Laurent Marcangeli : « On ne critique pas ceux qui sont dans le même camp que nous ».
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse directe
Comment va-t-il y répondre en tant que candidat, lui le boxeur ?
- 1:55OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a une inquiétude, un retour possible du spectre des gilets jaunes ?
- 2:49OuverteRéponse directe
Est-ce que vous voulez que le gouvernement aille plus loin et sous quelle forme ?
- 3:32RelanceÉludée
Mais est-ce qu'il faut aller plus loin ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Ça veut dire qu'il n'y a pas de solution ?
- 5:52FerméeRéponse directe
Est-ce que le soutien du groupe Horizon est acquis à Sébastien Lecornu ou est-ce qu'en fonction du texte, vous pourriez ne pas voter ce budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:14Invité politiqueChiffre
« Le prix du litre à la pompe en Allemagne ce week-end, c'était 2,9 euros. »
- 2:33Invité politiqueChiffre
« Tous les instituts de sondage sont en train de montrer, de toute manière, qu'il y a même une forme de rage dans la population française. »
- 3:42Invité politiqueFait
« Je pense que personne aujourd'hui, et je me réjouis d'ailleurs de voir que les Françaises et les Français commencent à en prendre conscience, n'ignore que la France est dans des difficultés financières majeures, notamment par rapport à son endettement. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Ceux qui vont dire qu'ils ont la baguette magique, et j'en vois beaucoup, c'est à peu près les mêmes que Donald Trump aux Etats-Unis, on voit avec le résultat qui est le sien, celui qui disait en trois jours on va régler le problème en Iran. »
- 6:13Invité politiquePromesse
« Nous ne voulons pas d'augmentation des impôts, ni pour les entreprises, ni pour les ménages. »
- 6:19Invité politiquePromesse
« Nous voulons réduire les déficits. »
- 7:12Invité politiqueFait
« On ne peut pas continuer à regarder les Français dans les yeux en ayant un déficit structurel de notre protection sociale qui est aussi élevé. »
- 10:06Invité politiqueFait
« Horizon avait déposé des amendements. »
- 10:10Invité politiqueFait
« Edouard Philippe a annoncé un certain nombre de choses, notamment en matière de fiscalité des entreprises. Baisse des aides contre baisse des charges. »
- 11:31Invité politiqueFait
« Il y a des secteurs dans lesquels ça doit être baissé. »
- 16:37Invité politiqueFait
« On crée une opposition. »
- 16:50Invité politiqueChiffre
« Quand les trois candidats, Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Édouard Philippe sont testés, il y en a un qui fait 6, c'est Gabriel Attal, il y en a un qui fait 7, c'est Bruno Retailleau, et il y en a un qui a 15, c'est Édouard Philippe. »
- 17:00Invité politiqueChiffre
« Le dernier sondage donne M. Attal, en cas de triple candidature, à 6%, derrière Bruno Retailleau. Et Édouard Philippe fait le double des deux candidats. »
Temps de parole
- Laurent Marcangeli67 %
- Présentateur13 %
- Invité12 %
- ?8 %
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Vous
écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.
Les
colères qui montent dans le pays, elles viennent percuter la campagne présidentielle et peut-être rappel de mauvais souvenirs à Edouard Philippe, Premier ministre à l'époque des Gilets jaunes. Comment va-t-il y répondre en tant que candidat, lui le boxeur ? T'a-t-il trop à monter sur le ring ? Est-il encore dans un round d'observation ? Pour en parler, nous recevons Laurent Marcandielli. Bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous, député de Corse du Sud, président du groupe Horizon et indépendant à l'Assemblée nationale. Une interview en partenariat avec la presse régionale, représentée ce matin par Julien Lécuier de La Voix du Nord. Bonjour Julien.
Bonjour Ariane. Bonjour M. Marcandielli. Bonjour.
On le disait, Laurent Marcandielli, la colère qui monte dans le pays. Mobilisation annoncée le 17 octobre pour protester contre les prix des carburants, la vie chère, mobilisation des pêcheurs en Méditerranée, on l'a vu à Sète et à Fosse. On le voit ce matin à Frontignon, action coup de poing des policiers hier et le silence d'Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu. Sont-ils trop passifs
? Je
ne
sais
pas s'ils sont trop passifs, mais il va falloir apporter des réponses. Ça me semble nécessaire, du moins que nous fassions le point de la situation. D'abord,
il
faut dire à celles et ceux qui nous écoutent ce matin que la France n'est pas la seule nation du monde à faire face
à
ces difficultés. Le prix du litre à la pompe en Allemagne ce week-end, c'était 2,9 euros. Il y a une crise qui est systémique, qui touche profondément les Européens. C'est lié à la situation internationale. Je pense d'ailleurs, je le dis puisque nous sommes à l'amorce d'une campagne présidentielle, que celles et ceux qui sont candidats à cette élection devraient et devront, à mon avis, s'exprimer vis-à-vis des Françaises et des Français avec respect, en leur disant le monde dans lequel nous vivons, en leur expliquant le monde dans lequel nous vivons, et en arrêtant de faire des polémiques
à
2 francs 6 sous, en faisant croire que la France seule peut être amenée à changer, notamment
le cours
des prix du pétrole. M. Marcangéli, vous avez raison de rappeler qu'il y a des raisons internationales à cette crise, mais est-ce que, pour vous, il y a une inquiétude, un retour possible du spectre des gilets jaunes ?
Je
ne le sais pas pour une bonne et simple raison, parce que personne n'a vu venir le phénomène la première fois. Personne ne l'a vu venir. Justement,
initié de cette expérience... Je ne sais pas
si les choses
se passeront de la même manière, même si parfois l'histoire bégaie, comme on dit. Par contre, ce que je peux vous dire, c'est que je sens, dans les profondeurs du pays, dans ma circonscription, dans les circonscriptions de mes collègues, qu'il y a aussi une colère. Tous les instituts de sondage sont en train de montrer, de toute manière, qu'il y a même une forme de rage dans la population française, alors que nous avons un vote très important.
Une rage, et
Auriane le disait, on a l'impression d'une certaine passivité du gouvernement. Les autres candidats à la présidentielle sont en train de s'exprimer dessus. On parle de blocage des prix, de baisse de la TVA. Est-ce que vous voulez que le gouvernement aille plus loin et sous quelle
forme ?
Moi,
j'attends d'abord, justement, que le gouvernement s'exprime pour pouvoir juger sur pièce.
Il
me semble nécessaire de s'exprimer rapidement sur cette question. Ça a été le cas lors des précédentes flambées de prix. Il y
a
eu des réponses qui avaient été apportées. Donc, considérez qu'elles étaient insuffisantes, mais elles avaient au moins le mérite d'exister, notamment pour les gros rouleurs, pour celles et ceux qui avaient la nécessité.
– Il
y a encore des aides,
pour les gros rouleurs, pour les pêcheurs, pour les agriculteurs.
– Je vous remercie de le préciser. Il y a également des aides qui sont toujours d'actualité.
– Mais est-ce qu'il faut aller plus
loin ? –
Mais avec quels moyens, encore
une fois ? Je pense que nous allons commencer un débat présidentiel, nous allons commencer un débat budgétaire au Parlement.
Je
pense que personne aujourd'hui, et je me réjouis d'ailleurs de voir que les Françaises
et
les Français commencent à en prendre conscience, n'ignore que la France est dans des difficultés financières majeures, notamment par rapport à son endettement et à sa capacité aujourd'hui à pouvoir… – Mais ça
veut dire qu'il n'y a pas
de solution ? –
Il y a
toujours des solutions. Mais par contre, ceux qui vont dire qu'ils ont la baguette magique, et j'en vois beaucoup, c'est à peu près les mêmes que Donald Trump aux Etats-Unis, on voit avec le résultat qui est le sien, celui qui disait en trois jours on va régler le problème en Iran.
Voilà
où on en est aujourd'hui. Le problème des prix du carburant, il est lié
à
l'action de Donald Trump. Alors faisons attention à ne pas élire en France au mois de mai prochain des gens qui ressemblent à Donald Trump.
C
'est ce que je dis aujourd'hui. Et ensuite essayons d'avoir une action qui ne soit pas une action coup de poing. Demain, la baisse des prix décidées depuis le gouvernement, ça peut avoir des conséquences, vous le savez très bien, sur l'économie, qui peuvent être très compliquées. – Donc il ne
faut
pas baisser
les taxes.
– Dans le contexte actuel. Ceux qui vous disent, on va baisser les taxes, on va raser gratis, d'abord j'aimerais bien qu
'ils
nous expliquent où ils vont aller chercher l'argent correspondant à ces baisses.
J
'avoue être encore un peu sur ma faim concernant les propositions de recettes d'un certain nombre de partis politiques, notamment le Rassemblement National, qui nous dit, oui on ne
va
pas payer l'Union Européenne. On va tout miser sur la baisse des dépenses liées à l'immigration avec des chiffres farfelus. Je vois des donneurs de leçons sur les plateaux de télé, matin, midi et soir, qui ne sont pas sérieux dans le cadre de ce que les Françaises et les Français méritent qu'on leur dise et méritent qu
'on
fasse pour eux. Donc encore une fois, j'attends que le gouvernement fasse des propositions, il y
a
une urgence, disons-le très clairement.
– Mais vous demandez à Sébastien Lecornu de s'exprimer rapidement.
–
Mais moi je ne vais pas être, je vous le dis, je pense que les Français attendent de la vérité de la part de leur responsable politique, celui qui va vous dire qu'il faut dépenser des sous,
alors qu'à l'Assemblée Nationale… – Non, mais vous lui dites de
parler,
d'arrêter de se taire.
– Alors qu'à l'Assemblée Nationale, dans quelques semaines, je serai président d'un groupe parlementaire qui va essayer de diminuer les déficits publics, qui va essayer de contenir les dépenses de l'État, les dépenses sociales, pour faire en sorte que la France ne parte pas dans le décor budgétaire. – Alors
justement, on va en parler du budget, vous l'avez dit, début dans quelques semaines des discussions budgétaires, 30 milliards d'économies à trouver. Est-ce que le soutien du groupe Horizon est acquis à Sébastien Lecornu ou est-ce qu'en fonction du texte, vous pourriez ne pas voter ce budget ?
–
Écoutez, dans la vie politique, normalement lorsqu'on fait les choses correctement,
on
se positionne par rapport à des actes, pas par rapport à des paroles. Nous, nous avons une position qui est la suivante.
Nous
ne voulons pas d'augmentation des impôts, ni pour les entreprises, ni pour les ménages. Ça, c'est la première chose.
Nous
voulons réduire les déficits.
Nous
voulons contribuer dans ce budget à réduire les déficits. Le groupe Horizon indépendant ne déposera pas d'amendement venant augmenter les dépenses de l'État. – On n'est pas parti là-dessus, au niveau du gouvernement. On ne réduit pas le déficit à l'heure
actuelle.
– Je ne suis pas membre du gouvernement, je suis président d'un groupe parlementaire, je réponds à la question qui m
'a évoquée. – Non mais donc, pardon, ça veut dire… – Et comme
je n'ai pas terminé, je vous dirai également que nous serons particulièrement soucieux d'engager, à mon avis, un certain nombre de réflexions autour de réformes structurelles. Il y
a
encore une année budgétaire. Il ne
faut
pas dire que c'est parce que c'est terminé, on
ne peut pas réfléchir. – Donc il y a encore un temps en termes de réformes.
– En tout cas, nous, nous sommes en capacité peut-être d'en proposer, nous sommes en train d'y réfléchir. Elles seront conformes à ce que dit Édouard Philippe de toute manière, mais nous n'avons pas encore aujourd'hui décidé de ce que nous allons faire. Et surtout, je le dis aujourd'hui, nous ne pouvons pas, puisqu'il y a le projet de loi de finances et il
y a
le projet de loi de financement de la sécurité sociale. On ne peut pas continuer
à
regarder les Français dans les yeux en ayant un déficit structurel de notre protection sociale qui est aussi élevé. Il va falloir, je le crois, avoir une
véritable action. Il va diminuer nos dépenses. – Donc il y a des
conditions, Laurent Marcandier. Le vote du groupe Horizon n'est pas acquis à Sébastien Leclerc.
– Je
pense avoir répondu à la question qui vous était posée. Nous ne pouvons pas. Je vais vous dire, j'ai très mal vécu l'année dernière la suspension de la réforme des retraites.
Très
mal vécu. Voilà. Très mal vécu, on sait très bien ce qu'elle coûtera déjà, ce qu'elle a coûté l'année dernière,
ce qu'elle coûtera l'année
prochaine. – Parce que vous parlez de réforme structurelle, M. Marcangeli, mais donc sur cette question justement des retraites, est-ce que vous comptez remettre au débat une réforme, une nouvelle réforme qui serait aussi portée par Édouard Philippe lors de la présidentielle ?
– Le candidat à la présidentielle qui est Édouard Philippe va s'exprimer sur les retraites, c'est annoncé. Il l'a dit, il le fera.
– Il
le fera.
–
Oui,
il
le fera. – À quel échange ?
–
Il ne
va
pas le faire après le 5 mai.
–
Ah merci.
– Il va le faire avant. – C'est à vous de prétendez. – Et à mon avis, il le fera à
la fin de l'année. Et peut-être même qu
'il
le fera d'ici deux, trois semaines. C'est une possibilité. Je ne suis pas le directeur de campagne d'Édouard Philippe, je suis son soutien, je suis le président du groupe qui le soutient principalement à l'Assemblée nationale. Et je pense qu'on n'a jamais été dans une forme d'obscurité par rapport à ce que nous pensons sur le sujet. –
Mais c'est sur
les précisions qu'on vous attend. – Oui, mais la campagne, nous sommes, vous savez, nous avons quand même, je le pense, au cours des dernières semaines et derniers mois, eu l'occasion de nous exprimer de manière assez régulière. On reprochait à Édouard Philippe de ne rien dire. Je pense qu'il est assez présent dans l'espace public depuis quelques semaines, quelques mois. Il débat avec certains de ses adversaires,
il débat avec un ancien président de la République. – Donc il va reproposer
un report de l'âge de départ à
65,
66, 67 ans, c'est
ce qu'il a dit un
temps.
–
On va soper directement ça,
ce
n
'est
pas moi qui vais vous faire des annonces aujourd'hui, c'est au
candidat de le faire. Et
les arbitrages ne sont peut-être pas totalement rendus parce que c'est quelque chose de suffisamment grave, de suffisamment important, de suffisamment engageant pour la France, pour les prochaines décennies, pour bien préparer une réforme et surtout bien préparer l'annonce alors qu'on est candidat à la présidence de la République. C'est sérieux, cette histoire. C'est pour ça que, moi je vous le dis, cette année, nous n'allons pas improviser, dans le cadre du débat budgétaire, une réforme des retraites au Parlement, dans le contexte
qui est celui-ci. – Oui, mais vous parlez de réforme
structurelle, M. Marc Angéli, donc est-ce qu'on peut au moins avoir une idée des thèmes sur lesquels vous voulez proposer des réformes structurelles au sein du débat budgétaire ?
– Les annonces viendront. Vous savez, j'ai réuni hier les députés du groupe Horizon, c'était notre réunion de rentrée à Annières pour nos journées parlementaires. Nous avons évoqué un certain nombre de pistes, elles ne sont pas encore arrêtées et puis je vous
assure une chose, c'est que
vous avez des tas de choses.
– Par exemple, sur
la question des fonctionnaires, vous avez été ministre de la fonction.
– Vous
avez les baisses, allez, je vais vous faire plaisir. L'année dernière, vous avez quand même quelques indices, il
y a
déjà des amendements qui avaient été déposés sur la réduction des dépenses ministère par ministère. Horizon avait déposé des amendements. Edouard Philippe a annoncé un certain nombre de choses, notamment en matière de fiscalité des entreprises. Baisse des aides contre baisse des charges. Ce sont quand même des réformes structurelles dont je parle. Vous avez également le périmètre d'action de l'État sur un certain nombre de sujets. Vous avez également notre protection sociale. Peut-être un certain nombre de réformes structurelles peuvent exister. vous avez notre mantra
sur
le travail doit payer plus que l
'aide
sociale. –
C
'est par exemple la réduction de la durée de chômage, d'allocation chômage.
–
Il y a des
propositions structurelles
peuvent être faites par le groupe. Elles seront soumises à la sagacité du Parlement parce que ce n'est pas le gouvernement qui les proposera. – Ça,
on n'attendra pas
la présidentielle, c'est ce que vous nous dites.
–
C'est
une possibilité, c'est une possibilité. Je vous dis, les arbitrages n'ont pas encore été rendus. Je ne
suis
pas un président de droit divin autocratique. J'en discute de tout ça avec mes collègues qui sont 35.
– Sur les fonctionnaires, c'est dans le débat. Lors de cette présidentielle, vous avez été ministre de la fonction publique. Laurent Marc-Angèle, quelles seront les propositions dans ce domaine ? Est-ce qu'il faut baisser aujourd'hui le nombre de fonctionnaires
? –
Il y a des secteurs dans lesquels ça doit être baissé.
Et
il y a une réflexion, comme je l'avais dit lorsque j'étais au banc du gouvernement, à mener sur les agences et opérateurs de l'État.
Aujourd
'hui, on constate qu'il y a un certain nombre de moyens alloués qui ne correspondent pas aux capacités que la France a aujourd'hui de mobiliser de l'argent public et aussi à une exigence d'efficacité. Par contre, si vous voulez me faire dire aujourd'hui qu'on va passer sur des découpes à la serpe de type 1 sur 2, 1 sur 3 de manière uniforme, quels que soient les services publics, en tant qu'ancien membre du gouvernement en charge de la fonction publique,
je
vous dis que c'est une erreur. C'est une erreur. Ceci étant dit, dans les réformes structurelles, vous avez naturellement la redéfinition du périmètre d'action
de l'État. – Mais il n'y aura pas affiché au programme d'Édouard
Philippe un nombre de fonctionnaires. C'était 500 000 à l'époque de François Fillon, Sarah Knafo la propose, 800 000, il n
'y
aura pas ce chiffre. –
Oui, et d'autres ont proposé 200 000 et on en a plus.
–
Il n
'y
aura pas ce
chiffre. –
Donc c
'est Emmanuel Macron.
– Je pense sincèrement,
c
'est à titre personnel que je m'exprime, que ce n
'est
pas comme ça qu'il faut annoncer les choses. Je crois qu'il faut être dans le détail, précis, et pas dire on va en faire 200 000 en moins.
–
Bruno Le Maire, qui était à votre place hier, dit il faut geler le point d'indice, il faut geler l'avancement des fonctionnaires.
Est
-ce que ça, ce sont des mesures auxquelles vous adhérez
? – Je
pense que
la
question doit se poser,
mais
nous sommes dans une année particulièrement importante pour les fonctionnaires, puisque vous avez des élections professionnelles qui ont lieu là, à la fin de l'année. J'ai discuté avec les organisations syndicales pendant 9 mois, de présence au gouvernement.
Vous
parliez tout à
l
'heure de la colère suscitée par l'augmentation des prix à la pompe. Attention,
nous
sommes dans une année préélectorale, nous sommes dans des conflits géopolitiques d'une très très forte intensité. Je veux dire que
tout ça, c'est
le cadre d'un débat
présidentiel.
Je pense qu'il faut faire attention aux justes mesures qui seront prises dans le cadre du budget. Ce
n
'est non pas que je sois totalement opposé pour le principe d'être opposé, mais pour faire passer un certain nombre de choses, je pense qu'il va falloir être dans la concertation et la discussion.
– Et c'est la même chose pour les mesures qui pourraient être considérées comme des initiateurs d'incendie, une réforme de l'abattement fiscal de 10% sur les retraites, l'imposition sur l'héritage
? – Je
ne
vous
dis
pas de nouveaux
impôts, ni
pour les ménages, ni pour les entreprises. Ça, c'est une position sur laquelle nous demeurons cramponnés, si je puis me permettre l'expression. Diminution des dépenses, notamment au niveau de nos dépenses sociales. Et si nous le pouvons engager, ne serait-ce qu'un commencement de débat,
parce
que le débat parlementaire, il ne compte pas que pour LFI et la gauche, qui dit toujours qu'il faut débattre, compte aussi pour nous sur des réformes structurelles, nous serons présents pour en parler, voire même pour proposer.
–
La campagne d'Edouard Philippe, critiquée depuis plusieurs jours, en raison notamment d'une vidéo sur les réseaux sociaux, qui tronque son raisonnement, qui était beaucoup plus long que ça, pour faire ressortir une phrase, « J'adorais un système dans lequel le président est élu en mai et prend ses fonctions en septembre ». Édouard Leflémar, c'est la campagne qu'a lancée le Rassemblement national, mais la réponse, elle vient aussi de votre camp, Gabriel Attal, qui dit «
J
'ai pas vu la vidéo, mais si je deviens président de la République, dès la première minute, je serai dans l'action, il n
'y a
pas une minute à perdre, il n
'y a
pas de repos, on ira tout de suite ». Qu'est-ce que vous leur répondez
? –
Bon, d'abord que c'est désastreux, parce que vous avez une manière de tronquer les déclarations, qui me semble encore une fois particulièrement malhonnête d'un point de vue intellectuel, mais ça,
c
'est pas le sujet. Vous savez,
je
n
'ai
pas de leçon, je ne pense pas qu'Édouard Philippe,
qui
a, je pense, pas mal travaillé pour arriver là où il est arrivé. C'est un enfant d'un méritocratie républicaine, fils de professeur,
qui
a fait Sciences Po, l'ENA, qui a beaucoup travaillé pour obtenir ça, qui a été Premier ministre pendant trois ans, qui est maire du Havre pendant des années. On n'a pas de leçon à recevoir de ceux qui partent en vacances à Porto de Chervaux, ni de ceux qui prennent des vacances pendant deux mois, comme Mme Le Pen, parce qu'elle n
'a
pas dit un mot pendant l'été, parce qu'elle était en vacances,
très
certainement pour s'occuper de ses petits chatons,
qui
a hérité d'une belle situation politique,
puisqu'on
me dit que Mme Le Pen a été brièvement avocate avant d'être collaboratrice dès son plus jeune âge, de son père, qui était président d'une grande formation politique, auquel elle a succédé. Donc franchement, les flémards ne sont pas forcément là
où on croit qu'ils sont. – Le problème,
M. Marc-Angeli, c'est que, comme le rappelait Oriane, les critiques ne viennent pas seulement de vos adversaires, et ça, à la rigueur, on peut l'entendre, même si on ne
l'a
juste pas justifié, mais elles viennent de Gabriel Attal, qui fait pleuvoir les coups sur Édouard Philippe. Est-ce que vous
lui dites à
Gabriel
Attal, «
Attention, vous menacez
le rassemblement futur ». – Je ne lui dis rien, je lui
dis ce qu
'on
fait. Vous savez ce qu'on fait, nous, depuis le début, on essaye de rassembler, et on ne critique pas ceux qui sont dans le même camp que nous, qui ont vocation à gouverner le pays avec nous, et qui l'ont déjà
fait parler.
– Oui,
mais
est-ce qu'il mine, selon vous,
le terrain
du rassemblement, Gabriel Attal ? – Je ne
sais pas, encore une fois, je ne suis pas avec Gabriel Attal dans cette campagne électorale, je suis avec Édouard Philippe, et depuis plusieurs semaines, il y a quand même une tendance qui est en train de se dessiner. Je veux bien croire qu'il y a une volonté forte chez Gabriel Attal de participer au débat, et il en a le droit, il en a les qualités. Mais aujourd'hui, Gabriel Attal, au niveau des enquêtes d'opinion que nous avons à notre disposition, n'est pas dans le match. On crée une opposition. Vous voyez, lorsque vous
avez… – Il y en a une opposition. – Une opposition de
style, une opposition de programme,
il y a une rivalité. – Bien sûr, et il y a des débuts
de réponse qui sont apportés. Quand les trois candidats, Bruno Retailleau, Gabriel Attal et Édouard Philippe sont testés,
il y
en a un qui fait 6, c'est Gabriel Attal, il y
en
a un qui fait 7, c'est Bruno Retailleau, et il
y
en a un qui a 15, c'est Édouard Philippe. Je pense que c'est substantiel. On ne parle pas d'un point ou d'un demi-point. – Il faut un peu plus.
– Non, le
dernier sondage donne M. Attal, en cas de triple candidature, à 6%, derrière Bruno Retailleau. Et Édouard Philippe fait le double des deux candidats. Donc je crois aujourd'hui qu'il y a un candidat qui est capable de rassembler,
c
'est Édouard Philippe, et nous avons pris la décision de
ne pas critiquer, de ne
pas alimenter. – Rassembler de quelle manière, M. Marc-Angéli ? La proposition d'union ou de confédération a été rejetée totalement par Bruno Retailleau et Gabriel Attal. Comment on fait pour que ces gens-là se disent « ralliez-vous à
mon panage blanc ? » ? – En maintenant
toujours la main tendue. On savait très bien, franchement,
on
ne
va
pas se raconter d'histoire ce matin, on ne va pas prendre celles et ceux qui nous écoutent pour ce qu'ils ne sont pas. en faisant une proposition de rencontre à la Toussaint. On avait quand même évalué la possibilité de refus à ce stade comme très forte,
comme
très probable. Parce que vous avez pour le moment deux candidats qui sont sur le terrain, qui veulent faire des propositions, qui veulent participer à la présidentielle. Ceci étant dit, je le dis aujourd'hui, quand c'est l'heure, c'est l'heure, quand c'est plus l'heure, c'est plus l'heure. Parce que si on prend trop de temps avant de se rassembler, on va s'en mordre les doigts. Ça,
c'est ce que je suis en train de dire, c'est ce que je dis depuis des mois. Ça veut dire un rassemblement camp,
M. Nankangeli, parce que je pense à un article de la Dépêche qui disait hier que, depuis le printemps, il y a les stratèges de renaissance, d'horizon, se réunissent régulièrement. Il y a une prochaine réunion qui est prévue, a priori, en octobre. Est-ce que c'est pour un ralliement dès novembre
?
Mais là encore, je ne
suis pas
rentré dans un jeu de prédiction. Moi, je vous dis que
c'est trop tard. Votre volonté, c
'est quoi ?
Si c'est non pour la Toussaint,
le plus tôt
serait le mieux
pour éclairer la
vision des Françaises.
Le plus tôt serait le mieux pour éclairer les Françaises et les Français et pour permettre à une offre que nous appelons de nos voeux, à savoir le rassemblement de la droite, parce que nous sommes un parti de droite avec un candidat de droite et du centre, nous le voulons dès maintenant, même si c'est possible. Mais
pour
vous,
ça ne peut se faire qu'autour d'Edouard Philippe ? Est-ce que vous envisagez qu'Edouard Philippe se désise pour Gabriel Attal ?
Je ne
vais pas débuter aujourd'hui devant vous. une carrière de lâcheur. Et puis, je n
'ai
aucune raison de le faire. Je suis très satisfait par la campagne qui est menée, même si on a toujours mieux à faire. Et puis surtout, je
le dis... On imagine
que Gabriel Attal est satisfait de sa campagne.
Oui, mais je pense
aujourd'hui que s'il y a bien un homme qui a la stature de l'homme d'État, qui a l'expérience, qui a la possibilité aujourd'hui, de par ce qu'il est, d'être le président de la République dont la France a besoin, en regard des difficultés, qu'elle rencontre et que le monde rencontre, c'est Edouard Philippe. Ensuite, voilà, je ne
vais
pas changer d'avis, vous le savez bien, maintenant.
Merci Laurent Marcanté.
Merci à vous. Merci
beaucoup d'avoir été notre invité.
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Laurent Marcangeli