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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 25 juillet 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéSolidarités & famille

« En reconnaissant l’état palestinien, Emmanuel Macron donne raison au Hamas »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France a raison de reconnaître l'État de Palestine ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi critiquer l'exécutif alors qu'il est au sein du gouvernement ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Pourquoi prendre cette parole maintenant ?

  • 6:00FerméeÉludée

    Est-ce que Bruno Rotaillot va quitter le gouvernement ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Dites-nous, c'est très agité dans votre camp en ce moment.

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

7 Merci d'être là. L'invité de RTL matin ce vendredi en direct et en studio est le numéro 2 des LR François Xavier Bellami vice-président du Parti des Républicains, député européen. Bonjour à vous.

Bonjour. François Xavier Bellami, le président Emmanuel Macron a annoncé hier soir que la France va reconnaître l'état de Palestine. Ce sera en septembre à New York lors de l'Assemblée générale des Nations- Unies.

La France va donc imiter au moins 150 États qui l'ont déjà fait. L'Espagne, l'Irlande, la Norvège ces derniers temps. Est-ce que la France a raison de le faire ?

Je ne comprends pas cette décision parce qu'elle est en contradiction totale avec ce que le président de la République lui-même disait il y a quelques semaines. Il y a 3 mois. Il y a 3 mois.

Le ministre des affaires étrangères et le président de la République avaient fixé quatre conditions pour reconnaître l'état de Palestine. Quatre conditions. La première, la libération des otages.

La deuxième, l'éviction totale du Hamas de la bande de Gaza. La troisème condition c'était que les États arabes qui entourent Israël reconnaissent également Israël. Et la 4e, c'était le renouvellement de l'autorité palestinienne.

C'est pas qu'il manque une condition sur ces quatre, c'est qu'il manque les quatre. Aucune n'a été remplie. Moi, je crois évidemment et nous défendons à long terme la nécessité d'une solution à deux états.

Bien sûr, la nécessité de voir reconnu le droit du peuple palestinien à vivre en paix, en sécurité comme évidemment du peuple israélien. Et aujourd'hui, on ne peut que constater que malheureusement cette décision sera soit parfaitement inutile pour atteindre cet objectif, soit même ce qui est le pire contreproductive et contribuera à mettre en danger ceux qui aujourd'hui sont en train de souffrir, les civils israéliens mais aussi les civils palestiniens qui sont victimes de la barbarie du Hamas qui continue de les prendre en otage dans cette espèce de spirale de violence. Là, quand vous dites "C'est contreproductif, vous dites comme les Israéliens, comme les États-Unis".

Encore cette nuit, hein. Je je crois qu'on est très nombreux à regarder avec inquiétude, ne serait-ce que les réactions à cette décision. Je me souviens d'un Emmanuel Macron qui voulait organiser une coalition internationale anti-Hamas.

Aujourd'hui, Emmanuel Macron est félicité par le Hamas. Emmanuel Macron est félicité par ceux qui ont déclenché avec le 7 octobre cette spirale de violence qui aujourd'hui est en train d'endeuiller de manière tragique toute cette région. Et je le redis encore une fois en particulier euh en pensant à tous les civils palestiniens qui sont pris en otage par cette folie meurtrière.

Parce que pour que s'arrête ce conflit, il faudrait et tout le monde le sait que le Hamas commence par libérer les otages. Il aurait fallu que cette situation se se résolve précisément par le désarmement du terrorisme. Et là, le risque majeur de cette décision, c'est qu'elle donne raison au terrorisme.

Cette reconnaissance de l'État de Palestine, elle n'aurait pas eu lieu sans le 7 octobre. Et c'est la très grande gravité de ce choix qu'il pourrait finir par offrir à ceux qui ont décidé d'attaquer des civils israéliens seulement parce qu'ils étaient juifs pourrai finir par leur donner raison. François Xavier Bilami vous êtes opposé à cette décision d'Emmanuel Macron.

J'imagine que votre chef de parti, le président des LR Bruno Rotaillot pense comme vous. C'est une occasion de plus de pas être d'accord avec le président de la République ça. Mais vous savez, c'est pas une très grande surprise que Bruno Rotaillot a des désaccords avec le président de la République.

Et moi, je suis étonné que tout le monde s'en étonne. Non, mais nous sommes rentrés dans ce gouvernement. Pourquoi ?

Il faut le redire encore et encore. Nous ne sommes pas rentrés dans ce gouvernement parce que nous étions devenus macronistes. Nous sommes rentrés dans ce gouvernement parce que les macronistes ont perdu l'élection législative, que personne n'a gagné l'élection législative et que par conséquent il n'y a pas de majorité.

Nous n'avons pas non plus gagné les élections législatives, mais nous avons considéré que notre devoir c'était de faire en sorte d'éviter à la France un gouvernement piloté par le Nouveau Front Populaire. Quand Jean-Luc Mélenchon encore aujourd'hui dans sa réaction au sujet dont on parlait à l'instant s'aligne sur le Hamas, c'est une surprise pour personne. Mais nous nous voulons éviter que demain ce soit cette gauche là qui prenne le pouvoir en Mais pourquoi pourquoi critiquer l'exécutif comme Bruno Rotaou l'a fait alors qu'il est au sein du gouvernement ?

Même s'il pense pas comme lui, même s'il est pas macroniste, pourquoi le faire maintenant ? Est-ce que c'est vraiment utile ? Oui, Bruno Rotaillot a simplement redit cette chose toute simple.

Nous sommes là pour préparer l'alternance. Notre famille politique, la droite dont il a pris la présidence, elle n'a pas pour but d'offrir une succession au macronisme mais une alternance à la France. C'est tout simple, mais ça mérite d'être dit parce que manifestement tout le monde au gouvernement ne l'avait pas compris.

Nous sommes là pour défendre nos idées et pour défendre les Français et ce dont la France a besoin. Et ce dont la France a besoin, ça n'est pas de la continuité en 2027, mais c'est d'un changement profond. Et ça n'est pas une surprise.

Nous avons été dans l'opposition pendant des années avec le macronisme. On s'est opposé sur ces questions internationales, bien souvent, on s'est opposé sur la politique énergétique, on l'a rappelé encore récemment. On s'est opposé sur la gestion budgétaire.

Ça n'est pas nous qui sommes comptables de ces 1000 milliards de dettes supplémentaires ajoutées depuis 7 ans. Donc maintenant, il faut apporter le changement que les Français attendent avec tellement d'impatience. Encore une fois, pourquoi le faire maintenant ?

Pourquoi prendre cette parole alors qu'on est membre du gouvernement et pas n'importe quel ministère, ministre de l'intérieur ? C'est c'est pas maintenant, c'était hier, c'est aujourd'hui et je suis désolé pour tous ceux qui s'en émeuvent mais ce sera demain aussi. Ça veut dire quoi ?

Qu' va le quitter le gouvernement ? Non, encore une fois, de toute façon, dans ce gouvernement, nous sommes là pour assumer aussi nos désaccords. Et pardon de le dire, mais Bruno Bruno Raillo n'a pas fait partir.

On on a publié on a publié il y a quelques jours avec Bruno Rotaillot une tribune pour rappeler notre vision de la politique énergétique et pour dire que pour nous, il faut arrêter de subventionner les éoliennes qui apportent à notre réseau une énergie intermittente qui est très compliquée à coû à à gérer et qui n'apporte rien même du point de vue environnemental. Bon et bien vous avez des ministres au gouvernement qui nous ont dit, je pense à Madame Panir une hachée, je pense à d'autres grandes figures du macronisme comme Pascal Campfin que nous étions le populisme trumpiste, que nous avions une vision complètement rétrograde des questions environnementales. Bon bah qu'on soit en désaccord avec eux, c'est pas une surprise pour nous.

Ils ont fermé Fessenheim, ils voulaient fermer la moitié du parc nucléaire français, ils ont rouvert la centrale à charbon de Saintavold. On a passé notre temps à dénoncer ces décisions. On sait qu'on est en désaccord avec eux.

On n'a pas été se plaindre qu'il nous ait critiqué. C'est normal, ça fait partie de la réalité de ce gouvernement. Et ce qui compte encore une fois pour nous, ce qui compte pour les Français qui nous écoutent, c'est pas ces petites turbulences politiciennes, c'est qu'on puisse préparer l'avenir, un projet d'alternance et de changement parce que c'est de cela que la France a besoin.

Bruno Rotaillot a été recadré deux fois donc par le président Macron et hier soir par François Baou, il était à Matignon. Vous savez ce que les deux hommes se sont dit ? Vous avez eu un échange au téléphone, vous avez des infos ?

Non mais encore une fois, je si peut-être quand même. Non non mais la vérité, j'ai aucun doute sur le fait que Bruno Retaillot, vous savez et je pense que c'est ce que les Français reconnaissent en lui, c'est un homme libre. Nous avons été dans l'opposition pendant des années quand c'était évidemment difficile de croire que le macronisme triomphant un jour donnerait lieu à ce à ce bilan là.

Nous nous n'avons jamais varié dans notre analyse. C'est pas maintenant qu'on va changer d'avis. il reste au gouvernement, il a pas envie de partir.

Tant que le gouvernement permet d'être utile à la France et tant que typiquement sur le sujet du ministère de l'intérieur euh qui est celui qu'il préoccupe aujourd'hui tous les jours, il peut agir pour lutter contre l'immigration irrégulière, renforcer la sécurité des Français et garantir que l'État soit capable d'agir face aux violences qui sont en train de toucher nos centrre-villes un peu partout en France aujourd'hui. Tant que tant que il est capable d'agir, il restera bien sûr pour être utile au français. Il prépare l'avenir en fait.

Il sera candidat à l'Élysée pour 2027. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on prépare une alternance pour le pays. Que lui soit candidat, ce sera sa responsabilité de le dire s'il le veut.

Mais pour l'instant, ce qui compte, c'est de construire le projet qui permettra de réunir les Français demain. Dites-nous, c'est très agilité dans votre camp en ce moment. Avant deux années capital sur le plan électoral avec les municipales et les présidentiels, il y a un duel à venir entre Michel Barnier LR et Rachid Dati LR pour une législative partielle à Paris cet automne.

D'ailleurs, elle est toujours LR Rachidati. Ben Rachti, vous savez quand j'étais candidat aux européennes, ma campagne a commencé par le fait qu'elle a quitté notre formation politique pour rentrer au gouvernement et elle a fait toute la campagne européenne avec Valérie A, avec Gabriel Adal, avec le camp Macronist. Donc quand elle dit qu'elle a toujours été fidèle à notre famille politique, c'est c'est me semble-t-il dans le souvenir que j'en ai comme ancien candidat à l'élection européenne, pas exactement mon expérience, mais encore une fois, c'est pas ce qui intéresse le plus les Français.

Ce sera qui votre candidat du coup pour les élections municipales ? On verra demain et pour les élections législatives, je serais très heureux de soutenir Michel Barnier qui sera un excellent candidat dans cette circonscription. Est-ce que c'est bon cette droite qui se déchire à l'approche de ces deux grands rendez-vous ?

Encore une fois, nous on aura un candidat LR pour cette élection législative et il y aura un candidat qu'on soutiendra pour l'élection municipale. Le candidat ou la candidate qui sera le mieux à même de faire gagner l'alternance à Paris. Parce que Paris comme la France et comme tant de nos grandes villes, je pense à Lyon, je pense à Grenoble, je pense à Bordeaux, je pense à Nant, toutes ces villes ont besoin enfin que ça change parce que dans ces villes, on voit une gauche qui a abîmé nos villes comme elle a abîmé le pays.

Et on a besoin de faire en sorte parce que ce sera le début de la reconstruction de la France, que cette alternance municipale soit possible partout où elle est aujourd'hui nécessaire. Et on suit tout ça évidemment. Merci François Xavier Bami d'avoir sur RTL ce matin, vice-président du Parti des Républicains députés européens.