Réponses aux interrogations sur l'article 68
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:41Invité politiqueFait
« M. Macron, en fait, et les gens autour de lui, ne comprennent pas – je pense – la gravité de ce qui se passe. »
- 3:24Invité politiqueFait
« on leur a volé leur démocratie pour leur imposer une politique décidée par une oligarchie financière qui vise à favoriser une poignée de milliardaires »
- 4:04Invité politiquePromesse
« Continuez et saisissez. Notamment, si vous avez une imprimante, vous imprimez le dossier de 16 pages que nous avons mis en ligne samedi, hier. »
- 4:44Invité politiqueFait
« Parmi les 14 députés, notamment M. Mélenchon, M. Ruffin, de France insoumise, et M. Dupont-Aignan qui, d'ailleurs, tous les trois, comme d'autres députés des Républicains ou de En Marche, refusent de lancer la procédure de destitution. »
- 5:28Invité politiqueFait
« La motion de censure que proposent M. Mélenchon, France insoumise et le groupe communiste GRD, en fait, ne vise pas Macron. Elle vise le gouvernement, c'est-à-dire Édouard Philippe. »
- 6:10Invité politiqueFait
« La dissolution de l'Assemblée nationale présente deux défauts majeurs. Le premier, c'est que ça n'est pas nous qui pouvons en décider, c'est-à-dire pas la représentation nationale. »
- 7:32Invité politiqueFait
« Le problème de fond, il vient de M. Macron d'une part. Il vient d'autre part de notre appartenance à l'UE. »
- 8:06Invité politiqueFait
« pour avoir un référendum d'initiative populaire, il faut en fait faire une réforme de la Constitution qui le prévoit. »
- 9:24Invité politiqueFait
« Il n'y a pas sur terre d'État qui n'ait un gouvernement, ni un chef de l'État. »
- 10:02Invité politiqueFait
« On n'a pas le droit d'utiliser l'article 68 de la Constitution pour demander la destitution de M. Macron parce que cet article 68 serait réservé à quelques cas. »
- 10:45Invité politiqueFait
« Dans la République française, la souveraineté nationale appartient à la nation, c'est-à-dire au peuple. »
- 11:25Invité politiqueFait
« le principal manquement que le président de la République peut avoir, c'est évidemment de ne pas respecter la Constitution »
- 12:47Invité politiqueFait
« On ne peut pas concevoir que la Constitution française fixe des devoirs au président de la République et n'ait pas prévu un processus de sanction si ce président de la République ne respecte pas les devoirs »
- 14:08Invité politiqueFait
« il y a déjà eu une tentative de lancer cette procédure de destitution. C'était en novembre 2016. À l'époque, le président de la République française était François Hollande. »
- 14:52Invité politiqueChiffre
« M. Lellouche avait réussi à obtenir la signature de 73 députés. Il en faut 58. »
- 16:09Invité politiqueChiffre
« nous dressons la liste de dix violations de la Constitution commises par M. Macron, sans compter quatre sujets où la probité financière de M. Macron reste encore à prouver. »
- 16:09Invité politiqueChiffre
« la Commission nationale des comptes de campagne et des financements des partis politiques qui, il y a quelques jours, a saisi le parquet avec un signalement pour expliquer que dans le parti de M. Macron l'année dernière, il y avait 144 000 euros d'origine inconnue. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] À mes chers compatriotes. Nous sommes ce soir le dimanche 2 décembre 2018. Hier, il y a eu des manifestations des Gilets jaunes à travers toute la France. Et notamment à Paris. Et qui ont versé parfois dans la violence, parfois dans la très grande violence. Notamment à Paris, à Toulouse ou dans quelques villes de province. Je profite de cet entretien pour appeler les esprits au calme, et notamment tous les manifestants qui manifestent avec les Gilets jaunes. Ne vous laissez pas détourner de la voie droite qui consiste à manifester calmement mais avec détermination, sans verser dans la violence.
Il est d'ailleurs possible que, parmi les Gilets jaunes, il y ait des gens qui s'introduisent et qui fassent de la provocation pour essayer de torpiller le mouvement des Gilets jaunes. Il est tout à fait possible qu'il s'agisse de nuire à l'image des Gilets jaunes. Donc restons calmes et gardons le cap. Vendredi dernier, j'ai fait une allocution pour appeler les Français qui m'écoutent à saisir leur député ou leur sénateur en leur demandant de lancer la procédure de destitution de M. Macron, en vertu de l'article 68 de la Constitution. Et pourquoi M. Macron ? Parce que c'est lui qui, maintenant, focalise sur lui la rancœur, le ressentiment de la population française.
Maintenant, le mouvement des Gilets jaunes ne vise plus à simplement empêcher une augmentation d'une taxe sur les produits pétroliers. Maintenant, ça touche beaucoup beaucoup de choses, beaucoup de sujets. Certains d'ailleurs, – j'ai vu – parmi des journalistes ou bien des partisans de M. Macron, s'indignent de ce qu'ils appellent une liste à la Prévert des revendications des Gilets jaunes. Mais c'est normal qu'il y ait une liste à la Prévert des revendications, puisqu'il y a eu une liste à la Prévert des mesures qui ont nui au peuple français depuis maintenant – on pourrait dire – un quart de siècle, depuis le traité de Maastricht.
Dans tous les domaines, la construction européenne s'attaque – en fait – au bien-être des Français, à leur démocratie, à leur niveau de vie, à leur droit du travail, à un rayonnement de la France, etc. Donc dans tous les domaines, il y a effectivement des récriminations. Et ça n'est pas en disant : « Faites-nous passer une liste faite de quelques propositions » qu'on va régler le problème. M. Macron, en fait, et les gens autour de lui, ne comprennent pas – je pense – la gravité de ce qui se passe. C'est en fait la personne même de M. Macron qui fait l'objet d'un rejet.
Et au-delà de sa personne, c'est la politique menée en France depuis maintenant un tiers de siècle, depuis le traité de Maastricht. En fait, les français protestent contre le fait qu'on leur a volé leur démocratie sous couvert de construction européenne avec des coups de violon sur : « L'Europe, c'est la paix », etc.
Concrètement, on leur a volé leur démocratie pour leur imposer une politique décidée par une oligarchie financière qui vise à favoriser une poignée de milliardaires et à entraîner l'ensemble du peuple français vers une baisse de son niveau de vie en les mettant en concurrence frontale – sans aucune protection – avec des milliards d'Indiens, de Chinois, de Bangladeshis, etc., par la vertu de la libre circulation des mouvements de capitaux et des délocalisations industrielles. Alors depuis que nous avons lancé cette procédure, beaucoup d'internautes ont suivi mon conseil. Je les en remercie beaucoup. Ils ont suivi ce conseil.
C'est-à-dire que, désormais, il y a beaucoup de députés et de sénateurs qui commencent à recevoir nos analyses et j'en profite pour m'adresser à toutes celles et tous ceux qui m'écoutent. Continuez et saisissez. Notamment, si vous avez une imprimante, vous imprimez le dossier de 16 pages que nous avons mis en ligne samedi, hier. Vous l'imprimez et vous le diffusez autour de vous. Soit sous forme papier à votre député, soit sous forme électronique. Diffusez-le parce que ce dossier de 16 pages est un dossier qui est très solide juridiquement et qui répond à beaucoup d'objections. À propos d'objections, d'ailleurs, j'ai vu ce qui nous arrive. D'ailleurs, des réponses de députés. Quelques-unes.
On a déjà mis en ligne sur notre site 14 réponses de 14 députés différents, et 2 réponses de sénateurs. Ces réponses ont été captées soit dans des médias où ils ont donné leurs sentiments, soit ce sont des réponses à certains de nos adhérents ou de nos sympathisants, auquel cas on a mis le courriel ou la lettre qu'ils ont adressée. Parmi les 14 députés, notamment M. Mélenchon, M. Ruffin, de France insoumise, et M. Dupont-Aignan qui, d'ailleurs, tous les trois, comme d'autres députés des Républicains ou de En Marche, refusent de lancer la procédure de destitution. Parmi les commentaires que l'on m'a faits, il y a des gens qui m'ont dit : « Oui. Mais pourquoi, en fait ?
Il faut la motion de censure ». J'ai déjà répondu. Je réponds une nouvelle fois. La motion de censure que proposent M. Mélenchon, France insoumise et le groupe communiste GRD, en fait, ne vise pas Macron. Elle vise le gouvernement, c'est-à-dire Édouard Philippe. Et puis accessoirement, il y en a déjà eu deux. Au moment de l'affaire Benalla : une déposée par la droite, une déposée par la gauche. Donc ça sera la troisième et les deux précédentes ont été retoquées, ne sont pas passées puisque la majorité de En Marche au Parlement, à l'Assemblée nationale, a refusé la motion de censure. Donc les gens qui me disent : « Mais non. Il faut une motion de censure, plutôt que la destitution »...
Je leur dis : « La motion de censure ne sert à rien parce qu'elle vise quelqu'un qui est un lampiste et ne vise pas Macron ». J'ai eu des gens qui m'ont dit : « Non. Ce qui faut, c'est une dissolution ». C'est la position, notamment, de la droite et de l'extrême-droite : Mme Le Pen, M. Dupont-Aignan, accessoirement M. Philippot. Je réponds à ça que la dissolution de l'Assemblée nationale présente deux défauts majeurs. Le premier, c'est que ça n'est pas nous qui pouvons en décider, c'est-à-dire pas la représentation nationale. En fait, c'est le président de la République seul. Donc ça veut dire qu'on demande à M.
Macron de se faire hara-kiri en dissolvant l'Assemblée nationale pour avoir de nouvelles élections légistatives. Assez probablement, d'ailleurs, les élections législatives lui enverraient une majorité différente. Et alors, la belle affaire. M. Macron resterait toujours en poste à l'Élysée. Donc le premier problème de la dissolution, c'est que c'est le Président, justement, que l'on vise qui a tout le pouvoir. Ce ne sont pas les parlementaires. Et le deuxième problème que pose la dissolution, c'est qu'il resterait au pouvoir même s'il avait une majorité hostile. À ce moment-là, il entrerait en période de cohabitation.
Puis faut voir la majorité de députés qui sortirait des urnes qui, dans la mesure où il y aurait un risque que cette majorité soit d'un parti ou de plusieurs partis européistes, mènerait en fait la même politique que celle de M. Macron. Voilà. Le problème de fond, il vient de M. Macron d'une part. Il vient d'autre part de notre appartenance à l'UE. Mais ça, tous les gens qui me connaissent le savent. Alors il y a encore une critique qui m'a été faite. C'est des gens qui disent : « Mais non. Ce qu'il faut, c'est un référendum d'initiative populaire ». Moi, je suis tout à fait d'accord avec les référendums d'initiative populaire.
C'était une des mesures importantes de notre programme présidentiel et de notre programme législatif. C'est inscrit dans le programme de l'UPR depuis des années. Donc je vais pas dire : « Je suis contre ». Seulement, le problème qui se pose, c'est que ça n'est pas demain la veille qu'on va l'avoir puisque pour avoir un référendum d'initiative populaire, il faut en fait faire une réforme de la Constitution qui le prévoit. Or, ceux qui ont la mainmise pour réformer la Constitution, c'est le président de la République M. Macron ou bien la majorité à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire l'actuelle majorité En Marche. Donc les gens qui me disent : « Non, non.
Faut pas lancer de procédure de destitution. Ce qui faut, c'est un référendum d'initiative populaire », ça revient très concrètement à dire : « Il faut rien faire maintenant. Il faut attendre que l'on change de président de la République pour modifier la Constitution ». Voilà ce que je réponds à toutes ces critiques. Il y a eu d'autres critiques. Il y a des gens qui m'ont dit – j'ai vu ça sur les réseaux sociaux – : « Bon. Et alors ? Qui est-ce qu'on mettrait à la place de M. Macron ? ». Ça, c'est quand même... Les bras vous en tombent. C'est comme tout changement. C'est comme toute élection générale. Si M. Macron était destitué, eh bien il y aurait une nouvelle élection présidentielle.
Voilà l'affaire. Et on aurait comme candidats, peut-être, les mêmes qu'en 2017. Pourquoi pas ? Les Français auraient quand même le choix. Ils pourraient choisir Fillon. Ils pourraient choisir Mélenchon, Hamon, Mme le Pen, M. Dupont-Aignan. Et moi, j'essaierai de me représenter. Et puis il y aurait peut-être d'autres candidats – pourquoi pas ? – dans la mesure où ils ont les 500 parrainages. Simplement, on serait entretemps débarrassé de M. Macron. Alors je comprends bien qu'il y a, parmi les gens qui écrivent, des gens qui disent : « Non ! Ni Dieu ni maître ! Il faut plus qu'il y ait de président, plus de gouvernement. J'ai vu ça. Le pouvoir doit être au peuple, etc., etc.
Ce sont des idées sympathiques et généreuses. Mais enfin, tout le monde sait bien qu'il n'y a pas sur terre d'État qui n'ait un gouvernement, ni un chef de l'État. Dans tous les États du monde, il y a un gouvernement et un chef de l'État. L'important, c'est que ce chef de l'État et ce gouvernement soient le plus possible au service du peuple et de la population, comme – d'ailleurs – doivent l'être également les parlementaires. J'ai vu également plusieurs critiques qui indiquent : « Non. On n'a pas le droit d'utiliser l'article 68 de la Constitution pour demander la destitution de M. Macron parce que cet article 68 serait réservé à quelques cas ». Alors d'ailleurs, c'est toujours nébuleux.
On nous dit : « Oui. C'est des cas... Il aurait commis des violences contre sa femme. Ou bien il refuserait de signer les ordonnances et les lois ». Ah bon ? Mais qui est-ce qui décide de ça ? Il y a des gens qui disent : « Oui. C'est tel professeur de droit constitutionnel ». Mais enfin, ce qui est incroyable là-dedans, c'est que lorsque c'est un député ou un sénateur qui écrit ça, moi, les bras m'en tombent. C'est un député ou un sénateur qui ne sait même pas quel est son pouvoir à lui. Dans la République française, la souveraineté nationale appartient à la nation, c'est-à-dire au peuple. C'est le peuple le patron, dans une république. C'est le peuple !
Ça n'est pas un professeur de droit constitutionnel qui va expliquer qu'on ne peut pas utiliser l'article 68 de la Constitution pour telle ou telle chose. Écoutez-moi. Faites-moi confiance. C'est aux parlementaires de décider. C'est d'ailleurs la deuxième étape de la procédure de l'article 68. C'est à eux de décider si les griefs qui sont portés à leur connaissance sont ou non des manquements à ses devoirs incompatibles avec l'exercice de son mandat, pour reprendre la formulation de l'article 68.
Et j'estime, quant à moi, – et j'attends d'avoir des débats de fond sur ce sujet – que le principal manquement que le président de la République peut avoir, c'est évidemment de ne pas respecter la Constitution, puisque la Constitution lui fixe des devoirs. La Constitution ne dit pas que le président de la République doit être en costume trois pièces avec une cravate sombre, etc. Non. C'est du bon sens. Il n'y a même pas dans la Constitution française l'idée que le président de la République doit faire preuve de dignité, etc. Ni non plus : ne doit pas exercer des violences contre son conjoint. Ça n'est pas dans la Constitution.
En revanche, dans la Constitution, il y a vraiment des devoirs qui sont inscrits. Le président de la République est le garant de l'intégrité du territoire, de l'indépendance nationale et du respect des traités. Voilà. Il doit également garantir la continuité de l'État, le bon fonctionnement des services publics. Il doit veiller au respect de la Constitution. Ça, ce sont tous ses devoirs. Eh bien donc on ne peut pas concevoir – c'est une règle de droit en général – que... Lorsqu'une loi impose quelque chose à une personne morale ou physique, la même loi doit prévoir des sanctions contre cette personne morale ou physique si elle ne remplit pas les obligations qui lui sont faites.
Eh bien c'est la même chose. On ne peut pas concevoir que la Constitution française fixe des devoirs au président de la République et n'ait pas prévu un processus de sanction si ce président de la République ne respecte pas les devoirs, s'il ne veille pas au respect de la Constitution par exemple. Alors j'ai vu des choses assez étranges. Un sénateur a écrit dans un journal que ce ne serait pas républicain d'utiliser l'article 68 alors que c'est la Constitution même de la République. Je voudrais conclure ce point sur deux choses. D'abord, faire une petite précision que je n'avais pas faite auparavant, mais qui est importante.
C'est qu'en fait, il y a déjà eu une tentative de lancer cette procédure de destitution. C'était en novembre 2016. À l'époque, le président de la République française était François Hollande. Et il avait, dans un entretien avec je ne sais plus quel média, évoqué des secrets défense qui relevaient d'un passé récent. Il avait évoqué des secrets défense qui pouvaient mettre un peu en péril une partie de la stratégie française. À ce moment-là, le député des Républicains Pierre Lellouche avait saisi l'article 68 de la Constitution, et avait demandé au maximum de députés de déposer une proposition de résolution pour mettre M. Hollande dans cette procédure de destitution. C'était la première étape.
M. Lellouche avait réussi à obtenir la signature de 73 députés. Il en faut 58. Donc je dis déjà ici, à toutes celles et tous ceux qui me disent : « C'est infaisable. C'est impossible » : ça n'est pas vrai. Ça a été lancé en 2016. Il y avait d'ailleurs 73 députés. C'est plus que les 58 nécessaires. Seulement, voilà. Qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Ça n'a pas franchi le stade de la première étape. Ça n'a pas été jusqu'à un débat général avec les autres parlementaires, parce que le bureau de l'Assemblée nationale, de façon très politique, avait considéré que le dépôt de cette proposition de résolution ne pouvait pas être reçu. D'abord parce qu'on était en novembre 2016.
C'était quelques mois avant le premier tour d'avril 2017 de l'élection présidentielle. On était déjà en précampagne présidentielle. En fait, ça ne tenait pas vraiment la route de procéder à la destitution d'un président tout à fait en fin de course qui ne se représentait pas lui-même. Ça a été un argument qui a pesé. L'autre argument, c'est qu'il a sans doute été jugé que le reproche qui était fait à M. Hollande était trop ponctuel parce que, dans un entretien, il avait un peu dérapé et délivré des choses qui appartenaient au domaine de la « confidentiel défense », et que ça n'était pas bien.
Il a été décidé, sans doute, que ça n'était pas constitutif d'un manquement à ses devoirs incompatible avec l'exercice de ses fonctions. En revanche, nous, dans notre dossier de 16 pages qui figure sur le site, nous dressons la liste de dix violations de la Constitution commises par M. Macron, sans compter quatre sujets où la probité financière de M. Macron reste encore à prouver. Et d'autant plus, d'ailleurs, que l'un de ces quatre sujets, c'est justement la Commission nationale des comptes de campagne et des financements des partis politiques qui, il y a quelques jours, a saisi le parquet avec un signalement pour expliquer que dans le parti de M.
Macron l'année dernière, il y avait 144 000 euros d'origine inconnue. Donc il y a vraiment des choses à creuser, y compris en matière financière, notamment sur, par exemple, le patrimoine de M. Macron. Mais pour le reste, ce sont dix violations de la Constitution. Donc ce sont des sujets fondamentaux. Nous ne sommes pas – hélas – à la fin du mandat de M. Macron. On en est encore au premier tiers. Il a encore la possibilité de nuire gravement. Nous avons une France qui est en ébullition. Nous avons des manifestants, à travers toute la France, qui ne veulent plus de M. Macron. On a donc face à nous un problème politique.
Et donc il est tout à fait normal que l'opposition se saisisse de ce pouvoir qui lui est donné par l'article 68, pour proposer aux autres collègues – aux députés et aux sénateurs – : « Voilà dix violations de la Constitution qui, à notre avis, sont commises par M. Macron. Il faut que nous en débattions ». C'est un véritable scandale – je n'hésite pas à le dire – que de constater qu'un certain nombre de députés et de sénateurs balaye cela d'un revers de la main sans même examiner notre dossier et les considérations juridiques dont il est nourri. On a l'impression que ces députés et ces sénateurs ne veulent pas exercer le pouvoir qui leur est confié. Mais nom d'une pipe !
Ils sont députés et sénateurs. Ils sont députés du peuple français ! Comme le dit l'article 2 de notre Constitution, la devise de la République, c'est : « gouvernement du peuple... », « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » ! Donc le simple fait qu'il y ait en ce moment des dizaines et des centaines de milliers de manifestants à travers la France qui protestent contre tout ce que font M. Macron et son gouvernement, qui protestent plus généralement contre la situation politique, économique et sociale qui leur a été faite depuis – maintenant – des années avec le vol de démocratie que représentent la construction européenne et les traités européens...
Eh bien ça, il est normal – c'est même leur devoir – que les députés prennent à leur charge cette revendication populaire. En réalité, il n'est pas normal – il est même scandaleux – que les députés et les sénateurs qui ont répondu, soit à l'un de nos adhérents et sympathisants, soit dans les médias, qu'ils ne peuvent pas, qu'ils ne veulent pas mettre en œuvre l'article 68 et la procédure de destitution comme ça, sans explication... « Circulez, y a rien à voir. Non, c'est pas fait pour ça. C'est pas politique ».
Qu'ils ne répondent pas à notre dossier de 16 pages qui est extrêmement structuré du point de vue juridique, ce simple fait est un scandale, parce qu'un député, un sénateur n'est pas propriétaire de sa charge. Nous ne sommes pas dans l'Ancien Régime. Un député, il est le député de la nation. Il doit se faire le porte-parole de ce que pense le peuple.
Et lorsque le peuple en veut au président de la République parce qu'il estime que le président de la République les insulte constamment dès qu'il va à l'étranger, les méprise, ne sert qu'une catégorie ultrariche de la population, prend des mesures qui piétinent la Constitution, eh bien le devoir des députés – notamment des députés et des sénateurs d'opposition –, c'est au minimum de se saisir de ça et de le mettre sur la table en disant à leurs collègues : « On va en débattre ». C'est ce que permet l'article 68. Les députés d'opposition qui refusent d'un simple revers de la main de ne même pas lancer la procédure préalable pour vérifier si ce que fait Macron est conforme à la Constitution...
Ceux qui refusent de faire ça – je suis désolé de le dire –, ce ne sont pas des députés d'opposition. Ce sont des députés d'une opposition d'opérette et de connivence. Eh bien moi, je dis que tout cela, ça va bientôt se terminer parce que de plus en plus de Français commencent à comprendre. Ils en ont assez d'être représentés par des députés d'opposition d'opérette. Alors face à cette démission de l'opposition... Il n'y a plus d'opposition à l'Assemblée nationale ni au Sénat. C'est ça que ça veut dire.
Pour l'instant, nous avons eu zéro député et zéro sénateur qui accepte de lancer la procédure de destitution alors qu'en novembre 2016, il y en avait quand même eu 73 des Républicains qui avaient essayé de le faire contre M. Hollande, qui avaient essayé de lancer cette procédure sur un sujet qui était beaucoup moins important que celui que nous, nous lançons. S'il y a vraiment zéro député, zéro sénateur, ça veut dire que la situation de la France est gravissime. Ça veut dire qu'il n'y a plus – en fait – de représentation nationale qui représente fidèlement l'avis du peuple français. Pour ce qui nous concerne, nous, à l'UPR, nous nous mettons au service du peuple français.
Pas seulement, d'ailleurs, des Gilets jaunes. D'ailleurs – soyons honnêtes –, les Gilets jaunes, c'est le peuple français qui se met un gilet jaune. Voilà. C'est pas une association. C'est pas une amicale de boulistes. C'est pas une amicale de sapeurs-pompiers. C'est pas des gens qui ont rempli un formulaire. Tout le monde, du jour au lendemain, peut devenir un gilet jaune en mettant son gilet. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, dans ce mouvement multiforme, il est très difficile d'avoir telle ou telle proposition puisqu'il y a parmi les Gilets jaunes des gens qui viennent de la gauche, d'autres qui viennent de la droite.
Il y a des Français qui viennent de l'extrême-gauche, d'autres qui viennent de l'extrême-droite, d'autres qui viennent du centre. Et en fait parce que tout le monde a des griefs. En fait, c'est une espèce de marmite qui est en train d'exploser à la figure selon un processus prérévolutionnaire. On a affaire en fait à une jacquerie généralisée, à l'expression d'un ras-le-bol généralisé. C'est de ça qu'il s'agit. Voilà. Alors face à ça, on ne récupère pas. Moi, je ne suis pas allé mettre un gilet jaune pour aller dans une manifestation. On laisse ça à d'autres. Je vais pas les nommer mais tout le monde sait... Voilà. Tout le monde a eu son truc.
Pourtant, rien n'aurait été plus facile pour moi que de faire ça. Mais je ne le fais pas parce que nous, nous avons une éthique. En revanche, ce que nous, nous faisons, c'est que nous, nous considérons – je l'ai toujours dit depuis que j'ai créé l'UPR – que nous, nous sommes un mouvement au service du peuple français. D'ailleurs, la devise de l'UPR : « L'union du peuple pour rétablir la démocratie ». Donc pour moi, mon patron à moi – si j'ose dire –, ça n'est pas M. Macron dont je conteste fondamentalement la légitimité puisqu'il a été élu à l'issue d'une campagne de propagande comme on n'a jamais vu dans une démocratie occidentale.
En plus de ça, il est incompétent, il est malfaisant, il est rejeté par la population. Il n'a, en gros, à peu près que des défauts. D'ailleurs, sa politique ne mène qu'à un désastre général sauf pour une poignée de milliardaires. Mais moi, je ne suis pas sans patron. Moi, j'ai un patron. Mon patron, c'est le peuple français. C'est la raison pour laquelle nous, nous avons mis au service des gens qui manifestent – qu'ils soient de droite, du centre, de gauche – les analyses économiques que nous produisons gratuitement depuis des années, les analyses monétaires, tout ça – et gratuitement –, les analyses géopolitiques, les analyses juridiques.
Tout ça est gratuit, à la disposition du peuple français. Et ce que nous faisons pendant cette crise des Gilets jaunes, c'est la même chose. Nous, nous produisons quelque chose pour aider les Français. Moi, je veux les aider parce que j'aime mon pays. Et je suis désolé – enfin, désolé –. Oui, j'aime mon pays. Je suis désolé de le dire. J'aime beaucoup un grand nombre de pays étrangers. Mais c'est mon pays. Les Français, ce sont mes compatriotes. Et j'éprouve pour eux, comme pour mon pays, quelque chose qui m'incite à agir avec de la bénévolence, un bon état d'esprit. Je ne veux pas que mon pays soit détruit. Je veux que la France reste la France, avec tous ses atouts, tous ses avantages.
Ce pays à nul autre pareil qui fait qu'énormément de touristes, dans le monde, rêvent de venir en France, etc., etc. Alors pour cela, nous, on donne gratuitement l'analyse juridique pour la procédure de destitution du président Macron. Et puis voilà. Malheureusement, nous n'avons pas de député mais si nous avions des députés, si j'étais moi-même député, je peux vous dire que nous serions les tout premiers, évidemment, à signer la procédure de destitution du président de la République. C'est là-dessus que je voudrais conclure. On peut juger de l'UPR. On juge d'un arbre à ses fruits, disait je crois Saint-Hilaire au Ve siècle après Jésus-Christ – pas tout à fait sûr de la citation –.
On juge un arbre à ses fruits. On doit juger d'un parti politique, d'un responsable politique à ce qu'il produit. Nous, nous mettons à la disposition des Français nos analyses. Et nous mettons également autre chose. C'est que nous leur mettons un formidable outil de transparence. C'est le fichier de tous les députés et de tous les sénateurs sur cette question. Tout le monde peut aller sur notre site internet. En première page, il y a le fichier des députés et le fichier des sénateurs. Et par ordre alphabétique... Alors avec des flèches, on peut choisir les critères selon les colonnes.
Et vous verrez votre député, les sénateurs de votre département, le député d'un autre département mais que vous connaissez. Vous allez pouvoir – en allant consulter ce tableau – voir quelle est cette position sur cette affaire de destitution. Et vous allez voir que vous aurez certainement des surprises. J'en profite pour lancer ici un appel à toutes celles et à tous ceux qui me suivent, pour qu'ils nous aident à remplir ce fichier. Il y a beaucoup de noms. Il y a plus de 840 noms. C'est-à-dire que nous allons essayer de collectionner, de regrouper toutes les informations sur tous les députés. Et comme ça, ça servira pour le futur. Et ça servira pour dire ensuite aux Français : « Voilà.
Au moment de la crise des Gilets jaunes, qui est-ce qui a soutenu la procédure de destitution de Macron et qui est-ce qui, au contraire, a refusé pour le protéger ? Faites-moi confiance. Faites confiance à l'UPR. Donnez-nous l'information. Nous, on fait ça pour le peuple. Allez regarder. Et ensuite agissez. Vive la République, vive la France et vive le peuple français ! Retrouvez nos analyses, nos propositions, adhérez ou faites un don sur « upr.fr ». Retrouvez-nous aussi sur Facebook pour partager des idées et participer aux directs. Twitter pour suivre les réactions de François Asselineau au jour le jour. Youtube pour ne rater aucune de nos vidéos.
Pour nous aider à rétablir la démocratie : poucez-nous, abonnez-vous, partagez !
François Asselineau