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Conférence de presseEurope 1 (sur YouTube)· 22 septembre 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Reconnaissance de la Palestine : "Sur le terrain, ca ne règlera pas le problème" (Thomas Bonnet)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui fait l'actualité aujourd'hui concernant la reconnaissance de la Palestine par la France ?

  • 2:00OuverteÉludée

    Que diable allait-il faire dans cette galère ? Emmanuel Macron ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Expliquez-nous politiquement en France pourquoi ce geste ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    La France retrouve-t-elle son rang avec cette décision ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce un pari sur l'avenir pour 2032 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Yv RiopholFait
    « Le Hamas détient toujours 48 otages. »
  • 6:00Evvan RfolFait
    « La France retrouve son rang avec cette décision. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

commencer par bah ce qui fait l'actualité aujourd'hui de ce 22 septembre. C'était attendu bien sûr la reconnaissance de l'État de Palestine par la France par Emmanuel Macron qui aura ce discours à 21h30 21h 21h30 à la tribune de l'ONU à New York avant donc qu'on en débatte. Écoutez le ministre démissionnaires des affaires étrangères Jean-Noel Barre sur le processus de reconnaissance de la Palestine et la réponse de Joshua Zarka qui est ambassadeur d'Israël en France.

La décision que le président de la République présentera cet après-midi à l'Assemblée générale des Nations-Unies est une décision symbolique, immédiate, politique qui démontre l'attachement de la France à la solution à deux états. Mais sa mise en œuvre, l'établissement des relations diplomatiques sera progressif et conditionné à un certain nombre d'éléments sur le terrain et notamment la libération des autres. Le président français nous tourne le dos et tourne le dos à ce qui pourrait être vraiment des efforts de créer une situation de paix parce que cette décision au lieu d'aider à créer à faire avancer la paix entre nous et les Palestiniens.

Exactement l'inverse. Ce n'est pas en essayant d'imposer cela d'une façon artificielle pour des raisons peut-être de politique interne dans différents pays que cela va changer les choses. Alors Yv Riophol, je ne voudrais pas paraphraser mais quand même.

Que diable allait-il faire dans cette galère ? Emmanuel Macron ? On ne comprend pas bien.

Euh moi, j'y vois seulement une faute politique, mais une faute morale. On peut comprendre naturellement euh le l'exigence qu'il y aurait à avoir un état palestinien. Tout le monde est d'accord avec cela.

Cela fait maintenant 30 ans qu'on en parle ou plus encore. Mais pourquoi le faire maintenant alors que nous allons fêter dans quelques quelques semaines les 2 ans du pogrome du Hamas ? Or, le Hamas est toujours présent à Gaza.

Or, le Hamas détient toujours 48 otages. Or, les partie des pays arabes ne reconnaît ne reconnaissent toujours pas l'état d'Israël. Et c'est à ce moment précis que le président de la République décide effectivement de reconnaître un état palestinien d'ailleurs qui n'a pas de frontière définie.

Et j'entends son ministre des affaires étrangères, monsieur Barou, nous dire que ce serait une sorte de désaveu porté au Hamas lui-même. Et moi, j'ai entendu le Hamas par deux fois au moins dont une fois par avec son porte-parole se féliciter précisément de cette décision française qui est vue par le Hamas en tout cas comme une victoire politique de son de son pogrome du 7 octobre. Donc on voit bien qu'il y a maintenant de la part du président de la République une volonté de de de pacifier dans le fond avec toute une partie d'une communauté de la rue arabe pour être pour que ce soit plus simple à comprendre avec le la rue arabe française en tout cas qui est présumé être solidaire de la des Palestiniens mais plus généralement solidaire également du Hamas.

Et donc je me souviens que le président de la République sous la pression de cette communauté avait refusé de participer à la grande manifestation contre l'antisémitisme qui avait été suscité après le 7 octobre. Et je vois qu'à nouveau, sous la pression supposée en tout cas de ce nouveau communautarisme, ce nouveau de ce nouvel électoralisme qui est également dragué, si je puis dire, par Mélenchon, euh le président de la République prend le risque de fracturer encore davantage euh la société française qui qui est qui est à On comprend bien, Yv Fol, que la question est moins la reconnaissance au final que le calendrier, le timing comme on dit. Ouais mais justement Thomas Bonet, expliquez-nous politiquement en France, rien qu'en France déjà, pourquoi ce geste ?

Qu'est-ce qu'il a à y gagner ? Je pense qu'il y a une grande part du bris dans la décision d'Emmanuel Macron. On analyse beaucoup cette décision en disant que c'est 2 ans après le pogrome du 7 octobre, c'est aussi 2 ans avant son départ de l'Élysée et il y a la volonté semble-t-il de la part du chef de l'État de laisser une marque sur la scène diplomatique.

De ce point de vue-là, effectivement cette décision a été suivie par un certain nombre de pays. C'est donc une en partie une réussite diplomatique. En revanche, c'est vrai et notamment le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie et le Portugal hier.

Absolument. Donc il y a un élan qui a été créé de la décision à partir de la décision d'Emmanuel Macron. En revanche, c'est vrai sur le terrain, ça ne régèlera en aucun cas la situation au Proche Orient.

C'est une décision plus d'ordre symbolique. D'ailleurs, j'en veux por preuve ce matin, Jean Noël Barreot, toujours dans la même émission, dit "La France retrouve son rang avec cette décision et en fait, je crois que c'est le seul objectif poursuivi par Emmanuel Macron avec cette décision." Alors après, d'un point de vue politique, il y a aussi possiblement une volonté de s'acheter à peu de frais, une bienveillance et je mets des gros guillemets d'une partie de la population française que ce soit les habitants des quartiers populaires dont ils croient peut-être que ça va susciter chez eux une forme d'adhésion et puis surtout de cette jeunesse très engagée dans les universités sur la cause palestinienne.

Vous savez Emmanuel Macron lorsqu'il a rencontré les les jeunes avec Macron il y a peu de temps a dit "J'auraiis besoin de vous en 2032." Bon bah, chacun peut se faire l'interprétation qu'il souhaite de de cette de cette phrase, mais c'est pas totalement à exclure qu'Emmanuel Macron souhaite revenir un jour à l'Élysée et alors il se dira peut-être qu'il aura réussi à capitaliser sur une jeunesse qui, c'est vrai est très engagée pour une partie d'entre elles, en tout cas sur la question palestinienne. Evvan Rfol sur juste parce qu'il y a deux aspects donc le côté politique internial, je voudrais commencer sur le côté international Ivan Ryfol en réaction à ce qu'a dit Thomas Bonet.

La France retrouve-t-elle son rang ? parce que le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, il y en a d'autres qui soit ont déjà reconnu l'état de Palestine, soit s'apprête à le faire. Est-ce que ne pas le faire aurait été un problème pour Emmanuel Macron ?

Pour la France Macron va connaître son moment vilpiniste, si je puis dire, ce soir à l'ONU en se faisant applaudir. Donc s'il cherche effectivement la lumière et les applaudissements, il les aura. Mais il les aura à quel prix ?

Vous aim nous sommes malgré tout dans une sorte de solidarité avec les démocraties qui sont frontalement opposées aujourd'hui à des totalitarisme. Or dans ce conflit qui est également un conflit entre une démocratie et un totalitarisme, la démocratie israélienne et le totalitarisme islamique du Hamas, le bon sens voudrait que nos nos solidarités aillent aux démocraties et singulièrement à Israël, même si Israël peut commettre des fautes politiques et des fautes des fautes dans sa stratégie de guerre, on en est bien d'accord. Or pour l'instant je vous je vois que le président de la République s'aligne pour des questions encore une fois électoralistes en tout pays Oui mais et c'est pas une raison c'est pas beaucoup d'autres pays beaucoup d'autres pays en effet euh partagent maintenant effectivement cette lâcheté euh vis-à-vis de l'islam radical car c'est de l'islam radical dont nous parlons aujourd'hui et cet islam radical il est supposé ne pas pouvoir être éradiqué de la part de pays européens qui ont décidé dans le fond d'accepter cette présence du Hamas.

Or, je suis navré de dire que des totalitarismes peuvent être éradiqués. Nous avons le le la société occidentale a éradiqué le totalitarisme nazi. Il n'y avait et Dieu merci.

Et je pense qu'on pourrait également tenter d'éradiquer ce totalitarisme islamique représenté par le Hamas. Or pour l'instant, vous voyez bien qu'il y a une sorte de compromission de la part de toutes ces démocraties qui n'ont plus le qui ne respectent plus le leur principe même de sauvegarde dans le fond et qui n'osent plus dans qui n'osent plus résister à ces idéologies totes qui détestent profondément les démocraties, les démocraties occidentales et plus généralement l'Occident. D'ailleurs, il y avait un volet politique à ce que nous a dit Thomas Bonet aussi.

Est-ce que vous pensez que c'est une sorte de paris sur l'avenir sur 2032 de la part d'Emmanuel Macron ? Je pense en effet qu'il y a une conjonction de vue entre Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon qui tous deux voi qu'il y a effectivement ça quand même. Oui.

Oui, bien sûr. Ben sûr, ça me paraît évident. Tous deux ont bien analysé qu'il y avait une bascule démographique qui portait maintenant une nouvelle population, un nouveau peuple.

C'est d'ailleurs le thème qui est développé par Jean-Luc Mélenchon, le nouveau peuple. ce nouveau peuple amenant une nouvelle politique et ce nouveau peuple est issu d'une immigration massive dont on dont on a souvent parlé ici qui est une immigration majoritairement maintenant musulmane et le poids musulman et qui est environ de la communauté musulmane qui est peut-être évalué environ 100 millions de de d'individus 100 millions de citoyens parce que pour beaucoup d'entre ce sont des Français est à mettre en relation avec le poids de la communauté juive qui elle ne représente que 600000 à 700000 français donc vous savez le poids dans le le choix électoraliste et bassement cynique de de la part de politiques qui sont fragilisées dans leur socle et qui veulent maintenant effectivement ça essayer de de flatter un nouvel électorat et précisément d'aller dans le sens supposé de cet électorat majoritairement musulman. Or quelle suite après cette reconnaissance écoutez Bruno Tertray le directeur adjoint de la fondation pour la recherche stratégique qui a a des doutes he sur l'efficacité d'une telle décision.

Il était au micro de Dimitri Pavlenko ce matin sur Europain. Moi ce que je crains c'est que cela fasse reculer plutôt qu'avancer la cause palestinienne. On a vu que les réactions du gouvernement israélien et de l'ensemble de la classe politique israélienne étaient extrêmement négative.

Du côté palestinien, moi ce que je crains c'est qu'en gros les l'autorité palestinienne finisse par penser que et bien l'État il va leur tomber tout cuit dans le bec et qui n'ont pas d'efforts à faire. Alors il y a des engagements qui ont été pris sur les manuels scolaires, sur un certain nombre de choses, mais je suis pas sûr que cela incite véritablement l'autorité palestinienne à faire les efforts nécessaires pour créer les conditions d'un véritable état viable. Donc voilà, moi ma conclusion c'est que finalement je crains que ça soit au mieux inutile au pire contreproductif.

Ouais tout ça pour ça Thomas Bonet au final. Mais c'est vrai qu'on a du mal à lire cette décision aussi d'un point de vue diplomatique puisque dans un premier temps, Emmanuel Macron avait fixé lui-même des conditions préalables à la reconnaissance de cet état de Palestine. Conditions qui ont disparu désormais puis qui sont il a quelques mois, il les avait répété d'ailleurs.

Voilà, c'était au mois d'avril et puis qui ont qui sont réapparus hier pour justifier maintenant voilà pour créer une ambassade en Palestine, il faudra à nouveau ces conditions. Bon, ça devient assez illisible tout ça. vrai et surtout qu'on a un président de la République qui a varié de positions depuis 2 ans parlant d'abord de coalition contre le Hamas, puis parlant d'Israël qui sème la barbarie en Palestine, puis maintenant va reconnaître l'état de Palestine.

Honnêtement, c'est très compliqué d'analyser et de suivre la position diplomatique de la France sur ce sujet avec avec un déséquilibre également un déséquilibre flagrant. C'estàd qu'une grande partie des pays des pays arabes ne reconnaissent toujours pas Israël. Non seulement ne reconnaissent pas Israël, mais ne veulent même pas d'une de de penser l'existence même d'Israël sur une terre devenue arabe.