:55
Invité

Je vous dis, il suffit d'arriver. En Suisse, il y a 23 cantons qui sont moitié moins peuplés que

56:59
Locuteur

les départements. Mais la Suisse se

57:01
Invité

porte extrêmement bien.

57:02
Locuteur

On ne peut pas comparer la Suisse ou l'Irlande par rapport à la France. Et pourquoi on ne pourrait pas... Juste au niveau de la taille. Ce n'est pas une question de mépris, c'est au niveau de la taille. Vous

57:08
Invité

avez l

57:09
Locuteur

'État de

57:09
Invité

Singapour, qui est grande comme

57:11
Locuteur

la moitié de France, qui porte

57:12
Invité

très bien avec un

57:13
Locuteur

niveau

57:13
Invité

de vie supérieur au nôtre. Donc, il faut arrêter de dire ça. Avec des immenses régions,

57:19
Locuteur

nous

57:19
Invité

ne pourrons pas, bien entendu, avoir des services totalement dans la région, dans la capitale régionale. On va donc être obligés de maintenir les services un petit peu partout. Ça va avoir une augmentation des coûts et non pas une diminution. Vous semblez applaudir de vous, d'appeler de vous la suppression des départements. Je rappelle que les départements ont été créés le 15 janvier 1790 pour assurer l'égalité entre les Français. Ce qui est en train d'arriver, c'est qu'on est en train de réintroduire les inégalités entre les Français et les territoires.

Et il s'agit d'instaurer, de diviser le peuple français contre lui-même pour qu'ensuite il soit la proie de l'oligarchie financière et industrielle dont je parlais tout à l'heure.

57:58
Présentateur

Alors, je vais reprendre rapidement un sondage Opinion Way, Opinion Way, valeur actuelle de la semaine dernière, qui vous annonce, aux prochaines élections régionales, avec un résultat de 1%. Est-ce que vous êtes au courant de ce sondage ?

58:12
Locuteur

On a eu

58:12
Invité

différents sondages. On a eu un sondage TNS Sofres One Point qui nous donnait 2% au niveau national. Il y

58:20
Locuteur

a

58:20
Invité

eu un Ipsos qui avait l'air de nous donner à 2,5%. Là,

58:24
Locuteur

c

58:24
Invité

'est au niveau national

58:25
Locuteur

? Non, au niveau régional. Au niveau régional

58:28
Présentateur

sur 803 personnes. En gros, est-ce que le pourcent,

58:31
Locuteur

ça

58:31
Présentateur

vous réjouit

58:31
Locuteur

?

58:32
Présentateur

Est

58:32
Locuteur

-ce que ça vous permet déjà d'être dans les radars des sondeurs ce qui n'était pas le cas il y a quelques années ? D'abord,

58:35
Invité

ce qui est tout à fait nouveau, c'est qu'effectivement, comme vous dites, on est dans les radars des sondeurs. Deuxièmement, je précise que nous n'avons pas les moyens de payer les instituts de sondage. Or, si vous regardez le livre qu'a sorti M. De Villiers, on apprend que les instituts de sondage, il faut les payer pour avoir des bons sondages. Donc ça veut dire qu'on est certainement très

58:52
Locuteur

utile et

58:52
Invité

1%. Voilà. Moi, je vois, quand je me sors dans la rue,

58:55
Locuteur

il

58:55
Invité

y a très souvent des gens qui me félicitent, qui me rencontrent tous les jours dans la rue. Je voudrais dire quelque chose. Le sondage TNS-Sofres, il a été fait sur 2200 personnes au niveau national.

59:06
Locuteur

Il

59:06
Invité

nous a donné à 2%. Alors il y

59:08
Locuteur

a

59:08
Invité

des gens qui disent, oui, mais 2%, vous regardez, c'est tout petit, regardez les Républicains, regardez le Front National. Oui, mais attendez. Le Front National, les Républicains ou le PS, vous avez 100% des Français qui connaissent. Il y a 100% des Français qui connaissent Mme Le Pen. Comment pourrait-on ne pas la connaître ? Elle a droit, elle, à passer sur tous les médias de grande diffusion, matin, midi, soir et la nuit, 365 jours par an. Donc tous les Français la connaissent. Et en réalité, le Front National, pour l'instant, n'a jamais

59:32
Locuteur

dépassé... Elle a

59:32
Présentateur

pas le profit du fameux « vue à la télé » ?

59:34
Invité

Oui, absolument. Mais nous, qui connaît en France l'Union Populaire Républicaine

59:39
Locuteur

?

59:39
Invité

Demandez, nous...

59:40
Locuteur

Les auditeurs de Radio-Soleil, François Lisnaud. Les auditeurs de

59:42
Invité

Radio-Soleil, vous avez raison. Je vous en remercie, Boujnaud. Mais en gros, vous avez, nous, d'après nos destinations, il y a peut-être 4% des Français qui connaissent l'UPR, 4 ou 5%. Imaginez que nous avons 4% des Français qui connaissent l'UPR et que nous allons avoir 2% dans les urnes. Ça veut donc dire qu'il y a la moitié des gens qui connaissent l'UPR qui vont voter pour nous. Je ne sais pas si vous vous rendez compte du taux d'approbation colossal que nous avons. Le seul et unique obstacle à notre développement exponentiel, il est d'ailleurs très élevé, mais il pourrait être explosif si nous avions accès aux médias de grande diffusion.

Or, c'est justement la raison pour laquelle nous sommes verrouillés. Nous avons d'ailleurs saisi le CSA qui nous a fait une réponse qui est absolument indigne de la fonction de cette institution.

1:00:26
Présentateur

Et pourtant, actuellement, vous êtes à 9198 adhérents. Je connais le chiffre précis, non pas que j'assure votre promotion. François Asselineau, c'est tout simplement parce que vous annoncez en temps réel le nombre d'adhérents. Donc, on peut considérer qu'à partir de 10 000, vous commencez à devenir un parti qui commence à peser.

1:00:41
Invité

Mais oui,

1:00:42
Locuteur

mais

1:00:42
Invité

écoutez...

1:00:43
Locuteur

Alors, si on

1:00:43
Présentateur

ne vous donne pas accès aux médias, vous l'expliquez comment ? Je veux dire,

1:00:46
Locuteur

vous

1:00:46
Présentateur

n'êtes pas un bon client, François Asselineau

1:00:48
Locuteur

? Je

1:00:48
Invité

suis un très bon client, comme on dit,

1:00:49
Locuteur

puisque

1:00:49
Invité

à chaque fois que je suis passé, lorsque je suis passé chez Ruquier, il y a quand même eu 1 400 000 et quelques mille téléspectateurs. D'ailleurs, ça a monté pendant l'émission. Ça a monté pendant l'émission, c'est-à-dire que j'ai fait largement plus que Bernard-Henri Lévy qui a table ouverte constamment dans tous les médias. Comment vous expliquez ça, à votre avis

1:01:03
Locuteur

?

1:01:04
Invité

Bah, moi... Donc,

1:01:05
Locuteur

ça veut

1:01:06
Invité

dire que lorsque je... Excusez-moi, lorsque j'interviens sur des médias, sur des radios et des télés, les petits médias ou les médias moyens, ou même les grands médias comme ça,

1:01:14
Locuteur

ils

1:01:14
Invité

se frottent les mains, ils se

1:01:14
Locuteur

sont

1:01:14
Invité

dit « On a une très bonne audience ». Bon. Mais je ne suis pas invité, je ne suis pas réinvité. Ça veut donc dire qu

1:01:19
Locuteur

'il

1:01:19
Invité

y

1:01:19
Locuteur

a

1:01:19
Invité

un petit problème quelque part. Voilà. Le vrai problème, pour que les auditeurs comprennent bien, c'est que nous disons quelque chose que les autres partis politiques ne disent pas. Nous, nous disons qu'il faut sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN. Eh bien, les autres partis politiques, ceux qui ont été invités à l'Élysée par M. Hollande, vous avez vu défiler Mme Le Pen, M. Dupont-Aignan,

1:01:39
Locuteur

etc. – Mais vous, vous n'avez pas été invités.

1:01:39
Invité

– Nous, on n

1:01:40
Locuteur

'a

1:01:40
Invité

pas été invités, parce qu'à chaque fois, il y

1:01:41
Locuteur

a

1:01:41
Invité

toujours un truc qui ne

1:01:42
Locuteur

va

1:01:42
Invité

pas. Nous, on est toujours dans la mauvaise case. Il y a toujours une raison,

1:01:45
Locuteur

on n'a jamais

1:01:46
Présentateur

été invités. – 10 000 adorants, ça commence quand même à représenter. – Mais attendez...

1:01:49
Locuteur

– À jour

1:01:49
Présentateur

de leur cotisation, je tiens à le préciser.

1:01:51
Invité

– Tous les journalistes nous connaissent très bien. Nous avons à l'UPR, nous avons des journalistes qui ont adhéré. Nous en avons qui nous expliquent qu'ils n'ont pas le droit de parler de nous. Nous avons le magazine Le Point ou le magazine L'Express, qui ont fait sur le point.fr. Allez, que les auditeurs aillent voir le point.fr. Il y a actuellement sur ce site toutes les élections régionales. Eh bien, il y a tous les partis qui ne sont pas tout à fait, mais presque. Et l'UPR, qui est présent dans 13 régions, nous sommes un des rarissimes partis qui soient capables de présenter 1971 candidats et candidats, nous n'y sommes pas.

Donc pour l'Ile-de-France, que l'ex-auditeur y aille, aille voir le point.fr, ils verront que l'UPR, qui est donnée à moitié moins dans les sondages que nous, est présent avec les liens, et nous, nous n'y sommes pas. Alors nous avons d'ailleurs eu une relation, comment dirais-je, on a rencontré un journaliste du point.fr qui est venu nous voir, parce que nous avons mis sur notre page Facebook qu'on était censuré, il est venu nous voir, ça a duré 2h30. Il a fait un article, nous savons que l'article en ce moment est bloqué au niveau du rédacteur en chef. Nous mettons en garde le rédacteur en chef.

Nous, nous avons enregistré les 2h30 de conversation avec le journaliste, puisque lorsque le journaliste est arrivé, il nous a dit, est-ce que ça vous dérange si j'enregistre ? J'ai dit, non, pas du tout. D'ailleurs, nous, on va faire pareil, on enregistre également. Nous en sommes là, nous allons voir si le point.fr, mais c'est vrai aussi de l'Express, c'est

1:03:06
Locuteur

vrai de la CP. C'est la bonne méthode, François

1:03:07
Invité

Célineau. Mais il nous enregistre, pourquoi nous n'aurions pas le droit de l'enregistrer

1:03:10
Locuteur

? Non,

1:03:12
Présentateur

je vous pose la

1:03:12
Locuteur

question. Non,

1:03:13
Présentateur

mais pour éclairer les auditeurs, pourquoi, à votre avis, vous êtes censuré, pour dire le mot

1:03:18
Locuteur

?

1:03:18
Invité

Nous sommes censurés

1:03:19
Locuteur

parce que

1:03:21
Invité

nous disons que nous devons sortir de l'Union Européenne de façon sereine, juridique, par l'article

1:03:26
Locuteur

5. Vous n'êtes pas le seul à le dire. Est-ce que ce n'est pas audible

1:03:28
Invité

? Nous avons

1:03:30
Locuteur

droit.

1:03:31
Invité

Le Front National, je le redis pour la cinquantième fois, le Front National ne propose pas de sortir de l'Union Européenne et de l'euro. Nous allons mettre en ligne, d'ailleurs, dans ces prochains jours, une vidéo qui montre les 21 versions recensées du Front National sur l'Union Européenne. La seule qui n'y soit jamais, c'est sortir de l'Union Européenne par l'article 50. Et le Front National propose encore moins de sortir de l'OTAN parce que nous sommes aussi le seul mouvement politique qui disons que nous voulons sortir de l'OTAN et de l'Union Européenne.

D'ailleurs, dans l'objectif d'éviter aux Français ces espèces de, comment dirais-je, d'attentats de plus en plus massifs qui risquent de tomber sur les Français. Ce n

1:04:09
Locuteur

'est

1:04:09
Invité

pas moi qui le dis. Vous avez vu que le Premier ministre en personne, Manuel Valls, a dit qu'il allait y avoir des répliques et qu'il allait y avoir d'autres

1:04:15
Locuteur

attentats. — Il faut fermer les frontières,

1:04:16
Présentateur

François Célineau. —

1:04:17
Invité

Je ne dis pas qu'il faut fermer les frontières. Je dis qu'il faut déjà et avant tout... Il faut d'abord sévir, évidemment, sur les djihadistes, bien entendu. Nous ne sommes pas un parti laxiste. Mais d'ailleurs, je signale au passage, j'en profite pour le signaler, que parmi les personnes qui sont mortes au Bataclan, il y avait aussi des jeunes maghrébins musulmans. Et que parmi les djihadistes, il y a aussi des gens qui sont convertis à une espèce d'islam de pacotille et qui ont été recrutés dans des banlieues qui n'étaient pas d'origine maghrébine. Donc il faut se garder là-dedans de toute idée reçue sur ces affaires. Il faut bien entendu être d'une grande sévérité.

Mais il faut aussi que la France sorte de ses coalitions et arrête de mener des guerres illégales dans ces pays où nous n'avons rien à faire. En tout cas, nous n'avons pas à faire régner l'ordre en Syrie.

1:04:59
Locuteur

—

1:05:00
Invité

On accueille Vladimir de Paris. Bienvenue, Vladimir.

1:05:04
Locuteur

—

1:05:04
Auditeur

Bonjour, M. Asselineau. Moi, je vous appelle.

1:05:06
Locuteur

C

1:05:06
Auditeur

'est qu

1:05:06
Locuteur

'en

1:05:06
Auditeur

gros, j'ai un ami qui me parle beaucoup de vous, mais qui est totalement inintéressant. Et puis donc aujourd'hui, on est en train de parler des attentats. Et puis donc, il me disait «

1:05:15
Locuteur

Ah,

1:05:15
Auditeur

mais Asselineau, il avait raison, Asselineau

1:05:16
Locuteur

». Et

1:05:17
Auditeur

donc moi, je me suis un peu renseigné. Il m'a passé quelques articles sur vous.

1:05:21
Locuteur

Puis

1:05:21
Auditeur

donc, j'ai vu en particulier que pour vous, pour les attentats, la seule chose que vous proposez, c'est de quitter l'OTAN. Moi, j'aimerais juste savoir, puisque ça me paraît très, très formidable de quitter l'OTAN sur le point international, si vous voulez.

1:05:33
Locuteur

Mais

1:05:33
Auditeur

étant donné qu'on a appris que tous les djihadistes

1:05:35
Locuteur

étaient

1:05:36
Auditeur

probablement d'origine française, je n'arrive pas à comprendre la portée de cette décision au niveau national

1:05:40
Locuteur

qui

1:05:41
Auditeur

s'avère totalement inutile. Et sans compter que j'arrive pas à comprendre pourquoi est-ce que vous dites que, OK, il faut quitter l'OTAN et que l'état d'urgence, c'est seulement pour vous miser. Alors qu

1:05:51
Locuteur

'il

1:05:53
Auditeur

faudrait quand même

1:05:53
Locuteur

se

1:05:54
Auditeur

renseigner et savoir que si jamais tous les terroristes, ils sont français,

1:05:57
Locuteur

c

1:05:57
Auditeur

'est un peu normal qu'on décrète l'état d'urgence en France

1:05:59
Locuteur

et

1:06:00
Auditeur

que ça ne sert à rien

1:06:01
Locuteur

de

1:06:01
Auditeur

quitter l'OTAN. Et le problème, il est à résoudre au niveau national d'abord. Et sans compter, pour vous miser, juste puisqu'il paraît qu'il faut à tout prix couvrir

1:06:12
Locuteur

ces

1:06:12
Auditeur

élections régionales, puisqu'il paraît qu'il ne

1:06:14
Locuteur

faut

1:06:14
Auditeur

pas que vous parliez de la charte régionale des langues qui est censée nous diviser.

1:06:17
Locuteur

Moi,

1:06:18
Auditeur

j'aimerais juste savoir pourquoi est-ce que vous allez

1:06:21
Locuteur

dans

1:06:21
Auditeur

des radios telles que,

1:06:22
Locuteur

demain, vous

1:06:24
Auditeur

allez sur Radio Notre-Dame, hier, vous êtes allié sur Radio Alpha,

1:06:27
Locuteur

vous

1:06:27
Auditeur

allez sur Tropic FM, sur Radio Orient, sur Berber TV, autant de radios qui ne sont

1:06:32
Locuteur

pas

1:06:35
Auditeur

de première abord française, mais d'une autre communauté, comme moi, je pourrais me revendiquer basque

1:06:38
Locuteur

et

1:06:39
Auditeur

français, ou portugais et français, ou chrétien et français, c'est-à

1:06:43
Locuteur

-dire

1:06:43
Auditeur

que c'est censé diviser, être basque et français, alors pourquoi pas chrétien et français ou portugais et français ?

1:06:49
Présentateur

Vladimir, François Sénineau va vous répondre, sinon ça va s'arrêter dans quelques minutes, donc François Sénineau vous répond. Merci Vladimir.

1:06:55
Invité

Voilà,

1:06:56
Locuteur

alors

1:06:56
Invité

c'est une attaque... Il

1:06:57
Locuteur

y a

1:06:57
Présentateur

plusieurs questions,

1:06:58
Locuteur

là. Oui,

1:06:58
Invité

c'est une attaque en règle. Sur le dernier point, moi, je ne demande qu'une chose, et Vladimir va certainement nous le procurer, c'est d'être invité sur TF1, sur France 2, sur France Inter, sur France Culture, sur France Info, sur RTL, sur Radio Monte Carlo. Vladimir, invitez-moi, faites-moi inviter, et je vous assure que j'y précipite. Voilà, si nous allons dans ces radios, c'est parce que ce sont les seules radios qui daignent accepter de m'inviter. Voilà tout simplement la situation.

Par ailleurs, ce sont des radios qui sont autorisées par le CSA, ce sont des radios avec des Français d'origine effectivement portugaise, d'origine maghrébine, mais ce sont des radios qui s'adressent d'ailleurs à la population générale, ou bien des radios confessionnelles comme Radio Notre-Dame. Moi, je parle à tout le monde, je parle dès qu'on m'invite, c'est tout à fait normal, parce qu'en plus de ça, si je comprends bien Vladimir, non seulement je ne suis pas invité dans tous les grands médias, mais en plus de ça, je ne devrais pas non plus aller là. Excusez-moi,

1:07:50
Locuteur

mais... Vladimir parle de la contradiction. Vous pousseriez pas la coquetterie jusque-là ? Alors, ça c'est le

1:07:56
Invité

premier point.

1:07:57
Locuteur

Vladimir parle de la contradiction.

1:07:59
Invité

Mais ça n'a aucune contradiction. Je vais là où on m'invite. Écoutez, je sais que l'UDI, les Républicains ont table ouverte dans tous les médias de grande diffusion. Je reconnais que vous ne vous précisez pas, en général...

1:08:09
Locuteur

Alors, c

1:08:09
Présentateur

'est l'UDI, il a pensé qu'à couper, c

1:08:10
Locuteur

'est

1:08:10
Présentateur

un simple petit conseiller.

1:08:12
Locuteur

Moi, je suis un simple petit conseiller. C'est un vice-président... Oui, je suis vice-président quand même de

1:08:16
Invité

l

1:08:16
Présentateur

'UDI.

1:08:16
Locuteur

Pour l'OTAN, pour l'OTAN, la

1:08:17
Présentateur

question de Vladimir,

1:08:18
Locuteur

on répond pour l'OTAN.

1:08:19
Invité

Pour l'OTAN, je crois que malheureusement, il a dû manquer le début de l'émission.

1:08:23
Locuteur

Nous

1:08:23
Invité

avons expliqué...

1:08:23
Locuteur

Rediffusion dès 23h ce soir, nous avons

1:08:25
Invité

expliqué... Nous avons expliqué que l'OTAN nous mène dans des guerres illégales, néocoloniales, et nous fait entrer en choc frontal dans le cadre de la théorie du choc des civilisations poussé par les États-Unis d'Amérique. C'est une théorie qui a été promue par Samuel Huntington et qui vise à faire coïncider le périmètre de l'Union européenne et celui de l'OTAN. Nous, nous disons que cette théorie est en train de nous emmener vers une troisième guerre mondiale. Nous, nous disons que nous voulons sortir de l'Union européenne parce que l'Union européenne s'inscrit dans cette espèce de multipolarité qui nous entraîne vers, justement, le choc des civilisations que nous refusons.

D'ailleurs, Charles de Gaulle disait à Perfit « Lorsque le communisme s'effondrera, l'OTAN devra se dissoudre ». Eh bien, pour une fois, de Gaulle s'est trompé. Lorsque le pacte de Varsovie s'est effondré, loin de se dissoudre, l'OTAN a proliféré. Les États-Unis ont fait entrer tous les pays de l'Est dans l'OTAN avant d'entrer dans l'Union européenne parce que les États-Unis veillent à ce que l'Union européenne, l'OTAN et bientôt le traité transatlantique États-Unis et l'Union européenne, normalement, pour les États-Unis,

1:09:26
Locuteur

se

1:09:26
Invité

doit faire une espèce de police mondiale qui devrait, en fait, rendre hors-jeu l'organisation des Nations unies. Nous, nous voulons redonner aux Nations unies leurs pouvoirs normaux qui est selon le pouvoir de faire régner la justice entre les nations. Amel,

1:09:43
Locuteur

en

1:09:44
Présentateur

conclusion, il

1:09:44
Locuteur

y

1:09:44
Présentateur

a vraiment quelques

1:09:45
Locuteur

minutes. Alors, on a pris

1:09:46
Présentateur

du temps, François, Célineau, mais on avait une émission un peu spéciale d'une heure et demie.

1:09:51
Locuteur

On

1:09:51
Présentateur

a un peu...

1:09:51
Locuteur

Vu les événements, c'était

1:09:53
Présentateur

difficile de passer à côté des

1:09:55
Locuteur

événements.

1:09:56
Présentateur

Mais le temps passe vite. Parce que

1:09:57
Locuteur

c'est vite

1:09:57
Présentateur

ici. Voilà, ça passe toujours très vite avec des invités aussi.

1:10:01
Locuteur

De qualité. De qualité, voilà.

1:10:04
Présentateur

Et comme beaucoup de choses à dire, non, non, mais moi, c'était juste... Alors, une question ou un message, je ne

1:10:10
Locuteur

sais

1:10:10
Présentateur

pas. C'est vrai, à Radio Soleil, c'est une radio qui est beaucoup écoutée par la communauté musulmane. Je sais plus comment dire, français musulman. On va dire comme ça

1:10:20
Locuteur

? Alors, si on reprend le

1:10:21
Présentateur

cahier des décharges du CSA, on se fait plutôt sur la culture maghrébine. Alors, l'acte de culture maghrébine. On n'est pas une radio confessionnelle. Soit on nomme pas les choses, soit on les nomme mal. C'est tout un sujet. Bref. Mais

1:10:32
Locuteur

on en est fiers. On en est fiers. Oui, oui, mais moi, tout

1:10:35
Présentateur

autant que vous. Moi, tout autant que vous. C'est pour les auditeurs qui nous écoutent. Et je pense que cette population, ces Français, ont vécu ces événements, ces attentats, avec un double traumatisme,

1:10:51
Locuteur

dont

1:10:52
Présentateur

on ne parle jamais, une double peine, en tant que citoyen, en tant que musulman.

1:10:58
Locuteur

Ils

1:10:58
Présentateur

ne comprennent pas, et rien ne leur est dit, et ou peu, à mon sens, pour leur expliquer un petit peu les enjeux et les clés de ce que j'ai voulu faire avec vous ou avec d'autres, pour qu'ils comprennent bien la situation, afin de ne pas assumer, culpabiliser, porter la responsabilité de ce qui se passe, parce qu'ils voient des terroristes maghrébins, un islam dont on discute beaucoup, qui est au milieu, un enjeu instrumentalisé ou pas, ils sont perdus. et ça cause des traumas énormes dont le pays n'a pas conscience et qui risque de donner, à mon sens, plus tard, auprès des jeunes, auprès des enfants, encore de, voilà, peut-être des cas à problème.

Alors moi, je voulais vous demander, puisque vous êtes, c

1:11:41
Locuteur

'est

1:11:41
Présentateur

plus votre colmien, politique, quel message avez-vous à donner, à dire, à tous ces Français, alors musulmans, asiatiques, origines asiatiques, je ne

1:11:50
Locuteur

sais

1:11:50
Présentateur

pas moi, africaines, indonésiennes ou françaises, dont on se préoccupe, c'est pour aller les voir et leur demander surtout que ressentez-vous pas d'amalgame. Une fois qu'on a dit pas d'amalgame,

1:12:00
Locuteur

ça

1:12:00
Présentateur

s'arrête là. Or, il y a des traumas bien plus profonds dont on ne

1:12:04
Locuteur

prend pas compte.

1:12:05
Invité

Écoutez, j

1:12:05
Locuteur

'ai compris votre

1:12:06
Invité

exemple, ça nécessiterait qu'on ait beaucoup de temps pour y répondre. Je dirais simplement que nous avons une histoire formidable, la France, la République française, qui nous a légué justement un principe d'égalité entre les citoyens et un principe de laïcité. Comme l'a dit, on le résume sous une formule qui dit en France, l'État connaît toutes les religions et n'en reconnaît aucune. Donc moi, ce que j'ai à dire, moi je dis toujours à tous mes publics, je dis nous sommes tous français. Donc la première chose, c'est que tous les gens qui m'écoutent, qu'ils soient musulmans, juifs, catholiques, protestants, bouddhistes, agnostiques et athées, et on a de tout à l'UPR.

On a vraiment des gens de toutes les confessions, y compris des athées militants, des gens qui n'en ont pas et qui combattent les religions. Je dis à tous, nous sommes tous français. Nous devons tous, à égalité de droits et de devoir respecter les principes républicains. J'ai tout à l'heure souligné au détour d'une phrase que parmi les morts qu'il y a à déplorer, il y a aussi des musulmans. Moi,

1:13:03
Locuteur

il

1:13:03
Invité

y a quelque chose qui me fait très peur, c'est l'instrumentalisation de ces affaires pour désigner un ennemi intérieur. Regardez les affiches du Front National qui mettent « Choisis ta banlieue »

1:13:14
Locuteur

ou

1:13:14
Invité

« Choisissez ta banlieue » où l'on voit d'un côté une femme voilée, d'un autre côté une femme avec un bonnet phrygien. Ça, c'est pas possible. Si on va dans cette direction, on est en train de créer la zizanie et des germes de guerre civile en France. C'est la raison pour laquelle, je réponds aussi aux interlocuteurs précédents, nous devons absolument sortir de ce truc mortifère de l'Union européenne et de l'OTAN parce que le modèle qu'il y

1:13:40
Locuteur

a

1:13:40
Invité

derrière, le modèle anglo-saxon, c'est un modèle d'apartheid,

1:13:43
Locuteur

de

1:13:43
Invité

planétaire. Nous, nous devons retrouver les grands principes républicains tels qu'on les trouve, par exemple, et ça n'est pas du tout une utopie. Regardez ce qui se passe à l'île de la Réunion, par exemple, où on a globalement une société qui marche globalement bien. Nous, c'est très important ce que vous avez dit. Nous, nous nous adressons à tous les Français, quels qu'ils soient, et ça marche, puisque parmi nos adhérents, nous avons des gens de toutes les origines et de toutes les confections.

1:14:04
Présentateur

Merci, François Céhuneau, président de l'UPR, tête de liste UPR pour les prochaines régionales en Ile-de-France. Merci, Pascal Coupé. Merci, Amel Arfoyou. Merci, Saleha, pour la mise en

1:14:14
Locuteur

onde.

1:14:14
Présentateur

Merci, Saleha. Voilà, pour la mise en onde.

1:14:17
Locuteur

Et

1:14:17
Présentateur

bien sûr, rediffusion ce soir, dès 23h, sur toutes nos fréquences et sur radio-soleil.com. On vous laisse en compagnie du journal et à la semaine prochaine pour un nouveau rendez-vous de Soleil Politique. Bye-bye.