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Podcast / conversationLa Vie La Mer· 5 février 2026 49 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieOutre-merÉconomie & entreprisesTransports

Émission "La Vie, La Mer" avec Didier Le Gac

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Permettez-moi, si vous deviez raconter un moment de votre vie avec la mer, lequel vous viendrait spontanément ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    La France possède le deuxième espace maritime mondial et pourtant cette puissance reste méconnue. Comment l'expliquez-vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment mieux intégrer les outre-mer dans la stratégie maritime nationale ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    L'éolien offshore en Bretagne fait-il polémique selon vous ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    La filière des EMR attend la publication de la PPE3. Comment sortir de ce brouillard ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Les collectivités territoriales sont en première ligne face au recul du trait de côte. Quel accompagnement l'État doit-il mettre en place ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 42:00Didier Le GacChiffre
    « Le taux de féminisation globalement dans le maritime est de 20 %. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, bonjour John, bonjour Didier. Alors, bonjour Nathalie. Bonjour.

Je suis ravi de vous retrouver pour c pour cet épisode. Alors, la vie, la mer, je rappelle un moment convivial où on parle de la vie et de la mer. C'est un moment euh où j'invite euh pas mal de euh de citoyens euh pas mal de de députés ou d'entrepreneurs pour pour parler de la vie de la mer.

Et donc aujourd'hui Didier Didier Leac euh député de la 3e circonscription du Finistère depuis le 21 juin 2017, vous représentez la 3è circonscription du Finistère. Après avoir exercé trois mandats locaux successifs comme maire de l'ampole Poiselle pardon puis conseiller départemental, vous êtes issu du secteur bancaire, vous êtes ensuite orienté vers l'insertion et la formation et vous avez été réélu depuis en 2022 pardon donc 2017 2022 avec plus de 69 % des suffrages exprimés, vous êtes particulièrement investi sur les secteurs moteurs de votre territoire agriculture pêche défense avec toujours comme fil conducteur le développement économique et l'emploi en vous appuyant le plus possible sur l'expertise du terrain. Cet engagement vous a conduit à porter au Parlement plusieurs sujets maritimes structurants de la défense aux énergies marines renouvelables en passant par la pêche et la conchiculture.

Vous avez été notamment rapporteur de la loi visant à lutter contre le dumping social sur le transmanche adopté à l'unanimité et bravo en 2023 dont vous suivez aujourd'hui l'application. Vous contribuez également depuis 2017 aux réflexions stratégiques régional via le Bretz Lab. Monsieur le député, euh je suis ravie de de m'entretenir avec vous et avant de rentrer dans les dans les enjeux maritimes, j'aimerais commencer par quelque chose de plus personnel.

Permettez-moi, si vous deviez raconter un moment de votre vie avec la mère, lequel vous vous viendrez spontanément ? Euh merci de m'accueillir Nathalie ici. Sans hésiter, je réponds tout de suite ma traversée de l'Atlantique.

Euh j'ai eu le plaisir, le bonheur de traverser l'Atlantique en 1999. Alors quand on pratique un peu la voile, c'est tous ceux qui qui l'ont fait une fois savent que c'est un peu le Graal. Et donc 20 jours de bonheur, 20 jours de traversée entre les îles du Capvert et puis les îles de la Barbade.

Donc voilà euh un un bonheur bien évidemment d'être pendant 20 jours mais aussi pour moi qui vient plutôt de la terre et bien c'était aussi un moment complètement inespéré et et donc voilà un grand bonheur m'a traversé de l'Atlantique en 1999. Merci monsieur le député. Alors justement la la France possède le deuxème espace maritime mondial et pourtant cette puissance reste méconnue.

Comment l'expliquez-vous ? Est-ce que vous savez ce que disait Éric Tabarli quand on interrogeait sur le lien des Français avec la mère ? Dites-nous.

Éric Tabarli répondait, vous savez Éric Tabarli boucoit toujours un peu et répondait ben pour les Français la mer c'est ce qu'ils ont derrière eux lorsqu'ils sont assis sur la plage. Voilà hein, il était un peu en colère à chaque fois qu'il donnait cette expression parce qu'il disait que voilà les Français voilà ne mettent pas la mer à leur juste place dans dans le pays. Donc oui effectivement.

Alors bon après c'est un peu exagéré ce mais connaissent vraiment le deuxième espace maritime mondial. Oui sans doute sans doute que les français ne savent pas exactement ce que c'est que la zone économique exclusive. Sans doute qu'ils savent pas que cette zee a 11 millions de kilomè carr mais quand même quand même j'ai le sentiment quand même que les mèes savent que que que les français savent que la mer c'est ce qui longe les côtes françaises et partout là qui vont en vacances enfin l'économie maritime ou le maritime est quand même à l'esprit des Français j'en suis sûr.

D'accord. Alors justement puisque vous parlez des outresemes, vous l'avez dit, ces outresemes représentent 97 % de notre ADE. 8 millions de nos concitoyens y vivent partout.

On les voit souvent plutôt comme des charges et non pas comme des solutions avec leur leurs difficultés et leurs distances. Comment mieux les intégrer dans la stratégie maritime nationale ? Permettez-moi, monsieur le député, de faire une petite assise et et et nous rappeler collectivement que nous avons effectivement 13 territoires ultramarins.

Saint-Pierre et Miclon, l'arc antill hein qu'on connaît bien parfois à titre personnel pour y passer des vacances, vous avez raison de le dire. La Guyane aussi. Et puis de l'autre côté, on peut passer par la Réunion Mayotte dont on parle beaucoup, sa reconstruction et puis cet axe anau-paccifique qui se termine par la Polynésie et la Nouvelle-Calédonie, entourée des cils éparces et entouré de magnifiques sites à préserver.

Pour vous, quel est votre regard sur les sur les territoires ultramarins et comment mieux les intégrer dans cette stratégie nationale que nous sommes ? Après effectivement vous avez raison de rappeler que ce sont des régions périphériques et donc à partir du moment où on utilise ce mot des régions périphériques, ça veut dire périphérique de Paris. En fait, c'est ça la réalité, c'est que c'est vu de Paris donc c'est très très loin et et que donc elles sont un peu délaissées.

Toute proportion gardée, je connais un peu le même phénomène. Je suis breton et je suis breton en plus finisséen donc tout au bout de l'ouest de la France et je me considère, on nous a souvent considéré comme une région périphérique. Donc je sais ce que ça veut dire quand on est périphérique de Paris.

Mais euh plus sérieusement euh euh à mon avis ça va changer. Vous vous l'avez rappelé le nombre de territoires ultramarins. Euh on on dit du pays euh de notre pays.

La France est le pays où où le soleil ne se couche jamais parce qu'effectivement on a la chance extraordinaire d'avoir tous ces territoires ultramarins répartis de manière assez équitable en plus tout sur le globe terrestre. Et à mon avis, j'ai l'intime conviction que compte tenu du rabattage des cartes, du rabattage diplomatique des cartes en ce moment dans le monde, puisque jamais on on va se rendre compte combien on a besoin des territoires ultramarins et combien c'est ces territoires sont ultra stratégiques pour le pays. Absolument. la France a a ces territoires ultramarins.

Euh donc euh euh mais on peut dire aussi que l'Europe euh est aussi un archipel hein. Il y a l'archipel France 13 territoire tramarin mais euh nous avons aussi cet archipel Europe avec 22 territoires tramarins et et effectivement nous nous regardez les tensions actuellement dans le monde où elles se trouvent en Indo-Pacifique euh au nord de l'Atlantique dans l'Arctique et bien et on a la chance effectivement d'avoir des territoires partout. On a des points de chute effectivement.

Donc à mon avis notre regard sur le territoire ultraarin va va encore se se modifier là très rapidement. Merci monsieur le député. Alors je suis je suis ravi d'accueillir John John que nous avons vu dans une dans une autre émission et j'ai trouvé votre regard John très très agréable et très sympathique.

Et donc je me suis dit que de temps en temps voilà vous pourriez m'accompagner pour ces pour ces interviews. Et donc je vous propose de parler de l'éolien offshore par exemple. John, avec grand plaisir.

Merci Nathalie, merci monsieur le député. Alors effectivement, on a parlé d'ultraarin, on a parlé de la Bretagne. Alors, on va revenir en Bretagne donc dans ce sujet aujourd'hui de l'éolien Offshore qui ferait qui fait polémique en Bretagne et on aurait beaucoup aimé avoir aujourd'hui votre analyse sur la situation et ce qu'il y a aussi des des clés de résolution sur ce sujet.

Alors, je suis pas complètement d'accord avec vous. Les EMR, les énergies marines renouvelables et leur implantation en Bretagne ne fait pas tellement polémique bien évidemment. Il y a une France de la population plutôt minoritaire qui est résolument contre pour plein de raisons, parfois raison voilà et considère que l'énergie renouvelable n'est pas aussi performante qu'une autre énergie.

Et donc il y a une partie qui est compte, une autre partie qui est plutôt pour mais qui aimerait bien ne pas l'avoir devant ces fenêtres, mais la grande majorité des Boutons est plutôt favorable, je pense, à l'énergie renouvelable. Euh parce que d'abord on a bien compris que il fallait qu'on sorte de la de notre dépendance à l'énergie fossile. Et puis en plus quand on est en Bretagne, on n' pas d'énergie, on n' pas de pétrole, on n'a pas de centrale nucléaire et on a connu encore il y a pas très longtemps dans un passé assez récent des blackout.

Mo quand j'ai grandi, c'était pas rare pendant plusieurs jours que nous n'avions pas d'électricité parce qu'il y avait une tempête où il y avait du mauvais temps. Donc aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Et on a deux parcs éoliens qui sont en service et puis personne n'en parle.

On a celui de alors je dis en Bretagne exprès parce que il est en Loir Atlantique, il est au large de la boule. C'est ce premier parc qui a été premier parc en France d'ailleurs en service. On en a un autre à Saint-Brieux depuis quelques années qui est en service ou qui a montré une parfaite compatibilité entre les activités humaines avec les marins pêcheurs, la la coquille Saint-Jacques qui continue à proximité.

Donc il y a une compatibilité avec les activités humaines et et non franchement euh je pense même que les Bretons euh ressentent une fierté. hein, on a ces deux premiers parcs qui sont en service en France. L'occasion aussi pour moi de rappeler parce qu'on parle beaucoup des trains qui arrivent en retard, pas assez à mon avis d'une manière générale en fond de de ce qui marche quand j'étais élu député, ça faisait partie des premiers dossiers parce que en tête en parlait tout à l'heure quoi.

Très intéressé par les politiques maritimes. Donc je suis une sorte de lobbise de la mer et et en 2017 il n'y avait aucun parc éolien en mer. Quand vous regardiez la carte des parcs en Europe, il y en avait partout.

En Belgique, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Écosse, en Grande-Bretagne, en France. sur la façade atlantique ou Méditerne, pas un seul parc. Aujourd'hui, ça y est, on en a trois ou quatre en service, encore trois ou quatre à venir.

Donc voilà, on on arrive et pour la première fois cette année en 2025, ça y est, l'énergie décarbonée représente 40 % de l'énergie totale consommée en France. Donc ça y est, on y est et et on va continuer. Il y a d'autres projets en cours.

Il y en a un notamment au large de Bélille, c'est vrai qu'il y a des contestations. Il y en a un autre au large de de Morlet qui va aussi voir le jour. Un parc éolien flottant.

Cette fois, il y a des contestations, il y a quelques oppositions mais il faut qu'on avance et on en parlera to à l'heure aussi notamment des des plus jeunes. Bon et ben je crois que pour une grande partie de la population d'une génération ça fait plus débat quoi. Il faut y aller.

Alors on a parlé des EMR. Merci beaucoup monsieur le député. Alors la filière justement des EMR attend toujours une publication de la programmation pluriannuelle de l'énergie qu'on appelle un peu plus communément la PPE3.

Comment est-ce qu'on peut sortir de ce brouillard ? Oui, c'est vrai. Euh c'est vrai que c'est pas une bonne chose puisque tous les professionnels l'attendent.

Bon, néanmoins quand même euh je viens de le rappeler à l'instant le gouvernement l'État français a donné une feuille de route qui est relativement claire avec 10 ou 11 appels d'offre et 10 ou 11 projets euh en France côté atlantique et Méditerranée pour les parcs éoliens. Donc la feuille de route, elle est tracée. Maintenant, c'est vrai qu'il reste toujours une inconnue et pourquoi la PP n'est toujours pas sortie ? parce que le budget et les les finances publiques sont extrêmement tendues et que bien évidemment il faut faire attention au coût de rachat du prix d'électricité lié à le MR.

Il faut que ce coût effectivement soit un coût de marché. Il faut aussi qu'il correspondent au prix de à la fois il faut qu' responde au prix de revient des industriels qui nous disent "Mais nous on peut pas vendre à perte à ce prix-là on peut pas construire un parc et il faut se tenir compte du prix du marché parce que de l'autre côté on va nous dire on va pas non plus acheter le prix du kilowattolien en mer à un prix démesuré et et complètement hors marché donc comme toujours, il faut essayer de trouver un équilibre entre les deux. C'est pas une question française simplement.

En Europe aussi, il y a beaucoup de d'appels d'offre qui sont en ce moment même qui sont infructueux pour les mêmes raisons de coût. Mais je compte bien en tous les cas que la PPE dans tous les cas PPE ou pas PPE à mon avis l'économie décarbonée, le fait de sortir du fossile fait consensus aujourd'hui. Tout à fait.

Et alors les collectiv les collectivités pardon territoriales, elles sont en première ligne face au recul du trait de côte. Alors, selon vous, euh l'État, quel accompagnement l'État doit mettre en place pour aider les territoires à affronter, attention, petit jeu de mot, un tsunami d'investissement à venir sur euh sur tout ça, un tsunami d'investissement puis un tsunami tout court peut-être euh parce que le trait de côte, c'est d'abord ça. c'est comment demain on se prépare suite au réchauffement climatique, comment on se prépare à une montée des eaux tout simplement et comment une partie de nos littoraux est rayé de la carte hein.

Trait de côte c'est pas simplement une expression, ça veut dire trait de côte parce queeffectivement cette partie-là pourrait demain être submergée. Le ministre de l'écologie, nouveau ministre de l'écologie, Mathieu Lefèvre est intervenu cette semaine pour dire qu'il y aura bientôt justement une programmation des actions qui seront intégré à une stratégie nationale du trait de côte. Donc la prise de conscience est là, l'État est en train de de mettre en œuvre une feuille de route mais quand même là aussi on on avance.

Moi, j'étais maire d'une commune littorale. Trait de côte, on en parlait pas du tout il y a 20 ans. Aujourd'hui, le trait de côte, il est intégré dans les documents d'urbanisme.

Ça veut dire que aujourd'hui, lorsque vous achiez une maison qui est au bord de la mer, les notaires vous disent "Attention, si vous achetez cette maison, ce terrain, il faut que vous sachiez qu'il est dans le trait de côte et il est en partie submersible." Donc là aussi euh il faut qu'on continue que le gouvernement présente sa feuille de route mais il y a bien une réalité et qui est déjà intégré notamment chez les élus locaux qui ont toujours plein de bons sens de pragmatisme et les élus locaux sont en train d'intégrer le trait de côte. Alors bien sûr maintenant il demandent de l'État qui les aide notamment d'un d'un point de vue financier.

Mais mais mais on va y aller. Et en tout cas la prise de conscience là encore elle est là. C'est vrai que les événements des bon des derniers jours nous montrent ce qui se passe notamment en Bretagne avec des submersions et on pense effectivement aux communes qui sont qui sont touchées.

C'est vrai que il y a aussi un autre point sur le changement de trait de côte, c'est l'impact que ça aura probablement sur certains métiers de l'économie, du littoral entre autres parce que effectivement il faut il faut regarder la question du changement de trait de côte très vite que ça soit en hexagone ou sur les territoires tramarins mais aussi l'adaptation aussi de cette économie maritime entre autres qui est qui est sur cette bande de littoral. Euh ça touche peut-être l'attractivité des villes. Donc il faut repenser les modèles ou accompagner les modèles pour effectivement limiter l'impact de de l'attractivité de ces de ces villes ou de ou de ces villes côtières d'ailleurs qui sont qui sont aujourd'hui dans le viseur quand même.

Et encore une fois, c'est une politique qui est très récente. Rappelez-vous Xantia. Anti, c'est des dizaines de morts en France il y a un peu plus de d'une vingtaine d'années en vendait une tempête monstrueuse qui arrive et des dizaines et des dizaines de maisons qui sont inondées, les personnes à l'intérieur parce que le le le côté submersion était absolument pas pris en compte et c'est pas il y a 50 ans ou il y a 100 ans c'est juste il y a 20 ans hein puisque la tempête entière c'est c'est à la fin des années 80 tout à fait ça entière et donc ça y est mais effectivement et on peut on peut le noter on on remercie aussi tous les tous les centres de recherche qui travaillent, je pense au CMA, mais je pense aussi notamment aux travaux de la SNML avec Sophie Panonacle.

Absolument. Où et puis d'autres he je pense à l'IFM aussi le cluster l'a fait, on a écrit sur le changement de trait de côte et c'est un sujet qu'il faut prendre maintenant pour effectivement aider les communes et puis à c'est vrai Sophie Ponacle se se bat effectivement pour essayer de trouver un moyen de financement où on pourrait aller lever non pas un impôt mais une taxe. On avait pensé au marché, elle avait pensé au au au parc éolien justement pour essayer de prélever une partie des taxes des parcs éoliens pour alimenter un fond qui viendrait aider les communes à faire face au trait de côte.

On demandera à Sophie de venir absolument de venir nous nous donner effectivement son actualité ses et ses enjeux. On va maintenant parler de féminisation des métiers de la mer. Et donc je vais euh cher monsieur le député vous proposer un échange avec Valentina et Juliette.

Deux jeunes femmes qui ont quelques questions à vous poser euh sur ces euh sur ces sujets qui sont clés. Puis on parlera aussi euh euh de jeunesse, de donner une place à la jeunesse. Donc euh je vous propose de les accueillir.

Très bien. Avec plaisir. Monsieur le député.

Les femmes restent très minoritaires dans certains métiers comme la Marine Marchande, la pêche ou certaines activités portuaires. Selon vous, quel levier faudrait-il activer pour féminiser réellement ces secteurs ? Alors là aussi toujours parler des trains qui arrivent à l'heure et pas seulement des trains qui arrivent en retard ou l'hiver à moitié vide ou moitié plein, c'est vraiment pour moi quelque chose d'important.

Euh oui, c'est vrai qu'elles sont largement encore insuffisamment représentées dans la communauté maritime, mais quand même aujourd'hui, le taux de féminisation globalement dans le maritime est de 20 %. Donc 10 20 ans en arrière, on était loin de ce taux et on commence à voir des femmes bien évidemment de plus en plus à l'école nationale supérieur de la marine marchande dans la marine nationale à l'école navale un peu partout des femmes qui prennent qui non seulement s'investissent dans le maritime mais qui en plus prennent des responsabilités. Euh bien, il faut continuer, il faut continuer avec avec l'État, avec les pouvoirs publics, les politiques publiques, donc le ministère euh de l'égalité homme-femme avec beaucoup d'associations aussi, je vais pas tout cité, mais il y a énormément d'associations qui œuvrent pour faire connaître, ouvrir le monde maritime aux femmes parce que tout simplement parfois elles n'osent pas mais parce qu'elles ne savent pas, elles ne pensent pas que ce certains métiers de la mer leur sont accessibles, leur sont ouverts et donc elles ne viennent pas naturellement spontanément vers ce milieu.

Mais donc voilà 20 % aujourd'hui, j'espère qu'on va au moins doubler dans les dans les années à venir. Je pense aussi que ça sera un peu naturellement. Moi, monsieur le député, ma question va concerner la place accordée à la jeunesse.

De plus en plus de jeunes veulent s'investir dans les sujets maritimes. Comment pourrions-nous mieux les intégrer dans la conception des politiques océaniques de manière concrète et utile ? Alors, je sais pas si les jeunes ont véritablement envie d'être intégrés dans la conception des politiques océaniques, mais en tous les cas bien évidemment, il faut là aussi euh après là, je suis plutôt optimiste, enfin les jeunes viennent assez naturellement vers la mer, ils viennent souvent ils rentrent dans le milieu maritime d'abord par la carte la protection de l'environnement parce qu'ils sont très attachés d'abord à à à ce thème.

Pour eux, la mer, les océans et bien c'est quelque chose qu'il faut protéger. qui viennent dans des assoctions comme la SB Rider Foundation et et beaucoup d'autres. Et puis là aussi, c'est à nous, pouvoir public de mettre en en œuvre toujours des leviers, des actions pour les faire venir.

À Brest chez moi, j'ai le SNAV qui est le campus industriel des métiers de la mer qui fait un travail remarquable. D'ailleurs, le clustur maritime est partenaire du SINAV. Euh ça a été créé avec Jean-Uveillant il y a quelques années et le SINAB euh va dans les écoles, dans les lycées professionnels, va dans les universités et va véritablement présenter les métiers de la mère et va aussi expliquer aux jeunes aux jeunes ou aux jeunes femmes parfois les représentations qui peuvent avoir de certains métiers, leur expliquer combien ces métiers sont accessibles, hein.

Donc là aussi toujours pareil, c'est à la fois l'État qui doit actionner, qui doit encourager au côté des association. OK, merci beaucoup. Alors moi j'avais une seconde question sur les enjeux enfin au regard des enjeux écologiques et de la nécessaire préservation des ressources.

Selon vous vers quel modèle la pêche en France devrait-elle évoluer ? Après, je sais pas s'il y a un modèle, il y a peut-être plusieurs modèles. Mais en tous les cas, ce qui est sûr, c'est on a besoin de la pêche d'abord déjà.

Et euh et donc moi, je continuerai à défendre toujours euh ce métier parce que c'est une question de souveraineté euh alimentaire, hein. Vous savez, on a on importe 90 % euh des du poisson qu'on mange euh euh et et que donc on a besoin effectivement d'assurer, on a la chance en plus d'avoir une flotte de de de pêche conséquente en France, avoir plusieurs ports de pêche fraîche débarqué et donc ce serait dommage effectivement un jour de devoir au centre privé. Moi dans mon territoire, j'ai le parc naturel marin d'iroise.

J'ai étis encore la semaine dernière avec Catherine Chabot, la ministre de la mer et on lui a expliqué combien justement il était possible de concilier activité humaine et protection de l'environnement, protection des océans. Dans ce parc naturel marin qui a été créé il y a plus de 20 ans, le premier en France, on est justement capable de concilier les activités humaines et la protection de l'environnement. Il y aurait rien de pire que domaine de la mer sous cloche.

En fait, c'est ce que certains demandent. hein, on arrête de la pêche, on arrête les activités humaines, on crée des parcs un peu partout et dans ces parcs-là, on met des contraintes très forte, c'est facile. C'est ce qui est plus facile.

On crée des endroits, on interdit des activités humaines. Or, c'est pas ça justement le plus compliqué, c'est de mettre les gens autour de la table et de concilier les activités. Et on y arrive, je dis on y arrive.

Marin pêcheur, pêcheur de Omar, pêcheur à pied, plaisancier, en droit de naviguer. Mais simplement il rentre dans des zones où ils doivent faire attention, il y a quelques contraintes parce que la mer est un milieu fragile. Mais c'est possible, on y arrive.

Très bien. Alors moi je vais finir sur une question sur les transitions. La transition maritime dépend aussi de la demande, transport, tourisme, consommation de produits de la mer.

Donc, quel rôle concret attribuez-vous aux jeunes citoyens dans cette transition ? En fait, quand j'ai lu cette question, je me dis que les jeunes sont pas dans la transition. Enf, les jeunes sont la transition.

Moi, ma génération, on est dans la transition puisque la transition, ça veut dire passer d'un état à un autre. D'accord ? Donc effectivement, nous véritablement, on a connu le milieu industriel, la période industrielle où on se fichait ou contreffichait de l'environnement.

Il y avait qu'une chose qui comptait, c'était produire dans des activités humaines. Et aujourd'hui, on est vers un autre système de transition. On nous envoie effectivement vers un système et c'est heureux de transition qui doit tenir compte de son environnement et de respecter celui-ci.

Et les jeunes, vous n'avez pas connu l'air d'avant, l'air dire presque post-industriel et donc euh vous êtes la transition et vous êtes dedans. Donc il n'y a pas besoin de vous embarquer dans la transition parce que pour vous c'est tellement naturel la transition écologique, la la la sobriété des déplacements, la défense de l'environnement. Donc voilà, il y a il y a pas besoin pour moi d'attribuer aux jeunes une place particulière.

Eux, ils sont dans la transition et c'est eux qui nous montrent le chemin justement. D'accord. Merci beaucoup monsieur monsieur le député.

Alors maintenant, j'aimerais quand même qu'on revienne sur les sur les sujets 2025. Un sujet 2025 qui a beaucoup ému, je dirais le cluster, les fédérations, c'est la c'est la question de la décarbonation. Vous savez au combien on on réalise un certain nombre d'action, la feuille de route de décarbonation signée par les différents ministres de la mer articulé et travailler avec la DG en pas.

Je veux aussi euh mentionner le fond pulse don dont j'ai pas encore parlé aujourd'hui. Fond pulse qui met 200 millions sur la sur la table pour proposer l'innovation sur la décarbonation pour les entreprises et les pêcheurs d'ailleurs. Donc euh il y a des choses qui vont démarrer qui sont très intéressantes en 2026 pour la pêche et qui ont déjà bien démarré en 2025 pour l'innovation.

Je pense à VA mais je pense aussi à d'autres entreprises. Maintenant moi je voudrais revenir sur un épisode de fin de printemps qui est le SIMER. Oui, parce que le SIMER qui est quand même une une organisation, je dirais extrêmement respectée et respectable he qui est le comité interministériel de la MR qui regroupe l'ensemble des ministères sous l'égide du premier ministre.

Euh donc le compte-rendu du SIMER a promis 90 millions d'euros de recettes dites ETS pour décarboner le maritime. Euh le budget en prévoit aujourd'hui 70. Comment analysez-vous ce recul de l'État ou qu'est-ce qui s'est passé ?

Oui, c'est vrai. Bon, d'abord un recul. Oui, on revient loin quand même.

On revient loin, madame le président puisque on est à 70. Alors, pas tout à fait 70 parce que c'est 70 millions qui sont inscrits en autorisation d'engagement et 20 millions de garanties par BPI. Donc, on est quasiment à 90 millions même si c'est pas effectivement la la la la la forme qu'on attendait.

Mais on revient loin parce que vous le savez et pendant un moment, on parlait la quasi disparition des 90 millions de TS. On on a passé plusieurs semaines quand même à chercher où ils étaient ces 90 millions peut-être pour tout le monde. Bon, on aurait expliqué au mois de septembre, changement de gouvernement, enfin c'est un peu compliqué.

Et là pour le coup en enfin l'été passant tout début septembre, on réalise que la décision du SIMER des 90 millions voilà pose pose problème. Donc on revient de loin. Oui c'est ça.

On revient de loin effectivement puisque donc il y a l'élaboration du budget cette année dans des conditions que l'on connaît avec une instabilité des gouvernements qui se succèdent avec en plus un plan de de d'économie que le gouvernement voulait réaliser qui n'a pas pu se faire au nom des compromis politiques et et et donc ces 90 millions effectivement ils ont bien failli disparaître. Donc ils sont quasiment là 70 plus 20 millions et c'est extrêmement important. D'abord, vous l'avez rappelé parce que c'est la parole de l'État.

Donc l'État quand même doit respecter sa parole ETS et puis parce que ETS donc ce mar pour que les gens comprennent bien le marché carboné européen qui est qui est qui est un bon dispositif qui vise à à à rechercher à trouver des ressources pour déployer des projets de décarbonation et inciter donc à la réduction des émissions de de de CO2. Et puis derrière, c'est aussi bon pour l'économie puisque ETS, c'est un formidable réservoir d'innovation puisque effectivement tous les compagnies maritimes, tous les acteurs du monde maritime sont en temps de rechercher demain comment décarboner. Donc c'est aussi bon bien évidemment pour toute la filière et et on va être capable de relever le défi.

Mais c'est vrai que et puis les amateurs nous disaient mais c'est un juste retour des choses puisqu'on nous cotise, on prélève euh cette somme-là pour le compte de l'État. On les prélève sur nos recettes, on les prélève sur nos billets de de vente. Lorsqu'on voit un ticket de vente, un ticket à un passager, bien on prélève le T.

Donc c'est normal que après tout ça mis dans un impôt commun et qu'on puisse grâce à à cette somme d'argent récolté et bien financer des projets de de décarbonation. Donc j'espère qu'on va y aller. C'est vrai que ça faisait partie des des dossiers qu'on a beaucoup défendu avec quelques députés à l'Assemblée nationale et là c'est le rôle des parlementairire d'aller justement euh à chaque fois monter au créneau.

Il y avait il y avait l'UTS, il y avait les exonérations de charges, il y avait la taxe auton sujets où effectivement pas beaucoup de monde malheureusement en parle à l'assemblée. Donc heureusement qu'on est quelques-uns pour dire mais attendez là vous avez oublié quelque chose de TS. Et donc le gouvernement dit bon voilà, c'est vrai qu'on vous a suivi et et vous n'étiez pas nombreux à à soutenir ces ces deux trois grosses propositions ou texte de modification de texte de loi.

Euh c'est c'est enfin à l'automne et je me souviens effectivement parfois une voix près euh ça a basculé vers un nom et uno. Et et en tout cas, on vous remercie parce que même si effectivement le combat n'a pas toujours été gagné, ça fait du bien de voir des députés soutenir soutenir ces questions extrêmement particulières. Merci beaucoup.

Mais c'est vrai que tout à l'heure on parlait de la méconnaissance des Français de leur milieu maritime à l'Assemblée nationale. Malheureusement c'est un peu la même chose. C'est-à-dire qu'on on est 577 députés et et puis la maire est donc la deuxème puissance on est la deuxème puissance maritime au monde et et on parle très peu de la mer très peu des des des publics des politiques publiques maritimes.

Donc on est quelques députés, on peut les compter quasiment sur les doigts de nos deux mains toujours les mêmes et qui viennent effectivement sur 577. Donc là c'est important et on est écouté, on est entendu et ça qu'on est le on est votre relais et donc ça effectivement c'est important. Mais donc le TS la bataille est première bataille est est gagné maintenant effectivement voir comment on la met en œuvre.

Alors avant de compléter cette question effectivement je voulais faire un petit un petit commentaire sur ce que vous venez de dire. Vous êtes seul ou en tout cas parfois on se sent un peu seul et c'est vrai que on s'est amusé là récemment que le sort marketing français. se dit, vous le savez tous, c'est 500000 personnes à peu près euh qui travaillent dans le monde maritime et on sait en fonction de certaines activité euh parfois la pêche, on a un effet indirect d'emploi qui est multiplié entre 3 et 4 ETP, c'est-à-dire pour un ETP généré dans le maritime, vous avez deux ou trois emplois qui sont voire quatre qui sont installés dans le monde privé en indirect.

Et donc ça veut dire qu'en fait le maritime si on fait juste un un bref calcul quasiment 3 millions de votes. Et oui mais oui parce que oui. Ah mais il faudrait le dire plus souvent parce que 500000 personnes avec une incidence d'emploi indirecte.

On rappelle que derrière chaque pêcheur vous allez avoir par exemple à crier. Donc vous avez des emplois qui sont indirects. Absolument.

Et donc on sait que dans le milieu de la pêche euh le taux de multiplication c'est entre 3 et 4. Sur d'autres activités du maritime c'est entre 2 et 3. Donc si on met à 35 bah voilà donc on est presque à 2 millions de votes.

Donc je je vous le dis monsieur le député au passage. Et donc après cette petite parenthèse, je voulais effectivement avoir votre vision puisque'au-delà de TS, selon vous, quelles seraient vos solutions pour mieux décarboner notre flotte, nos infrastructures portef énergétiques puisque tout ça c'est quand même vital pour la France hein. On le rappelle 9 produits sur 10 dans le monde passe par un port, 70 % sur l'hexagone.

Donc tout ça c'est évidemment très vital. Donc pour vous la décarbonation et les solutions pour décarboner mieux, plus vite ou différemment ? Non, on est on est on est bien sûr, il faut laisser du temps parce que c'est une véritable révolution ce qu'on est en train de vivre, la révolution de la transition énergétique.

On a vécu sur un modèle qui était le modèle des énergies fossiles pendant presque plus d'un siècle et donc là aujourd'hui c'est assez récent. On nous dit mais il va falloir changer de modèle, on va arrêter avec le pétrole et maintenant il faut trouver des nouveaux moteurs. Ça concerne le maritime, ça concerne l'aviation, ça concerne à peu près tous les secteurs.

Moi qui suiv aussi beaucoup l'agriculture, c'est pareil et je ne connais pas un secteur d'activité qui n'est pas en qui n'est pas en train de réfléchir sur la sur la sur la transition et le maritime mais souvent en pointe. Regardez les nouveaux bateaux de la Britanni Ferie et combien d'autres où euh on est en train de sortir de l'énergie fossile, on est sur des moteur hybride et ça va ça va euh très vite en matière de lutte contre la pollution, la pollution euh de l'air, euh la pollution liée euh liée au moteur. Donc euh moi je suis assez confiant et puis il y a le vélique et il y a l'électrique.

On va y arriver. et et et je regrette d'ailleurs que souvent euh on a une forme d'écologie qui s'exprime ou écologie un peu punitive qui dit que rien ne va en France. Moi, je considère qu'on est l'un des pays au monde, en Europe et dans le monde où où la transition est le plus et le mieux engagé dans tous les domaines et qu'il faut continuer à l'encourager.

En plus, c'est une telle source d'emploi, c'est un tel gisement d'emploi pour la filière des ingénieurs, des jeunes qui travaillent, des nouveaux modèles, des des c'est absolument extraordinaire ce qu'on est en train de vivre et les gens se rendent pas bien compte. En fait, on on s'est posé des aucune question pendant un siècle, un siècle et demi, on est au pétrole et là, on réfléchit euh sur plein de formes d'innovation et c'est assez extraordinaire. Donc, on y est, mais c'est vrai que ça prend un peu de temps, hein.

Quelqu'un avait dit qu'on avait un mur d'investissement devant nous. Euh, c'est vrai, c'est un mur mais on va y arriver. H la France innove beaucoup, on a beaucoup de start-ups, beaucoup de grands groupes et effectivement, on nous envie ça aussi hein, je je pense qu'il faut pas avoir peur de le dire.

On est très créatif, très disruptif. euh on ose euh et et vous l'avez dit notamment dans le maritime, il y a des il y a des belles choses. Alors maintenant, je vais j'ai envie de repasser la parole à John pour parler complètement d'autres choses.

John, on va revenir un peu quand même aussi à terre et donc si tu veux bien nous parler de pressions, les différentes pressions que nous pourrions évoquer avec le député le GAC. Tout à fait. Alors, monsieur le député, il y a 12 % des Français qui vivent aujourd'hui sur seulement 4 % du territoire et en 2025 maintenant 2026 le foncier explose.

Les habitants peinent à se loger. C'est de plus en plus dur. Comment aujourd'hui on peut agir sur ces pressions du logement sans pour autant fragiliser le tourisme qui aujourd'hui aussi est une main économique importante et très importante primaire même pour la France et qui est une première source d'emploi pour l'élite ?

Voilà. Donc quel regard sur euh sur la Bretagne avec le juste permet-toi monsieur député avec la question du de la pression sur le foncier maritime puisque le le foncier portuaire est aussi extrêmement important pour les questions dont on a évoqué tout à l'heure. Donc comment comment on arrive à être agile ?

Alors là, c'est vraiment le le boulot, le job du politique. Effectivement, vous parlez de la Bretagne, c'est vrai une question qu'on connaît bien puisqueon a vu encore plus depuis le Covid toute une partie de la population française qui est venue vivre en Bretagne aussi pour des raisons climatiques. On est en train d'accueillir les réfugiés climatiques de France qui ont trop chaud dans le sud.

Euh bon, c'est pas une question uniquement franco-française, c'est une question mondiale. Je sais pas si vous le savez, mais il y a 60 % de la population mondiale qui vit au bord de la mer. Incroyable. 60 % de la population mondiale, si vous regardez la la carte du monde, tous les grandes villes, les grandes euh et la population est est est au bord de la mer.

Donc ça bien évidemment, ce n'est pas sans poser des questions. Chez nous, il y a une juste apposition des des des usages des populations, une cohabitation des des populations qui qui n'ont pas tous les mêmes intérêts, les mêmes objectifs. Regardez, en Bretagne, il y en a qui viennent pour côté résidentiel pour prendre leur retraite, d'autres qui ont toujours envie de de travailler bien évidemment.

Euh puis ça pose plein de questions. Euh nous par exemple la Bretagne on est en train de vieillir plus vite que les autres puisqueavec la FUUS c'est une nouvelle population surtout des retraités qui viennent. Donc ça veut dire en terme de politique publique mais il faut tenir compte.

Ça veut dire construire plus des pattes peut-être. Ça veut dire demain euh faire attention au maintien à domicile. Et puis toujours ce que je disais tout à l'heure qui est un peu le fil rouge de mon discours, c'est toujours comme être capable de concilier toutes les activités.

Regardez que Nathalie connaît bien, elle a couché les cultures euh parce que ces personnes qui viennent vivre, l'un des enjeux c'est quoi ? C'est le traînement des eaux, le traînement des eaux usées parce que ces gens-là ont toutes des activités et donc on a des stations d'épuration qui sont parfois saturées. C'est un des exemples très concrets de de cette surpopulation au bord de la mer.

Donc des des des stations d'épuration qui débordent parfois et donc qui viennent comment dire télescoper les activités couchés culture. Donc voilà. Oui oui, c'est vrai qu'on a des des vrais usages.

Ça vient aussi effectivement euh télescopé avec les activités maritimes à Bref. Là, on est en train de construire sur un polaire, un pool d'air qui doit accueillir les grands m gigantesques des énergies marines renouvelables dont on parlait tout à l'heure. Tout ça nécessite du foncier.

Donc effectivement, il faut qu'on apprenne à vivre les uns à côté des autres. Et puis c'est pas simple en matière de foncier notamment. Euh vous le savez que l'État a mis en place une politique de sobriété foncière en même temps.

C'est assez compliqué parce que non seulement on a on doit accueillir de plus en plus de monde. Donc on doit construire des logements. Mais en même temps l'État nous dit attention vous pouvez pas construire des logements partout parce que vous devez aussi mettre en place une politique de sobriété foncière, c'est-à-dire de zéro artificialisation nette.

Donc tout ça, les urbanistes, les jeunes, les architectes euh sont en train de réfléchir. Bien peut-être que demain on peut sortir du modèle du pavillon, construire en hauteur, des appartements. Enfin, il va falloir et là encore on est qu'au début.

On est vraiment qu'au début de cette politique toute nouvelle qui doit nous dire de demain, il faut qu'on vive différemment, peut-être vivre plus aussi les uns avec les autres, partager des lieux. Est-ce qu'on a tous besoin d'avoir une maison individuelle et cetera ? que mais mais tout ça bah il faudra du temps.

Alors ça tout n'a pas l'air si simple mais alors pour continuer dans la dynamique justement sur transposition des directives européennes empilement des réglementations, la compte bâtitivité des de nos entreprises maritimes françaises en fait est-ce qu'elles seraiit pas plombée par un excès de normes ? Il y a des normes bien évidemment, il faut faire attention que ces normes soient les partout les mêmes. à côté du secteur maritime. moyen de secteur que je suis très étroitement, c'est celu de l'agriculture puisque ce sont les deux poumons de la Bretagne toujours la mer et la terre et et et en matière d'agriculture notamment, on parle souvent effectivement des surtranspositions, c'est-à-dire les agricultures français et bien n'ont pas les mêmes règles parce qu'on se remet des règles par-dessus et et donc on est moins compétitif qu'un agriculteur espagnol ou ou allemand parce que nous donc ça ça devrait pas exister et je me bats contre ces surtranspositions européennes parce que la loi doit être la même pour tous et pour le maritime c'est euh pareil.

C'est vrai qu'il y a beaucoup d'or, parfois elles sont contradictoires, mais malgré tout, je n'entends pas, peut-être que Nathalie pourrait me contredire, mais je je suis pas sûr, je n'entends pas la communauté des acteurs maritimes, les armateurs, les industriels remettre en cause ces normes. Tous savent que il faut qu'on aille vers la transition écologique dont on parlait à l'instant. Tous savent qu'il faut qu'on limite la pollution de l'air à bord des bâtiments de croisière, à bord des navires à passager.

Tous savent que on peut plus laisser derrière soi une empreinte carbone importante. Donc c'est pas tant la norme qui impose. C'est il nous dit simplement il nous faut un peu de temps et il nous faut aussi un peu d'argent beaucoup d'argent même parfois pour pouvoir relever le défi.

Mais mais la norme en tant que telle et la transition ils la remettent pas en cause. Chaque fois que je vais au clur maritime fois que je vais armateur de France ils nous disent oui bien sûr il faut y aller. On sait bien qu'on a une responsabilité, on a une RSE, on a on a on a une responsabilité sociale et on sait qu'il faut y aller.

Non, sur la décarbonation, je partage complètement sur d'autres sujets. Bon, parfois on peut se dire que on est on pourrait faire un travail, d'ailleurs le cluster souhaite le faire, un travail de ces normes et réglementations. Je parle pas du tout de la décarbonation qui sont pas utilisées ou qui sont un peu un peu dépassés ou qui ou qui peuvent être des freins parfois ou des décret qui n'ont pas été appliqués ou des choses comme ça.

Mais sur la décarbonation, non, c'est nouveau et je je partage. Alors, on est quasiment à la fin de notre interview. Moi, j'ai encore deux petits points.

Oui. Et oui. Euh tout d'abord, j'ai tout à l'heure quand je vous ai présenté, monsieur le député, je j'ai parlé de de tombing social avec une une forme de solité et de gravité.

Euh et je voudrais rappeler effectivement pour quasiment terminer notre interview que vous êtes à l'origine de la première loi en Europe qui tente de mettre un frein au dumping social pratiqué par des compagnies instrumentalisant des pavillons de complaisance. Alors ça ma question elle porte sur évidemment sur son application sur le regard que vous en avez depuis son vote à l'unanimité bandé de chambres évidemment comment on peut renforcer cette loi mais avant ça moi j'aimerais avoir votre regard personnel euh sur euh ces compagnies qui instrumentalisent des pavillons de complaisance. Alors, hier en plus, je n'étais pas je n'étais pas avec vous malheureusement à Boulogne.

Donc, je pense que ça a été un temps fort. Mais mais peut-être que au-delà de votre regard et comment on pourrait renforcer la loi, dit le GAC, quel est votre analyse un peu personnelle avant sur qu'est-ce qui se passe et est-ce que vous avez un coup de gueule ? Oui, j'ai un coup de gueule.

Euh c'est je sais pas si vous avez lu les uns et les autres cette semaine, il y a une information qui est tombée dans dans nos dans nos boîte Melle à tous par le marin mais qui a été reprise par de nombreux magazines spécialisés. L'année dernière en 2025, il y a 6000 marins 623 marins qui ont été abandonnés abandonnés dans les ports de la planète. 6233 marins qui ont été littéralement abandonnés par leurs armateurs parfois avec leur bateau parce que le bateau était considéré comme devenu une poubelle pouvait même plus n'avez plus les fonds pour pour le faire pour le faire avancer mais 6200 marins.

C'est dire que la la la l'humain, la variable humain est est justement devenue complètement une une variable d'ajustement et que des armateurs, des femmes, des hommes quelque part dans le monde, souvent ce sont des gens qui gèent des fonds d'investissement qui se préoccupent très peu justement de la nature, des conditions de travail, de la condition sociale de ces femmes et de ces hommes qui sont littéralement abandonnés parce qu'à un moment quelque part dans une capitale, quelqu'un a décidé de dire d'appuyer sur un bouton stop parce que cette activité n'est plus rentable ou bien parce que cette compagnie euh ne ne peut plus vous veut plus exercer cette activité et ils abandonnent les femmes et les hommes. Donc voilà. Or effectivement euh on parlait tout à l'heure de l'attractivité du secteur d'activ de de de de la la marine et des marins.

On a besoin de femmes et des hommes. Et effectivement, il y a encore des comportements de voyou. Très récemment, la semaine dernière en Bretagne, on a appris qu'une compagnie, là on n'est pas au bout du monde, euh une compagnie euh euh allez, je vais pas dire son nom, mais une compagnie en Bretagne qui fait une régulière sur des navires à passager.

Et bien, leur marin français ne bénéficie d'aucune protection sociale. On est en 2026. On a le témoignage d'une jeune femme dans le monde de cette semaine qui nous indique qu'elle ne peut pas prendre un cochet maternité, elle ne peut pas avoir un bébé parce que elle n'a aucune protection parce que et bien elle est française naviguant sur une compagnie pas française donc pas française qui lui dit ben vous n'avez qu'à vous inscrire vous affilier à notre sécurité sociale anglaise.

Sauf que quand elle va à la sécurité sociale anglaise, on lui répond "Mais vous êtes français donc vous pouvez pas vous affilier chez nous. Donc voilà les marins qui sont malades mais qui ne s'arrêtent pas parce qu'ils n'ont pas de protection sociale. On est en 2026. et on n'est pas à l'autre bout du monde, on est à Saint-Malot.

Donc vous voyez le le j'ai participé mon présent 7 ans euh au Conseil supérieur des gens de mer. Euh c'était absolument euh gratifiant puisque euh etth bien on parle aussi de la condition sociale des des des marins et donc oui, c'est un sujet toujours d'actualité et la loi sur le dumping social et bien euh elle découle directement de ce contexte où on a des armateurs et moi euh toujours ben député nourri par les expériences de son territoire Jean-Margué patron de la Britifie qui me dit en 2022 si ça continue comme ça parce que et bien on va on va devoir fermer en tout le cas on ne pourra pas suivre. Il y a des nouvelles compagnies qui arrivent sur les le transmanche navire à passager entre la France et la Grande-Bretagne.

Il y a des nouveaux opérateurs là, on va les nommer Pieno Ais Cheries qui arrivent et qui payent à coup de lance-pierre leur marins. Leurs marins qui ont des conditions de travail effroyables, qui mettent pas de pied à terre, qui ne débarquent pas parfois pendant 4 ou 6 mois. Et donc bien évidemment ça crée un dumping, c'est ça crée une une situation de concurrence absolument ultra libérale, sauvage.

Il dit si c'est ça demain le modèle, nous on ne pourra pas suivre. Et donc et donc voilà, c'est de l'histoire de de de de Malouestis, le dumping social. mars 2022, piano, licenci 800 marins anglais qui sortent par l'arrière du bateau qui le le l'armateur leur dit vous débarquez, vous coûtez trop cher et le lendemain par la porte avant, il y a 800 de marins qui embarquent qui étaient des marins extracommunautaires qui sont syriens, donésiens et cetera.

Et donc ça ça beaucoup ému. Heureusement l'opinion britannique euh le gouvernement britannique en même temps le gouvernement français. Ça a été le point de départ effectivement de la loi sur le jump dumping social.

Une loi très simple voté à l'unanimité avec juste deux deux critères euh deux obligations. La première tous les marins qui naviguent sur ces compagnies doivent être payés à un salaire minimum conventionnel, soit celui de la Grande-Bretagne, soit celui de la France. Et respecter une parité entre le temps de travail et le temps de repos. fixé à 14 jours et 14 jours.

Donc parce que quand euh monsieur le député, vous parliez des 4 à 6 mois des gens qui embarquent, euh on peut peut-être ajouter qu'en fait ils ne dépquent jamais. C'est-à-dire que ils vont peut-être changer de compagnie mais pour réembarquer tout de suite. Il y a pas de temps de repos, il y a rien.

C'est ça. Et et et l'autre point, vous parlez du transmanche, mais j'ai cru comprendre qu'on avait un peu le même phénomène côté méditerranée qui est en train de d'émerger également. C'est vrai, c'est vrai.

On nous a parlé hier d'ailleurs au moment du du du colloque à à Boulogne. Il y a une table ronde sur la M terranée. Al M terrainée c'est plus compliqué puisque transmement c'était relativement simple.

Il y avait la France d'un côté, la Grande-Bretagne de l'autre et l'Irlande. Il y avait que deux pays principaux et et et l'Irlande en plus. Mérée, c'est plus compliqué.

Il y a l'Italie, il y a l'Algérie, il y a la Tunisie et cetera. Mais euh mais oui oui, c'est c'est un modèle qui c'est quel modèle de société on veut pour demain tout simplement pour les marins qu'on va embarquer. Euh et puis euh et puis et puis la question de l'emploi, ce que vous disiez tout à l'heure, est-ce que c'est normal ? et je pense que on comprend mieux votre attachement et puis peut-être aussi la la dernière question que je je vais vous poser mais la question du rapport au travail parce que c'est pas normal de faire 6 mois non stop et vous l'avez très bien dit tout à l'heure avec aussi les les bâtiments qui sont qui sont oubliés avec les les 6000 marins dont vous parliez qui ont beaucoup de difficultés pour rentrer chez eux parce qu'ils sont au bout du monde et ça pose plein de questions sur la condition humaine en fait regardez pendant le covid situation de dram dramatique des marins qui erraient véritablement seul dans les ports parce que aucun armateur ne voulait payer le billet d'avion pour rentrer.

En plus, il y avait plus d'avion et cetera mais il n'était absolument pas pris en charge. Et il y a une question qui était très importante pour le transmonch. Il y a aussi la question que vous connaissez bien, c'est la question de la sécurité maritime parce qu'un marin qui met papi à terre pendant 4 mois qui travaille non stop 24h sur 24 au bout d'un moment il peut faire une erreur quoi.

Sauf que là on est sur la manche qui est l'un des trois les plus fréquentés l'un des des trois maritimes les plus fréquentés au monde. Donc là une erreur humaine ça ne pardonne pas. Donc voilà, c'est un beau combat et puis euh mais il faut qu'on reste très vigilant et notamment hier, on a beaucoup parlé des contrôles aussi pour pour faire en sorte et vérifier que la loi est bien appliquée.

Écoutez, on comprend mieux monsieur monsieur le député Didier Legac pourquoi pourquoi vous avez été élu personnalité politique de l'année. Euh félicitations. Euh je comprends mieux pourquoi.

Moi je vous connais mais je je j'aerais bien vous poser la dernière question qui est sur mon papier. Alors oui, la vision pour le maritime français à l'horizon 2030 ou 2050 on a un petit peu parlé mais moi je retiens et je vais évidemment quand même vous poser la question mais je je me demande si un de vos combats c'est pas celui dont on a parlé autour de la question humaine aussi parce que celle-là elle est quand même très elle est elle est très humaine pour le coup je pas faire de faux de fausses modesties mais c'est vrai que j'étais très touché par le le par par ce prix qu'on qu'on m'a remis l'académie de marine non plus très prestigieuse qui me remet Mais à moi un gars de la terre, un petit gars de la campagne, du Léon Finisterien, le prix de la personnalité maritime de l'année, je je c'est vraiment beaucoup d'honneur. Euh et puis c'était assez inattendu en en ce qui me concerne.

Le 21e siècle sera maritime, tous les observateurs le disent, il sera maritime. Donc effectivement, on pourra encore faire beaucoup d'émissions comme celle-ci pour qu'il a encore beaucoup de jeunes à venir dans le secteur. faux parce qu' il sera maritime d'abord malheureusement à cause aussi de la montée des conflits un peu partout.

On a quand même en train de dire un basculement un basculement géostratégique dans le monde avec la montée des États-nations, des États-Pissance euh États-Unis, Russie, Chine et donc et les Amiro et et la marine nationale le le le sait bien la mer sera lotée à des opérations demain. Ça se passera à terre mais ça se passera aussi beaucoup en mer puisque et d'ailleurs on a la chance et l'opportunité la grande chance en France d'avoir on est en Europe déjà on est le seul pays à avoir cette puissance militaire maritime qui nous permet justement et ça fait peut-être le lien on peut finir là-dessus euh on parlait des outres mers on parlait de notre place dans le monde mais on a justement la chance d'avoir une puissance maritime militaire très forte qui nous permet d'avoir des patrouilleurs outreem qui nous permet d'avoir des gardes côte qui nous permet d'avoir des patrouilleurs côtiers maritimes, des frégates, des sous-marins qui effectivement et puis on a la flotte d'IFREMER et on a la flotte du chum enfin on a beaucoup de bateaux qui sont justement la SNSM, on peut bien sûr. Voilà, non, on est une grande puissance maritime et il y en aura encore besoin 2021.

C'est aussi une question de souveraineté, souveraineté alimentaire, souveraineté maritime, souveraineté diplomatique et souveraineté tout court. Si on abandonne nos océans, on abandonne notre souveraineté. Merci beaucoup monsieur le député.

Ça a été un vrai plaisir d'échanger avec vous aujourd'hui. Vous êtes bien sûr invité à participer quand vous le souhaitez à cette émission. Et puis je voulais remercier John.

Merci John et puis à très vite pour une nouvelle émission John. Merci Nathalie. Merci monsieur le merci à vous.

Bonne soirée. Merci. Merci.